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Nouvelles

Protection de la biodiversité : Le sacré repousse les menaces
A côté de la sensibilisation et de la répression conformément aux lois, les divinités apportent leurs contributions à la conservation de la biodiversité. Ala Bouche du Roy à GrandPopo, posé au cœur des mangroves, le Zangbéto veille au grain. La présence depuis 2015 de ces gardiens de la nuit, dans la réserve communautaire, a considérablement réduit les coupes sauvages de palétuviers. Dans ce milieu où les religions endogènes n’ont pas encore totalement perdu de leur caractère sacré, les populations riveraines ne peuvent pas enfreindre les règles et interdits. Ce qui permet le développement de l’écosystème. Celui qui s’y aventurerait à couper les palétuviers risque de s’attirer des ennuis spirituels. Selon certaines indiscrétions, à celui-ci, il peut être demandé un panier de moucherons (chose impossible) et beaucoup d’autres choses en guise de sanctions. « Avec l’implication active des communautés locales et des dignitaires traditionnels, le culte Zangbéto est utilisé pour sacraliser les zones de mangrove qui font partie des aires centrales et aires tampons de la réserve Bouche du Roy. Plus de 500 hectares de mangroves sont sacralisés pour mieux conserver l’écosystème contre les pressions des coupes sauvages et de la pêche afin de limiter la dégradation des mangroves et de permettre la régénération des ressources halieutiques ainsi que leur habitat de reproduction », confie Moïse Koumassa, assistant de projets à EcoBénin. En réalité, selon la Fao, de Djondji à Nikouécondji (commune de Grand-Popo), en 1995, la mangrove occupait  10 754 ha. Cette superficie de l’écosystème a diminué à hauteur de 5 808 ha en 2005 du fait de l’anthropisation. Cependant, une décennie après, il est constaté une forte augmentation de la superficie couverte, soit 7 882 ha. La gestion participative et la sacralité en sont pour beaucoup. L’île aux oiseaux située dans la localité d’Allongo accueille de nouveau les oiseaux migrateurs. « La sacralisation a permis de repeupler l’habitat de la faune présente (oiseaux, singes, varans, etc.) et de régénérer les ressources halieutiques (poissons, crabes, huitres, crevettes, etc.) pour le bien-être des communautés. Cela a permis également de restaurer les écosystèmes de mangroves en dégradation et de leur permettre de mieux jouer leur rôle important de puits à carbone et de lutte contre les effets des changements climatiques », explique Moïse Koumassa. Le vodoun, au cœur de la nature L’expérience de la sacralisation n’a pas été que bénéfique à la Bouche du Roy, qui devient désormais, après le conseil des ministres du 5 janvier 2022, une aire marine protégée. De nombreux écosystèmes sacrés permettent au Bénin de conserver la biodiversité et ses valeurs, en limitant les coupes et la dégradation. Raison pour laquelle, beaucoup d’études recommandent d'inclure les sites sacrés de forêt-galerie dans une stratégie de gestion durable des écosystèmes afin d'enrayer la destruction de la végétation et de préserver la biodiversité.     « Le caractère sacré de ces sites et points d'eau a un impact évident sur la conservation de la biodiversité, à travers la prohibition de l'utilisation des poisons pour la pêche, de la pollution des eaux, l'interdiction de l'élevage, les défrichements dans leur voisinage immédiat, etc. », renseignent les auteurs de l’étude sur l’importance des sites sacrés pour la conservation des forêts galeries au centre du Bénin. Même dans un contexte de changement climatique, les divinités sont parfois appelées à la rescousse pour réduire les poches de sècheresse. « Vous avez naturellement des pratiques magico-religieuses qui sont également utilisées comme stratégies d’adaptation aux phénomènes climatiques qui bouleversent la vie des paysans. A ce titre, vous avez des cérémonies qui sont organisées pour faire appel à la précipitation pendant qu’on l’attend et que ça ne vient pas », fait remarquer Dr Akibou Akindélé, ethno-climatologue. La dimension du vodoun, des religions endogènes va bien au-delà de la foi, de la spiritualité, de la culture. Le vodoun est ancré dans la nature A la Bouche du Roy, le Zangbéto veille sur la biodiversité et la protège. Environnement 11 janv. 2022


