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Nouvelles

Bénin : 47 agents reversés dans la fonction publique parlementaire (Voir la liste)
Bonne nouvelle pour une quarantaine d'agents contractuels en service à l'Assemblée nationale du Bénin. Le président de cette institution a décidé, le 29 décembre 2021, de les reverser dans la fonction publique parlementaire. Selon la décision signée de Louis Vlavonou, ces 47 agents sont dispensés de stage probatoire. Découvrez ci-dessous l'intégralité de la liste des concernés. Actualités 02 janv. 2022


Secteur de l’Energie : l’autosuffisance inexorablement amorcée
Diversification et consolidation des ressources énergétiques, amélioration de l’accès de tous à l’énergie et renforcement des réformes sectorielles et institutionnelles… Le secteur de l’Energie a fait un bond qualitatif historique en 2021. C’est la preuve que l’autonomie énergétique du Bénin est maintenant plus qu’à portée de main. L’autonomie énergétique tant souhaitée par le président Patrice Talon se concrétise progressivement. De zéro mégawatt en 2016, le pays affiche près de 70 % de suffisance énergétique, notamment grâce à la construction de la centrale de Maria-Gléta 1 et à la réhabilitation des centrales thermiques du parc de production de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). En très peu de temps, beaucoup d’actes ont été posés. Et presque tous les domaines du système électrique ont été impactés. De la production de l’électricité à l’amélioration de la gouvernance du secteur, en passant par le transport et la distribution, l’adaptation aux impacts des changements climatiques et mesures d’atténuation, tous les domaines sont explorés. Même le cadre juridique et institutionnel du secteur n’a pas été occulté. Aujourd’hui, le Bénin dispose d’environ 180 Mw en capacité propre de production grâce, entre autres, à la réhabilitation des centrales thermiques Wartsila de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour 30 Mw à Porto-Novo, Parakou, Natitingou et à la construction de la centrale thermique dual fuel de 127 Mw de Maria Gléta 2. À cela, il faut ajouter la diversification des sources d’importation après avoir obtenu une dérogation historique au Code bénino-togolais de la Ceb (Communauté électrique du Bénin).Cela a permis une amélioration significative des performances de la Sbee. Les actions remarquables 66 pour cent ! C’est le taux qu’affichait le ministère de l’Energie au titre de l’exécution des projets du Programme d’action du gouvernement à fin août 2021. Les détails liés à cette performance ont été présentés aux acteurs, vendredi 10 septembre dernier, lors de la quatrième session du Comité sectoriel de suivi du Pag. Ainsi, dans le souci de poursuivre l’amélioration des conditions de vie des populations, il était prévu pour le compte de l’année 2021, un budget ambitieux de 59 milliards F Cfa pour 25 projets. Et pour atteindre ces objectifs, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, avait remis, jeudi 25 février dernier, aux responsables des structures sous tutelle des lettres de mission. Mais avant, il a pris part à une importante rencontre par visioconférence avec les membres de la Coordination du Nouveau départ de la diaspora béninoise, dimanche 24 janvier 2021. Lors des échanges, il a présenté aux participants la vision du gouvernement pour assurer l’autonomie énergétique. « Des investissements massifs ont été faits dans le secteur de l'Energie et continuent de se faire grâce à la volonté manifeste du président Patrice Talon qui a compris très tôt le caractère stratégique de cet intrant majeur pour le développement socio-économique de notre pays. La dynamique doit se poursuivre avec la contribution de chacun pour que l'autonomie énergétique se concrétise », a-t-il souhaité. Le 6 mai 2021, le ministre a lancé officiellement le volet 2 du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (Prodere 2). Ce projet est le fruit d'une coopération réussie entre les États membres de l'Uemoa qui ont décidé d'harmoniser leurs réflexions et de mutualiser leurs moyens pour lever les financements nécessaires à l'acquisition et au déploiement de solutions durables pour l'électrification des localités rurales. Il consiste en la substitution de 4 500 lampadaires d'éclairage public par des lampadaires Led à basse consommation dont 2 500 dans les communes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Abomey et Bohicon et 2 000 répartis dans les autres communes, en l'acquisition et l'installation de 500 lampadaires solaires de type ‘’All in one’’ dans les localités rurales frontalières