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Nouvelles

Distinction dans l’Ordre national du Bénin: Me Akuavi Marie Elise Christiana Gbèdo faite Grand officier
[caption id="attachment_29194" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille lors de la cérémonie de décoration de Me Marie Elyse GBEDO[/caption]

La grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, a reçu, ce jeudi 17 mai à Cotonou, Me Akuavi Marie Elise Christiana Gbèdo dans le grade de Grand officier de l’Ordre national du Bénin. La cérémonie de réception s’est déroulée en présence de personnalités politico-administratives et des ami(e)s de la récipiendaire.

« Vous avez fait de votre carrière une mission essentielle et exigeante. Vous avez manifesté toutes vos qualités et y avez investi toutes vos compétences, votre puissance de travail, votre sens de l’écoute et de l’échange, votre hauteur de vue, ainsi que votre volonté d’aboutir dans la finalisation de toutes les missions où vous vous êtes engagée. » Telles sont les qualités qui ont valu à Me Akuavi Marie Élise Christiana Gbèdo d’être élevée au grade de Grand officier de l’Ordre national du Bénin. C’est par le décret 2017/447 du 31 août 2017 que l’heureuse du jour a été nommée par le chef de l’Etat, Grand maître de l’Ordre national du Bénin. 

Pour la grande chancelière, Me Akuavi Marie Élise Christiana Gbèdo, c’est encore un parcours d’engagement sur plusieurs fronts parsemés de lauriers.
Si elle est restée incomprise, avoue-t-elle, son intrusion dans l’écosystème politique béninois en étant la première femme candidate à une élection présidentielle au Bénin, signifie que les femmes peuvent diriger au Bénin.
Avocate de renom, poursuit la grande chancelière, l’avocate s’est taillé une solide réputation sur la scène juridique béninoise. « Elle s’illustre en défendant des dossiers difficiles, comme lors de la dévaluation du franc Cfa où elle conseille des opérateurs économiques en difficultés », relève la grande chancelière.
L’heureuse du jour est encore une militante chevronnée des droits des femmes et des enfants, rappelle Koubourath Osséni. Elle s’est notamment investie dans l’adoption du Code la famille et de la loi, ajoute la grande chancelière.
S’adressant à ses invités après sa réception, Me Akuavi Marie Elise Christiana Gbèdo a témoigné sa gratitude à toute l’assistance et au chef de l’Etat. Elle a ensuite, en bon juriste et férue des questions judiciaires, fait un pertinent exposé sur la problématique des erreurs judiciaires dans le système judiciaire béninois. « Quand la justice se trompe et condamne un innocent, c’est ce qu’on appelle une erreur judiciaire», a-t-elle expliqué. Un dysfonctionnement qu’il importe de revoir. Elle a indiqué ne pas s’inscrire dans la critique mais a appelé les magistrats à la vigilance pour éviter de telles erreurs.

Société 18 mai 2018


Audition publique à la Haac: Le journal L’Audace Info suspendu pour un mois
[caption id="attachment_29193" align="alignnone" width="1024"]le président de la HAAC[/caption]

Pour répondre aux plaintes déposées à son encontre, le directeur général du quotidien L’Audace Info, Romuald Alingo, a été auditionné, ce jeudi 17 mai par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Après avoir écouté le mis en cause, les conseillers ont infligé au journal une sanction d’un mois de suspension.

« Le quotidien L’Audace Info est suspendu pour un mois à compter du lundi 21 mai au mercredi 20 juin (inclus). Il est formellement interdit au journal de paraître pendant cette période ». C’est la délibération des conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) au terme de l’audition du directeur général de ce journal, Romuald Alingo. Cette audition intervient suite au rapport de la Commission de la carte de presse, de l’éthique et de la déontologie qui a connu des dossiers de plainte relatifs audit quotidien. Ces plaintes ont été déposées pour propos diffamatoires par le directeur général de Tiens Dscom, Evra Sossoukpè ; le directeur général de la société Enerdas Bénin, Faustin Dahito ; le directeur de la société Etc Nelly Ohouens et le directeur de la Sogéma, Armand Gansè. Lesdits propos ont été proférés dans des publications datant de 2016. A ces griefs de diffamations, s’ajoute le plus récent publié en février 2018 contre le président de la République et qui a amené la Haac à prendre une mesure conservatoire contre le quotidien L’audace Info, le 18 février dernier. 

Les conseillers de la Haac ont fustigé le manque de professionnalisme prononcé dans le traitement des informations, la légèreté dans la gestion de la rédaction, le défaut de dépôt légal des publications et l’acharnement sans preuve du journal contre des personnes. Reconnaissant la justesse et la gravité de tout ce qui lui est reproché, le directeur général du quotidien L’Audace Info, Romuald Alingo, a sollicité la clémence des conseillers. Ceux-ci, après s’être concertés, ont décidé de la suspension du journal pour une durée d’un mois. « Je promets devant tous les conseillers ici présents, que de telles situations ne se répéteront plus », s’est engagé Romuald Alingo.
Par ailleurs, il lui est fait obligation de présenter des excuses publiques aux plaignants dans les cinq premières publications qui suivront la levée de la suspension, et ce, avec titre à la Une, dans les mêmes conditions que les articles diffamatoires.

