La Nation Bénin...



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Nouvelles

Lutte contre la corruption : La cellule de dénonciation, un outil efficace de prévention
C’est au cours de sa rencontre itinérante avec les professionnels des médias, vendredi 21 janvier dernier, que Wilfried Léandre Houngbédji a expliqué les tenants et les aboutissants de la nouvelle cellule de dénonciation créée à la Présidence de la République. Annoncée au terme du dernier Conseil des ministres, on en sait un peu plus sur la nouvelle Cellule d’analyse et de traitement des plaintes et dénonciations installée à la Présidence de la République, un outil d’appui à la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Et c’est Wilfried Léandre Houngbédji qui informe de la composition de cette équipe. « Elle sera composée d’un coordonnateur et d’un comité de supervision de cinq membres », révèle le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement lors de sa rencontre hebdomadaire avec les professionnels des médias au siège du journal « Le Béninois libéré ». Puis il justifie le nombre assez restreint des membres de l’équipe qui devra recevoir et traiter les plaintes et dénonciations « à l’encontre de tout agent public, quel que soit son niveau de responsabilité ». Cet effectif dénote la volonté affichée du chef de l’Etat d’avoir un outil efficace pouvant donner très rapidement des résultats probants. Mais le porte-parole du gouvernement garde encore le secret sur l’identité des personnes qui constitueront cette cellule qui a pour vocation de renforcer le système de prévention de la corruption. « Je ne vous dis pas les personnes qui sont dans la cellule », a-t-il dit. Par contre, Wilfried Léandre Houngbédji insiste sur le bien-fondé de la cellule. « Il nous est fait le reproche que nous ne mettons pas suffisamment l’accent sur la prévention. Aujourd’hui on va davantage mettre l’accent sur la prévention. Cela veut dire que le gouvernement et son chef sont à l’écoute de l’opinion », a-t-il déclaré. Avec cette cellule, tout citoyen qui a de réelles informations sur des agents publics mêlés à des faits de corruption, de mauvaise gouvernance, de détournement de biens publics… pourra saisir sans intermédiaire la présidence de la République pour les dénoncer. Mieux encore, l’anonymat pourra être requis par les dénonciateurs s’ils le veulent. Mais cette mesure de protection des informateurs ne sera pas une caution à la calomnie et à la délation. « On accordera du crédit à toutes les dénonciations qui interviendront. Elles seront traitées mais le dispositif existe pour filtrer les dénonciations calomnieuses, donc non fondées dont on ne prendra pas compte », précise le secrétaire général adjoint du gouvernement. C’est donc un dispositif performant, crédible et impénétrable aux règlements de compte, qui sera aux mains des citoyens pour appuyer le gouvernement dans sa lutte effrénée contre la corruption. Mais une question demeure. Comment saisir la cellule ? Wilfried Léandre Houngbédji y répond : « concernant les mécanismes de saisine, il va y avoir très certainement une ligne verte, un numéro ou des numéros dédiés. Il va y avoir une plateforme qui est déjà en cours de conception ». Il faut préciser que la cellule nouvellement créée sera opérationnalisée par le secrétaire général de la Présidence de la République et le coordonnateur du Bureau d’analyse et d’investigation. Cette structure naissante a pour attributions d’analyser les plaintes et dénonciations ainsi que les éléments de preuve fournis par les plaignants ou dénonciateurs, d’inciter les citoyens à surveiller la reddition de comptes par les personnes investies de responsabilités publiques et de mettre en place un mécanisme renforcé d’investigation sur les cas présumés de corruption. Elle a également pour compétences de proposer les modalités de poursuite pour chaque cas et de renseigner sur les suites données aux plaintes et dénonciations avérées. Actualités 25 janv. 2022


Situation politique au Burkina Faso : La Cedeao annonce un sommet extraordinaire
Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) vont se pencher sur la situation politique au Burkina Faso, dans les prochains jours. C'est du moins ce qu'annonce l'organisation sous-régionale à travers un communiqué en date de ce mardi 25 décembre. Dans le texte rendu public, la Cedeao dit noter que malgré les appels au calme et au respect de la légalité constitutionnelle, lancés par la communauté régionale et internationale, la situation au Burkina Faso est caractérisée par un coup d'Etat militaire, lundi 24 janvier 2022, suite à la démission du président Roch Marc Christian Kaboré. Une démission obtenue sous la menace, l'intimidation et la pression des militaires après deux jours de mutinerie, déplore le même communiqué. D'après plusieurs observateurs avertis, il n'est pas exclu que ce sommet débouche sur l'envoi d'un émissaire à Ouagadougou pour rencontrer la junte au pouvoir, et la prise d'une première série de sanctions contre les putschistes, comme l'on a pu l'observer dans les cas malien et guinéen. Actualités 25 janv. 2022


Construction de marchés urbains à Cotonou : Les bénéficiaires reconnaissantes à Talon
Les femmes des marchés secondaires de Cotonou sont ravies de la construction de neuf marchés urbains dans la ville. Elles ont adressé leur reconnaissance au chef de l’Etat, Patrice Talon, vendredi 21 janvier dernier, à Cotonou. Des marchés modernes, conformes aux normes internationales, sortent de terre dans la capitale économique du Bénin. Une œuvre à l’actif du gouvernement de la Rupture. Les bénéficiaires de ces infrastructures en sont plus qu’heureuses. Vendredi dernier, la Coordination des présidentes des marchés secondaires de Cotonou (Copremac) membre du Regroupement d’aide et d’action des femmes des marchés du Bénin (Raafmag-Titomagba), a adressé sa gratitude au chef de l’Etat pour cette œuvre de grande portée. Vêtues d’uniforme et castagnettes en main, les présidentes des 35 marchés secondaires de Cotonou ont loué les mérites de Patrice Talon à travers des slogans, chants et danses. En entreprenant la construction de neuf marchés modernes à Cotonou, souligne Mihèmi Dossougouin, présidente de la Copremac, le chef de l’Etat accomplit l’un des souhaits que les femmes des marchés de Cotonou avaient émis lors d’une rencontre tenue à son domicile pendant la campagne électorale de la présidentielle de 2016. Ainsi, à travers la déclaration de Mihèmi Dossougouin, en fon, reprise en français par Victoire Ahonha, secrétaire générale de la Coordination, les femmes des marchés de Cotonou ont adressé leur « reconnaissance à Patrice Talon et son gouvernement qui ne cessent d’œuvrer pour la bonne cause des femmes des marchés du Bénin ». Pour soutenir les efforts du gouvernement, elles ont décidé de s’impliquer dans la gestion efficiente des marchés à travers notamment la collecte des taxes et des droits de places et de boutiques. « Dorénavant, martèlent les intervenantes, les responsables des marchés seront des actrices incontournables de la bonne gouvernance dans les marchés secondaires de Cotonou ». Vœux de nouvel an La Copremac a saisi l’occasion pour formuler en ce début d’année 2022, ses « vœux de bonne santé, de longévité et de succès » au chef de l’Etat et à sa famille ainsi qu’aux membres du gouvernement. La Coordination adresse les mêmes vœux à l’endroit des députés à l’Assemblée nationale, des membres du Conseil municipal de Cotonou dirigé par le maire Luc Atrokpo et de toute la nation béninoise. Par ailleurs, la Copremac invite les femmes et usagers des marchés à se faire vacciner contre la Covid-19 afin d’aider l’Exécutif béninois à repousser cette maladie hors du pays. Actualités 25 janv. 2022


Animation de la vie politique : Moele Bénin décline sa feuille de route pour 2023
Du 29 au 30 janvier prochain, se tiendra à Dassa, le troisième congrès extraordinaire du parti ‘’Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin’’ (Moele Bénin). Juste Agnoro, secrétaire général dudit parti, reçu dimanche 23 janvier dernier sur l’émission ‘’Zone franche de Canal 3’’, a évoqué les différents points à aborder au cours des assises et exposé les stratégies en vue d’affronter sereinement le scrutin législatif de 2023. Les élections législatives de 2023 s’approchent à grands pas et le parti ‘’Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin’’ (Moele Bénin) peaufine ses stratégies de conquête de l’électorat. Sur le terrain, le parti organise plusieurs activités. Au nombre de celles-ci, son congrès extraordinaire qui se tiendra à Dassa les 29 et 30 janvier prochains. Les points inscrits à l’ordre du jour, sont, entre autres, l’amendement des textes, la