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Nouvelles

Manque de spécialistes dans les hôpitaux de l’Atacora : le recrutement pour pallier les dysfonctionnements
Les centres de santé du département de l’Atacora font face à une pénurie de spécialistes. Les populations comptent sur le recrutement par l'Etat pour doter les différents centres et hôpitaux de médecins spécialistes afin de faire face à d’éventuelles complications sanitaires. Le recrutement de médecins spécialistes dans les structures sanitaires du département de l’Atacora aidera beaucoup les populations. Un besoin largement exprimé par des femmes qui fréquentent les services de l’hôpital de Natitingou Pôle mère et enfant sans jamais rencontrer un pédiatre, mais plutôt des médecins généralistes commis à la tâche. C’est le cas de dame Alimata T. en partance pour Tanguiéta avec son bébé de deux mois, dans l’espoir de trouver un pédiatre prestataire au niveau de l’hôpital Saint-Jean de Dieu, pour soigner l’enfant. Le manque de personnel sanitaire qualifié est une réalité connue des autorités départementales, mais elles nourrissent l’espoir d’un recrutement pour mieux assurer la prise en charge des populations. La question du ratio du personnel sanitaire est une vraie difficulté, souligne le directeur départemental de la Santé de l’Atacora. Selon ses explications, ce département a le plus faible ratio en matière de personnel spécialiste. La raison qui justifie cet état de choses, selon Jacob Namboni, est l’instabilité de ce type de personnel. « Lorsqu’on fait un recrutement, nous avons un nombre important, mais deux ans trois ans après, tout ce nombre commence par partir, donc l’instabilité du personnel est un facteur », clarifie le médecin. L’Atacora a vraiment besoin de spécialistes pour gérer les cas de maladies généralement compliquées. À défaut, la première solution, c’est l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta où nous avons tous les spécialistes, fait savoir le Dds. Cet hôpital accueille, selon lui, non seulement les malades du département, mais également les malades de tout le Bénin entier. Le dernier recrutement apportera une solution au ratio du personnel ainsi qu’au problème de spécialistes, espère le Dr. Le déploiement de spécialistes dans les formations sanitaires de l’Atacora va combler le ratio dans la plupart des hôpitaux. Soulignant qu’un vaste programme de recrutement de personnel sanitaire est en cours de finalisation, Jacob Namboni salue les efforts du gouvernement en la matière. Il cite comme exemples la disponibilité d’un cardiologue, d’un ou de deux chirurgiens au Chd, des gynécologues dans chaque zone sanitaire et cinq à Natitingou. Ce sont ces spécialistes qui gèrent les grandes maladies, souligne-t-il. Il est vrai qu’aujourd’hui, il existe des maladies neurologiques, c’est-à-dire dues aux nerfs et les maladies liées à la neurochirurgie pour lesquelles le département se réfère à Parakou. La présence de pédiatres et d’autres spécialistes est souhaitable dans les formations sanitaires du département. Le recrutement intensif envisagé dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) va corriger les dysfonctionnements en matière du ratio du personnel sanitaire, selon Venant Quenum, coordonnateur dudit programme, intervenu sur l’émission hebdomadaire 90 minutes pour convaincre de la Radio nationale, dimanche 14 novembre 2021. Santé 10 déc. 2021


Réformes dans le secteur Justice : les préoccupations du barreau
La justice béninoise est en pleine modernisation mais certaines réformes ne sont pas de nature à garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire. C’est ce qu’a démontré Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, lors de l’audience solennelle de rentrée judiciaire 2021-2022. La Loi 2020-08 du 23 avril 2020 portant modernisation de la justice est une louable initiative pour accompagner les juges dans leur travail et impulser un renouveau dans le secteur. « Si cette loi a résolu des problèmes rencontrés dans le métier au quotidien du juge et le management des juridictions, la principale préoccupation du barreau et du citoyen béninois demeure et tourne autour