La Nation Bénin...
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Marche des ONG de la JVEP[/caption]Ce mercredi 16 mai, la communauté internationale a célébré la Journée internationale du vivre ensemble en paix (Jivep). Pour marquer cet événement qui est à sa toute première édition, la représentation d’Aisa Ong internationale au Bénin a organisé quelques manifestations dans la ville de Cotonou.
Ordonnée en trois colonnes, banderoles et pancartes en mains, une foule de jeunes hilares a marché dans la matinée de ce mercredi, de la place de l’Etoile-Rouge à la place-des-Martyrs via Gbégamey. C’était la caravane de sensibilisation organisé par l’Ong Aisa-Bénin dans le cadre de la célébration de la première édition de la Journée internationale du vivre ensemble en paix (Jivep).
Instituée par l’Organisation des nations unies (Onu) à l’unanimité de ses membres, la Jivep a pour objectif de mobiliser régulièrement les efforts de la communauté internationale en faveur de la tolérance, l’inclusion, la compréhension et la diversité en vue de bâtir un monde viable reposant sur la paix, la solidarité et l’harmonie. Pour ce faire, les Etats membres, les organisations internationales et les organisations de la société civile sont invités à célébrer cette journée dans le respect de la culture, des coutumes et autres particularités locales, nationales ou régionales.
Protagoniste de premier rang dans l’institution de la Jivep, Aisa Ong internationale a célébré cette première édition partout dans le monde. Les manifestations au Bénin ont démarré par une caravane de sensibilisation. « La diversité est une chance. Rien ne peut se construire dans la paix. Tout est possible dans la paix et le respect mutuel », a conseillé le président d’Aisa-Bénin Saliou Latoundji aux jeunes caravaniers.
Dans la soirée, une table ronde a été organisée dans les locaux d’Isba sur le thème : « Vivre ensemble en paix : un défi permanent ». Les communications abordées au cours de cette conférence ont essentiellement porté sur les défis du vivre ensemble en paix au regard des objectifs de développement durable, de la sécurité humaine, des religions et de la culture. « C’est une graine que nous semons, la graine du vivre ensemble dans la paix. Cette initiative n’a peut-être l’air de rien. Mais vous serez surpris des beaux fruits que portera cette graine. Gardons-la et entretenons-là bien donc ! », a assuré le président de Aisa-Bénin Saliou Latoundji.
Le Ministre Djogbenou recevant ici le rapport d'éxécution du RAVIP[/caption]Les résultats du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) sont désormais disponibles. Le Rapport général de l’opération a été présenté et transmis, ce mercredi 16 mai, à Cotonou, à la Commission nationale de supervision, par le Comité technique de pilotage en présence des membres de l’Agence nationale de traitement.
Un total de 10 354 466 personnes enrôlées pour une cible de 10 008 749, soit un taux de recensement de 103,45 % ; 20 402 enregistrements invalides ; 2 254 enregistrements en supervision et 2 277 795 personnes sans acte de naissance enrôlées sur témoignages des élus locaux. Ce sont les chiffres du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) dont les opérations ont pris fin le 30 avril dernier et contenus dans le Rapport général transmis hier à la Commission nationale de supervision (Cns).
En remettant ledit rapport au président de la Commission nationale de supervision (Cns), le président du Comité technique de pilotage (Ctp), Jean Aholou, a rappelé les démarches qui ont conduit à la mise en place des différentes instances impliquées dans le processus. Les années à venir, souligne-t-il, le peuple béninois se rendra compte de l’œuvre du Ravip dans toutes ses utilités et ses aptitudes. Pour le moment, poursuit-il, il convient de retenir qu’avec une base de données biométriques, point de départ de la mise en place du registre national de la population, le gouvernement met dans le patrimoine de l’Etat, une mine d’informations. Une mine dont les diverses applications conduiront le pays sur le sentier du développement. Pour lui, cette mine d’informations est également un trésor d’atouts. C’est pourquoi, il souhaite que le travail ne s’arrête pas au recensement.
