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Nouvelles

Duel à distance entre Danois et Australiens
[caption id="attachment_29699" align="alignnone" width="1024"]Grande concentration des Danois, avant d’affronter les Français[/caption]

Comme leurs homologues des groupes A et B, celle du groupe C s’apprêtent aussi à vivre, ce mardi 26 juin, leur troisième et ultime journée de la phase de poules. La France étant d’ores et déjà assurée de disputer les huitièmes de finale de la compétition, le Danemark et l’Australie ont l’occasion de disputer le second billet qualificatif.

La seconde équipe qui accompagnera la France en huitièmes de finale pour le compte du groupe C, sera connue ce mardi 26 juin. Ce sera entre les Danish Dynamites du Danemark et les Socceros de l’Australie. Les deux équipes ne sont plus maîtresses de leur destin.

Danemark # France : Une explication pour la première place
Le Danemark et la France ont rendez-vous tout à l’heure au Luzhniki Stadium de Moscou. Ce sera comme à France 1998 et Corée du Sud-Japon 2002, au cours desquels, ils s’étaient aussi retrouvés en phase de poules. Mais cette fois-ci, cette rencontre leur permettra de déterminer le premier du groupe C.
En effet, auteur de deux victoires en deux sorties, la qualification en huitièmes de finale est déjà assurée pour les Bleus de la France.
Pour ne pas avoir à hériter des Vatreni de la Croatie comme client en huitièmes de finale, les poulains de Didier Deschamps sont donc condamnés à ne pas perdre. A défaut d’une victoire, un match nul fera aussi leur affaire. Ainsi, pourront-ils conserver la première place de leur groupe. En cas de défaite, ce sont les Scandinaves qui prendront la tête. Ce qui fera bien le bonheur de ces derniers.
Avec 4 points engrangés pour un goal-average de +1, en effet, Christian Eriksen et ses coéquipiers n’ont pas leur destin en main. Pour eux, le scénario idéal serait de battre les Français. Ils pourront aussi se contenter d’un nul. Mais en concédant une défaite, ils compromettront leur avenir pour la suite de la compétition, au cas où les Socceros de l’Australie qui n’ont qu’un seul point avec un goal-average de -1, l’emporteront sur une grande marge face à la Blanquirroja du Pérou.
Toutes compétitions confondues, les deux sélections se sont déjà affrontés à quatorze reprises. La France l’a emporté 8 victoires contre 5 pour le Danemark et un match nul. C’est le 22 octobre 1908 qu’a eu lieu leur premier face-à-face, à la faveur des Jeux olympiques. La confrontation s’est soldée par un score sans appel de (17-1) en faveur du Danemark. Lors de France 1998, ils étaient aux prises, le 24 juin 1998 à Lyon, et la France avait pris le dessus (2-1). A Inchéon, le 11 juin 2002, à Corée du Sud-Japon 2002, c’est le Danemark qui l’avait emporté (2-0). Leur dernière confrontation remonte au 11 octobre 2015 à Copenhague et la France s’était contentée d’une victoire de 2 buts à 1.

Sports 26 juin 2018


Coupe du monde Russie 2018: Nigeria-Argentine, pour une place en huitième de finale
[caption id="attachment_29697" align="alignnone" width="1024"]L'équipe du Nigéria[/caption]

Le Nigeria et l’Argentine s’affrontent pour la cinquième fois en Coupe du Monde, ce mardi à Saint-Pétersbourg, pour le compte de la troisième journée des matchs dans le groupe D. Une rencontre de dernière chance pour ces deux sélections, sérieux prétendants pour les huitièmes de finale.

Après sa brillante victoire (2-0) sur l’Islande, le Nigéria effectue ce mardi sa troisième sortie face à l’Argentine de Lionel Messi. Et pour cette cinquième confrontation entre les deux nations en coupe du Monde, l'Argentine aura la pression sur ses épaules après leur humiliation (3-0) face à la Croatie. Avec seulement un petit point au compteur après deux matches, l’Albiceleste est contrainte de remporter face aux Super Eagles pour espérer arracher son billet pour le prochain tour. Il faudra une large victoire à Lionel Messi et ses coéquipiers pour passer sans calculette en main. En manque de sérénité, de coordination depuis leur débâcle face aux Croates, le plus gros défi des poulains de Jorge Sampaoli dans cette rencontre reste le mental et la cohésion du groupe. Cette situation a suscité une réunion pour colmater les brèches, selon Javier Matcherano qui confie : « On a eu une réunion pour tenter de trouver des solutions pour sortir de cette situation, nous améliorer et parvenir à nous qualifier pour les huitièmes. Malheureusement, le bruit qu’il y a autour ne nous aide pas », a-t-il déclaré.
Le Nigeria resté sur quatre défaites face l'Argentine en Coupe du Monde abordera cette rencontre non seulement avec confiance mais aussi avec une réelle volonté de prendre leur revanche sur l’Albiceleste, leur bête noire depuis vingt-quatre ans dans ce tournoi.
Revigorés par leur victoire (2-0) face aux Scandinaves, les Super Eagles joueront également pour s’offrir leur quatrième huitième de finale en Coupe du Monde. Pour avoir réussir là où l’Argentine a échoué, Michel Obi et ses coéquipiers comptent jouer leur va-tout pour passer le cap du premier tour. « Nous avons un bon mélange dans l'équipe, entre des joueurs capables de garder le ballon et des joueurs très rapides. Nous espérons être capables de continuer à jouer comme ça, car c'est ce que nous avons toujours voulu », a-t-il laissé entendre. Le sélectionneur du Nigeria Gernot Rohr devra donc effectuer le meilleur classement possible.