Sa Majesté Daagbo Hounon Houna II : «l’écosystème constitue le socle de la vie …»
Le vodoun, ce sont des règles et des principes qui protègent la nature et la vie. Sa majesté Daagbo Hounon Houna 2, chef suprême du vodoun Huendo, roi des mers et des océans, donne ici les raisons. La Nation : Quel est le lien entre le vodoun et la Nature ? Sa majesté Daagbo Hounon Houna II : Le vodoun a choisi comme terre de prédilection l’Afrique, plus précisément le Bénin en Afrique de l’Ouest. Quand vous prenez une personne, d’une aire culturelle donnée, son ancêtre mythique ou son «tohio » se trouve peut-être dans les eaux, dans la flore ou tout simplement dans l’écosystème. C’est pourquoi, il y a des enfants qu’on appelle des « kpovi », «dovi », des enfants de l’eau. Je suis par exemple de l’eau. Mon ancêtre mythique se trouve dans la mer, tout comme le « tohio » du peuple Houéda (Ouidah), qui est le « Houéda Dangbé », communément connu sous le nom de python. A Grand-Popo, le tohio, c’est le python géant connu sous le nom de boa. Il y a des gens qui ont comme tohio des arbres tels que le baobab, l’iroko. Vous avez aussi des caïmans, la rivière, des cours d’eau. Ainsi, l’écosystème, la nature tout entière constitue le pivot même, le socle de la vie de tout un chacun. Dans ces conditions, nous sommes tenus d’entretenir ce qui constitue notre ''tohio''. Est-ce pour cela que des communautés entretiennent un lien sacré avec une partie de leur écosystème ? Si j’ai mon ''tohio'' dans l’écosystème, pourquoi ne jouerai-je pas un rôle d’avant-gardiste et sécuritaire ? C’est dans ces conditions que, dans certaines zones, il est interdit par exemple de labourer certains jours. Le vodoun qui est là ne l’accepte pas pour diverses raisons. Labourer ce jour-là constitue un frein à la bonne production agricole. La pêche en haute mer par exemple répond à un rythme donné. Tous les huit jours francs, les gens ne doivent pas aller à la pêche en haute mer. C’est interdit. De même que sur certains marigots et rivières, il est interdit de pêcher dans des zones données. Ce sont des zones considérées comme sacrées. Le faire, c’est briser la structure sociale. Quelques-uns enfreignent au principe, mais c’est toute la communauté qui en subit les conséquences. Depuis un certain temps, quand nous avons fait le choix de la démocratie, il a été constaté que les gens, prenant cela comme une grande ouverture, ne respectent plus ce qui fait la vie de la localité, du pays, du continent. Parce que toute la population a adopté des religions données. Certains disent : « Je ne suis pas de votre religion. Je peux faire ce que je veux. » Ceux-là, de par leurs actions font que la production halieutique diminue, la production agricole chute. Les mangroves sont détruites. Les forêts sont considérées comme des refuges pour les sorciers et les sorcières. Malheureusement, on engloutit des milliards de francs pour des questions de réchauffement climatique. On se dit qu’il faut reboiser. Faut-il retrouver la voie du sacré avec la présence des Zangbéto ? Nous avons des aires cultuelles données. Suivant qu’on se trouve dans une zone ou dans une autre, il y a le système d’avant-garde sécuritaire. Si dans les zones lacustres et dans les zones aïzo, vous avez le Zangbéto comme police sociale, dans les aires culturelles Nago-Yorouba, vous avez le Oro et autres. Ce ne sont donc pas seulement les Zangbéto. Il y en a d’autres. La vie étant considérée comme le « soun » et le «Yesoun », il y a des règles, des principes. Mais étant donné que les religions sont multiples, avec un défaut d’harmonie, d’entente, chacun fait ce qu’il veut au point où toute la population en subit les conséquences. Le vodoun pour nous se révèle comme l’organisation de la vie sociale, tout entière, donc, comme une science qu’on se doit de protéger, de conserver. C’est pour cela que les garants de la tradition n’ont jamais aimé que l’on brise cette structure sociale. La révolution était arrivée dans ce pays pour demander qu’on bannisse le vodoun, le traitant de féodalité, de sorcellerie et tout. C’est fait jusqu’à un moment donné où, pour trouver quelques grains de maïs à acheter, vous ne pouvez plus l’appeler par son nom. C’était devenu si rare qu’il y a eu la disette. Aujourd’hui, le premier magistrat du pays a dit que l’Afrique est de culture vodoun. Quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, au sud ou au nord du Bénin, il y a le vodoun. Quand il y a le vodoun, il y a le respect, le ''soun'' et le ''yesoun''. Ce sont des règles et principes à respecter. Et quand vous êtes dans une zone donnée, par rapport au vodoun que vous avez, il y a des interdits à respecter. Mais qu’on le veuille ou non, il y a un certain nombre d’indices qui font qu’on peut parler du vodoun. Nous avons les forêts, les rivières, les oiseaux, les animaux. Il faut respecter l’ordre normal des choses. Quand c’est le cas, tout va normalement. Il y a lieu de trouver cette harmonie entre les religions pour que chacun puisse respecter les directives. Environnement 11 janv. 2022