d’une bonne administration du service public de la justice. La problématique majeure qu’expriment aujourd’hui le barreau et la plupart de nos concitoyens tourne autour d’un même souci : celui de la séparation effective des pouvoirs », fait remarquer Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. Il rappelle que la séparation des pouvoirs est un principe essentiel à l'État de droit. Le Législateur fait les lois, l'Exécutif les met en œuvre et le Judiciaire les applique en les interprétant au besoin. C’est pourquoi chaque pouvoir doit rester indépendant. C’est de l'indépendance effective du pouvoir judiciaire que dépendent l’impartialité et l’efficacité de la justice. Me Prosper Ahounou évoque dans ce cadre les propos de l’actuel président de la Cour suprême: « Il n'y a pas de justice forte sans indépendance du pouvoir judiciaire». Il évoque en soutien à son argumentaire la Constitution qui dispose en son article 125 : « Le Pouvoir judiciaire est indépendant du Pouvoir législatif et du Pouvoir exécutif. Il est exercé par la Cour suprême, les cours et les tribunaux créés conformément à la présente constitution». Me Prosper Ahounou poursuit : « Cette affirmation tranchée est confortée par l’article 126 de la même constitution qui énonce que la justice est rendue au nom du peuple béninois. Les juges ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi. Les magistrats du siège sont inamovibles ». Mais le bâtonnier dénote un paradoxe dans cette même constitution. Un paradoxe dont le corollaire est une implication de plus en plus croissante de l’Exécutif dans le domaine du Judiciaire. En effet, les articles 127 et 129 de la Constitution modifiée stipulent respectivement : « Le président de la République est garant de l'indépendance de la justice. Il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature dont il nomme le président » ; « Les magistrats sont nommés par le président de la République, sur proposition du Garde des sceaux, ministre de la Justice, après avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ». Allant dans le même sens que le constituant, le législateur précise que le Conseil supérieur de la Magistrature est présidé par le président de la République. « Il s’ensuit une situation à la fois périlleuse, paradoxale et ambigüe qui interroge la considération entre la justice indépendante rendue au nom du peuple, le président de la République qui doit garantir l’indépendance de la justice, et la responsabilité du magistrat qui devra rendre justice face à la puissance du Pouvoir exécutif ». Que faire ? L'indépendance du magistrat est, selon Me Prosper Ahounou, la plus importante des valeurs déontologiques de la magistrature. L'impartialité et l'intégrité du juge doivent être promues. Il y va du renforcement de la confiance des justiciables en la justice. Pour assurer cette indépendance, il convient selon le bâtonnier d’engager certaines actions pour résoudre le problème lié au statut des magistrats. « La vraie réforme consistera à enlever à l’Exécutif ses pouvoirs en matière de carrière, de sanction et de rotation des magistrats. La deuxième réforme est celle du Conseil supérieur de la magistrature. La composition actuelle de cet organe de régulation et de gestion de la carrière des magistrats doit être guidée par le principe de la séparation des pouvoirs », recommande Me Prosper Ahounou. Pour lui, il ne saurait avoir de justice indépendante sans deux garanties essentielles que sont l’inamovibilité des juges et la non interférence du pouvoir exécutif dans la gestion de la carrière des magistrats. Me Prosper Ahounou évoque une troisième réforme qui consistera à élaborer un code de déontologie du magistrat. Il explique : « La magistrature est soumise à des exigences d’éthique, de moralité et de probité… La soumission des magistrats à la règle de droit, à une éthique, au respect de leur déontologie, constitue le gage de leur légitimité aux yeux des justiciables… Il ne peut y avoir de pouvoir judiciaire indépendant sans responsabilisation des magistrats… A mesure que s’accroit l’importance sociale et politique du Pouvoir judiciaire grandit aussi la nécessité pour les magistrats de répondre de leurs comportements professionnels ». Actualités 10 déc. 2021


