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Nouvelles

Live Tour 2018: Le salsero Laurent Hounsavi à la conquête du public canadien

Après sa tournée tout feu tout flamme en Asie, le salséro béninois Laurent Hounsavi part à la conquête du public canadien. Il pose dès le 23 juin prochain ses valises à Montréal pour un grand concert au Centre des loisirs La Jeunesse. Puis suivront d’autres prestations au Québec et dans d’autres villes du Canada. Laurent Hounsavi Live Tour 2018 annonce de nombreuses dates et des spectacles de haut vol avec en prime des rythmes latino-américains.

Culture 13 juin 2018


Urgent/Affaire de quittances falsifiées à la SONEB: L'ancien DG David Babalola condamné à 36 mois de prison ferme

L'ancien directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) vient d'être condamné à 36 mois de prison ferme au tribunal de première instance de Cotonou dans l'affaire des quittances falsifiées. David Babalola devra également s'acquitter d'une amende d'un million de francs CFA.

Economie 12 juin 2018


Audience à la présidence de la République: Mohamed Ibn Chambas reçu par le président Patrice Talon
[caption id="attachment_29483" align="alignnone" width="1024"]Le chef de l'Etat, Patrice Talon, saluant son hôte Mohamed Ibn Chambas (à gauche)[/caption]

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel en visite de travail au Bénin était, ce lundi 11 juin au cabinet du président de la République. Avec le président Patrice Talon, Mohamed Ibn Chambas a parlé de paix, de sécurité et de développement.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas a été reçu en audience, ce lundi 11 juin en audience par le président de la République. La lutte contre le terrorisme et les réformes en cours au Bénin ont été les sujets essentiels abordés par les deux personnalités au cours de cet échange auquel ont pris part des diplomates onusiens en fonction au Bénin. «Nous avons évoqué la situation dans l’espace ouest-africain et sahélien et nous avons discuté des défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui en particulier dans la région du lac Tchad », a déclaré Mohamed Ibn Chambas à la fin de l’audience. Le défi à ce niveau porte essentiellement, soutient-il, sur le combat contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il est aussi question, selon lui, de voir comment tous les pays de la Cedeao et du Sahel peuvent conjuguer leurs efforts dans cette lutte contre le terrorisme, poursuit-il. « Nous apprécions très bien le rôle que joue le Bénin dans cette lutte », apprécie également le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation de l’Onu.
Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, le Bénin prend effectivement une part active dans cette lutte contre le terrorisme dans la région du lac Tchad en participant à l’effort de lutte contre les forces du mal dans cette région. Mais ce qui le réjouit davantage au terme de cette audience entre les deux personnalités, c’est qu’elle a permis au chef de l’Etat de faire avec son hôte « la revue des réformes en cours en matière de gouvernance et d’un climat favorable aux investissements», sans oublier les réformes politiques. Ces réformes, a indiqué le ministre, permettront d’atteindre les objectifs retenus dans le programme d’action du gouvernement. 

Actualités 12 juin 2018


Installation des matériels sur la plateforme pétrolière de Sèmè-Podji : Le directeur exécutif du Pnue fait le point au gouvernement
[caption id="attachment_29482" align="alignnone" width="1024"]Mot introductif de M.Aurélien A. AGBENONCI-MAEC [/caption]

Le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue), Erick Solhène, a rencontré, ce lundi 11 juin, une délégation gouvernementale de trois ministres. Il a fait part de la reprise éventuelle de l’installation des matériels de la plateforme pétrolière de Sèmè-Podji.