et dans les abords de postes péage-pesage. Il prend aussi en compte la construction et l'exploitation de microcentrales solaires photovoltaïques dont le nombre à réaliser sera déterminé par les conclusions des études de faisabilité à conduire dans un ensemble de 22 localités rurales dans les départements de l'Alibori, de l'Atacora, du Borgou, des Collines, de la Donga, de l'Ouémé, du Plateau et du Zou. Contribuer à la croissance économique Le 30 novembre dernier, l’autorité ministérielle a effectué une descente sur le site de la construction de la centrale solaire d’Illoulofin dans la commune de Pobè. Au total, 60 % de taux d’avancement est noté, dont 20 % sur la ligne d’évacuation et 33 % sur les postes de la Ceb. Cette centrale solaire qui est une première est réalisée dans le cadre du projet Défissol dont l’objectif est de contribuer à la croissance économique du Bénin en aidant l’opérateur électrique à accroître ses performances et d’améliorer la qualité de service. Après cette étape, Jean Claude Houssou a également visité, 21 décembre dernier, les deux infrastructures majeures sorties des entrailles du Projet de restructuration et d'extension du réseau de la Sbee dans le département de l'Atlantique (Prera) et du Millennium challenge account. Il s’agit notamment du poste source de Cococodji dans la commune d’Abomey-Calavi et du poste de Fidjrossè. Ces installations sont destinées à éradiquer les problèmes de baisse de tension pour le bonheur des populations. L’autre projet qui a connu la visite de l’autorité de tutelle, mardi 22 décembre dernier, est la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé. Ce pôle d’attraction industrielle, se concrétise assurément, notamment avec son raccordement très prochainement au réseau conventionnel de la Société béninoise d’énergie électrique. Renforcement du cadre juridique La vision d’une autonomie énergétique a permis au gouvernement de toucher tous les maillons du secteur. C’est dans le but d’assurer une bonne gouvernance, de garantir l’équilibre financier du secteur et la durabilité des investissements, ainsi que le développement des énergies renouvelables et celui de l’électrification hors réseau que le cadre juridique et institutionnel du secteur a été réformé. On note, en effet, l’adoption du Plan directeur du secteur de l’électricité à l’horizon 2035, l’adoption de la politique nationale pour l’électrification hors réseau, du Plan directeur pour l’électrification hors réseau, la prise d’un décret portant réglementation de l’électrification hors réseau en République du Bénin, l’adoption du Document de politique nationale de développement des énergies renouvelables (Ponader) et celle en cours du document de Politique nationale de maîtrise de l’énergie (Poname). De même, le pays s’est doté d’une nouvelle loi portant code de l’électricité en République du Bénin. En termes de réformes, on ne saurait passer sous silence la mise en œuvre d’une nouvelle révision de l’accord international portant code bénino-togolais de l’électricité, l’adoption d’un décret fixant les normes minimales de performance énergétique au Bénin dans le cadre de la maîtrise de l’énergie, l’approbation d’une étude et d’un plan tarifaire de l’électricité. Face à ces résultats obtenus, il est plus que jamais nécessaire que la dynamique continue, pour sortir définitivement le secteur de l’énergie de l’ornière et assurer durablement des lendemains meilleurs au pays. Actualités 31 déc. 2021


Championnat national de lutte africaine : les Lions de Natitingou sacrés champions
Le championnat national de lutte africaine s’est achevé, mercredi 29 décembre dernier à l’Epp Menontin à Cotonou avec le sacre des Lions Lutte club de Natitingou. Au terme de deux jours de compétition en individuel ou en équipe, les meilleurs de la saison sportive sont repartis avec différentes récompenses. Marquée par des combats de belles factures en individuel comme en équipe, l’édition 2021 du championnat national masculin de lutte africaine a connu son épilogue dans une ambiance bon enfant, mercredi 29 décembre dernier à l’Ecole primaire publique de Mènontin à Cotonou. Au terme des combats par équipe, ce sont les Lions de Natitingou qui sont montés sur la plus haute marche du podium devant Dindi Lutte club de Karimama et les Buffles Lutte club de Parakou qui ont fini la compétition respectivement 2e et 3e. Annoncé comme l’un des clubs favoris, Panthères Lutte club de Djougou a terminé à la 4e place. Les nouveaux talents détectés lors de ce championnat bénéficieront d’une série de formations afin de mieux se préparer pour les joutes