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Nouvelles

Assemblée nationale : 5 députés faits grands officiers, 70 élevés commandeurs
75 députés de la huitième législature ont été reçus dans l’Ordre national du Bénin. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et quatre de ses collègues à savoir Dominique Atchawé, Boniface Yèhouétomè, Robert Gbian et Sina Idrissou Bio Gounou ont été faits grands officiers pendant que 70 autres ont été élevés au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin. Ils ont reçu leurs distinctions, vendredi 14 janvier dernier, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. La cérémonie a été conduite par la vice-présidente de la République, grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Mariam Chabi Talata Zimé. Ceci, en application de la loi n°2002-17 du 07 février 2007 modifiant l’article 2 de la loi n°94-029 du 03 juin 1996 portant réorganisation de l’Ordre national du Bénin qui élève au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin les députés membres de l’Assemblée nationale dès leur entrée en fonction. Louis Vlavonou et ses quatre collègues qui avaient été distingués au grade de commandeur par le passé sont montés au grade supérieur de grand officier de l’Ordre national du Bénin. Pour Mariam Chabi Talata Zimé, cette décoration se veut la reconnaissance de la nation toute entière à l’Assemblée nationale et au Parlement de type nouveau qui se met en place grâce aux réformes. Selon elle, la huitième législature sous la houlette du président Louis Vlavonou a réinventé la démocratie en démontrant qu’on peut servir utilement et autrement tout en prônant les valeurs telles que l’unité, la paix et la collaboration conviviale. Malgré les attaques, poursuit l’ex-première vice-présidente de l’Assemblée nationale, les membres du Parlement actuel ont servi la nation à travers un autre style parlementaire sans rien attendre en retour avec des lois qualitatives. Mariam Chabi Talata Zimé invite Louis Vlavonou et ses collègues à maintenir le cap afin de continuer d’écrire les plus belles pages de l’histoire parlementaire du Bénin. Au nom des récipiendaires, la première secrétaire parlementaire, Sofiath Schanou Arouna, dit partager les honneurs de ces distinctions avec leurs mandants. Elle assure de l’engagement de la huitième législature à servir le Bénin avec plus de foi et d’abnégation afin d’être dignes de ces décorations. Actualités 17 janv. 2022


Assemblée nationale : 59 dossiers en étude pour 2022
Le Parlement dispose actuellement de 59 dossiers, toutes natures confondues, dont l’étude mobilise les députés cette année 2022. La cérémonie de présentation des vœux de nouvel an, vendredi 14 janvier dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, entre le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et ses collègues députés d’une part, et l’autorité parlementaire et le personnel civil et militaire du Parlement d’autre part, aura levé un coin de voile sur les défis qui attendent la huitième législature cette année 2022. On retient que ce chantier est constitué de 59 dossiers dont cinq propositions de loi, vingt projets de loi et vingt-neuf pétitions actuellement en étude. L’information a été donnée par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, qui a présenté les bons vœux de nouvel an de l’ensemble des députés au président de l’institution parlementaire. On relève parmi ces 59 dossiers, le projet de loi portant code de la nationalité béninoise ; le projet de loi portant loi organique sur le Conseil économique et social ; le projet de loi portant statut des magistrats à la Cour Suprême ; le projet de loi portant octroi de pension et autres avantages aux anciens présidents des institutions prévues par la Constitution ; le projet de loi portant statut du barreau de la République du Bénin ; la proposition de résolution portant code d’éthique des députés et autres. Certains de ces dossiers connaitront leur aboutissement au cours de la seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire dont les travaux sont toujours en cours et d’autres au fil des prochaines, assure Robert Gbian. « La proposition de résolution portant code d’éthique des députés et le Manuel de procédures sont des chantiers qu’il va falloir rapidement achever », a insisté le président de l’Assemblée nationale dans sa réponse aux bons vœux de ses collègues parlementaires. Louis Vlavonou a réitéré ses remerciements aux membres de son bureau et aux députés pour leur confiance et leur adhésion aux nombreuses réformes qu’il a entreprises en vue de la modernisation de l’institution parlementaire. Les motifs de satisfaction que les uns et les autres ont relevés dans les différentes réformes sont forcément au mérite de tous, indique le président de l’Assemblée nationale. Pallier la cherté de la vie « L’essentiel reste que nous prenions chaque jour la mesure des défis qui nous attendent car, notre mérite sera à la mesure de notre capacité à