La Nation Bénin...
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En dehors des localités d’Ina, Guessou et autres où l’alliance Soleil paraît prédominante de par les affiches des candidats dont Moussa Lafia Gorado, Mouftaou Saliou Sambo, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) sont assez visibles dans l’ensemble des arrondissements et villages de Bembèrèkè. Outre les affiches, c’est à une randonnée d’explication et de persuasion que s’adonnent les militants et sympathisants des Cauris à Gamia, Bouanri, Béroubouay, Bembèrèkè centre.
A Bembèrèkè centre, deux rencontres des FCBE se sont tenues pratiquement au même moment : l’une au centre des artisans de la localité et l’autre un peu plus loin au quartier Dèrou. A cette dernière rencontre, le coordonnateur départemental de la liste FCBE, le ministre Robert Théophile Yarou natif de la commune, et les candidats Zénabou Sangaré, Sina Dounwirou, Mohamed Bani Yéro, Lafia Bio Guio, tentaient de convaincre les femmes, les jeunes, les sages et notables à rééditer l’exploit du 26 avril dernier à travers l’élection du ministre qui a démissionné par la suite, pour laisser sa place à son suppléant, Yaya Garba. Selon les indiscrétions, les électeurs seraient fâchés parce qu’ils ont voté massivement et leurs suffrages sont «transférés» ainsi à un autre. «C’est un problème sérieux et nous sommes tenus d’expliquer, parce que des défections sont annoncées», nous souffle un candidat FCBE dans la localité. A cela, comme dans plusieurs localités parcourues, s’ajoute un flou total qui entoure la vraie liste et le positionnement exact des candidats FCBE.
Au cours de la rencontre où les femmes sont sorties massivement, le ministre Théophile Yarou a expliqué pourquoi il a été maintenu au gouvernement afin d’aider le président de la République à poursuivre certains chantiers et à finir en beauté son second mandat. Le phénomène de « télécommande depuis l’étranger » de la liste adverse a été même évoqué à l’occasion, par un opérateur du secteur de coton.
A en croire les barons FCBE, mercredi dernier, c’était l’ultime jour des grands rassemblements dans les quartiers et villages. Hier jeudi et ce jour vendredi 26 juin seront consacrés à une campagne porte-à-porte plus offensive, confie Farouk Méré, candidat suppléant.
Dans la commune de Gogounou dans l’Alibori, les FCBE sont également très présentes à l’instar des candidats Bani Dogari à Sori et environs ; Sabi Goro Monsi Kora, actuel premier adjoint au maire, dans le village de Wèrè et aux alentours ; Yada Sabi Gnaro, un des chefs d’arrondissement de la commune. Les images du chef de l’Etat et du député Sanni Gounou, le maire sortant récemment élu pour aller au Parlement, sont abondamment utilisées pour convaincre la grande masse.

Un accord bienvenu ! Par ces temps de pluie et d’inondations à n’en plus finir, obtenir un accord de prêt pour faire face aux eaux de pluie qui empestent la vie des populations est forcément une bonne nouvelle. Pour leur donner une lueur d’espoir, le ministre d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Komi Koutché, et la Banque mondiale représentée par Olivier Frémond, ont procédé hier mercredi 24 juin, à Cotonou à la signature de l’accord de prêt y relatif.
C’est un accord de crédit relatif au deuxième financement additionnel du Projet d’urgence de Gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), portant sur un montant de 20 milliards de FCFA que le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances Komi Koutché et le représentant résident de la Banque mondiale Olivier Frémond ont signé hier. En fait, lors de l’exécution du projet, les études complémentaires ont révélé la nécessité de construire des ouvrages complémentaires, notamment à Cotonou, afin de consolider les travaux du financement de base. Dans ce cadre, un premier accord additionnel avait été négocié. Puis, à l’actualisation du plan directeur d’assainissement des eaux pluviales, d’autres besoins ont été identifiés. Il s’agit de la consolidation des dispositifs d’adaptation des effets des changements climatiques, de lutte contre les inondations inscrits dans la composante D du projet et de gestion des déchets solides ménagers et des eaux usées envisagées dans les composantes B et C. Ceci afin d’accroître les impacts du projet sur les différentes catégories de bénéficiaires.
