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Nouvelles

Guinée-Bissau – Nigeria : Les Super Eagles pour boucler en beauté
Les Super Eagles du Nigeria affrontent les Lycaons de la Guinée-Bissau, pour le compte de la troisième journée dans le groupe D, ce mercredi 19 janvier au stade Roumde Adji (Garoua) à 20 h 00. Leader de la poule, le Nigeria aura à cœur de finir cette première phase en beauté tandis que la Guinée-Bissau devra s’imposer pour arracher son billet pour les huitièmes de finale. Leaders de leur groupe et assurés d’être qualifiés après avoir réussi leurs deux premières sorties, les Super Eagles du Nigeria affrontent les Lycaons de la Guinée-Bissau ce mercredi 19 janvier, lors du dernier match de phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 au stade Roumde Adji (Garoua). Sur une série de cinq matchs sans défaite, les Super Eagles voudront terminer cette première phase de la compétition en beauté. Favoris du groupe D, ils disposent des atouts nécessaires pour faire échouer la machine bissau-guinéenne. Même sans leur vedette Osimhen, les Super Eagles sont premiers de leur groupe avec 6 points en deux matchs. La composition de l’équipe est inspirante et donne envie de croire à un carton plein face à l'adversaire du jour. Auteur de deux beaux matchs contre l’Egypte (1-0) et le Soudan (3-1), le Nigéria est très solide dans cette compétition et semble assumer son statut de favori. La sélection nigériane n’a pas été réellement inquiétée depuis le début du tournoi et n’aura qu’à assurer face au petit poucet du groupe. Cette rencontre reste tout de même importante pour les deux formations. Les Lycaons avec seulement 1 point-1 (un nul et une défaite) devront remporter pour espérer se qualifier alors qu’un match nul devrait suffire aux Nigérians pour terminer en tête du groupe. Impressionnants face aux Pharaons d’Egypte lors de la deuxième journée, les Bissau-Guinéens sont capables de défier les Super Eagles pour se retrouver parmi les meilleurs 3es si l'Egypte bat le Soudan. Baciro Candé, le sélectionneur de cette formation bissau-guinéenne, 106e au classement Fifa, peut encore compter sur le défenseur Opa Sangante (Châteauroux, National), le milieu Moreto Cassama (Stade de Reims) et l’attaquant du Sporting Club de Braga Piqueti Djassi Brito Silva pour arracher la qualification. Ainsi, la sélection bissau-guinéenne garde ses chances intactes. Il faudra toutefois que les joueurs bissau-guinéens qui n’ont toujours pas inscrit de but dans cette édition de la Can fassent beaucoup mieux sur le plan offensif pour passer ce cap. Sports 19 janv. 2022


Biodiversité marine : Au Bénin, les tortues ont des anges gardiens
Tout au long de la côte béninoise, les tortues marines retrouvent la sérénité pour se reproduire. Nuit et jour, des pêcheurs et écogardes veillent au grain. L’Etat vient en renfort avec la création de deux aires marines protégées. Arangés derrière une ligne de départ, ils font tous un vœu. « Je te souhaite longue vie et la chance de revenir au Bénin ». La petite gracia, 8 ans, souffle ainsi dans la carapace de son bébé tortue. Sur la plage de Tokplégbé, à l’Est de Cotonou, la course va enfin démarrer entre la vingtaine de bébés tortues en lice. Aussitôt libérés par leurs porteurs, ce samedi 15 janvier 2022, ils s’empressent de retrouver le chemin de l’Océan. En cinq minutes, ces petits animaux de mer se sont laissés emporter par le creux des vagues, sous les ovations de leurs porteurs. Les plus lents se feront aider. Mais l’enthousiasme atteint son paroxysme quand il s’est agi de libérer en mer une tortue olivâtre adulte. Patrice Sagbo, écologiste, repousse la ligne pour faire de l’espace à l’équipe chargée de prendre les mesures à consigner sur une fiche. Attention aux âmes sensibles : deux bagues portant les inscriptions BJ 2713 et 2714 sont enfoncées dans les pâtes de la tortue au dos large de 42 cm. « L’importance des bagues, c’est que quand on retrouvera cette tortue, ailleurs, comme sur les côtes américaines, on saura qu’elle a pris par le Bénin», explique-t-il. « Que Dieu te protège ! » Cette tortue a été retrouvée sur la côte, trois jours plus tôt, par Romain Coffi, pêcheur à la plage le Bélier. Il était tombé sur deux espèces lors de son aventure de pêche. « Elles étaient deux. La seconde qui est un peu plus grosse a été relâchée parce qu’elle était déjà baguée. Puisque celle-ci ne portait pas une inscription, je l’ai ramenée pour qu’on en prenne soin et que les éco gardes puissent l’enregistrer », confie-t-il. Et c’est avec fierté qu’il suit des yeux l’espèce qui retourne dans son milieu de vie et à qui la foule ne cesse de dire au revoir. « Que Dieu te protège!», entend-on sur la plage. C’est une chance qu’elles n’aient pas été tuées. Le littoral béninois est une zone de reproduction prisée. Lors d’une aventure, les pêcheurs retrouvent une dizaine de jeunes tortues dans leurs filets, et parfois moins. Ils savent désormais quoi faire. «On appelle les écogardes pour qu’ils viennent les chercher. Parfois, je les ramène moi-même sur moto », souligne Romain Coffi. Les écogardes, une cinquantaine, sont des bénévoles qui veillent sur les œufs que pondent les