La Nation Bénin...
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Les Écureuils junior[/caption]En match retour du deuxième tour des éliminatoires de la vingt-et-unième édition de la Can U-20, Total Niger 2019, les Ecureuils juniors du Bénin accueillent leurs homologues des Scorpions de la Gambie, dimanche 20 mai prochain au stade René Pleven d’Akpakpa à Cotonou. Battus 2 buts à 1, il y a une semaine à l’Independance stadium de Bakau, à Banjul, ils gardent intactes toutes leurs chances de qualification pour le troisième et ultime tour de la compétition.
Loin d’avoir été ridicules, il y a une semaine, face aux jeunes Scorpions de la Gambie, dans le cadre du match aller du deuxième tour des éliminatoires de la Can U-20, Niger 2019, les Ecureuils juniors du Bénin ont l’occasion de rassurer leur public, dimanche 20 mai prochain, au stade René Pleven d’Akpakpa. Précieux, leur sera le seul but qu’ils ont inscrit à Banjul, après en avoir concédé deux. Un score de 1-0 suffira pour leur ouvrir les portes de la qualification au troisième tour. Mais à 2-1, il y aura la fatidique et éprouvante séance des tirs au but, pour pouvoir les départager avec leurs adversaires. Le mieux donc pour les poulains de Valère Houandinou, Bruno Adoula et Rachad Chitou, sera de chercher à inscrire le maximum de buts, sans en encaisser un seul. Au regard de la prestation dont ils ont fait montre à Banjul, Charbel Gomez, Rodrigue Kossi, Ibrahim Ogoulola et leurs coéquipiers sont capables de le faire.
En effet, au match aller, sur ses propres installations, la sélection gambienne n’aura fait illusion que pendant les premières minutes. La réputation qui l’a précédée, après son exploit au tournoi de l’Ufoa U-20 organisé à Monrovia, n’en valait pas la peine. Moins impressionnante, elle est bien à la portée des Ecureuils juniors.
La bonne nouvelle du côté des Ecureuils juniors, c’est qu’ils ont été rejoints par Bio Odo Chabi de retour de blessure. De même, écarté du groupe après avoir fait le voyage sur Banjul, pour des raisons purement administratives, l’Auxerrois Yanis Jahze Dogué a également retrouvé le groupe. L’objectif est de renverser la vapeur à Cotonou.
C’est un trio arbitral de nationalité mauritanienne qui dirigera cette explication. Il sera dirigé par Sarr Babacar. Ismaile Hamidou Diallo et Cheikh Mamadou Pene seront respectivement ses premier et deuxième arbitres assistants?
Un trio béninois sur le match entre le Soudan et le Burundi
La Confédération africaine de football (Caf) a sollicité un trio arbitral béninois pour diriger le match qui opposera dimanche 20 mai prochain au El Hilal Stadium d’Omdurman, le Soudan et le Burundi. C’est dans le cadre de la manche retour du deuxième tour des éliminatoires de la Can U-20, Niger 2019. Adissa Abdul Raphiou Ligali aura respectivement comme premier et deuxième arbitres assistants, Babadjidé Bienvenu Dina et Koudogbo Augustin Kougbèmédé.
M. G.
Les autres affiches programmées :
Ghana # Algérie
Angola # Malawi
Afrique du Sud # Mozambique
Soudan # Burundi
Congo # Botswana
Côte d’Ivoire # Gabon
Zambie # Rwanda
Nigeria # Guinée Bissau
Cameroun # Ouganda
Libye # Burkina Faso
Egypte # Sénégal
Guinée # Mauritanie
Mali # Tanzanie

L’instance faîtière du football mondial, Fifa, a mis à jour hier, ce jeudi 17 mai à son siège à Zurich en Suisse, le classement mensuel des pays qui lui sont affiliés. Comme celui du mois dernier, il n’y a pas eu de changements notoires. Toutefois, le Bénin a progressé de 6 places.
A défaut d’intégrer le Top 50 sur le plan mondial, le Bénin et son football peuvent se réjouir de ne plus quitter, depuis quelque temps, le Top 20 africain. De la 90e place qu’il occupait dans le classement établi par la Fifa le 12 avril dernier, le Bénin pointe depuis, ce jeudi 17 mai, à la 84e position sur les 207 associations nationales affiliées. Sur le plan africain, il s’est adjugé le 18e rang. Il devance le Congo Brazzaville, 89e ; le Gabon, 90e ; le Niger, 109e et le Togo, 128e.
En occupant ces rangs, y aurait-il pour le Bénin, des motifs de satisfaction ? La question paraît d’autant plus que paradoxale, qu’il y a plusieurs mois que les Ecureuils sont sans entraîneur. Il y a également longtemps, qu’ils n’ont plus joué. Lors des dernières journées Fifa, ils étaient au repos.
Pour le présent classement, il n’y a eu que sept matches internationaux "A" joués. Tous étaient amicaux. Ainsi, rien n’a bougé dans le Top 10. L’Allemagne, le Brésil et la Belgique composent toujours le trio de tête, tandis que leurs poursuivants immédiats se suivent dans le même ordre que le mois dernier.
