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Nouvelles

Vernissage de Zinkpè et Kifouli : quand le pont entre tradition et modernité fait forte sensation
Des sculptures et toiles aux mille couleurs issues du génie créateur de Dominique Zinkpè et de Kifouli Dossou, brillent actuellement sous les projecteurs de la Maison rouge. L’exposition d’œuvres d’art, lancée vendredi 10 décembre dernier, est fortement appréciée par le public. Deux formes de collections de sculptures béninoises sont sous les feux de la rampe. L’hyperbole de la tradition des jumeaux, spécialité de Dominique Zinkpè, et l’hyperbole des scènes de la vie quotidienne sculptées sur des masques Guèlèdè, marque de fabrique de Kifouli Dossou, se côtoient pendant seize jours. L’exposition des deux artistes dont les créations forment une sorte de pont entre tradition et modernité, attire des centaines d’amoureux d’œuvres d’art, des fans des deux sculpteurs mais aussi des novices. Onur Özçeri, ambassadeur de la Turquie près le Bénin, a souvent entendu parler des deux artistiques sur la scène internationale. Ce vendredi 10 décembre, le diplomate turc est à Cotonou, et pour rien au monde, il n’a voulu manquer l’ouverture officielle de l’exposition de ces deux talents. Il fait le tour de la pièce, admire une par une la trentaine d’œuvres exposées. Au terme de sa visite, le regard admiratif, Onur Özçeri ne cache pas sa satisfaction. « Je suis une fois de plus émerveillé par la qualité des expositions du Bénin. Ce soir, nous assistons à une exposition de très haut niveau, et c’est bien que nous ayons la chance d’assister à ce genre de vernissage à Cotonou. J’espère que tout le monde va en profiter… ». L’exposition-duo met en avant, d’une part, la juxtaposition d’une forte tradition qui continue d’exister et d’une modernité qui s’installe peu à peu, et d’autre part, l’aléatoire et comment les choses se rencontrent et se côtoient malgré elles sans que cela soit prévu, explique Céline Coyac Atindéhou, organisatrice de l’événement. Avoir Dominique Zinkpè et Kifouli Dossou en duo sur cette activité n’était pas gagné d’avance. «J’étais parti pour exposer seul mais nous avons fait appel à Dominique Zinkpè compte tenu de son poids sur la scène internationale, et il a accepté l’offre sans hésiter », a fait savoir Kifouli Dossou. Ses masques Guèlèdè, dit-il, se démarquent des anciens masques, car il y ajoute sa touche moderne. « Ce qui devient du coup une œuvre d’art à poser dans une pièce et à admirer », commente Céline Coyac Atindéhou. Dominique Zinkpè, quant à lui, s’inspire souvent des réalités, de la tradition et de la culture purement africaines. Pour cette exposition, et comme il en a l’habitude, cet artiste béninois très coté à l’international dévoile ses nouvelles créations au public contemporain, aux culturels vivant au Bénin, avant leur exposition dans des galeries hors des frontières nationales. Il donne un aperçu global sur des œuvres inédites qu’il a dévoilées dans le cadre de cette exposition. « Mes œuvres ont trois pôles. Mes peintures et dessins questionnent la vie après la mort : qu’est-ce que c’est que l’âme ou l’esprit ? Les sculptures, c’est pour célébrer le culte hôhô (jumeaux) qui occupe une place assez importante en Afrique de l’Ouest. Je les magnifie autrement pour leur donner une allure contemporaine. Mais il y a également une question que je n’ai jamais abordée : c’est Mami Wata. Je l’ai questionné et cela fait partie des petites surprises d’aujourd’hui ; juste pour dire qu’on vit avec notre culture et qu’on essaie de la magnifier à partir de l’art plastique », explique Dominique Zinkpè. Soutien gouvernemental Le ministre de l’Energie, Jean Claude Houssou, fait partie des visiteurs venus admirer les coups de génie des deux artistes. Il en ressort doublement comblé. « Je suis non seulement ému mais agréablement surpris de la qualité et de la diversité de ce que j’ai vu ce soir. C’est aussi l’occasion pour moi de rencontrer, pour la première fois, les deux artistes dont j’ai des œuvres déjà. Donc, vous voyez combien je suis heureux de ce moment que je viens de passer… », affirme-t-il entre séance photos et échanges de civilités avec des connaissances à lui. Jean-Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture, est aussi de la partie. « Je suis là pour des amis, je suis venu pour apprécier le talent des amis et je suis là également pour dire que le gouvernement est heureux de pouvoir accompagner des artistes aussi talentueux que Dominique Zinkpè et Kifouli Dossou… », a-t-il confié. Le ministre de la Culture n’a pas non plus manqué d’exprimer sa satisfaction au regard de la qualité et de la richesse des œuvres exposées. Céline Coyac Atindéhou se félicite des échos positifs que draine déjà cette première journée de vernissage. L’exposition se poursuit jusqu’au 26 décembre prochain. Culture 15 déc. 2021


Centenaire du décès du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè : sous le signe de l’unité et de la fraternité à Sinwé