tortues sur les plages, jusqu’à l’éclosion, deux mois après. Grâce à leurs actions, les menaces commencent à être repoussées. « Avant, il n’y avait pas de restrictions en tant que telles. Du moins, nous n’avions pas connaissance de textes qui interdisaient la consommation de ces espèces. Quand on a su que c’est interdit d’en consommer et compris l’enjeu, on s’engage. Nous en prenons soin », martèle-t-il. Des signes de retour Des huit espèces au monde, on retrouve au moins six dans l’Atlantique dont quatre connues. La première, c’est la tortue « luth », localement appelée ‘’Agbossèguè’’. Elle peut atteindre 700 voire 900 kg. Ensuite, il y a la tortue olivâtre, une espèce moyenne qui vient sur les côtes du Bénin pour pondre ses œufs. Il y a aussi la tortue verte qui se retrouve proche de notre côte mais qui pond rarement des œufs. Sa présence au Bénin se justifie par la disponibilité de certaines algues. Le 3 janvier 2022, quatre tortues vertes ont été sauvées sur cette partie de la côte grâce à la vigilance des écogardes. Elles profitent des aménagements effectués au niveau du Plm Alédjo. « Les tortues reviennent de plus en plus. A côté des rochers, elles viennent consommer les algues. Debout sur les rochers, vous pouvez les voir. Ce qui était impossible par le passé parce que les gens les ramassaient spontanément pour consommer. Les tortues que les pêcheurs nous ramènent souvent, ce sont celles qui ont été baguées et qui ont été lâchées et qui ne sont pas allées loin », se réjouit Bienvenu Djossou. Les écogardes, ces bénévoles formés pour protéger les ressources marines, ne cessent en réalité de faire la ronde. Bienvenu Djossou en est un. Après quinze ans d’expérience, il a su développer des réflexes inédits. « Il faut être écogarde pour comprendre comment ça fonctionne. On retrace le parcours de l’animal, puis on met le piquet là où la tortue a embrouillé le sable avec ses pattes. Quand c’est mou, ça veut dire qu’il y a des œufs. On ne pousse pas le piquet trop loin au risque de les écraser. Une tortue peut pondre jusqu’à 180 œufs. Quand on trouve ces œufs, on les déplace délicatement de sorte à ne pas bouger le contenu. Si ça bouge, ça ne s’éclore pas », renseigne Bienvenu Djossou. Il est heureux de voir que les habitudes changent sur la côte et les populations participent aux efforts de protection. On retrouve même des femmes dans le rang des écogardes. « Nous suivons les pêcheurs. Quand ils trouvent des tortues dans leurs filets, ils nous les ramènent pour qu’elles soient baguées et retournées en mer. Mais quand il y a un identifiant, nous relâchons la tortue aussitôt. C’est un travail passionnant mais difficile. On fait assez de va-et-vient. Ce qui est bien, quand on trouve une tortue, on est vraiment heureuse. On s’occupe bien aussi des bébés tortues », témoigne Alexandrine Houndonougbo, une écogarde. L’aubaine des aires marines protégées, Il y a quelques semaines, plus précisément le 5 janvier 2022, le gouvernement a décidé de créer deux aires marines protégées. Une à Donaten, à l’Est de Cotonou et l’autre à l’Ouest en direction de la frontière avec le Togo, prenant en compte la réserve de la Bouche du Roy. «Ces aires marines permettront de sécuriser la mangrove et les ressources halieutiques disponibles dans ces écosystèmes qui regorgent d’une riche diversité biologique menacée ou en voie d’extinction, à savoir: tortues marines, lamantins d’Afrique, baleines et dauphins, diverses espèces de poissons, etc. », renseigne le Conseil des ministres du 5 janvier 2022. Engagé depuis plus d’un quart de siècle pour la protection des espèces marines, Joséa Bodjrènou, directeur de Nature Tropicale, trouve que c’est une aubaine et plaide pour la prise en compte de l’existant. « Les tortues entrent accidentellement dans les filets et les déchirent. Mais dans le même temps, ils sont appelés à sauver les tortues concernées. S’ils peuvent être indemnisés pour réparer leurs filets, ce serait bien. L’Etat pourrait mettre à disposition des pêcheurs des moyens pour qu’ils aillent pêcher plus loin pour préserver leurs conditions d’existence. Les écogardes travaillaient bénévolement, c’est l’occasion de les appuyer pour qu’ils se sentent plus en sécurité et qu’on leur donne les moyens pour faire le travail. Ce qu’ils font est formidable », fait remarquer Joséa Dossou Bodjrènou. Il faut poursuivre la veille et la sensibilisation. « Les tortues sont intégralement protégées. Nous devons mettre dans la conscience nationale que les tortues sont un atout pour le tourisme », insiste Joséa Dossou Bodjrènou. Chacun devrait devenir ainsi les anges des tortues pour l’essor de l’écotourisme. Environnement 19 janv. 2022


Projets de développement financés par l’Afd : L'ambassadeur Marc Vizy constate l’impact dans les localités