continentales, selon Yves Azifan, président de la Fédération béninoise de Lutte (Fébélutte) satisfait du bon déroulement des combats. Pour lui, les 42 lutteurs venus de sept clubs affiliés et de sept clubs en attente d’affiliation ont rivalisé d’ardeur, d’abnégation et de détermination durant les deux jours de combats. L’objectif du comité exécutif de la Fébélutte est atteint en ce qui concerne cette première organisation sous le nouveau bureau. C’est pourquoi son président Yves Azifan se félicite du niveau technique des athlètes qui, pour lui, s’est amélioré. En témoignent les performances en individuel. Chez les 100 Kg, Guidani Zika Adamou de Dindi Lutte club s’est adjugé la médaille de bronze devant Fridaousse Assanti de Lions Lutte club et Yamilou Salifou de Buffles Lutte club alors que dans la catégorie des 86 Kg, Zibo Abou de Dadé Dindi Lutte Club est vainqueur de la compétition après avoir damé le pion à Moumouni Adekouli (Buffles Lutte Club) et Rassizou Mamam (Dynamique Lutte Club). Les meilleures équipes et les meilleurs athlètes dans chaque catégorie sont repartis avec différents lots. « Le niveau des athlètes montre qu’un travail de qualité se fait dans les clubs », a fait remarquer Fernando Hessou, secrétaire général du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben). Il salue le dynamisme du comité exécutif de la Fébélutte qui a réussi a organiser cette compétition statutaire malgré cette saison difficile perturbée par le coronavirus. Résultats Combats par équipe 1er Lions Lutte Club de Natitingou 2e Dindi Lutte Club de Karimama 3e Buffles Lutte Club de Parakou 4e Panthères Lutte Club de Djougou Combats individuels 66 Kg 1er Ayamoudou Nafiou (Buffles Lutte Club) 2e Marou Amadou (Dindi Lutte Club) 3e Clitou Amidou (Léopards Lutte Club) 86 Kg 1er Dadé Zibo Abou (Dindi Lutte Club) 2e Moumouni Adekouli (Buffles Lutte Club) 3e Mamam Rassizou (Dynamique Lutte Club) 100 kg 1er Guidani Zika Adamou (Dindi Lutte Club) 2e Assanti Fridaousse (Lions Lutte Club) 3e Salifou Yamilou (Buffles Lutte Club) Sports 31 déc. 2021


11e journée de la Ligue pro de football du Bénin : belle victoire de Loto-Popo Fc
Battu lors de la journée précédente, Loto-Popo Football club s’est relancé mercredi 29 décembre dernier en dominant Espoir de Savalou par le score de 1-0 à Grand-Popo. Avec ce succès, il est troisième au classement de la zone B avec 17 points+3. Loto-Popo Football club a arraché une précieuse victoire, mercredi 29 décembre dernier à Grand-Popo, en battant Espoir Fc de Savalou. En quête d'une victoire pour se relancer dans la zone B de la Ligue Pro, les poulains d’Abdeslam Ouaddou ont fait l'essentiel en dominant (1-0) cette formation qu’ils avaient battue lors de la phase aller. Ce sont d’ailleurs les Loto-boys qui ont pris les premières initiatives dans cette partie en s’offrant des occasions nettes de but dès la première partie. A l'instar de la grosse frappe de Cosmos David qui finit sur la barre transversale à la 25e minute de jeu. Le pressing du club de la Loterie nationale du Bénin va payer à la 40e minute. Kader Touré adresse un centre millimétré à Faisal Bashir qui marque son 4e but du championnat. Loto-Popo garde son avantage jusqu'à la pause. A la reprise, Espoir semble trouver un peu d'énergie. Mais, toutes ses velléités offensives vont être enrayées par la défense de Loto-Popo ferme dans sa moitié de terrain. Olympe Gatin, Mama Bah-Yérè, Rodrigue Fassinou vont séduire leurs supporters. A la 70e minute, Fasail Bashir va même passer à côté d’un doublé. Les Loto-boys vont se créer plusieurs occasions sans réussir à corser la note. Un résultat satisfaisant pour les protégés de Gaston Zossou qui réussissent du coup, un bond dans le classement en montant à la troisième loge avec 17 points+3. Pendant ce temps, le leader Dadjè Fc a connu un coup d’arrêt. Le club d’Aplahoué courbe l’échine à domicile devant la lanterne rouge Hodio Fc, qui enregistre sa deuxième victoire de la saison. Sports 31 déc. 2021


Bilan dans le domaine du genre : l’Inf, la cerise sur le gâteau en 2021
