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Nouvelles

Can 2021/Groupe C Le dénouement attendu
Les stades Ahmadou Ahidjo de Yaoundé et Roumdé Adjia de Garoua vibreront ce soir, à partir de 20 heures, aux rythme des dernier matches de la phase de poules de la Can 2021, au niveau du Groupe C. Ils accueillent respectivement les confrontations entre les Panthères du Gabon et les Lions de l’Atlas du Maroc, puis les Black Stars du Ghana et les Cœlacanthes des Comores. Avec deux victoires en deux matches, les Lions de l’Atlas du Maroc sont déjà assurés de jouer le deuxième tour de la compétition. Quant aux Panthères du Gabon, actuellement deuxièmes avec quatre points sur six, ils devaient se méfier des Black Stars du Ghana, à l’affût avec un seul point dans leur escarcelle. Que dire alors des Cœlacanthes des Comores ? Pour espérer une éventuelle place de meilleur troisième, une victoire leur est impérative. Gabon # Maroc : Duel pour le commandement du groupe Avec respectivement quatre et six points engrangés, les Panthères du Gabon et les Lions de l’Atlas du Maroc ont rendez-vous ce soir à 20 heures au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. C’est pour une explication dont l’enjeu sera la première place de leur groupe. En effet, un match nul suffira à faire le bonheur de Achraf Hakimi, Sofiane Amrabat, Munir El Haddadi, Sofiane Boufal et de leurs coéquipiers pour prendre la tête de ce groupe C. Pendant ce temps, les Gabonais auront besoin d’une victoire. En cas de match nul, ils conserveront toujours leur deuxième place qualificative directement pour les huitièmes de finale, quel que soit le résultat de l’autre explication du groupe, à Garoua. Au risque de voir le Ghana prendre le dessus sur les Comores avec un score confortable et leur chiper la deuxième place, toute défaite leur est donc interdite. Si c’était le cas, ils devraient se contenter de l’une des quatre meilleures places de troisième. Au cours de ce match, le Gabon et le Maroc pourraient vouloir assurer. Ils devraient se neutraliser. S’agissant des faces-à-face entre les deux sélections, elles se sont affrontées à 18 reprises, toutes compétitions confondues. Les Lions de l’Atlas s’en sortent avec neuf victoires contre six pour les Panthères du Gabon et trois matches nuls. Jusqu’à présent, les deux nations ne se sont rencontrées qu’une seule fois en phase finale de la Can. C’était en 2012 où le Gabon enregistre une victoire (3-2) lors de la phase de groupes de l’édition. Ghana # Comores : Les Black Stars sous pression Après s’être fait piéger (1-0) par les Lions de l’Atlas du Maroc, puis surprendre (1-1) par les Panthères du Gabon, les Black Stars du Ghana affrontent les Cœlacanthes des Comores ce soir au stade Roumdé Adjia de Garoua. Les poulains de Milovan Rajevac pourraient bien sortir de la Can Cameroun 2021, par la petite porte, en cas de nouvelle contre-performance. Sur le papier et le terrain, le Ghana a un effectif pour lui permettre d’aller au bout. Ne comptant qu’un point sur six possibles à leur actif, une victoire est impérative pour André Ayew, Djiku, Partey et leurs coéquipiers, s’il ne veulent pas voir leur séjour raccourci au Cameroun. Mais privés qu’ils seront des services de l’attaquant de Yeni Malatyaspor, Benjamin Tetteh suspendu par la Caf et de Iddrisu Baba blessé, leur mission ne sera pas du tout aisée. Ils sont sous pression. Pendant ce temps, l’équipe des Comores se lancera dans le match avec un état d’esprit renouvelé et aucun souci de cas de suspension de joueurs dans ses rangs. Ainsi, l’entraîneur Amir Abdou aura son effectif au complet. Certes, avec les deux défaites qu’ils ont concédées face aux Panthères du Gabon (1-0) et aux Lions de l’Atlas du Maroc (2-0), les Cœlacanthes ont hypothéqué leurs chances de qualification pour les huitièmes. Seule une victoire conditionnée à un sacré concours de circonstances peut leur permettre d’envisager de terminer parmi les quatre meilleurs troisièmes. Ils ont également l’occasion de marquer l’histoire avec leur premier point, pour leur première participation à une phase finale de Can. Sports 18 janv. 2022


Quotidien des personnes vivant avec le Vih : Faire reculer les frontières de l’auto-stigmatisation