Grâce à la progression du Cameroun et du Ghana, l’Afrique compte désormais huit représentants dans le Top 50 de ce classement de mai dévoilé hier. La Tunisie, 14e, est toujours en tête. Elle est suivie du Sénégal, 28e.
Echanges des documents entre Educo et terre des hommes[/caption]Dans le but de mettre en place une collaboration efficace et efficiente pour la promotion et la réalisation des droits de l’enfant au Bénin, l’Ong Educo Bénin et le bureau Bénin de la fondation Terre des hommes ont signé, ce jeudi 17 mai, une convention de partenariat.
Faire en sorte que tous les enfants et adolescents aient accès à une éducation équitable, transformatrice et de qualité tout au long de leur vie ; œuvrer à la réduction du nombre d’enfants victimes d’exploitation à travers le travail et la facilitation de l’accès à leurs droits fondamentaux ; renforcer la protection des enfants concernés par les migrations à risques, réduire la vulnérabilité des enfants ; renforcer l’accès à leurs droits dans les systèmes de justice juvénile en valorisant l’approche restauratrice et faciliter l’exercice de leur citoyenneté. Ce sont les objectifs que se sont assignés l’Ong Educo Bénin et le bureau Bénin de la fondation Terre des hommes dans l’accord de partenariat qu’ils ont signé, ce jeudi à Cotonou, pour une durée d’un an.
Toutes les zones d’intervention des deux institutions sont concernées et les zones non couvertes simultanément par les deux organisations bénéficieront d’un appui technique. Un comité permanent mixte a été mis en place pour assurer l’efficacité du partenariat. « Terre des hommes mène des actions de protection, avec des systèmes de protection qualifiés et Educo est plus engagée dans l’éducation. L’objectif, c’est d’établir une passerelle pour que Terre des hommes et Educo puissent avoir des actions complémentaires au profit des enfants du Bénin », a expliqué le directeur national d’Educo-Bénin, Souleymane Ouédraogo. A l’en croire, cette initiative est fondée sur l’analyse situationnelle des droits de l’enfant au Bénin. De nombreux enfants au Bénin sont, en effet, encore incapables de jouir pleinement de leurs droitsbien que le Bénin ait ratifié à la Convention des droits de l’enfant, signale-t-il. Des cas de violations persistent malgré les efforts du gouvernement dans l’amélioration des services sociaux de base. L’accord de convention s’inscrit donc dans la volonté de ces deux organisations intervenant au Bénin, de se renforcer mutuellement pour renforcer la protection des droits de l’enfant.
Deux organisations, une vision commune
L’Ong Educo est une organisation internationale dont l’aspiration est de bâtir un monde où tous les enfants jouissent pleinement de leurs droits et vivent en toute dignité. Elle a démarré ses interventions au Bénin en 2011 et développe des projets dans les domaines de l’éducation et de la protection en faveur des enfants, de leurs familles et de leurs communautés. Active au Bénin depuis 1974, l’Ong Terre des hommes mène plusieurs projets visant à réduire la vulnérabilité des enfants. Elle entend se positionner comme un acteur incontournable du développement et de l’urgence dans le domaine des droits de l’enfant d’ici 2030. Il s’agit donc de deux organisations qui sont engagées dans la protection de l’enfant au Bénin et dans le monde. « La signature de cette convention est, pour nous, une grande avancée dans la protection des enfants au Bénin. Car elle va permettre à Educo et à Terre des hommes de mener des actions complémentaires sur le terrain pour le bien-être des enfants dans la commune de Cotonou et également dans le nord du Bénin », a déclaré Souleymane Ouédraogo. Ce partenariat n’est, selon la cheffe de délégation Golfe de Guinée de la fondation Terre des hommes, Patricia Elisabeth Pierre, que le début d’une longue et fructueuse collaboration à l’instar de la volonté affichée des sièges des deux organisations. Les principales valeurs que les deux parties s’engagent à respecter dans le cadre de leur partenariat sont entre autres, l’intérêt supérieur des enfants, l’honnêteté et la transparence, le respect des droits des enfants, la collaboration et la complémentarité dans les actions, la reddition de comptes, la répartition des tâches et le partage de responsabilité dans le respect de l’autonomie de chaque structure.
Société 18 mai 2018
Photo de famille lors de la cérémonie de décoration de Me Marie Elyse GBEDO[/caption]La grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, a reçu, ce jeudi 17 mai à Cotonou, Me Akuavi Marie Elise Christiana Gbèdo dans le grade de Grand officier de l’Ordre national du Bénin. La cérémonie de réception s’est déroulée en présence de personnalités politico-administratives et des ami(e)s de la récipiendaire.
« Vous avez fait de votre carrière une mission essentielle et exigeante. Vous avez manifesté toutes vos qualités et y avez investi toutes vos compétences, votre puissance de travail, votre sens de l’écoute et de l’échange, votre hauteur de vue, ainsi que votre volonté d’aboutir dans la finalisation de toutes les missions où vous vous êtes engagée. » Telles sont les qualités qui ont valu à Me Akuavi Marie Élise Christiana Gbèdo d’être élevée au grade de Grand officier de l’Ordre national du Bénin. C’est par le décret 2017/447 du 31 août 2017 que l’heureuse du jour a été nommée par le chef de l’Etat, Grand maître de l’Ordre national du Bénin.