Société 18 mai 2018


Coups mortels et exercice illégal de la médecine /3e dossier): Félicien Adjérévo écope de deux ans de travaux forcés

Le troisième dossier au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a connu son troisième dossier, mercredi 16 mai dernier. Il s’agit d’un dossier de coups mortels et d’exercice illégal de la médecine impliquant le sieur Félicien Adjérévo. Au terme des débats, la cour a requalifié les faits en homicide involontaire et condamné l’accusé à deux ans de travaux forcés.

Maintenu en détention depuis le 13 décembre 2013, soit cinq ans et demi ans passés en prison, Félicien Adjérévo est désormais libre de ses mouvements. La cour a commué les chefs d’accusation de coups mortels et d’exercice illégal de la médecine pour lesquels il était poursuivi en homicide involontaire, pour condamner l’accusé à deux ans de travaux forcés.
Présenté à la barre, mercredi dernier, l’accusé Félicien Adjérévo a retracé le film des actes ayant conduit à la mort de son épouse Valentine Yéwa Djègui. Il explique que depuis sept ans, il vit avec sa petite famille à Abeokouta au Nigeria où il fait le jardinage pour subvenir à ses besoins. Tout allait bien jusqu’en décembre 2012 où la femme tombe malade avec l’apparition d’un abcès sur la cuisse droite. Mais ayant eu quelques notions de médecine, il fait coucher la femme et pratique une incision sans anesthésie sur l’abcès. Puis, ayant constaté qu’il n’y avait aucun pue à l’intérieur, il suture la partie incisée avec de fil du cordonnier. Il s’ensuit une hémorragie incontrôlée qui a provoqué la mort. Confus, Félicien Adjérévo déclare avoir par la suite fait traiter le corps à la traditionnelle afin de le conserver durant quatre jours avant de le convoyer sur Dassa-Zoumè.
Face aux questions de la cour sur ses connaissances en médecine, Félicien dit qu’il est en vérité cultivateur mais qu’il a reçu quelques notions en médecine au Togo ; ce qui lui permettrait de soigner des gens, ne serait-ce que les fièvres et autres maladies qui ne nécessitent pas grands soins. « Je fais de piqures aux gens à la maison », ajoute-t-il pour convaincre la cour de ses compétences pourtant non avérées.
A la question de savoir s’il a un parchemin qui lui permet de prodiguer des soins, il répond « Non ! », mais que tout le monde l’appelait ‘’Doto’’ avant qu’il ne rencontre sa femme et de partir avec elle en aventure au Nigeria.
Appelés à la barre, les parents de la victime sont surpris par ce qu’ils viennent d’entendre de la bouche de Félicien. Pour la mère de la victime et son oncle, l’accusé ne leur avait jamais dit ce qui s’est passé avec leur fille. Il leur a tout le temps caché la vérité sur la mort de leur fille au Nigeria. En effet, racontent-ils, Félicien n’est même pas connu de la famille. Quand il a engrossé leur fille Valentine, la mère lui a proposé d’aller voir la famille. Il ne l’a pas fait jusqu’à ce que la fille accouche. Ils en étaient là quelques mois après l’accouchement quand ils ont constaté la disparition du couple. Sans rien dire à qui que ce soit, ils partent on ne sait où.
C’est bien sept ans après que la mère apprend par les voisins qu’une fille portant le même nom que sa fille serait morte au Nigeria dans des conditions bizarres. C’est l’angoisse et la confusion dans la famille. Ils se rapprochent des voisins qui ont des parents au Nigeria. Puis la nouvelle est confirmée. Des négociations sont entreprises pour que le corps soit rapatrié au Bénin. Ce qui fut fait grâce à la générosité des membres de la communauté vivant dans le même quartier que le couple à Abeokuta. C’est ainsi que le corps est rapatrié à Dassa. La dépouille est là avec le mari et quatre enfants. C’est dire qu’en plus de celui que le couple a eu avant de partir, au Nigeria, la femme en a eu trois autres. En l’espace de sept ans, le couple a eu quatre enfants. Au moment du drame, l’aîné avait 7 ans et le benjamin, 7 mois. Un lit bien fertile !
A la vue du corps, les parents constatent des blessures et des hématomes. Pire, en plus de la plaie béante sur la cuisse, le corps porte des traces de sang sur les narines, les oreilles et par la bouche. Que s’est-il passé ? Félicien répond aux parents qu’il découvre ces anomalies au même moment qu’eux. Il feint ne rien comprendre. Le doute s’installe dans la famille. Les autorités sont saisies et le médecin légiste examine le corps.
Le président de la cour Désiré Dato interroge l’accusé Félicien, « Pourquoi aviez-vous caché la vérité aux parents ? » Et Félicien fond en larmes et sort un mouchoir blanc, s’essuie le visage avant d’expliquer qu’il avait manqué de courage devant le drame.
Après avoir écouté le récit de l’accusé, la cour rappelle les parents pour en savoir sur les conditions de vie des enfants. A ce propos, la belle-mère déclare que de leur retour du Nigeria, c’est elle qui a la charge des quatre enfants. Elle-même cultivatrice se débrouille pour subvenir à leurs besoins. A la question de savoir si la famille se constitue partie civile pour réclamer des dommages et intérêts suite au décès de leur fille, ni l’oncle ni la belle-mère de l’accusé n’en trouvent l’intérêt. Pour eux, la vie n’a pas de prix. Et visiblement, on pouvait sentir que la question agaçait. A la limite, c’était indécent pour eux de réclamer de l’argent en contrepartie du décès de leur fille.