La plateforme pétrolière de Sèmè-Podji va-t-elle reprendre bientôt ses activités ? Certainement oui ! La rencontre du directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue), Erick Solhène, avec trois membres du gouvernement, hier, en dit long. Le rapport d’une étude faite par le partenaire devant conduire l’installation des machines sur la plateforme, a été présenté à la délégation gouvernementale au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
Pour Erick Solhène, deux raisons principales justifient sa présence au Bénin. Il s’agit dans un premier temps de voir ce qu’il y a à faire pour reprendre l’installation des matériels sur la plateforme pétrolière. Car, les matériels commencent par se détériorer, apprécie-t-il. Puis, il est question de présenter au gouvernement du Bénin le rapport d’une étude faite sur cette plateforme pétrolière par un partenaire afin de voir comment le projet pourrait être réalisé.
« Nous sommes disposés à accompagner le gouvernement béninois dans le domaine de l’environnement et du développement », promet le directeur exécutif du Pnue. Le Bénin, selon lui, est en train de faire des prouesses ces dernières années dans plusieurs domaines. L’environnement et le développement qui font partie de ces domaines de même que l’éducation, ajoute-t-il, sont deux choses qui vont l’une avec l’autre.
Erick Solhène estime qu’aujourd’hui, il y a beaucoup d’options pour la production d’électricité pour lesquelles l’expertise de son programme peut être sollicitée. L’autre domaine d’intervention de son programme informe-t-il est la question de la production des plastiques. C’est une question qui, dit-il, préoccupe actuellement la population mondiale. Et dans le cadre de la coopération entre le Pnue et le Bénin, il dit être prêt à écouter le gouvernement béninois.
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci se dit heureux de les recevoir avec deux de ses collègues du gouvernement : José Tonato du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et Adidjatou Mathys de la Fonction publique assumant l’intérim du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement.
Le directeur exécutif du Pnue qui a foulé le sol béninois pour la première fois était accompagné de la représentante Afrique de l’Ouest du Pnue, Juliette Biaou Koudénoukpo, du coordonateur du Système des Nations Unies au Bénin, etc

Actualités 12 juin 2018


17e Conférence des ministres des Affaires étrangères des Pays nordiques et d’Afrique : Aurélien Agbénonci porte le message de ses pairs africains

Le séjour à Copenhague du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, n’a pas été de tout repos. Outre les intenses échanges avec ses homologues du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de la Finlande au cours de la conférence, le ministre a été désigné par ses pairs de l’Afrique pour s’adresser en leur nom aux hommes d’affaires des pays nordiques, au cours du dîner offert par ces derniers aux participants de la 17e Conférence des ministres des Affaires étrangères des Pays nordiques et d’Afrique. 

Dans ce cadre, le ministre Agbénonci a souligné le changement de paradigme en cours dans les pays africains, avec la place de choix accordée aux investissements privés comme moteur de la croissance économique.
Cette nouvelle vision, également privilégiée par les pays nordiques à travers des appuis conséquents aux interventions de leurs investisseurs privés et Ong dans les pays en développement, se traduit par les nombreuses réformes et mesures incitatives proposées par les différents pays du continent pour attirer les investissements directs étrangers. Cette préférence accordée au secteur privé et aux échanges économiques et commerciaux, justifie la mise en place d’une zone de libre-échange continentale (Zlec) africaine, le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda, visant à favoriser la libéralisation des échanges commerciaux et une plus grande intégration commerciale.
S’agissant du Bénin, le ministre Agbénonci a précisé que le Bénin est l’un des pays africains à l’avant-garde de ce changement de paradigme et de la création d’un climat des affaires attractif pour les investisseurs privés, avec la priorisation du secteur privé dans la réalisation des projets-phares du PAG 2016-2021 (61 % contre 39 % pour le public), la création des Zones économiques spéciales (Zes), qui offrent de nombreuses facilités telles que les exonérations fiscales et douanières, la possibilité de transfert des profits, la possibilité d’écouler les biens et services produits dans ces Zones sur le marché de la Cedeao avec ses 300 millions de consommateurs.
Il a enfin informé les hommes d’affaires des pays nordiques que le Bénin, toujours dans cette nouvelle vision, œuvre à une meilleure intégration régionale et continentale, ainsi qu’à une ouverture vers le tourisme d’affaires, de plaisance ou médical. C’est ainsi que tous les Africains sont aujourd’hui exemptés de visa pour un séjour n’excédant pas 90 jours au Bénin et, à l’intention des non-Africains, a été institutionnalisée une plateforme de visa électronique (e-visa), pour l’obtention en ligne en 24 heures d’un visa de séjour au Bénin,
Rappelons que le dîner regroupait outre les ministres des Affaires étrangères des pays nordiques et d’Afrique, les présidents-directeurs généraux des grandes entreprises et institutions de financement des pays nordiques comme A. P Moller, Arla Foods, Bluetown, BWSC,COWI A/S, Frontier Energy, Grundfos, Haldor Topsoe, HB Grandi, IFU, Kamstrup A/S, Klofningur, Danish Agriculture and Food Council, NIRAS A/S, Ramboll Group A/S, Savosolar Oyj, Scania, Scatec Solar ASA, State of Green, Vaisala Oyj?
Source : MAEC

Actualités 12 juin 2018


Traite d’enfant / 18e dossier : Quatre trafiquants d’enfant punis de réclusion criminelle

Le vendredi 8 juin dernier, c’est d’une affaire de traite d’enfant qu’a connu la cour d’assises d’Abomey. Quatre jeunes gens étaient sur le banc des accusés pour répondre de ce crime. L’un écope de 10 ans et les trois autres prennent 8 ans de réclusion criminelle chacun. Ils ont appris à leurs dépens qu’un être humain n’est pas une marchandise à vendre pour s’enrichir.