Pour la grande chancelière, Me Akuavi Marie Élise Christiana Gbèdo, c’est encore un parcours d’engagement sur plusieurs fronts parsemés de lauriers.
Si elle est restée incomprise, avoue-t-elle, son intrusion dans l’écosystème politique béninois en étant la première femme candidate à une élection présidentielle au Bénin, signifie que les femmes peuvent diriger au Bénin.
Avocate de renom, poursuit la grande chancelière, l’avocate s’est taillé une solide réputation sur la scène juridique béninoise. « Elle s’illustre en défendant des dossiers difficiles, comme lors de la dévaluation du franc Cfa où elle conseille des opérateurs économiques en difficultés », relève la grande chancelière.
L’heureuse du jour est encore une militante chevronnée des droits des femmes et des enfants, rappelle Koubourath Osséni. Elle s’est notamment investie dans l’adoption du Code la famille et de la loi, ajoute la grande chancelière.
S’adressant à ses invités après sa réception, Me Akuavi Marie Elise Christiana Gbèdo a témoigné sa gratitude à toute l’assistance et au chef de l’Etat. Elle a ensuite, en bon juriste et férue des questions judiciaires, fait un pertinent exposé sur la problématique des erreurs judiciaires dans le système judiciaire béninois. « Quand la justice se trompe et condamne un innocent, c’est ce qu’on appelle une erreur judiciaire», a-t-elle expliqué. Un dysfonctionnement qu’il importe de revoir. Elle a indiqué ne pas s’inscrire dans la critique mais a appelé les magistrats à la vigilance pour éviter de telles erreurs.
le président de la HAAC[/caption]Pour répondre aux plaintes déposées à son encontre, le directeur général du quotidien L’Audace Info, Romuald Alingo, a été auditionné, ce jeudi 17 mai par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Après avoir écouté le mis en cause, les conseillers ont infligé au journal une sanction d’un mois de suspension.
« Le quotidien L’Audace Info est suspendu pour un mois à compter du lundi 21 mai au mercredi 20 juin (inclus). Il est formellement interdit au journal de paraître pendant cette période ». C’est la délibération des conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) au terme de l’audition du directeur général de ce journal, Romuald Alingo. Cette audition intervient suite au rapport de la Commission de la carte de presse, de l’éthique et de la déontologie qui a connu des dossiers de plainte relatifs audit quotidien. Ces plaintes ont été déposées pour propos diffamatoires par le directeur général de Tiens Dscom, Evra Sossoukpè ; le directeur général de la société Enerdas Bénin, Faustin Dahito ; le directeur de la société Etc Nelly Ohouens et le directeur de la Sogéma, Armand Gansè. Lesdits propos ont été proférés dans des publications datant de 2016. A ces griefs de diffamations, s’ajoute le plus récent publié en février 2018 contre le président de la République et qui a amené la Haac à prendre une mesure conservatoire contre le quotidien L’audace Info, le 18 février dernier.
Les conseillers de la Haac ont fustigé le manque de professionnalisme prononcé dans le traitement des informations, la légèreté dans la gestion de la rédaction, le défaut de dépôt légal des publications et l’acharnement sans preuve du journal contre des personnes. Reconnaissant la justesse et la gravité de tout ce qui lui est reproché, le directeur général du quotidien L’Audace Info, Romuald Alingo, a sollicité la clémence des conseillers. Ceux-ci, après s’être concertés, ont décidé de la suspension du journal pour une durée d’un mois. « Je promets devant tous les conseillers ici présents, que de telles situations ne se répéteront plus », s’est engagé Romuald Alingo.
Par ailleurs, il lui est fait obligation de présenter des excuses publiques aux plaignants dans les cinq premières publications qui suivront la levée de la suspension, et ce, avec titre à la Une, dans les mêmes conditions que les articles diffamatoires.

Le troisième dossier au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a connu son troisième dossier, mercredi 16 mai dernier. Il s’agit d’un dossier de coups mortels et d’exercice illégal de la médecine impliquant le sieur Félicien Adjérévo. Au terme des débats, la cour a requalifié les faits en homicide involontaire et condamné l’accusé à deux ans de travaux forcés.
Maintenu en détention depuis le 13 décembre 2013, soit cinq ans et demi ans passés en prison, Félicien Adjérévo est désormais libre de ses mouvements. La cour a commué les chefs d’accusation de coups mortels et d’exercice illégal de la médecine pour lesquels il était poursuivi en homicide involontaire, pour condamner l’accusé à deux ans de travaux forcés.
