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Nouvelles

Pénalisation de la vente de l’essence de contrebande : Les acteurs critiquent et proposent une démarche participative

L’Assemblée nationale a adopté le nouveau Code pénal, mardi 5 juin, dix-sept ans après avoir reçu le texte. Certaines dispositions nouvelles font débat. C’est le cas de la pénalisation de la vente illicite de l’essence qui est un moyen de survie pour des milliers de familles.

L’une des dispositions qui suscite la controverse du nouveau Code pénal est la pénalisation du commerce de l’essence de contrebande. C’est l’article 929 du code qui consacre cette interdiction considérée comme "utopique" par de nombreux observateurs et acteurs de ce secteur d’activité illicite.
Bien que depuis les années 1980, des textes soient pris pour interdire ce commerce, et malgré la prise de nombreuses autres mesures répressives, cette activité qui alimente la plupart des Béninois en produits pétroliers n’a jamais cessé.
Henri Comlan Assogba, président de l'Association des importateurs, revendeurs et transporteurs de produits pétroliers du Bénin, conscient que l’activité ne saurait perdurer, souhaite une discussion entre le gouvernement et les acteurs qui pourrait aboutir à une sortie apaisée de cette activité. « Nous sommes conscient qu’il faut arrêter cette activité, mais il faut que le chef de l’État nous appelle et qu’on discute des modalités et des solutions ensemble », lance-t-il.
Le président des importateurs, revendeurs et transporteurs de "Kpayo" affirme que les acteurs sont dans la logique de la reconversion. Il plaide alors pour un dialogue qui mettra sur la table les enjeux de cette activité qui, selon lui, a besoin d’une réorganisation et non son interdiction par "la manière forte". Il souhaite cependant qu’un moratoire leur soit accordé pour permettre la reconversion des acteurs, notamment des petits vendeurs. « Si on ne nous donne pas un délai, et que de manière brutale, on met les forces de l’ordre à nos trousses, il y aura des dégâts », avertit M. Assogba, prédisant un échec si le gouvernement s’y prend dans cette logique, tout comme tous les gouvernements qui l’ont précédé.
M. Assogba estime que la loi ne sera pas promulguée en l’état. Il affirme que mettre fin à cette activité n’est pas une mince affaire. « Je ne suis pas sûr que Patrice Talon soit à la tête de ce pays, et que tous les jours, il y ait mort d’homme du fait de la répression de la vente de l’essence de la contrebande », confie-t-il, précisant que les acteurs de la filière attendent de voir le comportement du président.
Le président de l’Association des importateurs, revendeurs et transporteurs de produits pétroliers du Bénin estime qu’on doit aussi les accompagner, notamment les revendeurs qui n’ont pas assez de moyens à investir dans d’autres activités. Pour M. Assogba, il faut octroyer des fonds de microfinance à ces derniers pour qu’ils puissent se reconvertir par exemple dans l’agriculture ou l’intermédiation de vente de produits alimentaires. Ainsi, progressivement les acteurs vont migrer vers d’autres secteurs d’activités.

Société 12 juin 2018


Sit-in à la mairie de Cotonou: Les travailleurs exigent la satisfaction de leurs doléances
[caption id="attachment_29476" align="alignnone" width="1024"]les agents de la mairie de cotonou reclame leur primes[/caption]

Les travailleurs de l’administration municipale de Cotonou, exaspérés par la non satisfaction de leurs revendications, ont organisé un sit-in toute la matinée de ce lundi 11 juin à l’hôtel de ville. Ils annoncent une cessation de travail dès demain.