Wenceslas Adjognon-Monnon à propos des ambitions du gouvernement pour le vodoun : « Il y a un engagement fort pour en faire un produit touristique phare »
Le gouvernement béninois a opté pour la valorisation du patrimoine immatériel du pays à travers un vaste programme et de nombreux investissements. Le Vodoun se trouve en pole position de cette initiative qui veut proposer au reste du monde l’une des particularités du Bénin. Wenceslas Adjognon-Monnon, directeur du programme Tourisme de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme, évoque à travers cet entretien, l’engagement et les actions du gouvernement, de même que la dimension culturelle et touristique du Vodoun. La Nation : Le Bénin a célébré ce 10 janvier, la fête des religions endogènes Selon vous, une telle célébration a-t-elle encore sa raison d’être ? Wenceslas AdjognonMonnon : C’est une fête qui nous honore parce qu’elle est appréciée de tous les Béninois, pas forcément à cause de la dimension touristique et culturelle qu’elle revêt. C’est une fierté et c’est quelque chose dont nous devrions savoir tirer les profits nécessaires pour en faire une journée de découverte sur le plan national afin que les gens puissent découvrir. les richesses culturelles et cultuelles de leur pays. Nous autres à l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt), nous n’avons pas vocation à entrer dans le culte. Par contre, le volet culturel nous intéresse au plus haut point et c’est cela que nous nous évertuons à faire connaître d’abord à nos concitoyens puis après à la sous-région et sur le plan international. Depuis plus de cinq ans déjà que le gouvernement a entrepris des réformes dans les secteurs de la culture et du tourisme, quel bilan peut-on faire aujourd’hui ? Il faut savoir que nous sommes une destination en cours de programmation. Nous sommes structurés. Le chef de l’Etat a une vision claire et cette vision est de faire du Bénin un pays à haute valeur touristique, un pays où nous deviendrons incontournables dans le dispositif touristique de l’Afrique. Pour cela, nous avons plusieurs richesses. On peut faire toutes les activités touristiques qu’on veut au Bénin en dehors de la neige. Nous avons aussi quelque chose de particulier que personne n’a, qui est le Vodoun qui nous caractérise. Aujourd’hui, tout le monde en a peur parce que quand vous êtes au Cameroun ou ailleurs dans le monde et que vous dites ‘’Vodoun’’, on pense plutôt à la poupée sur laquelle on met des aiguilles pour faire du mal alors qu’il n’en est rien. Pour que l’individu lambda comprenne qu’il n’en est rien, il faut le promouvoir. Cette promotion passe par la culture du Vodoun et non le culte Vodoun. Dans cette culture, ce gouvernement est le seul à avoir mis sur la table les moyens pour faire du Vodoun un produit touristique. C’est depuis 2016 qu’il y a eu un engagement fort de faire du Vodoun un produit touristique phare. Ceci dit, on n’improvise pas parce qu’on va toucher à des clichés qu’il va falloir gommer, nettoyer et cela nécessite de la préparation. C’est dans cette préparation que nous sommes. Depuis cinq ans, nous avons élaboré une stratégie sous la vision du président Patrice Talon. Ensuite, nous avons conçu un produit qui s’appelle la ‘’Route des couvents vodoun’’ qui dans sa phase initiale va englober cinq couvents. Ces cinq couvents vont se compléter avec des divinités qui ne sont pas les mêmes. Il y a ‘‘Mami wata’’, ‘‘Hêbiosso’’, ‘’ Sakpata’’, ‘‘Akabaidéna’’ ‘‘Mawulissa’’. Les couvents sont en cours de réhabilitation et dans ses réhabilitations, on crée des espaces de préparation que nous appelons ‘‘La case patrimoniale’’ parce qu’on n’entre pas dans un couvent comme on entre dans une église. Nous préparons les guides qui vont permettre de faire la médiation entre les visiteurs et le couvent. On prépare aussi le produit qu’on va pouvoir présenter aux visiteurs. C’est cet ensemble que nous sommes en train de finaliser. Les constructions physiques sont en cours. Il y a deux couvents qui ont bien évolué dans leur phase préparatoire à savoir le couvent ‘’Sakpata’’ à Ouidah et le couvent ‘’Hêbiosso’’ à Sokè. Le gouvernement est dans la logique de la valorisation du vodoun au même titre que le tourisme. Quel peut être l’intérêt d’une telle option ? Le tourisme est global. Le tourisme, c’est une famille d’activités. Le vodoun est un produit dans cette activité. On a du balnéaire, du culturel. Nous avons aussi l’histoire de l’esclavage sans oublier le pèlerinage de Dassa-Zoumé qui est un produit touristique. Aujourd’hui, nous avons le vodoun qui est une religion mais de cette religion, nous pouvons tirer un intérêt touristique. Cela a un double sens pour nous, c’est-à-dire le sens de déconstruire tout ce que l’imaginaire a eu le temps de s’inventer sur le vodoun puis de faire découvrir ces lieux souvent magnifiques dans lesquels se pratique cette religion. Le vodoun est au profit du tourisme béninois. Quelle est la vision du gouvernement pour la dimension culturelle et touristique du Vodoun ? La vision du gouvernement, ce n’est pas de rechercher la conversion de quiconque. C’est pour ça que les couvents sont structurés. Il y a des cours extérieures et aussi des filtres. Nous nous arrêtons à la frontière de ce qu’on peut montrer à un visiteur. La vision du gouvernement est de dire que le côté non sacré de la chose peut être montré. Ensuite, on explique aux gens qu’il y a des interdits et c’est pour ça qu’on prépare le visiteur à s’imprégner de la chose pour pouvoir comprendre ce qu’on va lui expliquer pour qu’il soit en immersion. Quels sont les perspectives dans le secteur ? Parlant de perspectives, on a cinq couvents pilotes. Après, on va monter à quinze couvents et forêts sacrées dans le Bénin. Tout ceci génère des emplois, de l’économie dérivée et c’est aussi un produit d’appel. Il y a un label de sérieux qui se met en place pour tous ceux qui ont fait la divination du Fâ. Et ce sont des gens qui auront des engagements avec le gouvernement. Nous tendons à une certification du produit dérivé du vodoun dans le tourisme béninois. Pourquoi un comité spécial vodoun a été récemment mis en place ? Le comité a pour but de choisir des gens capables de réfléchir à une thématique précise. Le comité est constitué de gens de différents corps pouvant comprendre et expliquer ce que c’est que le Vodoun. Ce comité est aussi là pour éclairer le chef de l’Etat sur ce qu’ils ont récolté comme informations, quitte à ce dernier, de donner des instructions pour qu’on ait un musée le plus complet possible. Vous savez, nous sommes dans une tradition, hélas très orale. Il y a très peu d’écrits. L’aménagement d’une route des couvents est l’une des réalisations phares attendues. Le projet a-t-il enfin démarré ? Le projet de la route des couvents a démarré, il y a un moment déjà. En général, dans tous les projets, on ne voit que la partie réalisation. Pas forcément la partie conceptualisation ni préparation. Aujourd’hui, il y a deux couvents qui sont presque terminés. D’ici quelques semaines, les deux premiers projets vont être livrés par les entreprises. Qu’en est-il du projet de création du musée du Vodoun à Porto-Novo ? Ce projet avait été légèrement différé pendant un temps. Là aussi, cela fait partie de ce qu’on va mettre à l’actif du gouvernement qui est de dire que, même si nous avons prévu de faire quelque chose, nous allons poursuivre les analyses et affiner le sujet. Ce musée est maintenant dans une phase beaucoup plus concrète. Nous avons aujourd’hui, la capacité d’apprécier ces travaux et de proposer quelque chose de plus correct. Nous avons effectivement abandonné la forme qui était prévue sur le musée vodoun de PortoNovo, qui sera plus enrichie dans son contenu que son contenant. A partir de quand, la population et les touristes peuvent-ils enfin jouir de ces édifices ? Pour les couvents, c’est à partir de cette année 2022 et pour le musée du vodoun, nous allons dire fin 2023. Réalisé par Josué F MEHOUENOU & Isidore GOZO Culture 11 janv. 2022


