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Nouvelles

Attaques enregistrées à Banikoara et à Porga : L’Armée clarifie et rassure
L’état-major général des Forces Armées Béninoises rassure les populations suite aux attaques des agents des Forces de Défense et de Sécurité à Banikoara et à Porga. « Les Unités des Forces de Défense et de Sécurité sont en alerte pour faire face à toutes velléités d’ennemis ».  Cette assurance vient de l’état-major général des Forces Armées Béninoises, à travers un communiqué en date du 2 décembre 2021. En effet, des soldats en position de surveillance dans la zone frontalière au Nord du Bénin ont été pris à partie par des individus non identifiés. Les attaques ont été enregistrées le 30 novembre 2021 et le 1er décembre 2021 respectivement dans les localités de Mékrou Yinyin et de Porga. Deux morts et des blessés ont été signalés dans le rang des militaires. En face, deux corps d’assaillants ont été abandonnés.  « L’état-major des Forces Armées Béninoises tient à rassurer la population béninoise qu’il met tout en œuvre pour assurer la défense du territoire national ainsi que la sécurité des personnes et des biens », souligne le communiqué. Actualités 02 déc. 2021


Civic Tech Fund Africa : Une opportunité pour 11 pays dont le Bénin
Charter Project Africa (CPA) a officiellement lancé en ligne le mardi 30 novembre 2021 le “Civic Tech Fund Africa.  C’est un mécanisme qui vise à soutenir les initiatives citoyennes innovantes qui utilisent les technologies civiques pour faciliter une prise de décision publique inclusive et renforcer la gouvernance démocratique à travers l'Afrique. Donner vie à des idées originales. C’est tout là l’enjeu de Civic Tech Fund Africa, lancé au profit de 11 pays africains : le Bénin, le Botswana, le Cap Vert, l’Éthiopie, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal,  l’Afrique du Sud, Soudan, la Tanzanie et la Zambie. En réalité, Charter Project Africa est un projet panafricain qui promeut  les engagements contenus dans la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (Acdeg). Le projet ouvre également des espaces de collaboration entre les citoyens, les initiatives civiques et les décideurs politiques de l’Union africaine, aux niveaux national, régional et continental, en mettant l’accent sur les formats numériques. Lors du lancement, Alban Biaussat, Délégation de l'Union européenne auprès de l'Union africaine a affirmé que « le Civic Tech Fund Africa ambitionne d’encourager et motiver les jeunes citoyens des pays africains pour innover et mettre en place des solution Civic Tech pour s’engager avec les institutions de l’UA ». A sa suite, Salah S. Hammad, Chef du secrétariat de l'Architecture africaine de gouvernance (AGA) a rappelé que « sans l'engagement de la société civile et la participation citoyenne nous ne pouvons atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés en matière de gouvernance démocratique ». Charter Project Africa est un consortium de six organisations dont la Ligue Africaine des Blogueurs et Web activistes pour la Démocratie (AfricTivistes). Société 02 déc. 2021


FAO : Liste des 33 pays africains ayant besoin d’une aide externe
Dans un rapport publié ce 2 décembre 2021, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a dévoilé une liste de 44 pays dans le monde, dont 33 en Afrique qui ont besoin d’une aide extérieure afin de couvrir leurs besoins alimentaires. Les conflits et la sécheresse aggravent l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du monde, en particulier en Afrique de l’Est et de l’Ouest. Au total, la Fao considère que, dans le monde, 44 pays dont 33 en Afrique, neuf en Asie et deux dans la région des Amérique et Caraïbes) ont besoin d’une aide alimentaire externe. Les 33 pays africains ayant besoin d’une aide alimentaire externe sont les suivants : Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Djibouti, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Guinée, Haïti, Kenya, Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, , République centrafricaine, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tchad, Zambie et Zimbabwe. Ces pays sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés. Plus globalement, la production végétale devrait diminuer dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Le rapport trimestriel de la FAO donne également quelques indications sur les tendances des récoltes céréalières. Environnement 02 déc. 2021


Prise en charge des enfants touchés par le Sida au Bénin : Bolloré Transport & Logistics signe un accord de partenariat avec l’Ong Racines