Présenté à la barre, mercredi dernier, l’accusé Félicien Adjérévo a retracé le film des actes ayant conduit à la mort de son épouse Valentine Yéwa Djègui. Il explique que depuis sept ans, il vit avec sa petite famille à Abeokouta au Nigeria où il fait le jardinage pour subvenir à ses besoins. Tout allait bien jusqu’en décembre 2012 où la femme tombe malade avec l’apparition d’un abcès sur la cuisse droite. Mais ayant eu quelques notions de médecine, il fait coucher la femme et pratique une incision sans anesthésie sur l’abcès. Puis, ayant constaté qu’il n’y avait aucun pue à l’intérieur, il suture la partie incisée avec de fil du cordonnier. Il s’ensuit une hémorragie incontrôlée qui a provoqué la mort. Confus, Félicien Adjérévo déclare avoir par la suite fait traiter le corps à la traditionnelle afin de le conserver durant quatre jours avant de le convoyer sur Dassa-Zoumè.
Face aux questions de la cour sur ses connaissances en médecine, Félicien dit qu’il est en vérité cultivateur mais qu’il a reçu quelques notions en médecine au Togo ; ce qui lui permettrait de soigner des gens, ne serait-ce que les fièvres et autres maladies qui ne nécessitent pas grands soins. « Je fais de piqures aux gens à la maison », ajoute-t-il pour convaincre la cour de ses compétences pourtant non avérées.
A la question de savoir s’il a un parchemin qui lui permet de prodiguer des soins, il répond « Non ! », mais que tout le monde l’appelait ‘’Doto’’ avant qu’il ne rencontre sa femme et de partir avec elle en aventure au Nigeria.
Appelés à la barre, les parents de la victime sont surpris par ce qu’ils viennent d’entendre de la bouche de Félicien. Pour la mère de la victime et son oncle, l’accusé ne leur avait jamais dit ce qui s’est passé avec leur fille. Il leur a tout le temps caché la vérité sur la mort de leur fille au Nigeria. En effet, racontent-ils, Félicien n’est même pas connu de la famille. Quand il a engrossé leur fille Valentine, la mère lui a proposé d’aller voir la famille. Il ne l’a pas fait jusqu’à ce que la fille accouche. Ils en étaient là quelques mois après l’accouchement quand ils ont constaté la disparition du couple. Sans rien dire à qui que ce soit, ils partent on ne sait où.
C’est bien sept ans après que la mère apprend par les voisins qu’une fille portant le même nom que sa fille serait morte au Nigeria dans des conditions bizarres. C’est l’angoisse et la confusion dans la famille. Ils se rapprochent des voisins qui ont des parents au Nigeria. Puis la nouvelle est confirmée. Des négociations sont entreprises pour que le corps soit rapatrié au Bénin. Ce qui fut fait grâce à la générosité des membres de la communauté vivant dans le même quartier que le couple à Abeokuta. C’est ainsi que le corps est rapatrié à Dassa. La dépouille est là avec le mari et quatre enfants. C’est dire qu’en plus de celui que le couple a eu avant de partir, au Nigeria, la femme en a eu trois autres. En l’espace de sept ans, le couple a eu quatre enfants. Au moment du drame, l’aîné avait 7 ans et le benjamin, 7 mois. Un lit bien fertile !
A la vue du corps, les parents constatent des blessures et des hématomes. Pire, en plus de la plaie béante sur la cuisse, le corps porte des traces de sang sur les narines, les oreilles et par la bouche. Que s’est-il passé ? Félicien répond aux parents qu’il découvre ces anomalies au même moment qu’eux. Il feint ne rien comprendre. Le doute s’installe dans la famille. Les autorités sont saisies et le médecin légiste examine le corps.
Le président de la cour Désiré Dato interroge l’accusé Félicien, « Pourquoi aviez-vous caché la vérité aux parents ? » Et Félicien fond en larmes et sort un mouchoir blanc, s’essuie le visage avant d’expliquer qu’il avait manqué de courage devant le drame.
Après avoir écouté le récit de l’accusé, la cour rappelle les parents pour en savoir sur les conditions de vie des enfants. A ce propos, la belle-mère déclare que de leur retour du Nigeria, c’est elle qui a la charge des quatre enfants. Elle-même cultivatrice se débrouille pour subvenir à leurs besoins. A la question de savoir si la famille se constitue partie civile pour réclamer des dommages et intérêts suite au décès de leur fille, ni l’oncle ni la belle-mère de l’accusé n’en trouvent l’intérêt. Pour eux, la vie n’a pas de prix. Et visiblement, on pouvait sentir que la question agaçait. A la limite, c’était indécent pour eux de réclamer de l’argent en contrepartie du décès de leur fille.
Des infractions prévues et punies
Prenant ses réquisitions, l’avocat général Alain Sèmassou fait observer que l’accusé Félicien Adjérévo est bel et bien l’auteur de la mort de Valentine Djègui et l’a d’ailleurs reconnu à travers ses réponses à la cour. En clair, les trois éléments constitutifs des faits sont réunis pour les deux chefs d’accusation. Il évoque l’infraction des coups mortels qui constitue la violence exercée sur un individu peu importe l’état dans lequel il se trouve. Une infraction prévue et punie par l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Et les faits témoignent que la victime a beaucoup saigné du fait de l’accusé. En ce qui concerne l’exercice illégal de la médecine, il est sévèrement puni au Bénin par plusieurs textes en vigueur et tout comme le Code pénal qui le réprimande. Alors, tout le corps des délits étant constitué, l’avocat général demande à la cour de condamner l’accusé à 6 ans de travaux forcés.