C’est par un sit-in que la semaine de travail a démarré, ce lundi 11 juin, à la mairie de Cotonou. Les agents mécontents dénoncent l’atmosphère « apathique du cadre de concertation et de dialogue social ».
Selon Nicaisio Sego, secrétaire de la section Cotonou du Syndicat national des agents des collectivités locales du Bénin (Synacob), les agents municipaux détiennent une forte créance sur la commune. Des négociations, explique-t-il, des titres de reconnaissance de dettes ont été émis en 2014, mais arrivés à échéances, ils ne sont pas payés. « On doit autant aux agents qu’aux prestataires », fait-il observer, affirmant que c’est le cas de travailleurs qui préoccupe. Il souligne par ailleurs que le protocole d’accord signé avec l’employeur, le 12 janvier 2017, après plusieurs mouvements d’humeur, devrait aboutir au paiement desdites dettes au plus tard fin décembre 2017. Il note avec amertume que cette échéance n’a pas été respectée.
« Mais à ce onzième jour du mois de juin 2018, on nous doit encore des arriérés de dotation de carburant, les primes de la direction des Services techniques (Dst) et plusieurs autres arriérés de primes qui sont restés impayés », énumère M. Sego. Poursuivant, il cite les moins perçus sur salaire qui s’élèveraient à 88 millions de francs Cfa, la couverture sanitaire qui manque depuis le début de l’année. Autant d’éléments qui ont poussé les agents de la municipalité de Cotonou à manifester leur ras-le-bol, ce lundi.
Le secrétaire de section de Cotonou du Synacob indique que le sit-in vise principalement à rappeler à l’autorité qu’elle a des engagements envers les travailleurs, qu’elle serait en train de ne pas respecter. Il exige que l’essentiel soit fait avant qu’une rentrée syndicale 2018-2019 ne soit ouverte.
Au cas où l’autorité ne va pas satisfaire aux exigences des travailleurs, M. Sego avertit que la suite sera un mouvement beaucoup plus corsé. « Nous allons durcir le mouvement et nous passerons à la grève », menace-t-il.
Pendant que les agents de la municipalité de Cotonou affiliés au Synacob ont organisé un sit-in d’avertissement, leurs collègues affiliés au Syndicat des agents territoriaux du Littoral (Synatel) ont déjà lancé une grève d’avertissement de 48 heures à compter de mercredi prochain. Leur motion égrène quinze points dont l’essentiel est cité par leurs collègues en sit-in qu’ils disent soutenir. Outre ces points communs, le Synatel exige l’acquisition de consommables de bureau, la parution et la mise à disposition des agents municipaux, toutes catégories confondues, des cartes d’assurance maladie.
Le Synatel exige aussi que les normes disciplinaires soient priorisées dans toutes situations de conflits ou de mauvaise conduite sur les lieux de travail que le recours à la police. Ce syndicat exige par ailleurs la vidange des fosses septiques et le revêtement systématique de l’intérieur des bureaux du personnel ; bref, l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Société 12 juin 2018


Attribution du Mondial 2026 de football: Quel choix fera le Bénin ?
[caption id="attachment_29475" align="alignnone" width="1024"]Gianni Infantino, président de la Fifa[/caption]

En prélude à la vingt-troisième édition de la Coupe du monde, Russie 2018, la Fifa tient son soixante-huitième congrès, mercredi 13 juin à l’Expo-centre de Moscou. Déjà présente dans la capitale russe, la Fédération béninoise de football prendra part aux assises dont le clou sera la désignation du pays qui organisera le Mondial 2026.

La Fédération béninoise de football fait partie des 207 associations nationales membres attendues au soixante-huitième congrès de la Fifa prévu pour mercredi 13 juin prochain à Moscou. Forte de quatre membres, la délégation béninoise est conduite par Moucharafou Anjorin. En dehors du président de la fédération, elle est, entre autres, composée de Bruno Arthur Didavi et d’Antonin Koutonin, respectivement, premier vice-président et secrétaire général de l’institution. C’est depuis, samedi 9 juin dernier, qu’ils ont quitté Cotonou en direction de Moscou.