Marc Vizy, ambassadeur de la France près le Bénin, était en visite de travail, du 13 au 17 décembre 2021, dans les départements du Borgou, des Collines et de l’Atlantique. C'est pour constater de visu les impacts des différents projets financés par l’Agence française de développement (Afd) et le fonds ‘’Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d’acteurs (Piscca). Retour sur ce périple. A la tête d’une délégation, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, a effectué une descente, du 13 au 17 décembre 2021, au niveau des acteurs des différents projets financés par l’Agence française de développement (Afd) et le fonds ‘’Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d'acteurs (Piscca) dans les départements du Borgou, des Collines et de l’Atlantique. Le lundi 13 décembre 2021, en présence de Zachari Tassou, maire de Bassila et actuel président de l’autorité exécutive de la Communauté forestière du Moyen-Ouémé (Coformo) à Tchaourou, l’ambassadeur de la France au Bénin, Marc Vizy a visité le siège de la Coformo. Cette communauté est née en 2007 de la volonté de cinq communes de la région du Moyen-Ouémé de s’associer dans la gestion de leur patrimoine forestier. Le domaine géré par la communauté couvre désormais neuf communes et s’étend sur plus de 330 000 hectares dans une région considérée comme le principal bassin d’approvisionnement en bois du pays. Pour assurer une gestion durable des ressources forestières, la Coformo met en œuvre diverses actions dont des négociations foncières pour la mise à disposition de foncier, l’élaboration de plans d’aménagements forestiers, la mise en place de structures locales de gestion, la création de marchés ruraux de bois ainsi que le développement de nouvelles activités génératrices de revenus alternatives à l’exploitation du bois comme l’apiculture. Au lendemain de cette visite, l’ambassadeur de la France au Bénin a mis le cap sur l’Institut de formation aux soins infirmiers et obstétricaux (Ifsio) de Parakou. Soutenu dans le cadre du programme Equité, sur financement de l’Agence française de développement, l’Ifsio développe son offre de formation à travers la création de deux masters (niveau Bac +5) : un dédié à l’instrumentation chirurgicale et l’autre à la santé sexuelle et reproductive. Ces deux masters vont accueillir des promotions d’une vingtaine d’étudiants chacun. Dix bourses par an et par master seront également octroyées pour faire en sorte que les difficultés économiques ne soient pas un obstacle à la formation. A travers le programme Equité et sa composante Ifsio, la France accompagne le gouvernement béninois dans l’amélioration de la santé des populations. Toujours dans la journée du mardi 14 décembre, Marc Vizy a visité un des sites du projet ‘’Tazco’’. Il s’agit d’un projet financé par l’Afd et qui bénéficie de l’appui technique du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Il améliore durablement les revenus des exploitations et les rendements agricoles dans les zones cotonnières du Bénin. En effet, il appuie la restauration et l’amélioration de la fertilité des sols, grâce à l’adoption de pratiques agro-écologiques et une mécanisation adaptée. Après une visite sur le site d’expérimentation basé à Okpara, en périphérie de Parakou, l’ambassadeur de la France a rencontré les cultivateurs de Kominguéa qui utilisent désormais ces nouvelles méthodes de culture. Réduire la pauvreté La délégation conduite par Marc Vizy s’est rendue, mercredi 15 décembre, chez un groupe de jeunes filles vulnérables qui bénéficient du projet ‘’Piscca’’ de maraîchage intégré et d’élevage avicole. Grâce au Piscca 2021, ces jeunes ont bénéficié d’une formation et d’un accompagnement qui leur ont permis de créer un périmètre maraîcher et de développer l'élevage de volaille. A travers cet appui, l’ambassade entend offrir des solutions concrètes d’activités économiques aux femmes en situation de vulnérabilité. Ensuite, l’ambassadeur a visité le Projet d’appui à la médicalisation des zones rurales défavorisées, dans le cadre d’un partenariat entre l’Organisation non gouvernementale française ‘’Santé Sud’’ et l’association béninoise ‘’Amis’’. Ce projet installe de jeunes médecins généralistes béninois dans les zones rurales défavorisées pour améliorer l’accessibilité à des soins de qualité tout en permettant aux jeunes médecins sans emploi de pratiquer leur métier. Les jeunes médecins reçoivent une aide matérielle à l’installation ainsi qu’une formation spécifique en santé communautaire. Ce projet est financé par l’Afd et contribue au bien-être des populations isolées. L’ambassadeur de la France près le Bénin a pu aussi échanger, le 15 décembre, avec l’empereur de Nikki. Dans la journée du jeudi 16 décembre, Marc Vizy a visité la retenue d’eau d’Odo Otchèrè réhabilitée par le Projet d’appui au développement agricole des Collines (Padac). Ce projet financé par l’Afd permet aux populations des alentours de subvenir à leurs besoins alimentaires. La retenue d’eau était fortement ensablée et envahie par des plantes aquatiques, ce qui réduisait les volumes d’eau mobilisables pour le maraîchage. D’importants travaux de réhabilitation sont donc en cours de réalisation à savoir le désensablement de la cuvette, le rehaussement de la digue, la reconstruction de l’évacuateur de crue et du chenal d’évacuation. Après cette étape, Marc Vizy a aussi visité la provenderie du ’’Groupe de production et de services agricoles’’ (Gpsa) de Glazoué. Accompagnement des jeunes filles Le vendredi 17 décembre, la délégation conduite par Marc Vizy