A la suite de l’avocat général, la défense assurée par Me Hermann Yénonfan prend la parole pour saluer la volonté de membres de la cour à aller loin dans ce dossier pour comprendre les faits et surtout les circonstances du décès de dame Valentine Djègui. Il a surtout invité la cour à la clémence dans l’intérêt des enfants qui sont abandonnés depuis la mort de leur mère et le maintien en détention du père. Me Hermann Yénonfan dira qu’il y a des remords qui sont éternels et qu’il vaut mieux laisser l’accusé face à ses remords et à ses responsabilités de père. Pour lui, il n’est pas normal que la belle-mère avec son âge avancé continue de se battre pour nourrir et mettre à l’école les quatre enfants. « Il faut qu’il sorte pour assumer », lancera-t-il à la cour en lui demandant de le condamner juste à la durée de la détention.
A la délibération, la cour présidée par Désiré Dato a jugé juste de requalifier les chefs d’accusation. De coups mortels et exercice illégal de la médecine, elle retient plutôt l’homicide volontaire et condamne l’accusé Félicien Adjérévo à deux ans de travaux forcés. L’intéressé recouvre sa liberté n
Composition de la cour
Président : Désiré Padel Dato
Assesseurs : Jocelyn Gbaguidi, Appolinaire Hounkannou
Jurés : Victorine Agbémahoué, Ernestine Tonoukouin, Françoise Koukpaki, Albert C. Guèdègbé
Avocat général : Alain Sèmassou
Greffier : Robert John Houngbadji
Société 18 mai 2018
Faire le point de tout ce qui a été fait[/caption]L’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) a organisé, ce jeudi 17 mai à Cotonou, un séminaire pour faire le bilan de ses activités pédagogiques sur le développement socio-économique du Bénin et prospecter de nouveaux horizons en lien avec les orientations nouvelles de gouvernance.
Créé depuis 1969, l’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) a pour mission la promotion des connaissances, de l’esprit de responsabilité et de la conscience professionnelle. Le séminaire organisé autour du thème : « L’impact des activités pédagogiques de l’Infosec sur le développement socio-économique du Bénin : bilan et perspectives » devrait permettre de tirer les enseignements issus de la capitalisation de ses expériences pour identifier les stratégies innovantes afin d’améliorer la visibilité de ses activités pédagogiques.
Moussibaou Fassassi, directeur général de l’Infosec, dit avoir remarqué à la lumière d’études internes que l’institut n’a pas tellement joué son rôle jusque-là. « D’une manière générale, faute de moyen, l’Infosec n’a pas pu être à la hauteur des espérances », fait-t-il observer. « C’est la raison pour laquelle nous avons appelé les cadres pour qu’ensemble, on réfléchisse sur les orientations nouvelles à prendre pour que pour que l’Infosec puisse enfin trouver ses lettres de noblesse », explique-t-il.
Selon M. Fassassi, les études internes révèlent que l’institut s’est focalisé jusqu’à un passé récent ses activités sur la location, alors que la mission principale de l’Infosec est la formation. Or, explique-t-il, « l’Infosec doit pouvoir former les cadres du Bénin et développer les compétences pour que les cadres formés puissent assurer le développement ».
L’organisation de ce séminaire vise donc à pallier cette insuffisance. Il s’agit donc, explique le directeur général de l’Infosec, de faire le point de tout ce qui a été fait, notamment en rapport à la réalité actuelle du Bénin, caractérisé par des réformes. Profitant des réformes en cours dans tous les secteurs dans le pays, il dit qu’il faut ramener l’institut à ses missions originelles que sont les activités pédagogiques : les formations, les séminaires...
Les anciens directeurs, les spécialistes et structures de formations ont été conviées à réfléchir sur le chenin parcouru, les avancées notées et d’explorer les défis à relever. M. Fassassi affirme qu’elle cette rencontre devrait ramener l’Infosec dans sa mission de promotion des connaissances, de l’esprit de responsabilité et de la conscience professionnelle.
Ainsi, au cours de ce séminaire, le parcours de l’Infosec a été restitué avec un focus sur ses activités originelles, une évaluation des effets et impacts des activités pédagogiques sur le processus de développement du Bénin a été fait, puis de nouvelles pistes d’activités pédagogiques ont été identifiées en cohérence avec les grandes orientations du gouvernement?
L’insécurité alimentaire constitue l’une des problématiques majeures du développement au Bénin[/caption]Le directeur de cabinet du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida a procédé, ce jeudi 17 mai à Cotonou, au lancement officiel du séminaire sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. C’était en présence du facilitateur de l’examen stratégique national, le professeur Mathurin Coffi Nago et du représentant résident du Programme alimentaire (Pam) Bénin, Guy Adoua.