Le point le plus important des travaux de ce congrès sera incontestablement la désignation de la ou des associations hôtes de la Coupe du monde Fifa 2026. A cet effet, les 207 fédérations invitées à voter, devront choisir entre le Maroc et le trio Usa-Mexique-Canada. « J’espère que les fédérations vont analyser le rapport et décider en fonction de ce qu’elles estiment bon pour le football. Je suis peut-être naïf. Mais je défends le système que nous avons mis en place », rassure le président de l’instance faîtière du football mondial, Gianni Infantino.
Quel choix fera la Fbf ? En attendant le mercredi 13 juin, les supputations vont bon train. Si le politique et la diplomatie s’en mêlent, le Bénin pourrait attribuer sa voix à la candidature conjointe Usa-Mexique-Canada. Sinon que c’est au Maroc, pour la fierté du continent africain et de son football, que le Bénin ne devrait pas marchander son soutien. Ce n’est qu’une question de bon sens. A cela, il faudra ajouter l'accord de partenariat qui lie les fédérations de football des deux pays. C’est dans ce cadre, que la saison dernière, la Fédération chérifienne a offert des cartons de ballons à son homologue béninois.

Sports 11 juin 2018


Renouvellement du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football: La commission électorale et celle de recours installées
[caption id="attachment_29473" align="alignnone" width="1024"]Casimir Kanakin, président de la Commission électorale (à droite), recevant les documents des mains du président Moucharafou Anjorin[/caption]

Le président de la Fédération béninoise de football, Moucharafou Anjorin, a procédé, vendredi 8 juin dernier à Porto-Novo, à l’installation des membres de la Commission électorale et de celle de recours. Le processus électoral devant conduire au renouvellement du Comité exécutif de la fédération peut désormais entrer dans sa phase active.

Chargés de superviser le processus du renouvellement du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football, les membres de la Commission électorale et celle de recours ont officiellement été investis de leurs missions, vendredi 8 juin dernier à Porto-Novo. Du sens de responsabilité élevé dont ils feront preuve, dépendra la crédibilité qui sera accordée au nouveau bureau attendu.
Le président de la Fbf, Moucharafou Anjorin, les a exhortés à se mettre au-dessus de la mêlée, en ne perdant pas de vue qu’ils ne sont pas au-dessus de la Fifa. En cas de dérapage, a-t-il prévenu, l’instance suprême peut intervenir pour mettre de l’ordre.
Le président de la Commission électorale, Casimir Kanakin, a rendu hommage aux membres du Comité exécutif de la Fbf et au ministre des Sports, Oswald Homeky. Il a rappelé aux clubs, leurs engagements à ne jamais porter leurs soucis d’interprétation des textes devant les tribunaux ordinaires. « Nous devons enterrer nos querelles et renforcer le consensus voulu par tous », a insisté Casimir Kanakin.
Le président de la Commission de recours, Laurent Houngnibo, a tenu à réaffirmer la volonté de ses membres à accomplir leur mission dans l’intérêt du football béninois.

Sports 11 juin 2018


Journée mondiale de l’océan: Eloigner les sachets plastiques des plans d’eau
[caption id="attachment_29469" align="alignnone" width="1024"]Le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Pépin Aïna[/caption]

Le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Pépin Aïna, a officiellement lancé, vendredi 8 juin dernier sur la plage de Fidjrossè, au nom du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, les manifestations entrant dans le cadre de la commémoration du vingt-sixième anniversaire de la Journée mondiale de l’océan. C’était en présence des autorités politico-administratives et des Ong qui s’investissent dans la propreté des plages.

C’est sur le thème « Océans propres, océans sans déchets plastiques » qu’a été célébrée, vendredi 8 juin dernier, la Journée mondiale de l’océan sur la plage de Fidjrossè à Cotonou. Au nom du ministre de tutelle, le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Pépin Aïna, a lancé les manifestations de cette journée qui vise à mobiliser et unir les populations du monde entier sur un projet de gestion durable des océans et à rendre hommage à leur beauté et à leur richesse. 

