La Nation Bénin...
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Serge Ahissou, ministre de l’Industrie et du Commerce[/caption]Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, s’est adressé, vendredi 18 mai dernier, à Cotonou, aux Béninois, à l’occasion de la Journée mondiale de la métrologie célébrée le 20 mai de chaque année. Les règles de la nature permettront sous peu de créer celles de la mesure, indique-t-il.
« Utiliser les règles de la nature pour créer les règles de la mesure ». C’est sous ce thème qu’a été célébrée, le 20 mai dernier, la Journée mondiale de la métrologie. Chaque année, rappelle le ministre en charge du Commerce, Serge Ahissou, ladite journée est célébrée par le Bureau international des poids et mesures (Bipm) et l’Organisation internationale de métrologie légale (Oiml), avec la participation d’organisations nationales concernées par la question.
C’est l’occasion pour la communauté internationale qui assure que les mesures peuvent être faites correctement à travers le monde, d’essayer d’augmenter notre connaissance de l’importance et des avantages de la métrologie, la science de la mesure et de ses applications.
« Le Système international d’unités (SI) est l’ensemble d’unités accepté dans le monde entier pour les applications métrologiques », explique le ministre en charge du Commerce. Depuis soixante ans, poursuit le ministre, des améliorations y ont été apportées, afin d’exploiter les progrès réalisés en matière de technologies de mesure et répondre ainsi à de nouvelles exigences.
En novembre 2018, informe le ministre, la Conférence générale des poids et mesures (Cgpm), approuvera, l’une des modifications les plus importantes du SI puisque ce dernier sera alors fondé sur des définitions, chacune liées à des lois de la physique.
« Ce changement historique consistant à utiliser les lois de la nature pour définir les unités mettra fin au dernier lien qui existe entre le SI et les définitions qui reposent sur des artefacts matériels », relève le ministre. Une fois la révision du SI adoptée, poursuit Serges Ahissou, le kilogramme sera lié à la valeur exacte de la constante de Planck, et non plus au prototype international du kilogramme tel que sanctionné par la Cgpm en 1889.
Les définitions qui seront approuvées en novembre sont fondées sur les résultats de travaux de recherche relatifs aux nouvelles méthodes de mesure utilisant les phénomènes quantiques comme étalons fondamentaux.
Tout en assurant le niveau de continuité nécessaire pour les utilisateurs actuels, les changements présenteront, selon le ministre Serges Ahissou, l’avantage de pouvoir intégrer les améliorations apportées aux méthodes de mesure et permettront ainsi de répondre aux besoins des futurs utilisateurs, car les définitions seront fondées sur les lois de la physique. « Les nouvelles définitions utiliseront "les règles de la nature pour créer les règles de la mesure" reliant les mesures anatomiques et quantiques à celles effectuées au niveau macroscopique ».
La métrologie est une branche dynamique de la science : les initiatives prises par le Bipm et la communauté de la métrologie dans son ensemble pour faire progresser le SI en 2018 permettront de remplir ces exigences et de répondre à ces besoins pour de nombreuses années à venir.
Les officiels lors de la rencontre avec les Start up[/caption]Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la communication a clôturé la semaine des start-up, un concept créé par son département. Après une semaine de tour dans ces structures, c’est avec une grande satisfaction que la ministre a mis fin à la deuxième phase de son initiative dénommée ‘’Town hall meeting’’, une assemblée d’échanges et de partages d’expériences, ce vendredi 18 mai dans les locaux de Sèmè-City, soutenue par deux ministres du gouvernement.
Le secteur de l’économie numérique augure de bonnes perspectives pour le développement du Bénin. A travers les start-up, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou en charge de l’Economie numérique et de la communication n’a pas de doute sur la capacité de ces entreprises innovantes à créer la richesse si on leur donne un coup de pouce. La semaine des start-up, le label de son département ministériel, lui a permis d’aller visiter, dans leur environnement, ces jeunes entreprises pour comprendre comment elles travaillent et la solution qu’elles apportent aux populations. C’est avec aisance qu’elle parle des prouesses de ces entreprises qui font leurs affaires dans le domaine du numérique. Après la start-up tour, place à ‘’Town hall meeting’’, une assemblée où les start-up ont l’opportunité d’écouter leurs pairs, de partager les expériences, d’avoir des personnes à un niveau de décision qui peuvent répondre à leurs questions sur l’encadrement et sur comment ils peuvent aller de l’avant. Aurélie Adam Soulé Zoumarou a vu juste en invitant deux ministres, celui du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, et son collègue des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, pour discuter avec les start-up et leur présenter les opportunités pour leurs départements.
