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Nouvelles

Budget de l’Etat 2022 sous l’angle du genre : les défis du secteur énergétique
L’année 2022 sera celle de la prise en compte globale du genre dans le secteur énergétique au Bénin. La note d’analyse du budget de l’Etat en dévoile quelques grandes orientations. Environ deux décennies déjà que le Bénin fait des efforts pour la promotion du genre à travers la mise en place d’un arsenal juridique et institutionnel au profit des femmes et des filles. Cette dynamique amorcée au plan national est traduite en actes par les différentes structures publiques. Au ministère de l’Energie, les perspectives sous-tendent les actions prioritaires au profit du genre. La note d’analyse du budget 2022 renseigne bien à propos sur les forces et faiblesses du ministère en matière de prise en compte du genre sur différents pans et les actions futures envisagées. Selon le document, les inégalités dans le secteur se traduisent par la « dominance des hommes dans l’accès à l’emploi et à l’entreprenariat du secteur et l’inégalité d’accès à l’énergie ». Les statistiques sectorielles d’accès à l’électricité montrent que le milieu rural est faiblement desservi en électricité que le milieu urbain. Le taux d’électrification national (proportion de ménages raccordés au réseau de la Sbee) est de 29,7 % en 2018 avec des inégalités entre le milieu urbain (54,8 %) et le milieu rural (6,6 %). Au ministère de l’Energie, on attribue cet écart au manque de mesures de facilitation de l’accès à l’énergie électrique, notamment, « l’absence d’une politique de paiement graduel des frais d’abonnement pour les abonnés et la faible promotion des énergies hors réseau surtout en milieu rural ». Comme conséquences découlant de cette situation, le ministère de l’Energie relève le frein aux activités industrielles commerciales et d’Agr et des obstacles dans la fourniture des services sociaux de base. Relativement aux inégalités d’accès à l’emploi et à l’entreprenariat dans le secteur de l’énergie, il ressort que le « secteur est dominé par les hommes particulièrement pour les professions techniques ». L’analyse du profil du personnel dudit ministère et des structures sous tutelle montre le gap à combler dans le rang des femmes techniciennes. Le total des techniciens et ingénieurs toutes catégories confondues (énergie, travaux publics et autres spécialités) est de quarante-quatre (soit 19,05 %) sur les 231 personnes. Parmi ces techniciens et ingénieurs, 95,45 % sont des hommes (soit 42 sur les 44) contre 4,55 % de femmes ». Le fossé est le même dans les métiers non techniques. En cause, le niveau de formation général des femmes et d’orientation scolaire des jeunes filles (4,55 % de techniciennes). Améliorer l’inclusion dans le secteur Jusque-là, les opportunités du secteur énergétique sont plus maîtrisées par les hommes. Selon la note d’analyse du budget de l’Etat 2022, les raisons tiennent de la faible capacité des femmes à capter les opportunités du secteur (montage de dossiers techniques, volume financier) et du faible accès des femmes rurales aux technologies énergétiques adaptées. Le ministère en déduit comme conséquences l’amenuisement du revenu des femmes et la faible productivité des femmes rurales. Ce qui risque d’accentuer le niveau de pauvreté au sein des ménages dirigés par les femmes. Pour améliorer l’inclusion et l’égalité des sexes dans le secteur de l’énergie, le ministère entend se focaliser sur deux axes majeurs. Le premier vise à déployer au cœur du secteur de l’énergie la promotion de l’égal accès de tous aux ressources énergétiques, à l’emploi et à l’entreprenariat. Le deuxième consiste à assurer l’inclusivité des politiques publiques inscrites dans l’agenda du secteur. S’agissant du premier axe, il s’agira d’intensifier la desserte en électricité en milieu rural et de renforcer l’utilisation rationnelle de la biomasse pour la cuisson et la conservation. A ce titre, la promotion des énergies hors réseau en milieu rural, la formation au leadership féminin, la sensibilisation des élèves filles, parents d’élèves et enseignants au choix des filières liées à l’énergie et le renforcement des capacités des femmes à capter les opportunités du marché de l’offre dans le secteur, sont autant de pistes que le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, et son équipe voudraient explorer. En ce qui concerne le renforcement de l’utilisation rationnelle de la biomasse pour la cuisson et la conservation, le ministère procédera à la promotion à grande échelle des équipements modernes de cuisson et à l’élaboration d’une politique nationale de l’énergie de cuisson. La programmation budgétaire sensible au genre pour 2022 prévoit l’affectation de ressources à l’amélioration du cadre de suivi des indicateurs désagrégés par sexe, au renforcement du cadre de gestion des projets et programmes en vue de l’intégration systématique de l’analyse du genre dans les évaluations d’avant et d’après, la sensibilisation des filles pour susciter leur orientation vers les filières de l’énergie. Actualités 09 déc. 2021