a célébration du centenaire de la mort du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè (devenu Agbidinoukoun avec la francisation du patronyme) s’est déroulée, dimanche 12 décembre dernier à Sinwé-Lègo à Agbangnizoun. Une édition placée sous le signe des retrouvailles et de l’unité de la collectivité. Dimanche dernier, un monde impressionnant de personnalités a été mobilisé sur l’esplanade du palais Gbêtin ou la cité des Agbigbinoukoun, sous la houlette de Dadaa Kpétékan Kannoumanbou Agbidinoukoun Glèlè à Sinwé-Lègo, commune d’Agbangnizoun. Outre le représentant du roi de Danxomè, Kêfa Sagbadjou, des dignitaires cardinaux et notables du plateau d’Abomey, les chefs des anciens cantons et régions, le maire d’Abomey, Daah Miminvo Yamongbè Guézo, le représentant du ministre de la Culture et autres étaient présents. Motif, la célébration du centenaire de la mort du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè. Les festivités ont été marquées par plusieurs temps forts. Après les hommages rendus à leur aïeul par le président du comité d’organisation, Valère Kakaï-Glèlè, et le vice-président, Constant Agbidinoukoun-Glèlè, l’occupant actuel du trône de Nonfon, dada Kpétékan a fait savoir que cette commémoration revêt une triple signification. D’abord la mobilisation de toute la progéniture Agbidinoukoun Nonfon autour des enjeux d’unité, d’amour et de fraternité pour que Sinwé se réveille et se développe. Ensuite, la mobilisation des chefs des ex-cantons et régions, des chefs de lignée du roi Glèlè autour des enjeux du grand Danxomè et de son roi. Et, enfin, cela signifie aussi l’heure de la renaissance des Houégbadjavi du troisième millénaire qui doivent œuvrer pour que les valeurs civilisationnelles du Danxomè ne disparaissent point face au vent hostile de la mondialisation. Plusieurs témoignages ont été faits sur l’illustre prince. Entre autres, celui du maire d’Abomey, Antoine Djédou, pour qui le Danxômè s’est toujours fort bien illustré dans la commémoration des centenaires, des bicentenaires et des tricentenaires. Ce sont des occasions de réjouissances et de valorisation des mémoires des souverains, à travers l’évocation de leurs vies, de leurs règnes et de leurs œuvres. Abondant dans le même sens, Dah Langanfin Adihotogbé, au nom des têtes couronnées présentes, a béni les descendants du prince Nonfon qui ont vu juste en honorant leur aïeul qui était un grand homme. Pour sa part, Jacob TayoAffora, représentant le ministre en charge de la Culture, a noté que, « de 1921-2021, cela fait cent ans que nous a quittés, pour rejoindre ses valeureux aïeux, le grand prince Nonfon Atôdjragnin Hêgboyè Agbigbinoukoun Glèlè, vingt-troisième enfant du roi Glèlê, grand roi du Danxomè. » Selon lui, il a été le dépositaire consacré de l’histoire et des traditions du royaume du Danxomè par son père le roi Glèlê. Le prince Nonfon Agbigbinoukoun est reconnu dans l’imaginaire populaire comme un conteur très attaché aux valeurs qui constituent les fondements de la civilisation des Houégbadjavi. Il est à noter que cette commémoration a été séquencée comme l’exige la tradition au Danxomè, par les passages des groupes de musique traditionnelle Agbadja typiquement d’Abomey. Un rythme qu’affectionnait le prince Nonfon. Puis la célébration a pris fin par les bénédictions et le repas familial. Qui est prince Agbigbinoukoun ? Né à Djègbé-Kovèkpa, à Abomey, en 1861, Nonfon Agbigbinoukoun Glèlè, reçut le prénom lié à la divinité Hêbiosso de sa mère, la princesse Hênoudo, fille de Godjo, de la lignée Houégbadja, originaire de Sahè. Grand prince du Danxômè, Ahossou Nonfon Atôdjragni Hêgboyè Agbidinoukoun Glèlè est l’un des fils du roi Glèlè. Identifié parmi les enfants de Dada Glèlè, comme étant un fils qui retient vite les choses, bénéficiant du don de rappeler aisément les contes, les chansons historiques qui jalonnent la vie des palais royaux et des familles dans le Danxomè, Nonfon fut envoyé, par son père, Dada Glèlè, en stage de formation, pour mieux apprendre les rouages de l’histoire des Agassouvi. Le jeune prince aura à parcourir Houawé, Houègbo-Agon, Hinvi, Allada-Adanhounsa et ailleurs, pour maîtriser l’histoire du Danxomè. Et c’est fort de cette expérience qu’au retour de la campagne victorieuse de Tiyô en 1886, le roi Glèlè, au cours d’une cérémonie grandiose organisée à la Place publique Gommé, à Nan-Hondji, fait de Nonfon Agbigbinoukoun Glèlè le dépositaire consacré de l’histoire et des traditions du royaume de Danxomè. Puis, il fut investi chef de canton de Sinwé, de 1901 à 1921. Culture 15 déc. 2021


Transformation numérique des communes : elus et responsables des collectivités locales aguerris
Organisés par le ministère du Numérique et de la Digitalisation et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), les ateliers itinérants sur les enjeux de la transformation numérique dans les communes du Bénin ont été lancés, lundi 13 décembre dernier à Cotonou. Pendant dix jours, les experts vont sillonner les anciens chefs-lieux des départements pour entretenir les élus et cadres des administrations communales sur les avantages de la digitalisation des services offerts aux populations à la base et la méthodologie pour y arriver. Promouvoir la dématérialisation des services publics et leur usage au niveau des 77 communes du Bénin. C’est l’objectif de la série d’ateliers itinérants sur les enjeux de la transformation numérique dans les communes du Bénin lancée lundi 13 décembre à Cotonou. A cette occasion, Gaspard Datondji, secrétaire général adjoint du ministère du Numérique et de la Digitalisation, a réitéré la volonté du gouvernement de faire des collectivités locales des piliers de la révolution numérique en cours au Bénin. Initiés par le ministère du Numérique et de la Digitalisation en collaboration avec l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb), ces ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités permettront d’engager activement les communes et les élus locaux dans la transformation numérique de leurs territoires afin d’améliorer la couverture et la qualité des services numériques aux populations. « Du 13 au 24 décembre, des équipes du ministère du Numérique et de la Digitalisation et des experts sillonneront les anciens chefs-lieux de départements de notre pays pour