Comme chaque année, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre, Bolloré Transport & Logistics Bénin a réaffirmé son engagement dans la lutte contre la pandémie qui continue de sévir avec 1,5 million de personnes infectées en 2020. Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre, et fort de son engagement dans la lutte contre la maladie, Bolloré Transport & Logistics Bénin ainsi que Bénin Terminal ont signé un accord de partenariat avec l’Ong Racines dans leurs locaux situés à Agla-Akplomé dans le 13e arrondissement de Cotonou. C'est pour soutenir financièrement la prise en charge des enfants atteints du Sida pensionnaires du centre Racines. Cette initiative prévoit de mettre à la disposition de ces enfants un programme de soutien à la scolarisation ou à l’apprentissage, un suivi médical et psychologique approprié et un accompagnement nutritionnel adéquat. À terme, elle vise également à accompagner les mères de ces jeunes enfants pour favoriser leur autonomisation. « Le but visé par cet accord de partenariat est de contribuer à l'amélioration et au renforcement des services offerts par le centre Racines pour une meilleure prise en charge des personnes vivant avec le Vih. », a confié Yann Magarian, directeur général de Bénin Terminal. «Nous tenons à remercier l'équipe de Racines pour son accueil et surtout pour les belles actions qu'elle mène en faveur de la jeunesse. », a poursuivi Pierre Ngon, directeur général de Bolloré Transport & Logistics Bénin. La journée mondiale de lutte contre le Sida a été instituée en 1988 pour mobiliser et sensibiliser le public aux différents moyens de prévention. En 2020, le monde comptait 37,6 millions de personnes vivant avec le virus, dont 1,7 million d’enfants. A propos de Bolloré Transport & Logistics Bénin Bolloré Transport & Logistics Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300  personnes à travers cinq filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin. Société 02 déc. 2021


Dessin industriel et dessin archéologique : aberration ou indigence du vocabulaire technoscientifique ?
La présente réflexion part de l’examen de différents champs lexicaux dans lesquels on fait usage de termes et d’expressions spécifiques parfois incongrus. Des exemples de groupes de mots ou locutions y sont exposés dans le but d’apprécier leur convenance ou non. L’attention est portée sur le cas des locutions « dessin industriel et dessin archéologique » qui suscitent quelques interrogations. Celles-ci sont placées chacune dans leurs champs lexicaux dans le but de les évaluer et d’apprécier leurs pertinences. Ce qui a permis de se rendre compte de leurs faiblesses et de proposer au terme de l’analyse, des expressions plus congrues à notre avis. La réflexion se présente comme une démarche visant à démystifier la recherche et à décoloniser le français que nous avons en partage. En archéologie, en mathématique et dans beaucoup d’autres domaines du savoir, on fait usage de termes et d’expressions plus ou moins spécialisés appelés jargons. Il s’agit de locutions spécifiques et propres à des domaines de la science. En archéologie d’une façon générale et particulièrement en préhistoire, on fait usage de telles locutions. Ainsi, on entend dire et on écrit : industrie lithique ; industrie extractive ; dessin archéologique, etc. Dans la plupart des cas, ces locutions ne font l’objet d’aucune controverse a priori. Il en est ainsi parce qu'elles sont utilisées dans des contextes précis par des spécialistes des domaines concernés. Or, à y voir de près, certaines d’entre elles peuvent susciter des interrogations notamment chez le commun des mortels. C’est le cas de dessin industriel et dessin archéologique; groupe de mots abondamment utilisés dans des champs lexicaux précis. Bien que dessin industriel, dessin archéologique tout comme mobiliers archéologiques ne posent aucun problème de compréhension, une petite réflexion sur lesdites terminologies suscite tout de même quelques interrogations. Alors, dans un contexte de mondialisation des connaissances où nous avons le français en partage et dans la perspective d’une harmonisation du vocabulaire scientifique et technique, une analyse grammaticale desdites locutions s’impose. Cet exercice voudrait susciter chez des enseignants et des universitaires une réflexion. Celle-ci vise à attirer l’attention du monde des chercheurs sur la pertinence des terminologies que nous utilisons dans le but de les évaluer dans l’espace et dans le temps. C’est pourquoi, le présent document se terminera par des suggestions dans la recherche permanente de nos capacités à innover et à adapter la langue française que nous avons en partage. I. Exemples de champs lexicaux contenant des expressions congrues ou incongrues Comme nous le disions à l’entame de cette réflexion, l’expression « industrie lithique» est fréquemment utilisée notamment dans l’enseignement de la préhistoire. Industrie