Des infractions prévues et punies

Prenant ses réquisitions, l’avocat général Alain Sèmassou fait observer que l’accusé Félicien Adjérévo est bel et bien l’auteur de la mort de Valentine Djègui et l’a d’ailleurs reconnu à travers ses réponses à la cour. En clair, les trois éléments constitutifs des faits sont réunis pour les deux chefs d’accusation. Il évoque l’infraction des coups mortels qui constitue la violence exercée sur un individu peu importe l’état dans lequel il se trouve. Une infraction prévue et punie par l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Et les faits témoignent que la victime a beaucoup saigné du fait de l’accusé. En ce qui concerne l’exercice illégal de la médecine, il est sévèrement puni au Bénin par plusieurs textes en vigueur et tout comme le Code pénal qui le réprimande. Alors, tout le corps des délits étant constitué, l’avocat général demande à la cour de condamner l’accusé à 6 ans de travaux forcés.
A la suite de l’avocat général, la défense assurée par Me Hermann Yénonfan prend la parole pour saluer la volonté de membres de la cour à aller loin dans ce dossier pour comprendre les faits et surtout les circonstances du décès de dame Valentine Djègui. Il a surtout invité la cour à la clémence dans l’intérêt des enfants qui sont abandonnés depuis la mort de leur mère et le maintien en détention du père. Me Hermann Yénonfan dira qu’il y a des remords qui sont éternels et qu’il vaut mieux laisser l’accusé face à ses remords et à ses responsabilités de père. Pour lui, il n’est pas normal que la belle-mère avec son âge avancé continue de se battre pour nourrir et mettre à l’école les quatre enfants. « Il faut qu’il sorte pour assumer », lancera-t-il à la cour en lui demandant de le condamner juste à la durée de la détention.
A la délibération, la cour présidée par Désiré Dato a jugé juste de requalifier les chefs d’accusation. De coups mortels et exercice illégal de la médecine, elle retient plutôt l’homicide volontaire et condamne l’accusé Félicien Adjérévo à deux ans de travaux forcés. L’intéressé recouvre sa liberté n

Composition de la cour

Président : Désiré Padel Dato

Assesseurs : Jocelyn Gbaguidi, Appolinaire Hounkannou

Jurés : Victorine Agbémahoué, Ernestine Tonoukouin, Françoise Koukpaki, Albert C. Guèdègbé

Avocat général : Alain Sèmassou

Greffier : Robert John Houngbadji

Société 18 mai 2018


Réflexion sur les nouvelles orientations de l’Infosec: Redorer le blason de l’institut
[caption id="attachment_29190" align="alignnone" width="1024"]Faire le point de tout ce qui a été fait[/caption]

L’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) a organisé, ce jeudi 17 mai à Cotonou, un séminaire pour faire le bilan de ses activités pédagogiques sur le développement socio-économique du Bénin et prospecter de nouveaux horizons en lien avec les orientations nouvelles de gouvernance. 

