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Nouvelles

Numérique et digitalisation en 2021 : un secteur dynamique malgré la pandémie
En dépit des perturbations dues au coronavirus, l’agenda 2021 du secteur du numérique et de la digitalisation n’est pas resté dans les tiroirs. Le gouvernement béninois n’a pas baissé les bras en ce qui concerne le développement des infrastructures numériques, l’accélération du déploiement de l’internet, l’appui aux start-up et autres. Sous l’égide d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, le Bénin a accueilli également des rencontres internationales. Le secteur du numérique et de la digitalisation a été actif en 2021 malgré les coups d’arrêt imposés par la pandémie du coronavirus. Fidèle à sa vision pour ce secteur, le gouvernement béninois n’a ménagé aucun effort pour offrir des services d’accès à internet, aux ressources et aux contenus numériques aux populations tout au long de l’année. La plupart des projets inscrits dans l'agenda 2021 du numérique et de la digitalisation se sont déroulés malgré les perturbations. Ainsi, de l’extension du haut et du très haut débit au développement des usages numériques en passant par la poursuite et l’accélération de la dématérialisation des formalités d’obtention de certaines pièces administratives par le Portail national des services publics, le renforcement de la sécurité et de la confiance numérique ainsi que l’appui aux entreprises et aux jeunes, plusieurs projets ont connu leur aboutissement sous le leadership d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. À travers le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat numérique, le Programme Levier d'Apprentissage pour la Reconversion dans le Numérique (Learn) a connu des avancées notables en 2021. Ainsi, lancé au mois de juin, le processus de sélection des premiers bénéficiaires du Learn a permis de retenir 50 jeunes. Cette première cohorte qui comporte 16 femmes a été lancée, jeudi 7 octobre, par le ministre du Numérique et de la Digitalisation à Cotonou. En plus de l’accélération du déploiement de l’internet, de l’appui aux start-up et de la mise en place des points numériques communautaires et autres, le Bénin a été le carrefour de plusieurs rencontres internationales en 2021. Cotonou, carrefour des rencontres internationales Le Bénin a abrité, vendredi 3 septembre 2021 à Cotonou, la deuxième réunion du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique (Rfmen). Cette rencontre constitue non seulement une étape importante dans le positionnement du numérique au service des citoyens au sein de l’espace francophone mais aussi contribue au renforcement de la coopération numérique dans l’espace francophone. Invitée spéciale, Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, a salué la disponibilité du Bénin à accueillir cette rencontre. Pour elle, ces assises majeures sont la preuve que le Rfmen veut donner à partir du Bénin un vrai élan à la coopération numérique dans l’espace francophone en vue d’un développement numérique inclusif de l’espace francophone. Le Bénin ne s’est pas arrêté à cette seule rencontre. Le ministère du Numérique et de la Digitalisation, à travers ses cadres, a pris part à des webinaires avant d’accueillir les équipes de réponse aux incidents de sécurité informatique (Csirt) de l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) du 5 au 8 octobre 2021 à Cotonou. A travers la mise en place des « Computer Security Incident Response Team (Csirt)», les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) souhaitent une coopération numérique dynamique pour apporter une réponse à la cybercriminalité. Trois jours plus tard, le public et les autorités béninoises ont été outillés pour développer au niveau des institutions, de l’administration, des entreprises et des ménages du Bénin, un état de veille contre toutes sortes de menaces dans le cyberespace. A ce rendez-vous international, Rabiyatou Bah, coordinatrice du projet Organised Crime West Response on Cybersecurity and fight against cybercrime (Ocwar-C), a salué l’engagement des autorités béninoises à combattre la cybercriminalité. L’année 2021 s’est achevée avec la 2e édition du Forum francophone de l’Intelligence artificielle (Ia) qui s’est déroulée, jeudi 16 décembre 2021, en présentiel et en ligne à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) à Cotonou. Placée sous l’égide du ministère du Numérique et de la Digitalisation (Mdn), cette rencontre a été l’occasion pour les participants d’échanger sur les défis à relever afin que l’Ia soit au service du développement urbain durable en Afrique. Lutte accrue contre la cybercriminalité Engagé pour la sécurisation du cyberespace béninois en vue de contribuer à l’essor de l’économie numérique, le gouvernement a approuvé, mercredi 27 octobre 2021, la politique de sécurité des systèmes d’information. L’adoption de ces nouvelles règles vise à contribuer à la promotion des bonnes pratiques de sécurité au sein des entités de l’Etat, à harmoniser la protection des infrastructures des systèmes d’information à l’échelle de l’Etat et à définir le cadre relationnel entre l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et les entités de l’Etat. Ce faisant, le gouvernement du président Patrice Talon entend favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. Cette politique apparait comme le support de base pour la mise en œuvre des mesures techniques, organisationnelles et physiques par les structures de l’Etat afin de protéger leurs systèmes d’information respectifs. A travers cette politique qui intervient après l’adoption en Conseil des ministres, du 6 mai 2020, de la stratégie nationale de sécurité numérique et son plan d’action 2020-2021, le gouvernement entend créer un cyberespace sécurisé pour une économie numérique attrayante. Transformation numérique des communes Afin de promouvoir la dématérialisation des services publics et leur usage au niveau des 77 communes du Bénin, une série d’ateliers itinérants sur les enjeux de la transformation numérique dans les communes du Bénin a été organisée du 13 au 24 décembre 2021. Des équipes du ministère du Numérique et de la Digitalisation et des experts ont sillonné les anciens chefs-lieux de département