Sketches sur les Ist et le Vih Sida : les lauréats récompensés
Les lauréats du concours de production de sketches sur les Ist et le Vih Sida de l’Atacora et de la Donga ont été primés au cours d’une sobre cérémonie présidée par le ministre des Enseignements maternel et primaire, vendredi 3 décembre dernier à Boukombé. Le ministère des Enseignements maternel et primaire, à travers son programme sectoriel de lutte contre le Vih/Sida, le paludisme, la tuberculose, les hépatites, les Ist et les épidémies a initié un concours de production de sketches sur le thème : « Précocité des rapports sexuels en milieu scolaire : impact sur ma famille, ma santé et mon éducation», avec le soutien de l'Onusida. Au terme de ce concours, la troupe théâtrale ‘’Protégeons nos filles’’ de la circonscription scolaire de Copargo est sortie vainqueur. Elle vient en tête parmi les quatorze troupes ayant pris part à ce challenge et a reçu son prix des mains du ministre Salimane Karimou en présence de la représentante de la directrice pays de l'Onusida, Yasmine Ibrahim Maliki, du préfet de l'Atacora, Lydie Déré Chabi Nah et du maire de la commune de Boukoumbé, Kouagou N'Dah Aldo. La troupe ‘’Fraternité de Natitingou’’ dans le département de l’Atacora, vient en deuxième position et « Les petites étoiles de Toucountouna » ont occupé la troisième place. Elles ont reçu respectivement, selon l’ordre de mérite, une enveloppe financière de 200 000 francs Cfa, 100 000 francs Cfa et de 50 000 francs Cfa, en plus du matériel didactique et une attestation de participation. Les autres participants ont reçu des attestations de participation et des lots de consolation. Les adolescents en danger Yasmine Ibrahim Maliki, représentante de la directrice pays de l’Onusida, a indiqué que, selon une enquête, environ quatre nouvelles infections au Vih au Bénin sur dix surviennent chez des adolescents et des jeunes. «L’Onusida dans sa nouvelle stratégie 2021-2026 met un accent particulier sur les adolescents et les jeunes. Si des progrès indéniables sont réalisés en matière de traitement des populations infectées et de prévention, surtout à l’endroit des populations les plus exposées à l’infection du Vih, de nouvelles infections chez les jeunes demeurent encore préoccupantes», explique Yasmine Ibrahim Maliki. Pour Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire, ce concours est organisé chaque année pour rappeler aux acteurs du système éducatif la nécessité de maintenir au sein de l’institution scolaire des comportements sains et responsables pour permettre à l’école de jouer convenablement son rôle. « Dans le département de l’Atacora, d’après les données statistiques relevées par l’Agence Bénin Presse en 2020, au niveau du Centre d’information, de prospective et d’écoute-conseils (Cipec) de l’Atacora, 2 949 personnes vivent avec le Vih/Sida dont 210 enfants. Quant au département de la Donga, les données statistiques produites de janvier à juin 2020 par la direction départementale des Affaires sociales et de la Microfinance font état de 14 359 cas d’accouchements de mineures de moins de 14 et 18 ans », a déploré Salimane Karimou. Les apprenants doivent travailler dans la quiétude et le respect des valeurs culturelles à travers des comportements décents. Il revient donc aux acteurs du système éducatif, selon le ministre, de jouer le rôle de premier garant de la sérénité des apprenants dans les établissements scolaires. Ils doivent surtout les protéger contre les prédateurs qui ruinent leur ascension scolaire et par ricochet leur avenir. Il a aussi exhorté les parents à prêter une oreille attentive à leurs enfants, surtout à leurs plaintes et à instaurer un dialogue permanent avec eux lorsqu’ils reviennent des cours. « Entretenez-les sur l’éducation sexuelle en mettant beaucoup plus l’accent sur les méfaits des actes sexuels, surtout quand ils sont précoces », a préconisé Salimane Karimou. Education 09 déc. 2021


Salinisation des sols : une menace pour la production et la sécurité alimentaire
A l’occasion de la Journée mondiale des sols célébrée, le 5 décembre dernier, la Fao a souligné la menace de la salinisation des sols pour la production agricole et la sécurité alimentaire mondiale. « Arrêter la salinisation des sols, augmenter la productivité des sols », c’est l’appel lancé par l’Organi-sation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) à la faveur de la Journée mondiale des sols, le 5 décembre dernier. A travers ce thème, l’institution entend sensibiliser à l’importance de maintenir des écosystèmes sains pour le bien-être humain en luttant contre la salinisation des sols et en encourageant les sociétés à améliorer la santé des sols. En fait, l’augmentation dans les sols de sels à haute teneur en sodium (sodification) ou hydrosolubles, comme le potassium, magnésium, calcium, chlore, sulfate, carbonate, bicarbonate (salinisation), affecte la croissance des végétaux, réduit le rendement des récoltes et peut rendre les sols improductifs. « La