Créé depuis 1969, l’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) a pour mission la promotion des connaissances, de l’esprit de responsabilité et de la conscience professionnelle. Le séminaire organisé autour du thème : « L’impact des activités pédagogiques de l’Infosec sur le développement socio-économique du Bénin : bilan et perspectives » devrait permettre de tirer les enseignements issus de la capitalisation de ses expériences pour identifier les stratégies innovantes afin d’améliorer la visibilité de ses activités pédagogiques.
Moussibaou Fassassi, directeur général de l’Infosec, dit avoir remarqué à la lumière d’études internes que l’institut n’a pas tellement joué son rôle jusque-là. « D’une manière générale, faute de moyen, l’Infosec n’a pas pu être à la hauteur des espérances », fait-t-il observer. « C’est la raison pour laquelle nous avons appelé les cadres pour qu’ensemble, on réfléchisse sur les orientations nouvelles à prendre pour que pour que l’Infosec puisse enfin trouver ses lettres de noblesse », explique-t-il.
Selon M. Fassassi, les études internes révèlent que l’institut s’est focalisé jusqu’à un passé récent ses activités sur la location, alors que la mission principale de l’Infosec est la formation. Or, explique-t-il, « l’Infosec doit pouvoir former les cadres du Bénin et développer les compétences pour que les cadres formés puissent assurer le développement ».
L’organisation de ce séminaire vise donc à pallier cette insuffisance. Il s’agit donc, explique le directeur général de l’Infosec, de faire le point de tout ce qui a été fait, notamment en rapport à la réalité actuelle du Bénin, caractérisé par des réformes. Profitant des réformes en cours dans tous les secteurs dans le pays, il dit qu’il faut ramener l’institut à ses missions originelles que sont les activités pédagogiques : les formations, les séminaires...
Les anciens directeurs, les spécialistes et structures de formations ont été conviées à réfléchir sur le chenin parcouru, les avancées notées et d’explorer les défis à relever. M. Fassassi affirme qu’elle cette rencontre devrait ramener l’Infosec dans sa mission de promotion des connaissances, de l’esprit de responsabilité et de la conscience professionnelle.
Ainsi, au cours de ce séminaire, le parcours de l’Infosec a été restitué avec un focus sur ses activités originelles, une évaluation des effets et impacts des activités pédagogiques sur le processus de développement du Bénin a été fait, puis de nouvelles pistes d’activités pédagogiques ont été identifiées en cohérence avec les grandes orientations du gouvernement?

Société 18 mai 2018


Examen stratégique national « Faim zéro » au Bénin: La sécurité alimentaire et nutritionnelle préoccupe
[caption id="attachment_29188" align="alignnone" width="1024"]L’insécurité alimentaire constitue l’une des problématiques majeures du développement au Bénin[/caption]

Le directeur de cabinet du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida a procédé, ce jeudi 17 mai à Cotonou, au lancement officiel du séminaire sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. C’était en présence du facilitateur de l’examen stratégique national, le professeur Mathurin Coffi Nago et du représentant résident du Programme alimentaire (Pam) Bénin, Guy Adoua.

« Sécurité alimentaire et nutritionnelle : état des lieux et dispositions pour l’élimination de la faim à l’horizon 2030 ». C’est autour de cette thématique que sont menées, pendant deux jours, les réflexions à propos de l’examen stratégique national « Faim zéro » au Bénin.
« Le Bénin a renouvelé en septembre 2015 son engagement à atteindre d’ici à 2030, les Objectifs du développement durable (Odd) et plus particulièrement l’Odd n° 2 qui vise à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable », a affirmé Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre en charge du Plan et du Développement. Pour l’atteinte de cet objectif, le gouvernement du Bénin s’est aussitôt engagé à réaliser un examen stratégique national de la sécurité alimentaire et nutritionnelle appelé « Faim zéro », avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment le Programme alimentaire (Pam). C’est un exercice, apprécie-t-il, qui vise à identifier les lacunes des interventions antérieures et les défis à relever en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle à l’effet de faciliter les progrès vers l’élimination de la faim au Bénin.
La malnutrition, développe Rufino d’Almeida, continue de toucher un nombre important d’enfants. « L’insécurité alimentaire constitue l’une des problématiques majeures du développement au Bénin. Environ 20,2 % des ménages sont en insécurité alimentaire », renseigne le directeur de cabinet sur la base des résultats de l’enquête Emicov 2015. Il poursuit que les résultats de l’Analyse globale de la vulnérabilité à la sécurité alimentaire (Agvsa, 2017) indiquent qu’au niveau national,1,09 million de personnes sont en insécurité alimentaire.
Mathurin Coffi Nago, facilitateur principal de l’examen stratégique national, a témoigné sa gratitude aux différentes compétences qui ont fait de la problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle leur préoccupation. Il a rappelé l’engagement des chefs d’Etat et de gouvernement depuis 2015 pour éradiquer la faim et assurer la sécurité alimentaire au plan national.
Pour Guy Adoua, représentant résident du Pam, au plan international, le Bénin s’est engagé à travers l’agenda 2030 des Nations Unies à renforcer son système de lutte contre l’insécurité alimentaire, la faim et la malnutrition. Le gouvernement, relève-t-il, déploie depuis des années une panoplie de politiques et programmes pour enrayer la faim qui persiste. Le Pam et le gouvernement ont alors décidé de mettre en place l’Examen stratégique national « Faim zéro », en vue d’identifier les lacunes dans les interventions intérieures ainsi que les défis et actions prioritaires à prendre en compte pour mieux pallier l’insécurité alimentaire et la malnutrition et réduire véritablement la faim à zéro d’ici 2030 au Bénin.