Droits de l’homme : les inégalités s’accentuent
Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Déclaration universelle des droits de l’homme. En cette journée anniversaire, la Haut-Commissaire des Nations Unies en charge du domaine constate que malgré des progrès accomplis, depuis 2001, une succession de chocs mondiaux a ébranlé les avancées. Le contexte sanitaire, lié à la pandémie de la Covid-19, a accentué les inégalités, en particulier celle de l’accès aux vaccins, entraînant un frein à la reprise économique de la plus grande partie de la planète. La Cheffe de l’organisation onusienne en charge des droits de l’homme, la Chilienne Michèle Bachelet, a déclaré que l’apparition de la pandémie, en mars 2020, « a suscité une augmentation effrayante des inégalités, entraînant des taux de transmission et de mortalité disproportionnés dans les communautés les plus marginalisées, tout en contribuant à l’augmentation des niveaux de pauvreté, à l’aggravation de la faim et à l’effondrement du niveau de vie. Ceux-ci risquent à leur tour d’alimenter les rancunes, les troubles sociaux, voire un véritable conflit ». Les personnes les plus vulnérables sont les plus durement affectées à savoir, « les femmes, les travailleurs à faible revenu et ceux du secteur informel, les jeunes et les personnes âgées, les personnes handicapées, ainsi que les membres des minorités ethniques, raciales et religieuses et les peuples autochtones ». Ce qui aggrave les inégalités fondées sur l’âge, le genre et la race. Accès vaccinal inégal Selon les prévisions, la plupart des pays développés devraient connaître une croissance en 2022, tandis que les pays aux revenus les plus faibles devraient connaître une récession continue, creusant encore davantage le fossé entre leurs populations. Michèle Bachelet déclare que le fossé entre pays se creuse. L’accès inégal aux vaccins n’est pas étranger à cette situation puisqu’au 1er décembre, à peine 8 % des adultes avaient reçu une dose de vaccin dans les familles à faible revenu, contre 65 % dans les pays à revenu élevé. Environnement Michèle Bachelet souligne le fait que « la crise environnementale exacerbe la discrimination, la marginalisation et les inégalités ». Elle note « qu’au total, 389 catastrophes liées au climat ont été enregistrées en 2020, entraînant la mort de plus de 15 000 personnes, affectant 98 millions d’autres personnes et infligeant 171 milliards de dollars de dommages économiques. A cause de la pandémie, les changements radicaux nécessaires pour éviter une nouvelle catastrophe écologique ne sont pas opérés ». Poids de la dette La Haut-Commissaire rappelle que le poids de la dette pèse sur de nombreux pays. « Plus de la moitié des pays les moins avancés et des pays à faible revenu dans le monde sont actuellement en situation de surendettement ou risquent fortement de l’être. En Afrique de l’Est et en Afrique australe, les coûts liés au service de la dette sont passés en moyenne de 60 % du Pib en 2018 à près de 70 % du Pib en 2021. Cette situation est due en partie à la forte contraction de l’activité économique et à la chute des prix des produits de base. La nécessité de rembourser les prêts a déjà conduit à des mesures d’austérité budgétaire qui limiteront la marge de manœuvre budgétaire pour des investissements clés dans les droits et la reprise durable ». La Cheffe des droits de l’homme rappelle que « l’égalité est une question d’empathie et de solidarité ». Pour s’en sortir, il faut « œuvrer ensemble pour le bien commun ».   Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 10 déc. 2021


Education inclusive : du potentiel sous le handicap