lithique désigne la série d’outils en pierre fabriqués et utilisés par les ‘’hommes ‘’ durant la préhistoire. Elle comprend donc les outils les plus grossiers depuis la pierre taillée jusqu’à la pierre polie en passant par les éclats et les galets aménagés. Son emploi fait en même temps allusion aux types d’Homo qui se sont succédé durant les différents âges de la pierre encore appelés paléolithique. Il s’agit entre autres d’Homo Erectus, d’Homo Habilis et de l’Homo Sapiens dont le volume de la boite crânienne est proche du nôtre… «Industrie extractive» est par contre utilisée dans un autre champ lexical, plus précisément en métallurgie ou travail des métaux. Dans ce même champ lexical, on parle de mobilier archéologique, d’objet archéologique ou artefact pour désigner tout outil récupéré dans un contexte archéologique donné. Dans d’autres champs lexicaux, les expressions ou locutions paraissent moins congrues. C’est par exemple le cas d’imagerie médicale ; de procès historiques; de dessin industriel ; etc. Ces derniers exemples paraissent moins convenables surtout lorsqu’on procède à l’analyse grammaticale des groupes de mots qui les construisent. Alors, à quel niveau se trouve leur incongruité ? II. Le niveau de faiblesse des locutions incriminées Dessin industriel : en procédant à l’analyse grammaticale de ce groupe de mots, on en arrive à définir industrie comme production massive d’objets standardisés à l’aide de machines en un temps record. En principe, on n’y fait pas usage de force ou d’énergie humaine. N’y a-t-il pas donc matière à controverse quand on se trouve dans ce champ lexical ?... Dessin archéologique : désigne la reproduction ou la représentation de l’objet ancien issu d’une fouille en archéologie. Il est une étape indispensable et indissociable du travail de fouille en archéologie. On le réalise à l’aide d’instruments appropriés appelés matériel de dessin... «Dessin archéologique» suscite donc une interrogation quand on s’évertue à une analyse grammaticale du groupe de mots. En effet, archéologique est incontestablement adjectif épithète de dessin. Il se rapporte à dessin et le qualifie. De ce point de vue, on est en droit de se demander en quoi le dessin, c’est-à-dire la représentation d’un objet peut être aussi vieux que l’objet, lui-même. Puisque, le dessin en tant que représentation de l’objet n’a même pas l’âge de l’archéologue ou du dessinateur. C’est là où réside l’impertinence de dessin archéologique. C’est d’ailleurs pour éviter de telles confusions qu’on fait une nette différence entre le préhistorien entendu comme spécialiste de la préhistoire et le préhistorique qui désigne l’objet ou l’animal appartenant à la période… De même, l’archéologue chargé de la fouille et dessinateur de l’artefact exhumé est-il d’un âge comparable à l’objet mis au jour? Serait-il exact de qualifier l’archéologue dessinateur d’archéologique du fait qu’il manipule les vieux objets ? Devons-nous nous mettre dans la logique d’autres expressions courantes telles que : procès historiques ; discours historiques; conférences historiques, etc. pour faire allusion à des évènements qui ont encore cours? On comprend aisément que l’évènement qualifié d’historique est celui-là que l’on voudrait faire frapper de caducité pour l’inscrire en lettres d’or dans la mémoire collective. Ce sont là autant de termes qui paraissent ambigus quand on ne les place pas dans leur contexte et leurs champs lexicaux précis. D’où la nécessité de proposer des terminologies innovantes dans le but d’échapper aux subtilités de la langue française. III. Proposition et suggestion de terminologies plus ou moins congrues ou convenables Au vu des interrogations que suscitent ou que pourraient susciter certaines locutions pour le commun des mortels, on peut suggérer des groupes de mots de compréhension meilleure; c’est-à-dire plus congrus ou plus convenables. Ainsi, en lieu et place de dessin industriel, on pourra utiliser par exemple et sans équivoque dessin en industrie. En effet, comme nous avons tenté de le démontrer plus haut, « dessin industriel » apparait comme un abus de langage. Il pourrait même susciter une confusion si chacun des mots du groupe est analysé séparément, puisque dans ce cas, industriel serait un adjectif épithète de dessin. Il qualifierait alors le mot dessin. Or, le contexte dans lequel il est utilisé ne lui attribue pas la fonction d’adjectif. Donc industriel ne qualifie point dessin. En intitulant alors un cours ou une situation d’apprentissage : «dessin industriel», on semble fausser la donne. Car l’expression ne signifie nullement technique de dessin ; technique de représentation d’objet lorsqu’on se trouve dans le domaine de l’industrie. C’est pourquoi, il nous parait plus convenable d’écrire