traduction en langues nationales des statuts, règlement intérieur et devises du parti ainsi que les stratégies à développer pour obtenir la victoire au soir des législatives de 2023. Juste Agnoro, secrétaire général de Moele Bénin, souligne que le parti est debout et continue d’occuper l’espace politique. «Le congrès se tient à Dassa et c’est une ville carrefour. Avec l’envergure nationale que prend le parti, nous aurons à accueillir des militants qui viennent du Nord et du Sud. Nous voyons bien que Dassa constitue la ville qui va nous permettre d’obtenir ce rendez-vous du donner et du recevoir», explique-t-il. Au cours de ce congrès, seront présents les membres du bureau politique national, les coordonnateurs départementaux, les délégués et vice-délégués ainsi que les coordonnateurs communaux. « Dans nos textes, le congrès ordinaire et le congrès extraordinaire vont nous permettre de pouvoir entériner les décisions qui ont été prises au conseil national tenu à Azovè, le 24 juillet 2021», informe-t-il. Poursuivant ses explications, Juste Agnoro note que le parti Moele Bénin est dans l’innovation. Et en cela, indique-t-il, il a été décidé de traduire les textes du parti dans dix langues nationales afin de populariser le message qu’ils véhiculent à l’endroit des Béninoises et des Béninois et asseoir un militantisme solide. « Nous prônons la consommation locale à Moele Bénin et il est important que nous consommions nos propres langues. C’est à travers nos langues que nous allons traduire nos pensées en matière de développement. C’est une dynamique que nous avons instaurée et que nous entretenons à Moele Bénin. Le choix des langues a été fondé sur un travail que nous avons effectué avec la direction de l’Alphabétisation. Les militants vont se retrouver à travers ces langues afin de comprendre les enjeux auxquels nous aspirons pour que le parti puisse rayonner davantage », explique-t-il. Toujours au front « 2023, c’est maintenant ». Sur ce point, le secrétaire général du parti affirme que Moele Bénin n’a pas de répit. Le parti, à l’en croire, travaille au jour le jour pour gagner sa place à l’hémicycle en 2023. « Je suis tenté de dire qu’à Moele Bénin, nous avons des militants 90 poumons », lance-t-il. Juste Agnoro souligne que le parti est toujours au front en train de susciter l’adhésion des Béninoises et des Béninois au niveau de l’animation de la vie politique. « 2023, c’est effectivement maintenant et le parti fait tout ce qu’il faut pour être apprécié de tous. Un autre concept sera déployé pour aller vers 2023 à savoir ‘’Mon Bénin inclusif’’. A travers ce concept, nous voulons dire que toutes les catégories sociales sont importantes pour que nous puissions gagner au niveau de Moele-Bénin », poursuit-il. En tant que parti soutenant les réformes en cours au Bénin, Moele Bénin est une force politique qui entretient des relations très sympathiques avec les autres formations politiques. Le secrétaire général du parti l’a fait savoir au cours de l’émission. Il annonce qu’en tant que défenseur de l’ordre républicain, toutes les forces politiques du pays, que ce soit de la mouvance ou de l’opposition seront présentes au prochain congrès de Moele Bénin. Actualités 25 janv. 2022


Desmond Tutu, une autorité morale exceptionnelle
Le 26 décembre 2021, le monde entier a réagi par rapport au décès de l’archevêque anglican de la ville du Cap, Desmond Tutu. En dehors des réactions internationales suscitées par le décès de Nelson Mandela en décembre 2013, la disparition d’aucun autre lutteur historique anti-apartheid, n’a entrainé autant de commentaires et d’hommages à travers le monde que celle de cet archevêque. Icône de la lutte contre l’injustice, la ségrégation raciale, cet homme, exploitant son autorité spirituelle, a connu une vie militante et morale exemplaire. Résolument engagé dans la lutte contre le développement séparé sur une base raciale, Tutu peut être comparé aux combattants de la liberté comme Mandela et Steve Biko. Sa formation de serviteur de Dieu a certainement contribué à son caractère de défenseur des faibles et des opprimés, des victimes de l’injustice et de la domination fondée sur l’inégalité des races. Dans cette optique, le président Ramaphosa disait qu’il était «un homme d’une intelligence extraordinaire, intègre et invincible contre les forces de l’apartheid, il était