Perspectives et visions
L’éclosion des start-up est une question cruciale parce que les emplois viendront de là, a indiqué la ministre de l’Economie numérique et de la Communication. Elle rappelle la création de 95 000 emplois directs et indirects que le secteur de l’économie numérique doit créer par les start-up. Cela implique quelques réajustements dont le besoin d’organisation qui incombe au gouvernement pour permettre une synergie entre les start-up. Aurélie Adam Soulé Zoumarou estime qu’il ne sert à rien qu’elles mettent autant d’énergies à innover et qu’à la fin, elles ne puissent pas tirer profit et que le pays ne peut pas en tirer également. L’organisation, d’après la ministre, va inspirer d’autres à s’investir dans ce secteur qui est cher au gouvernement et à son chef, le président Patrice Talon. Les participants ont échangé par ailleurs sur les thèmes « Les meilleures pratiques pour le développement des Start-up », présenté par Pierre Dandjinou, vice-président de Icann Afrique et « Construire la Benin tech, le rêve du made in Benin » présenté par César Degbé, directeur général de Bénin Télécom Services.
Plusieurs partenaires ont également présenté des opportunités aux participants dont l’ambassade des Etats-Unis et Huawei, un partenaire que la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a remercié chaleureusement pour son accompagnement. Ce dernier a présenté à l’assistance deux programmes mis en place pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés : « Graine de futur » qui offre dix bourses aux étudiants pour deux semaines d’immersion technologique et d’expériences pratiques des dernières technologies en Chine et « Eagle camp » qui permet aux jeunes diplômés de bénéficier de vingt bourses de stage professionnel à Huawei Technologie Bénin Sa pendant six mois.

Au menu de l’examen du vingt-neuvième dossier inscrit au rôle, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a connu, ce jeudi 17 mai, d’une affaire de coups mortels survenue en février 2012 à Midombo Akpakpa. Elle met en cause les nommés Noël Coffi Adjègan, Yao Adjègan et Hervé Zinsounon tous mis sous mandat de dépôt le 15 février 2012. Au terme des débats, les deux frères Noël Coffi Adjègan, Yao Adjègan ont été reconnus coupables de coups mortels et condamnés à 7 ans de travaux tandis qu’Hervé Zinsounon a été acquitté au bénéfice du doute.
Sept ans de travaux forcés contre Noël Coffi Adjègan et Yao Adjègan et acquittement au bénéfice du doute pour Hervé Zinsounon. C’est la sentence prononcée par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, ce jeudi 17 mai 2018, à l’issue de l’examen de la vingt-neuvième affaire inscrite au rôle de la première session de 2018 et relative aux coups mortels.
Dans leurs dépositions au cours de l’interrogatoire à la barre, chacun des prévenus Noël Coffi Adjègan, Yao
Adjègan et Hervé Zinsounon s’est expliqué sur les faits de coups mortels à eux reprochés. De façon globale, personne d’entre eux n’a reconnu avoir donné de coups à la victime Prudence Yétonnon. Cela n’a empêché ni le président de la cour ni le ministère public de maintenir la traque par des questions pour situer les responsabilités. Il ressort de leurs explications qu’en allant acheter à manger la nuit du vendredi 10 février 2012 à Midombo à Akpakpa, ils ont aperçu une demoiselle du nom de Vicentia qui a intéressé Hervé Zinsounon. Ce dernier l’a appelée. Selon eux, celle-ci n’aurait pas voulu répondre à la sollicitation d’Hervé. Arrivés à un certain niveau, des jeunes, les ayant vus, les auraient interpellés pour en savoir sur les raisons pour lesquelles ils seraient en train d’importuner la fille. Sur ces entrefaites, une première bagarre se serait engagée après une paire de gifles à Noël Coffi Adjègan et des coups du plat de machette par les assaillants.
Sur la question de savoir s’ils n’ont pas eu à brutaliser la fille, obligeant les agresseurs à intervenir, leur réponse a été négative. « Les assaillants étaient environ six », précise Noël Coffi Adjègan qui dit également s’être défendu face aux coups reçus de la part des assaillants sans être capable de dire avec quoi il l’a fait. Et les débats s’étaient éternisés sur ce détail. Mais il aura fallu la persévérance du président et du ministère public pour que Noël révèle que c’est au cours de la deuxième bagarre qu’il aurait arraché aux assaillants un bâton dont il se serait servi pour se défendre alors que son frère Yao serait tombé sous les coups des agresseurs. Ce que confirment ces co-accusés.
Mais de quoi a succombé la victime Prudence Yétonou ? Personne n’a pu y répondre parmi eux jusqu’à la fin du procès. Mieux, ils arguent de l’obscurité qui régnerait au moment des faits pour indiquer qu’ils ne sauraient dire quel coup lui aurait été fatal. Car, Yao explique avoir reçu des coups des gens de son propre camp pour insinuer que cela pourrait aussi être le cas pour la victime dans son camp. Alors le président et le ministère public ont confronté Noël à sa déclaration à la police et devant le juge d’instruction : « J’ai arraché à mes assaillants un bâton dont je me suis servi pour me battre contre eux ». En réponse, Noël baisse la tête et ne parle plus.