L’auto-stigmatisation des Personnes vivant avec le Vih Sida est encore présente. Celles-ci justifient leurs comportements au moment où les associations le déplorent. « Ce sont les Personnes vivant avec le Vih qui s’auto-stigmatisent maintenant ». Cette affirmation de Rock Houngbo, directeur exécutif du Réseau des associations des personnes vivant avec le Vih Sida (Rebap+) n’est pas gratuite. D’autres membres du réseau confirment cette tendance qui ne favorise pas la lutte contre cette pandémie. L’auto-stigmatisation ou stigmatisation interne se traduit par plusieurs comportements. Valentin Nassara, président du Rebap+, en parle avec amertume. « Certaines Pvvih se lancent dans des pratiques d’auto-stigmatisation qui ne sont pas appréciables. Il y en a qui changent de vêtements en se rendant au centre de santé pour leur dotation en produits pharmaceutiques. C’est leur manière de ne pas se faire reconnaître », rapporte-t-il. D’autres encore, poursuit le président du réseau, préfèrent aller dans des centres de santé qui ne sont pas de leurs localités. D’une manière générale, de nombreuses Pvvih parmi les 75 770 enregistrées en décem-bre 2020 ne parviennent pas encore à surmonter leur situation et à l’assumer à l’égard de la société. C’est en réalité le développement d’un sentiment de honte qui peut entraîner une faible estime de soi, un sentiment de moindre valeur et une dépression. « La stigmatisation interne peut aussi amener une Pvvih à éviter un contact social et intime ou à s’exclure de l’accès aux services et opportunités, de peur de voir son statut révélé ou d’être victime de discrimination à cause de son statut séropositif », indique le rapport de l’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih Sida au Bénin. Côté statistiques Les responsables des 80 associations de Pvvih au Bénin mènent des actions de sensibilisation pour faire descendre la courbe de l’auto-stigmatisation. Mais le constat laisse comprendre que les fruits ne tiennent pas encore la promesse des fleurs. L’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih Sida au Bénin le montre bien. Selon les résultats de l’étude, « au cours de ces douze derniers mois, à cause de leur séropositivité, 15,4% de Pvvih enquêtées ont choisi de ne pas participer à des rencontres sociales et 9,2 % ont choisi d’éviter d’aller dans un centre de santé ou à l’hôpital au moment où ils en avaient besoin ». Ce qui naturellement les a empêchées de bénéficier à un moment donné des soins de santé. L’auto-stigmatisation a bien d’autres visages révélés par le rapport de l’enquête. « Au cours des 12 derniers mois, à cause de la séropositivité, 4,6 % des enquêtés ont choisi de ne pas postuler à un ou des emplois, 14,5 % ont choisi de s’isoler de leurs familles et amis puis 12,3 % ont décidé de ne pas avoir des relations sexuelles », indique le rapport. Cependant, les auteurs de ces comportements ne manquent pas d’explications. « 67,2 % pensent qu’il est difficile de parler aux gens de sa séropositivité, 34,6 % ont l’impression d’être sales par le fait qu’elles sont infectées par le Vih et 38,7 % ont le sentiment de culpabilité du fait d’avoir le Vih », indique l’enquête réalisée en 2021. Dans le même rapport, il se dégage que 48,9 % de Pvvih enquêtées ont le sentiment de honte, 35 % ont la sensation d’être inutiles du fait de leur séropositivité et 72,8 % cachent leur séropositivité à leur entourage. Au regard de ces faits qui font régresser la lutte contre le Vih Sida, il est nécessaire de renforcer la communication, la sensibilisation et la prise en charge psychologique afin de faciliter le mieux-être de ces personnes. Santé 18 janv. 2022


Ateliers Wikipédia : Contribuer à la plus grande encyclopédie numérique
L’association Wikimédia Bénin en collaboration avec l’association conseil des Activités éducatives du Bénin (Caeb) organise une série d’ateliers pour faire découvrir Wikipédia, la plus grosse révolution encyclopédique au monde et ses projets aux internautes. Les participants seront réunis à Porto-Novo autour du thème : « Viens contribuer à la plus grande encyclopédie numérique au monde pour le partage de la connaissance libre ». Pour Mermoz Adodo, membre de Wikimédia Bénin, au-delà des ateliers, les participants sont appelés à devenir des membres à part entière de la communauté Wikipédia. « Nous voulons faire d'eux de véritables contributeurs pour combler le gap informationnel sur l'Afrique en général et le Bénin en particulier, à travers un Wiki club que nous envisageons d’installer et d’entretenir dans un future proche », ont expliqué les organisateurs. Plusieurs thématiques seront abordées lors de cette série d’ateliers. Les participants pourront être aguerris sur le fonctionnement de l’encyclopédie Wikipédia, la fiabilité ou non des informations présentes et les règles éditoriales de Wikipédia. C’est le lieu pour Wikimédia Bénin d’aider les contributeurs à avoir les clefs pour être autonomes afin de modifier des articles, en créer, mais aussi interagir avec la communauté de Wikipédia. « Nous espérons que cette formation donnera envie aux participants de poursuivre leur découverte par eux-mêmes et leur donner soif d'aventure après notre passage pour cette première cohorte », a-conclu Mermoz Adodo. Société 18 janv. 2022