L’année 2021 a été particulièrement bénéfique pour les féministes au Bénin. Outre la consécration de Mariam Talata, au poste de vice-présidente de la République (une première au Bénin), les femmes ont célébré également la décision du chef de l’Etat concernant l’approbation des statuts de l’Institut national de la femme (Inf). L’année 2021 laisse une empreinte indélébile dans la mémoire des féministes et acteurs engagés dans la promotion des droits des femmes au Bénin. Et pour cause, la décision d’approbation des statuts de l’Institut national de la femme (Inf) à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 21 juillet, a été plus qu’un motif de soulagement pour bon nombre de femmes dans le pays. Longtemps souhaité, ‘’Inf relooké’’, à travers ses nouvelles missions, un nouveau visage, de nouvelles attributions, est une fierté nationale pour les femmes au Bénin. L’organe est perçu comme un instrument de réflexion, un cadre de concertation, qui œuvre à la protection et à la promotion de la femme béninoise. Mieux, un organe de grande envergure qui pourra être le creuset d’actions, de dénonciations et de justice en cas de violation des droits de la femme. Accueillant avec enthousiasme la nouvelle, plusieurs réseaux de femmes ont décerné leur satisfecit au président de la République, Patrice Talon, et à la vice-présidente, Mariam Talata. « M. le président de la République, grande était notre joie de porter votre choix sur une femme désormais vice-présidente de la République, de reconduire toutes les femmes ministres pendant votre première mandature, dans le premier gouvernement de votre deuxième mandature et la cerise qui vient honorer le gâteau est l’approbation des statuts de l’Institut national de la femme », apprécie le Réseau des femmes leaders africaines, chapitre du Bénin. Capitalisant les acquis de la première formule de cet organe, le chef de l’Etat a donné une nouvelle impulsion à l’Institut national de la femme. Dans sa nouvelle configuration, il devient un organisme public, doté de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de prérogatives importantes pour mener des actions plus déterminantes en faveur de la femme. Placé sous la tutelle de la présidence de la République, il a pour mission d’œuvrer à la promotion de la femme aux plans politique, économique, social, juridique et culturel, aussi bien dans la sphère publique que privée. Installées dans leurs fonctions en septembre, Claudine Prudencio, présidente de l’Inf et Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive, sont très attendues sur le chantier de la promotion de la femme dans tous les domaines et la lutte contre toutes les formes de violences et de discriminations à l’égard de la gent féminine au Bénin. Selon Huguette Bokpè Gnacadja, l’Inf est le cadre de «concertation national du dialogue social en vue de l’élimination des stéréotypes et mentalités ancrés dans la conviction que ‘’femmes et hommes ne sont pas égaux ». Il s’emploiera à offrir une assistance à trois volets aux femmes : médical, psychosocial, juridique et judiciaire. Les nouveaux responsables de l’institut, semble-t-il, sont déjà à pied d’œuvre pour lui donner tout son sens. 2022 permettra de mieux cerner les acquis. Société 31 déc. 2021


Déguerpissements, infrastructures, climat : le cadre de vie balisé en 2021
Fin de la 1re phase des travaux d’asphaltage, déguerpissements et relogements le long de la côte, finance climatique, etc. 2021 a permis de poser les jalons, pour que se concrétise le Pag 2021-2026, dans le secteur du cadre de vie au Bénin. Cette année, les bulldozers sont encore entrés en scène. Ils ont été mobilisés, par endroits pour assainir, et ailleurs libérer de l’espace pour la mise en œuvre des projets phares du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Entre autres, les Béninois gardent en esprit les opérations de déguerpissements à Fiyégnon 1 conduites le 13 septembre 2021 par le Préfet du Littoral, Alain Orounla. Ce jour-là, ni la pluie drue qui s’était abattue sur la capitale économique du Bénin, moins encore les supplications des occupants n’ont émoussé la détermination de l’autorité préfectorale, et des engins déployés. En effet, selon les explications fournies par le ministre du Cadre de vie, José Tonato, Fiyégnon 1, tel qu’il est délimité, est intervenu après l’aménagement de la Route des Pêches. Au Sud de la route appelée Gondouana, a-t-il dit, c’est le domaine public maritime qui, selon la loi, est imprescriptible. Le lotissement qui a été fait serait frauduleux. Et donc, tenant compte de la loi sur la gestion du domaine de la Zone Littorale, le périmètre ne pourra pas être viabilisé pour occupation par les populations. La libération de ce domaine jouxtant l’aéroport international de Cotonou a été donc décidée en vue des aménagements urbains et paysagers de la zone balnéaire de la Route des pêches. Les personnes concernées devraient quitter les lieux au plus tard le 1er septembre 2021. Mais la force publique a été obligée d’intervenir le 13 septembre 2021 pour l’exécution de la décision de déguerpissement. Bien avant Fiyégnon 1, un mois plus tôt, dans une atmosphère moins tendue, le préfet