entretenir les responsables et cadres des administrations communales sur les avantages liés à la digitalisation des services offerts aux populations à la base et la méthodologie pour y arriver », a-t-il confié. A l’en croire, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou est disposée à accompagner les initiatives numériques ainsi que les projets et actions de développement visant à transformer l’administration locale. Conscient du défi et des enjeux de la transformation digitale des communes, Calixte Mesmer Nahum, secrétaire général adjoint de la mairie de Cotonou, se réjouit de cette initiative et invite les participants à tirer meilleur profit des différents modules. Pour Oumar Mar, expert-consultant en transformation numérique venu de Dakar, la mise en place des centres communautaires de ressources numériques, le développement des entreprises, des start-up et des relais digitaux dans les communes, les programmes de formation et sensibilisation dans le domaine du numérique sont au menu de ces ateliers. « Nous allons également partager avec les participants les bonnes pratiques de la dématérialisation des services communaux dans des pays comme le Rwanda, le Sénégal, l’Ile-Maurice et le Cap-Vert », a-t-il conclu? Société 15 déc. 2021


Nouveau Nonce apostolique au Burundi : Monseigneur Dieudonné Datonou reçu par le chef de l’Etat
Le président Patrice Talon a reçu à son cabinet, mardi 14 décembre, Monseigneur Dieudonné Datonou, nommé Nonce apostolique au Burundi par le Pape François. Devoir de reconnaissance et de gratitude, dira l’homme de Dieu dans son propos à sa sortie d’audience. Monseigneur Dieudonné Datonou est le nouveau représentant du Pape François et du Saint-Siège en République de Burundi. Il a été ordonné le 20 novembre dernier à cet effet à la basilique Saint Pierre de Rome. A cette occasion, l’église locale a été représentée par une délégation conduite par l’archevêque de Cotonou et du côté de l’Etat, le président de la République a envoyé une forte délégation. De retour à Cotonou, Monseigneur Dieudonné Datonou a senti le devoir d'aller vers le chef de l’Etat pour lui dire sa gratitude. Il était donc au palais de la Marina, mardi 14 décembre, pour un entretien avec Patrice Talon, président de la République. « C’était pour moi un devoir moral après l’ordination de revenir au pays pour remercier ceux qui m’ont soutenu d’une manière ou d’une autre », a expliqué le prélat à sa sortie d’audience. « Quand on doit de la considération à un peuple et on la doit à tous les peuples, on le manifeste d’abord à ses autorités. Ce geste, ce n’est pas seulement envers le chef de l’Etat que je l’accomplis, je j’accomplis également envers tous les compatriotes parce que ici, c’est la République qui est en jeu », a indiqué le Nonce apostolique près le Burundi. Il retient également que le pays est dans une dynamique positive qui marque une période exceptionnelle. Pour preuve, tout comme lui, un autre Béninois a été nommé observateur du Saint-Siège près l’Unesco, sans oublier que cette année marque le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Bénin et le Saint-Siège. « Cela fait autant d’évènements positifs qui se déroulent sous le mandat du président de la République. On peut le dire, il est né sous une bonne étoile. Ce ne sont pas des choses pour lesquelles il a forcément travaillé mais elles se déroulent sous son mandat ». Monseigneur Dieudonné Datonou devrait rejoindre son nouveau poste le 23 décembre à la tête des huit diocèses du Burundi. Mais avant, et comme l’exige le protocole diplomatique, il devra présenter les copies figurées au patron de la diplomatie, puis ensuite ses lettres de créance au président du Burundi. « Le pape m’envoie avec une lettre de mission que je dois remettre aussi au président de la conférence épiscopale et je suis censé être une courroie de transmission entre l’église locale, le Saint-Siège et le Saint-Père ». Il va d’ailleurs profiter de cette occasion pour exhorter tout le pays à la paix. « S’il y a un don que nous chrétiens avons reçu de Jésus ressuscité, c’est le don de la paix. On souhaite la paix, la sérénité à tous nos compatriotes. C’est une richesse que nous devons préserver… Quand il y a la paix, on peut construire tout le reste. Lorsque la paix est compromise, c’est difficile de se remettre debout », laissera entendre Monseigneur Dieudonné Datonou. Actualités 15 déc. 2021


Hlanzoun : « L’unique forêt » marécageuse au Bénin sous menace
La forêt marécageuse de Hlanzoun, la seule de ce type dont dispose le Bénin, n’en finit pas de faire face aux menaces. Si par le passé, elle devait se battre pour garder intacte sa superficie, aujourd’hui, c’est contre les trafiquants de raphia qu’elle doit se défendre. Une lutte parfois difficile, tant les trafiquants sont astucieux. Sur la longue et tortueuse piste en terre argileuse qui mène de Cana (localité située dans la commune de Bohicon à 110 kilomètres de Cotonou) à Lokoli, dernier village donnant accès à la forêt marécageuse de Hlanzoun, il n’est pas rare de rencontrer tôt le matin ou à des heures tardives le soir, des tricycles transportant de géants troncs d’arbre joliment taillés. Ont-ils été coupés dans la forêt marécageuse de Hlanzoun ? Difficile de le dire. Et les transporteurs en rajoutent au doute avec leurs réponses évasives et dubitatives sur l’origine de ces géants troncs d’arbre. « Il n’y a plus de bruits de tronçonneuse ni de hache ou de coupe-coupe ici. Avant on coupait les arbres, mais aujourd’hui, on doit reconnaître que le phénomène a reculé », explique Florentin Hounkpon, l’un des piroguiers assurant la navette entre la rive et les villages