Plantant le décor des activités, Faustine Sinzogan, point focal de la Convention d’Abidjan pour la préservation des écosystèmes marins et côtiers de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, a expliqué comment l’océan procure la plus grande partie de l’oxygène que nous respirons. Elle déplore que les océans affrontent beaucoup de pressions humaines du fait des déchets dont les hommes les chargent. L’océan demeurant l’espace le plus séducteur de la terre, il importe de le préserver des pollutions par de bons comportements à son égard, souligne-t-elle.
Augustin Houessinon, représentant le maire de Cotonou par intérim, atteste que le phénomène de la pollution n’affecte pas seulement la terre. Les océans paient, déclare-t-il, également le prix des effets nuisibles de l’homme. « Pendant longtemps, les océans étaient considérés comme des égouts où industriels, artisans et ménagères jettent des déchets », déplore le représentant du maire. Très tôt, poursuit-il, les effets de ce comportement ont commencé par se faire sentir, car la présence des déchets perturbe les écosystèmes alors que les océans jouent un rôle primordial dans la subsistance humaine, fait-il remarquer.
Les océans procurent la nourriture, les médicaments et bien d’autres commodités nécessaires à la vie humaine.
Martin Pépin Aïna consent que la Journée mondiale de l’océan soit célébrée pour rappeler que les océans jouent un rôle primordial dans notre subsistance. Elle vise à susciter notre capacité à protéger les océans et à trouver des solutions pour améliorer notre cadre de vie en extirpant des plages, les sachets plastiques, poursuit-il. Avec le vote de la loi 2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de l’importation et de la vente des sachets et des autres dispositions portant sur la préservation de l’environnement, le directeur général de l’Environnement et du Climat s’est réjoui que le Bénin soit en phase avec le thème de la Journée mondiale de l’océan de cette année. Le pays est déterminé à assumer ses responsabilités pour faire face à la pollution des océans, rassure le représentant du ministre. Il indique que 90 % des marchandises sont acheminées par voie maritime et plus de 140 millions de personnes vivent de la pêche et de l’aquaculture. Il est temps de prévenir et de réduire la pollution plastique pour préserver les océans, recommande-t-il, témoignant sa gratitude aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux maires des cinq communes qui abritent les 125 km de côte marine.

Des chiffres qui interpellent

La Journée mondiale 2018 de l’océan est centrée sur les océans propres et porte sur des initiatives qui visent à prévenir la pollution par le plastique et à encourager des solutions concrètes pour un océan plus sain.
80% de toute la pollution des océans provient des déchets venant de la terre ferme.
8 millions de tonnes de plastique par an se retrouvent dans les océans, faisant des ravages sur la faune, la pêche et le tourisme.
La pollution par le plastique coûte à l’océan 1 million d’oiseaux de mer et 100 000 mammifères marins par an.
Globalement, le plastique représente 8 milliards de dollars de dommages aux écosystèmes marins par an.

Environnement 11 juin 2018


Crise à la Cobemag: Le préfet Djibril Mama Cissé offre ses bons offices
[caption id="attachment_29468" align="alignnone" width="1024"]Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé[/caption]

La préfecture de Parakou a servi de cadre, samedi 9 juin dernier, à une réunion pour dénouer la crise qui couve depuis un moment entre le personnel de la Coopérative béninoise de matériels agricoles (Cobemag) et sa direction générale. C’est à l’invitation du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé.

La rencontre a réuni le personnel et les membres de la direction générale de la coopérative. Depuis quelques jours, les deux parties ont maille à partir. Les travailleurs désavouent de plus en plus leur directeur général, Karimou Babio. Au nombre des griefs à son encontre, ils dénoncent sa gestion.
Le lundi 4 juin dernier, la crise était montée d’un cran. Le directeur général s’est vu empêcher l’accès de la coopérative, par les travailleurs très remontés contre lui. Ils réclamaient le paiement de près de 14 mois d’arriérés de salaire et la satisfaction d’autres revendications.
Informé de la situation, le préfet Djibril Mama Cissé a décidé d’offrir ses bons offices. D’où la rencontre avec les deux parties qui, tour à tour, se sont exprimées et ont aussi exposé leurs attentes. Présents à la séance, les membres du Conseil d’administration de la coopérative ont également été entendus.
Pour le dénouement de la crise, le préfet les a exhortés au dialogue. Ont-ils bien compris son message ? Toujours est-il, que tous doivent veiller à la sauvegarde des intérêts de leur société qui, jusqu’à un passé récent, jouissait encore d’une grande notoriété dans la sous-région.