aussi tendre et vulnérable dans sa compassion pour ceux qui avaient souffert de l’oppression, de l’injustice et de la violence sous l’apartheid, et pour les opprimés et les oppresseurs du monde entier ». Devenu la voix du militantisme anti-apartheid pendant l’incarcération de Mandela qu’il n’avait jamais rencontré et dont il épouse les idées, Desmond Tutu plaide pour une action ferme mais non violente. Cette méthode pacifique de lutte lui a valu de recevoir en 1984 le prix Nobel de la paix. Il organise des marches pacifiques contre la ségrégation et plaide pour des sanctions internationales contre le régime blanc d’Afrique du Sud. A la différence d’autres combattants, sa robe et l’Autorité spirituelle qu’il incarne lui ont épargné la prison. Toutefois, il a connu des arrestations de courte durée et sans importance.Pendant longtemps il prêchait dans le désert sans se décourager. A force de détermination et de persévérance, il a fini par être écouté par le régime blanc. En vertu du défenseur de la justice, la vérité, et du pardon qu’il était, le président Mandela lui a confié la présidence de la Commission vérité et réconciliation, mise en place en 1995. Ayant pour mission de faire le point des violations des droits de l’homme et des crimes commis par le régime de la minorité blanche pendant l’apartheid, cette commission a créé l’occasion de mettre face à face les victimes et leurs bourreaux. Ses travaux ont permis à l’Afrique du Sud d’éviter après la libération, d’être dans une position embarrassante et fragile, en ce sens que grâce à cette Commission, le pays a pu tourner la page de la haine raciale. Pendant trois ans, 30 000 personnes ont été écoutées par cette structure. Au cours des travaux, les victimes ont décrit avec douleur les tortures qu’elles ont subies. Les bourreaux quant à eux ont reconnu ces atrocités. Face à la description émouvante et révoltante des maltraitances inhumaines et dégradantes dont des milliers de Sud-Africains de race noire en majorité et jaune, ont été l’objet pendant des décennies, Desmond Tutu ne pouvait pas retenir ses larmes. Toutefois, inspiré par sa foi profonde, il s’est prononcé contre des procès en justice pour prêcher le pardon, ce qui a permis aux milliers de coupables de bénéficier de l’amnistie. Sa détermination à militer pour la justice et l’égalité des races, sa foi dans le service spirituel lui ont valu d’être nommé en 1975, doyen du diocèse de Johannesburg, officiant alors à la cathédrale anglicane Sainte-Marie. Il fut le premier Noir à occuper ce poste. En vue d’être toujours proche des opprimés qu’il défendait, il refuse d’occuper un logement de fonction luxueux lié à son prestigieux poste, pour s’installer dans un quartier de Soweto, le ghetto des Noirs qui a connu en 1976 de sanglantes émeutes ayant fait des centaines de morts, du fait de la répression systématique et sauvage de la police blanche. De cette nouvelle fonction considérée comme une plateforme idéale et respectée, il s’en est servi pour défendre résolument les droits des populations noires et dénoncer le régime inégalitaire de l’apartheid. Il ne manque aucune occasion pour mettre à nu le système ségrégationniste. En tant que personnalité respectable et intègre, il a connu plusieurs promotions. En 1978, il devient secrétaire général du conseil œcuménique d’Afrique du Sud, ce qui renforce encore sa stature de personnalité intouchable et de défenseur des Noirs. Bien qu’il n’ait pas encore rencontré Mandela détenu en prison, il partageait pleinement ses fortes convictions. En 1986, il est devenu Archevêque de la ville du Cap, poste le plus élevé de l’église anglicane sud-africaine. Un an plus tard, il est nommé président de la conférence de toutes les églises du pays, poste qu’il a occupé jusqu’en 1996. Sa popularité, son aura en Afrique du Sud, sa reconnaissance internationale, lui ont permis de jouer un rôle déterminant dans le démantèlement de l’apartheid. Volubile, malicieux et comédien à souhait, l’archevêque du Cap était la voix des sans-voix, qui ne manquait aucune opportunité pour tancer les politiques d’où qu’ils viennent. Son impartialité légendaire, son objectivité notoire et son franc-parler inspiré de la vérité, lui ont valu la haine de ceux qui se servent du mensonge et de l’injustice pour tromper les citoyens. Après sa renonciation à la fonction archiépiscopale, fidèle à ses convictions, il poursuit son engagement pour la paix et la justice. Aussi, a-t-il dénoncé l’Anc en critiquant les errements de l’ancien président Thabo Mbeki dans la lutte contre le Sida et aussi la corruption du temps du Président Jacob Zuma. Il a été déçu des comportements des nouveaux dirigeants de ce parti dont il dénonce aussi la dérive autoritaire et la propension à la corruption. Ce franc-parler lui a coûté de n’être pas invité aux obsèques de son ami Mandela. Sur le plan international, il s’est fait une réputation. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité à critiquer en son temps, les violations des droits de l’homme par le régime du président Mugabe au Zimbabwe. Comparant à l’apartheid, le traitement réservé par Israël aux Palestiniens, il s’est rendu en 2004 à Jérusalem et dans les territoires arabes occupés, plaidant pour des sanctions économiques contre l’Etat juif et son boycottage sur le plan sportif. En 2010, il s’est attaqué à Vladimir Poutine pour sa guerre en Tchétchénie. Il dénonça en 2017 la situation des Rohingyas en Birmanie. En 2012, il refusa de participer en Afrique du Sud à une conférence publique avec Tony Blair dont il condamne le rôle dans l’invasion de l’Irak menée sur la base du mensonge. D’après lui, Georges W. Bush et Tony Blair devraient être déférés devant la Cpi pour une guerre qui a déstabilisé et polarisé le monde. Il a par ailleurs soutenu le combat mondial des femmes contre le sort des enfants au travail et la crise de l’environnement. Par une pétition signée de 200 000 personnes, il réclama « une vraie justice climatique ». Ses actions, très nombreuses qu’on ne peut tout citer ici, lui ont valu un très grand respect dans son pays et à l’étranger, de même que de nombreuses distinctions dont deux méritent d’être citées: le prix Nobel de la paix en 1964 et en 2003, le du prix américain Templeton, le plus richement doté du monde (Un million d’Euros), pour son œuvre en faveur de l’amour et du pardon. Pour lui « la réconciliation doit combiner vérité et pardon ». Voilà ce qu’a été l’homme dont la disparition à 90 ans, au lendemain de la fête de Noël, a mérité de multiples hommages de la part des hautes personnalités d’Afrique et du monde. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa considère sa mort comme « un nouveau chapitre de deuil dans l’adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels qui nous ont légué une Afrique du Sud libérée ». De son côté, l’archevêque anglican du Cap, Thabo Makgoba déclarait : « En tant que chrétiens et croyants, nous devons aussi célébrer la vie d’un homme profondément spirituel dont l’Alpha et l’Oméga étaient sa relation avec notre créateur ». Desmond Tutu fait partie des grandes consciences morales. Jusqu’à son dernier souffle, il a dénoncé les injustices et critiqué tous les pouvoirs oppressants et autoritaires. Durant l’audience qu’il nous a accordée le 31 Juillet 2003, nous avons été impressionné par son humanisme, son amour du prochain et surtout sa foi en Dieu. Il est resté fidèle à ces valeurs durant toute sa vie, raison pour laquelle sa mort a eu tant d’échos dans le monde. Au fil des multiples combats qu’il a menés pour la dignité humaine, le pardon et la réconciliation, il est devenu la référence bienveillante d’une nation en reconstruction, la conscience morale d’un pays autrefois en proie aux démons du développement séparé racial. Jusqu’à ses obsèques le 1er janvier 2022, un élément de ses valeurs morales, à savoir l’humilité, est apparu à travers la simplicité de son cercueil en bois blanc ordinaire. Par l’aquamation, une méthode funéraire très verte, une nouvelle technique de crémation par l’eau, l’homme de Dieu confirme ainsi que « vanité des vanités, tout est vanité ». Toute sa vie et ses œuvres véhiculaient des messages. L’un d’entre eux est que sans être un politicien, un serviteur de Dieu peut contribuer activement et efficacement à la lutte contre l’injustice, l’inégalité sociale, la domination d’une race par une autre, la pauvreté, la corruption et l’arbitraire. A cette lutte il a participé tant dans son pays qu’à l’étranger, sans jamais chercher un poste politique qu’il pouvait facilement avoir s’il le voulait. L’enseignement qui s’en dégage est que Tutu est un homme de principe, fidèle et jaloux de ses idéaux qu’il défendait sans s’attendre à