s’est rendue à Allada pour visiter l’usine de production ‘’Les Fruits Tillou’’, spécialisée dans le jus et l’ananas séché. L’Union régionale des producteurs de l’Atlantique et du Littoral (Urp Al) a aussi accueilli l’ambassadeur de France au Bénin. Ce dernier a rencontré les membres d'une association qui permet à 45 jeunes filles en situation de grande vulnérabilité, de développer une activité génératrice de revenus. Bénéficiaires d’une formation en technique de culture de champignons comestibles, en élevage de poulets et en saponification, ces jeunes filles sont aujourd’hui constituées en coopérative paysanne grâce à l’appui de l’Urp Al. Un accompagnement social et médical est également fourni par l’association à ces jeunes filles, qui ne peuvent pas toutes compter sur un encadrement familial adéquat. Ce projet bénéficie aussi de l’appui du Comité français pour la Solidarité Internationale et est financé par la Fondation de France. Marc Vizy n’a pas manqué de rendre visite aux ‘’Eleveurs Sans Frontières Bénin’’ (Esfb). La délégation française a rencontré les acteurs de ce projet permettant à 33 jeunes filles de bénéficier d’une formation en cuniculiculture. Organisées en coopérative paysanne, ces jeunes filles sont aujourd’hui en contact avec des entreprises locales, ce qui leur permet d’avoir un accès direct aux marchés. La délégation a pu visiter plusieurs élevages qui comptent désormais chacun plus de 250 lapins. En échangeant avec des bénéficiaires du projet, elle a pu constater que ces jeunes filles sont souvent contraintes de quitter le système scolaire par manque de moyens. Sans emploi avant le lancement du projet, elles étaient désœuvrées et n’entrevoyaient pas de perspectives positives d’avenir. Ce projet bénéficie aussi de l’appui de l’association française Eleveurs sans Frontières. Société 19 janv. 2022


Magloire Dochamou au sujet de l’importance de l’assurance pour tous : « L’assurance préserve l’intégrité de l’individu et contribue au financement de l’économie »
Vice-président de l’Association des sociétés d’assurances (Asa) du Bénin, Magloire Dochamou déplore la faible souscription des contrats d’assurances par les populations. Tout en proposant, dans cette interview, des pistes de solutions pour améliorer la capacité d’intervention des assureurs auprès de celles-ci, il souligne l’importante de l’assurance dans la préservation de l’intégrité physique de l’individu, de sa famille ainsi que de son patrimoine et sa contribution au financement de l’économie. La Nation : En votre qualité de haut cadre du secteur de l’assurance, que peut-on comprendre par assurance? Magloire Dochamou : L’assurance est un mécanisme par lequel des personnes exposées à des risques de la vie quotidienne décident de s’en prémunir en souscrivant un contrat auprès d’une société appelée assureur avec la promesse qu’en cas de réalisation du risque, l’assureur assumera la prise en charge des conséquences financières pour soulager ces personnes. Pourquoi faut-il s’assurer ? Pour répondre à cette question, j’emprunterai une approche pédagogique basée sur des démonstrations par des exemples concrets tirés de notre quotidien. Je suis propriétaire d’une moto ou d’une voiture. Si à l’instant, je cause des dommages à autrui ou si je subis des dommages dans le cadre d’un accident de la route, suis-je capable de débourser 1, 2, 3, voire 5 millions pour réparer les dommages ? Si je décède brutalement des suites de maladies ou d’accidents, mes enfants pourront-ils poursuivre leur scolarité facilement ou devront-ils abandonner l’école, faute de moyens ? Je suis travailleur, j’irai à la retraite dans 5, voire 10 ans, aurai-je les moyens de vivre décemment ou de me soigner étant donné qu’à la retraite, les revenus du travailleur baissent et qu’il ne bénéficie plus de l’assurance santé souscrite par son employeur lorsqu’il était en activité ? Si à chacune de ces questions la réponse est ‘’Non’’ ou hésitante, vous devez vous assurer, car les assureurs ont des solutions pour vous permettre de répondre par oui à toutes ces questions et même au-delà. Sous nos cieux, il est constaté que beaucoup n’ont pas le réflexe de souscrire une police d’assurance. À quoi cela est-il dû ? Généralement, le défaut d’assurance des populations s’explique par les croyances. On pense que c’est Dieu ou ce en quoi chacun croit qui protège. Il y a aussi le manque de moyens et la perte de confiance aux assureurs. Ce sont les trois raisons régulièrement invoquées par les personnes pour ne pas s’assurer. Me concernant, je pense qu’il y a une asymétrie d’informations entre les assureurs d’une part et les autres acteurs tels que les populations, les Etats, les entreprises, les médias, les leaders d’opinion d’autre part, sur l’importance de l’assurance dans la vie des populations et de la nation et surtout son fonctionnement. J’ai la conviction que si ce problème de communication est réglé, le réflexe de la souscription viendra et tout le monde s’en réjouira. Que faire pour changer la donne ? C’est un impératif aujourd’hui de continuer par sensibiliser les populations sur le bien-fondé de l’assurance, sur le fonctionnement du secteur des assurances