Sports 26 juin 2018


Entretien avec la Révérende pasteure Fifamè Fidèle Houssou-Gandonou: « Le féminisme n’est ni en contradiction, ni incompatible avec la foi chrétienne »
[caption id="attachment_29696" align="alignnone" width="1024"]La Révérende Fifamè Fidèle Houssou-Gandonou[/caption]

Docteure en théologie, option Ethique féministe, enseignante et auteure, spécialiste en féminisme, genre et développement, la Révérende pasteure Fifamè Fidèle Houssou-Gandonou est connue pour ses prises de position sur le féminisme qui tranche avec l’ordinaire. Cette servante de Dieu qui mène des réflexions sur la condition féminine vue sous l’angle religieux, aborde dans cet entretien, ce qu’elle appelle « les fondements éthiques du féminisme ».

La Nation : Pour vous, c’est quoi le féminisme ?

Révérende Fifamè Fidèle Houssou-Gandonou : Malgré son apparence révolutionnaire, le discours féministe exprime à sa manière une exigence éthique universelle. Au-delà des femmes, il s’adresse à toute personne soucieuse de voir triompher l’égalité pour tous, la justice pour tous, la dignité pour tous. Le féminisme est l’attitude de ceux et celles qui souhaitent que les femmes aient les mêmes droits que les hommes et soient traitées comme des êtres créés à l’image de Dieu. Morgane Merteuil le dit très simplement quand elle écrit que le féminisme vise à l'extension des droits des femmes, à leur émancipation, la liberté de ces dernières ayant tendance à être définie en fonction des attentes et des besoins des hommes.

Qu’est-ce qui a motivé votre intérêt pour un tel sujet ?

Tout est parti de l’observation de la condition féminine en Afrique en général et au Bénin en particulier. La condition féminine en Afrique et au Bénin en particulier n’est pas reluisante. Dans un contexte où des femmes sont victimes de l’exclusion et de la maltraitance, le combat féministe prend tout son sens. Il faut reconnaître les avancées réelles qui se sont produites dans notre pays comme ailleurs, et l’amélioration sensible de la condition féminine. Mais il reste, notamment, à changer radicalement l’image dévalorisante de la femme qui continue d’être perçue, à des degrés divers, comme une citoyenne de seconde zone. La religion joue ici un rôle que l’on ne saurait négliger. Une certaine lecture de la Bible par exemple, la plus répandue partout dans le monde et singulièrement en Afrique, accrédite l’idée de l’infériorité congénitale de la femme par rapport à l’homme. Il faudra interroger cette lecture en montrant que d’autres lectures sont possibles, en distinguant soigneusement, dans le texte biblique, l’essentiel et l’accessoire : le noyau substantiel du message chrétien, d’une part, et d’autre part l’enveloppe culturelle dans laquelle il s’exprime, et qui est en effet fortement marquée par un système de préjugés que l’on retrouve, hélas, dans toutes les cultures de l’époque et même d’aujourd’hui : le chauvinisme mâle.

Quels regards porte-t-on sur la femme en Afrique ?

Du point de vue littéraire, et de concert avec les œuvres étudiées, nous retenons que la condition de la femme en Afrique est très peu enviable. Le regard de la société confine la femme dans ces lieux traditionnels que sont la cuisine, la maternité et le marché. Le regard sur la femme est souvent à la base des formes d’assujettissement que sont la polygamie, le mutisme, les mutilations génitales, l’initiation sexuelle, les rites d'initiation qui marquent le passage de la puberté à l'âge adulte, le rite de naissance, le veuvage, le lévirat, etc. Le système mis en place par la société semble privilégier la loi du mâle qui veut que la femme soit au service de l'homme et de la société.
Dans la société africaine et béninoise en particulier, le regard des hommes sur les femmes est d’une étrange ambivalence. D’un autre côté, les hommes regardent la femme comme un délice pour les pères et pour l’homme en général (le mari). Dans ce sens, on dit que celui qui a fait des filles est potentiellement riche ; la femme est donc vue comme une propriété et une richesse.
D’un côté, les hommes perçoivent les femmes comme psychologiquement, moralement et intellectuellement faibles. La femme est perçue comme un objet esthétique, à la limite décoratif et ayant pour but d’agrémenter ou d’embellir l’existence de l’homme. Elle est également vue comme la source des malheurs et parfois un obstacle. Comme cela, la femme est sous la surveillance de son père jusqu’à son mariage où cette surveillance se transfère à son époux. Ce qui fait d’elle une perpétuelle mineure et l'expose à l’exclusion de la vie sociopolitique, à l’exploitation et à la violence sous toutes ses formes.