transcender nos difficultés et à privilégier en toute chose, l’intérêt majeur de la nation béninoise », ajoute Louis Vlavonou. Il invite ses collègues députés à jouer leur partition pour le relèvement des autres défis de l’heure à savoir la lutte contre les attaques terroristes dans la Pendjari et la Covid-19. Au titre des défis, le président de l’Assemblée nationale n’occulte pas la cherté de la vie. Il exhorte la huitième législature à accompagner et encourager le gouvernement à investir dans le social et développer l’esprit de générosité afin que le Bénin s’affranchisse davantage de la pauvreté. Louis Vlavonou dit avoir des raisons d’espérer au regard du contenu du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026 dont les grandes lignes ont été présentées, jeudi 13 janvier dernier à Cotonou, aux députés, maires et autres institutions de la République. « La nouvelle société à laquelle nous aspirons, je la vois venir comme une société prospère, jeune, généreuse et libérée, avec 1 300 000 emplois directs et indirects à créer en cinq ans. Avec plus de 12 000 milliards d’investissements dans la même période, cette société dont nous rêvons, sera une société qui au lieu de brider les imaginations, offre des possibilités concrètes de s’exercer et de se déployer », espère Louis Vlavonou. Actualités 17 janv. 2022


Mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement : Le secteur des transports en quatre grands chantiers
D’ici à 2026, le secteur des Infrastructures et Transports présentera un visage beaucoup plus rayonnant. La métamorphose sera portée par quatre réformes majeures prévues au titre du Programme d’action du gouvernement (Pag II). De quoi sera fait le quinquennat 2021-2026 dans le secteur des Infrastructures et Transports ? Au regard du Programme d’action du gouvernement (Pag II), la réponse est sans ambages. Quatre réformes majeures permettront d’assainir beaucoup plus le secteur. Le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, décline ces réformes que le gouvernement entend mettre en œuvre à l’horizon 2026. Au sortir du Pag I, nous avons réalisé 771 km de routes aménagées et bitumées. Nous avons en chantier 1385 km de routes en cours de bitumage, que nous avons reconduit dans le Pag II. Les réformes majeures qui sont inscrites au Pag II pour le secteur des Infrastructures et des Transports sont : la réorganisation du système de l’entretien routier par l’adoption d’une nouvelle stratégie, la mise en place du système d’information portuaire. « Il s’agira, détaille le ministre Hervé Hêhomey, de mettre en place une plateforme de services à utiliser par tous les acteurs du secteur public comme privé ». A ce jour, poursuit-il, parlant d’une autre réforme, il suffit simplement d’acheter un bus ou un camion pour se prétendre transporteur. Ce qui ne sera plus le cas d’ici quelques mois. « Bientôt, il ne suffira plus d’acheter un véhicule pour être transporteur. Nous avons même commencé par revoir les textes », informe le ministre. Il est aussi prévu l’opérationnalisation du bureau de gestion de fret et la réorganisation de tout le sous-secteur du transport routier. La quatrième réforme concerne la main d’œuvre docker. Les choses seront mieux réorganisées à ce niveau. « Dans le secteur portuaire, il se pose aujourd’hui la question de la main-d’œuvre docker. Nous allons créer un bureau d’embauche unique pour gérer cette main-d’œuvre », révèle l’autorité ministérielle. Ces quatre réformes majeures du secteur des Infrastructures et des Transports sont déclinées en onze projets. Le catalogue des projets prévoit de désenclaver encore plus de villes, notamment à travers la construction de routes. Parmi la dizaine de projets en perspective, il y a la construction de la route du contournement Nord de Cotonou longue de 40 km, la reconstruction de la Rnie 2 Cotonou-Allada-Bohicon-Dassa longue de 207 km, le dédoublement de la route Sèmè-Podji-Porto-Novo distante de 10 km, la construction de l’échangeur de Vêdoko. Aménagement, réhabilitation,… sont aussi au programme dans des localités difficiles d’accès. Le Pag renseigne dans ce sillage que des routes en terre seront aménagées et 39 ouvrages y afférents seront construits. Au total, 12 600 km de pistes rurales vont être construites et entretenues sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement a en outre prévu la gestion et la sauvegarde du patrimoine routier et aéroportuaire et initié des projets dans les sous-secteurs maritime, portuaire et aérien. Actualités 17 janv. 2022


Mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement : Institutions et communes prêts pour appuyer le Pag II