« Sécurité alimentaire et nutritionnelle : état des lieux et dispositions pour l’élimination de la faim à l’horizon 2030 ». C’est autour de cette thématique que sont menées, pendant deux jours, les réflexions à propos de l’examen stratégique national « Faim zéro » au Bénin.
« Le Bénin a renouvelé en septembre 2015 son engagement à atteindre d’ici à 2030, les Objectifs du développement durable (Odd) et plus particulièrement l’Odd n° 2 qui vise à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable », a affirmé Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre en charge du Plan et du Développement. Pour l’atteinte de cet objectif, le gouvernement du Bénin s’est aussitôt engagé à réaliser un examen stratégique national de la sécurité alimentaire et nutritionnelle appelé « Faim zéro », avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment le Programme alimentaire (Pam). C’est un exercice, apprécie-t-il, qui vise à identifier les lacunes des interventions antérieures et les défis à relever en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle à l’effet de faciliter les progrès vers l’élimination de la faim au Bénin.
La malnutrition, développe Rufino d’Almeida, continue de toucher un nombre important d’enfants. « L’insécurité alimentaire constitue l’une des problématiques majeures du développement au Bénin. Environ 20,2 % des ménages sont en insécurité alimentaire », renseigne le directeur de cabinet sur la base des résultats de l’enquête Emicov 2015. Il poursuit que les résultats de l’Analyse globale de la vulnérabilité à la sécurité alimentaire (Agvsa, 2017) indiquent qu’au niveau national,1,09 million de personnes sont en insécurité alimentaire.
Mathurin Coffi Nago, facilitateur principal de l’examen stratégique national, a témoigné sa gratitude aux différentes compétences qui ont fait de la problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle leur préoccupation. Il a rappelé l’engagement des chefs d’Etat et de gouvernement depuis 2015 pour éradiquer la faim et assurer la sécurité alimentaire au plan national.
Pour Guy Adoua, représentant résident du Pam, au plan international, le Bénin s’est engagé à travers l’agenda 2030 des Nations Unies à renforcer son système de lutte contre l’insécurité alimentaire, la faim et la malnutrition. Le gouvernement, relève-t-il, déploie depuis des années une panoplie de politiques et programmes pour enrayer la faim qui persiste. Le Pam et le gouvernement ont alors décidé de mettre en place l’Examen stratégique national « Faim zéro », en vue d’identifier les lacunes dans les interventions intérieures ainsi que les défis et actions prioritaires à prendre en compte pour mieux pallier l’insécurité alimentaire et la malnutrition et réduire véritablement la faim à zéro d’ici 2030 au Bénin.
L’examen stratégique
national
Selon les termes de référence du séminaire en cours, l’examen stratégique national « faim zéro » recense les lacunes au niveau des interventions, des ressources investies et des capacités institutionnelles à l’échelle nationale. Il propose des domaines d’actions prioritaires dans lesquels toutes les parties prenantes, y compris le Pam, pourraient intervenir pour appuyer le Bénin vers la réalisation de l’Odd 2.
Le facilitateur en chef (Lead convener) de l’examen stratégique national « Faim zéro » dirige le processus en concertation avec le gouvernement. Il est assisté d’une équipe technique ou d’une institution de recherche nationale et recevra, en outre, un soutien administratif et logistique du Pam.
L’objectif de l’examen stratégique national « Faim zéro » est de faciliter la mise en œuvre et le progrès vers la réalisation de l’Odd 2 et de l’Odd 17 afin de permettre au Bénin d’œuvrer à éliminer l’insécurité alimentaire et la malnutrition, d’améliorer la qualité de l’engagement du Pam auprès du gouvernement, de l’aligner sur les objectifs de développement nationaux et de faciliter les consultations stratégiques.
Les conclusions et recommandations issues de l’examen stratégique national « Faim zéro » serviront de sources d’information lors de la formulation du Plan stratégique pays du Pam et pourraient également contribuer à la planification des cadres nationaux de développement.
Le séminaire prend fin ce jour.

Fin hier de la première session ordinaire de négociation gouvernement centrales et confédérations syndicales, les différentes parties prenantes affirment que les conclusions de ces discussions seront actées dans un document qui sera signé dès qu’il sera validé par chacun des acteurs.
Ce qu’il faut retenir des négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales réunies au sein de la Commission permanente de négociation, selon le ministre d’État, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, c’est que les travaux qui ont eu lieu, dans chacun des secteurs concernés, ont été actés.
Le principal sujet dans le secteur de l’éducation est l’application des statuts particuliers des enseignants. À la demande des syndicats, explique le chef de la délégation gouvernementale, « Le gouvernement a concédé de signer six arrêtés d’applications». Il souligne que ce faisant, le gouvernement a mis sur la table un budget additionnel pour l’enseignement de 1 milliard F Cfa pour l'année 2018 et de 1,5 milliard F Cfa pour l’année prochaine.
Abordant la requête des syndicats relative au paiement des enseignants vacataires, le ministre Bio Tchané dit que « des dispositions sont prises pour que ces enseignants soient payés régulièrement ».