Que dire alors du regard de la femme sur elle-même ?

Les femmes intériorisent généralement la situation qui leur est faite par la société. Ainsi, le plus grand souhait d’une jeune fille est le foyer, oui le foyer, un mari et des enfants. Elle se voit à travers son rôle et jamais dans son être et sa nature d’être humain créé à l’image de Dieu au même titre que l’homme devant être dans un rôle de partenariat et de vis-à-vis avec ce dernier dans la gestion de la cité.
Je dirais aussi que notre problème, c’est d’abord d’être femmes et de vivre dans un monde dirigé par les hommes. Les hommes eux-mêmes le disent, ce sont eux qui dirigent le monde dans lequel nous sommes, nous femmes, pour paraphraser Hélène Yinda.

Alors, le féminisme est-il la meilleure réponse ?

Oui le féminisme comme réponse, parce qu’il persuade que la condition des femmes et les injustices criardes auxquelles elles sont soumises appellent de toute nécessité une réplique. Cette réponse est à la fois une action et un discours : un discours qui rétablit la femme dans sa dignité d’être humain et une action destinée à imposer dans les faits cette dignité bafouée. Le féminisme n’est ni en contradiction, ni incompatible avec la foi chrétienne, encore moins avec la volonté de Dieu pour ses créatures. Il vise plutôt à rétablir l'équilibre en théologie et dans la société. En cela, il est la meilleure réponse visant à réduire les influences du système patriarcal de la société et permettant une vie plus humaine pour l’homme et la femme. Le féminisme ambitionne l'intégration de la femme à la vie sociopolitique. Mariama Bâ l’exprime en ces mots : « La femme ne doit plus être l’accessoire qui orne. L'objet que l'on déplace, la compagne qu’on flatte ou calme avec des promesses. La femme est la racine première, fondamentale de la nation où se greffe tout apport, d'où part aussi toute floraison. Il faut inciter la femme à s’intéresser davantage au sort de son pays ».

En quoi le féminisme est une question éthique et théologique ?

S’il y a lieu de rechercher les fondements éthiques et théologiques du féminisme, c’est que cette doctrine est souvent décriée pour ses exagérations et ses abus. Le féminisme apparaît à première vue, pour l’observateur superficiel ou pressé, comme un discours subversif qui remet en cause les rapports naturels entre l’homme et la femme. Il apparaît ainsi, à la limite, comme une doctrine immorale.
De plus, il est souvent perçu en Afrique, comme « une affaire de Blancs » ou plus exactement, dans le cas d’espèce, comme une « affaire de Blanches », et donc liée à la culture occidentale et totalement dépourvue de sens dans le contexte africain.
La base du féminisme étant le mal-être du vécu féminin, son discours est orienté vers une éthique de l'égalité, de la liberté, de la dignité et de la responsabilité. Le féminisme fait donc appel à des valeurs éthiques qui apportent le changement du mieux-être. Il s’agit pour la femme d’être reconnue et traitée comme sujet et comme personne créée à l'image de Dieu et rachetée par la grâce de Dieu.

Vous prônez finalement l’égalité homme-femme, on dirait !

En Jésus, Dieu dit la dignité et revalorise la condition. L'aliénation de la femme comme celle de l'homme est une forme d'insulte au Dieu de Jésus-Christ. Construire une société sans une disposition égalitaire et digne entre l'homme et la femme, c'est renoncer à l’évangile libérateur. Le féminisme veut amener les femmes à être sujet, c'est-à-dire savoir ce qu'on est et ce qu'on doit devenir. Ce dynamisme du savoir-être et du devenir est une décision d'orientation de vie. C'est être une personne, penser par soi-même et s'accomplir soi-même, c'est dire : je suis. C’est décider de se donner ou de suivre une ligne de conduite conforme au bien, à la vertu. Letty Russell le dira clairement en ces termes : « Les êtres humains ont besoin d’être acceptés comme sujets et non pas comme des choses ou des objets que quelqu’un d’autre manipulerait. Ils ne peuvent être réduits à de simples fonctions ou de simples rôles dans la société et les organisations ». Ce refus de se laisser manipuler et traiter comme objet passe nécessairement par une prise de conscience de son état. Cette prise de conscience est éthique et conduit à la volonté d'être sujet.

Quel sera votre mot de fin pour conclure cet échange ?

C'est une bataille, une lutte, un voyage et une vie. Compris de cette manière, le féminisme est un rappel à l’ordre de la création telle que rapportée par les Écritures Saintes avec pour ancrage homme et femme créés à l’image de Dieu et ayant reçu la même responsabilité de protection et la gestion de la création. Plusieurs versets bibliques dans les évangiles mettent l'accent sur ces valeurs éthiques que soulève la lutte féministe : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les-leur, vous aussi, de même ; car c’est là la loi et les prophètes.

Société 26 juin 2018


Après la fuite des épreuves dans le Mono: Un nouvel examen blanc a commencé hier

Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc session de juillet 2018) dans le Mono planchent à nouveau depuis, ce lundi 25 juin, dans le cadre de l’examen blanc à l’échelle départementale. Il s’agit d’une nouvelle série de compositions organisées pour remplacer le précédent examen blanc entaché de fraudes massives sur presque toutes les épreuves. 