Jean Aholou indique qu’il reste à faire l’élaboration et l’opérationnalisation du registre national de population ; la réalisation des registres communaux de population. Mais avant cela, il estime qu’il est urgent de trouver une réponse à la situation des 2 277 795 personnes qui n’ont pas d’actes de naissance.
Pour le président du Ctp, les chiffres obtenus dans le cadre du Ravip révèlent, à n’en point douter, les efforts faits par l’Etat béninois et ses partenaires techniques et financiers pour doter les citoyens béninois d’actes d’état civil afin de faciliter leur recensement.
En recevant le rapport, le président de la Commission nationale de supervision, le ministre Joseph Djogbénou, s’est réjoui des résultats obtenus avant de dire que six mois d’opération ont permis de dépasser les objectifs et de démontrer l’enthousiasme des populations. Six mois qui ont permis également de démontrer la pertinence de la décision du président de la République de doter le Bénin d’un outil administratif important dont les fonctionnalités sont multiples.
Joseph Djogbénou a rassuré le Comité technique de pilotage des efforts que feront la Commission nationale de supervision et le gouvernement pour prendre en compte les doléances soulevées au terme de l’opération, notamment ceux qui ont été enregistrés sur la base des témoignages. Pour lui, c’est un problème important et des réflexions en cours. Les autorités politiques à divers niveaux, notamment l’Assemblée nationale, prendront leurs responsabilités, promet-il.

Me Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué, Sylvain Nouwatin et André Katari représentent le chef de l’Etat au sein de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle. De sources concordantes, ils ont été désignés, ce mercredi 16 mai, par le président Patrice Talon.
Me Cécile Marie-Josée de Dravo Zinzindohoué va siéger en tant que juriste de haut niveau ayant au moins quinze ans d’expériences professionnelles. Un critère qu’elle remplit bien en tant que docteur en droit, enseignant-chercheur de droit à l’Université d’Abomey-Calavi à la retraite et commissaire-priseur. Me Cécile Marie-Josée de Dravo Zinzindohoué n’est pas une inconnue du gotha politique. Elle est par ailleurs membre du bureau politique chargé des questions juridiques du parti la « Renaissance du Bénin (Rb) », aile Me Abraham Zinzindohoué, son époux. Quant à Sylvain Nouwatin, il est un magistrat à la retraite et un proche du Parti social-démocrate (Psd), aile Bruno Amoussou. Ce digne fils de Comè dans le département du Mono, a occupé par le passé de hautes fonctions. Il a été président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) et secrétaire général de la Cour constitutionnelle. Il retourne donc désormais à son ancien lieu de travail mais avec une nouvelle casquette, celle de membre à part entière de la Haute juridiction. Il va siéger au sein de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle au titre de magistrat.
En ce qui concerne André Katari, il a été désigné par le chef de l’Etat, au titre de personnalité de « grande réputation professionnelle ». Il est un ingénieur agronome et cadre du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) à la retraite. Originaire de Glazoué donc du département des Collines, il est spécialisé dans la recherche Fibres et Coton. Il a été coordonnateur de l’antenne Bénin du Projet multinational d’appui à la filière coton et textile. Les trois nouveaux de la Cour constitutionnelle choisis par le chef de l’Etat vont rejoindre les quatre représentants du Parlement que sont Joseph Djogbénou (juriste de haut niveau), Razacky Amouda (magistrat), Fassassi Moustapha (magistrat) et Rigobert Azon (personnalité) désignés, lundi 14 mai dernier, par le bureau du Parlement.
Avec la désignation du chef de l’Etat, les sept membres de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle sont désormais au complet. Laquelle a été faite des deux côtés, conformément aux dispositions des alinéas 2, 3 et 4 de l’article 115 de la Constitution qui stipulent que « la Cour constitutionnelle comprend trois magistrats ayant une expérience de quinze années au moins dont deux sont nommés par le bureau de l’Assemblée nationale et un par le président de la République. Deux juristes de haut niveau, professeurs ou praticiens du droit, ayant une expérience de quinze années au moins nommés l’un par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République. Deux personnalités de grande réputation professionnelle nommées l’une par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République ».