pour entretenir les responsables et cadres des administrations communales sur les avantages liés à la digitalisation des services offerts aux populations à la base. Initiés par le ministère du Numérique et de la Digitalisation en collaboration avec l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb), ces ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités ont permis d’engager activement les communes et les élus locaux dans la transformation numérique de leurs territoires afin d’améliorer la couverture et la qualité des services numériques aux populations. Des capacités renforcées Les acteurs de l’écosystème du numérique ont bénéficié de plusieurs formations en 2021. Ces formations ont été assurées par des organisations internationales ou le learning Lab du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Ainsi, les parties prenantes du projet Cloud Africa ont été formées en mars sur la conception et la mise en ligne de contenus éducatifs, à travers la plateforme numérique d’apprentissage Atingi lors d’un atelier de formation à Cotonou. En mai 2021, des cadreurs et journalistes reporters d’images (Jri) des télévisions béninoises ont été outillés lors d’un atelier de renforcement des capacités sur les diverses applications des drones et la règlementation en vigueur au Bénin. Lancée le 1er juillet, l’édition 2021 du projet « Africa Innovation Open Challenge » s’est achevée le 3 décembre dernier par l’évaluation et la remise d’attestation aux 24 meilleurs candidats ayant pris part à la formation en ligne dans le domaine de l’ingénierie web. A cette occasion, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence pour le Développement du Numérique (Adn), a salué «l’attractivité et l’attrait des applications proposées par les 24 lauréats âgés de 18 à 40 ans sélectionnés sur un total de 1 700 candidats. Avant cette session, du 7 juin au 16 juillet 2021, une formation a été organisée au profit de 30 cadres de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Du 2 au 13 août 2021, 105 enseignants points focaux des salles de classe numérique, des lycées d’excellence et d’amitié sino-béninoise d’Abomey et Grand-Popo ont bénéficié simultanément dans les villes de Ouidah, Comè, Pobè, Bohicon, Parakou et Natitingou d’une formation devant leur permettre d’obtenir la certification Icdl (International Computer Driving Licence). Ils ont été aguerris sur trois thématiques à savoir : Essentiel de l’ordinateur, de la communication et du web ; traitement de texte et Tableur. Acteurs de premier plan de la chaine des dépenses publiques, les directeurs d’administration et des finances (Daf) ainsi que les personnes responsables des marchés publics (Prmp) des structures de l’Etat bénéficient, depuis le 20 décembre de la formation « Certified Secure Compter User ». Ces cadres sont aguerris pour non seulement sécuriser les ressources de l’Etat mais aussi protéger efficacement leurs données personnelles sur internet et sur le web. Un écosystème de plus en plus dynamique Le secteur du numérique a été également animé en 2021 par des organisations de jeunes, des start-up et la société civile. Ainsi, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a relancé en juillet ses activités dans le contexte post-pandémique à travers l’organisation de la 1re édition des ateliers « Internet Community Meetup » à Cotonou. Engagé sur les questions liées à l’appropriation et au développement de l’internet et du numérique au Bénin, le chapitre du Bénin d’Isoc s’est appuyé sur sa communauté et ses partenaires pour la mise en œuvre de ses actions et projets. Toutes choses qui ont favorisé l’inclusion des filles et des femmes dans le numérique. De nombreuses plateformes sont créées dans plusieurs secteurs. C’est le cas de « Dis-moi Doc», une application mobile pour connaitre les prix des médicaments dans les pharmacies au Bénin ou les plateformes numériques acteur-agricole.bj et agrizonecna.com mises à la disposition des acteurs du secteur agricole dans le cadre du Projet d’Appui au Renforcement des Acteurs du Secteur Privé (Parasep). Société 04 janv. 2022


6e édition des Olympiades de Bountou : sagesse de l’Atlantique sacrée championne
La 6e édition des Olympiades de Bountou a connu son épilogue, vendredi 24 décembre dernier à Cotonou avec le sacre des filles de Sagesse de l’Atlantique. Victorieuses des Scorpions du Mono en finale par le score de 21-16, elles sont reparties avec le trophée de la compétition. Vainqueurs des Scorpions du Mono en finale par le score de 21-16, l’équipe de Sagesse de l’Atlantique a remporté, vendredi 24 décembre dernier à Cotonou, la 6e édition des Olympiades de Bountou. C’est d’ailleurs, sagesse qui a pris les premières initiatives du match en dominant la première partie par le score de 11-6. En deuxième partie, les joueuses de Scorpions réagissent sans parvenir à rattraper leurs adversaires. Le score en deuxième partie sera serré (10-10). Le match de classement de cette compétition a été remporté par les Eclaireurs qui ont réussi à se débarrasser des Génies par le score de 12-10. Au terme de la compétition, Monique Dougbadji, présidente de l’Association Bountou Sport (Abs) se félicite de la réussite de cet événement grâce aux partenaires dont le parti Moele Bénin, qui ont soutenu cette édition. Elle a salué également les arbitres qui ont officié les différentes rencontres en toute impartialité. Selon la présidente de l’Abs, les filles ont donné le meilleur d’elles-mêmes en mouillant le maillot tout au long de ces olympiades. « Nous sommes satisfaite des prestations des 10 équipes qui ont animé cette édition », a-t-elle déclaré. Meilleure joueuse de Sagesse de l’Atlantique lors de cette 6e édition des Olympiades de Bountou, Raymonde Avohou est heureuse d’avoir participé à cette compétition. Elle invite les autorités béninoises à contribuer au développement de cette discipline en faisant du bountou un sport phare au Bénin. « Permettez au Bénin d’être le porte-étendard du bountou dans le monde entier », a-t-elle plaidé. Sports 03 janv. 2022


Audience au Conseil économique et social : deux nouveaux ambassadeurs du Bénin chez Augustin Tabé Gbian
Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social a reçu en audience, jeudi 30 décembre 2021, Adam Bagoudou, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite, et Hervé D. Djokpé, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Union africaine et la République Démocratique de l’Ethiopie. Ils sont venus, chacun, recevoir de leur hôte des conseils avisés pour réussir leur nouvelle mission. Recevoir du président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, des conseils pour la réussite de la mission à eux confiée, c'est l’objectif de la visite du nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite, Adam Zakari Bagoudou et de son collègue, Hervé D. Djokpé, représentant du Bénin près l’Union africaine et la République Démocratique de l’Ethiopie. « Je suis venu voir avec lui comment gérer cette mission qui m’a été confiée par la haute autorité, prendre ses conseils et examiner avec lui quelques pistes selon son approche de la coopération entre le Bénin et l’Arabie saoudite », a souligné Adam Zakari Bagoudou. Selon ses propos, ils ont aussi débattu de la question relative à l’organisation du pèlerinage à la Mecque. A l’en croire, le président du Ces s’est réjoui de ce que la nouvelle équipe qui est en train d’être mise en place et les réformes qui sont en cours dans le secteur en vue de l’assainissement de l’organisation de ce pèlerinage au niveau de l’ambassade permettront un agréable séjour aux compatriotes qui s’y rendront. Il a également fait savoir que son hôte a souhaité qu’ils travaillent à ce que le nouvel état d’esprit qui caractérise cette organisation au Bénin soit davantage amélioré. Selon le nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite, le président du Ces a évoqué globalement tout ce qui a rapport à la coopération et se dit attentif aux opportunités d'une relation du Ces du Bénin avec une institution sœur de l’Arabie saoudite.   [caption id="attachment_74547" align="alignnone" width="2048"]l'Ambassadeur Hervé DJOKPE reçu par le Pdt-CES Au-delà des cordialités, le président du Ces a échangé
avec les nouveaux ambassadeurs du Bénin...[/caption]   A la suite de cette audience, le président du Conseil économique et social a également reçu Hervé D. Djokpé, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Union africaine et la République Démocratique de l’Ethiopie. Hervé D. Djokpé était également venu recevoir du président du Ces des conseils pour le bon accomplissement de la mission qui lui a été confiée. « Dans le processus de mise en route, conformément aux us et coutumes inspirés de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le nouvel ambassadeur, avant de rejoindre son poste, doit faire le tour des institutions, des personnalités, des présidents des institutions pour recueillir leurs orientations et conseils avant de recevoir les instructions de la haute autorité de la République, le président Patrice Talon », a-t-il fait remarquer. A l'en croire, le président du Ces reconnaît que la plateforme d’Addis-Abeba représente le centre de la diplomatie africaine. De ce point de vue, elle revêt une importance de premier ordre pour le Bénin. Le nouvel ambassadeur a indiqué que le président du Ces lui a donné certaines orientations notamment en ce qui concerne le Conseil économique et social et lui a prodigué de précieux conseils dont il se réjouit. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.)
Actualités 03 janv. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou reçoit le nouvel ambassadeur du Bénin près l’Ethiopie
Hervé Djokpé, nouvel ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie et représentant permanent auprès de l’Union africaine, a été reçu en audience par Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, vendredi 31 décembre 2021. Les deux personnalités ont exploré les axes d'une bonne coopération. Recueillir les orientations et conseils du président de la Cour constitutionnelle. C’est ce qui justifie la présence du nouvel ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie et représentant permanent auprès de l’Union africaine, Hervé Djokpé, dans les locaux de la Cour constitutionnelle, vendredi 31 décembre 2021. Il s’est ainsi soumis aux diligences préalables liées à la prise de fonction conformément à la tradition diplomatique avant de s’envoler pour l’Ethiopie. «C’est dans ce cadre qu’avant la mise en route, il est de bon ton que je vienne recueillir les orientations du président de la Cour constitutionnelle et ses conseils. Car le président de la Cour constitutionnelle a une culture très vaste. Il connait très bien l’Union africaine et les organes de la commission», confie le diplomate. Face à la presse, il a témoigné sa gratitude au président de la haute juridiction pour les conseils et orientations reçus pour mener à bien sa nouvelle mission. A l’en croire, le président de la Cour constitutionnelle a insisté sur la nécessité d’assurer le rayonnement du Bénin au sein de l’Union africaine à Addis-Abeba qui constitue la capitale de la diplomatie africaine, un enjeu majeur pour le gouvernement de la rupture. « Il a mis l’accent sur cet aspect de ma mission. Le Bénin se transforme, tout le monde nous envie, tout le monde veut connaitre le Bénin et il faut une représentation assez forte au niveau de Addis-Abeba pour porter ce message et faire connaitre davantage le Bénin et attirer vers notre pays des investisseurs », martèle-t-il. Très satisfait, le représentant permanent auprès de l’Union africaine rassure avoir eu des astuces pour assurer sa fonction d’ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie. Pour rappel, Hervé Djokpé était le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Il a été nommé en Conseil des ministres, le 29 décembre dernier, en tant qu'ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie sur proposition du ministre des Affaires étrangères. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 03 janv. 2022


Espère rare : le « corossol » en 3 points