et de lire plutôt dessin en industrie. C’est le même raisonnement que nous appliquons à la locution «dessin archéologique». En effet, dans le travail de l’archéologue, le dessin constitue une étape importante au terme des relevés de fouilles. Il est d’autant important dans la mesure où il apporte une autre dimension que le rapport de fouilles ne saurait préciser. En termes clairs, le dessin n’est pas qu’une simple reproduction de l’objet mis au jour. De par sa technique, le dessin apporte une explication sur les différentes caractéristiques de l’objet exhumé. C’est pourquoi l’archéologue dessinateur prend les précautions pour reproduire l’objet en le présentant sous toutes ses faces sur la base d’une échelle bien déterminée. En manipulant le conformateur, le compact, le crayon et la gomme sur papier millimétré, l’archéologue fait preuve d’une dextérité certaine … La problématique que soulève notre réflexion ici réside dans la forme dessin archéologique, car ainsi présenté, le mot archéologique reste absolument épithète de dessin. Ce qui, à notre avis, est sujet à caution. Dans le cas d’espèce, la question qui vient à l’esprit est de savoir si le dessin dans sa représentation la plus exacte possible peut se confondre à l’objet lui-même notamment du point de vue âge et ancienneté. Dans une analyse caricaturée, on pourrait se demander si le dessin est aussi vieux que l’objet reproduit. L’archéologue dessinateur peut-il s’identifier ou s’aliéner à l’objet dessiné dont il n’est pas le concepteur ou l’inventeur originel? On ne peut répondre à ces questions que par la négation. C’est pourquoi en lieu et place de dessin archéologique, on pourrait également faire usage dans nos enseignements de «dessin en archéologie». Le même raisonnement nous amène à proposer imagerie en archéologie. En entrant dans un autre champ lexical relatif à la médecine, on pourrait écrire et lire, imagerie en médecine en lieu et place d’imagerie médicale ; déontologie en médecine en lieu et place de déontologie médicale... Dans le champ lexical qui concerne l’histoire, il parait plus convenable par exemple de dire et d’écrire un procès pour histoire en lieu et place de procès historique. Il est important et utile de préciser que ce propos ne vise nullement à établir l’historicité de l’évènement procès. Bien qu’on parle de plus en plus d’une « histoire des temps présents », il s’agit là d’un discours qui s’adresse aux opinions publiques. Il n’a aucun rapport avec la mémoire collective des populations qu’il veut plutôt avertir et prévenir relativement aux enseignements ou leçons à tirer d’un procès qui démarre ou qui est en cours. Procès historique n’est donc pas comparable à ce que renferme l’historicité du procès de Nuremberg du 24 septembre 1946 établi comme un fait historique. Le même raisonnement pourrait être appliqué à « conférence historique » lorsqu’on évoque la conférence de Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885 également établie comme un fait historique en comparaison à une conférence vue comme un évènement qui marquera dans le futur les opinions des populations… A notre avis, il parait plus convenable de dire et d’écrire procès pour l’histoire et conférence pour l’histoire en tenant compte des objectifs visés par ces discours. La réflexion à laquelle nous nous sommes librement soumis est d’essence purement épistémologique. Nous en avons fait une préoccupation à partir des années 90 quand nous faisions nos premiers pas dans la recherche en archéologie. La réflexion s’est davantage imposée à nous depuis que, en qualité d’accompagnateur au sein des équipes de chercheurs et d’archéologues expatriés et/ ou nationaux, nous avons eu le besoin de procéder à des mises à jour de nos connaissances dans le domaine de l’archéologie. Le présent document nous a été inspiré en 2017 au cours du 14e Colloque de l’Association Ouest Africaine d’Archéologie (Aoaa) à Accra au Ghana. En effet, l’occasion nous a été offerte suite à une communication présentée par un collègue Burkinabé et intitulée « Dessin archéologique…» C’est alors que nous avons attiré l’attention des panélistes quant à l’usage de l’expression dessin archéologique dans ce qu’elle peut soulever comme interrogation. Notre remarque ne visait nullement à discréditer ladite communication. Loin s’en faut! Nous l’avions perçue comme une contribution visant à harmoniser l’usage des terminologies techniques et scientifiques surtout dans la perspective d’une archéologie sans frontière. Elle doit être perçue aussi comme le droit d’une intelligentsia dans son désir de démystifier la recherche et de décoloniser le français que nous avons en partage. Par Dr Oumarou BANNI GUENE* *Enseignant vacataire, Chargé de cours en Archéométallurgie au Dha à l’Université d’Abomey- Calavi (Rép. du Bénin) Chercheur indépendant Culture 02 déc. 2021