voisins de la forêt. Celui-ci est formel pour dire que le trafic de bois et d’arbre n’a plus droit de cité sur les lieux. Les autorités autant que les populations veillent au grain, souligne-t-il, confiant. Pourtant, dans la vaste étendue d’eau à perte de vue que constitue la forêt marécageuse de Hlanzoun et d’où s’échappent des cris de singes, d’oiseaux, de criquets et d’autres animaux aquatiques, l’impact de l’activité humaine se fait sentir dès les premiers pas sur le périmètre. Arbres coupés gisant dans l’eau verdâtre, d’autres mal déterrés, des branches coupées çà et là,… rappellent au visiteur que Hlanzoun n’est pas encore un havre de paix pour sa population végétale et que les coupeurs de bois ont encore pignon sur rue. « Je ne suis pas en mesure de vous donner des détails sur le trafic du bois. Ce qui est certain, nous constatons tous que plusieurs arbres sont blessés dans la forêt et c’est un phénomène cyclique », soutient Benoît Hounkanlin, un des habitants du village. Selon lui, « ceux qui parlent de veille ou de mesure de surveillance concernant les arbres ne sont pas véridiques » et ne peuvent pas brandir des preuves tangibles. « Ce que je sais, c’est que nous menons une surveillance accrue contre le braconnage des animaux et surtout l’extermination des singes », nuance-t-il. Hlanzoun, un écosystème particulier La forêt marécageuse «Hlanzoun» tient son nom de la rivière «Hlan» qui la traverse. La rivière «Hlan» s’étend sur les communes de Bohicon, Zogbodomey, et Toffo. «Mais c’est dans la commune de Zogbodomey qu’on retrouve la formation forestière qui l'a rendue célèbre, ce qui fait que plusieurs chercheurs localisent à tort la forêt marécageuse dans cette commune». Il s’agit d’un vaste complexe forestier marécageux qui prend en compte aussi bien la formation végétale que les marais et le lac. La formation forestière végétale couvre une superficie d’environ cinq cent vingt-cinq hectares, et la forêt marécageuse elle-même occupe une superficie de 1074 ha, selon des sources documentaires consultées dans le cadre de la réalisation de cette enquête. Elle a pour zones d’influence, neuf villages riverains que sont Hlanhonou, Ouègbojoligon, Dohoué, Dèmè, Lokoli-Koussoukpa, Adogbè, Hon et Kpomè. On la considère comme l’une des dernières forêts marécageuses du Sud Bénin, sinon même la seule. « Elle dispose d’une flore et d’une faune riche et unique, une riche biodiversité encore largement inconnue », selon Judicaël Alladatin, agroéconomiste et actuellement professeur à l’université Mohammed IV au Maroc qui y avait séjourné des mois durant à des fins de recherche. D’ailleurs, une part importante de ses travaux universitaires y est consacrée. Cette forêt marécageuse abrite une flore et une faune assez diversifiées et spécifiques. 241 espèces végétales réparties en 185 genres et 70 familles y vivent. On y dénombre plusieurs espèces de plantes médicinales et à usages multiples. Au niveau de la faune, on dénombre plus de 160 espèces d'oiseaux. On retrouve aussi, entre autres espèces, le singe à ventre rouge, espèce inscrite sur la liste des espèces menacées, le sanglier rouge, la mangouste des marais et bien d’autres, d’après des études réalisées par Céline Dan. Elle est même l’unique forêt de ce type dans tout le pays, confirment plusieurs spécialistes, avec une flore et une faune d’une richesse sans pareille. Pour y accéder, il faut d’abord rallier la commune de Zogbodomey à plus de 106 kilomètres de Cotonou, avant de prendre une longue piste rugueuse et tortueuse de plus de 30 kilomètres pour rejoindre Dèmè Lokoli. Sa traversée se fait avec de petites barques de fortune presque entièrement délabrées, mais qui restent les seuls moyens disponibles pour s’introduire dans cet immense espace qui s’étend à perte de vue. Du haut des géants arbres aux diamètres disproportionnés situés de part et d’autres du courant d’eau, un calao lance des cris rauques. Difficile d’apercevoir nettement l’oiseau fondu dans le feuillage des arbres. Le raphia, souffre-douleur de la forêt Des arbres nus et tailladés à la hache et au coupe-coupe, des écorces sauvagement arrachées, des racines mal coupées, des troncs découpés çà et là… Dans la forêt de Hlanzoun, les arbres ne vivent pas un quotidien tranquille. Des individus sont à leurs trousses et continuent d’en faire leur source de revenus. "C'est un lieu simplement menacé de disparition", déplore Judicaël Alladatin. Au nombre des exploitations les plus fréquentes, le raphia. Dans la forêt marécageuse de Lokoli, deux espèces de raphia ont été recensées. Il s’agit du raphia hookeri et du raphia vinifiera, selon le Dr Céline Dan qui elle aussi a consacré une partie des travaux de sa thèse à cette forêt. Le raphia hookeri de Lokoli produit du vin de raphia utilisé pour la préparation d’alcool. « Cette activité qui occupe la plupart des hommes nécessite pour un bon rendement une assiduité soutenue. Les sites de distillation du vin de raphia sont installés sur des buttes de terre à l’intérieur de la forêt, et le résidu de distillation, pauvre en alcool et encore très chaud est directement déversé dans le Hlan. Cette pratique peut à la longue avoir un préjudice tant sur la vie des plantes que sur celle des animaux, tant aquatiques que terrestres », fait savoir l’universitaire au terme de ses travaux. A l’en croire, à part le vin de raphia, la forêt est sujette à beaucoup d’autres prélèvements. On y prélève du bois d’œuvre pour la menuiserie locale et la confection de pirogues, bois de perche et rachis de raphia pour la construction d’habitat, de palissades, bois de feu et rachis de raphia pour la distillation du vin de raphia, des