Après de longs débats sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée cette affaire de vente d’enfant, la cour a décidé de condamner à 10 ans le père adoptif de l’enfant et à 8 ans chacun de ses trois acolytes impliqués dans l’opération de vente. En effet, cette affaire de traite d’enfant inscrite au rôle de la présente session de la cour d'assises d’Abomey a pour théâtre les localités de Guinwa en Côte d'Ivoire et Toviklin au Bénin.
Tout est parti de l’initiative du Béninois Innocent Sogbédji, 22 ans, cultivateur à Guinwa en Côte d’Ivoire. Originaire de Toviklin, il est parti en aventure pour mieux gagner sa vie. Mais en Côte d’Ivoire, il s’amourache d’une jeune dame nommée Lydia Yanblé qui a déjà eu deux enfants dans un précédent mariage. Elle croyait avoir enfin trouvé son amour et un père pour ses enfants. Les deux se mettent ensemble avec les enfants. Le Béninois devient ainsi le père adoptif de deux petits ivoiriens. Le concubinage ne donne pas de limite à leur amour. Tout semblait parfait. La dame faisait confiance à son homme, un Béninois sans histoire. Ils étaient dans cette vision du bonheur jusqu’en août 2012, quand Innocent eu l’idée de devenir riche. Mais comment faire pour y parvenir ? Il réfléchit tout le temps et sérieusement pour trouver le filon. Et il a fini par trouver la formule : vendre l’un des enfants de sa concubine. Il en discute quelques jours après avec deux amis avec lesquels il met en place la stratégie pour matérialiser ce projet. Il s’agit de Bienvenu Djisségbé, 23 ans, et Germain Mègbléto, 25 ans, tous des Béninois résidant en Côte d’Ivoire comme lui. Les trois prennent rapidement contact avec un autre ami resté à Toviklin au Bénin. Celui-ci s’appelle Louis Klakla, très dynamique et capable de trouver le preneur pour un tel "produit". Louis est conducteur de Zémidjan et vendeur d’essence. A 20 ans, il est marié à deux femmes et père de quatre enfants. Dans cette affaire, il est chargé de prospecter le terrain pour trouver un preneur. Les quatre amis associés fixent le prix et de l’enfant à 20 millions de F Cfa. Puis la clé de répartition du montant est définie à la fin de l’opération.

Une fois toute l’opération planifiée, Louis qui est à Toviklin donne le top. Les trois qui sont en Côte d’Ivoire peuvent descendre avec l’enfant à vendre. Innocent propose à sa concubine de lui laisser son enfant Hermann C., 7 ans en classe de Cm 1 pour l’accompagner au Bénin pour les vacances. La dame ne s’est doutée de rien et donne son accord. Elle est loin de s’imaginer que l’homme avec qui elle partage son intimité pourrait avoir le projet de vendre son enfant. Un enfant qui est aussi le sien puisqu’il en est désormais le père adoptif.