Financement du commerce : l’Omc et la Sfi s’engagent à réduire les déficits
L’Organisation mondiale du commerce et la Société financière internationale entendent renforcer leur coopération pour combler le manque de financement du commerce, en particulier en Afrique. En travaillant ensemble, les experts de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) et la Société financière internationale (Sfi) seront en mesure d’étudier les moyens d’améliorer la disponibilité du financement du commerce dans les régions qui en ont besoin, surtout en Afrique. C’est ce que pense Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Omc. Makhtar Diop, directeur général de la Société financière internationale (Sfi), est également de cet avis. « En élargissant nos connaissances sur les déficits de financement du commerce et en renforçant les capacités des commerçants, la Sfi et l’Omc peuvent aider les petites entreprises des pays en développement à s'intégrer dans l'économie mondiale », conçoit-il. Dans une déclaration commune, lundi dernier, les deux personnalités se sont engagées à renforcer la coopération existante dans le but d’améliorer l’analyse, l’identification et la détection des lacunes dans le financement du commerce. En fait, le manque de financement du commerce dans les pays en développement est pointé du doigt comme un obstacle majeur à la participation au commerce mondial, fait savoir Mme Okonjo-Iweala. Plus de 40 % des demandes de financement du commerce des petites et moyennes entreprises (Pme) sont rejetées, voire 70 % lorsqu’elles émanent des Pme appartenant à des femmes, selon les études. Les écarts de financement du commerce mondial, principalement dans les pays en développement, se sont accrus pendant la pandémie de Covid-19, atteignant 1 700 milliards de dollars. Or, « Sans financement du commerce, estime M. Diop, il ne peut y avoir de commerce efficace. » D’où il importe de mieux comprendre l’écosystème du financement du commerce, orienter les formations et les ressources là où la demande non satisfaite est importante, en vue de combler les lacunes en la matière. Il s’agira de renforcer les capacités des petits commerçants et des institutions financières au niveau local à travers des programmes de formation au financement du commerce dans les marchés émergents, principalement en Afrique. Cela devrait permettre de réduire considérablement les écarts. Sur le continent africain, les coûts du commerce peuvent atteindre 300 % de la valeur des marchandises échangées. Pendant ce temps, le coût du financement du commerce, notamment les lettres de crédit confirmées, a augmenté pendant la crise sanitaire et économique, soit six à sept fois plus cher en Afrique que dans les pays de l’Ocde, mentionne la déclaration. Les exportateurs et les importateurs locaux seront sensibilisés à propos de l’aide au financement du commerce que proposent la Sfi et d’autres institutions financières comme la Banque africaine de développement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque asiatique de développement. Economie 02 déc. 2021


Aide humanitaire en 2022 : 274 millions de personnes auront besoin de soutien
Alors que les besoins humanitaires continuent d’augmenter dans le monde, l’Onu et ses partenaires lancent leur évaluation annuelle et leur plan pour atténuer les souffrances en 2022. Au total, 274 millions de personnes dans le monde auront besoin d’une aide d’urgence et de protection, soit une augmentation de 17 % par rapport au lancement de l’Aperçu humanitaire mondial (Gho) de l’année dernière. On estime que 41 milliards de dollars sont nécessaires pour apporter secours et protection aux 183 millions de personnes les plus nécessiteuses et couvertes par les plans de réponse humanitaires. Une augmentation signifi-cative est constatée depuis l’année dernière. Désormais, une personne sur 33 dans le monde, au lieu d’1 sur 45, a besoin d’aide. L'Onu et les organisations partenaires ont pour objectif d'aider 160 millions de personnes dans le besoin dans 56 pays et auront besoin d'un total de 35 milliards de dollars pour y parvenir. Le chef de l’humanitaire de l'Onu, le britannique Martin Griffiths, qui a lancé le rapport à partir de Genève, a déclaré: « La crise climatique frappe d'abord et plus gravement les personnes les plus vulnérables du monde. Les conflits prolongés se poursuivent et l'instabilité s'est aggravée dans plusieurs régions du monde, notamment en Éthiopie, au Myanmar et en Afghanistan. La pandémie n'est pas terminée, et les pays pauvres sont privés de vaccins. Mon objectif est que cet appel mondial puisse contribuer à redonner une lueur d'espoir à des millions de personnes qui en ont désespérément