Le Programme d’action du gouvernement (Pag II) pour le quinquennat 2021-2026 est porteur de développement pour le pays. La présentation faite aux membres des institutions de la République et aux maires a recueilli leur adhésion. Le soutien politique ne fera pas défaut, ont-ils promis. Plus qu’une ambition, le Programme d’action du gouvernement II (Pag 2021-2026) est la matérialisation de la volonté du président Patrice Talon d’apporter le développement à chaque Béninois en travaillant à combler ses attentes et besoins. Il s’inscrit dans la même logique que le Pag I dont il reprend certains projets encore en cours de réalisation ou prolongés en raison de leur importance. Comme ce fut le cas il y a quelques jours face à la crème de l’administration publique, le document en ses points saillants a été présenté, jeudi 13 janvier, aux maires des 77 communes, aux députés et aux membres de toutes les autres institutions de la République. Achille Houssou, président du comité technique d’élaboration, une fois encore s’est chargé de disséquer le volumineux document pour en partager les grands axes avec l’assistance. Au total, 12 011 milliards F Cfa sont prévus au Bénin pour la période 2021-2026. Le Pag II présente une hausse de 33 % par rapport au Pag 2016-2021 estimé à 9 039 milliards F Cfa (mais dont le cumul des projets engagés a atteint les 10 126 milliards F Cfa). Le Pag 2021-2026 comporte 342 projets pour un montant cumulé de 12 011 milliards F Cfa, dont 189 projets en cours (Pag I) pour 7 658 milliards F Cfa et 153 nouveaux projets pour 4 353 milliards F Cfa. Le financement déjà disponible est évalué à 3 431 milliards F Cfa tandis que le montant à rechercher s’élève à 8 580 milliards F Cfa dont 4 897 milliards F Cfa pour projets en cours, et 3 683 milliards F Cfa pour nouveaux projets. 63 % du montant du Pag II concerne le Pilier 2 réparti à raison de 8 % pour l’éducation et 55 % pour les secteurs de croissance économique (infrastructures, énergie, numérique, agriculture, tourisme et industrie). Le Pilier 3 absorbe 32 % avec pour le cadre de vie et le développement local 17 %, les services sociaux (eau, santé, sport) et protection sociale 14 %. Les ressources publiques représentent 48 % de l’enveloppe globale contre 52 % pour les ressources en Partenariat public-privé. Le Pag II, c’est aussi, selon la présentation, plusieurs réformes et projets dans tous les segments de la vie du pays et de ses populations. Achille Houssou, président du comité technique d’élaboration, sur chacun de ces projets et réformes, a apporté des précisions sur ce que prévoit le gouvernement ainsi que les moyens pour y arriver. Interrogations et précisions La plupart des intervenants, à la suite de la présentation des grandes articulations du Pag II par Achille Houssou, ont reconnu et salué la qualité et la densité du document. Le président du Conseil électoral, Sacca Lafia, a souhaité que les édifices à réaliser par le gouvernement excluent les anciennes dénominations et portent plutôt le nom de Béninois qui auraient excellé dans tel ou tel autre domaine. Les maires de Malanville et de Pobè, eux, voulaient s’assurer que certains projets prioritaires pour leurs populations figurent bien sur la liste des réalisations du quinquennat. Le député Victor Hounsa est préoccupé par la réforme de la police judiciaire. Il a également plaidé pour que le gouvernement étende le projet de rénovation de la cité de Ganvié à la commune lacustre sœur des Aguégués. D’autres préoccupations ont été soumises au gouvernement, obligeant chaque ministre à prendre la parole pour apporter des précisions. Sur l’ensemble, les membres du gouvernement ont dissipé les craintes et rassuré de la détermination du chef de l’Etat à poursuivre la transformation du pays. On apprendra ainsi dans la foulée que la réforme de la police judiciaire est portée par un souci d’efficacité, que sur la lutte contre la corruption, l’Exécutif fera toujours dans la répression, mais de plus en plus dans la prévention aussi. Le centre de sauvegarde de l’enfance placé sous la tutelle du ministère de la Justice ne disparaitra pas. Il a toute sa raison d’être pour donner la chance aux enfants en conflit avec la loi de se refaire pour une intégration plus aisée en société, a défendu le Garde des sceaux Séverin Quenum. José Tonato, sur les inquiétudes relatives à la mobilité urbaine, notamment à Cotonou, a exposé quelques conclusions des études commises à cet effet. Lorsque disparaitra le camp Ghézo de Cotonou, on aura droit à un espace résidentiel avec bureaux, commerce… le tout dans une démarche Partenariat public-privé (Ppp). Pour ce qui est de l’assainissement des zones lacustres, Ganvié n’est que le point de départ, a-t-il précisé, rappelant par ailleurs le programme d’urgence dont a été bénéficiaire dès l’arrivée au pouvoir du chef de l’Etat. Le scanning du sous-sol béninois s’est aussi invité dans les échanges. Députés et maires ont voulu savoir ce que fait le gouvernement à ce propos. Tourisme, sport, transport aérien, enseignement supérieur, classes culturelles… Il y avait au menu des échanges, divers projets et réformes contenus dans le Pag II. Soutien politique A la fin des échanges, le président de l’Assemblée nationale, dans une posture de porte-parole de l’ensemble des participants à l’atelier de