C’est donc ainsi qu’à la requête du gouvernement du Bénin, le Conseil d’administration de l’Association internationale de développement (IDA) a approuvé, en sa session du 29 mai dernier, un crédit additionnel d’un montant de 40 millions de dollars américains, soit environs 20 milliards de FCFA, pour renforcer et consolider les interventions du projet, fait savoir Olivier Fremond. Il souligne la qualité des indicateurs et de la mise en œuvre du projet initial avec notamment plusieurs grandes réalisations dont des bassins primaires, la digue de Fifadji ; sans oublier des actions de formation… Autant d’actions qui contribuent à impacter les populations concernées par le projet. Et c’est fort des acquis que la Banque mondiale a accordé au Bénin ce crédit de 40 millions de dollars.
Des réalisations attendues
Ce montant permettra de réaliser des activités capitales telles que l’étude technique sur l’érosion côtière à Cotonou et à Grand-Popo, l’étude technique et de faisabilité de la mise en place d’un système d’alerte précoce des crues dans le bassin de l’Ouémé et l’élaboration d’un plan directeur harmonisé de la gestion des déchets solides ménagers dans les communes du grand Nokoué. De plus, avec ce financement, des travaux d’assainissement et d’aménagement de voies seront exécutés dans les cinq principales villes bénéficiaires ; travaux au nombre desquels le pont de Sodo à Hêvié avec des bretelles d’accès dans la commune d’Abomey-Calavi et la seconde partie de la voie Carrefour Adjaha-Godomey magasin à Cotonou.
Olivier Frémond attend de la mise en œuvre de ce projet qu’il contribue encore plus à améliorer les conditions de vie des populations cibles afin qu’à l’évaluation, la satisfaction soit au rendez-vous du point de vue des efforts du Bénin pour la lutte contre la précarité…
Les autres principaux travaux d’aménagement et d’assainissement à exécuter concernent : l’aménagement du collecteur Wd (bras amont et confortement du bras aval) traversant les quartiers Tanto, Dandji, Avotrou et Tchanhounkpamin, l’assainissement et l’aménagement de la pénétrante d’Akogbato, la suite du Collecteur G et l’aménagement du bassin Settô Gbodjè, l’actualisation du Plan directeur d’assainissement pluvial de Porto-Novo. A cela s’ajoutent l’assainissement et l’aménagement du tronçon Carrefour Abattoir-CEG Agblangandan, la réalisation du Plan directeur d’assainissement pluvial de Sèmè-Podji, la réalisation du Plan directeur d’assainissement pluvial d’Abomey-Calavi ; la suite du collecteur principal de la ville de Ouidah (tronçon Azilinon-Musée), la réalisation du Plan directeur d’assainissement pluvial de Ouidah, puis la réalisation du Plan directeur d’assainissement pluvial du plateau d’Abomey.
Heureux de la perspective positive qui découle de cet accord de crédit, le dernier de l’ère Olivier Frémond, en fin de séjour au Bénin, Komi Koutché a eu des mots de remerciement pour le fonctionnaire international pour son dévouement au service du Bénin. Puis, se référant à l’actualité des pluies et des inondations, il indique que l’importance du projet ne se démontre plus. Et dit sa conviction qu’en sus des bons acquis de la première phase, l’accord sera exécuté avec la plus grande rigueur, pour que les objectifs à lui assignés soient effectivement réalisés.
Et c’est un Olivier Frémond, rassuré par cet engagement, qui s’en ira au siège de la Banque mondiale, réconforté par la standing ovation dont il a été gratifié par les officiels béninois présents à la cérémonie.

Le président de la République a reçu, hier mercredi 24 juin, les responsables de la compagnie pétrolière SAPETRO. Ces derniers ont annoncé l’arrêt des opérations d’exploration sur les blocs à eux attribués au large de Sèmè.
C’est une information qui vient plomber les espoirs du Bénin dans le secteur de la production du pétrole brut. La compagnie nigériane, SAPETRO, qui deux ans auparavant, avait annoncé des promesses de découverte de pétrole commercialisable vient de faire volte face. Elle a annoncé hier sa décision d’arrêter ses opérations d’exploration au large de Sèmè. La raison évoquée, les explorations réalisées sur les trois blocs qu’elle détient se sont révélées infructueuses. Selon les explications fournies par les responsables de la compagnie au président de la République, le premier puits n’a pas pu être entièrement foré en raison de certaines difficultés techniques. Le deuxième puits a révélé de l’eau à 100%. Quant au dernier puits, son exploration a permis la découverte d’un gisement de 1,5 millions de barils, communique-t-on. Son exploitation éventuelle devrait produire en moyenne 1140 barils par jour, au moment où le Nigeria premier producteur du continent africain est à environ 2 millions de barils par jour. Pis encore, estiment les responsables de SAPETRO, la commercialisation du pétrole découvert devra induire un investissement de 67 millions de dollars pour une rentabilité évaluée à 40 millions de dollars. Résultat : SAPETRO renonce à poursuivre ses travaux. La compagnie estime avoir investi environs 564 millions de dollars dans ses travaux d’exploration contre une prévision de 280 millions. Mais ne voulant pas désarmer, elle a promis de mobiliser d’autres investisseurs pour se projeter sur d’autres forages possibles au large du Bénin.