Au nombre des 2807 espèces végétales inventoriées au Bénin, figure le corossolier. Scientifiquement appelée Annona muricata, cette espèce végétale se raréfie, et risque de disparaître avec ses vertus. 1- Les traits distinctifs Annona muricata est souvent appelé par le nom de son fruit, le corossol. Il est également désigné par de nombreuses appellations en fonction des ethnies au Bénin. Les fon le désignent par Agnigloué et les Yorouba et Nago l’appellent ébo-ébo ou égbo-égbo. Selon certaines études botaniques, Annona muricata est un arbre pouvant mesurer de 3 à 10 mètres de hauteur avec un tronc d’un diamètre moyen. Le corossolier est une espèce à fruit ovoïde-oblong (en forme de cœur), vert, épineux, volumineux et comestible. Les fruits peuvent peser en moyenne entre 4 et 7 kg. De couleur vert foncé devenant vert jaunâtre à maturité, ils ont la peau recouverte d’épines non piquantes. Les fruits deviennent mous et fragiles à maturité. Leur pulpe, de saveur acide et sucrée, contient de nombreuses graines obovoïdes. Un seul fruit peut contenir plus de 200 graines. Le corossol est utilisé dans l’alimentation en raison de sa saveur aromatique de son fruit, ou encore en médecine traditionnelle en raison des diverses propriétés qui lui sont attribuées. 2- Très nutritif L’importance de cette plante dans l'alimentation se justifie par la saveur des fruits mûrs, la teneur élevée en pulpe, la valeur nutritive et les propriétés antioxydantes. Plusieurs travaux scientifiques sont unanimes sur le fait que cette espèce contient de potassium, de calcium, de sodium, du magnésium, de fer et du zinc. Ce sont des minéraux très importants pour le bon fonctionnement de l’organisme. 3- Une espèce anticancéreuse Certaines études menées in vivo sur les effets antidiabétiques de l’espèce sont surprenantes. L'injection intrapéritonéale quotidienne d’extraits alcooliques Annona muricata sur des rats diabétiques réduisait significativement leur glycémie. D’autres études ont démontré que le corossol pouvait induire une inhibition sélective des cellules cancéreuses du sein. Dr Natacha Aïvodji aussi a révélé en 2019 les effets anticancéreux du corossol dans le cadre de ses travaux. L’étude analytique, prospective et de contrôle s'est déroulée au Laboratoire des Biomembranes et de la Signalisation Cellulaire de l'Université d'Abomey-Calavi. Il s’est avéré que les extraits de feuilles d'Annona muricata diminuent le processus de différenciation, une étape importante de la genèse du cancer du foie. C’est une plante dont les effets sont donc encourageants dans la recherche de nouvelles molécules pour le traitement du cancer de foie et du col de l’utérus. Environnement 03 janv. 2022


Pique-nique sur les plages : les gestes écolo font toujours défaut
Cotonou a, en partie, célébré le Nouvel an sur les plages, mais sans tâcher de débarrasser les déchets. Les rayons du soleil commencent à peine à s’échapper de l’horizon doré. A l’aube de ce dimanche, deuxième jour de la nouvelle année, la plage de Fidjrossè redécouvre ses visiteurs hebdomadaires, les sportifs. Mais les premiers à s’installer ne tarderont pas à faire un constat: les déchets sont au rendez-vous sur les lieux. Les sachets d’eau, des traces d’urine, les plats jetables et cartons de boissons sont les plus dominants au bord de l’océan. Les vagues en ont emporté déjà une bonne partie, mais n’empêche que le décor reste peu confortable pour les joggueurs. « Il y a trop de déchets un peu partout de ce côté. On constate que les gens sont venus se réjouir à la plage dans le cadre des fêtes. Les autres week-ends, on en trouve que quelque peu. Mais aujourd’hui, c’est flagrant. On sent que c’est à cause des fêtes que les déchets sont là, pêle-mêle. Et nous, ça nous dérange de faire le sport dans cet environnement insalubre », déplore Francis Kanlin, occupé à faire des exercices physiques, s’appuyant sur une barque. Un peu plus loin, Caroline Akpali, membre d’un club de jogging, attend ses partenaires. Pour cette première séance de l’année, elle trouve le cadre peu salubre et moins motivant. « Nous sommes venus pour notre marche sportive que nous faisons les premiers dimanches du mois. Mais grande est notre désolation de voir que la plage est sale, très sale. Les gens, après leurs réjouissances, ont laissé des déchets. Faire la marche dans le sable avec les déchets, ce n’est pas aisé », se plaint-elle. Néanmoins, les zones d’inconfort se retrouvent beaucoup plus près de l’océan. Plus on se rapproche de la route des pêches, de l’autoroute, la salubrité revient. L’on ne découvre que quelques sachets. C’est d’ailleurs là, dans ses endroits plus ou moins débarrassés de déchets que beaucoup préfèrent s’installer. « C’est parce que plus proche de l’océan, il y a trop de déchets que nous préférons rester ici », lance Vigile, la trentaine, en pleine séance d’étirements. Des poubelles pour maintenir la propreté ! Depuis cinq ans, une nouvelle dynamique est en cours le long du littoral béninois. Le 30 novembre 2016, le gouvernement a en effet décidé d'une opération de nettoyage et d’assainissement des plages. La mesure visait à mettre fin à l’état d’insalubrité avancée. Des Petites et moyennes entreprises ont été mobilisées pour assurer le service. Le nettoyage de nos plages a donc permis de faire de ces lieux un cadre convivial, un lieu d’attrait aussi bien pour les touristes que pour le divertissement des Béninois. « Je crois que la plage est de plus en plus propre », salue Clément Gnonlonfoun, au repos ce dimanche matin à l’entrée de la plage de Fidjrossè. Mais, selon les usagers, il y a lieu de promouvoir les comportements écocitoyens nécessaires au maintien de la dynamique. « On exhorte la mairie à sensibiliser les usagers. J’ai l’impression qu’il y a un relâchement. Sinon, au début, si tu finis un pique-nique, on t’efforce à ramasser les déchets », plaide Caroline Akpali. La plupart attendent donc de voir des poubelles positionnées les week-ends et des volontaires pour rappeler au respect des gestes écolo. « Il faut installer des poubelles sur les plages et sensibiliser les gens à se déplacer vers celles-ci pour y jeter leurs déchets », insiste Francis Kanlin. Ainsi, les agents nettoyeurs auront moins de peine à assurer la salubrité. Environnement 03 janv. 2022


Camille Adébah Amouro : dernier hommage à un culturel hors pair