En effet, une fuite des épreuves a été enregistrée dans le cadre du premier examen blanc organisé, il y a quelques jours dans ce mois de juin, au profit des candidats. La fuite qui n’aurait épargné que l’épreuve d’anglais a été remarquée, le mercredi 2 juin dernier dans plusieurs communes du Mono telles qu’Athiémé, Comé et Lokossa, alors que les travaux de correction avaient déjà commencé avant d’être suspendus.

 

Actualités 26 juin 2018


Interdiction de l’usage des sachets plastiques non biodégradables: La fin du moratoire approche, la répression s’annonce !
[caption id="attachment_29694" align="alignnone" width="1024"]Des sachets plastiques non biodégradables[/caption]

Le Bénin s’est doté d’une loi qui régit l’usage des sachets plastiques. Au terme du vote intervenu le 3 novembre 2017 à l’Assemblée nationale, un moratoire de six mois est accordé aux citoyens avant l’application des dispositions de ladite loi. La question est de savoir quelle forme prendront les répressions qui démarrent en principe dans une semaine.

Les mesures répressives contre l’usage des sachets plastiques non biodégradables devraient être effectives à compter de ce mardi 26 juin, après un moratoire de six mois. La lutte contre l’usage des sachets plastiques au Bénin, selon une source proche du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable, sera sans merci. Lors de la Journée mondiale de l’Océan, commémorée le vendredi 8 juin dernier, les autorités du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable ont insisté sur les dispositions de la loi qui vont s’appliquer à tous les citoyens détenteurs de sachets plastiques. Cette mesure paraît une mise en garde, du moins un rappel à l’ordre des citoyens qui s’emploient à commercialiser les sachets plastiques, malgré l’existence de la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin. 

Alors que la répression sur toute l’étendue du territoire national s’annonce, la sensibilisation a failli et l’on se demande la forme que prendra cette répression contre les utilisateurs des sachets non biodégradables. « Au-delà de cette date, une période est encore réitérée et prendra fin le 19 août prochain », a confié le directeur départemental du Cadre de Vie et du Développement durable du Mono et du Couffo, Gabin Aclombessi, au cours d’une séance de sensibilisation des populations sur la nouvelle loi qui interdit l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables. Ce dernier déplore le fait que les populations utilisent les emballages plastiques, ignorant leurs impacts négatifs sur l’environnement et la santé.

Quid de la répression ?

L’article 3 de la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 dispose: « Les dispositions de la présente loi s’appliquent à toute personne physique ou morale exerçant les activités ci-après : la production de sachets non biodégradables sur le territoire national ; l’importation de sachets non biodégradables sur le territoire national ; l’exportation de sachets non biodégradables sur le territoire national ; la commercialisation de sachets non biodégradables sur le territoire national ; la détention de sachets non biodégradables sur le territoire national ; la distribution de sachets non biodégradables sur le territoire national ; l’utilisation de sachets non biodégradables sur le territoire national ». L’article 5 de la même loi dispose aussi que: « Sont également interdits, le déversement, le jet des sachets en plastique dans les rues, les voies publiques, les abords des habitations et autres lieux publics, en milieu urbain et rural, dans les infrastructures des réseaux d’assainissement, dans les cours et plans d’eau, la mer et leurs abords, par-dessus bord des véhicules ».
Le chapitre IV relatif aux dispositions pénales détaille les différentes sanctions auxquelles les contrevenants s’exposent à travers les articles 12, 13, 14, 15, 16 et 17. Ainsi, toute personne qui produit, importe ou exporte le sachet plastique est punie d’une amende de 5 millions à 50 millions de francs Cfa. Tout commerçant, distributeur ou détenteur de sachets plastiques, en plus d’une peine d’emprisonnement de trois à six mois, paie une amende de 100 000 à 5 millions francs Cfa.
Par ailleurs, toute personne qui jette un sachet en plastique par-dessus bord d’un véhicule et dans la rue est punie d’une amende allant de 5 000 à 100 000 francs Cfa et d’une peine d’emprisonnement de trois à six mois. Le conducteur du véhicule aussi paie une amende de 20 000 francs.
A la préfecture de Cotonou, il n’y a pas encore eu de mesure envisagée contre tout détenteur de sachets plastiques non biodégradables. Idem à la Police républicaine qui n’attend que la fin du moratoire pour déclencher les assauts, selon un agent qui requiert l’anonymat.