Actualités 24 juin 2015

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience à son cabinet hier jeudi 18 juin, plusieurs délégations dont celle de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) conduite par sa directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo. La célébration prochaine des 25 ans du journal «La Nation» édité par l’Office était au coeur des échanges.
L’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) célèbre au cours de la deuxième quinzaine du mois de juillet prochain les 25 ans d’anniversaire du journal « La Nation » qu’il édite. Cet événement sera pour les responsables et les agents de cet office un moment de bilan et d’engagement pour aller de l’avant. C’est dans le cadre de ces manifestations festives qu’une délégation de l’Office visite certains de ses partenaires clés. Après le Conseil économique et social (CES) mercredi dernier, elle était hier dans les locaux de la Cour suprême à Porto-Novo. Comme à l'étape précédente, la délégation conduite par la directrice générale par intérim de l’Office est allée informer le président de la Cour suprême de la célébration prochaine des noces d’argent du quotidien de service public. Les préparatifs de cet anniversaire vont bon train, a souligné Reine Azifan Sagbo au sortir de l’audience. Elle précise que cette célébration offrira l’occasion pour faire surtout le point des prestations et d’écouter les clients sans qui l’Office ne saurait exister. « Notre souci permanent est de mieux servir notre clientèle, à savoir éditer un journal de qualité aussi bien dans le fond des articles écrits que dans la forme de la présentation», souligne Reine Azifan Sagbo qui était entourée du directeur de publication du journal «La Nation», Edgard Couao-Zotti, du directeur de l’Imprimerie, Edmond Zossoungbo et du chef service commercial de l’Office, Marie-Madeleine Akoffodji.
Le partenariat passé en revue
Les échanges ont duré une trentaine de minutes. Les deux parties ont passé en revue leur partenariat et soulevé les goulots d’étranglement. Lesquels goulots ont été aplanis dans l’intérêt de chacune des deux institutions, a laissé entendre Reine Azifan Sagbo. Aussi, la délégation a-t-elle saisi l’occasion de cette rencontre avec le président de la Cour suprême pour poser le sempiternel problème auquel est confronté l’ONIP, celui de faire tourner son imprimerie qui regorge de beaucoup de machines de technologie de pointe. La directrice générale par intérim confie avoir prié à cet effet le président de la Cour suprême de consulter davantage l’Office pour ses travaux d’imprimerie.
Reine Azifan Sagbo a salué le président Ousmane Batoko qui s’est montré très sensible aux différentes préoccupations de la délégation et qui a promis de faire le nécessaire pour améliorer mieux que par le passé la collaboration entre son institution et l’ONIP.
Avant la délégation de l’ONIP, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec le Haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah. Au sortir du long entretien qu’il a eu avec son hôte, ce dernier dit avoir parlé avec Ousmane Batoko des questions d’intérêt commun. Il a eu son éclairage sur certains problèmes qui constituent une préoccupation entre le Haut commissariat à la gouvernance concertée et la Cour suprême. Moïse Mensah se dit également très satisfait de l’audience se félicitant de la qualité des échanges qui auraient été très fructueux.

Le président du Conseil économique et social , Augustin Tabé Gbian a reçu hier mercredi 17 juin à son cabinet la directrice générale par intérim de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP), Reine Azifan Sagbo. Elle était accompagnée pour la circonstance de Edgard S. Couao-Zotti, directeur de publication du quotidien La Nation, de Edmond Zossoungbo et de Marie Madeleine Akoffodji respectivement directeur de l’Imprimerie de l’ONIP et chef Service commercial de l’ONIP.
La directrice générale de l’Office national d’Imprimerie et de Presse par intérim, Reine Azifan Sagbo, après plus d’une demi-heure d’entretien avec le président du Conseil économique et social a déclaré que sa délégation a eu avec le président du CES, des échanges sur le partenariat qui lie l’Office à l’institution, notamment en ce qui concerne les activités du quotidien de service public «La Nation». Un quotidien qui célèbre dans les tout prochains jours ses vingt-cinq ans d'existence. Plusieurs manifestations sont prévues dans le cadre de la célébration de cet anniversaire.
Reine Azifan Sagbo et ses collaborateurs sont allés recueillir également les impressions du président du Conseil économique et social quant aux prestations qui sont fournies par l’Office et aux attentes de son institution.