plantes médicinales, des feuilles d’emballage pour l’Akassa et des légumes feuilles … la confection de diverses sortes de nattes tressées à partir de tiges d’arbres. « Le raphia fait partie des plantes aux attributs socio-économiques et culturels remarquables que les populations riveraines du Hlanzoun tirent de leurs écosystèmes depuis longtemps. Cette ressource de service domestique (artisanat local et alcool alimentaire pour cérémonie et rites) au départ, a au fil des années, acquis une dimension commerciale », appuie de son côté, l’enseignant Judicaël Alladatin. « Le vrai problème avec cette forêt, c’est que les populations ont faim et n’ont aucune autre solution. Moi j’ai vu des Ong venir sensibiliser ici, mais tout le monde ne comprend pas. Les gens ont faim et ils coupent les arbres pour vendre, soit ils cherchent les varans pour les vendre, surtout qu’il s’agit d’une viande très prisée et chère », relate Thierry Achamou, conducteur de taxi-moto, 35 ans. Nuances A ces multiples craintes, le professeur Brice Sinsin, ancien recteur de l’université d’Abomey Calavi et actuel directeur du Laboratoire d’écologie appliquée de ladite université apporte des nuances. Ce passionné des forêts bien connu des populations de Lokoli et des riverains de la forêt de Hlanzoun du fait de ses incessantes et inopinées descentes bémolise. Le raphia est une espèce qui fructifie dès qu’elle est en maturité. Il meurt donc et les populations exploitent le vin… La population ne se rabat pas sur les jeunes plants qui doivent assurer normalement la relève. Ils sont bel et bien épargnés. Donc, du point de vue de la démographie, on a beaucoup plus de jeunes qui sont des sujets qui doivent remplacer les vieux plants exploités », souligne-t-il. Brice Sinsin soutient sans ambages que dans le milieu, il n’y a quasiment pas de pression sur les jeunes plants. « La population les laisse carrément grandir, mûrir suffisamment avant de les exploiter. Du coup, on peut dire non seulement qu’il y a régénération mais aussi que le stock semencier est alimenté par les sujets qui ne sont pas exploités ». L’avantage de ces milieux humides aussi, ajoute-t-il, c’est que la reconstitution de l’écorce est quasi systématique. Pour ce qui est des menaces sur ce rare écosystème, l’universitaire penche plus du côté des changements climatiques. « Si un milieu comme Lokoli ne reçoit plus suffisamment d’eau, on peut craindre… Si la quantité d’eau nécessaire pour son extension arrivait à baisser, on aura un assèchement des bordures vers l’intérieur, et du coup les arbres qui sont habitués à avoir le pied dans l’eau quasiment toute l’année vont commencer à en pâtir », relève-t-il. ... Face à une telle situation, la rare végétation de Hlanzoun pourrait se révéler vulnérable aux feux de brousse, aux feux de nettoyage de champs avec des températures élevées et un effet pervers. Avec les feuilles, les écorces qui n’étaient pas du tout adaptées à cela, on peut s’attendre à ce qu’il y ait un «rétrécissement» au niveau de la forêt. Menacée de disparition Joséa Dossou Bodjrènou de l’Ong Nature tropicale, une Ong locale qui lutte pour la préservation des ressources naturelles met l’accent sur l’éducation environnementale comme solution au drame qui se joue à Hlanzoun. "Les essences qui s’y trouvent sont rares et on ne les trouve pas partout". Il faut vite agir, conseille-t-il. Par le passé, la forêt marécageuse « Hlanzoun » était régie par des normes portées par les institutions traditionnelles du milieu. En effet, la rivière "Hlan" représente en elle-même une divinité. Les normes contiennent un ensemble d'interdits ponctuant la vie courante ainsi que des rituels. Tous les riverains ont des droits d’accès et d’exploitation sur les ressources du Hlan, sous réserve du respect des règles. Le fétiche « hlan » était garant des règles et interdits dont l’essentiel visait une certaine gestion durable de la forêt, indique Judicaël Alladatin. Mais aujourd’hui, tous semblent avoir baissé les bras. « Malgré les nombreuses actions réalisées, il y a toujours une forte action anthropique et la cogestion n'a pas tenu ses promesses puisque certains acteurs n'ont pas correctement joué leurs rôles », déplore Judicaël Alladatin, qui a travaillé pendant plusieurs années sur un projet d’offre touristique impliquant la forêt de Hlanzoun. Selon lui, « cet écosystème fournit à plusieurs familles du milieu la majorité de leurs revenus. Donc, sans action concertée et bien réfléchie, l’écosystème finira par disparaître ». Sur la question, l’universitaire reste quelque peu déçu du manque d’intérêt pour ce milieu naturel rare dont la préservation devrait être un souci quotidien. « La responsabilité est partagée », soutient l’universitaire. Le pouvoir local doit mieux coordonner les actions et travailler à la fois pour le bien-être des populations et la gestion durable des ressources de la forêt, suggère-t-il. « Nous sommes dans un milieu défavorisé et on ne peut pas en vouloir à la population d'essayer de se nourrir. Il faut créer des conditions pour des alternatives. La population a évidemment une part de responsabilité, mais il faut que le pouvoir local fasse plus pour cette ressource naturelle exceptionnelle », exhorte-t-il. Selon lui, « on pourrait par exemple donner un statut sacré à cette forêt, mobiliser les acteurs pour la définition de nouvelles règles de gestion partagée, mobiliser des partenaires autour du lancement d'activités génératrices de revenus alternatifs et mobiliser les écoles du milieu et des alentours pour créer un tourisme local et éducation complémentaire à l'offre touristique conventionnelle ». Education environnementale