besoin. » Ensemble d’éléments négatifs Plus de 1 % de la population mondiale est déplacée. L'extrême pauvreté augmente à nouveau. Dans la plupart des crises, ce sont les femmes et les filles qui souffrent le plus, car les inégalités entre les sexes et les risques de protection sont accrus. La famine reste une perspective terrifiante pour 45 millions de personnes dans 43 pays. Les travailleurs humanitaires en première ligne tirent la sonnette d'alarme : quelque 120 organisations de la société civile - dont près de 100 sont basées dans des pays durement touchés par la faim - publient aujourd'hui une lettre commune dans laquelle elles exhortent les dirigeants mondiaux à financer pleinement la réponse nécessaire pour prévenir la famine dans le monde et à s'attaquer aux principales menaces qui attisent l'insécurité alimentaire : les conflits, la crise climatique, la Covid-19 et les chocs économiques. Mobilisation en 2021 Grâce aux projets menés par l'Onu, les organisations non gouvernementales, les gouvernements et le secteur privé au niveau national, 107 millions de personnes ont reçu de l’aide. Les donateurs internationaux ont fourni plus de 17 milliards de dollars pour les projets, soit 70 % de l'objectif. Au Soudan du Sud, plus d'un demi-million de personnes ont pu échapper à la famine. Au Yémen, les partenaires de santé ont effectué plus de 10 millions de consultations médicales. Et des centaines de millions de dollars d'aide en espèces ont été distribués aux familles ayant peu de moyens de survie. L’Appel 2022 comprend 37 plans de réponse humanitaire couvrant 63 pays. Actualités 02 déc. 2021


Volet formation du projet Arch : Véronique Tognifodé galvanise les mécaniciens
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a effectué, mardi 30 novembre dernier, une descente à Lokossa, sur le site de formation des mécaniciens automobilistes enrôlés pour la phase pilote du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Objectif : les motiver. Les mécaniciens automobilistes bénéficiaires d’une formation qui se déroule dans l’enceinte du garage communal de Lokossa, dans le département du Mono, ont été galvanisés, mardi dernier, par la ministre Véronique Tognifodé en charge des Affaires sociales et de la Microfinance lors de sa visite. Elle est l’un des ministres sectoriels qui pilotent la mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont le volet formation prend en compte les mécaniciens auto. Au nombre de trente répartis en deux cohortes, les mécaniciens sélectionnés dans plusieurs villes du Bénin bénéficient gracieusement de cette opportunité de renforcement de la qualité de leurs prestations. Ceci se fait sur les installations modernes du garage communal ouvert en 2018 grâce à la coopération entre la mairie de Lokossa et la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Vendée en France. Au dire de la ministre, l’objectif de sa descente, c’est de « voir comment se déroulent la formation et la remise à niveau des mécaniciens auto bénéficiaires du projet Arch ». Sur le site, la ministre et sa suite dont le préfet du Mono et le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet Arch, Venance Célestin Quenum, ont visité la salle des enseignements théoriques puis l’atelier des exercices pratiques. La visite guidée a été ponctuée des explications du personnel d’encadrement. Satisfaction Au terme de cet exercice, la délégation n’a pu cacher sa satisfaction. « Vous constatez avec moi que le projet Arch, lancé en juillet 2018 par la phase pilote du volet Assurance maladie a pris corps dans plusieurs de ses volets et fait profiter nos concitoyens », déclare la ministre Véronique Tognifodé. Elle ajoute que les artisans bénéficiaires des formations, assurées par des experts commis dans le cadre de la mise en œuvre du projet Arch, s’en sortent avec de nouvelles connaissances leur permettant d’offrir de meilleures prestations à leurs clients. L’autre avantage, poursuit la ministre, c’est que quelques-uns des bénéficiaires sont recrutés sur des projets et grands chantiers en cours de réalisation. Outre la mécanique automobile, le volet formation du projet Arch impacte les professionnels des métiers tels que la menuiserie, l’aluminium, l’énergie photovoltaïque, la peinture, le carrelage, le staffage, l’électricité bâtiment et la maçonnerie. Membre de la deuxième cohorte des mécaniciens en formation à Lokossa, Justin Houessou Sonon, président de l’Union des garagistes professionnels du Bénin, confirme que la formation est une bonne opportunité en ce sens que la mécanique automobile est un secteur dynamique. A l’en croire, les enseignements reçus vont leur permettre de mieux satisfaire les clients mais surtout d’expérimenter une autre approche de gestion de leurs ateliers. Il promet des séances de restitution en vue de faire profiter, à leurs confrères, les nouvelles dynamiques apprises. La phase pilote du volet Formation du projet Assurance pour le renforcement du capital Humain (Arch) a été lancée, vendredi 4 décembre 2020, à Lokossa. Le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet, Venance Célestin Quenum, rappelle que le volet formation a pour finalité de booster les chiffres d’affaires des artisans en les aidant à élever la qualité de leurs prestations. Société 02 déc. 2021