salinisation et la sodification des sols sont des processus majeurs de dégradation des sols menaçant l’écosystème, et sont reconnues comme faisant partie des problèmes les plus importants au niveau mondial pour la production agricole, la sécurité alimentaire et la durabilité dans les régions arides et semi-arides », signale la Fao. « Nos sols sont en danger ! », alerte Dongyu Qu, directeur général de la Fao. Plus de 833 millions d’hectares de sols, plus de 10 % des terres cultivées, sont affectés par le sel dans le monde, ce qui constitue un frein à l’intensification des cultures. La gestion des zones touchées, souligne l’institution, exige une approche intégrée, englobant une gestion durable des sols, l’irrigation et le drainage, la plantation de variétés tolérantes au sel, le lessivage direct des sels, l’amélioration chimique et/ou l’utilisation d’amendements organiques. Environ 33 % des sols mondiaux sont dégradés, selon l’Organisation. Outre le sel, les sols sont touchés par plusieurs contaminants provenant des processus industriels, l’exploita-tion minière, la mauvaise gestion des déchets, les pratiques agricoles non durables telles que l’agriculture extensive sur brûlis, l’usage intensif des pesticides, des herbicides et autres produits chimiques. Ils se répandent dans les écosystèmes terrestres et aquatiques, compromettant la qualité de la nourriture, de l’eau et de l’air et mettant ainsi en danger la santé humaine et environnementale. Investir dans l’information La pollution des sols entrave la réalisation de nombreux objectifs de développement durable (Odd), notamment ceux relatifs à l’élimination de la pauvreté et de la faim, à la bonne santé et au bien-être, à l’approvisionnement en eau potable, etc. Pour inverser la tendance, un investissement continu s’avère nécessaire dans les laboratoires du sol pour disposer des données fiables sur lesquelles des décisions judicieuses seront prises pour assurer une gestion durable des sols et prévenir la dégradation des sols, préconise le Dg/Fao. Autrement, l’inaction dans le maintien et la restauration de la santé des sols peut avoir des conséquences dramatiques pour le programme de développement durable de l’Onu, estime-t-il. Le Rapport d’évaluation du Laboratoire mondial des sols indique que 55 % des pays interrogés manquent de capacités adéquates pour l’analyse des sols, y compris les ressources humaines qualifiées, les procédures d’harmonisation, l’équipement et les consommables. Dans la région africaine en particulier, le nombre de laboratoires pédologiques est le plus faible de toutes les régions enquêtées. Publics pour la plupart, ils ne répondent pas aux normes internationales et peinent à couvrir la demande en termes de prestations analytiques. Pendant ce temps, la pression ne cesse d’accroître sur les sols et provoque des taux alarmants de dégradation des sols à l’échelle mondiale. La désertification, les feux de végétation ainsi que la démographie galopante sont pointés du doigt. La remise en état des terres et leur fertilisation s’avèrent incontournables pour garantir la survie de l’humanité. Société 09 déc. 2021


Terrorisme djihadiste : le Bénin et les pays du golfe de Guinée en ligne de mire
Dans nos précédentes réflexions sur le terrorisme au Sahel dans la presse, nous avions attiré l’attention sur les risques d’invasion djihadiste des pays du golfe de Guinée. Par une autre analyse publiée le vendredi 7 août 2020, nous avions de nouveau évoqué la question, avec des propositions d’actions en vue de contrer ce danger déjà proche de nos portes. Les évènements de ces derniers jours dont a rendu compte le porte-parole de l’armée à la télévision nationale, le 2 décembre 2021, viennent confirmer nos analyses. Que s’est-il passé au Bénin et dans les autres pays côtiers et quelles sont les perspectives d’avenir ? De sources militaires dignes de foi, on a appris que deux attaques des positions de l’armée de terre ont eu lieu le 30 novembre et dans la nuit du 1er au 2 décembre 2021 dans la partie septentrionale du pays, précisément à Porga et Kérémou non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Elles ont causé deux morts parmi les djihadistes, deux dans les rangs de l’armée béninoise et des blessés dans les deux camps. Ces attaques viennent s’ajouter aux précédentes dont notamment : - Celle d’un poste de police au Nord dans la nuit du 8 au 9 février 2020 dans le parc W, une réserve de biosphère que le Bénin partage avec le Burkina Faso et le Niger. Elle a causé la mort d’un policier béninois. - L’enlèvement par les djihadistes de deux touristes français et de leur guide béninois dans le parc de Pendjari en Mai 2019. Au cours de cette tragique opération, le guide béninois a été assassiné. Le Bénin n’est pas la seule victime de ces actions meurtrières. La Côte d’Ivoire avait été frappée une première fois en Mars 2016 dans la station balnéaire de Grand-Bassam. Par la suite, ces attaques ont été concentrées au Nord-Est du pays au niveau des frontières avec le Burkina Faso. De 2020 à ce jour, cinq attaques