Le frère aîné de la victime, le sieur Marius Yétonou, cité en tant que témoin, fait comprendre que Prudence aurait reçu des coups à la tête. Et qu’il a été transporté dans trois différents centres de santé avant d’être admis dans un quatrième pour des soins. L’examen de scanner demandé depuis 10 h, c’est vers 15 h qu’il a pu rassembler les fonds. Et c’était trop tard. « J’entrais dans la salle quand mon frère rendait l’âme », témoigne-t-il. Toute en refusant de se constituer en partie civile.
Dompter ses pulsions
Plantant le décor pour son réquisitoire, Virgile Kpomalégni indique que l’homme est capable du meilleur comme du pire et qu’il faut de la tolérance pour dompter ses pulsions et sa tendance à la violence. Le dossier en examen concerne les coups mortels qui sont des faits prévus et punis par l’article 309, alinéa 4 du Code pénal. Il les définit comme des coups portés et blessures faites ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cette infraction est établie dans ce dossier, a-t-il dit avant d’en démontrer les éléments constitutifs. L’élément légal réside dans l’article 309, alinéa 4 du Code pénal et correspond ici au résultat des coups. En ce qui concerne l’élément matériel, Virgile Kpomalégni trouve qu’il réside dans les coups portés et les blessures faites à la victime Prudence Yétonou. Il établit un lien de causalité entre les coups portés et la survenue de la mort de la victime. L’élément intentionnel réside dans la volonté de donner des coups et non dans les résultats (la mort). En conclusion, Virgile Kpomalégni requiert que la cour dise qu’il y a doute sur la culpabilité d’Hervé Zinsounon et de l’acquitter au bénéfice du doute. Quant à Noël Coffi Adjègan et à Yao Adjègan, l’avocat général requiert que la cour les déclare coupables de coups avec cette circonstance que les coups portés ont entraîné la mort sans intention de la donner ; et que Noël Coffi Adjègan et Yao Adjègan soient condamnés à 10 ans de travaux forcés.
De quel coup est mort Prudence ?
Pour défendre les mis en cause, trois avocats ont officié : Me Robert Hounkpatin pour Yao Adjègan ; Me François Kèkè pour Noël Adjègan et Me Sakariyaou Nourou Guiwa pour Hervé Zinsounon. Tous rejettent les réquisitions du ministère public et chacun argumente.
Me Robert Hounkpatin s’interroge : « De quel coup serait mort Prudence ? » Selon lui, tant que l’on ne parvient pas à répondre avec précision à cette question, on ne saurait entrer en condamnation contre son client. Car, dit-il, les faits s’étaient déroulés dans la nuit et dans la confusion, la victime aurait pu recevoir des coups des gens de son propre camp. Mieux, les accusés n’avaient pas prévu la bagarre avec leurs agresseurs. Se référant aux faits, il soutient que la victime n’aurait pas reçu des soins adéquats et que cela aurait été la cause de son décès. Il conclut que les faits de coups mortels ne sont pas constitués.Pour ce faire, il utilise comme moyens l’article 328 du Code pénal pour soutenir qu’il n’y a ni crime ni homicide et l’article 64 pour montrer qu’en situation de légitime défense, il n’y a pas délit. Il plaide que la cour fasse bénéficier à son client la légitime défense, ou à défaut la contrainte, ou encore l’excuse de provocation. Il conclut que son client soit acquitté purement et simplement.
Pour le compte de Noël Coffi Adjègan, Me François Kèkè plaide l’acquittement. Il souligne que les faits s’étant produits de nuit et donc dans l’obscurité et la confusion, l’on ne saurait dire, sans se tromper, qui a donné le coup fatal. Comme son confrère Me Robert Hounkpatin, il va sur le terrain de l’excuse de provocation et de la légitime défense. Mieux, le lien de causalité entre les coups et le décès est douteux. Pour lui, même si ce lien existe, il a été rompu dès lors que les soins adéquats n’ont pas été administrés à la victime à temps. A ce sujet, il se réfère aux propos du frère aîné de la victime sur cet aspect du dossier et dont il s’est fait, entretemps, donné acte. Alors, il plaide l’acquittement. Et si la cour n’est pas convaincue, que la peine se limite au temps passé en détention.