Faible vulgarisation de la loi

Plusieurs revendeuses et revendeurs opérant dans les marchés et boutiques se demandent les mesures de rechange proposées par le ministère du Cadre de Vie et du Développement durable en remplacement des sacs en sachets plastiques. « Quand vont-ils nous présenter les sacs biodégradables en remplacement des sachets plastiques ? », se demande dame Victorine, revendeuse de repas, surprise par de la fin du moratoire de six mois accordé pour se conformer aux dispositions de la loi. Sa question met en exergue la faible vulgarisation de la loi et des mesures prises pour soulager les populations habituées aux achats dans des sacs en plastiques. Toutes choses qui interpellent les autorités du Cadre de vie. Il faut dire que, depuis quelques semaines, selon Pépin Aïna, directeur général de l’Environnement et du Climat, lors de la Journée mondiale de l’environnement, le ministère du Cadre de vie procède à la sensibilisation de son personnel. Les travailleurs sont systématiquement dépossédés de tout sachet en plastique et reçoivent en échange des sacs biodégradables. Mieux, il a indiqué que tout citoyen qui a mobilisé une centaine de sachets plastiques peut les apporter au ministère du Cadre de Vie et du Développement durable contre un sac biodégradable. Sur la première mesure, pourquoi cette initiative ne s’était pas élargie à tous les autres ministères et structures publiques ? Une question légitime au regard des enjeux de cette lutte qui s’annonce hardie d’ici une semaine contre les sachets en plastique alors que les solutions de rechange ne sont pas encore connues du grand public.

Environnement 26 juin 2018


Promotion de la production du riz au Bénin: La Fao renforce les capacités des techniciens et agents spécialisés
[caption id="attachment_29692" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille lors de l'atelier de formation organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep)[/caption]

Cinquante-et-un conseillers agricoles, spécialistes du riz et techniciens de recherche répartis dans les sept Agences territoriales de développement agricole (Atda), les douze directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) et des Ong ont pris part du 19 au 21 juin dernier à Bohicon à un atelier de formation organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), afin de renforcer le dispositif national d’encadrement des riziculteurs pour l’accroissement de la production du riz béninois, dans le cadre du projet GCP/RAF/489/VEN « Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne ».

Ces agents d’encadrement au niveau des départements et des communes des producteurs de riz venus de tous les bassins rizicoles du Bénin ont été entretenus sur les notions de production et conservation des semences, de préparation du sol et de mise en place de la culture.
Le chercheur agronome, spécialiste du riz et responsable de la Division du riz et des cultures maraîchères au sein de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) Pôle 1, Cyriaque Akakpo, le spécialiste semencier à la direction de la Qualité et de la Certification (Dqc) au Maep, Casimir Danhouégnon, et la responsable du sous-programme Recherche rizicole à l’l'Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) et coordonnatrice nationale du GCP/RAF/489/VEN, Mme Iliyath Bello Tidjani, ont animé des modules de formation pour leur permettre d’assimiler, notamment l’approche de gestion intégrée de la production du riz et de faire face aux contraintes spécifiques liées aux différents types de production du riz au Bénin.
L’atelier de formation se tient après celui organisé du 12 au 14 juin dernier à Bohicon au profit de 62 producteurs semenciers et vient boucler une série de sessions de formation organisée par le projet GCP/RAF/489/VEN qui ambitionne de contribuer à l’intensification durable de la production du riz local et l’accroissement de sa compétitivité par rapport au riz importé, à travers l’actualisation des acquis, savoirs et connaissances en matière de production et de transformation du riz, l’appui à la recherche via l’Inrab pour le stockage et la conservation des souches variétales en bonnes conditions, entre autres.
Le projet GCP/RAF/489/VEN « Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne» exécuté depuis 2017 par la Fao dans dix pays africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Nigeria, Mali, Cameroun, Kenya, Tanzanie et Ouganda), vise notamment à soutenir l’identification, la diffusion et l’adoption de technologies de production rizicole éprouvées, améliorées et appropriées pour l’intensification de la production rizicole durable en Afrique au Sud du Sahara. « C’est un projet fondé sur le partage d’expériences et de connaissances à l’intérieur d’un même pays et entre pays en développement grâce à la coopération Sud-Sud. Selon les statistiques découlant d’une étude réalisée en 2012 par le Maep, seulement 47 % des besoins en riz de la population béninoise sont couverts par la production locale, le gap étant couvert par les importations, et tout ceci malgré le fort potentiel dont dispose le Bénin en matière de bas-fonds propices à la production. C’est dans ce contexte que le gouvernement du Bénin avec l’assistance technique et financière de la Fao a initié ce projet pour juguler les problèmes auxquels fait face la riziculture au Bénin», a souligné le chargé de programme à la Fao-Bénin, Dr Jean Adanguidi, dans son allocution de bienvenue aux agents encadreurs des producteurs de riz. « Le riz est aujourd’hui une denrée stratégique pour juguler l’insécurité alimentaire. Dans ce cadre, depuis quelques années, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche met l’accent sur le développement de la filière riz au Bénin. Aussi le projet GCP/RAF/489/VEN s’insère-t-il parfaitement dans la stratégie du gouvernement. En effet, ce projet a pour objectif de rendre plus durables les systèmes rizicoles en Afrique pour assurer la sécurité alimentaire des populations», a renchéri la directrice générale de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) Pôle 5, Mme Gladys Lokossou Tossou, dans son discours d’ouverture de l’atelier.
Pour capitaliser l’ensemble des technologies de production rizicole éprouvées, améliorées et appropriées pour les différents systèmes écologiques (plateau, bas-fond et irrigué), des ouvrages et manuels techniques seront édités par le projet GCP/RAF/489/VEN.