Joséa Dossou Bodjrènou, directeur de l’Ong Nature tropicale est très engagé contre les crimes environnementaux. Il reste admiratif de cette forêt qui abrite "des choses exceptionnelles", des espèces animales rares, des mammifères, des singes, beaucoup d’oiseaux, des reptiles, des varans, des crocodiles, mais aussi "des espèces inféodées à l’habitat", des palmiers, des raphias… « Beaucoup d’espèces de serpent adaptées à +5555cet écosystème sont menacées », prévient-il, appelant à des actions urgentes car «autant Hlanzoun est très riche, autant la manière dont les gens braconnent risque de la décimer ». Roger Hounkanrin, guide touristique suggère pour sa part de renforcer les capacités des populations environnantes à pouvoir protéger cette forêt. « Il faut faire la délimitation dans la forêt », pense-t-il. L’organisation non gouvernementale Ecodec Bénin conduit également un projet de conservation de la zone. Abdou Chérifou, un de ses chargés de programme indique que son organisation propose « le reboisement et des activités génératrices de revenus dans le but de proposer une alternative aux communautés et réduire la pression qui est faite sur l’écosystème ». « Les animaux ici sont devenus très craintifs », confesse de son côté, Vincent Romera, photographe et écologue spécialisé en ornithologie rencontré dans la forêt en pleins travaux de recherche. Selon lui, ce qui va être le plus impactant, c’est la pression sur l’écosystème. Car la destruction directe de l’habitat réduit les zones propices à l’espèce et cela contraint les animaux à s’exposer au braconnage en allant vers les champs chercher de la nourriture. L’écologiste français compte bien lancer un projet avec différents acteurs "pour essayer de conserver ce qui reste d’un écosystème très particulier pour le Bénin et pour les générations futures" Environnement 14 déc. 2021


Droits de l’Homme et égalité au Bénin : Clément Capo-Chichi appelle à une action individuelle et commune
A la Commission béninoise des droits de l’Homme, la Journée du 10 décembre dernier a été l’apothéose de la quinzaine des droits de l’Homme. Dans son message publié à l’occasion, Isidore Clément Capo-Chichi, a attiré l’attention sur la responsabilité de chacun et de tous dans la lutte contre les inégalités et la promotion d’une société plus juste au Bénin. « Chacun de nous a le devoir d’agir autour de lui, dans son environnement proche. Car, si les droits de l’homme sont dénués de sens près de chez soi, ils n’en auront guère davantage ailleurs. Nous devons agir pour prévenir les conflits et renforcer la résilience à travers l’égalité, l’inclusion et les droits de l’homme. Continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les générations futures aient une culture des droits de l’homme et à promouvoir la liberté, la sécurité, la paix et l’égalité dans tous les pays ». Cet extrait du message de Clément Capo-Chichi, président de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) situe les responsabilités dans l’idéal de justice, de paix et d’égalité que recherche toute société. Pour le président de la Cbdh, la promotion des droits de l’homme et de l’égalité commence chez soi et autour de soi. Chaque Béninois doit ainsi prendre sa part à la réalisation de cet idéal, en promouvant dans son environnement immédiat les droits de l’homme, en cultivant la paix et l’égalité pour prévenir les conflits et éliminer les discriminations de toutes sortes. En effet, le thème retenu pour l’édition 2021 de la Journée internationale des droits de l’homme est: "Égalité : réduire les inégalités, faire progresser les droits de l’homme". « Les principes d’égalité et de non-discrimination sont au cœur des droits de l’homme. La notion d’égalité fait partie intégrante du Programme 2030 et de l’approche des Nations Unies définie dans le document intitulé "Cadre commun pour ne laisser personne de côté : l’égalité et la non-discrimination au cœur du développement durable". Il s’agit notamment d’examiner les formes de discrimination profondément ancrées touchant les populations les plus vulnérables de nos sociétés et de trouver des solutions à ces problèmes», fait observer Isidore Clément Capo-Chichi. Il ajoute que les droits de l’homme, y compris les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que le droit au développement et le droit à un environnement sûr, propre, sain et durable, sont indispensables pour une société meilleure, plus juste et plus durable pour les générations actuelle et futures. Faut-il le rappeler, la journée du 10 décembre dernier au niveau de la Commission béninoise des droits de l’Homme, a été l’apothéose de la quinzaine des droits de l’Homme qui a démarré depuis le 25 novembre avec la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Plusieurs autres manifestations et activités ont suivi, notamment la célébration de la Journée internationale de lutte contre le Sida, la célébration de la Journée internationale des droits des enfants, la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, la sensibilisation des étudiants du Campus d’Abomey-Calavi aux Droits de l’Homme et la Journée internationale de lutte contre la corruption au cours de laquelle une réflexion a été menée pour la mise en place d’un cadre de lutte contre la corruption au Bénin. Actualités 14 déc. 2021


Menace sur le secteur agricole dans l’Uemoa : une hausse inquiétante des prix des engrais (Des mesures attendues ce jour des ministres de l’Uemoa)