du Littoral était aussi au quartier Jack pour faire de la place sur la côte. Les constructions érigées dans le périmètre de la Corniche-Est de Cotonou ont été démolies. Le gouvernement entend transformer, à travers ce segment, la capitale économique du Bénin pour l’élever au rang des villes modernes et à fort potentiel touristique. La Corniche-Est est une route qui va de la descente de l’ancien pont de Cotonou au Plm Alédjo, prenant par le long du littoral. Déloger, mais aussi reloger ! De Xwlacodji à Adounko, plusieurs centaines de ménages ont été aussi sommées de libérer les lieux. C’est le cas de la zone administrative et commerciale de Ganhi, déclarée d’utilité publique. Elle sera rénovée et connaîtra l’aménagement de la berge sud-ouest de la lagune de Cotonou et du quartier Xwlacodji, avec l’installation d’un ponton pour l’accostage des embarcations dédiées aux loisirs. Cependant, cette injonction a été accompagnée de mesures sociales. Le gouvernement a décidé, au cours du Conseil des ministres du 15 septembre 2021 d’apporter un soutien aux populations concernées. 853 unités d’habitations constituant l’ensemble des villages de pêcheurs à déplacer à Xwlacodji et le long de la côte ont été identifiées. Un appui sous forme de primes de compensation leur a été alloué en vue de faciliter leur réinstallation sur les deux nouveaux sites. Le 15 octobre 2021, à la maison des jeunes de Sèmè-Podji, plusieurs chèques d’une valeur de 5 millions chacun ont été remis aux occupants déplacés de Xwlacodji suivie de la remise de fiches de relogement sur le site de 16 hectares identifié. De même, un chèque de 3 millions F Cfa et un titre de propriété d’une parcelle à Avlékété ont été remis aux pêcheurs impactés par le projet d’aménagement et de développement touristique de la zone Sud de la Route des pêches le 22 octobre 2021. La cagnotte totale mobilisée à cet effet est de 3,46 milliards F Cfa. 2021, une année charnière Beaucoup de changements sont attendus en 2022. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le budget du ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd) a connu une hausse de 68,06 %, dépassant toutes les prévisions budgétaires antérieures. Mais il aura fallu mettre les pieds sur l’accélérateur en 2021 pour boucler les études en cours, réceptionner certaines infrastructures et lancer d’autres projets, sans oublier la mobilisation des ressources. La première phase des travaux d’asphaltage a pris fin, avec au moins 199 km de voies pavées desservant plus de 300 infrastructures sociocommunautaires. La seconde phase est en cours. Quant aux travaux de modernisation de marchés urbains et régionaux, l’heure est à l’installation des charpentes métalliques des 20 premiers marchés de la 1re phase. En 2021 également, les travaux de construction des Stations de traitement des boues de vidange ont pu être achevés. Le terrain a été aussi balisé avec l’adoption de la Politique nationale de Gestion des Changements climatiques ; du Plan national d’Adaptation du secteur ‘’Foresterie’’ ou encore du Plan national d’adaptation au changement climatique. Les mesures prises pour l’assainissement, l’achèvement et la clôture des opérations de lotissement et de remembrement foncier urbain, n’ont pas été du reste. Des reformes sont aussi intervenues au Fonds national pour l’Environnement et le Climat (Fnec), accrédité au Fonds vert pour le climat (Fvc) et au Fonds d’adaptation (Fa). Environnement 31 déc. 2021


Protection de l’Environnement au Bénin : trois acteurs qui ont marqué l’année
2021 s’éclipse mais laisse en souvenirs de nombreux visages d’acteurs engagés pour la protection de l’Environnement tout au long de l'année. L’Etat Bien évidemment, l’Etat est dans son rôle, conformément à l’article 27 de la Constitution. Cependant, cette année a été marquée par le renforcement des actions de salubrité dans les villes du Grand-Nokoué, avec la disparition, presque totale, des points noirs et des déchets sur les terre- pleins centraux aux carrefours stratégiques de Cotonou. Les rues sont nettoyées au quotidien et désherbées. L’expérience de la gratuité a sans doute permis aux ménages de sortir les déchets de leurs maisons pour qu’ils soient ramassés. Les populations de ces villes font aussi l’expérience, depuis quelques mois, des points d'apport volontaire de déchets. Ces bacs de 660 litres permettent aux usagers qui n'ont pas l'habitude de garder leurs déchets sur eux, d'aller vers ces points d'apport et pour les y jeter. « Nous avons une ville qui est débarrassée de ses déchets. Les étrangers en témoignent aussi. Même au niveau des ménages, on sent des améliorations. C’est une grande réussite, même s’il y a des défis à relever », témoigne Alain Tossounon, président du Réseau des acteurs des médias pour l’Environnement et le climat (Ramec). Dantokpa, réputé comme étant par le passé le plus grand pollueur de la ville et du Lac Nokoué est entré aussi dans le système de ramassage des déchets. 