Marché du secteur du numérique : Une croissance de 7,1 % pour 2022
La progression du marché du numérique sera de l’ordre de 7,1 % en 2022 selon les chiffres de Numeum et Pac Technologies. Une infographie didactique annonce une forte dynamique et souligne de belles perspectives pour cette année. De bonnes perspectives sont annoncées sur le marché du secteur du numérique en 2022. Selon Numeum et Pac Technologies, la croissance devrait atteindre 7,1 %, toutes typologies d’entreprises confondues, cette année contrairement à 2021 où le marché a connu une progression de 6,3 %. Globalement, les budgets It seront en hausse pour une majorité des entreprises sondées par Numeum. Dans le détail, les éditeurs et plateformes cloud signent une progression de 8,3 %, les Esn de 4,4 %. Les sociétés de conseil et de technologies progressent de 5,9%, selon techtalks.fr. Dans le bilan semestriel de l’ensemble du secteur, dénommé « Perspectives économiques et marché de l’emploi du secteur numérique », on note la croissance du marché ainsi que l’essor des recrutements. Le numérique crée de l’emploi en continu et la tendance en 2022 devrait se poursuivre avec de nouveaux recrutements dans deux tiers des entreprises sondées. Concernant les approches sectorielles, Numeum indique que l’industrie lourde représente toujours 29 % du secteur de la transformation numérique. Suivent la Banque (16 %), le secteur public (11 %) ou le commerce (8,4 %). Les observateurs notent à ce titre une « forte accélération des projets, toutes industries confondues ». Les leviers de croissance sont donc naturellement la cloudification (+28 %) qui représente 12,2 milliards d’euros. Suivent le Big data avec une croissance de 23,4 % (pour 2 milliards en valeur). Ces éléments sont le signe que le secteur a su s’adapter aux conditions sanitaires et à la modification de certains modèles. La transformation des modes représente en effet un point clé pour chaque organisation. Les éditeurs de logiciels et les plateformes cloud ont ainsi été peu marqués par la crise entre 2019 et 2020. Selon Godefroy de Bentzmann, Co-président de Numeum, tous les secteurs ont été obligés de revoir à la hausse leurs prévisions de croissance. « Après avoir été prudents fin 2020, nous constatons que la croissance est de nouveau présente », a-t-il fait remarquer. Abondant dans le même sens, Benoît Darde, administrateur de l’organisation professionnelle, annonce l’amélioration de la sécurisation des Systèmes d’Information et des usages liés à la data. Société 18 janv. 2022


Numérique et digitalisation (quinquennat 2021-2026) : Un moteur de transformation de l’économie béninoise
Fidèle à sa vision de faire du numérique un moteur de la transformation structurelle de l’économie béninoise, le gouvernement du président Patrice Talon entend accroître les investissements au profit du secteur durant le quinquennat 2021-2026. Il prévoit d’investir 346 milliards F Cfa dans les infrastructures et services numériques. Le gouvernement a annoncé de gros investissements pour le secteur du numérique, les 7 et 13 janvier derniers, à l’occasion de la présentation des axes stratégiques du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026 aux acteurs publics et institutionnels. Les ressources allouées aux projets vont accroitre en passant de moins de 100 milliards à 346 milliards de francs Cfa. Il va sans dire que le secteur du Numérique et de la Digitalisation restera prioritaire pour le gouvernement durant les cinq prochaines années. De nouveaux projets et réformes sont initiés dans le nouveau Pag, en vue de faire du numérique un moteur de la transformation structurelle de l’économie béninoise. De six projets et six réformes sur la période allant de 2016 à 2021, le secteur du Numérique et de la digitalisation sera marqué par la mise en œuvre de sept projets et quatre réformes au titre du Pag 2021-2026. Lorsqu’on sait que la mise en œuvre du Pag 2016-2021 dans le secteur du numérique et de la digitalisation a permis au Bénin d’accomplir d’importants progrès, en matière de réalisation d’infrastructures, de dématérialisation de l’administration et de développement de l’écosystème, il n’y a pas de doute que de nouvelles prouesses sont attendues les cinq prochaines années. Sous la houlette de la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gouvernement va atteindre inexorablement son objectif de transformer le Bénin en la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest, conformément à la vision du président Patrice Talon. Faut-il le signaler, certains projets entamés en 2016 seront poursuivis. Il s’agit notamment du