Fête nationale des religions endogènes 2022 : le vodoun pour ‘‘révéler le Bénin’’
Le président de la République Patrice Talon a adressé son mot de solidarité à l’endroit de la communauté vodoun à l’occasion de la célébration de la fête des religions endogènes, ce lundi 10 janvier. Lire le message en intégralité… « Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, chaque 10 janvier, le Bénin célèbre fièrement, son riche patrimoine culturel et cultuel à travers la valorisation des religions endogènes. Cet héritage ancestral que nous travaillons à valoriser, contribue à nous révéler au monde. Nous pouvons en être fiers. C’est une fois de plus l’occasion pour moi de saluer la saine cohabitation des religions et de nous inviter à l’acceptation mutuelle car nos différences font notre richesse. Bonne fête des religions endogènes à toutes et à tous » Actualités 11 janv. 2022


Fête nationale des religions endogènes 2022 : quelques personnalités apprécient…
  To Tjoelker-Kleve, ambassadrice du Royaume des Pays-Bas près le Bénin To Tjoelker-Kleve, ambassadrice du Royaume des Pays-Bas près le Bénin « J’ai beaucoup admiré et j’admire beaucoup, au Bénin, ce respect pour les cultes ancestraux. Je trouve que c’est un très beau moment de fêter comme ça, tous ensemble, le 10 janvier qui est aussi célébré partout dans le pays. La parade des couvents était magnifique. J’ai beaucoup apprécié. » n ------------------------------------- Onur Özçeri, ambassadeur de la Turquie près le Bénin Onur Özçeri, ambassadeur de la Turquie près le Bénin « Je suis rentré hier de la Turquie à 11 heures 30 du soir parce que je ne voulais pas rater l’occasion de célébrer la fête des religions endogènes. Je suis content d’avoir pu communier avec vous. Le Bénin peut être fier de sa culture, et vous avez vu l’engouement que cela a suscité. Je suis très émerveillé par la parade des couvents.» -------------------------------- Anne-Françoise Tasnier, photographe belge Anne-Françoise Tasnier, photographe belge « Je suis pour la première fois au Bénin pour les célébrations vodoun (…). Mon compagnon et moi sommes intéressés par la différence culturelle et la beauté de chaque culture. Nous ne connaissions pas encore le Bénin, raison pour laquelle nous sommes venus admirer la culture béninoise. J’ai trouvé les parades très colorées et musicales. Nous avons pas mal d’expériences avec l’Afrique de l’Est mais nous ne connaissions pas l’Afrique de l’Ouest. C’est très différent. La présence de cette culture autour du vodoun, de toutes ces divinités, est très riche. Nous sommes vraiment sous le charme. » Actualités 11 janv. 2022