Société 26 juin 2018


Accusé de coups mortels / 26e dossier: Johnson Tchalla condamné à 5 ans de prison

Inculpé pour coups mortels lors d’une bagarre, Johnson Tchalla a été jugé, vendredi 22 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey. Il a écopé de cinq ans de prison.

Pour avoir donné la mort à son grand-frère Samuel Tchalla, l’accusé Johnson Tchalla a écopé de cinq ans de prison.
Encore un drame familial autour d’une affaire d’héritage autour d’un lopin de terrain. Ils sont plusieurs garçons de leur père. Celui-ci a désormais pris de l’âge : aujourd’hui âgé de 102 ans. Marié à trois femmes et père de dix-sept enfants. Il laisse ses terres à ses enfants, surtout à l’aîné qui gère la famille. C’est ainsi que son fils aîné Comlan avait les commandes des domaines lorsqu’une mort brutale l’emporte. Il laisse aussi la gestion des domaines à ses frères. Il est mort célibataire sans femme et sans enfant. Le père est toujours vivant. Les frères du de cujus deviennent ses héritiers de fait. Il laisse un domaine sur lequel il y est mis des anacardiers. Mais, de son vivant, c’est avec son jeune frère Johnson qu’il allait sur le domaine pour mettre les plants d’anacardier. Avant Johnson, vient un autre frère : Samuel. Et ce dernier entend bien prendre ses responsabilités puisqu’il est désormais l'aîné de la famille. Mais Johnson, le frangin se voit l’héritier naturel du domaine de l’anacardier parce qu’il y allait travailler avec son défunt frère. Seulement, l’ordre préétabli ne le permet. C’est Samuel qui prend le devant des choses. Le père, bien que vivant, ne réagit pas pour remettre les pendules à l’heure.
Johnson, face aux difficultés, constate tout simplement que son frère ne gère pas bien les choses au profit de la famille. Les difficultés vont pousser Johnson qui est en classe de 1re au collège de Gouka à abandonner les classes.
Une situation préoccupante pour Johnson qui, mécontent, cherche les moyens pour s’en sortir. Un jour du mois de mars 2016, il se rend dans le champ d’anacardier pour ramasser les noix de cajou afin d’aller les vendre pour disposer des ressources. Ayant constaté que son jeune frère est allé dans le champ ramasser les noix de cajou, Samuel s’en prend à lui, l’accusant d’avoir volé les noix dans son champ. Une altercation éclate entre les deux. Johnson irrité et humilié prend un bâton et donne de violents coups à son aîné d’abord sur la joue puis sur l’omoplate. Transporté à l’hôpital, celui-ci rend l’âme trois jours après des suites d’un traumatisme crânien. Johnson est mis aux arrêts.
Le drame est dans la famille. Beaucoup ne comprennent la violence de Johnson. Le père, lui, semble bien comprendre. Il explique aux agents enquêteurs que Johnson avait souffert quelques années plutôt de troubles psychiques pour lesquels il avait été soigné. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, il a abandonné les classes. Les témoignages indiquent que l’accusé n’était visiblement pas en lui-même le jour des faits et d’autres diront qu’il était sous l’effet de l’alcool.

A la barre…
Johnson ne se souvient pas de sa folie. Par moments, il nie avoir souffert de la folie. Il se dit en bonne santé mentale et qu’il n’a jamais souffert de trouble mental. Il déclare qu’à la mort du 1er aîné Comlan, Samuel qui vient après celui-ci ne s’occupe pas bien de la famille. « Il vend les parcelles pour son seul profit », se plaint-il avant de regretter ce qui est arrivé. Il dit qu’il n’avait pas l’intention de tuer son frère et c’est sous l’effet de la colère qu’il a réagi ainsi.
L’avocat général Florent R. Gnassomon dans le rôle du ministère public cherche à comprendre l’acte posé par l’accusé et regrette la mort donnée. Une mort qui, tout en rimant avec la vie, fait des victimes, des veuves, orphelins et autres malheureux. En revisitant les circonstances du drame, l’avocat général Florent R. Gnassomon relève les faits reprochés à l’accusé en déplorant le comportement de la victime elle-même.
Cependant, il rend responsable l’accusé Johnson de la mort de Samuel Tchalla. Et fait observer à la cour que les éléments qui fondent le chef d’accusation sont bien réunis. Il s’agit des éléments matériel, intentionnel et légal de coups mortels ayant causé la mort du frère. Il évoque les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal relatives à cette infraction et a requis la peine de 6 ans de travaux forcés.
Me Théodore Zinflou qui assure la défense de l’accusé salue l’ouverture d’esprit de l’avocat général qui sait protéger à la fois la victime que l’accusé. Toutefois, Me Zinflou n’accepte pas le chef d’accusation de coups mortels retenu par le ministère public contre l’accusé. L’avocat fait observer les lacunes qui ont vicié la procédure. Pour lui, les coups donnés par l’accusé sont en réaction des coups qu’il a lui-même reçus. Et à cela devraient s’ajouter les troubles mentaux itinérants qu’il traîne, qui sont des éléments qui plaident en sa faveur. Avant d’inviter la cour à la clémence, Me Zinflou lui demande de disqualifier le chef d’accusation de coups mortels en homicide involontaire.
En délibérant, la cour maintient l’accusé dans les liens du chef d’accusation et le déclare coupable des coups mortels portés à la victime Samuel Tchalla. En conséquence, elle condamne Johnson Tchalla à 5 ans de prison?