terroristes ont eu lieu dans le Nord, avec des pertes en vie humaine, des blessés tant au sein des militaires ivoiriens que du côté des djihadistes. Au Nord du Togo, les activités djihadistes se sont intensifiées au cours de cette année 2021. C’est le cas de l’attaque de la nuit du 9 au 10 novembre 2021 dans le Kpendjal. Deux jours après, il y en a eu une autre que les forces armées togolaises ont réussi à repousser. De façon générale, la pression djihadiste s’intensifie dans le nord togolais. Dans la partie septentrionale du Ghana et plus précisément près de la frontière burkinabè, les djihadistes exercent aussi beaucoup de pressions que l’armée arrive à contenir. Comme l’a si bien dit le chef d’état-major de l’armée de terre béninois « cette nouvelle épreuve de feu nous rappelle que le danger est réel sur le terrain ». La brève présentation qui vient d’être faite des attaques dans les autres pays, prouve que le danger est réel aussi dans nombre de pays côtiers du golfe de Guinée. Cette situation d’invasion djihadiste des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest, avait été révélée l’année dernière par un groupe d’agents de renseignements français, allemands et américains à la suite d’un court séjour au Bénin. L’information avait été donnée par Radio France Internationale. Dans le même ordre d’idées, des experts et des sources de sécurité, ont souligné au cours de cette année que « le Nord des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest comme le Togo et le Benin, est devenu vulnérable ces derniers mois, face à la stratégie d’expansion et de multiplication des fronts, adoptée par les groupes islamistes armés qui prolifèrent au Mali, au Niger et au Burkina Faso voisins ». Ce qui se passe aujourd’hui est donc la mise en œuvre d’une stratégie bien planifiée. Aussi, les ambitions d’Al Qaida ne se limitent plus à la zone dite des trois frontières. Son nouveau champ d’action est bien désormais le golfe de Guinée, une zone stratégique importante pour les terroristes qui veulent marquer leur présence en Afrique de l’Ouest. Ils sont particulièrement intéressés par l’accès à la mer et aussi par les énormes ressources dont regorge cette zone. Le constat a été fait qu’au cours de cette année et particulièrement durant le deuxième semestre de 2021, les attaques djihadistes se sont intensifiées au Burkina Faso, faisant beaucoup de morts parmi les militaires et les civils dans les villages ciblés. Ne sachant plus à quel saint se vouer, la population a organisé la semaine dernière, des marches géantes de protestation et a demandé par la même occasion, la démission du Président de la République, ce qui n’est pas la solution au problème du terrorisme. La raison de la prolifération des actes terroristes au Burkina Faso est la suivante : les djihadistes pensent qu’en le maitrisant, ils pourront facilement avoir accès aux pays du golfe de Guinée tels que le Bénin, le Togo, le Ghana, et la Côte d’Ivoire ayant des frontières avec le Burkina Faso. Pour eux, le goulot d’étranglement qu’il faut affaiblir à défaut de le détruire, c’est le pays de Rock Marc Kaboré. Tout est alors mis en œuvre par ces hors-la-loi pour y parvenir. Par la grâce de Dieu, ils n’y parviendront jamais, parce qu’ils tuent des êtres humains, ce que le Tout-Puissant a interdit et qui constitue une offense contre lui, voire un péché. Révélant l’un des éléments de leur stratégie, le journaliste et analyste de l’actualité africaine, Monsieur Seidik Abba déclarait : « Au Burkina Faso, le groupe djihadiste Ansarul Islam recrute des Burkinabés pour l’endogénéisation du terrorisme au Sahel. Ainsi, du chef aux exécutants, les acteurs sont des locaux ». Ceci explique le succès des attaques perpétrées dans les villages par des gens du milieu connaissant bien le terrain. Ailleurs au Mali et au Niger, les djihadistes se sont appuyés sur des composantes musulmanes bien plus importantes que dans les pays de la côte. Ils exploitent profondément ce terreau islamique et procèdent aussi au lavage des cerveaux propre aux islamistes extrémistes. Selon certains agents de renseignements étrangers, ces terroristes seraient particulièrement intéressés par la Côte d’Ivoire et le Bénin pour des raisons encore inconnues. Le moins qu’on puisse dire, est que les multiples agressions terroristes connues par ces deux pays ces derniers temps, accréditent cette thèse. Face à cette situation préoccupante, que peuvent être les perspectives d’avenir et les dispositions à prendre ? Chaque pays de la côte poursuivra en la renforçant, son organisation pour repousser et combattre efficacement ces ennemis. La riposte, scientifiquement préparée, s’impose car la menace est réelle et s’installe déjà aux portes des pays côtiers. Il conviendra d’empêcher sa progression et son endogénéisation qui se fait à grands frais. La pauvreté de nos populations est cyniquement exploitée, car avec peu d’argent, par exemple 100 euros, il est facile de recruter un innocent dans les villages et hameaux. Ce combat est collectif, un pays côtier pris