afin que chacun sache ce dont on parle afin d’éviter malheureusement et bien souvent les procès qui sont faits aux assureurs. En plus de cette sensibilisation qui doit se faire dans un langage accessible et porter également sur le contenu des produits d’assurances et comment se faire indemniser en cas de réalisation du risque, les assureurs doivent travailler à la mise à disposition des populations des produits d’assurance répondant à leurs préoccupations courantes à des prix accessibles au plus grand nombre. En outre, on ne parle pas souvent de cet aspect qui est pourtant le levier qui va à coup sûr booster le secteur de l’assurance dans nos pays, c’est ce rôle longtemps occulté de l’État qui se doit de créer le cadre institutionnel nécessaire qui rendrait obligatoires certains produits d’assurance, tout en contribuant de façon énergique à la sensibilisation des populations et en veillant à ce que les assureurs respectent leurs engagements vis-à-vis des assurés et bénéficiaires de contrats d’assurances. Enfin, les médias et les leaders d’opinion qui doivent s’approprier les notions d’assurance et mieux s’imprégner du fonctionnement des sociétés d’assurance pour éviter la désinformation et mieux sensibiliser les populations à la base avec l’assistance des assureurs bien sûr. Et je suis d’avis que ceci ne peut être réellement fait sans une action concertée et des objectifs clairement définis par les instances en charge du secteur de l’assurance dans les Etats. Je ne vais pas mettre la charrue avant les bœufs, mais une chose est certaine, les assureurs à l’avenir utiliseront les médias, mais autrement que dans le rôle dépassé de diffuseurs de visuels qui vantent les produits d’assurance. Il faut aller au-delà et nous en sommes conscients. Il y va de la vitalité de ce secteur à fortes potentialités de contribution au financement de l’économie et de création d’emplois pour les jeunes diplômés. Il y va surtout de l’amélioration progressive de la relation entre les assureurs et les populations. Vous conviendrez avec moi, dès lors que nous pouvons nous assurer, que les médias, les leaders d’opinion et les gouvernants contribuent davantage à la sensibilisation des populations à l’importance de la souscription massive aux produits d’assurance, tout en s’assurant que les assureurs eux-mêmes communiquent mieux sur le contenu de leurs produits qu’ils rendent accessibles à toutes les couches de la population, tout en travaillant à la bonne tenue de leurs engagements en cas de sinistre , il n’y a pas de raison que la donne ne change pas. Mieux, fort de l’effectif de la population africaine estimée à près de 1,4 milliard d’habitants, nous pouvons créer les conditions non seulement de l’amélioration significative des prestations des assureurs envers les populations mais surtout d’une contribution plus forte des assureurs à la mobilisation des ressources internes pour financer le développement de nos Etats. C’est pour cela que nous disons que souscrire à une assurance va au-delà d’une assurance de véhicule, de motocyclette, voire d’habitation, mais cela contribue au développement socio-économique de nos Etats. Si nous le comprenons comme tel, on aura fait un grand pas. Quelle place occupe l’assurance dans la vie d’un individu ? Au vu de ce que je viens d’expliquer, l’assurance devrait avoir une place de choix dans la vie de l’individu puisqu’elle permet à l’individu de se protéger lui-même, sa famille et surtout les biens acquis souvent au prix de beaucoup de sacrifices. En principe, chaque individu doit consacrer un budget minimum à l’assurance chaque année en fonction naturellement de ses revenus et de ses priorités en termes de risques à couvrir. Au Bénin par exemple, si le tiers de la population estimée à plus de 12 millions consacre ce budget annuel à la souscription de polices d’assurances, on aurait une mobilisation de ressources pour le secteur des assurances de 146 milliards F Cfa contre environ 65 milliards F Cfa actuellement, soit 2,5 fois les primes collectées actuellement par les entreprises d’assurances. Sur dix ans, c’est environ 1500 milliards F Cfa qui seront collectés par les assureurs. Vous conviendrez avec moi qu’avec ce niveau de collecte de primes, tout le monde y gagnerait, notamment les assurés (populations), car les assureurs auront plus de moyens pour faire face aux sinistres et dans de meilleurs délais, l’Etat qui va pouvoir emprunter auprès des assureurs pour financer ses projets notamment les routes, les hôpitaux, les écoles, les adductions d’eau... En direction des mêmes populations, les établissements financiers qui sont le réceptacle naturel des primes collectées par les assureurs utiliseront ces fonds pour financer les particuliers et les Pme ; bref toute la chaîne économique se renforcera. C’est ça la place qu’occupe l’assurance dans la vie de l’individu, une place de préservation de l’intégrité physique de l’individu et de sa famille ainsi que de son patrimoine d’une part, et de contribution importante au financement de l’économie d’autre part. C’est pour cela que nous invitons les Africains en général et les populations béninoises en particulier à s’assurer massivement. N’y-a