Au Bénin, la vie des enfants handicapés n’est pas aisée. Pourtant, beaucoup de ces enfants arrivent à franchir les barrières sociales grâce à leur intégration au monde scolaire. Des parcours inspirants susceptibles de motiver ceux que les communautés enferment dans l’enclos. Quand on rencontre pour la première fois, ce beau petit garçon de 5 ans, assis, au visage rayonnant et doux, entouré de ses camarades de classe, on est loin d’imaginer son parcours d’enfant ‘’mal accepté’’, du fait de son autisme et de son handicap physique. Pourtant, Exaucé est un enfant entier, une tête bien faite. Après avoir pris son courage à deux mains, Chimène Dossou-Yovo, sa maman, décide finalement de le sortir de la ‘’cage’’ pour lui offrir une nouvelle chance : l’envoyer à l’école. Elle ne s’est pas trompée. « J’ai réalisé que c’est parce que je l’enfermais à la maison que sa situation s’est aggravée», confie-t-elle, encourageant les crieurs publics à s’impliquer dans la sensibilisation des parents à l’éducation inclusive des enfants handicapés. Depuis qu’elle a réussi cet exploit, Exaucé multiplie ses performances à l’école. « L’année dernière, il était incapable de piper mot. Cette année, c’est lui-même qui exprime librement ses besoins et arrive à imposer ses choix. Je trouve que l’éducation scolaire a favorisé ce grand changement », témoigne-t-elle. Sa maîtresse Aubierge Agbalohoun témoigne : « Exaucé ne cesse de me surprendre par ses efforts. Il a beaucoup progressé avec le peu de temps que nous venons de faire ensemble. Il s’intègre correctement dans le milieu scolaire et est très motivé, parfois plus que toute la classe, surtout lors du cours d’Anglais. Je suis convaincue qu’il fera davantage de progrès ». A l’instar d’Exaucé, Ariel L. Sagesse, Maélie, et Esaïe s’en sortent bien à l’école. Mais le cas qui force davantage l’admiration est celui de Charlie Dènon, portant une infirmité motrice cérébrale et titulaire d’un Master en Fiscalité. Et les exemples de ce genre sont légion. Autant qu’ils sont, ils vivent leur handicap à leur manière sous le regard social à la fois moqueur et affligeant, mais ils voient toujours la vie en rose lorsqu’ils sont entourés de leurs camarades de classe. Accélérateur de transformation Chaque enfant handicapé qu’on enseigne est un homme qu’on sauve. Leurs taux de réussite aux examens scolaires traduisent leur capacité à exceller lorsque les conditions favorables leur sont créées : 61,22 % d’admissibilité au Bepc 2021 au niveau des candidats aveugles amblyopes et sourds muets. Chantal Gnanhoui, autiste et aujourd’hui animatrice à l’Ong Crysalide, revient de loin. Elle a obtenu la ‘’guérison’’ grâce à son intégration et surtout à l’éducation qu’elle a reçue de l’Ong. Débordante d’énergie, elle déploie aujourd’hui sa passion au profit de ses jeunes frères et sœurs. En dépit de la panoplie de formations reçues pour son épanouissement, elle se mord les doigts aujourd'hui pour avoir très tôt abandonné les bancs. Elle conçoit l’école comme un accélérateur de transformation pour les enfants handicapés. « A l’école, on acquiert de la valeur et de la considération. Priver un enfant de ce droit, c’est le priver de joie. Si j’avais été loin dans les études, mes parents auraient davantage été fiers de moi », conçoit-elle. Toutefois, tout n’est pas perdu pour les enfants handicapés au Bénin. Tant qu’il y aura des promoteurs d’école favorables à l’éducation inclusive, l’espoir est permis. En effet, Rosine Ahonlonsou Sogbossi, directrice de l’école inclusive ‘’Les Hibiscus’’, ne jure que par l’éducation inclusive au Bénin. Elle fait partie des rares promoteurs d'écoles de la place à offrir ce cadre d’apprentissage, qui prône le droit à l’éducation pour tous. Le travail de cette femme et de ses collaborateurs pluridisciplinaires depuis environ trois décennies est la preuve de l’attention à apporter aux enfants handicapés : psychiatres, psychothérapeutes, orthophonistes, kinésithérapeutes, enseignants, auxiliaires de vie scolaire (Avs), missions étrangères de spécialistes, tous sont mis à contribution pour répondre aux exigences des enfants à besoins spécifiques. Une trentaine de cas (infirmité motrice cérébrale, autisme, déficience intellectuelle, trisomie 21,…) sont enregistrés dans l’établissement pour le compte de cette année. Cette école inclusive ne lésine pas sur les moyens. Sa promotrice est très enthousiaste à l’idée d’évoquer les parcours inspirants. « La plupart des cas que j’ai enregistrés poursuivent leurs études supérieures et d’autres suivent des formations professionnelles », dit-elle fièrement. Toutefois, elle