Les acteurs culturels ont rendu un dernier hommage au dramaturge Camille Adébah Amouro, sous de fortes émotions, jeudi 30 décembre 2021, à la salle du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), peu avant son inhumation. Sur la photo portrait posée à côté de son cercueil, Camille Adébah Amouro a un large sourire. Ce genre de sourire, les histoires drôles, les anecdotes,… sont le quotidien du dramaturge, metteur en scène et homme de culture hors pair décédé, le 22 décembre dernier dans un accident de la circulation, plongeant ainsi ses parents, amis et compagnons de lutte dans un deuil profond. « On ne peut pas comprendre que la faucheuse soit intervenue de manière aussi violente pour l’arracher à notre affection… », lance l’écrivain Florent CouaZotti, la voix lourde d’émotions. Dans cette profonde tristesse, des interrogations sans réponses taraudent les esprits, sur l’origine de la mort, comment choisit-elle sa cible, quelle vie y a-t-il après la mort,… ? A l’entrée du Fitheb, une poignée de personnes debout observaient de loin la dépouille de leur ami. Ils n’arrivent toujours pas à croire que Camille A. Amourou soit parti sans signe précurseur. Un extrait de l’œuvre « Goli » écrite par l’illustre disparu et présenté par des étudiants de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin, vient confirmer l’évidence. « Déborah, Goli est mort… ! », entend-on vers la fin de la pièce théâtrale. Camille A. Amouro, culturel bon teint, voyageur infatigable et insatiable, a voyagé cette fois, pour de bon. Face à la réalité, il n’y a plus qu’à « se recueillir et fortifier l’âme du disparu », dit plus loin, le maître de cérémonie. Sa voix basse résonne dans les haut-parleurs puis, dans les têtes. Aussitôt, une femme au bord des larmes parmi les personnes debout à l’entrée, sort précipitamment de la salle. La douleur est immense. Les témoignages d’acteurs et ceux lus par le maître de cérémonie, le prouvent à suffisance. Connecteur De son vivant, Camille A. Amouro a contribué à l’essor professionnel de nombre de personnes. Làdessus, les voix sont unanimes. L’écrivain Florent Coua-Zotti confirme que Camille A. Amouro est un homme qui créait les rencontres, les passerelles, les contacts, etc. « Je me rappelle que c’était quelqu’un qui a réussi à créer un pont entre plusieurs générations. Je me rappelle que c’est lui qui m’a connecté à l’élite intellectuelle du Togo… », témoigne le conseiller technique du ministre de la Culture. Il partageégalement d’autres anecdotes avec l’assistance et plaide pour la promotion de l’œuvre « Goli» auprès de la jeune génération avant de conclure en ces termes: « on ne dit jamais adieu l’artiste. On dit toujours, salut l’artiste ! ». Dans un texte publié peu avant la cérémonie du jour, Pr Ayayi Togoata Apedo-Amah des Universités togolaises, regrette le départ d’ « une conscience libre comme le vent ». Il décrit Camille A. Amouro comme « la conscience intègre qui illuminait le paysage éthique au point d'être la mauvaise conscience des opportunistes, des mercenaires en col blanc... ». « A présent que l'irrémédiable a eu lieu, poursuit-il, que faire de notre impuissance de mortels ? Rester fidèle à son exemple, à son itinéraire d'homme de conviction et d'honneur qui partageait sa philosophie en demeurant imperturbable face aux discours intimidateurs, mystificateurs et aux mensonges des girouettes et autres colporteurs de contrevaleurs. Il a résisté héroïquement aux séductions compromettantes malgré la paucité de ses moyens». Après l’hommage dans la salle du Fitheb et l’absoute en l’église Notre-Dame de Cotonou, Camille A. Amouro a été conduit à sa dernière demeure au cimetière d’Adjagbo dans la commune d’Abomey-Calavi. Société 03 janv. 2022


Etat civil et protection sociale en 2021 : des secteurs au rythme des réformes
Plusieurs réformes majeures sont intervenues dans le domaine de l’état civil et de la protection sociale en 2021. Au nombre de celles-ci, la déclaration de paternité, la loi sur l’avortement et les efforts en faveur de la généralisation du projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch). L’état civil et la protection sociale n’ont pas échappé au vent des réformes qui a soufflé en 2021 sur divers secteurs de la vie socio-politique nationale. Votée jeudi 21 octobre 2021, la loi N°2021-12 modifiant et complétant la loi 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin fait désormais partie de l’arsenal juridique dans le domaine de la santé. Selon le gouvernement, le mobile d’une telle décision est simple : « sécuriser et encadrer la pratique de l'interruption volontaire de grossesse ». En d’autres termes, il s’agit de permettre à la femme amenée à avoir recours à une Interruption volontaire de grossesse (Igv) pour des raisons précisées par la loi, de le faire dans des conditions qui préservent sa vie. C’est la loi sur l’avortement. Cela n’est pas du goût des milieux religieux dont l’Eglise catholique qui n’a pas hésité à exprimer sa farouche opposition. « La vie humaine est sacrée et seul Dieu en est le seul détenteur. Aucun autre homme n’a le droit de disposer de la vie de l’autre », soutient-elle. La loi sur l’avortement vient mettre fin au jeu de cache-cache jadis pratiqué par les femmes et pseudo-gynécologues et/ou sages-femmes. L’Interruption volontaire de grossesse est un sujet tabou au Bénin. Les statistiques sont alarmantes. Plus de deux cents femmes décèdent, chaque année, des suites d’avortements compliqués et non sécurisés. En 2003, le Bénin avait déjà perçu le danger en adoptant la loi N° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin. Ce texte en son article 17 avait autorisé le recours à l’Ivg dans des conditions exceptionnelles notamment quand la grossesse met en danger la vie et la santé de la femme enceinte, lorsque la grossesse est la conséquence d'un viol ou d'une relation incestueuse, ou lorsque l'enfant à naître est atteint d'une affection grave. Cette loi a fait son petit bonhomme de chemin, mais n’a pas pu régler la question des avortements clandestins et meurtriers réalisés dans le pays par des non professionnels de la santé. Cette pratique qui a pris une ampleur inquiétante, ces dernières années, va être cadrée par la nouvelle loi d’octobre 2021. L’objectif est de lutter contre ce fléau pour que l’avortement soit opéré chez nous désormais de façon sécurisée dans les conditions prévues par la loi afin d’éviter les pertes en vie humaine du fait des avortements clandestins. Toutefois, le souhait de l’Exécutif est que l’avortement ne soit