 

Société 11 juin 2018


Signature d’accord entre la Snv et des acteurs non étatiques: Garantir l’assainissement et une gestion durable des ressources en eau 
[caption id="attachment_29466" align="alignnone" width="1024"]des subventions aux Ong partenaires intervenant dans le secteur de l'assainissement et de l'eau[/caption]

 

Jeannette de Regt, directrice de la Snv, organisation néerlandaise de développement a signé, jeudi 7 juin dernier, des contrats de subventions avec des organisations non gouvernementales au siège de l’organisation à Cotonou. C’était en présence du coordonnateur du programme Omidelta Fonds acteurs non étatiques, Ibrahim Ousmane.

L’hygiène, l’assainissement et la gestion intégrée des ressources en eau sont privilégiés dans la signature d’accord qui a eu lieu, jeudi 7 juin dernier, entre l’organisation néerlandaise de développement, Snv représentée par sa directrice, Jeannette de Regt et les représentants des organisations non gouvernementales sélectionnées. Les propositions soumises par ces dernières, selon la directrice de la Snv, méritaient d’être valorisées, car l’impact visé par le programme Omidelta Fonds acteurs non étatiques est que d’ici à 2021, au moins 150 000 personnes (hommes et femmes), aient accès aux services d’eau potable durables et de qualité. De même, au titre des défis dudit fonds, d’ici à 2021, au moins 275 000 personnes des deux sexes ont accès aux services d’hygiène et d’assainissement améliorés et que dans la même période, au moins 300 000 personnes bénéficient d’une meilleure gestion des bassins versants et de la sécurité des deltas. 

Pour la directrice de la Snv, les propositions soumises ont de la valeur. Compte tenu de l’expérience des organisations non gouvernementales qui s’investissent et de l’accompagnement d’Omidelta, il n’y a pas de doute que le succès soit garanti. Même si le changement de comportement a la peau dure, Jeannette de Regt compte sur l’engagement et l’expérience dont jouissent les Ong signataires des contrats de subventions.
Selon Vincent Ategui, directeur exécutif de l’Association pour étude et réalisation des aménagements en milieu rural (Aeramr), le but visé est d’améliorer les infrastructures des villages et d’amener les habitants des communes de Djidja, Abomey et Agbangnizoun (environ 25 920 personnes) à adopter les bonnes pratiques.
Quant à Raoufou Souleymane, directeur exécutif de l’Association nationale d’amitié avec les peuples (Anap), chef de file du consortium Nimburam (eau potable en baatonu), l’Ong travaille dans trois communes : Kalalé dans le Borgou, Gogounou dans l’Alibori et Ouessè dans les Collines pour impacter environs 34 000 personnes.
Appréciant le programme Omidelta Fonds acteurs non étatiques, Mathurin Bonzi, directeur d’Oxfam éligible en tant que grand projet et qui intervient dans les communes de Ouidah, Tori-Bossito et Kpomassè, relève que c’est une expérience enrichissante tant dans la démarche que par rapport aux négociations. Il est conscient que quelques difficultés ont jalonné le respect des délais. Toutefois, tout est expérience et le processus itératif permettra de s’en sortir, espère-t-il.
En ce qui concerne Salomon Balogoun, directeur de Sian Son Ong éligible à Omidelta Fonds acteurs non associés, c’est un projet interactif. Il apprécie les feed back et se réjouit d’avoir été renforcé. « Nous avons été accompagnés et espérons devenir de grands projets ».
Charles Ahouandjinou, directeur des études et stratégies à la direction générale de l’Eau a témoigné sa gratitude à l’ambassade du Royaume des Pays-Bas d’avoir permis au secteur de l’assainissement et de l’eau de bénéficier du programme Omidelta. Il n’a pas tari d’éloges à l’endroit de la Snv pour le travail sérieux et méticuleux qui a conduit à la sélection des acteurs non étatiques?