Actualités 16 mai 2018
Les impressions du ministre après la visite[/caption]Le stockage de blocs de granite en vue de la construction de la digue immergée de protection et de la valorisation de la côte à la hauteur de Avlékété dans la commune de Ouidah se met progressivement en place. Dans la journée de ce mardi 15 mai, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a visité le site de stockage au port de Cotonou et a réceptionné le navire Gmb Artémis affrété pour transporter des blocs de granite en provenance de Norvège.
Le projet de construction d’une digue immergée de quatre kilomètres à l’Ouest de Cotonou est entré dans sa phase active depuis environ six mois. Ce segment prioritaire de côte, situé dans les zones d’Avlékété dans la commune de Ouidah dont le chantier de stockage et de conditionnement de blocs de granites situé au port de Cotonou, a reçu la visite du ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato qui a réceptionné le navire Gmb Artémis transportant 33 000 tonnes de blocs de roche pour la réalisation du projet.
Pour construire le brise-lames, l’entreprise contractante doit utiliser un 1,2 million de tonnes de blocs de granite. Selon le ministre Tonato, l’approvisionnement se fait dans les proportions deux tiers et un tiers. Il explique que les deux tiers de blocs de granite doivent provenir des carrières béninoises et le tiers restant d’une carrière identifiée en Norvège. « Au total, douze navires vont décharger pendant plus de deux ans pour permettre la construction de cette digue », précise-t-il.
Le ministre Tonato explique ce choix d’importation de blocs de granite par la célérité voulue dans les travaux alors que les trois carrières du Bénin ne peuvent couvrir la demande pour servir l’ensemble des sites de construction. Outre le nouveau chantier d’Avlékété, il y aura à partir de l’année de nouveaux sites de construction de brise-lames à Djègbadji et Grand-Popo en plus des sites de construction d’épis à l’Est de Cotonou, notamment Akpakpa- Dodomè. « Nous avons évalué la capacité de production de blocs de tout le Bénin. Nous avons ouvert deux fronts, Cotonou Est et Avlékété. Si nous voulons suivre notre rythme de production, nous aurons besoin d’environ six ans pour avoir le volume et le tonnage de blocs nécessaires pour avancer. Il a été question, sur la base des instructions du chef de l’État, de mixer pour ramener le délai de construction à trois ans. C’est pour cela que nous avons opté pour un tiers minimum de blocs en provenance de l’extérieur pour suppléer à ce que nos carrières ne peuvent pas produire », explique le ministre du Cadre de vie.
Mise en place des enrochements dès octobre
Le chantier a commencé par se mettre en place depuis bientôt six mois, informe le ministre précisant que les essais altimétriques ont été faits et le site de stockage a commencé par recevoir des blocs en provenance de Dan et environ, indique le ministre Tonato. Il reçoit également le premier bateau de roche en provenance de Norvège. Ces travaux préparent le démarrage effectif de la construction de la digue en octobre prochain à Avlékété, période propice pour ces types de travaux en mer. Autour de cette période, la saison sèche est là et offre l’avantage d’une marée plus basse, donc plus favorable pour les opérations en mer.
Selon Moens Jan, directeur du projet, le navire qui a accosté décharge des enrochements d’un à trois tonnes qui seront stockés quelques mois à quelques encablures du port de Cotonou avant d’être utilisés à partir de fin octobre pour la construction du brise-lames à Avlékété.
Le projet dans sa phase actuelle sur Avlékété est évalué à quelques 65 milliards de francs Cfa, pour la construction de la digue immergée sur quatre kilomètres, le remblai et l’aménagement de la plage pour permettre le développement d’activité balnéaire et d’infrastructures hôtelières et d’activités de développement touristique. Le ministre rassure qu’avec l’ouverture prochaine d’un troisième front à Grand-Popo, « nous aurions réglé définitivement la question de la protection côtière au Bénin ».