déploiement de l’Internet haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire national et de la mise en œuvre de l’administration intelligente ou Smart Gouv. Ces deux projets gardent leurs dénominations initiales, suivies de la mention « Phase 2 », dans le document qui a été approuvé en Conseil des ministres du 15 décembre 2021. A ces deux projets reconduits s’ajoutent cinq nouveaux projets : le développement des usages et de la confiance numériques, la transformation numérique des collectivités locales, la modernisation des médias de service public, l’accès des citoyens aux médias et à l’information de qualité et le projet de développement du numérique dans l’enseignement supérieur. Le secteur du numérique et de la digitalisation sera également rythmé par quatre réformes au cours des cinq prochaines années. Il s’agit de la règlementation du déploiement des réseaux locaux numériques pour toute construction à usage professionnel ou collectif, la création d’un observatoire du numérique, la modernisation des cadres règlementaire et institutionnel de l’audiovisuel et de la communication (y compris le code de l’information) et la réforme sur les compétences numériques exigibles lors des recrutements dans la fonction publique. Société 18 janv. 2022


Serge N’Dah au sujet de l’impôt sur les revenus fonciers : « Le locataire doit s’assurer que les 12 % sont versés… »
Serge N’Dah, attaché des services financiers et chef  service du budget à la Direction générale du matériel et de la Logistique au ministère des Finances, apprécie quelques innovations contenues dans le nouveau Code des impôts. La Nation : Le nouveau Code des impôts a suscité une vague de polémique. Que peut-on retenir des dispositions querellées ? Serge N’Dah : Il faut d’abord observer qu’il n’y a eu qu’une amélioration des dispositions  de l’ancien texte, qui au fond n’a pas totalement disparu, car plusieurs articles sont reconduits dans le nouveau code. Parlant de dispositions querellées, il s’agit de celles relatives à l’impôt sur les revenus fonciers et sur les traitements et salaires. L’impôt sur le revenu des personnes physiques dans la catégorie revenu foncier a changé de dénomination et est devenu impôt sur les revenus fonciers avec une baisse du taux d’imposition. Ce taux variait selon le loyer que percevait le propriétaire ou le bailleur. Il fallait que 10 ou 20 % soient retenus à la source comme impôt sur les revenus fonciers (Irf). Selon l’ancien code, c’était 10 % pour les revenus inférieurs à 3 millions F Cfa et 20 % pour les autres revenus. Lorsque l’Etat prend en bail des bâtiments pour installer ses services, il faisait également face à cette obligation vis-à-vis du privé. Il faut dire que cela crée une injustice, parce que nous sommes dans un même environnement économique, et on ne peut pas appliquer 10 % à certains et 20 % à d’autres. C’est pour pallier cette situation que les députés ont décidé de ramener l’impôt sur le revenu foncier à un taux unique de 12 %. Mais il faut que les gens sachent que même s’ils sont locataires, ils doivent s’assurer que le propriétaire ou le bailleur a versé les 12 %. Si vous n’avez pas l’assurance que le propriétaire ira verser l’impôt sur le revenu foncier, vous pouvez prélever les 12 %, que vous irez verser au Trésor au titre d’Irf, parce que vous devez collaborer avec l’administration fiscale. Pour vérifier si le propriétaire verse l’impôt, le locataire se rend à la fin du trimestre au Centre des impôts de sa localité. Si le bailleur n’est pas à jour vis-à-vis du fisc, il reçoit un numéro, et désormais, en voulant payer le loyer, il récupère les 12 %. Le code lui donne le droit de prélever l’Irf à la source et d’aller verser aux impôts contre quittance, ou d’aller directement verser au Trésor. Lorsque l’Etat loue un bâtiment chez un privé par exemple, c’est systématique. L’Etat prend le soin de récupérer ces pourcentages à la source et c’est le loyer net qui est versé au propriétaire. Mais lorsque le locataire ne joue pas sa partition, et la dette fiscale va atteindre un certaint montant, le fisc peut décider de sortir le locataire après des sommations, des avis d’imposition, parce que ça devient une responsabilité solidaire. Le fisc va estimer que ce locataire est de connivence avec son propriétaire. C’est là qu’interviennent les saisies. Imaginez que le locataire a loué les lieux pour une activité, il sera non seulement mis dehors, mais ses équipements seront également saisis. Qu’en est-il de l’impôt sur les traitements et salaires ? Nous avons la disposition qui concerne l’impôt sur les traitements et salaires qu’on appelait Impôt progressif sur le traitement des salaires (Ipts) devenu Impôt sur les traitements