Omidelta Fonds acteurs non étatiques en question

Le programme Omidelta constitue une réponse de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas à la préoccupation du gouvernement du Bénin dans le cadre de la réalisation de l’objectif de développement durable (Odd VI) : « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ».
Le Fonds acteurs non étatiques vise à financer les Ong /Osc et le secteur privé pour la mise en œuvre de projets ayant pour objectif l’amélioration de l’accès, de l’utilisation et de la qualité des services d’approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement (Aepha) durables ainsi que l’opérationnalisation de la gestion intégrées des ressources en eau (Gire) dans la basse et moyenne vallée de l’Ouémé.

Société 11 juin 2018


Célébration de la Fête nationale de la Fédération de Russie au Bénin: Le dynamisme de la coopération bilatérale salué
[caption id="attachment_29465" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Marie Odile Attanasso et L'ambassadeur de Russie près le Bénin, Igor Evdokimov[/caption]

La coopération entre le Bénin et la Fédération de Russie est au beau fixe. Des autorités des deux pays ont salué la dynamique imprimée, depuis peu, aux relations bilatérales, vendredi 8 juin dernier, à la faveur de la commémoration anticipée de la Fête nationale de la Fédération de Russie à Cotonou.

« Un nouveau souffle a été donné à la coopération entre le Bénin et la Russie », a laissé entendre, vendredi dernier, le ministre Marie Odile Attanasso qui assurait l’intérim de son collègue des Affaires étrangères et de la Coopération. C’était à l’occasion de la commémoration anticipée à Cotonou de la Journée de la Russie célébrée le 12 juin de chaque année.
Elle n’en veut pour preuve que la tenue, le 4 juin dernier à Cotonou, de la sixième session des consultations politiques bénino-russes et la visite au Bénin, de Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères. Les conclusions de ces assises qui ont coïncidé avec le cinquante-sixième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques, devraient rendre la coopération entre les deux pays plus dynamique, visible, active et diversifiée, espère-t-elle. Ces consultations ont permis d’élargir la coopération à d’autres domaines prioritaires pour le Bénin tels que la recherche de partenaires pour la réalisation de certains projets phares du Programme d’action de gouvernement (Pag) auprès du secteur privé ou des sociétés d’Etat russes ; les négociations en vue de la suppression des droits de douane sur certains produits tropicaux béninois en particulier l’ananas en vue de son accès au marché russe.
L’état des relations témoigne d’une « amitié exemplaire » et rend « légitimement fières » les deux parties, se réjouit Marie Odile Attanasso. Elles « sont très amicales » et la coopération est « vraiment fructueuse », renchérit, pour sa part, Igor Evdokimov, ambassadeur de la Russie près le Bénin.
A l’occasion de la célébration de la Fête de la souveraineté de la Fédération de Russie à Cotonou, l’accent a été mis sur les actions diverses qui rendent compte de la vitalité des relations bénino-russes. Sur le plan politique, Marie Odile Attanasso note la visite du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à Moscou en novembre 2016, la participation du président de l’Assemblée nationale au Forum des affaires de Saint-Pétersbourg en 2017 en qualité de membre du Groupe parlementaire d’amitié avec la Russie.
Sur le plan économique et commercial, elle rappelle la signature, le 13 mai 2015 à Moscou, du Mémorandum d’entente entre les chambres consulaires des deux pays et qui contribue depuis lors au renforcement des relations à travers la participation des opérateurs économiques béninois aux différents fora économiques tenus en Russie.