12,137 tonnes de déchets y ont été collectées. Tout n’est pas rose, le ramassage systématique, le tri et la valorisation, sont des défis à relever. Il est à souhaiter qu’avec la fin de la gratuité en 2022, la dynamique puisse continuer et que la salubrité soit de mise, partout dans les villes du Bénin. Sandra Idossou Sandra Idohou L’adoption et la promulgation de la loi sur les sachets plastiques au Bénin n’ont pas mis un terme au combat de l’activiste de Sachet Hélou. Au contraire, Sandra Idossou travaille désormais, sans relâche, à l’éducation environnementale, plaide pour l’application effective des textes, et prend des initiatives à la base, avec les populations. Des campagnes de sensibilisation contre la pollution de l’environnement ont été organisées à travers Eco running. Sandra Idossou reste l’une des figures ayant marqué le secteur du cadre de vie au cours de l’année 2021. Il y a quelques semaines, elle était dans le village d’Ocha, dans le département des Collines pour l’initiative « un enfant, un arbre » contre la désertification. L’activiste reste convaincu que chacun, à son échelle, peut contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et la désertification. Patrice Sagbo Patrice Sagbo C’est une figure de proue de la veille écocitoyenne au Bénin. Membre de la société civile verte, il était présent dans les médias tout au long de l’année pour des actions de dénonciation, mais aussi de sensibilisation sur des questions environnementales. « Il est resté engagé tout au long de l’année. Quand il défend un point de vue, il va jusqu’au bout », témoigne William Tchoki, journaliste environnementaliste. Le président de l’Ong Aded s’est beaucoup plus illustré sur le terrain de l’agroécologie et du renforcement de capacités au cours de l’année. Environnement 31 déc. 2021


Parcours des 26 œuvres restituées : de la témérité aux émotions…
Le palais de la présidence de la République accueille, dans les jours à venir, une exposition d’œuvres royales restituées par la France en novembre dernier. Cette exposition inédite pour laquelle l’on prophétise un succès certain est l’une des ultimes étapes d’un long processus entamé depuis l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon. « Il est regrettable que cet acte de restitution, si appréciable, ne soit pas de portée à nous donner entièrement satisfaction ». Sur le perron de l’Elysée, alors qu’il venait de rencontrer son homologue français avec qui, entre autres, il a eu des échanges sur les 26 trésors royaux du Bénin en route pour revenir au pays, le président de la République ne s’est pas empêché d’exprimer son amertume. «Comment voulez-vous qu’à mon départ d’ici avec les 26 œuvres, mon enthousiasme soit total pendant que le dieu Gou, œuvre emblématique représentant le dieu des métaux et de la forge, la tablette du fâ, œuvre mythique de divination du célèbre devin Guèdègbé, et beaucoup d’autres continuent d’être retenus ici en France, au grand dam de leurs ayants droit ? » s'est interrogé le chef de l’Etat. Il dit tout de même garder espoir qu’à l’instar des œuvres en rapatriement au pays, ces autres biens finiront par l’être aussi. « L’espoir de leur retour au pays est désormais permis grâce à vous. C’est extraordinaire », a-t-il indiqué. Toute l’histoire de cette restitution n’est d’ailleurs qu’espoir. Espoir entretenu dès l’entame et renouvelé malgré un premier refus de la France de restituer ces objets royaux. En juillet 2016, trois mois à peine après son investiture, le nouveau président élu du Bénin, Patrice Talon, adresse une demande de restitution à Paris au sujet des biens culturels et artefacts royaux saisis lors du sac effectué par les soldats français dans l’ex-royaume de Danxomè en 1892. Mais cette première demande se heurte au refus. Le ministère des Affaires étrangères du gouvernement de François Hollande lui oppose une fin de non-recevoir, au nom du principe dit "d’inaliénabilité des collections nationales". Ce principe est brandi par la France pour protéger les biens conservés dans les établissements culturels français. La réaction de Paris divise. Certains s’indignent. D’aucuns y voient une manière de protéger les biens de la France. La proposition de prêt à longue durée est avancée pour que la France