et salaires (Its). Cet impôt a également connu quelques aménagements. L’Ipts frappait les salaires à partir de 50 000 F, mais aujourd’hui, au regard de la morosité et étant donné que les salaires seront revus d’ici peu, notamment le Smig qui va monter, les députés ont anticipé et ont souhaité que l’impôt sur les traitements et salaires soit désormais appliqué au-delà de 60 000 F Cfa. L’avantage ici est qu’il s’agit d’un impôt qui favorise la gent féminine, qui respecte le principe de l’égalité entre les sexes. La loi est générale, obligatoire et coercitive, c’està-dire susceptible d’entrainer une sanction contraignante en cas de non-respect, et elle doit être la même pour tout le monde. L’Ipts était favorable aux hommes en ce sens où, lorsque celui-ci avait des enfants, on lui réduisait le taux de l’Ipts compte tenu du nombre d’enfants à charge, alors que la femme n’a droit à rien, puisque lorsque votre mari est fonctionnaire et bénéficie de l’allocation familiale, vous femme n’y avez plus droit mais vous bénéficiez à votre retraite d’une bonification sur enfant. Maintenant, il arrive que certains hommes délèguent l’allocation familiale à leurs femmes, et pour cela, il faut une décision du juge. Ainsi, l’Etat a voulu que l’homme et la femme soient traités de façon équitable, donc qu’on ne tienne plus compte du nombre d’enfants à charge pour réduire l’Impôt sur les traitements et salaires. C’est pour dire que la loi vise l’équité. Quel est le contexte qui a prévalu au vote du nouveau Code des impôts ? Je dirai que le gouvernement avait le souci d’alléger le poids fiscal aux populations. Vous savez que nous sommes dans une conjoncture régionale, voire internationale notamment avec la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Il est demandé aux Etats de prendre des mesures pour ne pas lourdement faire ressentir les répercussions surtout d’ordre financier aux populations. Et comme il a été déjà dit, il est aussi question de simplifier la structure et de corriger les incohérences dans les règles d’imposition qui étaient une source d’évasion et d’optimisation exagérée, d’actualiser les dispositions désuètes, redondantes ou sans objet, d’introduire dans le dispositif fiscal des mesures incitatives pour les Pme-Pmi en général et celles du secteur numérique en particulier, et d’équilibrer les relations entre l’administration et les contribuables avec des dispositions procédurales claires. Est-ce que ce code ne génère pas trop de contraintes fiscales ? Les lois de façon générale et celle fiscale portent forcément des contraintes. Et en réalité, la contrainte vient lorsque vous ne payez pas vos impôts. C’est lorsque vous ne payez pas qu’on vous oblige à répondre aux exigences de la loi. Vous connaissez l’adage : « Qui paie sa dette s’enrichit ». Economie 18 janv. 2022


Menaces terroristes dans l’Atacora : Mesures sécuritaires renforcées, sérénité à Porga
Le renforcement de la sécurité dans la région de Porga, un village de l’arrondissement de Dassari frontalier au Burkina Faso, rassure plus ou moins les populations dans un contexte de menace terroriste. L’attaque terroriste contre la position militaire de Porga, survenue la nuit du 1er au 2 décembre 2021, a conduit au renforcement de la sécurité dans le département de l’Atacora. Robert Wimbo Kassa, maire de la commune de Matéri informe que sur demande du commandant du sixième bataillon interarmes, une série de mesures a été prise afin de faciliter les opérations militaires sur la bande frontalière. En dehors de cette attaque, un accident de char sauté par une mine artisanale sur la piste qui lie le campement à Koulou Koualou a causé plusieurs dégâts. Depuis lors, la forte présence des hommes en uniforme renseigne sur les mesures prises pour venir à bout du phénomène de terrorisme qui perturbe la quiétude des habitants de Tanguiéta, Dassari, Porga, Koulou Koualou et environs… Il faut dire qu’une patrouille des hommes en uniforme quadrille les zones attaquées. La première zone proche du fleuve vers la zone neutre au niveau de Tantchani, un hameau du village de Porga, servant de campement de pêche et de ferme d’agriculteurs, cible des attaques, a été déclarée zone rouge. Les habitants ont été délogés, la localité mise sous le contrôle de l’armée. Selon le maire, après les attaques, certains assaillants ont trouvé refuge dans le campement situé à 500 mètres de la position des militaires. Sur son instruction, les habitants ont quitté le campement. «Les habitants ont quitté le campement. Les forces de sécurité veillent au grain », renseigne Pierre Yani, chef village de Porga. Il faut signaler qu’un cordon sécuritaire est installé autour de la zone. Ce qui, selon les témoignages