Eric LEVOY et Herve DJOKPE posant leur signature[/caption]Le gouvernement a renouvelé au Centre international de développement et de recherche (Cidr) son accord de siège au Bénin. La signature du protocole y afférent a eu lieu, ce mardi 15 mai à Cotonou, entre le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Cidr, Eric Levoy, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ambassadeur Hervé D. Djokpé.
Installé au Bénin depuis 50 ans, le Centre international pour le développement et de recherche (Cidr) vient de renouveler encore son accord de siège. L’acte consacrant ce renouvellement a été posé hier par le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Eric Levoy, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ambassadeur Hervé D. Djokpé à travers la signature du protocole.
Le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre en signant cet accord de renouvellement de siège, a rappelé que le premier projet mis en œuvre par le Cidr au Bénin a permis de créer la Compagnie dahoméenne de matériel agricole (Codamag) qui évolue maintenant sous le nom de Compagnie béninoise de matériel agricole (Cobemag). Au Bénin, indique-t-il, le Cidr a travaillé activement sur les filières agricoles en développant les Entreprises de services organisation de producteurs (Esop) en partenariat avec l’Organisation non gouvernementale bénino-togolaise Entreprises territoires et développement (Etd). Il a travaillé également, ajoute-t-il, sur l’économie de la santé en promouvant les mutuelles de santé dans les départements du Borgou et des Collines. Eric Levoy n’a pas oublié aussi la gouvernance des territoires avec les deux partenaires historiques du centre que sont le Groupement intercommunal des Collines (Gic) et l’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida).
Pour le directeur régional, le Cidr a développé de Lalo à Tchetti, de Savalou à Karimama, des approches méthodologiques, pour promouvoir un développement solidaire, durable et efficace au niveau familial villageois et régional. Des actions qui, selon lui, ont permis un essaimage dans la sous-région et plus précisément au Togo, en Côte d’Ivoire, au Mali ou au Burkina Faso, portant donc haut les couleurs du Bénin.
Grâce au renouvellement de l’accord de siège, Eric Levoy promet que le Cidr s’efforcera d’apporter des approches de développement innovantes, toujours en partenariat avec les acteurs béninois. Le Bénin, souligne-t-il, constitue pour le centre un des pays de concentration de ses projets et interventions.
Perpétuer le partenariat
Le renouvellement de cet accord de siège traduit également la reconnaissance du travail du Cidr au Bénin. Et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ambassadeur Hervé D. Djokpé, s’en réjouit. Pour lui, la signature du renouvellement de l’accord de siège constitue une étape importante dans les relations entre le Cidr et l’Etat béninois. Elle traduit aussi le témoignage de la volonté commune des deux parties de perpétuer leur partenariat pour le développement et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’actions dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la gestion des territoires et de la lutte contre la pauvreté.
L’ambassadeur Hervé D. Djokpé estime que cet accomplissement exprime la reconnaissance de la satisfaction des populations bénéficiaires des nombreuses actions du Cidr. Au regard des interventions sur le terrain, des interventions qui sont en parfaite adéquation avec le Programme d’action du gouvernement (Pag), le secrétaire général affirme qu’en décidant de renouveler l’accord de siège, le gouvernement a la ferme volonté d’ouvrir une nouvelle page de ses relations avec le Cidr. Des relations qui, dit-il, étaient déjà fructueuses dans plusieurs domaines. Il cite, entre autres, la valorisation des produits locaux, la mise en place de l’Association pour le développement de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori, la création du Groupement intercommunal dans le département des Collines, la création d’un Fonds pour le développement des territoires.
Le Cidr intervient aussi dans l’appui technique et méthodologique dans la conception des outils, la promotion des foires intercommunautaires dans les communes de Dassa-Zoumè, Savè, Glazoué, Savalou, Bantè, Ouèssè ; puis la formation des élus locaux et communaux. L’ambassadeur Hervé D. Djokpé a rassuré le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, de la sollicitude du gouvernement à toujours accompagner les actions du Cidr au Bénin.
les Officiels au 1er plan lors du lancement [/caption]Dans la dynamique de l’amélioration de son offre de service, l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) a mis en place une plateforme d’intermédiation. Dénommée « Plateforme du système d’information des clients de l’Anpe (sic@) », elle vise à faciliter l’accès aux services offerts par cette agence. Il a été lancé, ce mardi 15 mai, par Modeste Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises et de l’Emploi des Jeunes.