t-il pas des failles à corriger au sein de cette corporation ? Il y a certainement des points à améliorer au niveau des assureurs, je n’en disconviens pas et croyez-moi, nous y travaillons. Peut-être faudrait-il qu’on communique mieux dessus pour rassurer les populations. Mais après, il faut prendre conscience du fait que seuls, les assureurs ne pourront pas changer la donne et redonner confiance aux populations. C’est une œuvre collective qui nécessite que chaque acteur de la chaîne joue sa partition. Il ne s’agit pas de pointer constamment du doigt les assureurs qui, rappelons-le, doivent faire des efforts pour améliorer leurs prestations vis-à-vis des assurés, mais de prendre conscience du rôle social et économique de l’assurance dans nos économies afin d’agir ensemble en toute responsabilité pour le développement du secteur qui impactera positivement la vie des populations. Le débat que nous menons, le financement des centres de santé, des écoles, des routes et autres œuvres sociales au profit des populations sur mobilisation de ressources propres, en recourant le moins possible aux marchés financiers internationaux en dépend. En quoi l’Etat peut-il aider les maisons d’assurance ? Je suggère qu’en sus de s’assurer par le biais de ses structures de contrôle que les assureurs tiennent leurs engagements à l’endroit des assurés, l’Etat se joigne aux assureurs pour inciter les populations à s’assurer massivement. Il ne s’agit pas pour lui de faire de la sensibilisation sur les produits mais d’attirer l’attention des populations sur le fait que s’assurer, c’est préserver sa famille, soi-même et ses biens. Ensuite, l’État, et je m’intéresse surtout au Bénin, dont le développement me tient surtout à cœur, doit envisager, comme c’est le cas en Europe, l’élargissement dans le cadre d’une étude du nombre d’assurances obligatoires, compte tenu de leurs caractères importants pour le bien-être des populations et des effets induits sur le financement de l’économie. Enfin, il est important que, pour les assurances obligatoires existantes et celles à venir, l’Etat s’assure de leur respect par les populations sinon, cela n’aurait servi à rien de les instaurer. Je voudrais inviter nos Etats à mieux s’approprier la question du développement de l’industrie des assurances en Afrique en général et au Bénin en particulier. Car avec une industrie des assurances forte, l’Etat dispose d’un partenaire solide financièrement pour mieux accompagner le développement économique et social du pays. Société 19 janv. 2022


Gestion du budget 2022 en mode programme : Martin Assogba salue une réforme majeure
Le directeur exécutif de l’Ong Alcrer, Martin Assogba et ses pairs ont salué le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats, à travers le vote d’une loi de finances en mode programme à exécuter en mode programme pour le compte de l’exercice 2022. « L’Ong Alcrer se réjouit de l’avènement de cette réforme majeure des finances publiques mise en œuvre par le gouvernement et qui vise l’amélioration de l’efficacité de l’action publique… », a indiqué, dans un communiqué, le directeur exécutif de l’Ong Alcrer, Martin Assogba. En effet, depuis le 1er janvier dernier, le Bénin a voté, pour la première fois, une loi de finances en mode programme qui sera également exécutée en mode programme. Une nouvelle approche de gestion budgétaire consacrant le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats, précise l’Ong Alcrer, pour le bénéfice des citoyens, des usagers, des contribuables et des agents de l’Etat d’une part et l’instauration de la transparence dans la gestion publique, en rendant notamment plus lisibles les documents budgétaires à la fois pour le parlement et pour le citoyen d’autre part. Tout en félicitant le gouvernement pour la mise en œuvre de cette réforme qu’ils attendaient depuis 2017, Martin Assogba et ses pairs invitent les cadres à divers niveaux de responsabilité à une implémentation efficace et loyale de ladite réforme. L'Ong Alcrer exhorte le parlement à un contrôle accru de l’efficacité de la dépense publique, non seulement dans le cadre de l’examen des lois de finances à travers les rapports annuels de performance, mais aussi dans le cadre de son contrôle permanent. « Grâce à cette réforme, le programme constitue, dorénavant, l’unité´ de vote a` l’Assemblée nationale. Il regroupe les ressources destinées a` la mise en œuvre d’une action ou d’un ensemble d’actions représentatif d’un pan de la politique publique. Ce nouveau mode de gestion axe´ sur la performance permettra de démontrer des résultats souhaités par le citoyen, le contribuable et l’usager », souligne Martin Assogba. Pour lui, le passage à une gestion budgétaire axée sur les résultats impose aux Organisations de la société civile, une veille plus soutenue. Et l’Ong Alcrer est d’ores et déjà mobilisée pour jouer sa partition en vue de l’optimisation de la dépense publique et surtout veiller à ce que les responsables de programmes rendent effectivement compte à travers les rapports annuels de performance. « Alcrer travaillera à ce que ces rapports soient rendus accessibles pour permettre aux citoyens de s’informer de l’utilisation des fonds publics et surtout des résultats atteints par le gouvernement dans divers domaines du développement », fait observer Martin Assogba qui va conclure en invitant les responsables à divers niveaux à faciliter la tâche à la société civile pour que les résultats attendus de la réforme en termes de transparence, d’intégrité et d’efficacité des actions de développement soient effectivement atteints pour le bonheur des populations du Bénin. Actualités 19 janv. 2022