isolement ne pourra pas tout seul vaincre ces hors-la-loi. Une bonne coopération s’impose entre les pays sahéliens et ceux de la côte. Le G5 Sahel ne doit pas être le seul acteur de la lutte contre le terrorisme dans la région. Les pays du golfe de Guinée ont intérêt à s’impliquer davantage. Dans ce cadre, nous avions proposé dans nos articles sus-mentionnés datant de l’année dernière que le Bénin, par exemple, à défaut d’être membre du G5 Sahel pour des raisons d’ordre géographique, pouvait au moins négocier le statut d’observateur. Dans le même ordre d’idées, nous avions suggéré la création, à l’instar du G5 Sahel, d’une autre structure regroupant les pays côtiers qu’on pourrait nommer G10 Océan, en raison de ce que les Etats concernés sont au nombre de 10 ou moins, selon le critère de classification retenu. Les deux structures devant évidemment coopérer étroitement, le combat étant le même. Ces Etats pourraient mutualiser leurs moyens, ressources humaines et financières pour combattre ce fléau du siècle. Dans son émission du mercredi 1er décembre dernier, Radio France Internationale a fait état d’une opération commune menée aux frontières par la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Burkina Faso au cours de la dernière semaine de Novembre 2021. Elle a permis de saisir 53 fusils de guerre, beaucoup de munitions, des dynamites et l’arrestation de 300 personnes suspectes. Ce genre d’initiatives communes est vivement recommandé pour efficacement faire face au terrorisme djihadiste. Le redoublement de vigilance devient une nécessité absolue. En 2019, à la suite d’une réunion à Dakar, la Cedeao avait décidé de mobiliser un milliard de dollars à consacrer à la lutte antiterrorisme dans son espace. L’Uemoa aussi avait envisagé la mobilisation de 500 millions de dollar à cette fin. C’est le moment pour ces organisations régionales de venir au secours de leurs pays-membres. En ce qui concerne le Bénin, il doit dorénavant se comporter comme un pays en guerre contre le terrorisme islamique, et s’organiser en conséquence. Il s’agit ici d’un problème qui concerne tous les Béninois, sans considération d’opinion politique. L’unité nationale doit se manifester pour constituer une force solide contre ce danger. Ceci est d’autant plus nécessaire que l’ennemi frappe le peuple sans discernement. C’est ici que l’expression « l’union fait la force » trouve tout son sens. La vigilance sera d’une permanence absolue et les patrouilles aux frontières avec le Burkina Faso devront être régulières. On tiendra compte des méthodes de guérilla des ennemis qui se déplacent à moto, lourdement armés, et attaquent par surprise, surtout la nuit. Le contrôle des mouvements humains dans la zone de Porga, Kérémou, des parcs nationaux W et Pendjari, de même qu’au Nord-Est à la frontière avec le Nigéria, doit s’intensifier. La vigilance doit être particulièrement de mise avec les islamistes qui font preuve de grande charité en faveur des populations. En effet, les djihadistes se servent des aumônes fortement recommandées par l’Islam, pour recruter les autochtones, souvent séduits par l’argent, du fait de la pauvreté ambiante. C’est ainsi que commence le processus d’endogénéisation de la lutte terroriste. La contribution et la vigilance des chefs de villages et de quartiers de ville seront utiles dans ce combat. Une attention particulière sera accordée aux renseignements qui permettent de savoir à temps et de prévenir les intentions et les actions en préparation de l’ennemi. Une coopération soutenue sera établie avec les services de renseignements des autres pays. Compte tenu de la complexité et des moyens énormes que nécessite ce service important, le Bénin n’hésitera pas à solliciter l’assistance technique, matérielle et financière des pays très avancés dans le domaine et susceptibles de mettre à sa disposition, leurs expériences et expertises. En plus de ces précautions, deux autres mesures pourraient être prises : il s’agit de l’envoi sans délai en formation complémentaire et de recyclage, des militaires et policiers béninois à l’école de lutte anti-terroriste récemment créée en Côte d’Ivoire avec le concours de la France. La deuxième mesure serait la mise sur pied d’une structure stratégique de réflexions et d’actions sur la lutte contre le terrorisme pratiqué par les extrémistes violents. Ses membres, dont le nombre reste à déterminer, pourraient être des militaires et policiers, des sociologues, des diplomates, des imams et chrétiens. Ils se réuniront à intervalles réguliers pour réfléchir sur l’évolution de la situation et faire des propositions d’actions nécessaires et opportunes etc… Il importe que tous les acteurs impliqués dans ce combat, y compris tout le peuple béninois, agissent avec la conviction que la lutte sera longue, voire périlleuse, mais la victoire est certaine. Face à la détermination du peuple béninois réputé pacifique, mais prompt à réagir pour se défendre en cas d’agression, et dressé comme un seul homme derrière ses dirigeants et son armée, l’ennemi n’y pourra rien et finira par reculer. Venu par un chemin, il fuira par sept chemins. C’est le moment de féliciter nos hommes de sécurité et de défense qui, malgré l’attaque-surprise du 30 novembre et du 1er - 2 décembre 2021, ont su bien se défendre et faire fuir les attaquants, surpris par la riposte et la résistance béninoises. Comme on avait l’habitude de le dire dans un passé récent, « la lutte continue ». *Ambassadeur, spécialiste des questions internationales Par Jean-Pierre A. EDON* Société 09 déc. 2021