Aussi, a-t-elle profité de cette audience pour faire un plaidoyer en faveur de l’imprimerie de l’ONIP qui dispose aujourd’hui des meilleures machines de la place et qui fournit également de meilleures prestations dans divers domaines. Elle a souhaité qu’en plus du quotidien La Nation, le Conseil économique et social sollicite l’imprimerie de l’ONIP pour ses travaux.
La directrice générale a confié que le président Augustin Tabé Gbian a eu une oreille attentive à ses préoccupations et a promis d’en discuter avec ses collaborateurs dans les plus brefs délais.
Au cours de la même journée d’hier, le président du Conseil économique et social a également reçu une délégation du collectif des techniciens kits et groupes électrogènes COS-LEPI, et un représentant du bureau exécutif de l’Association des professionnels de l’industrie hôtellière du Bénin. Ces derniers n’ont fait aucune déclaration à leur sortie d’audience.

Le président de la République a reçu, hier mercredi 10 juin en audience, Me Adrien Houngbédji, récemment élu président de l’Assemblée nationale. La décrispation politique actuelle satisfait les deux personnalités.
Le tête-à-tête entre le chef de l’Etat et le tout nouveau président de l’Assemblée nationale a duré plus de deux heures. Les deux personnalités ont fait un tour d‘horizon de la situation politique nationale, en l’occurrence l’actualité parlementaire et la situation politique que vit actuellement le pays. «La rencontre d’aujourd’hui est la première que j’ai avec le président de la République depuis l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Le président nous a envoyé une lettre de félicitations. Il est de règle que nous lui rendions une visite de courtoisie pour le remercier », fait observer Me Adrien Houn-gbédji, au sortir de l’audience. Le président de l’Assemblée nationale enchaîne : « Nous en avons profité pour faire le tour d’horizon d’un certain nombre de préoccupations, des problèmes relatifs à l’ambiance politique générale dans le pays. Nous avons pu constater ensemble que depuis l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, le climat dans le pays est à l’apaisement. Cela est à mettre à l’actif de la démocratie béninoise qui, par le fonctionnement régulier de ses institutions, a quand même pu faire revenir un climat de paix ».
La deuxième personnalité de l’Etat dit avoir aussi évoqué avec le chef de l’Exécutif, la cérémonie de son investiture prévue pour lundi prochain. « Nous attendons une dizaine de présidents de parlement. Il était nécessaire d’en discuter avec le chef de l’Etat et de solliciter la contribution du gouvernement à la bonne réussite de la cérémonie et un bon accueil des chefs de délégation », assure-t-il.
Me Adrien Houngbédji poursuit que le fonctionnement de l’institution en tant qu’organe législatif et de contrôle de l’action gouvernementale a également meublé leurs discussions. « Nous sommes dans la phase où nous mettons en place les groupes parlementaires. Ce travail s’est terminé depuis avant-hier, ce jour nous allons mettre en place les commissions. J’ai tenu à dire au chef de l’Etat que l’Assemblée nationale fonctionne correctement, ce qu’il a beaucoup apprécié», conclut-il.

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mardi 2 juin 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Sena Dépé épouse Akouè, belle-mère de monsieur Gustave D. Sonon, ministre chargé des relations avec les Institutions ;
• Yves William Trougnin, photographe du chef de l’Etat, en service à la Cellule de communication de la présidence ;
• Marcel Gbèdjinon, agent de l’ORTB à la retraite, père de monsieur Franck Gbédjinon, technicien d’image à l’ORTB et caméraman du président de la République ;
• Léon Awessou, chevalier de l’Ordre du mérite agricole, précédemment producteur dans la commune d’Abomey ;
• Moussa Shabi Mane, inspecteur de l’Enseignement maternel et primaire à la retraite et 1er adjoint au maire de Bembèrèkè, beau-père de monsieur Mouhamadou Arikama Chabi, administrateur des Services financiers, directeur des Ressources financières et du Matériel du ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires ;
• Marie Capo-chichi née Adi-kpéto, mère de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Aubert Capo-Chichi, précédemment directeur de l’Ecole nationale des instituteurs du Borgou, père de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Travaux publics et des Transports, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Assogba Gabriel Dossou, précédemment directeur de la Formation et des Projets de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes ;
• Albert Ahidazan Azansien alias papa Djrado, ancien commissaire du peuple à l’Assemblée nationale révolutionaire, chevalier de l’Ordre de mérite agricole, président de l’ONG ASADES, initiateur et fondateur du culte Hwendonafa, père de madame A. Florentine Yêyinou Ahidazan en service à la présidence de la République ;
• Essoulé Dorcas Atanlé Koudé, belle-mère du révérend docteur Nicodème I. Alagbada, président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin,