Déjà fragile face aux effets des changements climatiques, le secteur agricole fait face à la hausse considérable des prix des engrais chimiques. Les ministres de l’Agriculture et du Commerce de l’espace l’Uemoa vont statuer ce jour à Cotonou sur les propositions issues des travaux des experts. Il faut parer au pire, surtout pour la prochaine campagne agricole. C’est ce qu’ont compris les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à travers la concertation qui a lieu à Cotonou, face à la flambée des prix des engrais chimiques. Au cours de la rencontre des experts, ce lundi 13 décembre à Cotonou, le diagnostic montre des signaux préoccupants. « Il nous paraît urgent de prendre des mesures vigoureuses afin de juguler cette surchauffe du marché des engrais, qui pour nous, serait la voie maîtrisée d’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle dans notre région », a insisté Kako Nubukpo, commissaire en charge du Département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement de la Commission de l’Uemoa. En réalité, le secteur agricole contribue à plus de 40 % de la formation du Produit intérieur brut de l’espace communautaire. C’est aussi plus de 60 % de la population active de la sous-région qui dépend de ce secteur clé. Cependant, en plus des conditions climatiques qui freinent la productivité, les problèmes de fertilité des sols constituent un véritable casse-tête. Entre décembre 2020 et juin 2021, les prix des engrais sont passés du simple à plus du double. En octobre 2021, il y a eu une augmentation des prix de près de 95 % pour les engrais phosphoriques, de 78 % pour l’urée et de 138 % pour les engrais potassiques. « La conjoncture actuelle est inédite » Les Etats membres de l’Uemoa font donc face à un coût de plus en plus élevé des engrais, malgré les capacités financières peu reluisantes des acteurs agricoles. Ce renchérissement des prix des engrais est dû à la faiblesse de l’offre locale d’engrais de qualité, à la hausse des prix des engrais liée à l’application des mesures de gestion de la pandémie de Covid-19. « La conjoncture actuelle et toute passivité de notre part conduiraient droit à perdre les avancées significatives obtenues sur le front de la productivité et des productions. Nous avons le devoir devant l’histoire de jouer notre partition dans la promotion de nos principales filières agricoles pour la souveraineté et la sécurité alimentaire dans notre espace commun », a laissé entendre Dossa Aguemon, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Les travaux ont réuni les experts des ministères en charge de l’Agriculture et du Commerce de l’Uemoa, des organisations professionnelles et des partenaires techniques et financiers. Ceux-ci ont évalué les besoins en engrais des cultures vivrières et rente pour la prochaine campagne agricole puis identifié des mesures efficaces et harmonisées de facilitation d’accès à ces engrais. Un mécanisme de mise en œuvre des mesures harmonisées de facilitation d’accès aux engrais dans l’espace Uemoa a été aussi proposé. Ce jour, les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce vont se concerter pour étudier les propositions faites par les experts et prendre des mesures appropriées. Société 14 déc. 2021


Promotion d’agents de la Police républicaine : 13 récipiendaires pour le département du Mono
Treize agents de la Police républicaine, en service dans des unités du département du Mono, font partie des récipiendaires de promotion intervenue dans le corps des brigadiers de Police au titre de l’année 2021. Il s’agit de six sous brigadiers majors de Police et sept sous brigadiers-chefs de Police, un avancement consacré par l’arrêté interministériel numéro 163/Misp/Mef/Dc/Sgm/Dgpr/Sa/024Sgg21 portant promotion de 361 fonctionnaires de la Police républicaine du corps des brigadiers de police. Les récipiendaires, du Mono notamment, se sont fait porter leurs galons, mercredi 8 décembre, à Lokossa dans l’enceinte de la direction départementale de la Police républicaine en présence de leurs responsables hiérarchiques du département. La cérémonie a été rehaussée par la présence préfet Bienvenu Milohin et ses proches collaborateurs dont le secrétaire général du département. Egalement, le premier adjoint au maire de Lokossa et le chef de l’arrondissement central de la commune sont venus féliciter les agents promus. Au nom des fonctionnaires à l’honneur, le sous brigadier-chef de Police, Jonas Agossou Avanon, a exprimé leur reconnaissance à la hiérarchie qui les a désignés parmi les promus à l’avancement aux grades supérieurs de cette année. Toutes choses qui induisent une amélioration de leurs traitements mais aussi de nouvelles charges que M. Avanon et ses pairs s’engagent à assumer avec professionnalisme. Pour le directeur départemental de la Police républicaine, Boniface Agbohounto, le soin mis dans l’organisation de cette cérémonie de port de galon vise à « booster le moral » de la troupe en cette période de fin d’année afin que les fêtes se déroulent dans la quiétude. « Un galon de plus, c’est plusieurs responsabilités en plus », a-t-il rappelé aux récipiendaires en les exhortant à une bonne conduite dans l’exercice de leurs missions et à l’adoption de « comporte-ments irréprochables ». Il leur a aussi rappelé la nécessité de ne pas tricher avec les dispositions de l’éthique et de la déontologie militaires. A son tour, le préfet s’est dit fier de l’effectif des promus puisque, note-t-il, en six mois d’exercice à la tête de la préfecture de Lokossa, il n’a enregistré à son cabinet aucune plainte relative au mauvais comportement des agents de la Police républicaine du département du Mono. Pour lui, la promotion intervenue est une prime aux efforts et à la vertu. Il leur a conseillé de ne pas baisser la garde. A l’en croire, ceux qui sont promus doivent demeurer des modèles pour inspirer leurs collègues et faire honneur à toute la hiérarchie policière. Société 14 déc. 2021