des habitants de Dassari et de Porga, rassure des mesures sécuritaires prises pour les protéger contre les assauts répétés des terroristes. De Dassari à Porga, les dispositifs sécuritaires limitent les manœuvres des terroristes. Ainsi, la population de Porga est sereine, vaque à ses occupations, parfois sous contrôle des forces de sécurité. « Porga est un peu à l’abri. La population de Porga est sereine », rassure Pierre Yani, chef de village. Il fait référence aux mesures de sécurité renforcées pour empêcher toute infiltration de gens suspects. Perturbation des activités économiques Les attaques dans la région de l’Atacora, précisément vers la frontière à Porga ont entraîné la perturbation des activités économiques. Du côté du campement, les travaux champêtres avaient été interrompus. Mais actuellement, les paysans ont repris progressivement le chemin des champs pour récolter le coton, le riz et d’autres produits agricoles. À la différence que tout se passe sous le contrôle des forces de sécurité. « C’est maintenant qu’on reprend le champ. Pour aller faire la récolte du coton, du riz, … il faut informer les hommes en uniforme qui font la patrouille à l’aller comme au retour. Je salue la collaboration des agents de sécurité. Vraiment, les militaires sont bons », se réjouit le chef de village. Quant aux commerçants qui autrefois exportaient leurs produits vers le Burkina Faso, ils ne sont plus autorisés à le faire. Les écoliers retrouvent le chemin des classes. Appréciant ces perturbations, le chef de village de Porga invite la population à se contenter des marchés locaux de la zone pour ses affaires. À titre d’exemple, Pierre Yani cite le marché de Tantéga qui s’anime chaque mardi. Celui de Matéri s’anime les jeudis. Les vendredis, les marchands peuvent aller au marché de Gouandé et les samedis à Dassari… « Le Bénin dispose de grands marchés, mais les gens aiment aller commercialiser leurs produits au Burkina Faso sans mesurer les risques et les conséquences à la recherche de miettes », fait remarquer le chef de village. Nouvelles attaques déjouées, appel au respect des ordres Le mercredi 12 janvier dernier, une nouvelle attaque a été déjouée par les forces de sécurité burkinabè. Plusieurs sources indiquent que les gens qui ont fui le village de Nadiagou avançaient quand ils ont été stoppés au milieu de la voie par des terroristes. L’alerte donnée, les forces de défense du Burkina Faso installées dans la région ont riposté. Un échange de tirs de longue durée a permis de contrer les assaillants. Face à cette énième attaque, les voies d’accès vers le Bénin ont été bloquées pour empêcher les infiltrations. Un renfort d’hommes en uniforme venu avec des chars s’est ajouté à l’effectif pour conduire les opérations de surveillance du territoire. « Je demande à la population d’obéir aux instructions des forces de défense et de se tenir calmes. Je suggère aux populations de ne plus traverser le fleuve pour aller vers la zone classée zone rouge. Il faut rester vigilant et collaborer avec les forces de défense », conseille Pierre Yani, délégué de Porga. Actualités 18 janv. 2022


Covid-19 : la durée de validité des tests PCR change à l'aéroport de Cotonou
Le Bénin vient de revoir ses exigences à l'endroit des voyageurs à destination ou au départ de l'aéroport international de Cotonou. A travers un communiqué en date du 14 janvier 2022, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin a fait savoir que la validité des tests est de moins de 72h à l'arrivée et de moins de cinq jours pour le départ. Lire les détails ci-dessous. Covid19 : aéroport de Cotonou Actualités 17 janv. 2022


Réflexions : Changeons … et consommons local
Le 24 décembre dernier, devant le grand centre commercial de Cotonou, il était difficile de trouver une place de parking, tant la file des véhicules s’étendait sur plusieurs kilomètres. Quoi de plus normal en période de fêtes de fin d’année, période où une frénésie d’achats s’empare de tous; le monde entier s’en donne à cœur joie. Comme dans beaucoup de pays d’Afrique, au Bénin, nos caddies et paniers regorgent de produits importés au détriment de ceux locaux. Il faut retenir que consommer ‘’importé’’ relève pour beaucoup d’un statut dans l’échelle sociale. Pour la classe moyenne béninoise, acheter dans un centre commercial un produit importé démontre qu’on est « évolué », et que l’on a les moyens, peu importe que ce produit soit de qualité ou non…; d’ailleurs, un constat rapide, la plupart des jouets achetés ce 24 décembre, une semaine plus tard, sont dans un tel état qu’il est difficile de s’en rappeler comme de jouets !!! Selon une étude de la Fao, aujourd’hui, 20 % de notre consommation est