présentation du Pag II, s’est réjoui de l’ambition que nourrit le chef de l’Etat pour le pays. Au regard du contenu du document, il se dit convaincu que le développement tant espéré pour le pays est assuré. Il faut, s’est engagé Louis Vlavonou, une synergie entre les forces politiques du pays pour conduire une ambition de cette envergure. C’est pourquoi il a promis que le Parlement jouera sa partition et autant que cette institution, toutes les autres y compris les maires des 77 communes apporteront leur soutien pour la mise en œuvre de ce vaste programme de développement. Le secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irenée Koupaki, se félicite de cette appropriation du Pag II par les députés, maires et membres des autres institutions de la République. Pour lui, le soutien politique est un facteur majeur. Autant que le gouvernement, chaque entité étatique doit se mettre dans la bataille pour le développement, fait-il observer. Son propos ira davantage en direction des maires. Si le gouvernement mise gros sur le Pag et y déploie toute son énergie, les maires eux doivent en faire autant au niveau du Plan de développement communal (Pdc). Alors que le gouvernement table sur une croissance de 10%, l’accompagnement des maires pourrait porter plus haut cette ambition, souligne-t-il. « Ces investissements sont à notre portée parce que nous avons les atouts à faire valoir. Nous progressons dans l’amélioration des méthodes et le chef de l’Etat est extrêmement exigeant sur la question de la gouvernance », poursuit-il. Actualités 17 janv. 2022


Mali : Décès de l'ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta
Le Mali est en deuil. Son ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (Ibk) renversé en 2020 par l'actuel homme fort du pays, n'est plus. Il est décédé, ce dimanche 16 janvier, à son domicile à Bamako, à l'âge de 76 ans. L'information a été rendue publique par sa famille, selon plusieurs médias internationaux. Ibk a été élu à la tête du Mali en 2013 puis réélu en 2018, avant d'être renversé en août 2020 par un coup d'Etat dans la foulée d'une contestation populaire de son régime. Actualités 16 janv. 2022


Université d'Abomey-Calavi : Les usagers soumis à des contrôles d'identité dès lundi
A travers une note circulaire en date du 13 janvier 2022, le recteur de l'Université d'Abomey-Calavi informe les usagers du campus qu'ils seront désormais soumis à des contrôles d'identité en soirée à partir de 19h. Cette mesure prend effet à compter du lundi 17 janvier 2022. Des fouilles légères sont aussi annoncées pour les véhicules à quatre roues. Lire ci dessous les détails : Université d'Abomey-Calavi : Les usagers soumis à des contrôles d'identité dès lundi Actualités 15 janv. 2022


Développement de l'élite Sportive du Bénin : Le recrutement de 48 entraîneurs de haut niveau lancé
A travers un appel à candidature international, le ministère des sports lance le recrutement de 48 experts en athlétisme, basket-ball, handball et volley-ball. Ces formateurs de haut niveau auront pour mission de détecter et de former les talents dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Développement de l'élite sportive du Bénin. Le recrutement 48 entraîneurs de haut niveau lancé   Actualités 15 janv. 2022


Intox : Cette vidéo ne montre pas des Français arrêtés au Mali
Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, depuis quelques jours,  fait croire que des Français ont été arrêtés grâce à l’appui des Russes. Mais les images de cette publication partagée de nombreuses fois proviennent plutôt du coup d’Etat survenu à Haïti en juillet 2021. « Voilà les français censés venir aider le Mali à chasser les djihadistes. Grâce aux Russes, on découvre qu’ils ne sont rien d’autres que des français ». C’est l’une des légendes qui accompagnent la vidéo de moins de trente secondes devenue virale au Bénin depuis les sanctions infligées au Mali. Les auteurs de la diffusion de ces images qu’on retrouve encore dans des conversations WhatsApp affirment que ce seraient des Français qui appuient les terroristes dans le nord du Mali.  L’accusation repose surtout sur le fait que ces « Blancs » conduits dans une salle par des gens cagoulés pourraient être des terroristes ou des complices de ces derniers. Ces critiques formulées sur la base de cette vidéo à l’encontre des Français interviennent dans un contexte de désaccord entre la France et le Mali au sujet de l’appui de la Russie à la lutte contre les djihadistes. En réalité, la Russie entend fournir une aide militarisée au Mali via des filières étatiques. Cette assistance est confirmée par Piotr Ilichev, directeur du service du ministère russe des Affaires étrangères dont les propos ont été relayés dans les médias, fin décembre 2022. Pendant ce temps, le sentiment anti Français persiste sur les réseaux sociaux. Il y a quelques jours, c’est un montage vidéo qui a fait le tour de la toile désignant un Français comme étant conseiller des djihadistes. Des images sorties de leur contexte Grâce aux outils Invid et google Lens, une recherche d’image inversée a été réalisée à partir de la vidéo. On remarque dans les résultats de recherche plusieurs occurrences qui renvoient vers une même source