Appel à quitter les zones cibles d'attaques : le démenti du maire de Materi
Une vidéo partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux fait croire que le maire de Matéri, Robert Kassa, a demandé aux populations des zones cibles d'attaques djihadistes de quitter les lieux. A travers un communiqué en date du 7 janvier 2021, l'autorité communale dément et apporte des clarifications. Lire ci dessous l'intégralité de son communiqué.   Appel à quitter les zones cibles d'attaques: le démenti du maire de Materi   Actualités 09 janv. 2022


Sorcière filmée par une caméra cachée : Des éléments pour démasquer le faux
Une vidéo qui circule de façon virale depuis quelques semaines fait croire qu'une sorcière a été filmée au Bénin par une caméra cachée. Plusieurs éléments de vérification de La Nation prouvent le contraire. " Cette sorcière est entrée dans la maison en se servant d'un balai. Les occupants de la maison dorment. C’est un fait réel. Priez avant de vous coucher. Voyez, elle danse autour de la voiture du propriétaire de la maison, puis, elle va jeter des mauvais sorts. Ça se passe à Cotonou. Considérez que vous avez été un témoin. Je ne vais pas vous donner de précision sur l'adresse". De nombreuses personnes ont dû suivre en langue nationale béninoise fon, cet extrait de commentaire incisif dans une courte vidéo qu’un utilisateur du réseau social Tik-tok sous l’identifiant "90 cerveaux" a employé pour les convaincre qu’une sorcière a été surprise par une caméra cachée.
Cette sorcière est entrée dans la maison en se servant d'un balai. Les occupants de la maison dorment. C’est un fait réel. Priez avant de vous coucher. Voyez, elle danse autour de la voiture du propriétaire de la maison, puis, elle va jeter des mauvais sorts. Ça se passe à Cotonou.
Dans la vidéo abondamment relayée, il apprend au bout de la scène comment la prétendue sorcière est allée chercher un bébé à l’insu de ses parents. "Vous voyez, elle est allée prendre l'enfant qui n'a même pas encore 3 jours. Si cet enfant devient un délinquant, on va croire que c'est la faute de ce garçon. Alors que ce sont les sorciers qui sont à l'œuvre. Ça fait pitié. Les parents ne sont au courant de rien. Partagez et je vous enverrai la suite". [video width="360" height="640" mp4="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/01/VID-20220105-WA0144.mp4"][/video] Apparu sur la toile début novembre, moment de fin d’année qui s’accompagne généralement de superstitions au Bénin et après une polémique de thèse de doctorat sur la sorcellerie,  l’enregistrement vidéo en question continue de susciter d'intérêt. La séquence de 5 min retrouvée dans des groupes WhatsApp, dont des forums religieux, laisse voir une femme tout de blanc vêtue présentée comme étant une sorcière. Des recherches effectuées sur cette vidéo rassurent qu’on est bien loin d’une histoire vraie à Cotonou. Faux, ce n'est pas à Cotonou L'auteur de la version en langue fon soutient que la scène a été filmée à Cotonou, mais qu'il ne voudrait pas donner l'adresse. Cependant, des recherches effectuées sur les réseaux sociaux permettent de se rendre compte que la vidéo a circulé dans de nombreux pays de la sous-région, avec diverses interprétations. Une recherche avec Invid  permet  de retrouver la même vidéo, avec une durée de 6'30, sur des pages Facebook suivie de légendes en anglais. Une autre recherche a été menée avec les mots clés comme " Witchcraft filmed november 2021 CCTV" or "sorcière filmée par caméra cachée" et un paramétrage des outils sur la période avant le 10 novembre 2021. Les résultats nous renvoient à
cette vidéo mise en ligne le 8 novembre 2021  par la chaîne Tamu Sa, avec 236 205 vues et 704 commentaires. Plusieurs autres publications identifiées sur Tic toc ciblent l'Afrique du Sud.