Revue 2020 du secteur de la décentralisation : l’assurance d’une amélioration de la gouvernance locale
Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a tenu, mardi dernier à Cotonou, la revue 2020 du secteur de la décentralisation. Occasion pour les acteurs impliqués de renouveler leur détermination pour la réussite de la réforme de ce secteur. Le bon aboutissement de la réforme en cours du processus de la décentralisation consacrée par la loi 2021-14 du 21 octobre 2021 portant Code de l’administration territoriale était la principale préoccupation au cours de la revue 2020 de ce secteur, mardi 7 décembre dernier à Cotonou. A l’unisson, les différentes personnalités s’engagent pour que la nouvelle législation puisse effectivement permettre de renforcer et de dépolitiser l'administration communale pour améliorer qualitativement la gouvernance locale et par voie de conséquence, le développement à la base. « A présent que les regards du gouvernement sont posés sur notre système de décentralisation dont l’un des objectifs est de promouvoir la démocratie et le développement local, nous pouvons affirmer que l’administration territoriale présentera dans quelques jours un nouveau visage », a déclaré Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Lui qui revient d’une tournée au cours de laquelle il a sensibilisé les différents conseils communaux à la pertinence de la nouvelle formule de la décentralisation est certain que le gouvernement est sur la bonne voie ; celle qui va favoriser un essor rapide des collectivités territoriales. Cette conviction, tous les acteurs impliqués dans le processus de décentralisation la partagent. Les partenaires techniques et financiers (Ptf) l’expriment très bien. « Nous saluons cette démarche visant à assurer l'efficacité du pilotage et de la gestion de l'administration communale et à favoriser ainsi la promotion du développement local. Les enjeux de cette réforme sont donc de taille et nous souhaitons ici renouveler la disponibilité entière des partenaires à accompagner le Bénin dans le cadre de ce processus de réforme », a rassuré Elisabeth Pitteloud Alanzar, Cheffe de file des Ptf au terme de cette revue. Au cours des travaux, les participants ont passé au peigne fin la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration (Ponadec) et ses outils d’opérationnalisation que sont les Plans de décentralisation et de déconcentration, les Plans départementaux de coordination des actions de développement, le Programme annuel d’assistance-conseil et le Fonds d’appui au développement des communes. Cadres du ministère, préfets des départements, représentants des Ptf et des ministères sectoriels et acteurs de la société civile ont ainsi relevé les performances réalisées et les difficultés connues dans la mise en œuvre de chacun de ces programmes. Ils ont également proposé des mesures d’amélioration afin de renforcer les performances et contributions du secteur dans la mise en œuvre du Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d). Société 09 déc. 2021


Forum régional de la société civile 2021 – Afrique de l’Ouest : La Bad et les Osc pour des économies résilientes post-Covid
Ce mercredi 8 décembre, se tient en visioconférence, le premier forum de la société civile dédié à la région de l’Afrique de l’Ouest. Organisée par la Division de la société civile et de l’engagement communautaire de la Banque africaine de développement (Bad), la rencontre est placée sous le thème « Accélérer l’intégration physique régionale en Afrique de l’Ouest à travers des efforts coordonnés entre la Banque africaine de développement et la société civile ». Le forum s’inscrit dans le cadre d’une série de fora régionaux organisés cette année sur le thème central « Engager la société civile dans la construction d'économies résilientes après le Covid-19 ». Il réunira des organisations de la société civile (Osc) et d’autres acteurs non étatiques ainsi que des représentants de gouvernements et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La Banque présentera le document de stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique de l’Ouest pour la période 2020-2025 ainsi que les modalités institutionnelles d’engagement de la Société civile.  