importée, représentant selon les années, 30 à 50 milliards de dollars pour l’Afrique subsaharienne. L’International Food Policy Research Institute (Ifpri) estime que l’addition pourrait s’élever à 150 milliards de dollars en 2030. Ces chiffres sont alarmants et devraient nous interpeller. Dans la plupart des supermarchés ou superettes du Bénin, plus de 90 % des ventes sont basées sur des produits importés. En d’autres termes, nous ne produisons pas ce que nous consommons et ne consommons pas ce que nous produisons. Le riz, l’huile, le poisson, la viande, le savon, le lait, les vêtements, les livres, la pâte dentifrice, les jouets, les meubles, la musique, etc… le papier toilette que nous consommons est importé. J’ai même vu récemment de la noix de coco fraiche importée. Depuis que je milite pour le «Consommer Local », je suis souvent sidérée par la réaction de nos cadres face à nos productions locales. Récemment, en proposant des coffrets cadeaux avec 100 % de produits Made in Benin, un directeur de société m’a dit que ce serait mal vu s’il ne rajoutait pas les liqueurs importées dans son coffret. Et pourtant, une liqueur locale comme Captain Awok ou le délicieux vin de bissap du Bénin n’a rien à envier à celles déversées sur nos marchés sans aucun respect des règles d’hygiène et de contrôle. Quel avenir donnons-nous à nos enfants, surtout à ceux de la classe moyenne quand nous les nourrissons au petit déjeuner occidental, de pizzas, de hamburger, de boissons gazeuses alors que localement, nos offres en termes d’alimentation sont de vraies sources de bonne santé ? Que deviendront nos paysans, producteurs agricoles, nos éleveurs, agropasteurs, nos pêcheurs, nos artisans, nos tisserands, nos menuisiers et tous nos entrepreneurs qui s’investissent dans la transformation si nous méprisons ce que nous avons localement ? Récemment, sur un vol national, j’ai constaté et regretté de voir des jus de fruits importés servis à bord alors que le pays est un grand producteur de fruits locaux. Au lieu de blâmer les uns et les autres, il est temps que chacun de nous fasse un effort et apprenne à découvrir les produits locaux et à les consommer. Responsabilité de tous La responsabilité de cette situation est triple : elle est à la fois celle des acteurs des chaines de valeur des productions, celle des consommateurs que nous sommes mais surtout celle des autorités publiques qui sont souvent les premières à consommer « importé ». Il est vrai que pour pousser le consommer local, nos producteurs locaux doivent innover dans leurs offres, dans leur communication et dans l’attractivité de leurs produits. Croyez-moi, beaucoup d’efforts sont faits. Je prends en exemple la variété d’offres que nous voyons par ici et là. Certes, il leur reste encore beaucoup à faire au niveau de la disponibilité de ces produits, de leur accessibilité et surtout de leur qualité mais ils vont y arriver si nous les accompagnons. Les consommateurs que nous sommes devons comprendre les enjeux du « Consommer local ». Quand j’achète local par exemple, mon premier objectif à moi est de réduire mon empreinte carbone liée au transport maritime ou aérien. S’il est vrai que tout le monde n’a pas la même sensibilité écologique, consommer local a aussi pour objectif de développer nos économies locales. Au-delà de la qualité de nos produits locaux, nous devons nous soutenir. Aucun étranger ne viendra aider nos artisans. Malheureusement, nous avons encore cette mentalité de croire que ce qui vient d’ailleurs est de bonne qualité au détriment de ce que nos compatriotes produisent. En ce début d’année, s’il y a un vœu à formuler aux Béninois et aux Africains, ce serait celui de nous aimer, d’être fiers de nous, de nos pays, de nos richesses culturelles, de ce que nous avons, d’espérer nous améliorer. Ainsi, arriverons-nous à développer une économie solidaire, durable, intégrative et solide. Quand j’achète par exemple un coffret cadeaux garni de produits locaux, je fais travailler plusieurs artisans dans mon achat car la quasi-totalité de l’argent dépensé restera au Bénin et fera tourner nos économies locales. Mais ce processus de production, de transformation et de distribution des produits béninois nécessite un acteur de premier plan qui est l’Etat car le rôle du leadership a toujours été prépondérant quant au changement de comportements des populations, de modèle à suivre, d’état d’esprit. On se dit que « Tout est possible quand on a des leaders qui vont au-delà de leurs discours, de ce qu’ils prônent ». En d’autres termes, inciter les populations à consommer local implique que nos leaders, à divers niveaux, soient les premiers à donner l’exemple. Au Bénin, les textes liés aux marchés publics