que le dernier recours en cas de nécessité. Déclaration de paternité La naissance d’un enfant est avant tout un acte responsable de ses géniteurs. L’obligation faite par l’Exécutif béninois de déclarer les grossesses à travers la loi « 2020-34 du 6 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l’enregistrement des faits d’état civil au Bénin » a surpris plus d’un Béninois en 2021. Pourtant, ce dispositif n’est pas nouveau. L’article 148 du Code de l’enfant stipule qu’il « est prévu que la grossesse doit être reconnue par son père dès les premiers mois de la conception ». L’article 141 du même code précise que « Tout enfant conçu doit être reconnu par son géniteur dans les trois (03) premiers mois de la conception par les moyens d’une déclaration sur l’honneur faite devant l’autorité administrative la plus proche du lieu de sa résidence, faute de quoi l’enfant, à sa naissance, porte le nom de sa mère ». Actuellement, ce qui change fondamentalement dans le fond, ce sont les dispositions relatives à l’acquisition par le nouveau-né, d’un numéro personnel d’identification, son inscription au registre national des personnes physiques. Toutes choses qui valent au nouveau-né sa déclaration à l’état civil. Cette décision apparait donc comme un élément structurant de la vision de transformation du secteur de l’état civil. « Le gouvernement qui ambitionne de faire du Bénin une plateforme des services numériques ne peut s’empêcher d’opérer des transformations dans le domaine des services du numérique et de l’identification en général », argumente Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). La déclaration de paternité organise le rapport à la sexualité, à la grossesse et à la naissance. Etre parent désormais au Bénin sera une affaire de grande responsabilité. Ce dispositif règle les problèmes d’état civil, de planification, de développement et met chaque acteur devant ses responsabilités. Selon Cyrille Gougbédji, le « système n’expose pas l’enfant ni la femme parce qu’il y a des garanties de protection sociale qui peuvent être activées ». Avec cet instrument, les mariages précoces seront mieux maitrisés. L’Arch se poursuit Le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch) fait son petit bonhomme de chemin au Bénin. La phase pilote du volet Assurance-maladie qui avait démarré, le 29 juillet 2019, dans sept communes pilotes (Abomey-Calavi, Sô-Ava, Dassa-Zoumè, Glazoué, Djougou, Copargo et Ouaké) a permis d’amorcer d’autres étapes. Courant janvier 2021, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a officiellement lancé la phase de généralisation du volet Assurance-maladie dudit projet dans les communes restantes. Selon Venant Célestin Quenum, directeur général de l'Agence nationale de protection sociale (Anps), le modèle béninois de l'assurance-maladie, tel qu'il prend corps aujourd'hui, repose sur les valeurs d'équité et de solidarité nationale, en ce sens qu'il vise à lever les obstacles financiers, notamment les paiements directs par les patients eux-mêmes, et à prendre en charge sur fonds publics des frais de santé des personnes qui se trouvent dans l'incapacité d'y faire face. Pour les personnes démunies, l'État supporte totalement les frais liés à la prise en charge sanitaire pour des prestations et affections.... Pour accéder aux soins dans le cadre de l'assurance maladie de l’Arch, il faudrait disposer de sa carte d'identité nationale biométrique délivrée par l'Agence nationale d’identification des personnes (Anip). L’assurance maladie du projet Arch couvre les consultations générales, vingt-deux affections et actes médicaux ainsi que les analyses biomédicales y afférentes. Les médicaments nécessaires pour la prise en charge efficace de toutes les affections contenues dans le panier de soins sont également administrés gratuitement aux malades bénéficiaires. Société 03 janv. 2022


Rétrospective 2021: retour sur les lois majeures adoptées au Parlement
Seize lois ont été au total adoptées par l’Assemblée nationale au cours de l’année écoulée dont des textes sur la décentralisation, les impôts, la protection de la santé des personnes, l’organisation des activités pharmaceutiques, la promotion du patrimoine culturel et le genre. La huitième législature a boosté le développement du Bénin en 2021 à travers l’adoption de seize lois. La dernière en date approuvée par la Représentation nationale est celle n°2021-016 portant loi de finances pour la gestion 2022. Elle s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 2541, 203 milliards FCfa contre 2985,046 milliards FCfa pour la loi de finances rectificative 2021, soit une baisse de 14,87 %. Le texte a été adopté à la faveur de la séance plénière du 9 décembre 2021 des députés. Cette loi de finances gestion 2022 est déjà promulguée par le président de la République, Patrice Talon et mise en vigueur. En dehors de cette loi, le Parlement a adopté la loi n°2021-15 portant Code général des impôts en République du Bénin. Cette dernière est riche de 659 articles répartis en six livres portant sur les impôts directs ; les impôts indirects ; l’enregistrement et les timbres ; les dispositions générales ; les procédures fiscales et les dispositions finales. Le texte vient mettre fin au caractère disparate et à la multiplicité des sources des règles fiscales au Bénin avec comme base une ordonnance vieille de 56 ans. En réalité, ce code abroge, dès sa mise en vigueur, toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles de la loi n°64-35 du 31 décembre 1964 portant codification des droits, impôts et taxes fiscales d’enregistrement et de timbre de publicité foncière et hypothécaire sur les revenus des capitaux mobiliers ; l’ordonnance n°2-Pr/Mfae du 10 janvier 1966 portant codification des impôts directs et indirects et le décret n°2005 -124 du 17 mars 2005 portant approbation de la codification générale des procédures fiscales en République du Bénin. D’un texte à un autre, l’Assemblée nationale a approuvé, jeudi 21 octobre 2021, la loi n°2021-14 portant Code de l’administration territoriale. Ce texte vient sonner le glas des tares de gouvernance et autres qui minent le développement des communes. Il a été adopté jeudi 21 octobre 2021 et est composé de 566 articles regroupés en neuf