L’examen stratégique
national

Selon les termes de référence du séminaire en cours, l’examen stratégique national « faim zéro » recense les lacunes au niveau des interventions, des ressources investies et des capacités institutionnelles à l’échelle nationale. Il propose des domaines d’actions prioritaires dans lesquels toutes les parties prenantes, y compris le Pam, pourraient intervenir pour appuyer le Bénin vers la réalisation de l’Odd 2.
Le facilitateur en chef (Lead convener) de l’examen stratégique national « Faim zéro » dirige le processus en concertation avec le gouvernement. Il est assisté d’une équipe technique ou d’une institution de recherche nationale et recevra, en outre, un soutien administratif et logistique du Pam.
L’objectif de l’examen stratégique national « Faim zéro » est de faciliter la mise en œuvre et le progrès vers la réalisation de l’Odd 2 et de l’Odd 17 afin de permettre au Bénin d’œuvrer à éliminer l’insécurité alimentaire et la malnutrition, d’améliorer la qualité de l’engagement du Pam auprès du gouvernement, de l’aligner sur les objectifs de développement nationaux et de faciliter les consultations stratégiques.
Les conclusions et recommandations issues de l’examen stratégique national « Faim zéro » serviront de sources d’information lors de la formulation du Plan stratégique pays du Pam et pourraient également contribuer à la planification des cadres nationaux de développement.
Le séminaire prend fin ce jour.

Société 18 mai 2018


Négociations gouvernement et syndicats : La session close en attendant la signature des relevés de conclusion

Fin hier de la première session ordinaire de négociation gouvernement centrales et confédérations syndicales, les différentes parties prenantes affirment que les conclusions de ces discussions seront actées dans un document qui sera signé dès qu’il sera validé par chacun des acteurs.

Ce qu’il faut retenir des négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales réunies au sein de la Commission permanente de négociation, selon le ministre d’État, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, c’est que les travaux qui ont eu lieu, dans chacun des secteurs concernés, ont été actés.
Le principal sujet dans le secteur de l’éducation est l’application des statuts particuliers des enseignants. À la demande des syndicats, explique le chef de la délégation gouvernementale, « Le gouvernement a concédé de signer six arrêtés d’applications». Il souligne que ce faisant, le gouvernement a mis sur la table un budget additionnel pour l’enseignement de 1 milliard F Cfa pour l'année 2018 et de 1,5 milliard F Cfa pour l’année prochaine.
Abordant la requête des syndicats relative au paiement des enseignants vacataires, le ministre Bio Tchané dit que « des dispositions sont prises pour que ces enseignants soient payés régulièrement ».
En ce qui concerne les autres secteurs, le ministre d’État indique qu’après discussion au niveau de l’enseignement supérieur, un accord a été trouvé au niveau sectoriel. Il signale par ailleurs qu’un accord a été trouvé au niveau de la justice et de la santé. Le ministre affirme que le point a été fait dans les autres ministères en particulier aux ministères de l’Économie numérique, de l’Agriculture et des Infrastructures et Transports.
Au sujet de la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), le ministre Bio-Tachné affirme que cela ne peut se faire qu’avec le patronat, soufflant que les discussions sont aussi engagées à cet effet dans un autre cadre.
Sur les défalcations, la position du gouvernement n’a pas varié. Le ministre reconnaît que les partenaires sociaux ont fait des requêtes à ce sujet, mais dit que la délégation du gouvernement en a pris acte.

Points d’achoppement

Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), à la sortie de ces négociations, relève que c’est sur les relevés de conclusions qu’il y a eu achoppement, notamment l’application des statuts particuliers des enseignants et l’augmentation du salaire minimum et de la hiérarchisation des salaires. Il souligne que les insuffisances relevées dans le fond et la forme de ce document a conduit le président de la commission à proposer une relecture et une validation avant sa signature dans un court délai. Pour lui, un relevé de conclusion ne fait pas seulement le point des accords, mais aussi des désaccords.
« Le gouvernement continue de penser que la loi sur la grève lui permet de procéder aux défalcations », laisse-t-il entendre.
« Les partenaires sociaux que nous sommes ont une fois encore fait la proposition au gouvernement, tout en maintenant l’enveloppe financière de le répartir sur tout au plus trois arrêtés», indique le secrétaire général de la Csa-Bénin, avant de rappeler que le gouvernement a fait l’option de le répartir sur six arrêtés.
La mort dans l’âme, M. Amoussou pense que le gouvernement n’est pas prêt à faire cette concession de mettre le milliard prévu sur un nombre d’arrêtés beaucoup plus réduit pour les enseignants. Il n’a pas manqué de signaler que la question de l’augmentation du salaire minimum qui a été débattu au niveau du Conseil national du travail devra faire l’objet d’une décision du gouvernement, à partir du moment où le patronat ne semble pas se décider à accompagner cette revendication.
Le syndicaliste conclut alors qu’il n’y a pas eu d’avancée à la suite de cette session clôturée. « Nous n’avons pas vu la volonté du gouvernement d’avancer sur les questions de la défalcation, du salaire minimum et des statuts particuliers des enseignants », déplore-t-il.
Cette conclusion d’Anselme Amoussou est partagée également par Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (CoSi-
Bénin). Pour lui, la crise demeure, car le problème posé n’a pas été réglé. Il pense qu’il est indispensable qu’une autre session connaisse des préoccupations restées sans suite. «Nous aspirons tous à la paix », affirme-t-il, précisant que la paix actuelle retrouvée reste précaire.