En ce qui concerne les autres secteurs, le ministre d’État indique qu’après discussion au niveau de l’enseignement supérieur, un accord a été trouvé au niveau sectoriel. Il signale par ailleurs qu’un accord a été trouvé au niveau de la justice et de la santé. Le ministre affirme que le point a été fait dans les autres ministères en particulier aux ministères de l’Économie numérique, de l’Agriculture et des Infrastructures et Transports.
Au sujet de la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), le ministre Bio-Tachné affirme que cela ne peut se faire qu’avec le patronat, soufflant que les discussions sont aussi engagées à cet effet dans un autre cadre.
Sur les défalcations, la position du gouvernement n’a pas varié. Le ministre reconnaît que les partenaires sociaux ont fait des requêtes à ce sujet, mais dit que la délégation du gouvernement en a pris acte.
Points d’achoppement
Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), à la sortie de ces négociations, relève que c’est sur les relevés de conclusions qu’il y a eu achoppement, notamment l’application des statuts particuliers des enseignants et l’augmentation du salaire minimum et de la hiérarchisation des salaires. Il souligne que les insuffisances relevées dans le fond et la forme de ce document a conduit le président de la commission à proposer une relecture et une validation avant sa signature dans un court délai. Pour lui, un relevé de conclusion ne fait pas seulement le point des accords, mais aussi des désaccords.
« Le gouvernement continue de penser que la loi sur la grève lui permet de procéder aux défalcations », laisse-t-il entendre.
« Les partenaires sociaux que nous sommes ont une fois encore fait la proposition au gouvernement, tout en maintenant l’enveloppe financière de le répartir sur tout au plus trois arrêtés», indique le secrétaire général de la Csa-Bénin, avant de rappeler que le gouvernement a fait l’option de le répartir sur six arrêtés.
La mort dans l’âme, M. Amoussou pense que le gouvernement n’est pas prêt à faire cette concession de mettre le milliard prévu sur un nombre d’arrêtés beaucoup plus réduit pour les enseignants. Il n’a pas manqué de signaler que la question de l’augmentation du salaire minimum qui a été débattu au niveau du Conseil national du travail devra faire l’objet d’une décision du gouvernement, à partir du moment où le patronat ne semble pas se décider à accompagner cette revendication.
Le syndicaliste conclut alors qu’il n’y a pas eu d’avancée à la suite de cette session clôturée. « Nous n’avons pas vu la volonté du gouvernement d’avancer sur les questions de la défalcation, du salaire minimum et des statuts particuliers des enseignants », déplore-t-il.
Cette conclusion d’Anselme Amoussou est partagée également par Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (CoSi-
Bénin). Pour lui, la crise demeure, car le problème posé n’a pas été réglé. Il pense qu’il est indispensable qu’une autre session connaisse des préoccupations restées sans suite. «Nous aspirons tous à la paix », affirme-t-il, précisant que la paix actuelle retrouvée reste précaire.

Forte de ses convictions, elle s’impose par sa persévérance et son savoir-faire dans un environnement où la femme peine à s’affirmer. Son courage et ses ambitions lui font braver embûches et critiques. Ses mérites lui font valoir des décorations ici et là. Première femme à se présenter à une élection présidentielle au Bénin, pourfendeuse intrépide de la marginalisation des femmes, voici celle qui vient d’être reçue au titre de grand officier de l’Ordre national du Bénin, Me Marie Elise Gbèdo.
Ce que l’on souligne le moins dans la peinture de "L’Amazone candidate", c’est la grande estime qu’elle a pour la famille, sa dévotion pour les siens. Chef de famille et mère de deux enfants, Marie Elise Gbèdo considère la famille comme le socle de sa vie. « Mes enfants, mes frères, ma sœur, mes oncles et mes tantes… jouent un rôle très important dans ma vie. J’ai besoin de leurs regards avant d’entreprendre quelque chose dans ma vie. Je n’hésite pas à poser mes problèmes à mes enfants parce que je sais qu’ils me diront la vérité sans ambages », confie l’avocate.
Originaire de Ouidah, la célèbre et mythique cité touristique, Akuavi Marie Elise Christiane Gbèdo est une femme indépendante et sans complexe.
Née en décembre 1954 à Mankono en Côte d’Ivoire, elle a été élevée dans une famille où homme et femme sont traités de la même manière. C’est sûrement de là que lui viennent ses convictions en faveur de l’égalité entre les sexes, de la responsabilisation de la femme et du respect de ses droits. « Moi, j’ai une image qui m’est restée. Petite fille, j’ai vu ma mère en short à l’époque. Petite fille, j’ai vu mon père à la cuisine. Et si aujourd’hui je sais faire la cuisine, c’est d’ailleurs grâce à lui. J’ai vécu dans une famille où on ne distinguait pas les garçons des filles. Nous étions pratiquement vêtus de la même façon et nous étions appelés à faire les mêmes travaux domestiques. Nous sommes tous allés à l’école », raconte la défenseuse des droits de la femme. Cette image, elle s’est engagée à la partager pour que cesse la brimade des femmes.