titres. Le texte vise surtout à réformer la gestion des collectivités locales en renforçant désormais la séparation des fonctions politique et technique. La réforme améliore la reddition de comptes et lutte plus efficacement contre l’impunité ; assure la mise en place d’un dispositif opérationnel de relais des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal ; l’amélioration des mécanismes de financement des investissements communaux et la synergie d’actions entre la commune et les arrondissements. Le maire perd des plumes Ainsi, au sens du code sur l’administration territoriale, le maire, première autorité politique et administrative de la commune, n’est plus ordonnateur du budget communal. Ces fonctions relèvent désormais des attributions du secrétaire exécutif de la mairie qui procède d’une mutation de la fonction de secrétaire général de la mairie. Cette nouvelle fonction de secrétaire exécutif de la mairie est déclinée dans les arrondissements en secrétaire administratif d’arrondissement avec des profils clairement définis. La réforme prévoit par ailleurs la création d’un nouvel organe de supervision qu’est le conseil de supervision procédant du souci d’efficacité et de bonne gouvernance. Cerise sur le gâteau, l’Assemblée nationale a adopté, le 14 octobre 2021, la loi n° 2021-09 portant protection du patrimoine culturel en République du Bénin. Ce texte abroge les dispositions de la loi n° 2007-20 du 23 août 2007 portant protection du patrimoine culturel et du patrimoine naturel en République du Bénin, intégrant des préoccupations nouvelles comme la circulation des données informatiques relatives au patrimoine culturel, la promotion du mécénat culturel, l’auto-assurance de l’Etat pour les biens culturels et le renforcement des sanctions pénales liées aux infractions touchant le patrimoine culturel. Cette loi a balisé le terrain à l’arrivée des 26 trésors royaux du Bénin restitués en novembre dernier par la France. Les députés ont plébiscité également la loi n° 2021-13 modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. Cette loi élargit les cas légaux de la pratique de l’avortement au Bénin. Le texte prévoit qu’il peut y avoir interruption volontaire de grossesse notamment lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la vie et la santé de la femme enceinte ; la grossesse est la conséquence d’un viol ou d’une relation incestueuse et que la demande est faite par la femme enceinte s’il s’agit d’une majeure, ou par ses représentants légaux s’il s’agit d’une mineure ; l’enfant à naître est atteint d’une affection d’une particulière gravité au moment du diagnostic. Aussi, à la demande de la femme enceinte, l’interruption volontaire de grossesse peut-elle être autorisée lorsque la grossesse est susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale incompatible avec l’intérêt de la femme et/ou de l’enfant à naître. La loi précise par ailleurs que toute interruption volontaire de grossesse envisagée doit être précoce ; elle ne peut avoir lieu après 12 semaines d’aménorrhée. A tout ceci s’ajoute la loi n°2021-11 portant mesures spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin. Des lois pour la femme Ainsi, aux termes de la loi, constitue une infraction à raison du sexe d’une personne, les infractions pour la commission desquelles le sexe de la victime est la considération préalable. Il s’agit des faits de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles, de viol, de mariage précoce, de mariage forcé, des mutilations génitales féminines, des violences aggravées sur la femme ou la fille. La répression de ces différentes infractions est confiée à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). La juridiction spéciale est compétente pour connaitre des cas de viol sur mineur de moins de 13 ans ; l’atteinte sexuelle sur mineur de moins de 13 ans ; le harcèlement commis par un enseignant sur son apprenant ; le mariage forcé et le mariage précoce. Il est prévu la création au niveau de la Criet, d’une chambre de jugement des infractions à raison du sexe des personnes et une chambre des appels des jugements rendus en matière d’infraction à raison du genre. L’Institut national de la Femme sera chargé d’assurer la promotion et la protection de la gent féminine. Ces deux dernières lois ont l’avantage d’organiser dorénavant la famille au Bénin. Toujours au cours de l’année 2021, l’Assemblée nationale a mis un accent particulier sur les lois à forte valeur ajoutée sociale, notamment par le vote de la loi portant protection de la santé des personnes et celle portant organisation des activités pharmaceutiques. La loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation a été aussi modifiée afin d’y insérer des dispositions relatives à la location-accession, destinée à faciliter l’accès des Béninoises et des Béninois à la propriété immobilière. Le contrôle de l’action gouvernementale a aussi occupé le Parlement l’année dernière. Ici, en application de ses prérogatives de contrôle financier des entreprises publiques et semi-publiques prévu par l’article 29 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et l’article 93 de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf), la commission de Finances et des Echanges du Parlement a été mandatée par le président du Parlement, par décision n° 2021-79/An/Pt du 11 août 2021 aux fins de contrôler la gestion comptable et financière de l’ex-Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) au titre de l’exercice 2020. Le rapport est déjà disponible et fera l’objet de débat en plénière les jours à venir. Ainsi, l’année 2021 n’aura pas été de tout repos pour les parlementaires. En dépit de l’organisation de la présidentielle du 11 avril 2021 pour laquelle ils ont battu campagne aux côtés du duo présidentiel Patrice Talon et Mariam Talata, ils se sont acquittés de leur mission régalienne en termes de vote de la loi et contrôle de l’action gouvernementale. Ils n’ont laissé aucun domaine pour compte. 2022 a déjà démarré avec de nouveaux défis pour eux. Actualités 03 janv. 2022


Gouvernance économique : résilience confirmée en 2021