Coup foiré mais sanctionné

Innocent prend le petit Hermann C. puis, il fait signe aux deux autres amis impliqués dans l’opération pour le rejoindre. Les trois et le petit prennent la route du Bénin. Après quelques jours, ils arrivent Toviklin. Ils sont accueillis et hébergés par Louis, l’homme qui est chargé de trouver un preneur. Bien qu’étant de Toviklin, les trois venus de la Côte d’Ivoire ne rentrent pas chez eux pour ne pas éveiller les soupçons. Ils sont tous logés chez Louis avec l’enfant à livrer. Mais le preneur trouvé par Louis n’est toujours pas visible. La vérité est qu’il n’avait trouvé personne. Il attendait sans doute de voir aussi le "produit" avant d’accélérer la prospection.
Et il a effectivement commencé les recherches. Mais il tombe sur quelqu’un qui les dénonce à la gendarmerie. C’est ainsi que tout le groupe sera interpellé par les Forces de l’ordre. Le coup vient de foirer. Au lieu de rentrer avec les millions dont ils rêvaient, c’est en prison qu’ils se retrouvent.
Déposant à la barre le vendredi dernier, les trois présumés « venus de la Côte d’Ivoire », Innocent, Bienvenu et Germain ont reconnu les faits tandis que Louis Klakla chargé de trouver le preneur a tout nié.
Le ministère public représenté par le magistrat Florent Gnansomon est allé chercher dans la mythologie grecque relative à Crésus pour justifier le comportement de ces jeunes qui, au lieu de s’enrichir par le travail, ont préféré vendre un être humain comme du bétail afin de s’enrichir. Une avidité qui les conduits à cet ignoble crime en passant en convention l’enfant qu’ils ont enlevé à la mère par ruse et tromperie. Ce faisant, ils tombent tous les quatre sous le coup des dispositions de l’article 396 du code de l’enfant qui prévoit que « Quiconque se livre à la traite d’enfants encourt dix (10) ans à vingt (20) ans de réclusion. Dans tous les cas où la traite d’enfants a lieu avec recours à l’un des moyens énumérés à l’article 398 de la présente loi, ou lorsque la victime est soumise à l’un des actes prévus à l’article 399 de la présente loi, le ou les coupables sont passibles de la réclusion à perpétuité. Le coupable est également puni de la réclusion à perpétuité, si l’enfant n’est pas retrouvé avant le prononcé de la condamnation ou est retrouvé mort ». Et pour conclure, Florent Gnansomon constate que les faits sont bel et bien constitués et propose à la cour de les condamner à 12 ans de réclusion criminelle.
La défense assurée par les avocats Maximin Cakpo-Assogba, A. M. Claret Bedié, Romain Dossou et Angelo Hounkpatin, proteste contre les réquisitions du ministère public qui parle de convention. Pour les avocats, il n’existe aucune convention car, « une convention met forcément en face l’offre et l’acceptation ». Dans le cas de cette affaire, l’opération n’est pas allée à son terme puisqu’il n’y a pas d’acheteur. Tout en plaidant pour la disqualification de traite d’enfant en déplacement d’enfant, les avocats demanderont à la cour de plutôt voir les âges des accusés et leur niveau. Ils sont tous dans la vingtaine et sont sans instruction. Vu comme tel, ils sont donc aussi des victimes de la société. Ils suggèrent à la cour d’avoir la main légère pour ne pas les renvoyer en prison et en faire des criminels endurcis.
Après plusieurs heures de suspension, la cour délibère en condamnant Innocent Sogbédji à 10 ans de réclusion criminelle; Bienvenu Djisségbé, Germain Mègbléto et Louis Klakla à 8 ans de réclusion criminelle pour traite d’enfant?

Société 12 juin 2018


Assemblée nationale : La loi sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme adoptée

Le Parlement a adopté, ce lundi 11 juin, le projet de loi portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dont l’examen a démarré vendredi 8 juin dernier. L’avènement de cette loi permettra surtout au Bénin d’harmoniser et de renforcer sa réglementation nationale par rapport aux nouvelles mesures en cours dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine afin de se prémunir contre la criminalité financière.

Composé de 165 articles répartis en sept titres, le projet de loi portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme adopté, ce lundi 11 juin, par l’Assemblée nationale est une fusion actualisée de la loi n°2006-14 du 31 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et la loi n°2012-21 du 27 août 2012 portant lutte contre le financement du terrorisme en République du Bénin. Les deux textes communautaires ont montré leurs limites après quelques années d’application obligeant les Etats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), de concert avec la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), à procéder à leur relecture, actualisation et fusion pour leur internalisation dans chacun des huit pays de l’Uémoa. La loi uniforme adoptée hier vise à prévenir et à réprimer le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive ainsi qu’à faciliter les enquêtes et les poursuites y relatives.
Ainsi, aux termes de l’article 8 du texte, sont considérés comme blanchiment de capitaux, certains agissements intentionnellement commis tels que la conversion ou le transfert de biens, par toute personne qui sait ou aurait dû savoir que ces biens proviennent d'un crime ou délit ou d'une participation à un crime ou délit, dans le but de dissimuler ou de déguiser l'origine illicite desdits biens, ou d'aider toute personne impliquée dans cette activité à échapper aux conséquences juridiques de ses actes ; la dissimulation ou le déguisement de la nature, de l'origine, de l'emplacement de la disposition, du mouvement ou de la propriété réelle de biens ou des droits y relatifs, par toute personne qui sait ou aurait dû savoir que ces biens proviennent d'un crime ou délit ou d'une participation à un crime ou délit et l'acquisition, la détention ou l'utilisation de biens, dont celui qui s'y livre, sait ou aurait dû savoir, au moment où il les réceptionne que ces biens proviennent d'un crime ou délit ou d'une participation à un crime ou délit. Il y a aussi blanchiment de capitaux même si l’acte commis par l'auteur de l'infraction a procuré des biens à blanchir ; ou si les activités qui sont à l'origine des biens à blanchir sont exercées sur le territoire d'un autre Etat membre ou celui d'un Etat tiers.
Quant au financement du terrorisme, il s’entend tout acte commis par une personne physique ou morale qui, par quelque moyen que ce soit, directement ou indirectement, a délibérément fourni ou réuni des biens, fonds et autres ressources financières dans l'intention de les utiliser ou sachant qu'ils seront utilisés, en tout ou partie, en vue de la commission notamment d'un ou de plusieurs actes terroristes ; d'un ou de plusieurs actes terroristes par une organisation terroriste et d'un ou de plusieurs actes terroristes, par un terroriste ou un groupe de terroristes. La tentative de commettre une infraction de financement du terrorisme ou le fait d'aider, d'inciter ou d'assister quelqu'un en vue de la commettre, ou le fait d'en faciliter l'exécution, constitue également une infraction de financement du terrorisme.
La loi retient l'infraction commise, que l'acte en question se produise ou non, ou que les biens aient ou non été utilisés pour commettre cet acte. L'infraction est commise également par toute personne physique ou morale qui participe en tant que complice, organise ou incite d'autres à commettre les actes susvisés.