conçoit que la consécration viendra seulement lorsque le dernier enfant handicapé inscrit dans son établissement obtiendra son baccalauréat. Le combat continue donc pour cette dame de plus de la soixantaine. Rien ne vaut l’immersion Sa détermination se justifie aux yeux de Georges Sériki, chef service insertion professionnelle à Handicap international Bénin. Selon lui, rien ne vaut l’immersion des enfants handicapés au sein des pairs. « Sans l’éducation, ces personnes sont des ressources humaines en moins pour la nation. A l’école, ils veulent imiter les bons réflexes de leurs camarades dits ‘’normaux’’. Ils sont instruits et épanouis », soutient-il. Ce qu’approuve Bébette Fanou, chef service promotion des droits des personnes handicapées et du 3e âge au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance. Pour elle, priver un enfant handicapé du droit à l’éducation, c’est le priver d’avenir. « Un enfant handicapé n’est pas une cause perdue. Il faut que les parents l’intègrent dans leur mentalité. Il suffit pour eux de se rapprocher des structures capables de les aider. Il y a plus de chance d’amélioration de cet enfant lorsqu’on le sort de son cercle fermé », indique-t-elle. Handicap international suggère la formation des enseignants à l’outil de détection du handicap. « Beaucoup d’enfants sourds sont battus injustement du fait de leur handicap, parce que les enseignants ignorent leur situation », relève Georges Sériki. Pour l’Unicef, les enfants en situation de handicap «courent des risques plus élevés de pauvreté tout au long de leur vie, en raison de leur exclusion de l'éducation. Une éducation inclusive de qualité, à long terme, peut réduire la dépendance à l'égard de l'État et stimuler leur capacité économique potentielle ». La prise en compte des différents types de handicap dans les politiques publiques est un levier important que les pouvoirs publics doivent actionner. Aussi, faudra-t-il une transformation de l’environnement social et éducatif en permettant aux parents et aux enseignants d’accompagner l’éducation des enfants. Théodule Bagan, président du réseau des Associations des personnes handicapées du Littoral (Raphal), insiste sur la prise en charge holistique des besoins spécifiques de l’enfant handicapé et des problèmes liés à son environnement. « La pédagogie utilisée, les curricula de formation et les supports de l’enseignement, l’attitude des enseignants, l’infrastructure scolaire ne sont pas toujours adaptés aux spécificités de ces enfants » relève-t-il. Au surplus, préconise-t-il, « il faut évaluer les écoles pour voir si elles sont inclusives et mettre en place un plan d’intervention par rapport aux besoins spécifiques des enfants handicapés». L’assainissement de l’environnement scolaire au profit des enfants handicapés repose également sur le respect des articles 2 et 23 de la Convention relative aux droits de l’enfant, du Code de l’enfant et la promulgation des décrets d’application de la loi N°2017-06 du 29 septembre 2017, portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin pour faire évoluer les mentalités. Fermeté dans la loi « Si la loi est ferme, les directeurs d’établissement ne pourront pas refuser d’enregistrer les enfants à l’école ». Mais cette option n’est pas définitive. « Ils peuvent accepter l’enfant handicapé et le jeter au fond de la classe, sans que ses parents le sachent. Dès lors, l’enfant se sentant rejeté, peut chercher à se défendre tout en devenant violent », développe Rosine Ahonlonsou Sogbossi pour montrer l’importance de la formation des enseignants dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination de ces créatures divines. Dans ce cadre, elle suggère à l’Etat d’accorder des situations atténuantes aux femmes dont les enfants portent un handicap pour leur permettre de disposer de ressources pour la scolarisation de leurs enfants. « Certains parents doivent être à l’hôpital presque toutes les semaines du fait du handicap de leurs enfants. Cela les épuise financièrement au point où ils n’arrivent plus à faire face à l’éducation scolaire de leurs enfants », fait-elle observer. Aussi rébarbative qu’elle puisse paraître