: un article publié sur le site d’information Nairaland . « La police haïtienne a déclaré que 28 personnes avaient perpétré l'attaque contre le président, dont 26 Colombiens et deux citoyens américains d'origine haïtienne», lit-on dans l’article. En poursuivant avec une recherche sur google avec les mots clés « Américains arrêtés en Haiti », « Americans Haiti arrested », on retrouve des précisions dans des reportages vidéo et articles de médias. La réalité est que Jovenel Moïse a été tué par une douzaine de balles chez lui, dans la nuit du 6 au 7 juillet. Son épouse Martine Moïse, gravement blessée et transportée en urgence dans un hôpital de Floride, a survécu à ses blessures. Le président Moïse dirigeait le pays depuis février 2017. Le Premier ministre Claude Joseph avait indiqué le 9 juillet que le commando impliqué dans cet assassinat se composait de 28 personnes, dont 26 Colombiens et deux Américains d’origine haïtienne.  Selon le New York Times, les deux Américains arrêtés ont déclaré qu'ils n'étaient pas dans la pièce lorsqu'il a été tué et qu'ils n'avaient travaillé que comme traducteurs pour le commando. Le même article relate que l'un des Américains a été identifié comme étant James J. Solages, un citoyen américain qui vivait dans le sud de la Floride et travaillait auparavant comme agent de sécurité à l'ambassade du Canada en Haïti. L'autre a été identifié comme étant Joseph Vincent, 55 ans. De son côté, Afp factuel a  essayé dans un article de fact checking de vérifier les identités. Selon l’article plusieurs éléments de la vidéo correspondent aux photos prises par les photographes de l'Agence France Presse lors des arrestations à Port-au-Prince. « Premièrement, les couleurs bleu et blanc des murs visibles dans cette vidéo correspondent bien aux couleurs du commissariat où ont été transférés les suspects après leur arrestation », renseigne Afp factuel.  Cependant, lit-on plus bas, « L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer l'identité des Américains suspectés d'avoir participé à l'assassinat du président haïtien: impossible donc de savoir si M. Kroeker, interpellé en 2019, fait partie du commando mis en cause pour l'assassinat de M. Moïse.   En résumé Grâce à une recherche d’image inversée, il est possible de retrouver le contexte réel de la vidéo. Les images ont été filmées lors des arrestations opérées à la suite du coup d’Etat à Haïti. Ce ne sont pas des français arrêtés au Mali grâce aux russes, mais probablement des Américains ou des Colombiens. Quant au drapeau malien visible sur la vidéo, il a été juste superposé sur la vidéo. C’est possible de le faire avec des applications sur les smartphones. Société 15 janv. 2022


Grâce présidentielle : Talon libère 499 prisonniers
499 prisonniers béninois sont désormais libres de leurs mouvements. Ils ont été graciés par le président Patrice Talon à travers le décret n°2022-035 du 06 janvier 2022 portant grâce présidentielle. La plupart des personnes graciées avaient été condamnées pour divers chefs. Vol simple, abus de fonction, recel de choses, vol de divers objets, escroquerie, coups et blessures volontaires, etc. « Bénéficient d'une mesure de grâce emportant dispense d'exécution des peines privatives de liberté, les personnes détenues et condamnées à des peines criminelles ou correctionnelles par une décision devenue définitive des cours ou tribunaux de la République du Bénin au 31 décembre 2021 suivant les modalités définies par le présent décret », précise l’article 1er dudit décret. La disposition suivante expose les infractions pour lesquelles la grâce ne saurait être accordée. « Sont exclues du bénéfice de cette mesure de grâce les personnes condamnées pour les infractions ci-après : assassinat ; association de malfaiteurs ; parricide ; complot contre la sureté de l'Etat ; blanchiment de capitaux ; chasse illégale ; coups et blessures volontaires et autres violences sur mineurs ; coups mortels ; trafic de stupéfiants ; détention ou mise en circulation de faux billets de banque ; empoisonnement ; escroquerie en bandes organisées ; escroquerie via internet ; évasion ; exercice illégal de la médecine suivi d'homicide involontaire ; infractions cybernétiques ; infractions relatives au foncier ; meurtre ; trafic d'enfants ; viol et agressions sexuelles ; vol à mains armées ; vol d'automobiles et de motocyclettes », lit-on. Toutefois, les personnes condamnées à des peines privatives de liberté âgées de 60 ans et plus et ayant déjà accompli une longue durée de détention, bénéficient également de la mesure de grâce. Idem pour les prisonniers condamnés pour des faits d'escroquerie en tontine, de détournement de deniers publics ou pour des infractions ayant mis en péril les deniers de l'Etat, à condition qu’ils remboursent la totalité des sommes détournées ou mises en péril, les amendes et les frais de justice. Actualités 14 janv. 2022