Un montage

On sait que les faits n'ont rien à voir avec Cotonou, voire le Bénin. La question qui revient est si la vidéo est vraie. La sorcellerie est une problématique qui revient sans cesse en Afrique et suscite même la curiosité de nombreux chercheurs. Il n'est pas exclu que dans l'ordre du spirituel, une sorcière atterrisse dans une maison. Mais serait-elle habillée, viendrait-elle sur un balai? Intéressons-nous plutôt à des détails techniques de la vidéo. Le son de la vidéo a été enregistré. Il a été ensuite soumis à une recherche d’effets audio pour retrouver d’éventuelle chanson d’où ils auraient été tirés. Le processus réalisé suivant les suggestions contenues dans cette  vidéo a permis de savoir que le bruit de fond provient du morceau K(2019) de  Alexanderplatz. Le morceau est accessible sur Spotify. On y retrouve l’ambiance de quelqu’un qui tousse. [embed]https://youtu.be/A1CHlVCbJCU[/embed] Aussi, on note un problème d’horodatage avec une pause de deux secondes avant que ne démarre la lecture de la scène. Cette situation se justifie par le fait que la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux est  plutôt un écran filmée. Ce n’est pas la vidéo source de caméra de surveillance. On note d’ailleurs un problème d’horodatage avec une pause   de deux secondes observées avant le démarrage du minutage. De l’avis de spécialistes du cinéma, il n’y a aucun doute, cette vidéo est un pur montage. Arcade Assogba, cinéaste réalisateur contacté par Olivier Ribouis, Coach formateur en fact-checking dans le programme Désinfox, suspecte un montage. «  C’est facile à faire pour un débutant qui s'y connaît en effets spéciaux. Ce n’est pas sûr que ceux qui sont dits sorciers dans notre imaginaire emploient de balaie pour voler comme dans Harry Potter et les contes pour enfants d'occident », rapporte-t-il. Daleth Ahomagnon, un cinéaste, spécialiste des effets spéciaux  soutient aussi que pour avoir ce résultat de sorcière volant avec un balai, on peut faire recours à des logiciels de base comme Adobe Première Pro et After effect.

Des usages hors de Cotonou

S‘il faut attribuer une nationalité à cette sorcière, on se perdrait. En dehors de Cotonou, la vidéo a été présentée en Côte d’Ivoire comme la scène d’une sorcière filmée dans la ville d’Angré. «  C’est une histoire réelle qui s’est passée à Angré. Le monsieur a mis une caméra cachée partout dans sa cour contre les voleurs et voilà qu'une sorcière est venue faire ses incantations la nuit, filmée par la caméra depuis le 04 novembre 2021 et c'est aujourd'hui que le monsieur à découvert la vidéo. Prions toutes les nuits avant le sommeil »,  a écrit  dans une publication sur   la page Facebook Un Miracle Tv, le 08 décembre 2021.

Verdict

La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux ne montre pas une sorcière filmée par une caméra cachée  à Cotonou. De même, des indices montrent qu’il s’agit plutôt d’un montage dont le rendu a été filmé par un téléphone ou un autre appareil avant d’être diffusé sur les réseaux sociaux.