aux yeux de certains, la sensibilisation ne doit pas être négligée. Des autorités insoupçonnées semblent encore donner peu d’importance à la situation des personnes handicapées au XXIe siècle. « La première fois que je me suis rendue à la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire (Ddemp), pour demander l’inscription d’un élève handicapé, on m’a presque ri au nez », se désole Rosine Ahonlonsou Sogbossi. Pour que personne ne soit laissé sur le carreau à l’échéance des Objectifs de développement durable (Odd) en 2030, « tout le monde doit agir dans ce sens». L’éducation inclusive tenant compte du handicap doit être le défi ultime pour atteindre les objectifs. Education 10 déc. 2021


Sports : Voici le montant des paris illégaux détectés
L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a révélé le 9 décembre 2021 que jusqu'à 1 700 milliards de dollars seraient pariés sur les marchés illicites chaque année. Les chiffres contenus dans le tout premier Rapport mondial sur la corruption dans le sport sont vertigineux. 1 700 milliards de dollars seraient pariés sur les marchés illicites chaque année. Le document révèle ainsi l’ampleur de la corruption et du crime organisé dans le sport aux niveaux mondial, régional et national. Près de 200 experts issus de gouvernements, d'organisations sportives, du secteur privé et du monde universitaire ont contribué au rapport, l'étude la plus approfondie de ce type à ce jour. En effet, la mondialisation, l'afflux massif d'argent, la croissance rapide des paris sportifs légaux et illégaux et les progrès technologiques rendent le sport de plus en plus attrayant pour les réseaux criminels qui cherchent à l'exploiter à des fins lucratives. L’étude analyse également le rôle des paris illégaux, la manipulation des compétitions, les abus, la vulnérabilité des grands événements sportifs aux fraudeurs et l'implication du crime organisé, entre autres. Enfin, il met en lumière les initiatives qui peuvent contribuer à résoudre le problème, les questions liées à la détection et au signalement des actes répréhensibles ainsi que la manière dont les cadres juridiques existants peuvent être utilisés pour résoudre le problème. Sports 09 déc. 2021


LEI : Les clarifications de Clotaire Olihidé
Après expiration de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), les dispositions sont en cours pour la confection de la Liste électorale informatisée (Lei) à extraire du Registre national des personnes physiques. Clotaire Olihidé, expert électoral, a donné quelques précisions dans le 
JT 20 H de la télévision nationale ce 9 décembre 2021. Ci-dessous son intervention.

« On l’appelait Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Aujourd’hui, c’est devenu Liste électorale informatisée (Lei). Le « P » a disparu pour distinguer ce qui s’est fait jusque-là de ce qui va se faire à partir de maintenant. La Lépi utilisée de 2011 à 2021 est un extrait d’une base de données réalisée à partir du Recensement électoral national approfondi (Rena), qui a pris en compte une partie de la population. Alors que maintenant, la Lei va être extraite de la base de données du Ravip qui prend en compte toute la population. Dès votre naissance, vous êtes pris en compte dans la base de données du Ravip. Vous comprenez donc que cette base de données est plus complète, plus exhaustive, et plus permanente que la base du Rena. Cette base, conformément à la Loi est gérée en auto administration. Ça veut dire que la base issue du Ravip vise à pérenniser et à sécuriser l’état civil. Dès que vous naissez, vous pouvez être inscrit pour être intégré dans cette base. C’est donc de cette base qu’on va extraire pour chaque élection les personnes en âge de voter. C’est cette liste qui va être travaillée et publiée pour les élections. Ceux qui considèrent qu'un an est peu, c’est parce qu’ils se disent certainement qu’on va reprendre toutes les opérations de terrain qui prennent du temps. Or, ce n’est pas le cas puisque la base du Ravip s’auto actualise en permanence. La Lei peut être parfaitement disponible bien avant les élections de 2023. Tout ce qui pouvait prendre du temps est déjà fait ».