Portrait Kogblévi Aziadomè, une vie aux cadences des défis
Rien ne lui est venu par hasard. Au pas de charge, Kogblévi Aziadomè a relevé les défis successifs qui se sont dressés sur son chemin. Le destin fera le reste. Lumière sur une vie aux mille et un rebondissements. Il est assurément un communicateur dans l’âme. Tout parle en lui. Y compris son silence intermittent lors de ses discours. Le professeur Kogblévi Aziadomè est de ces hommes qui ne parlent que quand c’est nécessaire. Certainement un disciple d’Euripide, un des trois grands tragiques de l'Athènes classique : « Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence ». Son habituelle sérénité reste une arme qui lui a été très précieuse, tout au long de son parcours. Sa calvitie frontale donne bien raison à ceux qui assimilent les chauves aux sages. Son élégance même dans les plus simples tenues, sa légère moustache, sa fraicheur contagieuse, son allure imposante et son teint clair bronzé l’imposent comme un charmeur né, même fort de ses 81 ans. Lui qui pourtant n’avait point conscience de son effet auprès des filles jusqu’à la fin de ses études supérieures. Peut-être ne mesurait-il pas ses atouts physiques. Mais il avait la certitude en ce moment-là que « la femme n’était pas une priorité ». « Mon seul compagnon, c’était le travail », lance-t-il lorsqu’on aborde ce pan de sa vie. Et il a bien raison, car son histoire n’a rien d’un conte de fée. Non pas que Kogblévi Aziadomè et ses 12 frères et sœurs avaient manqué du minimum nécessaire pour vivre. Mais qu’il lui a fallu construire pierre par pierre l’homme qu’il est devenu. D’ailleurs, l’un de ses challenges a été de reconstituer l’année de sa naissance. « Ils estiment que je suis né en 1946. Mais en réalité, je dois être né entre 1941 et 1943 ; donc probablement en 1941 ou 1942, car je me rappelle avoir participé au ramassage de la terre ayant servi à construire la première classe de l’école de Honton à Dogbo, ma commune natale, en 1948 », se souvient-il. Son apparence joviale avec un sourire délicatement logé aux coins des lèvres cache très mal les empreintes que lui ont laissées ses parcours académique et professionnel. Très tôt, l’élève qu’il était avait compris qu’il n’avait d’autre choix que de vivre, voire survivre au rythme des péripéties et blocages. Au quotidien, il se devait alors de transformer les crevasses en ponts, la tristesse en joie et la fin d’une réalité affligeante en un début d’une autre plus agréable. Demandez lui comment il est parvenu à franchir les nombreux obstacles qu’il a connus et il vous répondra comme le refrain d’un hymne à la réussite: « Le défi, c’est le super carburant qui me pousse vers l’avant». Un leitmotiv qui découle des préceptes de son père : « La seule chose qui tombe gratuitement du ciel, c’est la pluie ». Amoureux de l’écriture et de la lecture, il comprendra que la philosophie de son géniteur, ce prince Ashanti, dont le sourire était plutôt rare comme un merle blanc, n’avait rien à envier à celle de grands auteurs contemporains. De la blouse au sol Rien ne liait à l’origine le professeur Kogblévi Aziadomè à la pédologie ou plus précisément à la microbiologie des sols. Son seul souhait qu’il clamait fort, c’était d’être médecin. Faible de santé avec de récurrents maux de ventre, il nourrissait l’ardent désir d’être au chevet des malades pour leur administrer les soins dont ils auraient besoin pour être d’aplomb. Ce n’était donc pas un hasard s’il avait fait l’option des sciences expérimentales en classe de Terminale. D’ailleurs, à cette étape de ses études secondaires au collège Victor Ballot de Porto-Novo qui deviendra plus tard Lycée Béhanzin, il n’avait pas eu froid aux yeux pour s’en ouvrir vertement à son enseignante Mme Adjovi, biologiste de formation et française d’origine, qui gérait les bourses d’études. Cette dernière conditionne l’octroi de cette bourse au jeune Aziadomè non seulement à son succès au baccalauréat mais surtout à sa performance en biologie. C’était le défi qu’il ne fallait pas lancer à ce féru des études qui a très souvent été le meilleur de sa promotion. Du moins dès la fin du cours élémentaire puisqu’il n’avait pas été très brillant les trois premières années du cours primaire, reconnaît-il humblement. « Malheureusement pour moi, je suis admis au Bac avec une note de 18 sur 20», renseigne-t-il. Malheureusement? Oui. C’est sans ironie. Car contre toute attente, l’enseignante, pour montrer toute sa fierté d’avoir un apprenant digne d’être sa relève, lui proposera une bourse d’étude en biologie. Il garde en mémoire in extenso la rime sadique de cette dame: « J’avais toujours rêvé d’avoir quelqu’un comme toi pour ma relève. Maintenant, c’est fait ! Mais si d’aventure l’idée te venait de me désobéir, il va falloir que tu ailles voir ton père dans