L’inscription des demandeurs d’emploi à l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) est désormais digitale. Elle se fera sur la Plateforme du système d’information des clients de l’Anpe (sic@) en remplacement de l'ancien système qui était physique et contraignant. A la cérémonie de lancement de cet outil, Urbain Amégbédji, directeur général de l’Anpe, signale que l’utilisation des moyens technologiques répond à la volonté de faciliter l’accès à ses services aux usagers et de prendre efficacement en charge les clients. Le numérique, explique-t-il, offre d’énormes possibilités qui sont intégrées à la plateforme sic@. L’Anpe s’engage à doter les jeunes des compétences.
La révolution numérique introduite sur le marché de l’emploi par les technologies impose à l’Anpe de réagir. Face à ce défi, l’Anpe se doit de doter les compétences actuelles de moyens pouvant leur permettre de saisir les opportunités de travail générées par cet environnement digitalisé. « Le défi de l’emploi dans ce contexte dynamique et changeant est colossal », souligne-t-il. Selon lui, la plateforme sic@ est la solution en ce sens qu’elle offre la possibilité aux demandeurs d’emploi où qu’il se trouve de se faire enregistrer dans la base de données de l’Anpe. Ainsi, il pourra disposer des informations utiles et indispensables pour son accompagnement et son insertion. S’agissant de la qualité de l’offre de service, le digital est utilisé à plusieurs niveaux tels que l’inscription, l’intermédiation entre l’offre et la demande d’emploi et l’accompagnement à l’entreprenariat. En ce qui concerne les compétences numériques dont seront dotés les jeunes,l’Anpe a conclu un partenariat avec la plateforme européenne « Open class room». «C’est pour permettre aux jeunes de se former dans les métiers du digital », précise-t-il.
Revenant sur l’importance de l’emploi, Modeste Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises et de l’Emploi des Jeunes, note qu’il confère de la dignité à l’être humain. A l’en croire, les jeunes de 25 à 35 ans constituent 30 % des actifs de la population. Après avoir retracé la situation du chômage dans le pays, il note que 35 000 diplômés sont livrés sur le marché de l’emploi chaque année par les centres de formation universitaires dont 20 000 des universités publiques. A en croire Modeste Kérékou, il faut innover pour faire efficacement face au chômage et au sous-emploi. Dans cette dynamique, les technologies de l'information et de la communication (Tic) peuvent jouer un rôle majeur. « L’utilisation des outils numériques au service de la lutte contre le chômage et le sous-emploi devient un impératif», relève-t-il ajoutant que l’Anpe a vu juste en mettant en place cette plateforme. Un outil qui, estime-t-il, lui permettra de révolutionner la prise en charge des chercheurs d’emploi et le travail des conseillers en emploi qui s’occupent d’eux. Il n’a pas manqué de relever les avantages de la plateforme. Les demandeurs d’emploi n’ont plus besoin de se déplacer vers les antennes départementales de l’Anpe avant de s’inscrire, le gain de temps est important, a-t-il entre autres mentionné.
En dehors des demandeurs d’emploi, sic@ accueille aussi les employeurs qui peuvent y positionner les offres disponibles dans leurs structures.
Point de presse du Conseil Consultatif du foncier[/caption]Réuni en session extraordinaire dans les locaux du ministère en charge de l’Agriculture, le Conseil consultatif du foncier (Ccf) a donné, ce mardi 15 mai, un point de presse pour présenter l’institution et ses attributions. C’était sous l’égide de son président, le ministre Gaston Dossouhoui.
Plus d’expulsions violentes, illégales, arbitraires, forcées ou de démolitions même émanant des décisions de justice. Désormais c’est la voie du règlement à l’amiable qui a préséance dans l’exécution des décisions de justice et la résolution des litiges domaniaux. C’est la substance du message porté au peuple béninois par le président du Conseil consultatif du foncier (Ccf) Gaston Dossouhoui.