Une feuille de route devrait être adoptée au terme des échanges pour consolider le partenariat entre la Bad et les Osc de la région et impliquer davantage ces dernières dans les processus d’élaboration des documents de stratégie-pays de la région, dans la conception, la gestion et le suivi des opérations. Courant octobre et novembre derniers, les fora se sont tenus pour les régions Afrique centrale, Afrique australe, Afrique du Nord et Afrique de l’Est. Occasion pour la Bad de partager sa vision régionale et ses domaines prioritaires avec les participants dans le cadre de son ambition de renforcer l’impact de son action et d’être plus proche des communautés. La coopération de la Bad avec les Osc remonte aux années 90. L’institution a élaboré à l’époque un document de stratégie et un ensemble de procédures, de mécanismes et de directives pour guider sa coopération avec les Ong. Cette politique a été révisée et actualisée au fil des années, dans le but d’obtenir de meilleurs résultats et une plus grande incidence sur le processus de développement des pays membres régionaux. Economie 09 déc. 2021


Conseil des ministres : Nominations à la Cour suprême
Au nombre des décisions du Conseil des ministres de ce mercredi 8 décembre figurent les nominations à la Cour suprême. Ainsi, à la Cour suprême, sur proposition du président de la Cour suprême et après avis du Conseil supérieur de la Magistrature: Président de la Chambre administrative Monsieur Rémy Yao KOKO Conseillers Madame et messieurs Marie-Josée Nougbognon PATHINVOH Edah KENDE-DAHOUE Abdou-Moumouni S. GOMINA Makponsè Gervais DEGUENON Badirou Olatoundji LAWANI Ismaël Anselme SANOUSSI Cossi Gbédolo Bertin Millefort QUENUM Sur proposition du Ministre de la Justice et de la Législation et après avis du Conseil supérieur de la Magistrature, - Avocat général Monsieur Dassoundo Pierre AHIFFON Actualités 08 déc. 2021


Romain Agbadja, directeur exécutif du Groupement intercommunal du Mono : « L’intercommunalité est un véritable outil de développement des communes … »
Le Mono est désormais une destination pour les touristes. Dans cet entretien, Romain Agbadja, directeur exécutif du Groupement intercommunal du Mono expose ce qui est fait et présente l’importance de l’intercommunalité. La Nation : L’intercommunalité est une disposition prévue par la législation sur la décentralisation. Quels domaines couvre votre structure intercommunale ? Romain Agbadja : L’inter-communalité est un véritable outil de développement des communes. C’est ce que nous pouvons dire au regard de notre expérience dans le département du Mono. Le Groupement intercommunal du Mono (Gi-Mono), à sa création, avait une compétence générale. C’est ce qu’ont voulu les pères fondateurs. Donc elle pouvait intervenir dans tous les domaines de la vie des communes où elle peut mutualiser les efforts pour pouvoir offrir des services de façon plus efficace et plus efficiente aux populations. Mais l’association s’est spécialisée au fil du temps dans trois domaines, notamment l’assainissement, l’environnement et le développement économique du territoire. Le mode opérationnel le plus utilisé du groupement intercommunal du Mono, c’est les appels à projets. Il répond aux appels à projets et obtient des financements pour mettre en œuvre des besoins exprimés par les populations. Depuis peu, le Mono fait peau neuve en matière de tourisme. Qu’avez-vous concrètement fait ? Nous avons plusieurs réalisations dans les trois domaines que nous avons choisis. Pour le cas que vous citez, quatorze sites touristiques ont été réaménagés et leurs voies d’accès reprofilées pour faciliter l’accessibilité. C’est une initiative venue à point nommé parce que quand on parle du département du Mono, il n’était pas trop compté parmi les destinations du Bénin. C’est vrai qu’il y a quelques touristes qui viennent à Grand-Popo et à Possotomè mais il y a d’autres sites touristiques assez intéressants que les gens ne connaissent pas. Est-ce pour ces sites que vous avez organisé des journées portes ouvertes sur le tourisme dans ce département ? Exactement. A travers cette activité, nous avons voulu mettre en lumière les attraits de ces sites existant dans le département. Il s’agissait aussi de ne pas seulement rester dans le département mais de faire des ouvertures vers les autres départements limitrophes que constituent l’Atlantique avec Ouidah juste à côté, le Couffo avec le site qui est à Dogbo avec un clin d’œil sur Anèho où il y a assez de vestiges des anciens royaumes et ceux liés à la colonisation. C’est ce travail qui a été abattu et il fallait qu’on montre quelque chose de nouveau, qu’il y a aujourd’hui une destination Mono. C’est donc la raison d’être des journées de tourisme. Il est question de faire en sorte que l’opinion nationale et internationale sache qu’il y a quelque chose qui se fait pour avoir la possibilité de venir dans le Mono et visiter des endroits magnifiques. Société 08 déc. 2021


Incendie au marché international de Malanville : une cinquantaine de hangars partis en fumée