Pag 2021-2026 / Secteur éducatif : 992 milliards F Cfa prévus pour une formation de qualité
Pour les cinq années à venir, les actions projetées dans le secteur éducatif nécessiteront la mobilisation de 992 milliards F Cfa. La mise en œuvre des réformes et projets permettra d’améliorer la qualité des formations et les conditions d’études et d’augmenter les opportunités d’emplois pour les jeunes. La promotion d’une éducation de qualité et de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (Etfp) constitue l’un des sept axes stratégiques du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Au cours des cinq prochaines années, l’Exécutif entend poursuivre la restructuration du système éducatif, développer l’enseignement et la formation techniques et professionnels, promouvoir la recherche et l’innovation ainsi que l’alphabétisation et l’éducation des adultes. La mise en œuvre des actions envisagées nécessitera la mobilisation de 992 milliards F Cfa, soit 8,25 % du montant total du Pag II estimé à 12 011 milliards F Cfa. Il s’agira non seulement d’améliorer la qualité des formations et des conditions d’études en vue d’appuyer la transformation structurelle de l’économie, mais aussi d’augmenter les opportunités d’emplois grâce à une meilleure convergence entre l’offre et la demande. Pour ce faire, la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Etfp reste une grande préoccupation. « A l’horizon 2025, les jeunes en âge de travailler y compris les personnes à besoins spécifiques, disposent de compétences demandées par le marché du travail pour une croissance économique stable, durable et inclusive », avise le document, avec un besoin de financement chiffré à quelque 323 milliards F Cfa. « L’ambition du gouvernement est de faire de l’enseignement technique et la formation professionnelle un puissant moteur de transformation structurelle de l’économie ainsi que de créer un écosystème favorable à l’entreprenariat », selon Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances. « Le plein emploi passe avant tout par une formation des compétences en adéquation avec les besoins actuels et à venir du marché », justifie-t-il. Pour ce faire, les réformes toucheront les séries de formation dans l’Enseignement secondaire général et le cadre institutionnel de gestion des établissements de formation. Sciences et innovations en lumière L’accent sera mis sur la valorisation des matières scientifiques et la qualité de l’enseignement des sciences, de la philosophie et du français. Le gouvernement entrevoit de mettre en place quelque 30 lycées techniques agricoles modernes, 7 écoles de métiers de référence, 6 lycées scientifiques et 2 écoles normales au cours du quinquennat. En plus, 17 anciens lycées techniques seront rénovés et équipés. Dans cette même veine, un programme de bourses d’études favorisant les filières scientifiques sera déployé ainsi que des mesures spécifiques d’incitation à la recherche et à l’innovation au niveau des universités nationales du Bénin. Au nombre des projets, il est envisagé la mise en place du Centre d’excellence d’Afrique pour l'impact sur le développement et des appuis à l’Université nationale d’agriculture (Una) et à l’Université des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Unstim), le développement de la Cité internationale de l’innovation et du savoir (Ciis Sèmè City). Il est également prévu la mise en place d’un régime de gouvernance des universités publiques, du statut particulier du personnel enseignant incluant un mécanisme d’évolution hors hiérarchie et de maintien en activité après l’âge limite d’admission à la retraite (éméritat) et le renforcement des infrastructures et des prestations des œuvres sociales universitaires. Le Pag II prévoit l’élaboration d’une loi sur le financement des cantines scolaires. Ainsi, le Programme intégré d’alimentation scolaire sera renforcé et étendu aux écoles où le besoin se fait sentir afin d’offrir des repas chauds aux apprenants et de les maintenir dans le système éducatif. Par ailleurs, figurent en bonne place la construction et l’équipement des salles de classe et amphithéâtres, des laboratoires, des bibliothèques dans les différents ordres d’enseignement. Soutiens Le gouvernement a bénéficié en décembre 2021 d’un financement de la Banque mondiale pour le Projet de formation professionnelle et d’entrepreneuriat pour l’emploi à hauteur de 300 millions de dollars, soit environ 174 milliards F Cfa. Cet appui devrait permettre à 46 000 apprenants de bénéficier d’une formation professionnelle de meilleure qualité et répondre aux besoins actuels et futurs du marché du travail, et à 2200 entrepreneurs et entreprises de recevoir une formation et un financement. Le Bénin a également le soutien de la Coopération allemande qui finance le projet « Promotion de la formation professionnelle au Bénin » (Profop) visant à améliorer le cadre institutionnel de l’offre professionnelle formelle, en l’adaptant aux besoins de l’économie locale. Par le biais d’accords de coopération entre les structures de formation et les acteurs locaux, 855 jeunes dont 240 femmes recevront une formation solide dans 15 filières dans les secteurs de l’agriculture et des énergies renouvelables. Education 19 janv. 2022