• Joseph Dovoédo, professeur certifié d’Histoire et Géographie, premier directeur africain du Cours secondaire protestant de Cotonou ;
• Reine Y. Zannou, précédemment chef du Service de la communication, des archives et de la documentation à la préfecture de Porto-Novo ;
• Kochégbé Nouatin, précédemment chef du village d’Ahozon, situé dans l’arrondissement de Pahou dans la commune de Ouidah.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
• un projet de décret portant autorisation de participation de l’Etat au capital social de la société dénommée Benirail Infrastructure ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine de fabrication d’engrais au Bénin par la Société export trading group (ETG) ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine d’égrenage de coton graine à Kérou, département de l’Atacora ;
• un projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;
• un projet de décret portant modification de l’article 3 du décret n° 2011-679 du 14 octobre 2011 et prorogation de la durée de la période d’exploitation du projet d’exercice des activités de manutention de conteneurs au Port de Cotonou, de la société Bénin Terminal S.A. agréée au régime «D» du Code des investissements ;
• un nouveau projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga (CNHU-HKM) ;
• un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’administration de la Caisse mutuelle de prévoyance sociale.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables, le ministre des ODD en charge des grands travaux et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont rendu compte au Conseil des ministres de la mise en œuvre de l’installation et de la mise en service des lampadaires solaires photovoltaïques, des kits solaires photovoltaïques, des lampes basse consommation, des systèmes d’adduction d’eau potable et mini centrales solaires au travers des programmes PRODERE de l’UEMOA, du programme des jeunes Américains et du programme national PROVES.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre des ODD, responsable du comité de réception de ces équipements, d’adjoindre le Génie militaire à ce comité en vue de procéder à la vérification, sur toute l’étendue du territoire national, de l’implantation et du bon fonctionnement de cet important matériel destiné à assurer l’électrification de nos villes et campagnes dans un délai de deux (02) semaines et d’en rendre compte au Conseil des ministres.
Dans la même perspective, ce mécanisme de vérification, examinera et rendra compte au Conseil des ministres, toujours dans un délai de deux (02) semaines, du programme UEMOA de forage d’une centaine de puits et du programme national de forage de puits d’une valeur d’un milliard de francs CFA.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables a également rendu compte au Conseil des ministres du Projet de renforcement du système d’adduction d’eau potable (AEP) de la ville de Cotonou et ses agglomérations.
Ce projet qui a connu deux phases va se poursuivre en une troisième qui vise à :
• satisfaire les besoins en eau potable des populations à l’horizon 2025 ;
• atteindre sur le plan national un taux de desserte en eau de 90% à l’horizon 2025 et
• garantir la pérennité et la continuité du service d’eau potable.
D’un coût estimé à 23 milliards de francs et dont la moitié sera financée par la Banque européenne d’investissement (BEI), avec des perspectives heureuses de financement complémentaire par la Banque africaine de développement (BAD) et la KFW, le projet devrait permettre non seulement d’exploiter les capacités existantes mais de procéder à l’extension de près de 800 km de canalisation.
Le ministre en charge en rendant compte de ce projet d’eau a fait le point des dessertes en eau en milieu urbain de 2005 à 2015. Il ressort de ce compte rendu, que :
? en 2005, le taux de desserte en eau était de 40,8% pour un effectif d’abonnés de 1 277 265 ;
? en 2014, le taux de desserte en eau est de 72% pour un effectif d’abonnés de 2 603 249 habitants ;
? le ratio 38litres/jours/habitant en 2005 contre 48 litres/jour/habitant en 2015.
En termes financiers, plus de 83 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur dont 16% par le budget national et 10% sur fonds propres de la SONEB.
Par rapport à la fourniture de l’énergie électrique dans les ménages, le ministre en charge de l’Energie a été instruit pour rendre compte dans un délai de soixante-douze heures de la situation de l’existant en matière de compteurs, des besoins exprimés afin de permettre au Conseil des ministres de faire satisfaire le gap des demandes dans ce secteur.
Le conseiller spécial chargé de la Gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, a rendu compte au Conseil du choix du cabinet international d’investigation «KROLL» sur les quatre postulants par les représentants des Pays-Bas et ceux du Bénin aux fins de connaître le dossier du PPEA-II pour situer les responsabilités dans ce dossier. Le cabinet démarrera ses activités le 04 juin 2015.