une contrepartie. Il s’est servi de ses convictions spirituelles inspirées du livre saint, pour militer en faveur du bienêtre et de la dignité de l’homme sur cette terre, tâche parfaitement conforme à sa mission épiscopale. En dénonçant les guerres dans différentes régions du monde, en fustigeant l’injustice, la pauvreté et les actes immoraux qui se développent de nos jours, le pape François s’attelle à la même tâche. Il n’y a donc pas d’antinomie entre la mission spirituelle d’un homme de Dieu et la recherche d’alternatives aux problèmes de l’être humain en général, à ceux des pauvres et des opprimés en particulier. Un autre message qui découle de la vie de l’archevêque émérite du Cap, et qui est une confirmation de la vérité, est que la lutte pour une cause juste finit par être victorieuse pour peu qu’il y a la persévérance, la ferme détermination et l’esprit de sacrifice. Enfin, cet homme qui a baptisé son pays « Nation Arc-en-ciel » en raison des différentes races que compte sa population (Noirs, Blancs, Indiens), recommande aux générations actuelle et futures, l’usage du pardon, une force et une puissance libératrice qui reçoivent toujours la bénédiction du tout-puissant. Le succès qu’a connu la Commission vérité et réconciliation, relève surtout du pardon qu’il a recommandé au pouvoir d’accorder aux bourreaux de l’apartheid, ce qui a été fait par une amnistie en faveur de tous les coupables, très nombreux. Sur ce plan en particulier, il est en parfaite harmonie avec son ami Nelson Mandela, un autre apôtre du pardon, que n’oublieront jamais les Blancs sud-africains à qui il a sauvé la vie, grâce à son indulgence. Cette sagesse a permis de rejeter systématiquement les règlements de comptes qui pourraient engendrer des guerres civiles regrettables. Par ses qualités morales, l’Afrique du Sud et le monde entier se souviendront toujours de Desmond Tutu, une Autorité morale exceptionnelle. Ce qui suit l’homme à sa mort, ce ne sont pas les réalisations socio-économiques faites, les biens et fortunes accumulés de son vivant (autant de choses que le peuple oublie vite parce que ce n’est pas extraordinaire), mais plutôt ses valeurs morales qui laissent des traces indélébiles et marquent l’esprit de la population. Il est à espérer que l’œuvre et la vie de Desmond Tutu deviennent une source d’inspiration pour la jeunesse mondiale en général, celle du continent africain et de la nation arc-en- ciel, en particuliern *Ancien Ambassadeur du Bénin en Afrique du Sud, Spécialiste des questions internationales. Jean-Pierre A. EDON Société 25 janv. 2022


Quarts de finale de la Can Total Energies, Cameroun 2021: La Gambie et le Cameroun passent
Le Cameroun, pays organisateur de la Can Total Energies 2021 et la Gambie se qualifient pour les quarts de finale. Ces deux équipes qui ont respectivement disposé des Comores et de la Guinée se retrouveront à cette étape de la compétition pour une place en demi-finale. Les Lions indomptables ont eu du mal à prendre le dessus sur les Comores, considérés au départ comme le petit poucet à ce rendez-vous. Pourtant réduits à dix, suite à l’expulsion de Nadjim Abdou à la 7e min du match, et avec un gardien de but de circonstance Chaker Alhadhur très héroïque, les Cœlacanthes ont tenu la dragée haute aux coéquipiers de Vincent Aboubakar et de Karl Toko-Ekambi, les deux buteurs du jour, manquant de peu de revenir au score en fin de partie. C’est après avoir réduit le score (2-1) par l’intermédiaire du capitaine Youssouf M’changama sur un magnifique coup franc. Une sacrée performance de la part d’une nation partie pour être la victime expiatoire de l’ogre camerounais. La Gambie, à la surprise générale, s’est imposée à la Guinée que nombre d’observateurs du football citaient comme un favori de cette confrontation. Pour leur première participation à la messe du foot africain, les Scorpions ont piégé le Syli national conduit par Nabil Kéïta. Sur un but de Musa Barrow à la 71e min, ils voient s’ouvrir grandement les portes des quarts de finale. Dès l’entame du match, les hommes de Tom Saintfiet, sélectionneur, ont joué crânement leurs chances, opposant à l’adversaire rigueur et tactique d’un jeu porté vers l’avant. Ce qui justifie d’ailleurs leur domination sur la partie. Très en jambes, ils mettront en échec toutes velléités des Guinéens de revenir au score.   Sports 25 janv. 2022