Appel à la vigilance des banques

En fait, le texte adapte et actualise le cadre juridique de façon à accroître l’efficacité des mesures de lutte contre la criminalité financière. Il prévoit une approche tenant davantage compte des risques. A ce titre, la loi renforce notamment les obligations de vigilance à l’égard de la clientèle, plus claires et plus transparentes, afin de disposer de procédures et contrôles adéquats, garants d’une meilleure connaissance des clients et d’une meilleure compréhension de la nature de leurs activités. Elle introduit plusieurs innovations touchant notamment l'insertion d'un volet portant sur la lutte contre le financement de la prolifération des armes de destruction massive, par la prise en compte des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives à la prévention, la répression et l'interruption de la prolifération des armes de destruction massive et de son financement, l'introduction de dispositions relatives à l'évaluation des risques en vue de la mise en œuvre de mesures proportionnées de prévention, l'inclusion de dispositions spécifiques visant à limiter l'utilisation des espèces dans les transactions. A ce titre, il est prévu que le prix de la vente d'un bien immobilier dont le montant est supérieur à un seuil fixé par l'autorité compétente, c’est-à-dire la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), ne puisse être acquitté qu'au moyen de virements ou de chèques. Les personnes assujetties sont tenues de déclarer à la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) les transactions en espèces d'un montant égal ou supérieur à un seuil fixé par une institution de la Bceao qu'il s'agisse d'une opération unique ou de plusieurs opérations qui apparaissent liées. Le texte précise les mesures de vigilance spécifique à mettre en œuvre par les institutions financières dans le cadre de leurs relations de correspondant bancaire transfrontalier ; insère de dispositions interdisant explicitement aux institutions financières de nouer ou de maintenir une relation avec une banque fictive définie comme un établissement de crédit constitué dans un Etat où il ne dispose d'aucune présence physique effective permettant l'exercice des activités de direction et de gestion. Il donne par ailleurs de précision sur des méthodes et moyens de recherche ainsi que de constatation de l'infraction de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme par l'administration des douanes. A ce titre, il est prévu que les agents des douanes puissent procéder à l'immobilisation et à la perquisition des moyens de transport ainsi qu'à la visite et à la retenue des personnes soupçonnées, conformément aux missions qui leur sont assignées dans leur zone d'action?