Un incendie est survenu, dimanche 5 décembre dernier aux environs de 19 heures 30, au marché international de Malanville. A l’arrivée, des dégâts matériels sont à déplorer. N’eût été la prompte intervention des sapeurs-pompiers accompagnés des agents des forces de l’ordre, le feu n’aurait pas pu être circonscrit et maîtrisé. Une somme estimée à 300 000 F Cfa, des sacs de cola, de farine de manioc, de la poudre de moringa et une moto. Tels sont quelques biens et produits partis en fumée dans un incendie au marché international de Malanville, dimanche 5 décembre dernier. Selon le directeur de la Régie autonome du marché international de Malanville (Ragemim), Moussa Alpha Zazi, par rapport aux infrastructures auxquelles les flammes n’ont laissé aucune chance, on dénombre au total 48 hangars en matériaux précaires et une boutique en matériaux définitifs où se vendent des produits Gsm. Cet incendie, estiment des témoins, a été causé par un court-circuit au niveau de la zone du marché de cola. Alertés, les éléments du groupement des sapeurs-pompiers en service à Malanville appuyés par les agents des forces de l’ordre ont fait preuve de promptitude. Sur les lieux, ils ont très vite circonscrit les hangars déjà atteints par les flammes. Ce qui a limité les dégâts. A travers cet incendie, le directeur général du Ragemim voit une alerte, celle de renforcer davantage le système de sécurité dans le marché. « Cela appelle à la prise de conscience des usagers, des dangers autour des pratiques de feu et de la commercialisation des produits inflammables à l’intérieur du marché », a prévenu Moussa Alpha Zazi. Actualités 08 déc. 2021


Avec les personnes en situation de handicap : Moele-Bénin crédibilise son combat politique
Dans un élan de prise en compte de toutes les ressources humaines nécessaires au développement, le parti Moele Bénin s’investit dans la mobilisation des personnes en situation de handicap pour un engagement politique des plus mûris. Pari gagné ce 3 décembre 2021 pour le parti présidé par Jacques Ayadji qui innove en la matière, une première au Bénin et en Afrique. En route pour un Bénin prospère, Moele-Bénin est dans une dynamique d’inclusion, y compris des couches les plus vulnérables. Et pour cause, le parti se veut être le porte-étendard de la dignité et de l’égalité des chances au Bénin. C’est du reste une vocation soutenue par l’article 9 des statuts de cette formation politique qui proscrit la discrimination et lutte contre l’injustice. Aussi, ses responsables tiennent-ils à l’engagement politique des couches dites vulnérables et souvent marginalisées. Ils en ont donné la preuve au cours du déjeuner organisé à l’intention des personnes en situation de handicap, le 3 décembre 2021 à Abomey-Calavi. Leur témoignant son attachement, Jacques Ayadji, président du parti Moele-Bénin a d’entrée indiqué que les personnes en situation de handicap ont « été toujours présentes dans mon cœur ». Dans une ambiance bon enfant, le brassage s’est créé et les préjugés effacés. « Aujourd’hui, nous voulons montrer que ce que nous disons, nous le vivons. Nous arrivons véritablement à Moele-Bénin à incarner ce que nos textes prescrivent », a souligné Juste Agnoro, secrétaire général de Moele-Bénin. Célébrée chaque année le 3 décembre, la Journée internationale des personnes en situation de handicap vise à promouvoir les droits et le bien-être de ces couches sociales dans toutes les sphères de la société et du développement. Les manifestations nationales dans ce cadre ont été placées sous le thème : « Ensemble avec les personnes en situation de handicap pour un Bénin Prospère ». C’est une opportunité pour accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Dans cette optique, pour Moele-Bénin, cette journée revêt un sens particulier. « C’est la célébration de la générosité, de la solidarité et du dévouement, car ces personnes en situation de handicap méritent l’attention de tous. L’autre raison pour laquelle j’ai accepté de célébrer ce 3 décembre avec vous, c’est de rappeler à tous les Béninois et à toutes les Béninoises ainsi qu’à toute l’humanité entière que vous êtes des êtres humains avec des parcours respectables quoique rendus difficiles par la vie », a fait savoir le président du parti. Que ce soient les responsables au niveau communal et départemental, ou la première vice-présidente, Léontine Mitchaï, chacun a tenu à démontrer les valeurs prônées par le parti. Et les bénéficiaires en sont véritablement heureux. « C’est à cette célébration rendue possible grâce à l’engagement de notre parti politique Moele-Bénin que revient le mérite de cette lueur que vous pouvez voir briller sur chaque visage ici présent. Une nouvelle page de notre histoire est entamée pour ne laisser que le témoignage d’une aventure palpitante dont les résultats seront dignes d’être cités », a souligné Emmanuel Yorou Sounon, président de l’Association nationale des sourds-muets. Le président de Moele-Bénin a annoncé que le prochain chantier sera le lancement du concept «Le Bénin inclusif». Il sera célébré le 6 novembre de chaque année en souvenir du ralliement de cette association à Moele-Bénin. Sur une note de satisfaction générale, les participants se sont donné rendez-vous pour le congrès extraordinaire en début de l’année 2022. Actualités 08 déc. 2021


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