Maroc # Malawi : Les Lions de l’Atlas sous la menace des Flames
L’orgueil des Lions de l’Atlas du Maroc et l’enthousiasme des Flames du Malawi. C’est ce à quoi, il faudra s’attendre ce soir à partir de 20 heures au stade Ahmadou Ahidjo, à l’occasion du huitième de finale qui oppose ces deux sélections. Grandes seront les retrouvailles, ce soir à partir de 20 heures au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, entre les Lions de l’Atlas du Maroc et les Flames du Malawi. Ce sera pour une place en quart de finale de la Can TotalEnergies, Cameroun 2021. En effet, pour atteindre ce stade de la compétition, les Marocains arrivés en tête du groupe C, ne se sont contentés que de deux victoires et d’un match nul en phase de poules. Quant aux Malawiens, ils se sont qualifiés en tant que meilleur troisième dans le groupe B, avec 4 points. C’est la première fois, en effet, que les Flames emmenés par Mario Marinica parviennent à sortir de la phase de groupes. Mis en confiance, après leur nul (0-0) face aux Lions de la Téranga du Sénégal, ils croient désormais en leurs chances d’aller un peu plus loin dans la compétition. Plus que des trouble-fêtes, ils comptent sur leur discipline tactique. En face, les poulains de Vahid Halilhodzic, au risque de connaître une nouvelle fois la déception de 2019 à ce même stade de la compétition (c’était contre les Ecureuils du Bénin aux tirs au but), doivent faire preuve de sérieux et de rigueur dans leur jeu. Pour ne pas avoir le profil bas ou à nourrir des regrets, En-Nesyri, Achraf Hakimi, Amrabat, Yassine Bounou et leurs coéquipiers savent donc à quoi s’en tenir. En neuf matches disputés entre les deux sélections, le Maroc a remporté six victoires contre une seule pour le Malawi et deux nuls. Leur dernière confrontation remonte au 13 novembre 2018 au Malawi. Elles avaient été contraintes au partage des points (0-0). C’était dans le cadre des qualifications pour la Can Egypte 2019. Lors du match aller joué le 7 septembre 2018 à Casablanca, le Maroc n’avait pas fait de détail en l’emportant (3-0). Que le Maroc se qualifie pour les quarts de finale, c’est la hiérarchie qui aurait été respectée. Mais l’évènement, ce serait la victoire du Malawi. Sports 25 janv. 2022



YouTube : Cinq astuces pour profiter davantage des vidéos
Site web d’hébergement de vidéos sur lequel les utilisateurs peuvent envoyer, regarder, commenter, évaluer et partager des vidéos en streaming, YouTube est le deuxième réseau social le plus utilisé au monde. Il compte plus de 2,2 milliards d’utilisateurs et offre plusieurs avantages. Mais, les utilisateurs, faute de connaissances, ne profitent pas suffisamment de cette plateforme du géant américain Google. Voici cinq conseils pour tirer meilleur profit de Youtube. Avec son statut de réseau social le plus populaire au monde, YouTube représente 2,29 milliards d’utilisateurs connectés par mois. Selon les données de Statista en 2019, plus de 59 % d’utilisateurs actifs regardent des vidéos au moins une fois par mois dans le monde. Mais, les utilisateurs ne profitent pas suffisamment de ce site web d’hébergement de vidéos multifonctionnel. En dehors d’un simple clic sur le bouton lecture, les utilisateurs de YouTube peuvent envoyer, regarder, commenter, évaluer et partager des vidéos en streaming. Plusieurs astuces existent pour profiter davantage de cette plateforme. Les utilisateurs peuvent facilement lire en boucle une vidéo, faire le clip d’une vidéo YouTube, supprimer l’historique des vidéos vues, créer un gif depuis YouTube ou télécharger une vidéo YouTube. En guise de conseils, premièrement, si une vidéo vous plait au point de vouloir l’écouter encore et encore, il suffit de faire un clic droit avec la souris sur la vidéo pour trouver un paramètre « Lire en boucle » sur YouTube. Deuxièmement, propriétaire de YouTube depuis 2006, Google développe une fonctionnalité qui permet de générer des clips courts d’une vidéo sur YouTube. Une option qui est semblable à celle déjà en place sur Twitch, pour immortaliser un moment particulier d’une diffusion en streaming. L’outil est représenté par un bouton « Extrait » sous la vidéo. Tertio, les utilisateurs ont également la possibilité de faire le ménage dans l’historique des vidéos sur YouTube. Ils peuvent aussi bien suspendre l’historique pour la durée de leur choix ou bien