Le ministre en charge des Télécommunications a fait le point de ses entretiens avec les GSM sur leurs contributions aux côtés des entreprises publiques au financement du programme national d’alimentation en eau potable en milieu rural. S’agissant de ce programme, le Conseil des ministres précise qu’il sera piloté par un comité composé des représentants des GSM, des entreprises publiques et du ministère de l’Energie avec le PNUD comme maître d’ouvrage. A cet effet, il sera demandé au PNUD d’ouvrir un compte bancaire aux fins de recevoir les contributions des GSM et des entreprises publiques.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres de l’utilisation des premiers kits de tracteurs. Le ministre de l’Agriculture a été instruit aux fins de mettre en place un comité de réflexion sur la politique de répartition et d’utilisation optimale de ces kits.
Le ministre à la présidence de la République chargé des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres des diligences en cours notamment au niveau du ministère de l’Economie et des Finances au titre du Doing Business.
Du compte rendu du ministre, il ressort que les diligences attendues ont été pour la plupart exécutées en vue de l’amélioration du climat des affaires. Une mission de vérification des diligences sera diligentée aux fins de s’assurer de leur exécution.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers notamment :
? une communication du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à l’adoption du projet de document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2016-2018;
? une communication du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières relative à la mise en place de mesures spécifiques pour la poursuite des activités d’alimentation en eau potable en milieux urbain et périurbain et l’atteinte des OMD dans le secteur de l’eau au Bénin ;
? une communication du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication relative à la mise en place d’un Centre national de données pour la promotion du numérique au Bénin ;
? une communication du ministre de l’Enseignement supérieur sur les réunions statutaires du ministère au titre de l’année 2015 ;
?quatre communications du ministre des Travaux publics et des Transports relatives successivement à :
- la prise en charge sur les ressources du budget national du gap financier relatif aux travaux confortatifs du projet d’aménagement et de bitumage de la route N’Dali-Nikki-Chikandou-Frontière du Nigeria ;
- l’approbation des frais nécessaires à la mise à disposition des sites pour les bases vie des entreprises chinoises dans le cadre des travaux de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon, (Lots 2 et 3+) ;
- la suspension provisoire de la concession du poste de péage/pesage d’AHOZON sur la route PAHOU-OUIDAH ;
- la rémunération forfaitaire du contrat n°74/MTPT/DNCMP/SP du 05/03/20136 et son avenant N°1 signés avec la Compagnie nationale Xinxing Group de la République populaire de Chine pour l’exécution des travaux du lot 3 (PK45+760 à Allada au PK117+865 à Bohicon) du projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon.
Le Conseil a approuvé plusieurs autres comptes rendus notamment :
? un compte rendu conjoint du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique , du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation des travaux de la session extraordinaire de la commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement /centrale et confédération syndicales ;
? un compte rendu du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social des négociations avec les organisations syndicales membres de l’intersyndicale des ressources humaines en santé; (IRHS) ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes des travaux de la Commission interministérielle chargée de réexaminer le dossier de reconstitution de carrière des 1 468 fonctionnaires de la Police nationale.
En adoptant ce compte rendu, le ministre d’Etat a été instruit de discuter des modalités de mise en œuvre avec le responsables de la Police nationale ;
? un compte rendu du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective de la participation du Bénin aux négociations sur le deuxième Compact du Bénin (Washington DC, du 11 au 13 mai 2015) ;
? un compte rendu d’étape du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de la mise en œuvre du Programme de transition numérique au Bénin. Le ministre en charge de la Communication et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont été instruits pour prendre toutes les dispositions afin que le Bénin soit au rendez-vous du passage au numérique le 17 juin 2015 ;
? un compte rendu du ministre des Affaires étrangères sur les affrontements entre éleveurs transhumants et agriculteurs. Le Conseil des ministres déplore et regrette les morts survenus au cours de ces affrontements. En outre, le Conseil a décidé de l’organisation d’un séminaire gouvernemental avec le concours des personnes ressources et des compétences nécessaires en vue de cerner tous les aspects de la problématique de la transhumance et prendre les mesures adéquates afin de juguler ce phénomène, source de drames périodiques ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes relatif à l’audience que le président de la République a accordée aux représentants des associations de consommateurs. En approuvant ce compte rendu, le Conseil a apprécié la qualité des échanges avec les représentants des associations de consommateurs et instruit le ministre de l’Intérieur de maintenir le dialogue avec elles et d’assurer l’insertion de leurs représentants dans les structures traitant des problèmes les concernant notamment l’Autorité nationale de régulation de l’Energie dont le décret sera repris.