la cambrousse pour qu’il te paie la bourse ». Rêve de médecin brisé ! Aziadomè n’avait pas le choix. Il plie comme un roseau mais ne rompt pas. Son inscription en chimie, biologie et géologie à l’Université de Dakar est aussitôt faite en 1966. Le jeune étudiant, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, se remet au travail avec ardeur, excellant toujours dans toutes les matières. Il croyait certainement être au bout de ses peines et se projette comme spécialiste de l’une des disciplines de la biologie dans quelques années. Erreur ! Son rêve sera de courte durée. Deux ans exactement. En 1967, soit la première année de Cbg, il refait l’erreur d’obtenir la note de 18 sur 20 en géologie. Suffisant pour que l’enseignant de cette discipline, avec une douce pression, l’oriente vers cette science. Kogblévi Aziadomè a désormais la confirmation que sa vie sera faite de défis. Que ses certitudes se mueront en désillusions mais qu’il va falloir s’adapter puisqu’il n’est pas au bout des coups du destin qui le conduisait en Europe. En effet, en descendant dans la fraîcheur de Nancy (- 9°C), à l’Est de la France en décembre 1968 pour poursuivre ses études en géologie, Kogblévi Aziadomè était loin de savoir qu’il aura beaucoup chaud dans la deuxième phase de son cursus universitaire dans l’Hexagone. L’obtention successive de la Maîtrise et du Diplôme d’études approfondies le confortait dans la posture que tout se déroulerait bien. Mais la désillusion ne tardera pas à frapper à sa porte. Et cette fois-ci sous forme de racisme. En fait, contre toute attente, c’est le directeur du centre de recherches dans lequel il évoluait qui s’oppose à ce qu’il fasse le cycle doctoral. Le prétexte est tout renversant. Selon le directeur, les pays africains qui venaient une dizaine d’années plus tôt d’obtenir leur indépendance, n’avaient pas besoin d’intellectuels de ce niveau académique. Le jeune dahoméen ne dut son salut qu’au directeur adjoint du même centre qui avait auparavant eu un séjour sur le sol de Béhanzin, Bio Guéra et Kaba. Ironie du sort, dernier à avoir obtenu son sujet de thèse, le jeune dahoméen sera le premier à soutenir sa thèse et obtint la mention « Très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité». Mieux, durant quatre mois, le même directeur qui, quelques mois plus tôt, le trouvait indigne d’obtenir le doctorat, lui fera une cour assidue pour l’employer. Mais son patriotisme débordant et sa fierté ne lui permettent pas de céder aux offres mielleuses. Il plie bagage et retourne dans son pays. Au front ! Le patriotisme au corps, le professeur Kogblévi Aziadomè sera sur le front de la sécurité alimentaire dans son pays à partir d’août 1973. Ses premières années professionnelles n’ont pas été de tout repos. Tout était à faire dans son domaine d’activité. Au Dahomey où il n’avait ni pipette, ni tube à essai, encore moins un microscope optique à sa disposition, comme le lui prédisait le courtisan directeur du centre de recherches de Nancy, Dr Kogblévi Aziadomè devra faire valoir ses compétences à travers des consultations à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) dans diverses positions administratives et sur plusieurs projets de grande envergure pour cette Afrique qui renaissait. Au Zaïre-Nil, au Rwanda, au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Niger, en Guinée, au Sénégal, en Tunisie… les talents de ce Dahoméen amoureux des sols se sont exprimés avec éclat. Son expertise avérée était bien appréciée. Mais autre coup du sort pour lui, sa demande d’être nommé à un poste international a reçu une fin de non-recevoir du directeur général de la Fao. Pourtant, c’était reconnu qu’il le méritait bien. Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, il poursuit son chemin. Dans son pays et partout où il est passé, le fils de Honton a été un précurseur de la lutte contre la désertification. Les nombreuses plantations d’anacardier, de palmier à huile, les vergers et autres mis en place constituent des marques indélébiles de ses actions. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, c’est en parcourant les contrées de sa terre natale que le professeur retourne à ses premières amours : prodiguer des soins aux malades. Loin des sérums, vaccins et autres médicaments occidentaux, il découvrira davantage les vertus des plantes dont il était amoureux depuis son jeune âge. Et depuis soixante ans, l’idylle entre les deux tourtereaux, sans laisser apparaître la moindre ride, ne décroche que des lauriers. De ces plantes dont il s’entoure avec aisance comme si elles faisaient partie de son être, le phytothérapeute tire nombre de recettes dont la renommée traverse les frontières africaines. Des dizaines de milliers de malades du foie lui doivent aujourd’hui leur survie. Des victimes de morsure de serpents ont toujours la vie sauve grâce aux produits de ses inventions. Il garde au fond de sa mémoire l’histoire de ce jeune homme presque mourant qui se tordait de