Des combats qui ont valu la peine
Bourreau des hommes féodaux qui traitent la femme comme un valet, Me Marie Elise Gbèdo a souvent été critiquée dans sa lutte pour la parité. Ses diligences pour la femme émancipée ont même été parfois mal accueillies par des femmes résignées à la servitude. Mais elle ne s’est pas résignée. Aujourd’hui, elle est fière des fruits de sa persévérance à la cause de la femme. « J’ai vu les effets de mon combat sur le terrain et j’en suis fière. Même si le phénomène n’est pas éradiqué, j’ai vu comment la vie de la femme béninoise a été transformée dans les foyers. Il y a des choses qu’un homme ne peut plus faire à des femmes aujourd’hui à cause de Gbèdo. J’ai réussi cela », argue-t-elle avec aise. Grâce à ses diligences et à ce qu’elle appelle "sa rage de réussir", Me Marie Elise Gbèdo a connu de grands succès. Trois fois ministres au Bénin, une fois sous Kérékou et deux fois sous Boni Yayi, avec des charges internationales assumées en cours de fonctions, elle a reçu également de nombreuses distinctions. Reçue au grade de Commandeur de l’Ordre national du Bénin, de Chevalier de la légion d’honneur française décerné par le président Nicolas Sarkozy, elle vient de recevoir l’insigne titre de Grand officier.
Par ailleurs, Marie Elise Gbèdo a été consacrée en janvier 2006, Reine des femmes d’Afrique par le Collectif des femmes d’affaires du Bénin et a reçu en mars dernier le trophée Cléopâtre de la meilleure femme avocate. La liste de ces distinctions est loin d’être exhaustive. « Toutes ces reconnaissances, toutes ces distinctions sont pour moi la preuve que ma détermination, mes luttes ne sont pas vaines », exprime-t-elle.
Epanouie, elle avance sans désemparer
Ceux qui pensent que Me Marie Elise Gbèdo serait malheureuse ou aigrie, sont dans l’erreur. Qui dit qu’elle n’est pas satisfaite ou qu’elle manque de quelque chose, se leurre. Prospère, impassible et déterminée, elle avance, avec pour seule limite ses convictions. « Je suis une femme heureuse. Je ne vole pas. On a beau m’insulter, j’avance. Qu’est-ce-qu’on n’a pas dit de Gbèdo ? Pourtant, je suis là, je ne me cache pas. Si je devrais écouter tout ce qu’on dit de moi, est-ce-que je pourrais sortir de ma maison ? », évoque-t-elle avec sourire. Malgré les critiques, elle a réussi dans ses combats, dans ses entreprises. Même si elle reste quelque peu déçue de ses trois échecs à l’élection présidentielle, elle ne s’avoue pas complètement vaincue. Le film L’Amazone candidate à elle consacrée en dit long sur sa détermination. La femme aux principes inaliénables reste sereine, convaincue qu’aucune de ces velléités ne peut l’affaiblir.
Ses principes, elle ne les marchande pas !
Pas d’hypocrisie, pas de placard, Marie Elise Gbèdo ne cache rien à personne et ne juge pas sur des supputations. Elle ne se fait pas prier pour exprimer son opinion quand l’opportunité se présente. « C’est par les actes que moi je juge, je n’ai pas d’état d’âme. Je pense quelque chose de toi, je te le balance sans hésiter. Tu peux me bouder le lendemain. On a tenté de me changer mais on ne me changera pas », confie-t-elle, le ton grave. L’avocate n’entend pas négocier ses valeurs ou les troquer dans des compromissions. « Si tu veux que je comprenne, explique-toi bien, sans ambages et sans duperie. Si tu ne communiques pas sur ce que tu fais et que je me trompe dans mon appréciation, ce serait de ta faute », fait-elle savoir.
Franchise, vérité et sincérité sont ses maîtres mots. « Je suis trop vérité ; j’aime la vérité, la franchise. Je n’aime pas les mensonges. C’est pourquoi dans tout ce que j’ai eu à faire, notamment dans la politique, je n’ai pas pu pratiquer la langue de bois. On me reproche d’être trop directe, mais je ne sais pas être circulaire. Cela ne m’empêche pas d’être une bonne médiatrice et une bonne négociatrice, experte dans les règlements à l’amiable », assure l’ancienne Garde des sceaux. Mais elle-même ne fait pas exception à ses principes. Tant elle est sincère, tant elle attend que l’on soit sincère envers elle. « Je n’aime pas qu’on me caresse dans le sens du poil. Positive ou pas, j’attends qu’on me dise la vérité. J’aime prendre mes responsabilités », explique-t-elle.
En tout, Me Marie Elise Gbèdo est simple et facile à vivre à condition qu’en face d’elle, il y ait de la sincérité. Elle ne cesse de le dire : « Je suis une femme très simple, très joviale, très aimante, très optimiste et qui est engagée dans les relations humaines ». Son livre autobiographique Le destin du roseau résume toute la personnalité de la belle et intrépide avocate Marie Elise Gbèdo, l’autre ‘’dame de fer’’.