Lutte contre la corruption : Bolloré transport & logistics au Bénin réaffirme son engagement
Comme chaque année, la Journée internationale de lutte contre la corruption a lieu le 9 décembre. Occasion pour Bolloré Transport & Logistics au Bénin de réaffirmer son engagement dans la lutte contre la corruption au sein de ses filiales au Bénin. A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 décembre, Bolloré Transport & Logistics au Bénin a réaffirmé son engagement à faire face à ce fléau au sein de ses filiales au Bénin. Dans ce cadre, les collaborateurs de Bolloré Transport & Logistics Bénin, Bénin Terminal ainsi que Bénirail, ont participé ce jour à un webinaire interne pour rappeler le code de conduite du Groupe Bolloré et son engagement ferme en matière d’éthique et de conformité. Agissant de manière responsable et intègre dans tous ses pays d’implantation, Bolloré Transport & Logistics veille à conduire ses activités quotidiennes dans le strict respect des règles, des lois et règlements en vigueur et sensibilise régulièrement tous ses collaborateurs aux enjeux éthiques et à la prévention des risques en matière de corruption. « Il est de mon devoir d'incarner l'engagement de Bolloré Transport & Logistics à favoriser une culture de l’intégrité et une politique de tolérance zéro à l'égard de la corruption. De même, cette politique doit être communiquée à l'ensemble de nos partenaires commerciaux, clients et usagers, comme faisant partie intégrante de nos exigences. Nous sommes tous responsables de l'image et de la réputation de Bolloré Transport & Logistics et ses ambassadeurs lorsqu'il s'agit de lutter contre la corruption. », a indiqué Venance Gnigla, président exécutif de Bolloré Transport & Logistics au Bénin. A propos de Bolloré Transport & Logistics au Bénin Bolloré Transport & Logistics au Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 5 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin. Société 14 déc. 2021


Epanouissement des enfants à l’école : une présence remarquée d’Educo
Pour les manifestations commémoratives de ses 10 ans de présence et d’activités au Bénin, Educo était au complexe scolaire Danigourou, dans la commune de Sinendé, vendredi 10 décembre dernier. Au-delà des moments festifs qu’elle a fait passer aux écoliers, l’occasion lui a permis de procéder à la restitution de l’enquête globale 2021-Covid-19 menée auprès de 8 000 enfants en Asie, Afrique, Amérique latine et Espagne. Au complexe scolaire Danigourou, à Sinendé, les écoliers n’ont plus besoin de se faire présenter Educo Bénin. Hôtes des manifestations commémoratives des 10 ans de présence et d’activités de cette Organisation non gouvernementale au Bénin, vendredi 10 décembre dernier, ils ne se sont pas fait prier pour citer les nombreuses actions qu’elle a réalisées à leur profit. Ils sont plus que jamais convaincus qu’elle travaille pour leur protection, leur épanouissement et leurs droits à l’éducation. Selon son chargé de communication et plaidoyer, Emmanuel Togbé, Educo a évolué depuis son installation officielle au Bénin. Elle intervient aujourd’hui dans six départements : l’Alibori, l’Ouémé, le Borgou, l’Atacora, l’Atlantique et le Littoral, puis dans 15 communes. « Nous avons deux champs liés à la thématique de l’éducation et à celle de la protection. C’est heureux de voir les enfants parler de leurs droits et devoirs, de leur implication dans la session budgétaire au niveau des mairies, puis de constater que les résultats scolaires enregistrés ne cessent de s’améliorer. Les communautés connaissent bien Educo. Elles s’approprient ce qu’elle fait, pour la pérennité de ses actions », a indiqué Emmanuel Togbé. « Nous accompagnons l’Etat qui joue son rôle, même s’il y a encore des défis à relever dans le domaine de l’éducation et de la protection des enfants », soutient-il. En effet, il s’agit d’apporter un appui aux enfants à travers des activités de parrainage avec la mise à leur disposition de fournitures scolaires et de divers équipements. A cela s’ajoutent l’installation des gouvernements scolaires et le mécanisme de signalement pour leur protection dans les écoles. Ce que confirme l’écolière Mama Bio Zalikath, ministre de la Culture, des Sports et de la Communication, au sein du gouvernement scolaire de ce complexe. A sa suite, le directeur de l’Epp Danigourou B, Daniel Taboussounon, témoigne sa reconnaissance à l’Ong pour le choix porté sur Sinendé. En marge de cette commémoration, Emmanuel Togbé a procédé à la restitution de l’enquête globale 2021-Covid-19 qui a concerné 14 pays dont le Bénin. Intitulé ‘’La voix de 8 000 enfants’’, elle fait apparaitre le ressenti des enfants par ces temps de pandémie de la Covid-19. Des enfants béninois ont également participé à cette enquête. Certains ont exprimé leur souhait de voir leurs enseignants être plus attentifs à leur égard, et qu’ils adoptent de bonnes manières lorsqu’ils parlent aux enfants. D’autres enfants veulent que leurs écoles soient utiles, paisibles et éducatives. Selon les résultats de cette enquête, bien que la majorité des enfants qui y ont participé a continué à étudier, seuls 45 % d’entre eux déclarent avoir pu se rendre à l’école. Près de 25 % ont indiqué qu’étudier depuis leurs domiciles, était la seule option dont ils disposaient. A cause de la pandémie, plus d’un enfant sur dix, soit 11 %, n’ont pas pu étudier. Un groupe restreint d’enfants estimé à 6 % avait, quant à lui, déjà abandonné les études avant sa survenue. Société 14 déc. 2021


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