Politique 09 déc. 2021


Actu des communes : un plan de développement de la culture pour Bohicon
Un atelier sur le potentiel culturel, artistique et touristique de la commune de Bohicon se déroule actuellement. Ces assises constituent un creuset d’échanges entre acteurs praticiens des arts et culture, experts des domaines artistiques et culturels de la commune et d’ailleurs. Lors des débats, il sera fait le diagnostic et la documentation du potentiel culturel, artistique et touristique de la ville de Bohicon. De même, le plan pluriannuel d’actions 2021-2026 pour la valorisation du potentiel culturel, artistique et touristique de la ville de Bohicon sera élaboré. L’ambassadeur des Pays-Bas à Pobè L’ambassadeur Catharina Geertuida Maria Tjoelker-Kleve s’est rendue au Parc à maïs de Pobè mercredi dernier. Cette visite a permis à la diplomate et à sa délégation de recueillir des informations sur l'impact d’une initiative que les Pays-Bas ont financée sur le quotidien des bénéficiaires. Selon les autorités communales, ce financement a favorisé une meilleure productivité et une sécurisation des produits agricoles. Cela a également induit un effet significatif dans la vie des commerçants par l'accroissement des revenus agricoles des producteurs et transformateurs. Les différents témoignages ont prouvé à suffisance l'importance de cette initiative pour le développement des activités agricoles et l'amélioration des conditions de vie des producteurs. Société 09 déc. 2021


Réforme de la gouvernance des arrondissements : le secrétaire administratif sous un nouveau joug
Avec la réforme de la gouvernance locale qui prend effet, dès le mois de janvier prochain, les secrétaires administratifs joueront un rôle très important dans les arrondissements. Si au niveau des mairies, le secrétaire exécutif est désormais le responsable de l’administration, dans les arrondissements, c’est au secrétaire administratif de jouer ce rôle. A cet effet, ils disposent de nombreuses compétences pour gérer l’administration de l'arrondissement. Ainsi, le secrétaire administratif qui n’était qu’un collaborateur du chef d’arrondissement devient un acteur majeur de l’administration locale. En clair, le nouveau Code de l’administration territoriale élève d’un cran le niveau de compétence de cet acteur de la gouvernance locale, modifie le processus de sa nomination et le soumet à une seconde autorité de tutelle. D’après les précisions de la loi N°2021-14 du 21 octobre 2021 portant Code de l’administration territoriale, « La fonction de Secrétaire administratif d’arrondissement est la plus haute fonction administrative et technique de l’arrondissement ». Le législateur a également spécifié que « le Secrétaire administratif d’arrondissement est nommé par le Secrétaire exécutif, après avis de non objection du conseil de supervision, parmi les agents fonctionnaires ou contractuels de la commune. Il peut être remplacé à tout moment pour les nécessités du service par le Secrétaire exécutif qui en rend compte au conseil de supervision». La cartographie de ses compétences s’est aussi élargie avec de nouvelles attributions. Selon les dispositions du nouveau Code de l’administration territoriale, en matière administrative, le Secrétaire administratif d’arrondissement assure l’administration générale des services de l’arrondissement, sous réserve des attributions propres du maire et du chef d’arrondissement, assiste le chef d’arrondissement pour les activités relevant des attributions propres de celui-ci, puis reçoit et exécute ses instructions dans ce cadre. « Le Secrétaire administratif d’arrondissement assure la coordination et le contrôle de l’exécution des activités de fourniture des services publics dont l’arrondissement a la charge. Il assure la gestion des ressources matérielles, humaines et financières affectées à l’arrondissement dans le cadre de l’exécution du budget de la commune », indique le Code. Compétences élargies Innovation importante dans cette réforme, en dehors de la célébration des mariages, le patron de l’administration de l’arrondissement peut recevoir délégation du chef d’arrondissement pour signer des actes d’état civil. Ce qui n’est pas possible dans le contexte actuel, c’est-à-dire avant janvier prochain. Autre innovation, il relève également de ses prérogatives de proposer le budget de l’arrondissement au Secrétaire exécutif, avec le concours de ce dernier. Aussi, bien que le maire soit son supérieur hiérarchique, il n’est pas entièrement soumis à son autorité. « En cas d’instructions manifestement illégales du chef d’arrondissement, il rend compte immédiatement au Secrétaire exécutif qui prend les mesures qui conviennent et qui sont de son ressort. Ce dernier rend compte au maire qui adresse, le cas échéant, un rappel à l’ordre au chef d’arrondissement concerné », nuance le Code. Encore que dans le domaine de ses attributions propres, le Secrétaire administratif d’arrondissement n’est pas soumis au pouvoir hiérarchique du chef d’arrondissement. Il entretient avec lui des relations fonctionnelles destinées à faciliter le déroulement des activités de l’arrondissement. Cependant, le Secrétaire administratif d’arrondissement n’est pas au-dessus de la loi. Il est aussi passible de punition et « encourt une sanction disciplinaire pour tout manquement aux devoirs de sa charge ou pour tout fait constituant une faute disciplinaire selon les dispositions statutaires et/ou stipulations contractuelles qui lui sont applicables ». Société 09 déc. 2021