Quant à Me Sakariyaou Nourou Guiwa, il s’associe aux moyens de ses confrères. Toutefois, il s’insurge contre l’acquittement au bénéfice du doute pour son client. A cet effet, il se réfère à l’arrêt de renvoi pour relever qu’il s’est fondé sur des déclarations pour entrer en accusation. Car à la charge de son client, dit-il, il ne note aucun coup donné. « Mon client ne devrait pas comparaître, ni être emprisonné. Et pourtant, il a passé six ans en détention préventive », observe-t-il, ajoutant qu’il plaide l’acquittement pur et simple. Puis pour renforcer sa plaidoirie, il revient sur le lien de causalité entre les coups et la mort et mentionne que le rapport d’autopsie indique qu’il y a « défaut de soins adéquats ».
Après les délibérations, la cour a déclaré non coupable de coups mortels Hervé Zinsounon et l’acquitte au bénéfice du doute et ordonne qu’il soit immédiatement mis en liberté s’il n’est retenu pour autre cause. Par contre, Noël Coffi Adjègan et Yao Adjègan ont été reconnus coupables d’avoir porté des coups à Prudence Yetonou avec cette circonstance que lesdits coups ont entraîné la mort sans intention de la donner. Ces faits étant prévus et punis par l’article 309, alinéa 4 du Code pénal, la cour les condamne à 7 ans de travaux forcés. Les accusés mis sous mandat de dépôt le 15 février 2012, ils doivent poursuivre leur séjour en prison pour moins d’un an encore.
Les faits
Le vendredi 10 février 2012 vers 23 h, au quartier Midombo Akpakpa à Cotonou, Noël Coffi Adjègan, Yao Adjègan et Hervé Zinsounon ont interpellé Vicencias Ténontin, qui rendait visite à son copain. Au cours de leurs échanges, Prudence Yétonou et Maxime Houton se sont rapprochés d’eux. C’est alors qu’une dispute éclata entre eux. Il s’en est suivi une altercation au cours de laquelle Noël Coffi Adjègan, Yao Adjègan et Hervé Zinsounon ont assené des coups de bâton à Prudence Yétonou qui s’est évanoui.
Transporté d’abord dans une clinique ensuite à l’hôpital de zone de Kowégbo et enfin à l’hôtpital Béthesda, Prudence Yétonou rend l’âme.
Interpellés et inculpés pour crime de coups mortels, Noël Coffi Adjègan, Yao Adjègan et Hervé Zinsounon n’ont reconnu les faits ni à l’enquête préliminaire ni devant le juge d’instruction.
Composition
Président : Marie A. Soudé- Godonou
Assesseurs : Maximillien Kpéhounou et Razak Bello
Jurés : Andréa Bachioumba ; Pélagie Lokossou ; Gaston Adékambi et Bouraima
Kochégbé
Ministère public : Virgile Kpomalégni
Greffier : Félicien Fatondji
Société 22 mai 2018

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui a lancé, jeudi 17 mai dernier, à Cotonou, le Projet de développement de l’agrobusiness au Bénin (Pdab). Suite du Projet de promotion de l’entrepreneuriat agricole (Ppea), le Pdab contribuera à la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement et partant à la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable.
Le directeur national du Projet de développement de l’agrobusiness au Bénin (Pdab), Damien Agueh, et son équipe se réjouissent du lancement des activités de leur projet. Financé par le gouvernement béninois, l’Inde et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), pour un coût global de 8 700 000 de dollars soit 4,350 milliards de francs Cfa, ce projet a mobilisé hier le monde agricole et les start-up dans le domaine agricole lors de la cérémonie de lancement. « Nous restons à l’écoute des uns et des autres pour les différentes remarques afin d’atteindre les objectifs du projet », a dit le directeur national du projet qui rappelle que le Pdab est la suite du Projet de promotion de l’entrepreneuriat agricole (Ppea).
L’ambassadeur de l’Inde près le Bénin, B.N. Reddy, dont le pays a accordé un appui de 150 millions de francs Cfa au Pdab a déclaré que cette contribution au Bénin renforce la coopération Sud-Sud. Cet appui, dit-il, est une manière pour son pays d’aider le Bénin à atteindre les Objectifs de développement durable et de réduire le chômage des jeunes. « Nous travaillons au Bénin pour trouver l’emploi aux jeunes dans le domaine de l’entrepreneuriat agricole », a-t-il souligné, promettant que le Pdab sera une base pour consolider davantage la coopération entre son pays et le Bénin.
Pour le représentant résident du Programme des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, coordonnateur du Système des Nations Unies, le lancement du Pdab est la preuve que la problématique de la promotion de l’entrepreneuriat agricole au profit de la jeunesse est d’actualité. Cette problématique, selon lui, nécessite l’attention de tous les acteurs qui s’investissent dans le développement de l’Afrique en général et du Bénin en particulier.