Autres domaines de coopération

Sur le plan culturel et scientifique, souligne le ministre Marie Odile Attanasso, la coopération entre le Bénin et la Russie a connu une avancée significative caractérisée par l’augmentation appréciable des bourses de stage de formation octroyées dans divers domaines. A preuve, une quinzaine de bourses de formation vient d’être attribuée aux diplomates béninois qui seront à Moscou du 28 octobre au 10 novembre 2018. Déjà, au cours de l’année 2017-2018, une soixantaine d’étudiants béninois ont bénéficié de bourses et font leurs études actuellement dans des universités russes, rappelle l’ambassadeur russe. « Nous sommes prêts à travailler à l’augmentation des bourses d’Etat pour le Bénin », promet Igor Evdokimov.
Sur le plan juridique, les deux parties se félicitent de l’entrée en vigueur, le 31 mai dernier, suite à l’échange de notes, de l’accord de coopération militaire et technique signé entre les deux Etats, le 5 octobre 2010.
Et avec la détermination des deux pays, assure Marie Odile Attanasso, les consultations ouvrent des perspectives radieuses et les relations diplomatiques se renforceront davantage dans un avenir proche. En guise d’illustration, elle salue la révision convenue des accords de coopération datant de la période soviétique pour les adapter au nouveau contexte de coopération des deux pays et aux ambitions de développement des présidents Patrice Talon et Vladimir Poutine.
La célébration de la Fête nationale de la Fédération de Russie à Cotonou, occasion pour le Bénin de partager la joie du peuple « ami » russe, a connu la participation de plusieurs personnalités dont le ministre Fortuné Nouatin, l’ancien ministre des Affaires étrangères et député à l’Assemblée nationale, Nassirou Arifari Bako, le maire Georges Bada d’Abomey-Calavi.
Saisissant l’occasion, le diplomate russe a invité les amateurs du football à suivre la Coupe du monde qui se déroulera du 14 juin au 15 juillet prochain dans onze villes de la Russie. « Nous sommes sûr que ce sera un événement spectaculaire, inoubliable qui restera longtemps gravé dans les mémoires de tous les participants », affirme-t-il.

Société 11 juin 2018


Haute cour de justice : Le nouveau président élu mercredi 20 juin prochain

La Haute cour de justice procède, mercredi 20 juin prochain, à l’élection de son nouveau président qui succèdera à Marcelline-Claire Gbèha Afouda dont le mandat est arrivé à terme à la Cour constitutionnelle et par ricochet à la tête de l’institution compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement.

La Haute cour de justice présente désormais une nouvelle physionomie après l’installation des sept nouveaux membres de la Cour constitutionnelle.
En effet, à l’exception du président de la haute juridiction, Joseph Djogbénou, les six autres membres de la Cour constitutionnelle, sixième mandature, à savoir Dr Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, Rigobert Azon, André Katari, Sylvain Nouatin, Razacki Amouda et Moustapha Fassassi sont d’office juges à la Haute cour de justice. Ils siègent aux côtés du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko et des six députés-juges en l’occurrence Janvier Yahouédéou, René Bagoudou, Edmond Zinsou, Adam Bagoudou, Valentin Djénontin et Benoît Dègla.
Les treize membres de la Haute cour de justice se retrouvent, mercredi 20 juin prochain, au siège de l’institution à Porto-Novo. Ils sont attendus pour procéder à l’élection de leur nouveau président qui s’impose suite au renouvellement partiel des membres de l’institution. Et cela, conformément à l’article 5 du Règlement intérieur de la Haute cour de justice. Lequel dispose que : « La Haute cour de justice, composée des membres de la Cour constitutionnelle à l’exception de son président, de six (06) députés élus par l’Assemblée nationale et du président de la Cour suprême, élit en son sein son président ».
L’élection a lieu en présence des treize membres de l’institution, à la majorité absolue, au scrutin uninominal, secret et écrit. Le vote est présidé par le doyen d’âge des juges assisté du plus jeune qui joue le rôle de secrétaire de séance. De sources bien introduites, le plus âgé des juges, Ousmane Batoko, a déjà adressé à cet effet, une correspondance à chacun des membres pour les convoquer pour le mercredi 20 juin prochain. « En cas d’absence d’un ou de plusieurs membres, le président convoque à nouveau dans les huit (08) jours l’ensemble des treize (13) membres. Dans tous les cas, l’élection a lieu en présence d’au moins neuf (9) membres », prévoit le Règlement intérieur de la Haute cour de justice. Le même texte fait par ailleurs obligation au président de séance de notifier le président de la Haute cour de justice élu au président de la République, au président de l’Assemblée nationale et au président de la Cour constitutionnelle. Ainsi, le successeur de Marcelline-Claire Gbèha Afouda sera connu mercredi 20 juin prochain. La seule femme présidente d’institution au Bénin, en fin de mandat, devra céder son fauteuil après cinq années d’exercice à la tête de cette haute juridiction. Qui va hériter du prestigieux poste parmi Dr Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, la seule femme de l’équipe, et ses douze autres collègues ? Les regards sont tournés vers le conclave électif de la nouvelle mandature de la Haute cour de justice compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison « des faits qualifiés de haute trahison, d’outrage à l’Assemblée nationale, ou d’atteinte à l’honneur et à la probité et d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions ».