De lourdes sanctions pénales

La loi insiste sur la surveillance particulière de certaines opérations. C’est ainsi qu’aux termes de l’article 32, il est prescrit que doivent faire l’objet d’un examen particulier de la part des institutions financières, tout paiement en espèces ou par titre au porteur d’une somme d’argent, effectué dans des conditions normales dont le montant unitaire ou total est égal ou supérieur à 50 millions de francs Cfa ; toute opération portant sur une somme égale ou supérieure à 10 millions de francs Cfa, effectuée dans des conditions inhabituelles de complexité ou injustifiées ou paraissant ne pas avoir de justification économique ou d’objet licite.
A cet effet, les institutions financières sont tenues de se renseigner auprès du client, et/ou par tous autres moyens, sur l’origine et la destination des fonds ainsi que sur l’objet de l'opération et l’identité des acteurs économiques de l'opération. Un rapport confidentiel écrit comportant tous les renseignements utiles sur les modalités de l'opération est établi ainsi que sur l'identité du donneur d'ordre et, le cas échéant, des acteurs économiques impliqués. Une vigilance particulière doit être également exercée à l'égard des opérations provenant d'institutions financières qui ne sont pas soumises à des obligations suffisantes en matière d'identification des clients ou de contrôle des transactions. L’institution financière doit s’assurer que ses obligations sont appliquées par ses bureaux de représentation, ses succursales, ou ses sociétés filiales dont le siège est à l’étranger, à moins que la législation locale n’y fasse obstacle, auquel cas, elle en informe la Centif.
Les mêmes vigilances et surveillances particulières concernent aussi les virements électroniques. Selon l’article 33 de la loi, les institutions financières qui effectuent des virements électroniques sont tenues d'obtenir et de vérifier, concernant le donneur d'ordre, son nom complet, son numéro de compte, lorsqu'un tel compte est utilisé pour effectuer le virement de fonds, son adresse ou, en l'absence d'adresse, son numéro d'identification nationale ou le lieu et la date de sa naissance ainsi que, si nécessaire, le nom de son institution financière. L’établissement financier du donneur d'ordre requiert également le nom du bénéficiaire et le numéro de compte de ce dernier, lorsqu'un tel compte est utilisé pour effectuer le virement de fonds. Les informations visées supra doivent figurer dans le message ou le formulaire de paiement qui accompagne le virement. S'il n'existe pas de numéro de compte, un numéro de référence unique doit accompagner le virement.
Les dispositions précédentes ne s'appliquent pas aux virements de fonds effectués au moyen d'une carte de crédit ou de débit ou d'un téléphone portable, si la carte ou le téléphone sert à payer des biens ou des services et si le numéro de la carte ou du téléphone accompagne, tous les virements découlant de la transaction, précise le texte uniforme. Elles ne s'appliquent pas non plus aux transferts pour lesquels le donneur d'ordre et le bénéficiaire sont tous deux des institutions financières agissant pour leur compte, ni aux virements effectués au profit d'autorités publiques, pour le paiement d'impôts, d'amendes ou d'autres prélèvements.
Les manquements à toutes ces dispositions liées aux infractions en matière de blanchiment de capitaux sont punies d’une peine d’emprisonnement de trois à quatorze ans, selon le cas, et au paiement d’une amende égale au triple de la valeur des biens ou des fonds sur lesquels ont porté des opérations de blanchiment de capitaux avec possibilité d’interdiction de séjour. La peine d’emprisonnement est de dix ans au moins et d’une amende égale au moins au quintuple de la valeur des biens ou des fonds sur lesquels ont porté les opérations de financement du terrorisme. Des sanctions pénales sont également applicables aux personnes morales poursuivies pour les infractions de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme.
Les députés saluent l’avènement de cette loi communautaire qui manquait à l’arsenal juridique béninois pour réussir la lutte contre la criminalité financière au Bénin. Ils recommandent le renforcement des capacités de l’administration douanière appelée à jouer un rôle important dans cette lutte aux côtés de la Centif, placée sous la tutelle du ministre chargé des Finances, dotée désormais d’autonomie financière et d’un pouvoir de décision autonome sur les matières relevant de sa compétence, notamment le traitement et la transmission d’informations en vue de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme?

Actualités 12 juin 2018


2e édition du Marathon de Porto-Novo : Be the Best annonce la course pour le 4 août prochain

Comme il est désormais de tradition depuis 2017, l’Ong Be the Best organise la deuxième édition du Marathon de Porto-Novo, le samedi 4 août prochain. L’annonce a été faite par le président du Conseil d’administration de cette association, Ninon Ahoudjinou, à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée, samedi 9 juin dernier à la mairie de Porto-Novo.