par exemple ne favorisent pas les marchés de l’artisanat, du « Made in Benin ». Pour être plus clair, pour meubler un bureau de l’administration publique, les barèmes des prix sont faits de telle sorte que ce ne sont que les grandes industries du meuble qui sont compétitives. Quand ces trois acteurs à savoir le producteur local, le consommateur et l’Etat joueront pleinement leur rôle, le « Consommer Bénin » prendra tout son sens et deviendra alors : s’habiller local, découvrir et s’approprier le mobilier local, une décoration locale grâce à l’ingéniosité de nos artisans, nos produits d’alimentation, notre tourisme, nos compétences ou entreprises locales d’abord. Avec ce changement radical, nous pouvons renverser la tendance et positionner la consommation du Made in Benin en bonne place dans les habitudes des populations. S’il y a un comportement responsable à adopter en ce début d’année, ce serait de supporter le commerce local en achetant des produits faits avec amour, passion et abnégation par nos artisans. C’est à chaque Africain de promouvoir le «Consommer local ». Le leader, c’est vous et moi qui sommes en mesure d’influencer, de motiver et de pousser à l’évolution des habitudes et comportements de notre communauté? *Activiste sociale Par Sandra IDOSSOU Société 17 janv. 2022


Eglise protestante méthodiste du Bénin : 20 étudiants pasteurs non boursiers appuyés
Le Rassemblement des cadres et leaders protestants méthodistes (Rclpm) a appuyé financièrement 20 étudiants pasteurs de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) en formation théologique à Porto-Novo. Le Rassemblement des cadres et leaders protestants méthodistes (Rclpm) fait œuvre utile à l’endroit de 20 étudiants pasteurs de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin en formation à l’Institut protestant de théologie Georges Gbéyongbé de Porto-Novo. Il leur a octroyé chacun deux mois de bourse à raison de 25 000 F Cfa par mois, soit un total d’un million F Cfa. La cérémonie de remise des enveloppes a eu lieu dans l’après-midi du mercredi 12 janvier dernier, dans les locaux de l’institut. Pour le président du Rclpm, le professeur Jean-Claude Hounmènou, cette somme d’un million a été réunie suite à un appel à mobilisation de fonds lancé à l’issue d’un culte spécial d’action de grâce célébré, le 4 décembre 2021, au Temple Ebénézer d’Abomey-Calavi. Cet appui financier symbolique, selon lui, tient du constat que les étudiants pasteurs non boursiers de l’église étudient souvent dans des conditions précaires, en dépit des efforts et soutiens parfois de leurs familles ou de leurs communautés paroissiales d’origine. Mais ceux-ci s’avèrent insuffisants au regard des besoins vitaux minimaux des apprenants, relève le professeur Jean-Claude Hounmènou. Il se réjouit de la sélection des 20 bénéficiaires les plus méritants au niveau de l’ensemble du cycle de Licence en Théologie. Ces récipiendaires sont pour la plupart des non boursiers et retenus sur la base d’un certain nombre de critères rigoureux dont ceux de l’assiduité au travail et de conduite exemplaire. 50 000 F Cfa par tête Cette action de solidarité, explique le professeur Jean-Claude Hounmènou, est inscrite au titre du programme d’activités 2021 du Rassemblement. Elle s’insère dans la droite ligne des missions assignées au réseau par l’Epmb, notamment accompagner l’église dans l’œuvre d’évangélisation et d’édification de la foi chrétienne au Bénin et dans le monde et soutenir spirituellement, financièrement et matériellement les initiatives allant dans le sens du développement, du rayonnement et de la pérennisation des œuvres de témoignage de l’église protestante méthodiste dans la nation béninoise et dans le monde, a ajouté le président du Rclpm. Il a salué l’engagement de tous ceux qui de près ou de loin ont permis à l’atteinte de ce résultat. Le professeur Jean-Claude Hounmènou a appelé davantage de cadres et leaders protestants méthodistes à se rendre disponibles à l’avenir pour des succès plus éclatants. Le révérend pasteur André Tovihoudji, représentant le président de l’Epmb, a félicité les récipiendaires pour leur sélection avant de les inviter à ne pas dormir sur leurs lauriers et à redoubler d’ardeur sur les plans de l’assiduité au travail et de la bonne conduite. Fidèle Fifamè Oussou, au nom du corps professoral de l’institut, a prié Dieu de bénir et de fortifier tous les donateurs. Daniel Hounzandji, représentant des récipiendaires, remerciant les cadres et leaders protestants méthodistes pour leur geste, a promis de ne pas les décevoir en continuant toujours d’être assidus au travail et exemplaires. Société 17 janv. 2022


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