Les Faits

Le lundi 21 mars 2016 à Agoua dans la commune de Bantè, le nommé Samuel Tchalla de retour du champ s’est attaqué à son jeune frère Johnson Tchalla qu’il accusait d’avoir volé les noix d’acajou dans son champ.
En réaction à ces coups, Johnson Tchalla ramassa un bâton avec lequel il asséna de violents coups sur la joue et à l’omoplate de Samuel Tchalla.
Conduit d’urgence au centre de santé d’Agoua puis à l’hôpital de zone de Savalou, Samuel Tchalla y décède le jeudi 24 mars 2016 des suites de ses blessures?


Composition de la Cour
Président : Bienvenu Anagonou
Assesseurs :
Justin Agassounon et Mohamed Obonou
Jurés: Germain Ayinon, Gérard Tossou, Victoire D. Agbémahoué, d’Almeida P. Jacques et Henri Ganzo
Ministère public : Florent R. Gnassomon
Greffier : Robert J. Houngbadji

Société 26 juin 2018


Mise en œuvre des réformes communautaires: Le Bénin se prépare à la revue annuelle édition 2018 de l’Uemoa

Le Bureau de représentation de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) organise, les 25 et 26 juin à Cotonou, un atelier national de revue et de suivi de la mise en œuvre des réformes communautaires. Occasion pour faire le point des projets et programmes mis en œuvre par l’union au Bénin, cette rencontre vise à préparer le pays pour la revue annuelle édition 2018 qui se tiendra en fin d’année.

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est déterminée à favoriser l’accélération de l’application des réformes politiques, programmes et projets communautaires dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale. Pour l’évaluation de ces réformes, il a été initié la revue annuelle des projets et programmes mis en œuvre au sein de chaque Etat membre de l’union. C’est dans ce cadre que se tient l’atelier national de revue et de suivi de la mise en œuvre des réformes communautaires organisé depuis hier pour préparer le Bénin à la revue annuelle édition 2018 qui se tiendra en fin d’année.
A l’ouverture des travaux, le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, a souligné qu’il s’agit d’un atelier qui vise à accompagner le pays hôte dans l’évaluation de la mise en œuvre des réformes communautaires de l’union.
En organisant l’atelier, le Bureau de représentation de la Commission de l’Uemoa veut aider les différents acteurs impliqués dans les projets et programmes communautaires à mieux se préparer pour la revue annuelle. Ainsi, durant les deux jours de travaux, la nouvelle méthodologie d’évaluation des Etats membres sera présentée. Les différents acteurs étudieront ensemble l’état des lieux de la mise en œuvre des recommandations de la revue annuelle édition 2017 à l’endroit du Bénin. Ils feront également l’état des lieux de la mise en œuvre en cours des réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa au Bénin pour en recueillir les évolutions réalisées. Les principales difficultés rencontrées seront recensées par les acteurs qui identifieront aussi les blocages, les analyses et proposeront des pistes de solutions.

Les recommandations de 2017

Komlan Agbo souligne qu’il ressort de l’évaluation annuelle 2017 que le Bénin a affiché un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 63,7 %. Malgré ce taux de réalisation qui est certes réconfortant, des recommandations aussi bien à l’endroit de la Commission de l’union que du Bénin ont été formulées afin de l’améliorer pour l’édition 2018.
A l’endroit du Bénin, il est recommandé d’accélérer la transposition des directives relatives à la concurrence, à la libre circulation et au droit d’établissement des professions libérales, à la sécurité sociale et à la pêche. Le Bénin devrait également procéder à l’application intégrale des dispositions des textes communautaires ; veiller au respect des engagements relatifs à la mise en œuvre effective du Règlement 14 relatif au contrôle de la charge à l’essieu et veiller au respect des délais d’exécution des programmes et projets communautaires en cours d’exécution.
L’atelier de travail implique la participation effective de représentants des départements ministériels, des maîtres d’ouvrage délégués, des points focaux, des coordonnateurs et chefs de projets mis en œuvre par la Commission de l’Uemoa au Bénin. Il fait suite à une réunion de suivi de la mise en œuvre des réformes, programmes et projets de l’Uemoa au Bénin organisée les 29 et 30 juin 2016?

Société 26 juin 2018


Visite du ministre Aurélien Agbénonci au Japon: L’ambassadeur Kiyofumi Konishi fait le point

Invité par son homologue du Japon Taro Kono, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci, a effectué une visite officielle au pays du Soleil levant du lundi 18 au jeudi 21 juin dernier. Lors d’une conférence de presse donnée, ce lundi 25 juin, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, a fait le point des échanges entre les deux parties.