Principal organe de mise en œuvre de la réforme foncière, le Conseil consultatif du foncier est désormais opérationnel. Il a démarré ses activités en janvier 2018 et a déjà été saisi des dossiers sur lesquels il doit statuer.
Présentant l’institution, le ministre Gaston Dossouhoui a rappelé que le Ccf a été institué par la loi n°2017-15 du 10 août 2017 qui a modifié et complété la loi n°2013-01du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial en République du Bénin. L’article 424 de cette nouvelle loi l’instaure comme étant « le cadre institutionnel de concertation et d’échange de tous les acteurs du foncier, de mise en cohérence et en synergie des actions en matière de politique foncière et domaniale de l’Etat… Il définit les actions à privilégier pour la mise en œuvre avec succès du Code foncier et domanial ».
Le Ccf comprend deux organes que sont l’assemblée générale et le secrétariat permanent. Les membres du conseil proviennent des différentes institutions et organisations d’acteurs intervenant dans le foncier. Le Ccf est dirigé par un bureau de quatre membres comprenant le président, deux vice-présidents et le secrétaire permanent.
Le secrétaire permanent du Ccf, Victorien Kougblénou, décrit le mécanisme de saisine de l’instance : « Les populations, les procureurs de la République ou les parties qui ont intérêt à agir, peuvent désormais saisir le Ccf. La saisine se fait à travers une requête déposée au secrétariat permanent du Conseil ». « Le dossier est enrôlé puis mis en instruction. Des comités techniques sont mis en place pour étudier les dossiers avant leur présentation à l’assemblée générale qui statue », poursuit-il. Le maintien de la quiétude est un fondement majeur des interventions du Ccf.
« La terre est ce qu’il y a de plus sacrée pour le Béninois et j’espère que nous allons pouvoir apporter des solutions aux problèmes fonciers, dans la préservation de la paix sociale», a formulé le président du Ccf Gaston Dossouhoui.
Remise de la plaquette par le représentant du Ministre et le PCA de la MSC[/caption]Le Bénin célèbre l’avènement de la démarche qualité dans le rang des Organisations de la société civile (Osc). C’est une initiative de la Maison de la société civile (Msc), soutenue par la Coopération suisse et la Délégation de l’Union européenne, lancée ce mardi 15 mai à Cotonou.
La démarche qualité s’invite dans le milieu des Organisations de la société (Osc) béninoises. Leur labellisation a fait l’objet d’un lancement, ce mardi à Cotonou. Elle se présente comme un outil de leur rayonnement et de leur essor. C’est un instrument de professionnalisation et de promotion des associations qui disposent d’un système de gouvernance efficace.
« Cet évènement annonce la célébration et la reconnaissance du travail bien fait des Osc. Elle proclame l’ère de l’excellence et du désir de renforcer la société civile béninoise », soutient le président du Conseil d’administration de la Maison de la société civile, Arouna Lawani. Il s’agit, selon lui, d’une exigence de qualité à travers l’outil de certification ‘’Le label qualité des Osc béninoises’’.
Les partenaires techniques et financiers accompagnent le processus à travers leur appui à la Maison de la société civile. Tout en saluant l’avènement de la labellisation, la représentante de la Délégation de l’Union européenne (Due), Laurence Ouvrard, expose les difficultés auxquelles les Osc sont confrontées. « Nous sommes conscients que les Osc sont foisonnantes, riches et diversifiées au Bénin. Mais elles font face au manque de crédibilité, de crise de confiance, aux problèmes de gouvernance et d’intégrité… » Le souci des partenaires techniques et financiers est que le processus puisse profiter aux structures bénéficiaires et à celles qui souhaitent s’améliorer. La représentante de la Due insiste sur le sens de l’engagement associatif et la défense du bien commun.
La mise en œuvre du processus de labellisation annonce un soutien accru des pouvoirs publics aux Osc en vue de la lutte contre la pauvreté par la promotion de la bonne gouvernance.