douleur mais qui avait retrouvé toute sa lucidité en moins de vingt-quatre heures juste après avoir ingurgité l’une de ses potions. Ce serait un euphémisme de dire que très peu de maladies ont de secret pour Aziadomè. D’ailleurs, il ne manque aucune occasion lors des rencontres régionales ou internationales pour dénoncer la marginalisation de la phytothérapie. «Je leur dirai encore mes vérités », lance-t-il pour annoncer l’allure de ses interventions futures à des assises des praticiens de la médecine traditionnelle devant se tenir à Dakar au Sénégal sur la pandémie du coronavirus. En attendant que les scientifiques africains reçoivent la considération qui est la leur, l’amoureux des plantes se réjouit des hommages qu’entendent organiser pour lui cette année 2022 d’anciens patients et amis. Chef et humble Avec une grande facilité, on pourrait classer le professeur Kogblévi Aziadomè parmi ces hommes qui estiment que la femme est un mal nécessaire. Certains de ses collaborateurs le lui disent souvent. Mais cela ne fait pas de lui un misogyne. Marié à Gisèle Kpadé avec qui il a eu quatre enfants, trois garçons et une fille, il lui doit son acceptation du rendez-vous subit qu’il a eu ce dimanche du mois de mars 1987 avec Martin Dohou Azonhiho, alors ministre du Développement rural et de l’Action coopérative, et qui le mettra davantage au-devant de la scène politique. « Nous étions un dimanche et elle m’informa que j’avais un appel de Azonhiho. Ma décision était de ne pas recevoir l’appel. Mais face à l’insistance de ma femme qui a aussitôt apprêté mes habits, je n’ai pas eu de choix », se souvient-il avec sourire. Ce jour-même et à la suite de la proposition du ministre, Aziadomè accepte d’occuper le poste de directeur général du ministère, actuellement appelé directeur de cabinet. Il ne pouvait en être autrement puisqu’il n’est pas du genre à s’investir dans des bras de fer. Il restera dans ces fonctions jusqu’à l’avènement du Renouveau démocratique. Pour ses compétences, il sera nommé conseiller technique à l’Agriculture d’abord par le premier ministre puis par le président de la République. C’était sans savoir qu’un autre défi l’attendait au détour des élections législatives ! En fait, il y eut ce temps où les électeurs votaient, non pas pour l’argent mais par conviction. Un temps où les hommes politiques rivalisaient de stratégies de proximité pour convaincre les électeurs. Un temps où la politique avait encore toute sa beauté. Ressortissant de la 12e circonscription électorale, Aziadomè Kogblévi est convié à être candidat aux deuxièmes élections législatives de l’ère du Renouveau démocratique en 1995. Un an plus tôt, il quittait le Parti social-démocrate (Psd) pour la Renaissance du Bénin, en toute liberté et sans aucune rancœur ou rancune avec ses anciens partenaires politiques. Mais ce n’était pas le plus important. Sur le terrain électoral où deux députés étaient attendus, le technocrate mais néanmoins politique devra parvenir à imposer sa formation politique. Et comme rien ne résiste à Aziadomè, il affronte ce challenge juste avec une natte. «Je passais de village en village et je dormais où la nuit me surprenait. Rien que le fait de me voir dormir dans des maisons anodines faisait plaisir aux populations et participait à l’augmentation de mes potentiels électeurs. Ils me rassuraient de leur total engagement pour ma cause », se souvient-il. Et le résultat n’a pas été décevant. Non seulement il a été élu mais il s’en est fallu de peu pour que son parti arrache la deuxième place. Hélas ! Mais élu député, il ne restera que quelques mois, car il sera nommé ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme. La fin du seul mandat du président Nicéphore Soglo le projettera définitivement vers les plantes. Et il y est resté jusqu’à ce jour. Dans son bureau, sur sa véranda, dans sa cour… partout où il y a le professeur Kogblévi Aziadomè, il y a les plantes, les tortues, presque ses animaux de compagnie avec qui il prend du plaisir à « discuter ». De son parcours, ses désillusions, ses réussites, les blocages connus et autres, Kogblévi Aziadomè estime qu’il ne s’agit que de son destin. Il le résume si bien dans son opuscule autobiographique intitulé ‘’Ma pauvre petite vie’’: « Tout se passe comme si nous venons au monde avec un cahier des charges d’une précision d’horloge. Le tracé du parcours de notre vie suit une logique implacable et inébranlable qui échappe à notre propre logique. Rien ne dépend de nous. Nous vivons notre vie sans nous comme des marionnettes, comme des pions mus par des mains invisibles sur lesquelles nous n’avons aucune prise, aucune emprise. Rien ne dépend de nous. Rien ne vient de nous. Nos réussites et nos échecs nous viennent d’ailleurs. Il faut donc savoir raison garder en tout pour ne pas s’approprier ce qui ne vous appartient pas et ne pas s’attribuer une gloire qui vient d’ailleurs… ». Société 14 janv. 2022


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