effacer l’historique. Cela peut être fait manuellement, vidéo par vidéo, ou automatiquement, sur l’ensemble de leur profil. Quatrièmement, il existe également une astuce pour créer un gif à partir d’une vidéo YouTube. Il suffit seulement pour l’abonné de franchir l’obstacle en passant par un site tiers, qui est accessible très simplement en jouant sur l’Url de la vidéo de YouTube et en ajoutant devant le préfixe « gif ». Cinquièmement, les internautes doivent savoir qu’il est aussi possible de télécharger les vidéos YouTube que l’on voudrait conserver sur son ordinateur. L’absence de bouton dédié est compensée avec quelques manipulations relativement accessibles. Pour cela, il faut se servir de VLC, un logiciel libre spécialisé dans la lecture multimédia. Seul bémol, le format récupéré est en HD Ready. Société 25 janv. 2022


Atelier de cadrage du projet e-Education : Optimiser les systèmes d’information de gestion des acteurs
En présence de ses collègues des trois ordres d’enseignement, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a présidé, vendredi 21 janvier dernier, à Cotonou, la cérémonie de lancement de l’atelier de cadrage du projet e-Education. A cette occasion, les ministres ont donné les orientations aux acteurs du numérique et de l’éducation en vue de la mise en œuvre du projet. Projet transversal impliquant le ministère du Numérique et de la Digitalisation et les ministères en charge des trois ordres d’enseignement, e-Education a été au cœur d’un atelier de cadrage, vendredi 21 janvier dernier à Cotonou. « Notre dynamique est de mettre le numérique au service de l’éducation afin de permettre à l’éducation de tirer meilleur profit du numérique », a déclaré Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation au lancement des travaux. Selon elle, engagé depuis 2016 dans la modernisation du secteur de l’éducation-formation, le gouvernement du président Patrice Talon ayant consenti de forts investissements dans la mise en place des infrastructures, plateformes et solutions numériques n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Pour elle, la meilleure transmission du savoir à travers les services et outils du numérique est plus que jamais possible au Bénin. « Nous sommes convaincus que le numérique peut offrir des opportunités à l’éducation », a-t-elle ajouté. A l’en croire, beaucoup de projets du gouvernement dans ce secteur génèrent des résultats et il va falloir unifier et optimiser les systèmes d’information de gestion des élèves, des étudiants et du personnel d’encadrement en vue de permettre une meilleure gouvernance financière et statistique dans le système éducatif béninois. « Il faut que nous arrivions à avoir une boussole pour l’ensemble des projets du secteur de l’éducation » , a-t-elle préconisé. Aristide Adjinakou, directeur des opérations de l’Assi se félicite de la mobilisation des acteurs du numérique et de la digitalisation ainsi que ceux de l’éducation autour de cet atelier au terme duquel des fondamentaux du système d’information à mettre en place ainsi qu’une feuille de route du projet e-Education seront définis. « Notre défi est entre autres de préparer les enfants à utiliser les technologies, d’améliorer la gestion du système éducatif béninois, le suivi des apprenants et de fiabiliser les diplômes », a-t-il confié avant d’énumérer les avantages du numérique pour les apprenants, les enseignants et le personnel d’encadrement. Pour lui, cette étude qui va durer trois mois va permettre d’harmoniser les initiatives dans les secteurs de l’éducation et du numérique. C’est le lieu pour Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire, de saluer les acteurs ayant contribué à l’organisation de ces assises avant de solliciter leur accompagnement pour l’atteinte des objectifs. « J’invite tous les cadres à jouer leur partition et à faire preuve d’ouverture d’esprit pour l’atteinte de meilleurs résultats pour le bonheur du système éducatif béninois », a-t-il souhaité. Abondant dans le même sens, Eléonore Yayi Ladekan, ministre de l’Enseignement supérieur et Kouaro Yves Chabi de la Formation professionnelle comptent sur la collaboration entre les hauts cadres des universités, les équipes de l’Assi et les experts du cabinet recruté pour l’aboutissement du projet. Société 25 janv. 2022


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