      Actualités 09 janv. 2022


Réflexion : comment réussir un entretien d’embauche
Les entretiens d’embauche sont souvent des moments de grand stress pour le demandeur d’emploi. Dans un processus de recrutement, après les phases d’étude de dossier, de test écrit ou oral, l’entretien d’embauche s’impose comme la phase décisive. La peur de ne pas pouvoir être à la hauteur des attentes du recruteur installe le stress. Pourquoi l’entretien d’embauche est-il si important si déjà par la phase d’étude de dossier, le recruteur a accès au dossier du candidat comportant toutes les informations nécessaires pour décider de le recruter ou non ? Comprenons que l’entretien d’embauche a l’effet magique de confronter les informations sur le candidat, à sa personnalité réelle. Et c’est ce qui rend vraiment particulière l’étape de l’entretien d’embauche dans un processus de recrutement. L’entretien d’embauche est un moment où le candidat et le futur employeur se rencontrent. L’objectif de cet entretien est pour l’employeur de vérifier l’adéquation entre les compétences du candidat et ses besoins pour le poste. Du côté du candidat, l’entretien d’embauche présente un double avantage. D’une part, il est une circonstance favorable au candidat pour exprimer au recruteur ses capacités, qualités qui n’ont pas pu être suffisamment relevées dans son dossier. C’est une belle occasion qui lui est offerte pour confirmer au recruteur qu’il présente le meilleur profil pour le poste. D’autre part, l’entretien d’embauche offre au candidat l’opportunité de constater et d’être informé des conditions de travail et la sécurité sociale que lui offrira le recruteur. Pour réussir un entretien d’embauche, il faut bien s’y préparer. Cette préparation se fait en six étapes. La première étape est la connaissance de l’entreprise qui veut vous recruter. En tant que candidat, vous devez vous renseigner sur l’entreprise qui veut vous recruter et maîtriser ses activités, son fonctionnement, sa culture d’entreprise, sa position sur le marché, sa situation géographique. La recherche d’informations sur l’entreprise vous permet de mieux formuler votre offre conformément à sa taille, son effectif, son secteur d’activité, etc. Avoir accès à ces informations peut paraître difficile, vu que vous n’êtes pas de l’entreprise. Mais en réalité, il ne le sera pas pour autant. Aujourd’hui, plusieurs voies et moyens sont à la portée du candidat qui souhaiterait recueillir des informations sur une entreprise. Les voies les plus connues sont : l’internet, l’environnement, la documentation. L’internet est une source qui regorge assez d’informations. Via les sites, pages, plateformes professionnelles, etc, vous pouvez avoir des informations nécessaires et utiles sur l’entreprise. Outre l’internet, vous pouvez également consulter l’environnement aussi bien interne qu’externe de l’entreprise, pour avoir les informations dont vous avez besoin sur elle. Il est aussi recommandé de consulter la documentation disponible telle que brochure, journal, magazine, susceptibles de contenir des informations sur l’entreprise. L’avis de recrutement porte généralement des informations explicatives sur le poste à pourvoir et parfois sur l’entreprise, cependant, la recherche d’informations complémentaires vous permet de rentrer dans la vie de l’entreprise, de relever ses besoins, et en conséquence d’actualiser vos informations et de préparer votre argumentaire. La deuxième étape consiste à actualiser vos informations et cela passe par la mise à jour de votre dossier. Le demandeur d’emploi doit avoir en permanence sur lui un dossier de demande d’emploi, qu’il s’appliquera à mettre à jour en fonction de la demande de l’entreprise. En exemple, pour postuler à un avis de recrutement de comptable au profit d’une entreprise industrielle, la mise à jour du dossier consistera pour le candidat à mettre en évidence les expériences qu’il a acquises dans l’organisation comptable d’une entreprise industrielle. Un dossier mis à jour permet au candidat d’avoir sous la main lors de l’entretien d’embauche des éléments pour convaincre le recruteur ou le jury de son expérience dans le domaine ou secteur d’activité de l’entreprise. La troisième étape est la préparation de l’argumentaire de l’entretien d’embauche. Avant le jour J, le candidat doit s’exercer sur les réponses qu’il donnera aux éventuelles questions qu’on pourrait lui poser. Il est souvent recommandé au candidat de transcrire ces réponses dans un bloc-notes, tout en veillant à la cohérence et au respect de la syntaxe. Dans un entretien d’embauche, il existe des questions très subtiles auxquelles le candidat doit beaucoup faire attention. « Quel est votre défaut», « quelle est votre prétention salariale », « pourquoi voulez-vous quitter votre poste actuel », voilà des questions dont les réponses peuvent influencer positivement ou négativement le cours de l’entretien. La quatrième étape est la capacité communicationnelle du candidat. Une chose est de préparer les réponses aux éventuelles questions, mais une autre est de pouvoir bien les rendre lors de l’entretien d’embauche. Savoir bien les rendre, nécessite également une préparation. A cet effet, le candidat doit travailler sur sa capacité communicationnelle. Le communicateur, c’est celui qui sait créer la compréhension dit-on. Ainsi, le candidat doit être le communicateur qui, par des gestes appropriés, des mots simples et justement articulés, amène le recruteur ou le jury à le comprendre. Une mauvaise réponse bien servie vaut mieux qu’une bonne réponse mal servie. La cinquième étape est le style vestimentaire. L’entretien d’embauche n’est pas un festival vestimentaire, encore moins un défilé d’apparat. L’habillement du candidat doit pouvoir le rendre professionnel et il doit également s’y montrer à l’aise. A travers votre habillement, se lisent votre personnalité et votre niveau de responsabilité professionnelle. Tous ces préalables terminés, nous voici à la sixième étape, le jour J de l’entretien. Tout joyeux de votre lit, levez-vous convaincu d’aller décrocher ce poste qui n’attend que vous. Par la prière, ou tout autre exercice, solidifiez votre mental, redonnez-vous confiance et débarrassez-vous de la peur. Habillez-vous, mangez léger, prenez votre dossier et soyez sur les lieux de l’entretien au moins 15 min avant l’heure qui vous est communiquée. Soyez courtois avec tout le monde et une fois devant votre recruteur, prenez siège à sa demande. Répondez avec précision aux questions qu’il vous posera et à la fin de l’entretien, n’hésitez pas de lui demander la suite du processus. Bonne chance. Justino Vieyra *Coach-Ecrivain en développement personnel et entrepreneuriat des jeunes Société 07 janv. 2022