Les défis du Pdab
En contribuant au coût global de ce projet, le gouvernement de l’Inde, indique Siaka Coulibaly, met clairement en évidence, toute l’importance qu’il accorde à la coopération Sud-Sud et particulièrement avec le Bénin. Cette contribution, conformément aux termes de l’accord, servira à octroyer aux jeunes et aux femmes davantage de capacités, de compétences et de facilités d’installation pour l’emploi indépendant et surtout l’entrepreneuriat agricole. C’est donc pour promouvoir l’entrepreneuriat agricole des jeunes et faciliter leur accès aux marchés que le Pdab, aux dires du représentant résident du Pnud, a été initié en étroite collaboration avec le gouvernement béninois.
Pour Siaka Coulibaly, il ressort de plusieurs analyses qu’un réseau dynamique d’agrobusiness à l’échelle nationale et panafricaine peut contribuer à une croissance économique durable susceptible d’assurer l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Malheureusement, regrette-t-il, investir aujourd’hui dans l’agrobusiness au Bénin comporte trop de risques. Une telle situation est due souvent à un déficit d’organisation de la chaîne d’approvisionnement en matières premières pour les agro-industries locales. Celles qui doivent faire face aux coûts élevés des transactions et surtout de l’irrégularité dans l’approvisionnement. Cette situation est la conséquence, pour une grande part, de l’exclusion de la chaîne de l’approvisionnement et de la commercialisation, des petits producteurs, du fait de leur inorganisation. Pourtant, ces petits producteurs pèsent pour à peu près, selon les statistiques, 90 % de la population agricole. C’est ce défi d’exclusion que le Pdab se propose de relever.
Les stratégies
Pour le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, le lancement du Pdab est un motif de satisfaction, quand on sait que ce projet se veut être un instrument au service de la jeunesse du Bénin pour promouvoir l’entrepreneuriat agricole dans les différentes régions du Bénin. Il se demande le type d’entreprenariat qu’il faut et à quelle fin, vu le nombre de projets qui abordent cette thématique dans le secteur agricole, sans pour autant générer une masse critique d’entrepreneurs agricoles de type nouveau qui soient installés de façon durable.
La réalité aujourd’hui, souligne-t-il, la compétitivité des produits agricoles et agroalimentaires sur le marché, reste un facteur déterminant de réussite. C’est donc fort de cette réalité que le Pdab, selon le ministre en charge de l’Agriculture, se donne pour ambition de promouvoir de véritables start-up dans le secteur agricole, qui puissent à court et moyen terme contribuer substantiellement à la création d’emplois décents et durables. Pour ce faire, la stratégie du Pdab se base sur l’identification de marchés potentiels avant la mise en branle de tout processus d’accompagnement dans la production ou la transformation.
Gaston Cossi Dossouhoui rappelle que le Programme d’actions du gouvernement (Pag) a inscrit le Pdab comme projet structurant à orientation entrepreneuriale, marquant ainsi la volonté du gouvernement à développer le domaine de l’entrepreneuriat agricole. Un développement avec un impact visible dans tous les sept Pôles de développement agricole du Bénin au cours des quatre prochaines années. C’est ainsi qu’il est attendu que le Pdab permette d’appuyer 1000 jeunes entrepreneurs agricoles à devenir de véritables start-up ; d’accompagner 10 000 petits producteurs dans leurs activités ; d’appuyer 35 agrégateurs et d’appuyer 90% des jeunes demandeurs à obtenir le financement convenu auprès des institutions de micro finance.
Les objectifs du Pdab et ses quatre axes d’intervention
Le Projet de développement de l’agrobusiness au Bénin (Pdab) a été initié pour la promotion des chaînes de valeur identifiées dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag). Il s’agit ici de bâtir sur les acquis des différents projets de promotion de l’entrepreneuriat agricole afin de consolider les meilleurs résultats obtenus et d’étendre les meilleures pratiques. Pour ce faire, le projet vise à améliorer la quantité et la qualité de la fourniture, par les petits agriculteurs, les jeunes entrepreneurs agricoles, et les Petites et moyennes entreprises (Pme), de produits agricoles aux marchés. Il s’agit également de fournir aussi aux petits agriculteurs, aux jeunes entrepreneurs et aux Pme un appui pour l’accès aux chaînes d’approvisionnement agricoles et de contribuer au développement de l’économie béninoise en mettant au point des produits agricoles, qui répondent aux normes de qualité du marché.
Avec ces objectifs, la stratégie du projet s’articule autour de quatre axes d’intervention. Le premier est l’organisation et la structuration des jeunes entrepreneurs agricoles autour des filières retenues dans chaque Pôle de développement agricole (Pda) au Bénin. Le deuxième est lié à la facilitation d’accès au foncier en synergie avec les directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et des mairies. Le troisième axe est la mise en place d’un mécanisme efficace de facilitation de l’accès au financement adapté (fonds de garantie, bonification, nantissement, etc.) avec le Fonds national de développement agricole (Fnda). Le quatrième axe enfin est la mise en place d’un mécanisme d’accès aux marchés.