Construction de la centrale photovoltaïque de Pobè : en route pour un mix énergétique responsable
En visite, mardi 30 novembre dernier, sur le chantier de construction de la centrale solaire photovoltaïque à Illoulofin dans la commune de Pobè, le ministre Dona Jean-Claude Houssou a réitéré la volonté du gouvernement d’opter pour une utilisation responsable de tous les types d’énergie pour la satisfaction des besoins des populations. Sur le site abritant la centrale solaire photovoltaïque de 25 Mw à Illoulofin dans la commune de Pobè, le compte à rebours a commencé. Fin avril 2022, l’infrastructure devant marquer le premier pas dans l’option du « mix énergétique responsable » annoncé par le ministre de l’Energie sera fonctionnelle. Sur place, ce mardi 30 novembre, même l’ardent soleil de midi n’a pu avoir raison de l’ardeur des ouvriers. Une vue panoramique des lieux laisse constater le fruit de leur travail qui, à terme, permettra de mettre l’énergie solaire à la disposition de 20 000 ménages. Côté statistiques, la centrale solaire, c’est 47 000 panneaux solaires entièrement livrés dans 77 conteneurs de 40 pieds. Une bonne partie de ces panneaux est déjà installée sur le site et s’étend à perte de vue. La centrale occupera 26 hectares sur les 96 hectares du domaine affecté à l’ouvrage. Six transformateurs de 3.515 Kva seront aussi installés. En termes de bilan, un taux de 60 % est relevé sur l’avancement de la centrale, 20 % sur la section de la ligne d’évacuation et 30 % au niveau de la ligne de la Communauté électrique du Bénin. Sans oublier que plus de 80 % de la main-d’œuvre provient des localités proches du chantier. Au ministre Dona Jean-Claude Houssou et à sa suite, Cinzio Bagri, gestionnaire du projet solaire « Defissol », Paul Assogba, chef d’agence de l’entreprise en charge du chantier, et Ludovic Duplan, venu spécialement de la France pour cette visite pour le compte de la même entreprise ont expliqué les différents travaux déjà effectués et les étapes qu’il reste à franchir pour l’aboutissement. Ils ont surtout insisté sur le fait qu’il n’y a eu aucun arrêt du chantier dû à un accident de travail depuis le 19 novembre 2020 où les activités ont commencé. Selon les clauses contractuelles, la mission a pour objectifs de construire la centrale et de moderniser des installations de la société béninoise d’énergie électrique. Satisfaction ! Tout en exprimant sa joie pour ce projet qui s’exécute avec célérité, Simon Adébayo Dinan, maire de la ville qui accueille l’infrastructure, a rassuré de la mobilisation de son conseil pour veiller au bon déroulement des travaux et à la bonne collaboration entre travailleurs et populations riveraines. Il est soutenu par Daniel Valère Sètonnougbo, préfet du département du Plateau. L’autorité confirme les mesures prises pour sécuriser cet ouvrage de haute portée aussi bien pour les populations de Pobè que pour toutes les personnes résidant sur le territoire béninois. « L’énergie est une denrée très importante dans le développement de toute communauté. Elle permet de développer les activités économiques et de prospérer », a ajouté le préfet pour montrer l’importance de cette centrale solaire photovoltaïque. Satisfaction, le ministre Dona Jean-Claude Houssou en déborde. Car il n’était pas évident d’obtenir l’évolution constatée et espérer la livraison à bonne date de la centrale, au regard des effets de la situation sanitaire mondiale sur la livraison des intrants. « La réalisation de cette première centrale d’envergure traduit la mise en œuvre effective de la transition énergétique selon la volonté du gouvernement d’avoir un mix énergétique responsable qui allie à la fois les énergies renouvelables, les énergies d’origine thermique et autres », a fait savoir le ministre. Il a profité de l’occasion pour annoncer d’autres projets imminents qui vont renforcer le système énergétique. Il s’agit notamment de la construction de centrales solaires de 50 Mw à Bohicon, Parakou, etc. et la densification de tout le réseau autour de la centrale de Pobè. Mais la meilleure nouvelle annoncée par le ministre de l’Energie, c’est la validation par l’Agence française de développement du dossier de doublement de la capacité de cette centrale en chantier. A Pobè, la fin du chantier de la première centrale solaire consacrera donc le début d’un autre chantier de même capacité. Actualités 02 déc. 2021