Tournoi international des centres de formations d’Afrique : la nouvelle date du démarrage dévoilée
Le tournoi international des centres de formation de football d’Afrique prévu pour démarrer le 27 novembre 2021 est reporté au mois de février prochain. Face à la presse hier, jeudi 6 janvier à Cotonou, Anoï Niniba Castro, président de la Fondation internationale Issa Hayatou a confirmé la tenue de cette compétition réservée aux jeunes footballeurs U-17 de huit pays d’Afrique. En présence de Salumu Ngog Wa Balanga, ambassadeur de la République démocratique du Congo près le Bénin, Anoï Niniba Castro, président de la Fondation internationale Issa Hayatou a annoncé hier, jeudi 6 janvier, à la presse sportive la tenue du tournoi international des centres de formation de football d’Afrique doté du trophée « Kabund-A- Kabund de la paix », reporté depuis le mois de novembre dernier, pour le mois de février prochain. «Prévu du 27 novembre au 11 décembre dernier, le calendrier du tournoi a été modifié pour plusieurs raisons et la compétition se tiendra finalement du 22 au 26 février », a-t-il informé. Pour lui, le délai de la diffusion des spots, la Coupe d’Afrique des Nations et bien d’autres raisons ont motivé le report de cet évènement qui va regrouper autour du cuir rond à Cotonou, les jeunes footballeurs U17 du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Burkina et du Ghana. C’est l’occasion pour lui de présenter ses vœux au gouvernement béninois et à son chef, le président Patrice Talon ainsi qu’au ministre des Sports qui a donné son accord pour l’organisation de cette compétition au Bénin. «Nous menons ce combat pour le développement du football et l'épanouissement de la jeunesse africaine», a-t-il poursuivi avant d’annoncer l’intérêt que porte Jean Marc Kabund-A-Kabund, vice-président du parlement congolais, à cette compétition. « Le président Jean Marc Kabund-A-Kabund a une double casquette car il est un homme de terrain et un bâtisseur du football des jeunes chez lui », a-t-il déclaré. Hommage aux présidents Talon et Tshisekedi A travers cet évènement, la fondation internationale Issa Hayatou souhaite rendre hommage aux présidents Patrice Talon et Felix Tshisekedi. Pour Anoï Niniba Castro, en homme de terrain, le parrain Jean Marc Kabund-A-Kabund, président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (Udps) a compris la dynamique et partage le souci de la fondation Issa Hayatou de reconnaitre le mérite des présidents Talon et Tshisekedi. A l’en croire, le président Patrice Talon et son homologue de la Rdc, président de l’Union africaine, ont beaucoup fait pour le continent dans plusieurs domaines. Pour lui, le Bénin est l’une des meilleures destinations du football africain et mérite bien d’abriter une telle compétition. Selon le président de la Fondation Issa Hayatou, toutes les dispositions sont prises pour la réussite de l’évènement. Des récompenses dont le trophée de la paix seront décernées aux meilleures équipes au terme de ce tournoi où des distinctions seront remises aux président sPatrice Talon et Félix Tshisekedi pour leurs œuvres en faveur du continent. Sports 07 janv. 2022


Protection de l’enfant au Bénin : des agréments remis aux centres d’accueil
Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a remis officiellement, hier jeudi 6 janvier, aux promoteurs des Centres d’accueil et de protection de l’enfant (Cape), les agréments, les autorisant désormais à accueillir, prendre en charge et réinsérer les enfants en situation difficile au Bénin. Les promoteurs des Centres d’accueil et de protection de l’enfant qui se sont conformés aux normes et standards applicables à leurs structures au Bénin ont vu leurs efforts couronnés de succès. Ils ont reçu, hier jeudi 6 janvier, les agréments les autorisant à oeuvrer au profit des enfants vulnérables au Bénin. Il s’agit d’un passeport qui, en même temps qu’il leur permet d’exercer librement mais les contraint, au contrôle éventuel exigible. Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, affirme que la remise de ces agréments par l’Etat est un signal fort pour exiger des promoteurs de structures de protection de l’enfant un minimum d’environnement protecteur pour les enfants en situation difficile. L’autorité ministérielle informe que la nouvelle année consacrera des réformes en matière de protection de l’enfant dans l’intérêt supérieur de chaque enfant en situation difficile au Bénin. Quant aux garderies d’enfants et structures assimilées, un décret définira clairement les normes exigées et leurs relations avec les structures de l’Etat. Face aux défis qui se présentent au pays en termes de violences, d’abus, d’exploitation des enfants avec la recrudescence des cas de viol, de grossesse non désirée, de mariage précoce, la ministre des Affaires sociales note que le gouvernement va poursuivre l’amélioration des conditions de vie de la population à travers la protection des couches vulnérables dont les enfants. A cet effet, poursuit-elle, un nouveau plan d’action de la Politique nationale de protection de l’enfant a été élaboré en 2021 et a redéfini les rôles et responsabilités de chaque acteur du processus. « C’est pourquoi, 2022 sera une année d’actions. Nous poursuivrons la fermeture des Cape hors normes et qui ne garantissent aucunement la sécurité des enfants et nous développerons des activités de compétence de vie notamment les classes socio- éducatives, la campagne de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive et la mise en place des espaces sains dans chaque localité sur l’ensemble du territoire national pour outiller davantage les enfants », fait-elle savoir. Véronique Tognifodé souligne que la remise de ces agréments n’est pas une fin en soi mais un processus continu. « Mes services compétents sont instruits à vous suivre de près et à s’assurer que vous demeurez respectueux des normes et que vous vous adaptez convenablement aux mutations qui s’imposent à notre pays en matière de protection des enfants », insiste-t-elle. Elle exhorte les promoteurs à observer avec constance les normes dans leurs actions et à solliciter l’accompagnement nécessaire auprès des services étatiques qui sont entièrement à leur disposition. Père Aurélien Ahouangbè, représentant des récipiendaires, a tenu à remercier le chef de l’Etat, Patrice Talon, et la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance pour les efforts consentis à leur endroit. Il affirme que la réception de l’agrément est un couronnement et en même un nouveau départ. Les bénéficiaires s’engagent à toujours faire de leur mieux pour répondre aux exigences et garantir aux enfants un bien-être et un avenir durable. Société 07 janv. 2022


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