Selon le conseiller technique du ministre de la Justice, Bienvenu Lassehin, le Bénin requiert une politique nationale fondée sur la qualité et la professionnalisation des Osc. « Il est nécessaire que les acteurs des Osc soient renforcés afin d’œuvrer plus activement pour le développement », souligne-t-il. Il explique que le label qualité est porteur d’espoir et de changement. Sa mise en œuvre va contribuer au renforcement des capacités et de la performance des acteurs de la société civile engagés pour le développement social dans une dynamique d’amélioration continue. Il souhaite que le label puisse contribuer à relever leurs défis, dont le renforcement de la structuration, l’amélioration de leur professionnalisation et l’optimisation de leur participation aux actions du développement du pays.
Accroître les performances
Selon le porte-parole des bénéficiaires, Aline Adjibi Dato, les Osc jouent un rôle majeur dans le développement du pays. Au regard de leur contribution, il est plus que nécessaire qu’elles se distinguent par leur performance et leur capacité à répondre aux préoccupations de développement du pays. Un moyen sûr de reconnaître ces compétences au sein des Osc passe par le ‘’label qualité’’. « Le dispositif de labellisation est un puissant outil qui motive les Osc à leur renforcement de capacité ; il faut dès lors souhaiter que toutes les organisations adhèrent à ce processus en prenant l’engagement de se conformer aux dispositions prévues dans ce cadre », suggère-t-elle. « Nous sommes convaincus que ce label fera ressortir notre crédibilité, notre professionnalisme aux yeux des partenaires techniques et financiers et de nos bénéficiaires », poursuit-elle. Elle prend l’engagement au nom des bénéficiaires d’informer l’ensemble des Osc du Bénin sur l’importance de cet outil.
Le ‘’label qualité des Osc’’ a un caractère annuel et une durée de vie de trois ans. Le référentiel de labellisation est construit sur certains critères fondamentaux, à savoir les prescriptions de la charte de la société civile, les règles de gouvernance interne au sein des Osc, les principes d’Istanbul, les orientations de la Déclaration de Paris.

L’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) a rendu public, ce mardi 15 mai à Cotonou, le rapport de l’Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire au Bénin (Agvsa 2017). Cette étude dont le financement est assuré par le Programme alimentaire mondial (Pam) et qui a été présentée au cours d’un atelier de dissémination montre que 9,6 % de Béninois sont en insécurité alimentaire en 2017.
Mettre en place une approche multisectorielle pour lutter contre l’insécurité alimentaire en développant la production locale et l’accessibilité ; la nutrition et renforcer la résilience dans les zones vulnérables. C’est la principale recommandation du rapport de l’Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire 2017 (Agvsa 2017) qui a été présenté hier, par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae).
En effet, l’Agvsa est une enquête qui vise à mettre à jour les informations sur la sécurité alimentaire et de mieux comprendre l’impact des chocs récents, que ce soit d’ordre climatique, économique ou autre, sur la consommation alimentaire des ménages ainsi que sur leurs stratégies. Elle fait suite à l'enquête dont le rapport a été présenté en 2013, et a porté sur 15 000 ménages du Bénin répartis dans 745 villages et quartiers de villes.
La réalisation de cette étude, selon la directrice générale par intérim de l’Insae Armelle Ahamidé Meangoua, a permis de fournir des informations détaillées sur le nombre de ménages en insécurité alimentaire au Bénin, leurs caractéristiques et les causes de cette insécurité alimentaire. Les résultats de cette enquête qui s’est déroulée de juillet à août 2017, montrent que des efforts restent à faire pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable (Odd) n°2 à savoir « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ».
Selon les résultats de l’étude, 9,6 % de la population béninoise sont en insécurité alimentaire. Une insécurité qui n’est pas liée à un manque de disponibilité alimentaire mais à un manque d’accès à l’alimentation. Cette proportion, souligne la directrice générale par intérim de l’Insae, varie selon le milieu de résidence, les départements et les caractéristiques spécifiques des ménages. Les départements les plus touchés par l’insécurité alimentaire sont : l’Atacora (24 %); le Couffo (16 %) et les Collines (15 %).