Bilan du Ppea et leçons retenues
Avant la présentation du Pdab, ses objectifs, résultats et stratégie d’intervention hier, les participants à l’atelier de lancement ont suivi une présentation d’Irène Mensah du Pdab, sur le bilan du Projet de promotion de l’entrepreneuriat agricole (Ppea), ses résultats et la mission diagnostique du Pnud/Maep. Cette communication a permis d’expliquer non seulement l’approche d’intervention de ce projet, mais également les leçons apprises.
Du processus de mise en œuvre de ces projets, trois principales leçons ont été retenues. La première est relative à la synergie d’actions entre les différents projets et programmes intervenant dans le domaine de l’entrepreneuriat agricole. Une synergie qui a favorisé l’installation et l’accès au financement d’un plus grand nombre de jeunes entrepreneurs.
La deuxième est l’implication des institutions décentralisées au niveau communal comme les maires et les ex-Centres régionaux pour la promotion agricole (Cerpa). Ces institutions ont favorisé l’accès au foncier pour les jeunes formés, mais aussi le suivi post-installation et la durabilité des acquis du projet.
La troisième leçon enfin est le profil type d’un jeune entrepreneur (c’est-à-dire ceux avec lesquels le taux de rétention au cours de la formation et d’installation en tant qu’entrepreneurs agricoles avoisine les 90 %). Ce profil est celui d’un entrepreneur a fait un lycée agricole avec ou sans expériences préalables ou celui qui a fait l’enseignement général niveau terminal ou Bepc) avec un minimum de trois ans d’expériences dans le domaine agricole.

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents ou représentés, à la faveur de la séance plénière du vendredi 18 mai dernier, en présence du ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou.
Une nouvelle juridiction s’ajoute à l’organisation judiciaire du Bénin. Dénommée Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), elle a été créée par l’Assemblée nationale qui a adopté, vendredi 18 mai dernier, la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. C’est l’une des grandes innovations du texte adopté par les députés à leur unanimité.
Cette cour pénale spéciale aura une compétence nationale et sera chargée de la répression du crime de terrorisme, des délits ou crimes à caractère économique tels que prévus par la législation pénale en vigueur ainsi que la répression du trafic de stupéfiants et des infractions connexes. Outre la voie de fragrance, la Criet est saisie par un arrêt de renvoi de la commission d’instruction instituée par la même loi. La cour siège à Cotonou. Toutefois, sur réquisitions conformes du procureur spécial, son président peut ordonner la tenue de ses audiences à tout autre lieu du territoire.
Cette cour est composée d’un président et de quatre assesseurs. Le président est nommé parmi les magistrats de grade hors classe en fonction ou à la retraite. Les assesseurs sont, quant à eux, nommés parmi les magistrats de grade A1-8 au minimum en fonction ou à la retraite. A l’exception du président, tous les autres membres de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme accomplissent leur mission cumulativement avec les fonctions qu’ils exercent par ailleurs. Les magistrats à la retraite nommés membres de la Cour ne doivent avoir fait l’objet d’aucune sanction disciplinaire au cours de leur carrière. Les membres de la cour sont tous nommés par décret en conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la magistrature.
La loi organise également le greffe et le ministère public de la Criet. Selon le texte adopté, le greffe de la nouvelle juridiction pénale est tenu un greffier en chef et deux assistants nommés par arrêté du ministre chargé de la Justice.
Autres innovations
Le rôle de ministère public près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) est exercé par le procureur spécial, un magistrat nommé par décret pris en conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la magistrature. Il a les mêmes compétences dans l’exercice de ses fonctions que celles que la loi confère au procureur de la République. Le procureur spécial est assisté de deux substituts. Il peut aussi être assisté de toute autre personne dont la compétence est avérée nécessaire à l’enquête. En dehors du procureur spécial, les substituts accomplissent leurs fonctions cumulativement à celles qu’ils exercent par ailleurs. Le procureur spécial se saisit de toute affaire relevant de sa compétence prévue par la loi. Il est informé de toute infraction relevant de sa compétence, notamment le crime de terrorisme, des délits ou crimes à caractère économique tels que prévus par la législation pénale en vigueur ainsi que le trafic de stupéfiants et des infractions connexes.
La Criet est accompagnée dans sa mission par une commission d’instruction composée d’un président et deux magistrats en fonction ou à la retraite. Cette commission est chargée de l’instruction des affaires relevant des compétences dans les conditions prévues par la loi. Elle clôture l’instruction du dossier des arrêts notamment de renvoi devant la Criet pour jugement. Les ordonnances de la Cour d’instruction sont frappées d’appel. Y compris même les arrêts de non- lieu qui peuvent faire l’objet d’appel devant la Criet soit par le procureur spécial, soit la partie civile dont, selon la loi, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) pour les affaires relevant des compétences de cette dernière.
La loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) n’a pas fait les choses à moitié. Elle a institué aussi la chambre des libertés et de la détention composée de trois membres nommés par année judiciaire parmi les magistrats en fonction ou à la retraite par le président de la Criet.
La cour d’assises supprimée
Outre la Criet, la loi renferme plusieurs autres innovations, notamment la suppression de l’organisation des cours d’assises. Le nouveau texte dit clairement que le jugement des crimes a lieu en premier ressort devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance (Tpi). En conséquence, les prérogatives dévolues au procureur général près les cours d’appel et ses substituts généraux devant la cour d’assises sont désormais conférées au procureur de la République et ses substituts devant le Tpi, statuant en matière criminelle. De même, les prérogatives dévolues par la loi au président de la Cour d’appel en matière d’organisation des sessions d’assises sont désormais attribuées au président du Tpi, statuant en matière criminelle. La chambre de l’instruction du Tpi exerce les compétences dévolues précédemment à la chambre d’accusation près la Cour d’appel. Ainsi, cette réforme de suppression de la Cour d’assises instaure un double degré de jugement pour les crimes, offrant à la personne poursuivie l’opportunité d’interjeter appel au cas où il ne serait pas d’accord avec la peine qui lui a été infligée.
Le Code de procédure pénale modifié
Les députés ont examiné et adopté, à la suite de la loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), le projet de loi modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin. Ils ont modifié 71 articles de cette loi. Les modifications concernent notamment les articles 12, 32, 37, 196, 201, 277, 278, 300, 348, 355, 386, 518, 581, 586, 617, 635, 670, 793, 797 et 864, traitant tous de la procédure devant être désormais appliquée en matière pénale au Bénin. Les députés ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils poursuivent la réforme judiciaire avec l’examen dès vendredi 25 mai prochain, du projet de loi portant Code pénal en République du Bénin composé de plus de mille articles.
Actualités 22 mai 2018

Le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi fait un diagnostic inquiétant sur la faible performance de l’Université, haut lieu du savoir. A la faveur du lancement des travaux du 30ème congrès de l’Association internationale de pédagogie universitaire (Aipu) ce lundi 21 mai 2018, à l’amphithéâtre Idriss Deby Into à l’Uac, Maxime da Cruz a levé un coin de voile sur les difficultés qui constituent des obstacles à l’épanouissement de l’Université.
Notre université, résolument engagée dans le 21ème siècle, indique le recteur, vit des difficultés, des influences et des mutations qu’il faut gérer. Il a affirmé que : « des événements socio-politiques ou socio-économiques dont elle n’est pas souvent la source, l’impactent dangereusement. Ces événements remettent souvent en cause son organisation structurelle ; parfois ce sont les conséquences de ces événements qui altèrent le niveau de performance que notre université croyait avoir atteint ». En conséquence, Maxime da Cruz soutient que les enjeux de ce siècle exigent que nos universités soient proches de nos sociétés et œuvrent à répondre à leurs besoins de développement durable. Les travaux de ce congrès vont s’achever le 24 mai prochain et les réflexions vont porter sur le thème « L’enseignement supérieur et sa pertinence aujourd’hui ».
Société 21 mai 2018

Une substance déversée dans le lac Toho provoque actuellement la mort des poissons, notamment celle des tilapias. Le constat a été effectué ce lundi 21mai au niveau de Kpinnou, un village de l’arrondissement éponyme de la commune d’Athiémé, par le ministre Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Il a pu apprécier, par lui-même, les milliers de poissons ramenés sans vie des eaux du lac.
L’empoisonnement des produits halieutiques a commencé depuis vendredi dernier et constitue un don du ciel pour les pêcheurs et les revendeuses de poissons fumés ou frits de la localité. Face à cette attitude porteuse de menace sur la santé publique, la vigilance de tous les consommateurs est sollicitée. Ceci, d’autant plus qu’aucune clarification scientifique n’est encore disponible quant à l’origine et le degré de toxicité de la substance de cette destruction massive.
Actualités 21 mai 2018

L’opération de sécurité transfrontalière ‘’Koudanlgou 2018’’ menée conjointement par les forces de sécurité du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana et du Togo du 15 au 18 mai, a permis de démanteler et mettre hors d’état de nuire des réseaux de criminels opérant le long des frontières des quatre pays de la sous-région, a-t-on appris.
Ainsi, au Bénin, elle a favorisé l’interpellation de 42 personnes et la saisie de 3 fusils dont deux de calibre 12 et un artisanal, 26 kilogrammes de faux médicaments, 62 cartons de boissons frelatées et d’un troupeau de 50 bœufs.