Santé : un scanner avec option cardio au profit du Cnhu HKM
Le Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou sera renforcé sous peu en équipements médicaux. Le Conseil des ministres du mercredi 8 décembre a autorisé l’acquisition et l’installation dans ledit centre d’un scanner 64 barrettes/128 coupes avec option cardio. Cet équipement, de génération récente, est destiné à optimiser les prestations de l’hôpital et lui permettre d’assurer certains examens spécifiques liés au cœur en l’occurrence. En effet, « il s’y organise de plus en plus des missions de chirurgie cardiaque à cœur ouvert et il est envisagé la réalisation de la cardiologie interventionnelle avec la mise en place d’un pôle de compétences dédié », a expliqué le porte-parole du gouvernement au cours de son traditionnel point de presse. L’équipement vient à point nommé pour combler les attentes des patients qui y sont admis, en même temps qu'il devrait réjouir le personnel soignant à qui le gouvernement offre ainsi une occasion pour mieux répondre de son serment. Il faut souligner que depuis 2016, le gouvernement s’est inscrit dans une logique d’amélioration de la qualité de soins de santé. En dehors des hôpitaux modernes en construction, de nombreux équipements sont acquis au profit des formations sanitaires pour une meilleure prise en charge des patients. Actualités 09 déc. 2021


Journée internationale du volontariat : la contribution revisitée
La Plateforme nationale des Organisations de volontariat et d'échange de jeunes au Bénin (Pnovej) a célébré, ce mercredi 8 décembre à Cotonou, la journée internationale du volontariat. A l’occasion, l’accent a été mis sur la contribution du volontariat. A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a célébré, ce mercredi 8 décembre, la journée inter-nationale du volontariat. «Cette journée représente l’occasion unique de célébrer les succès des volontaires et de leurs associations, de partager leurs valeurs et de promouvoir leurs activités au sein des communautés locales auprès des organisations non gouvernementales, des agences des Nations Unies, des autorités et de l’ensemble de leurs partenaires », a déclaré Marcel Bio Orou Fico, représentant du ministre des Moyennes et petites Entreprises. La célébration de cette année s'est déroulée autour du thème « Etre volontaire aujourd’hui pour un avenir commun ». Au Bénin, les volontaires interviennent dans plusieurs domaines. A savoir l’adminis-tration et la gestion de projet, la croissance inclusive et le développement local, l’éducation, les droits de l’homme, l’environnement, le changement climatique, les énergies renouvelables, les Tic, la santé. « Au regard de toute l’importance du volontariat et de son inestimable contribution au développement socio-économique, c’est tout juste normal d’en faire un des véritables leviers d’insertion professionnelle et de pré-employabilité des jeunes au Bénin », va conclure Marcel Bio Orou Fico. La journée internationale du volontariat est célébrée depuis 1985 et constitue la base de l’expression de la solidarité mondiale. Quelques actions menées Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, plus de 100 bénévoles ont été mobilisés pour contribuer à la réduction de la propagation de cette maladie au niveau des quartiers vulnérables et des centres d'accueil des personnes en situation de handicap. A fin 2020, plus de 500 bénévoles ont été mobilisés pour renforcer la résilience des populations à travers une campagne d’information, de sensibilisation pour la vaccination et la distribution de kits de protection (masques, gel hydroalcoolique, dispositifs de lavage des mains) dans vingt communes du Bénin, ce qui a permis d'impacter plus de 100 000 personnes. En novembre dernier, les volontaires ont mené une campagne communautaire pour mobiliser les populations pour la vaccination contre la Covid-19 à la maison des jeunes de Porto-Novo. Grâce à cette campagne, plus de 100 personnes ont reçu leur première dose de vaccin.   Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 09 déc. 2021


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