Actualités 18 mai 2018


Marie Elise Gbèdo, l’amazone des temps modernes: Entre sincérité, rigueur et rage de réussir

Forte de ses convictions, elle s’impose par sa persévérance et son savoir-faire dans un environnement où la femme peine à s’affirmer. Son courage et ses ambitions lui font braver embûches et critiques. Ses mérites lui font valoir des décorations ici et là. Première femme à se présenter à une élection présidentielle au Bénin, pourfendeuse intrépide de la marginalisation des femmes, voici celle qui vient d’être reçue au titre de grand officier de l’Ordre national du Bénin, Me Marie Elise Gbèdo.

Ce que l’on souligne le moins dans la peinture de "L’Amazone candidate", c’est la grande estime qu’elle a pour la famille, sa dévotion pour les siens. Chef de famille et mère de deux enfants, Marie Elise Gbèdo considère la famille comme le socle de sa vie. « Mes enfants, mes frères, ma sœur, mes oncles et mes tantes… jouent un rôle très important dans ma vie. J’ai besoin de leurs regards avant d’entreprendre quelque chose dans ma vie. Je n’hésite pas à poser mes problèmes à mes enfants parce que je sais qu’ils me diront la vérité sans ambages », confie l’avocate.
Originaire de Ouidah, la célèbre et mythique cité touristique, Akuavi Marie Elise Christiane Gbèdo est une femme indépendante et sans complexe.
Née en décembre 1954 à Mankono en Côte d’Ivoire, elle a été élevée dans une famille où homme et femme sont traités de la même manière. C’est sûrement de là que lui viennent ses convictions en faveur de l’égalité entre les sexes, de la responsabilisation de la femme et du respect de ses droits. « Moi, j’ai une image qui m’est restée. Petite fille, j’ai vu ma mère en short à l’époque. Petite fille, j’ai vu mon père à la cuisine. Et si aujourd’hui je sais faire la cuisine, c’est d’ailleurs grâce à lui. J’ai vécu dans une famille où on ne distinguait pas les garçons des filles. Nous étions pratiquement vêtus de la même façon et nous étions appelés à faire les mêmes travaux domestiques. Nous sommes tous allés à l’école », raconte la défenseuse des droits de la femme. Cette image, elle s’est engagée à la partager pour que cesse la brimade des femmes.

Des combats qui ont valu la peine

Bourreau des hommes féodaux qui traitent la femme comme un valet, Me Marie Elise Gbèdo a souvent été critiquée dans sa lutte pour la parité. Ses diligences pour la femme émancipée ont même été parfois mal accueillies par des femmes résignées à la servitude. Mais elle ne s’est pas résignée. Aujourd’hui, elle est fière des fruits de sa persévérance à la cause de la femme. « J’ai vu les effets de mon combat sur le terrain et j’en suis fière. Même si le phénomène n’est pas éradiqué, j’ai vu comment la vie de la femme béninoise a été transformée dans les foyers. Il y a des choses qu’un homme ne peut plus faire à des femmes aujourd’hui à cause de Gbèdo. J’ai réussi cela », argue-t-elle avec aise. Grâce à ses diligences et à ce qu’elle appelle "sa rage de réussir", Me Marie Elise Gbèdo a connu de grands succès. Trois fois ministres au Bénin, une fois sous Kérékou et deux fois sous Boni Yayi, avec des charges internationales assumées en cours de fonctions, elle a reçu également de nombreuses distinctions. Reçue au grade de Commandeur de l’Ordre national du Bénin, de Chevalier de la légion d’honneur française décerné par le président Nicolas Sarkozy, elle vient de recevoir l’insigne titre de Grand officier.
Par ailleurs, Marie Elise Gbèdo a été consacrée en janvier 2006, Reine des femmes d’Afrique par le Collectif des femmes d’affaires du Bénin et a reçu en mars dernier le trophée Cléopâtre de la meilleure femme avocate. La liste de ces distinctions est loin d’être exhaustive. « Toutes ces reconnaissances, toutes ces distinctions sont pour moi la preuve que ma détermination, mes luttes ne sont pas vaines », exprime-t-elle.

Epanouie, elle avance sans désemparer

Ceux qui pensent que Me Marie Elise Gbèdo serait malheureuse ou aigrie, sont dans l’erreur. Qui dit qu’elle n’est pas satisfaite ou qu’elle manque de quelque chose, se leurre. Prospère, impassible et déterminée, elle avance, avec pour seule limite ses convictions. « Je suis une femme heureuse. Je ne vole pas. On a beau m’insulter, j’avance. Qu’est-ce-qu’on n’a pas dit de Gbèdo ? Pourtant, je suis là, je ne me cache pas. Si je devrais écouter tout ce qu’on dit de moi, est-ce-que je pourrais sortir de ma maison ? », évoque-t-elle avec sourire. Malgré les critiques, elle a réussi dans ses combats, dans ses entreprises. Même si elle reste quelque peu déçue de ses trois échecs à l’élection présidentielle, elle ne s’avoue pas complètement vaincue. Le film L’Amazone candidate à elle consacrée en dit long sur sa détermination. La femme aux principes inaliénables reste sereine, convaincue qu’aucune de ces velléités ne peut l’affaiblir.