Le Conseil a autorisé :
? la participation du chef de l’Etat à la 25ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine à Johannesburg et Pretoria, en Afrique du Sud, du 07 au 15 juin 2015 ;
? la candidature du Bénin au poste de président de la confédération africaine de Wushu ;
? la participation du Bénin à la réunion des ministres francophones de l’enseignement supérieur sur le développement du numérique dans l’espace universitaire francophone à Paris du 04 au 06 juin 2015.
Enfin, à la présidence de la République, sur proposition du président de la République, les conseillers spéciaux dont les noms suivent ont été reconduits dans leurs fonctions :
1- Conseiller spécial aux Affaires diplomatiques du président de la République, madame Mariam Aladji Boni Diallo ;
2- Conseiller spécial chargé de la gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, monsieur Michel Dognon.
Fait à Cotonou, le 02 juin 2015
Le secrétaire général
du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 10 juin 2015

Accusé dans une affaire de détournement de fonds au centre de santé d’Athiémé où il intervenait, le comptable Wenceslas D. a non seulement fini par avouer les faits mis à sa charge, mais surtout rembourser, jeudi 4 juin dernier, 892 645 F CFA équivalant au montant.
Huit cent quatre vingt douze mille six cent quarante cinq (892 645) FCFA. C'est exactement le montant restitué jeudi 4 juin dernier par le désormais ex-comptable du Centre de santé d’Athiémé, Wenceslas D. Ce montant est l’équivalant des fonds manquant au compte dans une affaire de «détournement» pendant qu’il était en exercice dans cette localité du Mono.
En effet, suite à un contrôle de gestion effectué en février dernier au centre de santé d’Athiémé par une équipe de la Direction départementale de la Santé, il a été noté un décaissement de 892 645 FCFA. Pour le comptable du centre de santé, le montant manquant serait consacré à l’approvisionnement en médicaments. Lesquels n’ont jamais été achetés à concurrence du montant indiqué. C’est du moins ce qui a été révélé à l’issue des investigations effectuées par l’équipe de contrôle au niveau du dépôt répartiteur de la zone sanitaire.
Décidé à tirer l’affaire au clair, le directeur départemental de la Santé Virgile Dodoo adresse une demande d’explication au comptable Wenceslas D. dont la réponse n’a pas suffi à élucider le doute sur la gestion des fonds. Par la suite, Virgile Dodoo entreprend de muscler sa réaction en deux volets. D’abord, une sanction disciplinaire pour muter le mis en cause au Centre hospitalier départemental du Mono situé à Lokossa. Ce premier acte sera suivi de la rédaction d’une main courante déposée contre le présumé à la brigade territoriale de Lokossa qui, à son tour, a affecté le dossier à la brigade de recherches de la localité. Suite à des interpellations et enquêtes menées par cette structure judiciaire, le comptable a fini par passer aux aveux non sans des manœuvres dilatoires. Mais très tôt, il a été contenu dans son élan et contraint à restituer les fonds. Wenceslas D. n’ayant plus d’autres choix, commence à rembourser aux compte-gouttes jusqu’à verser le dernier kopeck jeudi 4 juin dernier. «Les 892 645 FCFA restitués ont été réceptionnés le même jour par un représentant de la direction départementale de la Santé et retournés le lendemain vendredi 5 juin dans les caisses du centre de santé d’Athiémé», confirme docteur Virgile Dodoo.

Accusé dans une affaire de détournement de fonds au centre de santé d’Athiémé où il intervenait, le comptable Wenceslas D. a non seulement fini par avouer les faits mis à sa charge, mais surtout rembourser, jeudi 4 juin dernier, 892 645 F CFA équivalant au montant.
Huit cent quatre vingt douze mille six cent quarante cinq (892 645) FCFA. C'est exactement le montant restitué jeudi 4 juin dernier par le désormais ex-comptable du Centre de santé d’Athiémé, Wenceslas D. Ce montant est l’équivalant des fonds manquant au compte dans une affaire de «détournement» pendant qu’il était en exercice dans cette localité du Mono.
En effet, suite à un contrôle de gestion effectué en février dernier au centre de santé d’Athiémé par une équipe de la Direction départementale de la Santé, il a été noté un décaissement de 892 645 FCFA. Pour le comptable du centre de santé, le montant manquant serait consacré à l’approvisionnement en médicaments. Lesquels n’ont jamais été achetés à concurrence du montant indiqué. C’est du moins ce qui a été révélé à l’issue des investigations effectuées par l’équipe de contrôle au niveau du dépôt répartiteur de la zone sanitaire.