ne perde pas son droit de propriété sur les œuvres. Le discours d’espoir de Ouagadougou Il n’y a plus de politique africaine de la France ! Ces mots du président français, Emmanuel Macron, font partie intégrante du discours de Ouagadougou. En visite au Burkina Faso, le 28 novembre 2017, le président de la République française, à l'université Ki-Zerbo, à Ouagadougou, devant 800 étudiants, avait eu une longue adresse face à la jeunesse africaine en général pour exposer les nouveaux rapports entre les deux parties. « Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d’accord, d’autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face », soulignait-il. Le discours de Ouagadougou a surtout le mérite de proposer la culture comme remède à certains maux. « Je ne peux pas accepter qu’une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France. Il y a des explications historiques à cela mais il n’y a pas de justification valable, durable et inconditionnelle, le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique », soulignait-il. Cela supposera, poursuit-il, un grand travail et un partenariat scientifique, muséographique « parce que, ne vous trompez pas, dans beaucoup de pays d’Afrique, ce sont parfois des conservateurs africains qui ont organisé le trafic et ce sont parfois des conservateurs européens ou des collectionneurs qui ont sauvé ces œuvres d’art africaines pour l’Afrique en les soustrayant à des trafiquants africains, notre histoire mutuelle est plus complexe que nos réflexes parfois ». Le meilleur hommage que je peux rendre non seulement à ces artistes mais à ces Africains ou ces Européens qui se sont battus pour sauvegarder ces œuvres, c’est de tout faire pour qu’elles reviennent. C’est de tout faire aussi pour qu’il y ait la sécurité, le soin qui soit en Afrique pour protéger ces œuvres. Depuis lors, les choses sont allées un peu plus vite. À la suite de ce discours, le président français commande un rapport à Felwine Sarr, professeur à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis, au Sénégal et Bénédicte Savoy, professeure à la Technische Universität de Berlin. « Le périmètre de la spoliation engloberait les biens pillés, volés, butins de guerre, mais aussi ceux, très nombreux, acquis à des prix dérisoires, sans commune mesure avec le marché de l'époque, par les marchands, militaires, missionnaires, voyageurs... », indique le rapport Sarr-Savoy sur la restitution du patrimoine africain. Les deux professeurs suggèrent une modification du Code du patrimoine, avec l'introduction d'un article qui stipulerait que des restitutions d'objets africains transférés pendant la période coloniale française pourraient être prévues dans le cadre d'un "accord bilatéral de coopération culturelle" entre "l'État français et un État africain". Pour les auteurs du rapport, la démarche s'inscrit dans le cadre d'une "réparation symbolique". Il n'est pas question de vider les collections des musées français. Les collections privées ne sont pas visées. Cette approche équilibrée ouvre la voie à un retour de ces œuvres. Ce retour passera par le vote d'une loi. Fin 2020, une loi spéciale a été votée afin de mettre fin au principe d’inaliénabilité, invoqué par le gouvernement français en 2016 et qui pesait toujours sur ces objets. Ultimes moments En concertation avec le Bénin, le musée du Quai Branly propose une exposition inédite de 26 œuvres de l’ancien royaume du Dahomey, avant leur restitution. L’activité connut un franc succès. Autour de cette exposition, une semaine culturelle inédite est organisée avec, au programme, des colloques sur le patrimoine du Bénin, des concerts, des rencontres ainsi qu’un cycle de cinéma. L’objectif est de faire de cet événement un temps fort symbolique et historique pour les deux pays. Ces œuvres « seront la fierté du Bénin. Et parce que restituer des œuvres à l’Afrique, c’est rendre accessible à la jeunesse africaine sa culture, ces restitutions seront aussi la fierté de la France», avait annoncé, enthousiaste, Emmanuel Macron. « Les 26 œuvres nous plongent dans un récit à diverses vocations ou fonctions, notamment éducative (nos ancêtres ont fait le juste combat que nous devons nous approprier et poursuivre); scientifique (des savoirs sont enchâssés dans l’histoire de ces œuvres et nous avions besoin de renouveler notre connaissance du passé) et sociale (la restitution des œuvres est porteuse d’une réconciliation avec notre passé et un potentiel levier de cohésion sociale) », a fait savoir le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. Des milliers de Français, de Béninois et d’Africains