Ses principes, elle ne les marchande pas !

Pas d’hypocrisie, pas de placard, Marie Elise Gbèdo ne cache rien à personne et ne juge pas sur des supputations. Elle ne se fait pas prier pour exprimer son opinion quand l’opportunité se présente. « C’est par les actes que moi je juge, je n’ai pas d’état d’âme. Je pense quelque chose de toi, je te le balance sans hésiter. Tu peux me bouder le lendemain. On a tenté de me changer mais on ne me changera pas  », confie-t-elle, le ton grave. L’avocate n’entend pas négocier ses valeurs ou les troquer dans des compromissions. « Si tu veux que je comprenne, explique-toi bien, sans ambages et sans duperie. Si tu ne communiques pas sur ce que tu fais et que je me trompe dans mon appréciation, ce serait de ta faute », fait-elle savoir.
Franchise, vérité et sincérité sont ses maîtres mots. « Je suis trop vérité ; j’aime la vérité, la franchise. Je n’aime pas les mensonges. C’est pourquoi dans tout ce que j’ai eu à faire, notamment dans la politique, je n’ai pas pu pratiquer la langue de bois. On me reproche d’être trop directe, mais je ne sais pas être circulaire. Cela ne m’empêche pas d’être une bonne médiatrice et une bonne négociatrice, experte dans les règlements à l’amiable », assure l’ancienne Garde des sceaux. Mais elle-même ne fait pas exception à ses principes. Tant elle est sincère, tant elle attend que l’on soit sincère envers elle. « Je n’aime pas qu’on me caresse dans le sens du poil. Positive ou pas, j’attends qu’on me dise la vérité. J’aime prendre mes responsabilités », explique-t-elle.
En tout, Me Marie Elise Gbèdo est simple et facile à vivre à condition qu’en face d’elle, il y ait de la sincérité. Elle ne cesse de le dire : « Je suis une femme très simple, très joviale, très aimante, très optimiste et qui est engagée dans les relations humaines ». Son livre autobiographique Le destin du roseau résume toute la personnalité de la belle et intrépide avocate Marie Elise Gbèdo, l’autre ‘’dame de fer’’.

Société 18 mai 2018


97e édition de Nonvitcha à Grand-Popo: Les innovations de la fête de retrouvailles des Xwla et Xwéla

Nonvitcha, fête de retrouvailles des communautés xwla et xwéla, sera à sa quatre-vingt-dix-septième édition, du 18 au 20 mai prochain, dans la cité balnéaire de Grand-Popo. Avant le démarrage officiel des festivités, ce vendredi, les préparatifs n’ont pas été de tout repos.

Grand-Popo, mercredi 16 mai dernier, la traversée de la ville ne dénotait d’aucune effervescence par rapport à la célébration annoncée de la fête Nonvitcha. Le décor à l’entrée de la ville, tout comme celui du tronçon Comé - Grand-Popo, tranche également avec la décoration du carrefour à sens giratoire de Comè faite de géantes affiches portant sur l’édition 2018 de Nonvitcha.
Il fallait aborder, à Grand-
Popo, le tronçon pavé menant au siège fédéral de l’association Nonvitcha, pour se rendre compte des préparatifs. Les bas-côtés de la voie étaient en train d’être désherbés jusqu'à tard dans la soirée du mercredi 16 mai dernier. Au niveau du siège, communément appelé Place Nonvitcha, des artisans renouvelaient la peinture de la clôture. A l’intérieur, quelques dizaines de bâches étaient en cours de montage. Au total, une quarante est prévue pour l’ensemble des sites officiels. Au-dessus des installations, flottait une flopée de drapeaux hissés tout le long de la façade du siège. Ils renseignent sur l’existence des sections communales de l’association tant au Sud qu’au Nord du Bénin et dans des pays étrangers. C’est le cas, par exemple, des sections Nonvitcha du Sénégal, du Burkina Faso, du Togo, du Gabon et de la France. En face du siège, la place où se dresse le géant podium de la célébration, était également en train d'être nettoyée par une main-d’œuvre constituée notamment des dames. Tout ce ménage se faisait sous la supervision du président de la sous-commission logistique et hébergement, Jean Pascal Symènouh, et du vice-président du bureau fédéral de l’association, Germain Hounkponou. Ils étaient sur plusieurs fronts. Outre la veille autour de la qualité des commodités à installer sur la place Nonvitcha, ils se transportaient, par moments, sur le stade communal qui subit aussi des travaux de mise aux normes en vue d’abriter la finale du tournoi de football organisé dans le cadre de ces retrouvailles. Il s’agit d’un derby qui opposera la sélection des étudiants de la ville à l’équipe championne de la coupe Nonvizan, une autre fête communautaire célébrée peu avant.
« Nous attendons, au total une dizaine de délégations de la diaspora », a fait savoir le vice-président de l’association, Germain Hounkponou qui indique, par ailleurs, que pour le compte de cette année, seront présents des invités des pays comme le Brésil et la Russie.