Le projet de construction d’un échangeur au carrefour Cfao-Toyota préoccupe le chef de l’Etat, Patrice Talon. Lors de sa visite au Japon du 18 au 21 juin dernier, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci, et son homologue du Japon, Taro Kono, ont abordé le sujet. « Nous souhaitons qu’une mission de l’étude préparatoire soit envoyée le plus rapidement possible à Cotonou afin de concrétiser ce projet ». C’est ce qu’a partagé hier l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près le Bénin Kiyofumi Konishi avec la presse béninoise. En présence du secrétaire général du Maec, il a fait le point des échanges entre les deux ministres au cours d’une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’ambassade.
Au Japon, il était question de renforcer les liens d’amitié entre les deux pays, de passer en revue les axes et les ambitions de coopération bilatérale. Sur le plan politique, les deux parties se sont montrées favorables au renforcement de la démocratie, des droits humains, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance. Sur les questions de développement, le Programme d’action du gouvernement, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement et l’accès en eau potable, le renforcement stratégique du port de Cotonou, la construction d’infrastructures..., étaient au cœur des échanges. Les deux ministres sont d’ailleurs revenus sur la réussite et la mise en œuvre effective des engagements de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad). Le ministre Aurélien Agbénonci a sollicité l’appui du Japon dans la réalisation des ambitions du gouvernement. Il a exprimé sa reconnaissance au Japon pour le projet de construction et d’équipement de l’hôpital de zone d’Allada dont l’achèvement est prévu au mois de juillet prochain ainsi que le projet de construction d’écoles primaires dans le département de l’Atlantique dont la cérémonie de signature et d’échanges de notes est intervenue en décembre 2017. Le renforcement de la coopération culturelle et académique était aussi au menu des échanges.
D’intelligence sur la nécessité d’augmenter le nombre de membres permanents ou non du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre Aurélien Agbénonci a exprimé son soutien au Japon pour qu’il intègre les membres permanents. Il a également confirmé le soutien du Bénin en faveur des candidatures japonaises aux différentes institutions internationales y compris l’élection des membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2020.

Actualités 26 juin 2018


Lutte contre les polluants organiques persistants au Bénin: De nouvelles stratégies définies

Les polluants organiques persistants (Pop) présentent des conséquences néfastes sur la santé humaine et l’environnement. Le Bénin a actualisé son plan de mise en œuvre de la Convention de Stockholm y relatif, en vue de débarrasser l’environnement de ces différentes molécules qui menacent les citoyens.

Le Bénin a défini de nouvelles stratégies de lutte contre les Polluants organiques persistants (Pop). Dans son plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm actualisé, quatorze domaines prioritaires d’intervention sont identifiés pour arriver à bout de ces substances qui perturbent aussi bien l’environnement que la santé des populations. Entre autres, il y a : le renforcement des capacités institutionnelles et techniques ; la réduction des rejets ayant pour origine la production non intentionnelle des polluants organiques persistants (Pop) ; la gestion des sites contaminés par les Pop, des stocks de Pop et des déchets dangereux ; l’information, l’éducation et la communication sur les Pop ; la surveillance et le suivi des Pop non intentionnels, des Pop polybromodiphényléther (Pbde) et des Sulfonates de perfluorooctane (Spfo) dans toutes les matrices de l’environnement. Il y a également l’actualisation des textes relatifs à l’importation des véhicules d’occasion, des équipements électriques et électroniques dotés d’écrans à tube cathodique et des produits chimiques contenant des sulfonate de perfluorooctane (Spfo) ; la formation des agents de contrôle aux frontières terrestres , port, aéroport, à l’application et le transport des produits susceptibles de comporter des Pop...
Plusieurs actions sont menées et d’autres sont en cours de réalisation d’après les explications de la coordonnatrice du plan national de mise en œuvre de la convention de Stockholm, Maurille Elégbédé. Une centaine d’appareils contenant des polychlorobiphényles (Pcb) déjà stockés sur un site de la Société béninoise d’énergie électrique à Glo-Djigbé seront convoyés en France pour destruction au mois de juillet, annonce-t-elle. Parlant de la gestion des pesticides, l’un des Pop utilisés dans l’agriculture, le Bénin a bénéficié de plusieurs appuis financiers de ses partenaires, pour la maîtrise des risques liés à son utilisation.
Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, José Didier Tonato, entend compter sur tous les acteurs impliqués, pour la conception et l’exécution de projets de développement et de recherche-développement qui intègrent la dimension de la gestion écologiquement rationnelle des substances chimiques en général et des polluants organiques persistants en particulier.
Le Bénin, Etat partie de la convention de Stockholm depuis le 5 janvier 2004, devra œuvrer à réduire la pollution de l'environnement par les polluants organiques persistants. Il doit interdire ou limiter strictement la production et l'utilisation de douze produits auxquels neuf se sont ajoutés à partir de 2011. Des produits industriels à savoir les polychlorobiphényles (Pcb), l’hexachlorobenzène, des pesticides de première génération dont l’aldrine, le chlordane, le dieldrine, l’endrine, l'heptachlore, le mirex et le toxaphène, les dioxines et les furanes et un ensemble d'hydrocarbures chlorés utilisés dans des applications industrielles comme l'isolation de transformateurs et de condensateurs, les additifs aux peintures et aux plastiques, l’endosulfan… sont exclus d’usage au Bénin.

Société 26 juin 2018


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