Lutte contre la faim
Pour le représentant du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Zakari Tassou, secrétaire général du ministère, les résultats de l’enquête reflètent la situation de la sécurité alimentaire dans le pays au cours de la période qui coïncide avec celle de soudure au Nord et celle de la pré-récolte dans le Sud. D’après le rapport de l’Agvsa 2017, explique-t-il, près de la moitié de la population béninoise est en sécurité alimentaire (47,5 %). Mais cette population, selon lui, est dans le risque de basculer en insécurité alimentaire en cas de chocs sévères ou fréquents.
En revanche, précise Zakari Tassou, 9,6 % de la population sont en insécurité alimentaire, soit 1,09 millions de personnes dont 0,7 % en insécurité alimentaire sévère (soit 80 000 personnes). L’insécurité alimentaire touche davantage les ménages résidant en milieu rural (13 %) que ceux du milieu urbain (7 %) et moins ceux de Cotonou (2 %).
La comparaison des résultats de 2017 avec ceux obtenus en 2013 fait ressortir que l’insécurité alimentaire globale a légèrement diminué passant de 11 % à 9,6 %. Cependant, le secrétaire général du ministère en charge du Plan et du Développement estime qu’il faut tenir compte du fait que les données n’ont pas été collectées à la même période. On pourrait, à son avis, s’attendre à une amélioration des taux pour la période de post-récolte.
Pour le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, cette évaluation est, à n'en point douter, une avancée de plus dans la lutte contre la faim au Bénin. Sa plus-value réside dans le fait qu’elle a été menée dans une année charnière de la mise en œuvre des Odd et renforcera, de ce fait, les études en cours sur l’évaluation des besoins des Odd au Bénin, indique-t-il.

Le ministère du Plan et du Développement et l’Agence française de développement (Afd) ont conjointement tenu, ce mardi 15 mai à Cotonou, la traditionnelle revue trimestrielle des projets financés par l’Afd. Les travaux ont été ouverts par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané en présence de l’ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux.
Un portefeuille d’un montant global de 186 milliards de F Cfa avec une vingtaine de projets répartis substantiellement dans les secteurs prioritaires d’intervention de l’Afd, notamment l’énergie, le développement urbain et l’aménagement, l’agriculture, l’éducation et la formation professionnelle et subsidiairement dans d’autres secteurs tels que la santé, le secteur privé, le renforcement de capacité et l’appui à la bonne gouvernance. Ainsi se présente la nomenclature de l’appui de l’Agence française de développement au Bénin.
Réunis au ministère du Développement et du Plan, hier, les acteurs impliqués dans la chaîne ont passé en revue les différents projets financés par l’Afd. Taux d’exécution matérielle, taux de décaissement, difficultés rencontrées, solutions envisageables, prévisions. C’est sur la base de cette grille que chaque projet a été apprécié. Pour le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, l’organisation trimestrielle des revues conjointes vient compléter les mesures de suivi mises en œuvre par le gouvernement pour que les projets s’exécutent de façon optimale et dans les délais prévus.
Saluant tous les acteurs impliqués dans l’organisation de la revue, l’ambassadrice de la France près le Bénin Véronique Brumeaux a présenté l’envergure actuelle de l’appui de l’Afd au Bénin. Un appui qui s’est sensiblement accru passant de 10 milliards d’investissements à 43 milliards F Cfa par an depuis 2014. « Cet accroissement des investissements nous impose une obligation de résultats… L’enjeu majeur est celui de la mise en œuvre, de l’exécution financière, du respect des délais et de l’obligation de résultats », fait savoir le directeur de l’Afd Adrien Haye.
Pour l’ambassadrice Véronique Brumeaux, l’augmentation des interventions de l’Afd au Bénin témoigne de la densité des relations entre les deux pays. « Je suis convaincue que cette revue qui répond au souci d’efficacité et de redevabilité permettra d’accélérer la mise en œuvre des projets », a-t-elle assuré.