Décidé à tirer l’affaire au clair, le directeur départemental de la Santé Virgile Dodoo adresse une demande d’explication au comptable Wenceslas D. dont la réponse n’a pas suffi à élucider le doute sur la gestion des fonds. Par la suite, Virgile Dodoo entreprend de muscler sa réaction en deux volets. D’abord, une sanction disciplinaire pour muter le mis en cause au Centre hospitalier départemental du Mono situé à Lokossa. Ce premier acte sera suivi de la rédaction d’une main courante déposée contre le présumé à la brigade territoriale de Lokossa qui, à son tour, a affecté le dossier à la brigade de recherches de la localité. Suite à des interpellations et enquêtes menées par cette structure judiciaire, le comptable a fini par passer aux aveux non sans des manœuvres dilatoires. Mais très tôt, il a été contenu dans son élan et contraint à restituer les fonds. Wenceslas D. n’ayant plus d’autres choix, commence à rembourser aux compte-gouttes jusqu’à verser le dernier kopeck jeudi 4 juin dernier. «Les 892 645 FCFA restitués ont été réceptionnés le même jour par un représentant de la direction départementale de la Santé et retournés le lendemain vendredi 5 juin dans les caisses du centre de santé d’Athiémé», confirme docteur Virgile Dodoo.

Plusieurs personnalités étaient, hier lundi 1er juin, au cabinet du président de la République. Au nombre des questions économiques abordées, il a été annoncé la construction d’une usine de fabrication d’engrais au Bénin.
Une usine d'engrais devra bientôt démarrer ses activités de production au Bénin. L’information a été portée au chef de l'Etat par une délégation de l'entreprise indienne ETG, promotrice du projet.
Selon Warapasad Pentatpati, porte-parole de la délégation, le bâtiment est déjà construit. La machinerie sera mise en place d'ici cinq mois et la production proprement dite démarrera dans six mois. L'usine, poursuit-il, aura une capacité de production de 1500 tonnes métriques au démarrage, exclusivement dédiées au Bénin. Mais elle augmentera progressivement sa capacité, en vue de répondre aux besoins de la sous-région. Dans ce cadre, il sera procédé à une étude appropriée du sol béninois par les ingénieurs de l'entreprise avant la mise en place des engrais, ainsi qu'une formation des producteurs à leurs techniques d'utilisation.
Le président de la République s'est également entretenu avec Stéphane Gompertz, ambassadeur français climat itinérant pour l’Afrique, l’Océan indien et le Moyen Orient. Il a été question de la conférence sur le climat (COP 15) qui se tiendra en France en fin d'année. Il dit avoir sollicité l'implication personnelle du président Boni Yayi et une participation conséquente du Bénin pour la réussite de cette conférence.
La ligne Cotonou-Pahou en jeu !
Venance Gnigla, président du Conseil d'administration de Bolloré Bénin, est quant à lui, allé informer Boni Yayi de l'arrivée, hier lundi, du PDG du groupe Vincent Bolloré, avec une délégation de Vivendi et de Canal +. Cette visite, précise-t-il, entre dans le cadre du double lancement des activités Afrique de Vivendi et Canal + dont Vincent Bolloré est le président du Conseil de surveillance et de la première phase des travaux de construction de la voie ferrée Cotonou-Parakou. Cette phase, poursuit-il, concerne le tronçon Cotonou-Pahou d'une longueur de 25km pour un montant de 8 milliards.
A sa suite, Michel Dognon, conseiller spécial du président de la République à la bonne gouvernance des sociétés et offices d'Etat, est venu rendre compte de la deuxième phase du processus de sélection du cabinet international devant procéder à l'audit du PPEA II, objet de discorde entre le Bénin et les Pays-Bas. A l'en croire, le processus de sélection est achevé vendredi dernier et le cabinet est attendu pour démarrer ses travaux jeudi prochain. Tirant leçon des irrégularités constatées dans la gestion du PPEA II, Boni Yayi aurait instruit son conseiller spécial à lancer, en collaboration avec l'Inspection générale d'Etat (IGE), un processus d'audit des administrateurs délégués de l'Etat, à savoir les directeurs des ressources financières et du matériel (DRFM), les directeurs administratifs et financiers (DAF), les régisseurs, etc. Les deux hommes ont également convenu de la nécessité de renforcer l'IGE dans ses prérogatives en vue d'induire une plus grande efficacité dans la lutte contre la corruption au Bénin. A ce sujet, une communication sera introduite sous peu en Conseil des ministres, annonce-t-il.
Actualités 02 juin 2015