Championnat amateur féminin de Football : Gazelles vainqueurs, Naja Fc s’incline
La deuxième journée du Championnat amateur féminin de Football s’est déroulée le week-end dernier avec des fortunes diverses pour les équipes en compétition. Vainqueur de l’Umsa par le score de 2-1, les Gazelles sont leaders du groupe B avec 6 points +5. Avec cette deuxième défaite, Umsa est lanterne rouge avec 0 point-7.  Contraint au nul lors de la première journée et battu (2-3) lors de la deuxième journée par Aïnonvi Fc, Naja Football club de Cotonou est 6e au classement avec 1 point-01. Résultats Naja 2-3 Aïnonvi Sam Nelly 3-0 Flèche Noire Umsa  1-2 Gazelles Repos : Tigresses FC Classement  du groupe B 1er Gazelles Fc  06 pts +05 2e  Aïnonvi Fc 06 pts +05 3e  Dynamique Fc 03 pts +06 (-1M) 4e Sam Nelly 03 pts +03 5e Tigresses Fc 01 pt +00 6e Naja Fc  01 pt -01 7e Black Stones 00 pt -04 (-1M) 8e Flèche Noire 00 pt -06 9e  As Umsa 00 pt -07   Sports 19 janv. 2022


15e journée de la Ligue pro de football : 15 matchs prévus
Les rencontres de la 15e journée de la Ligue pro de Football du Bénin sont programmés pour les 19 et 20 janvier 2022. Au nombre de ces matchs, il y aura dans la zone A, le derby entre les Buffles du Borgou et les Panthères de Djougou tandis que dans la zone B, Loto Fc sera aux prises avec l'Union sportive Baboni. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/01/15eme-journee-Championnat-Pro-Phase-12-2.pdf" title="15eme journée Championnat Pro Phase 1(2)"] [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/01/15eme-journee-Championnat-Pro-phase-1-2.pdf" title="15eme journée Championnat Pro phase 1"]   Sports 19 janv. 2022


Historique : un quatuor féminin sur Guinée # Zimbabwe [vidéo]
La Rwandaise Salima Rhadia Mukansanga, 35 ans va devenir ce mardi 18 janvier la première femme à officier un match de Coupe d'Afrique des Nations. Elle sera assistée de la Camerounaise Carine Atemzabong et de la Marocaine Fatiha Jermoumi. La responsable de l’arbitrage vidéo sera la Marocaine Bouchra Karboubi. [embed]https://youtu.be/N3Ea5zlg3t4[/embed] Actualités 18 janv. 2022


Can 2021 : Lions et Syli national à l’heure de la confirmation
Invaincus lors des deux premières journées, les Lions de la Teranga et le Syli national de la Guinée affronteront ce mardi 18 janvier respectivement les sélections du Malawi et du Zimbabwe. Cette troisième journée s’annonce décisive pour Guinéens et Sénégalais qui se doivent de confirmer leur statut de favoris dans ce groupe B. La Guinée et le Zimbabwe s’affrontent ce mardi 18 janvier, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé pour le compte de la dernière journée de la phase de poules de la Can 2021, dans le groupe B. Avec 4 points+1 au compteur, les Guinéens qui partagent la tête de la poule avec les Sénégalais devront faire preuve de plus d’efficacité pour arracher leur billet pour les huitièmes de finale. Après avoir quitté la ville de Bafoussam dans la matinée du samedi 15 janvier, la formation guinéenne a rejoint la capitale camerounaise, Yaoundé. Le sélectionneur Kaba Diawara compte sur la force et la motivation de ses joueurs pour confirmer tout le bien qu’on pense de lui face au Zimbabwe. « Le groupe est soudé et nous continuons à travailler pour corriger au fur et à mesure nos erreurs », a-t-il déclaré hier en conférence de presse. Le Syli national qui n’a encore encaissé le moindre but dans cette compétition mise sur sa défense pour contrer les offensives de la formation zimbabwéenne. Avec un seul joueur à l’infirmerie, l’attaquant Morgan Guilavogui, la Guinée, 79e nation du classement Fifa, est relativement épargnée de la Covid-19. Elle part avec la faveur des pronostics, avec une carapace d’invaincue car en 6 matchs toutes compétitions confondues, la Guinée (3 victoires- 3 résultats nuls) n’a jamais perdu contre le Zimbabwe qui aura son honneur à laver après deux défaites (0 point-2) dans le tournoi. A la même heure à Bafoussam, le Malawi (3 points +0) jouera sa qualification contre le Sénégal (4 points +1). Leaders du groupe B avec le même nombre de points que la Guinée (4 points), les Lions de la Téranga sont quasiment assurés de disputer les huitièmes de finale de la Can 2021. En cas de victoire contre les Malawites, Sadio Mané et ses coéquipiers pourront terminer leader de du groupe B et confirmer leur statut de favori. Défait 1-0 par la Guinée et héroïque (2-1) face au Zimbabwe, le Malawi qui garde encore intactes ses chances de jouer les huitièmes de finale de cette Can 2021, n’a pas droit à l’erreur ce soir. Sports 18 janv. 2022


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