L’Ong Be the Best annonce la deuxième édition du Marathon de Porto-Novo pour le samedi 4 août prochain, après le succès enregistré en 2017. L’édition de cette année aura lieu avec beaucoup d’innovations pour donner davantage d’éclats à l’évènement sportif, souligne Ninon Ahoudjinou, lors d’une conférence de presse, samedi 9 juin dernier.
Au cours de la rencontre avec les hommes des médias, il est revenu sur les objectifs de cette compétition. Selon lui, à travers cette initiative sportive, l’Ong Be the Best entend faire du Marathon de Porto-Novo, le meilleur et le plus grand Marathon de la sous-région, de l’Afrique et même du monde. Il s’agira, à l’en croire, de révéler Porto-Novo, la ville capitale du Bénin, dans tous ses aspects surtout culturel, cultuel et touristique aux athlètes étrangers qui y affluent. Pour l’édition de cette année, l’Ong Be the Best entend réunir au moins 1000 amoureux de la course à pied, toutes catégories confondues contre 315 l’an dernier. Ils vont disputer les quatre différents parcours, à savoir le marathon sur une distance de 42,195 km, le semi-marathon de 21,1 km, la course libre de 10 km et la marche de 10 km.
D’importants lots en numéraire et en nature sont prévus pour les meilleurs compétiteurs. Les cinq premiers de chaque sexe pour le marathon obtiendront chacun une enveloppe de 300 000 Francs Cfa contre 250 000 F Cfa en 2017. Les cinq premiers de chaque sexe pour le semi-marathon de 21,1 km recevront chacun 100 000 francs Cfa, les cinq premiers de chaque sexe pour la course libre de 10 km seront gratifiés d’une enveloppe de 50 000 francs Cfa et les cinq premiers de chaque sexe pour la marche de 10 km seront récompensés chacun avec une enveloppe de 25 000 francs Cfa.
L’autre grande innovation cette année est la marche sur 10 km que l’Ong a ouverte à plusieurs autres compétiteurs, notamment les équipes des clubs de sport, des représentants des quartiers de Porto-Novo et des entreprises et institutions. Les trois premières de chacune de ces équipes recevront des médailles et plusieurs autres lots d’encouragement.
Les inscriptions ont déjà commencé et se poursuivent jusqu’au 1er août prochain. Le formulaire d’inscription peut être obtenu sur le site de l’Ong www.ongbethebest.org., précise le président du Conseil d’administration de Be the Best.
Ninon Ahoudjinou invite les femmes à s’inscrire massivement pour prendre part à cette course dont le thème est d’ailleurs « Femme : santé et développement ». Selon lui, il s’agira de susciter l’adhésion surtout des femmes à la pratique du sport afin qu’elles soient en bonne santé pour mieux booster le développement du Bénin. Ninon Ahoudjinou dit compter sur l’apport des uns et des autres surtout des partenaires dont la Société de brasserie du Bénin (Sobébra), la Générale des assurances du Bénin (Gab), la Fédération béninoise d’athlétisme, le ministère chargé des Sports et la mairie de Porto-Novo pour le bouclage du budget de l’événement estimé à 30 millions francs Cfa contre 22 millions F Cfa en 2017. Mais il sera rassuré par les représentants de ces différents partenaires qui promettent de jouer leur partition pour faire de l’évènement une réussite totale le 4 août prochain.

Société 12 juin 2018


Pénalisation de la vente de l’essence de contrebande : Les acteurs critiquent et proposent une démarche participative

L’Assemblée nationale a adopté le nouveau Code pénal, mardi 5 juin, dix-sept ans après avoir reçu le texte. Certaines dispositions nouvelles font débat. C’est le cas de la pénalisation de la vente illicite de l’essence qui est un moyen de survie pour des milliers de familles.

L’une des dispositions qui suscite la controverse du nouveau Code pénal est la pénalisation du commerce de l’essence de contrebande. C’est l’article 929 du code qui consacre cette interdiction considérée comme "utopique" par de nombreux observateurs et acteurs de ce secteur d’activité illicite.
Bien que depuis les années 1980, des textes soient pris pour interdire ce commerce, et malgré la prise de nombreuses autres mesures répressives, cette activité qui alimente la plupart des Béninois en produits pétroliers n’a jamais cessé.
Henri Comlan Assogba, président de l'Association des importateurs, revendeurs et transporteurs de produits pétroliers du Bénin, conscient que l’activité ne saurait perdurer, souhaite une discussion entre le gouvernement et les acteurs qui pourrait aboutir à une sortie apaisée de cette activité. « Nous sommes conscient qu’il faut arrêter cette activité, mais il faut que le chef de l’État nous appelle et qu’on discute des modalités et des solutions ensemble », lance-t-il.
Le président des importateurs, revendeurs et transporteurs de "Kpayo" affirme que les acteurs sont dans la logique de la reconversion. Il plaide alors pour un dialogue qui mettra sur la table les enjeux de cette activité qui, selon lui, a besoin d’une réorganisation et non son interdiction par "la manière forte". Il souhaite cependant qu’un moratoire leur soit accordé pour permettre la reconversion des acteurs, notamment des petits vendeurs. « Si on ne nous donne pas un délai, et que de manière brutale, on met les forces de l’ordre à nos trousses, il y aura des dégâts », avertit M. Assogba, prédisant un échec si le gouvernement s’y prend dans cette logique, tout comme tous les gouvernements qui l’ont précédé.
M. Assogba estime que la loi ne sera pas promulguée en l’état. Il affirme que mettre fin à cette activité n’est pas une mince affaire. « Je ne suis pas sûr que Patrice Talon soit à la tête de ce pays, et que tous les jours, il y ait mort d’homme du fait de la répression de la vente de l’essence de la contrebande », confie-t-il, précisant que les acteurs de la filière attendent de voir le comportement du président.
Le président de l’Association des importateurs, revendeurs et transporteurs de produits pétroliers du Bénin estime qu’on doit aussi les accompagner, notamment les revendeurs qui n’ont pas assez de moyens à investir dans d’autres activités. Pour M. Assogba, il faut octroyer des fonds de microfinance à ces derniers pour qu’ils puissent se reconvertir par exemple dans l’agriculture ou l’intermédiation de vente de produits alimentaires. Ainsi, progressivement les acteurs vont migrer vers d’autres secteurs d’activités.