Le Bénin poursuit sa marche vers une reprise de la croissance économique. Si en 2020 le pays a marqué de façon significative sa résilience face aux chocs combinés de la fermeture des frontières avec le Nigeria et la pandémie du coronavirus, 2021 a été la confirmation et 2022 s’annonce sous de bons auspices. « Une reprise économique robuste est en cours, tirée entre autres par la normalisation du trafic de marchandises au port de Cotonou, l’un des principaux moteurs de croissance du Bénin », a mentionné, le 23 novembre 2021, le Fmi au terme d’une mission à Cotonou. L’institution de Bretton Woods a indiqué, à l’occasion, que grâce à des fondamentaux économiques solides à l’aube de la pandémie de la Covid-19, le Bénin disposait d’un espace budgétaire nécessaire et d’un accès continu au financement, ce qui a favorisé l’expansion de l’activité économique de 3,8 % en 2020, l’un des taux de croissance les plus élevés parmi les pays en développement. Au cours de l’année 2021, le pays n’est pas moins auréolé par divers succès en matière de gouvernance économique. A juste titre, la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a finalisé, le 29 novembre 2021, une opération inédite de remboursement d’une partie de la dette du pays sur le marché financier sous-régional, d’un montant total de deux cent dix-sept milliards huit cent cinquante millions quatre cent soixante-onze mille sept cent quatre-vingt-seize (217 850 471 796) F Cfa. « Ce remboursement anticipé permet notamment au Bénin de réaliser une économie sur les intérêts non courus de plus de 36 milliards de francs Cfa qui sera injectée dans divers projets à impact social du gouvernement, notamment dans les domaines de l’eau, de la santé, de l’énergie, de l’éducation », avait souligné un communiqué du ministère des Finances, qui précise que ce remboursement porte à près de mille milliards francs Cfa le montant total des remboursements de dettes pour 2021, preuve de la bonne santé économique et financière du pays. Une meilleure gestion des dettes Le pays a également fait un bond de quatre places, au classement de l’Indice de prospérité 2021. Selon le rapport Legatum Prosperity Index 2021, le pays est passé de la 123e place en 2020 à la 119e en 2021, soit dix places de gagnées en 10 ans. Dans ce rapport, le Bénin est réputé le plus performant en matière de sûreté et de sécurité et de gouvernance, mais le plus faible en capital social. D’où le cap désormais mis sur le social par le gouvernement de Patrice Talon pour le compte de son second mandat. Le Bénin a aussi décroché, en juin 2021, deux distinctions lors de la 14e édition du classement Global Capital Bonds Awards, du fait d’une bonne gestion des dettes menée par le pays. En effet, chaque année, les participants au marché financier à savoir les investisseurs, les banques d’affaires, les émetteurs et autres sont interrogés par Global Capital via un mécanisme de vote. Et le Bénin fait partie des pays qui ont été récompensés dans les catégories « Most impressive African funding official » et « Most impressive African issuer » (Meilleur émetteur des obligations à l’international en Afrique et Meilleur responsable du marché financier international dans la région Afrique), où il occupe respectivement la 2e place derrière le Maroc et la 3e place après l’Égypte et le Maroc. Ces distinctions témoignent donc de sa bonne gestion des dettes. La position B+ maintenue Toujours en 2021, en dépit du contexte de la pandémie de Covid-19, l’Agence internationale de notation financière ‘’Standard & Poor’s’’ a maintenu la note ‘’B+’’ attribuée au Bénin en juin et octobre 2020, ‘’avec perspective stable’’. A l’occasion, Standard & Poor’s” a salué les réformes mises en œuvre dans le cadre du Programme d’action du gouvernement ainsi que la qualité de la gestion de la crise de Covid-19. « Cette décision atteste une nouvelle fois la résilience des fondamentaux économiques du pays, qui avait conduit l’agence à maintenir la notation du Bénin en juin et en octobre 2020, malgré la crise de Covid-19 », avait souligné le ministre de l’Economie et des Finances dans son message en date du 27 avril 2021. Le Bénin demeure parmi les pays africains bénéficiant de la meilleure notation de crédit alors que plusieurs ont vu leur notation dégradée depuis le début de la crise de Covid-19. L’Agence de notation financière internationale Moody’s a aussi annoncé, en mars dernier, le rehaussement de la note de la République du Bénin de «B2 avec perspective positive » à « B1 avec perspective stable ». Selon le ministère chargé des Finances, cet ajustement constitue la première amélioration de notation par Moody’s pour un pays d’Afrique depuis le début de la crise de Covid-19. Cette décision atteste également de la qualité de la gestion de la crise de Covid-19 par les autorités. Le Bénin se maintient ainsi parmi les pays africains bénéficiant de la meilleure notation de crédit, se démarquant une fois de plus par sa résilience face aux chocs externes. Des perspectives heureuses Selon la Banque mondiale, les perspectives à court terme dépendent des incertitudes liées à la pandémie notamment avec la circulation de nouveaux variants, des difficultés à vacciner un seuil critique de la population qui compromettraient la reprise et nécessiteraient une augmentation des besoins de financement budgétaire et extérieur, accroissant la pression de la dette publique. Mais avec un taux d’inflation maîtrisé, la politique gouvernementale en cours pour élargir la couverture sanitaire vaccinale, le Bénin pourrait encore étonner positivement au cours de l’année. La mission du Fmi a relevé que le gouvernement a apporté une réponse rapide à la pandémie en mettant en œuvre une panoplie de mesures d’atténuation des effets sanitaires et économiques dont le coût est estimé à 4,5 % du Pib pour la période 2020-2022. Et que ceci conjugué avec une forte impulsion de l’investissement public a contribué à accroître l’activité économique de 3,8 % du Pib en 2020. Mais il faudra, à terme, résorber les vulnérabilités liées à son modèle de croissance, c’est-à-dire une économie dépendante de la réexportation de biens et produits de base importés (voitures d'occasion, riz, etc.) vers le Nigeria et la concentration des exportations officielles dans les produits agricoles (coton et noix de cajou). Economie 03 janv. 2022


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