Acquisition de compétences sur le remorquage au Port : trois capitaines méritants reçoivent leurs certificats
Joris Albert Thys, directeur général du Port autonome de Cotonou, et Martin Deroover, chargé d’Affaires à l’ambassade du Royaume de Belgique près le Bénin, ont procédé, hier mercredi 1er décembre à la station de remorquage quai nord du port de Cotonou à la remise officielle de certificat de parcours d’acquisition de compétences sur le remorquage à l’arrière des navires à trois capitaines méritants. Hier mercredi 1er décembre 2021, Idrissou Inoussa Bouraïma, Lodjou Fidèle Cakpo et Joachim Césaire Boco ont reçu leurs attestations de fin de formation après avoir été déclarés aptes et agréés pour assurer en toute sécurité le pilotage des nouveaux remorqueurs de type Asd Amazone et Bio Guerra récemment acquis par le Port autonome de Cotonou. Ces trois capitaines ont suivi une série de formations depuis 2019, qui font d’eux aujourd’hui des agents capables de remorquer de façon indépendante par l’arrière les navires de 300 ml. Leur formation, administrée par des instructeurs de Brabo et du port d’Antwerp international, sur financement de l’Agence belge de développement Enabel est un véritable transfert de compétences qui aura permis au Port autonome de Cotonou de renforcer l’efficacité, la célérité et la sécurité des manœuvres. Joris Albert Thys, directeur général du Port autonome de Cotonou, a rappelé que le port a été confié depuis janvier 2018 au port d’Antwerp international à la suite d’un contrat de délégation de gestion. Ledit contrat s’articule, selon lui, autour de trois axes stratégiques à savoir : la modernisation des installations et équipements ; le repositionnement du Pac dans la sous-région ainsi que le transfert de compétences au profit du personnel local. Enabel de son côté appuie le développement du secteur portuaire à travers le Passport, projet d’appui au développement du secteur portuaire depuis juin 2019. Et c’est dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet qu’un accord spécifique a été signé entre Enabel et le port d’Antwerp international pour renforcer les capacités du personnel dans plusieurs domaines et principalement dans le pilotage et remorquage des navires. Mobiliser les énergies et les compétences Le directeur général du Port autonome de Cotonou affirme que la Belgique a décidé de s’investir de manière significative auprès des acteurs portuaires et du Pac afin de relever le défi de mobiliser les énergies et les compétences des acteurs privés, en Belgique, au Bénin et ailleurs. Dans le cadre du Passport financé par Enabel, huit pilotes, huit capitaines de remorqueurs et quinze matelots ont bénéficié depuis 2019 d’un parcours d’acquisition de compétences. Il a démarré par un diagnostic de la situation avec des évaluations individuelles des capacités de départ des agents à former. Cette acquisition de compétences s’est poursuivie par une série de formations à Anvers. Les capitaines ont bénéficié de quatre semaines de formation sur les simulateurs de Brabo à Anvers. Les meilleurs y sont retournés une à deux fois pendant deux semaines pour affiner la bonne maîtrise des manœuvres. Le modèle du Port autonome de Cotonou a été installé sur les simulateurs à Anvers et décrivent un environnement simulé qui imite la réalité de la meilleure façon possible. Les entraînements sur ces simulateurs se sont déroulés en juin 2019 et mai 2021 pour ce qui concerne les capitaines de remorqueurs. Les experts mobilisés par le port d’Antwerp pour ce parcours font un accompagnement régulier post formation sur site à Cotonou à bord des remorqueurs. Le port autonome de Cotonou a pour ambition d’ouvrir sa ligne le plus tôt possible aux navires de 300 ml et plus. Le Port de Cotonou a acquis cette année deux remorqueurs de type Asd Amazone et Bio Guerra, dont la force de traction est deux fois plus élevée et qui sont plus maniables que les remorqueurs disponibles au lancement du parcours de formation. L’acquisition de ces deux remorqueurs suppose un effort de formation supplémentaire des capitaines de remorqueurs. Rappelons qu’Enabel intervient au Bénin depuis plus de vingt ans dans plusieurs domaines dont celui de la promotion du secteur privé. Dans le cadre de son nouveau programme de coopération bilatérale bénino-belge, elle a décidé d’appuyer le Bénin dans le renforcement du positionnement concurrentiel du port de cotonou en facilitant les investissements, en renforçant les compétences de différents acteurs et en travaillant sur l’aspect environnement. Société 02 déc. 2021


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