Société 12 juin 2018


Sit-in à la mairie de Cotonou: Les travailleurs exigent la satisfaction de leurs doléances
[caption id="attachment_29476" align="alignnone" width="1024"]les agents de la mairie de cotonou reclame leur primes[/caption]

Les travailleurs de l’administration municipale de Cotonou, exaspérés par la non satisfaction de leurs revendications, ont organisé un sit-in toute la matinée de ce lundi 11 juin à l’hôtel de ville. Ils annoncent une cessation de travail dès demain.

C’est par un sit-in que la semaine de travail a démarré, ce lundi 11 juin, à la mairie de Cotonou. Les agents mécontents dénoncent l’atmosphère « apathique du cadre de concertation et de dialogue social ».
Selon Nicaisio Sego, secrétaire de la section Cotonou du Syndicat national des agents des collectivités locales du Bénin (Synacob), les agents municipaux détiennent une forte créance sur la commune. Des négociations, explique-t-il, des titres de reconnaissance de dettes ont été émis en 2014, mais arrivés à échéances, ils ne sont pas payés. « On doit autant aux agents qu’aux prestataires », fait-il observer, affirmant que c’est le cas de travailleurs qui préoccupe. Il souligne par ailleurs que le protocole d’accord signé avec l’employeur, le 12 janvier 2017, après plusieurs mouvements d’humeur, devrait aboutir au paiement desdites dettes au plus tard fin décembre 2017. Il note avec amertume que cette échéance n’a pas été respectée.
« Mais à ce onzième jour du mois de juin 2018, on nous doit encore des arriérés de dotation de carburant, les primes de la direction des Services techniques (Dst) et plusieurs autres arriérés de primes qui sont restés impayés », énumère M. Sego. Poursuivant, il cite les moins perçus sur salaire qui s’élèveraient à 88 millions de francs Cfa, la couverture sanitaire qui manque depuis le début de l’année. Autant d’éléments qui ont poussé les agents de la municipalité de Cotonou à manifester leur ras-le-bol, ce lundi.
Le secrétaire de section de Cotonou du Synacob indique que le sit-in vise principalement à rappeler à l’autorité qu’elle a des engagements envers les travailleurs, qu’elle serait en train de ne pas respecter. Il exige que l’essentiel soit fait avant qu’une rentrée syndicale 2018-2019 ne soit ouverte.
Au cas où l’autorité ne va pas satisfaire aux exigences des travailleurs, M. Sego avertit que la suite sera un mouvement beaucoup plus corsé. « Nous allons durcir le mouvement et nous passerons à la grève », menace-t-il.
Pendant que les agents de la municipalité de Cotonou affiliés au Synacob ont organisé un sit-in d’avertissement, leurs collègues affiliés au Syndicat des agents territoriaux du Littoral (Synatel) ont déjà lancé une grève d’avertissement de 48 heures à compter de mercredi prochain. Leur motion égrène quinze points dont l’essentiel est cité par leurs collègues en sit-in qu’ils disent soutenir. Outre ces points communs, le Synatel exige l’acquisition de consommables de bureau, la parution et la mise à disposition des agents municipaux, toutes catégories confondues, des cartes d’assurance maladie.
Le Synatel exige aussi que les normes disciplinaires soient priorisées dans toutes situations de conflits ou de mauvaise conduite sur les lieux de travail que le recours à la police. Ce syndicat exige par ailleurs la vidange des fosses septiques et le revêtement systématique de l’intérieur des bureaux du personnel ; bref, l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Société 12 juin 2018


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