plus généralement font leurs adieux aux œuvres, le temps de cette restitution, avant leur emballage. Direction, Cotonou. … Retour à Cotonou L’ambiance était festive dans les rues de Cotonou, ce mercredi, pour le retour des biens. Pour contenir la foule en liesse, un important dispositif policier a été déployé sur les artères qui ont été toutes décorées d’affiches présentant le trône de Guézo ou les statues anthropomorphes des trois derniers rois. Cette ambiance va durer le temps pour la foule d’apercevoir la cavalerie royale qui escorte les trésors culturels en direction du palais de la Marina. Certains n’ont pu contenir leur émotion. Moment rêvé il y a peu, la restitution des 26 trésors royaux pillés à Abomey lors des razzias colonialistes est désormais une réalité, mercredi 10 novembre, ils ont fait leur entrée en territoire béninois avant d’être convoyés à la présidence de la République pour une cérémonie de réception, mais aussi d’hommage. Pendant que les tambours résonnent ponctués de chants et danses le long du trajet aéroport-présidence de la République, le cargo contenant les biens ne tardera pas à faire son apparition dans le ciel béninois. Peu après 15 h heures, le Boeing 737 spécialement affrété par le gouvernement béninois s’immobilise sur la base aérienne de Cotonou à la grande satisfaction des autorités et du personnel manutentionnaire. Les premiers colis contenant les œuvres se font visibles en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et de son collègue en charge du Tourisme, Jean-Michel Abimbola. Les opérations de manutention durent un peu plus d’une heure sous le regard avisé d’experts divers commis à la tâche par le gouvernement. L’accueil des trésors du Bénin s’est déroulé dans les locaux de la présidence de la République, en présence du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les 26 œuvres ont eu droit à une cérémonie de réception mais aussi d’hommage sur place. Le chef de l’Etat a fait son entrée sur les lieux, alors que les trois camions contenant les œuvres poursuivaient leur marche à l’intérieur de la présidence de la République, avant de s’immobiliser au niveau de l’espace verdoyant qui borde les lieux. Quelque deux cents invités (peut-être un peu plus) y ont été conviés. Présidents d’institutions de la République, rois et familles royales, acteurs politiques de tous bords, personnalités diverses et en invités spéciaux les deux experts et universitaires français et sénégalais, Bénédicte Savoy et Felwine Sarr à qui Emmanuel Macron avait confié le soin de procéder à de vastes consultations et d’en déduire un rapport sur des possibilités de restitution d’œuvres aux anciennes colonies. C’est donc devant ce parterre de personnalités que le rituel d’accueil des œuvres a été exécuté avec des coups de canon. Le trône du roi Ghézo, seul trésor sorti du camion pour une exposition de quelques minutes, recevra même des honneurs militaires. Suivra l’exécution des danses royales un peu comme pour rendre hommage à ces biens qui, jadis, côtoyèrent l’univers et le quotidien des souverains. Le conservatoire des danses royales d’Abomey dont les pensionnaires se sont joints au ballet national et une troupe d’enfants ont tour tour, sous le regard admiratif du président de la République, présenté un tableau de Houngan, de Tèkè, d’Adjogan puis l’hymne national en langue locale fongbé. Le Bénin peut se vanter d’être le premier pays africain à rapatrier sur son territoire une partie de ses trésors culturels détenus par les ex-puissances colonialistes. Beaucoup n’y croyaient sans doute pas, mais le rêve est devenu réalité? Culture 31 déc. 2021


Accusation de corruption de syndicalistes : la Criet saisie
Plusieurs administrateurs de groupes pourraient répondre de leurs publications devant la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (Criet) les jours à venir. La juridiction a été saisie ce 30 décembre par la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin) après les accusations visant à faire croire à une corruption des leaders syndicaux par le Chef de l’Etat, Patrice Talon. Lire ci-dessous l’intégralité de la plainte. Société 30 déc. 2021


Recrutement dans les Forces Armées Béninoises : Voici les conditions
Les jeunes désireux de servir le drapeau sont invités à s'inscrire à compter du lundi 3 janvier 2022. Le processus du recrutement a été lancé à travers des communiqués du Chef d'État Major Général des Forces Armées Béninoises, le contre-amiral Jean-Baptiste Aho. Découvrez ci-dessous toutes les conditions.     Société 30 déc. 2021


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