Société 11 juin 2018


Recouvrement des factures impayées d’électricité: La Sbee menace de passer de la procédure commerciale à la pénale

Le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), Laurent K. Tossou, et ses collaborateurs sont montés au créneau, vendredi 8 juin dernier, à Cotonou, pour rappeler aux clients de leur société, leurs obligations contractuelles. A la faveur d’une conférence de presse, ils ont annoncé une opération de recouvrement des créances de la Sbee avec tous les moyens possibles dont la procédure pénale.

Les clients qui ne paient pas dans les délais les factures d’électricité sont désormais dans le collimateur de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Le directeur général de la société, Laurent K. Tossou, et ses collaborateurs sont décidés à tout mettre en œuvre pour recouvrer les dettes de la société à partir de ce lundi 11 juin. Ils menacent de passer de la procédure commerciale de recouvrement à la procédure pénale. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée vendredi dernier à Cotonou.
« Jusqu’ici, nous avons l’habitude d’utiliser les procédures commerciales pour obliger les clients à payer les factures. Mais nous avons constaté que malgré les moratoires qu’on donne, il y a des clients qui ne veulent toujours pas rembourser leurs dettes », regrette le directeur juridique de la Sbee, Benjamin Koudoli. Pour lui, il est temps de faire pression pour le recouvrement des dettes des clients vis-à-vis de la société. « Nous avons choisi maintenant des voies juridiques », ajoute-t-il. Autrement, la Sbee veut associer ses avocats-conseils pour commencer par recouvrer tout ce que les clients lui doivent, explique-t-il.
Selon le directeur général de la Sbee, le gouvernement du président Patrice Talon, depuis deux ans, a mené des actions pour mettre fin au délestage dans le pays. C’est ainsi qu’il a appuyé la société avec le démarrage de la construction des centrales thermiques pour la fourniture d’énergie électrique en quantité suffisante. Comme exemple, la centrale de 120 MW en construction à Abomey-Calavi, les projets d’éclairage public, la modernisation du réseau électrique.
Parallèlement à ces efforts du gouvernement, la Sbee dans son propre budget a initié des projets dont la rénovation de certaines centrales thermiques comme celles de Natitingou, de Parakou et de Porto-Novo, ainsi que la construction des barrages et la modernisation des réseaux électriques régionaux.
Pour assurer les travaux dans le cadre de ces différents projets, la Sbee a besoin des financements autres que ceux provenant des partenaires techniques et financiers. Mais les fonds propres de la société qui devraient provenir des clients, selon le directeur général, ne sont pas payés à temps. Pour le compte de l’année 2017, par exemple, souligne-t-il, les dettes des clients vis-à-vis de la Sbee s’élèvent à 1/5 de son chiffre d’affaires. La Sbee prend la décision de mener une opération qui puisse contraindre les uns et les autres à vite payer lesdites dettes.
Benjamin Koudoli dénonce également des actes de fraude et de vandalisme enregistrés au niveau des réseaux de la Sbee. Ceux qui seront désormais coupables de tels actes risquent la prison et des amendes, menace-t-il.
Dès cette semaine donc, les clients qui sont dans des situations irrégulières sont invités à se rapprocher des guichets de la société pour remplir les formalités d’obligations contractuelles jusqu’à la fin de cette semaine. Passé ce délai, les contrevenants seront exposés à la rigueur de la procédure pénale.
Au-delà du directeur juridique, le directeur général de la Sbee a été appuyé dans ses explications par le directeur commercial et de la clientèle, Raymond Okpéicha, et le directeur de la gouvernance d’entreprise, Fatiou Colès?

Société 11 juin 2018


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