Célébration en deux étapes

La quatre-vingt-dix-septième édition de Nonvitcha, dont le top des festivités sera donné ce vendredi 18 mai, comporte une innovation de taille. Elle sera célébrée en deux temps. En effet, après Grand-Popo qui va s’animer du 18 au 20 mai 2018, la même célébration est annoncée du 8 au 10 juin prochain à Akodéha, arrondissement de Comè. Cette innovation vise à contenter les membres des communautés xwla et xwéla établies à Akodéha et ses environs.
En 2019, dévoile le vice-
président, ce sera le tour
d’Aholouyèmè, arrondissement de Sèmè-Podji dans le département de l’Ouémé. « Ce n’est que justice », appuie Jean Pascal Symènouh.
Les festivités débutent ce vendredi par la finale du jeu-concours « Meilleur lecteur », des animations culturelles et quelques actions à caractère social, telles que la mise à disposition de table de réanimation de nouveau-né au centre de santé de la ville. Suivront, samedi 19 mai, des cultes, des animations populaires et une conférence-débat. La fête sera portée en apothéose, ce dimanche, où les festivités connaîtront une phase officielle faite d’une série d’allocutions suivie des pique-niques. Au nombre des attractions, l’artiste Vi-Phint est annoncé comme tête d’affiche d’un concert.

Culture 18 mai 2018


Visite au Saint-Siège à Rome: Le président Patrice Talon rencontre le pape ce jour

Le président Patrice Talon à la tête d’une importante délégation séjourne depuis mercredi 16 mai dernier à Rome en Italie. Il rencontre ce vendredi 18 mai le pape François. C’est la première étape d’une visite qui le conduira également dans d’autres capitales européennes.

Le chef de l'Etat a entamé mercredi 16 mai dernier, une visite dans plusieurs capitales européennes. Mais c’est sa visite au Saint-Siège qui est au cœur de toutes les attentions. Le chef de l’Etat béninois qui effectue sa première visite à la curie romaine rencontre, ce vendredi, le pape François au cours de son séjour. Il est également annoncé une rencontre avec son homologue italien, le président Sergio Mattarella au palais du Quirinal de Rome.
C’est en fin de la journée du mercredi 16 mai que le président de la République, Patrice Talon en compagnie de son épouse Claudine Talon a atterri à l’aéroport militaire Ciampino de Rome (Italie) à la tête d’une délégation composée entre autre du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. A sa descente d’avion, le chef de l’Etat a été accueilli par Evelyne Togbé Olory, ambassadrice du Bénin en Italie ; Pontesili Stephano, ambassadeur d’Italie près le Bénin; l’ambassadrice du
Bénin près le Saint-Siège, Zanini Stéfano, le directeur adjoint du protocole d’Etat italien ainsi que deux autres représentants du Saint siège.
Le président Patrice Talon a également profité de son séjour pour échanger, ce jeudi 17 mai, avec le personnel de l'ambassade du Bénin à Rome. « Tour à tour, Evelyne Togbé Olory a présenté chacun de ses collaborateurs au chef de l’État et au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Elle a saisi l'occasion pour présenter au président Patrice Talon le turban BB (Bio-Bénin), un produit à base de fibres de coton 100 % made in Bénin qui sera présenté au mois de septembre prochain lors de la Fashion week de Milan.
En début de semaine prochaine, le président Patrice Talon sera en Suisse où il rencontrera à Berne, son homologue Alain Berset, président de la Confédération suisse. Il se rendra ensuite à Genève où il prendra part à la Conférence internationale sur l'accès aux médicaments et produits médicaux de qualité.

Actualités 18 mai 2018


Appui au développement : La France, un partenaire stratégique majeur du Bénin, selon Abdoulaye Bio Tchané

« La France est devenue un partenaire stratégique de premier plan de notre pays car depuis 2014, ses engagements ont atteint environ 44 milliards de francs CFA par an et 75 milliards pour le compte de l’année 2018 », a confié Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, mardi 15 mai dernier, lors de la revue du portefeuille des projets financés au Bénin par l’Agence Française de Développement.

Cette revue dont l’objectif est d’apprécier la performance globale du portefeuille et d’échanger sur les difficultés qui entravent leur bonne exécution, en vue des solutions appropriées, a donc été saisie par ce dernier pour donner, au nom du Gouvernement béninois, l’assurance à la partie française que le Bénin a pris les mesures nécessaires à travers les différents mécanismes de suivi (Comité de suivi des projets phares, Comité de suivi des projets prioritaires, Unités Présidentielles de Suivi) pour assurer une bonne gestion des différentes initiatives en cours avec l’AFD.

 

Economie 18 mai 2018


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