Du côté du Togo, l’on a enregistré 95 interpellations et la saisie notamment de 2050 litres d’essence de contrebande, 2000 litres d’alcool frelaté, 32 fusils. Des saisies ont été faites dans les zones du Burkina-Faso et du Ghana notamment 17 sacs de chanvre indien. Deux personnes soupçonnées d’appartenir aux réseaux djihadistes ont été par ailleurs interpellées.
L’opération qui a mobilisé 2902 agents des forces de sécurité des quatre pays dont 644 provenant du Bénin, a été un succès, selon les autorités des différents pays.
Son objectif est de mutualiser les forces en vue de lutter contre les nouvelles formes d’insécurité transfrontalière et ce conformément aux recommandations des assises d’Accra au Ghana.
Société 21 mai 2018

En match retour du deuxième tour des éliminatoires de la 23ème édition de la Can U-20, Total Niger 2019, les Ecureuils juniors du Bénin ont dominé leurs homologues des Scorpions de la Gambie, ce dimanche au stade René Pleven d’Akpakpa à Cotonou sur un score de 2 buts à zéro et se qualifient ainsi pour le troisième et ultime tour de la compétition. Battus 2 buts à 1, il y a une semaine à l’Independance stadium de Bakau, à l’aller à Banjul, ils ont assuré l’essentiel en battant leurs adversaires du jour tout en offrant au public un beau spectacle. Les poulains de Valère Houandinou, Bruno Adoula et Rachad Chitou menés par Charbel Gomez, Rodrigue Kossi, Ibrahim Ogoulola ont fait montre d’une bonne maîtrise de jeu en marquant dès les dix premières minutes du match par Samson Akinyoola. Qui doublera par ailleurs la mise à la reprise de la 2ème mi-temps. Une sérieuse avance que les locaux ont préservée jusqu’au terme du match.
Sports 21 mai 2018

Ancien directeur général de la Gendarmerie nationale, le général de brigade Robert Gbondjèho Sèwadé n’est plus. Il a tiré sa révérence dans la matinée de ce dimanche 20 mai à l’hôpital des Armées du camp Guézo de Cotonou des suites d’une longue maladie. Il s’en est allé à l’âge de 65 ans.
Le général de brigade Robert Gbondjèho Sèwadé a pris les rênes de la gendarmerie nationale des mains de Cocou Sèmègan, le 4 mai 2012 avant de passer lui aussi le témoin à son successeur, le colonel Bouko Nagnimi Awal, le 29 juin 2012 pour faire valoir ses droits à une pension de retraite. Mais avant cette dernière promotion, le général Robert Gbondjèho Sèwadé a été directeur général adjoint de la gendarmerie nationale du 13 juin 2006 jusqu’à sa nomination en Conseil des ministres à la tête de la gendarmerie nationale. Le riche parcours professionnel de l’illustre disparu renseigne qu’il a occupé plusieurs hautes fonctions. Il a été notamment directeur de l’Intelligence et de Sécurité militaire au ministère de la Défense nationale de 2004 à 2006 ; commandant du Groupement régional Sud de la gendarmerie nationale de 2000 à 2004 ; directeur de la logistique de la gendarmerie nationale de 1997 à 2000 ; commandant de la compagnie de gendarmerie de Cotonou de 1996 à 1997 ; commandant de la Brigade spéciale de gendarmerie du Port autonome de Cotonou de 1994 à 1996. Aussi, Robert Gbondjèho Sèwadé a-t-il occupé par le passé les postes de commandant adjoint de la compagnie de gendarmerie de Cotonou de 1993 à 1994 ; commandant adjoint à l’Ecole nationale de la gendarmerie à Porto-Novo de 1992 à 1993 ; premier secrétaire chargé de la sécurité du Bénin à Washington aux Etats-Unis de 1983 à 1987 et Attaché consulaire et chargé de la sécurité à l’ambassade du Bénin à Niamey au Niger de 1980 à 1983.
Robert Gbondjèho Sèwadè a démarré ses études militaires, de 1978 à 1980, à l’Académie militaire de Moscou en Russie ex-Urss. Il a ensuite poursuivi sa formation successivement de 1987 à 1988 à Moramanga à Madagascar en Application officier de gendarmerie et au Centre de perfectionnement des officiers en cours des capitaines à Porto-Novo de 1989 à 1990. Il a bénéficié de stage d’information de commandant de compagnie à Dijon en France en 1993, de cours d’Officier d’Etat-major au Centre d’enseignement supérieur de gendarmerie à Maisons-Alforts à Paris en France en 1995 et d’un stage à l’Ecole de guerre du Collège de défense nationale d’Abuja au Nigeria de 2007 à 2008. Le général Robert Gbondjèho Sèwadé est né le 20 septembre 1953 à Ablomey, dans l’arrondissement de Gbétoumey, commune de Djakotomey dans le département du Couffo.
Société 20 mai 2018