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Nouvelles

Protection sociale des travailleurs du secteur routier : la Caisse nationale de sécurité sociale veille au grain
Les droits des travailleurs du secteur routier préoccupent la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). C’est pour échanger avec les principaux acteurs dudit secteur qu’elle a organisé, ce mercredi 1er décembre, un atelier sur «La protection sociale des travailleurs du secteur des transports terrestres en République du Bénin : enjeux et perspectives». La Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), œuvre pour la reconnaissance et le respect des droits des travailleurs employés dans le secteur des transports terrestres. En initiant un atelier sur la protection sociale des travailleurs dudit secteur, elle ambitionne de mettre fin à la marginalisation dans les rangs des chauffeurs, apprentis et d’amener les propriétaires à respecter leurs droits. « Force est de constater que la majorité des travailleurs employés dans le secteur des transports terrestres, notamment les conducteurs, les apprentis et leurs familles ne bénéficient pas de la protection sociale offerte par la loi. Cette situation interpelle dans la mesure où les véhicules de transport et les marchandises sont couverts par une police d’assurance de fret et de responsabilité civile mais pas le travailleur », relève Apollinaire Cadete Tchintchin, directeur général de la Cnss. Raïmi Sikirou, chef service contrôle employeur à la Cnss, va au-delà de cet aspect en déplorant les comportements peu exemplaires des propriétaires d’engins vis-à-vis de leurs employés. « Les propriétaires de véhicules gros porteurs se soucient peu de leurs employeurs. Ils s’occupent plus de leurs engins et de leurs marchandises que de leurs employés. Ils souscrivent à une police d’assurance qui couvre leur responsabilité civile en oubliant celle de leurs chauffeurs et apprentis », dénonce-t-il. La prise en compte de ces travailleurs est d’autant plus capitale au regard du poids du secteur routier dans l’économie nationale. Les statistiques recensées au niveau du secteur sur une période de 16 ans renseignent sur sa vitalité. De 2001 à 2017, on dénombre soixante-six mille neuf cent quatre-vingt-neuf véhicules au niveau du parc automobile immatriculé de véhicules de marchandises poids lourds. Une réalité que confirme Apollinaire Cadete Tchintchin : «Le secteur routier est stratégique pour le développement économique de notre pays. Il assure le déplacement des personnes et des biens aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, contribuant ainsi à la croissance économique et à la création d’emplois salariés ». L’amalgame dessert les travailleurs du secteur routier Au regard de ces paramètres, les propriétaires de véhicules ne doivent pas se soustraire à leurs obligations. « Tel que défini dans le Code de sécurité sociale, les propriétaires des véhicules poids lourds doivent se rapprocher de la Cnss pour se faire identifier, déclarer leurs conducteurs et apprentis, verser les cotisations pour la protection de ceux-ci. Les conducteurs sont laissés pour compte en cas d’accident de la circulation. L’assurance paie un forfait pour certaines réparations, mais la vie du conducteur n’est pas prise en compte. C’est la Cnss qui prend en charge cette réparation. Or pour le faire, il faut que l’employeur puisse se faire connaître par la Caisse en affiliant ses travailleurs et en payant leurs cotisations à bonne date», poursuit-il. Pour Eugène Adédjoumon, administrateur des services de sécurité sociale, sur les droits des travailleurs, le mal est plus profond. Il relève les incohérences dans la déclaration sociale de cette catégorie d’employés. « Les travailleurs salariés du secteur des transports terrestres ne bénéficient pas des prestations de la Cnss, parce que beaucoup d’entre eux n’y sont pas déclarés. Certaines entreprises s’ignorent employeurs, par conséquent, elles ne déclarent pas leurs employés à la Cnss. Certaines personnes font la confusion entre travailleur salarié et travailleur indépendant. Beaucoup pensent également qu’ils sont travailleurs indépendants. Par conséquent, ils ne se font pas déclarer. D’autres savent bien qu’ils sont des travailleurs salariés, mais avancent comme raison que leur employeur a déjà souscrit à une police d’assurance qui les couvre », explique Eugène Adédjoumon. Or, développe-t-il, ces démar-ches ne suffisent pas à conclure que l’employé ne doit plus être immatriculé. « La police d’assurance est pour la route et la sécurité sociale protège le conducteur et sa famille en cas d’accident », éclaire-t-il. Les droits du salarié employé dans le secteur des transports terrestres ainsi que les obligations de l’employeur du secteur des transports terrestres à la lumière du Code de sécurité sociale ont été exposés aux participants. Dans les jours à venir, la Cnss s’investira davantage dans la sensibilisation pour la promotion et la protection des droits des conducteurs d’engins lourds et leurs apprentis. Si les employeurs du secteur routier prennent conscience de la démarche de la Caisse, leurs employés pourront jouir véritablement de leurs droits. Société 02 déc. 2021


11e édition de Water School : une croisade inédite contre la Covid-19
La 11e édition de Water School a été lancée, hier 1er décembre au Ceg Grand-Popo. A travers ce programme, les élèves sont mobilisés pour faire barrière à la Covid-19 et à l’Infodémie dans 30 communes. C’est la rentrée à Water School, mais une rentrée pas comme les autres. Répartis en plusieurs ateliers, une centaine d’élèves découvrent, sous des angles plus sûrs, la Covid-19. Au peigne fin, et de façon astucieuse, des encadreurs les aident à prendre connaissance des symptômes du coronavirus, les modes de transmission, les mesures barrières, et surtout à déconstruire les Infox qui circulent avec le virus. L’initiative s’inscrit en réalité dans le cadre de la 11e édition de Water School. L’exercice est si fascinant que le maire de Grand-Popo, Jocelyn Ahyi, et le directeur de cabinet du ministre de l’Eau, Prof. Emmanuel Lawin, n’ont pas tardé à se lancer dans le jeu de questions-réponses pour attirer l’attention sur des détails. « Au nombre des mesures barrières, on nous a recommandé le lavage des mains pour repousser loin ce virus. Ce que nous faisons pour préserver notre vie ne doit pas s’arrêter à ça. Nous devons nous engager totalement dans la dynamique pour protéger tous ceux qui sont autour de nous. Les protéger, c’est de leur dire ce qu’on nous apprend à faire ici pour lutter contre la Covid-19, les sensibiliser à se les approprier. Il faut que dans chaque foyer, cela devienne un réflexe. C’est une mission qu’on vous confie », a dit Jocelyn Ahyi aux apprenants. Cette action innovante est organisée avec l’appui du Programme Eau, Hygiène et Assainissement (Proseha/Giz), en collaboration avec Eau Afrique. Water School vise à doter les jeunes de connaissances et outils capables de faire d’eux des pairs éducateurs contre la Covid-19. Le thème de l’édition 2021 en dit long : « Les jeunes face à l’urgence sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 ». Plusieurs spécialistes ont été mobilisés pour animer les communications pour à la fois éclairer la l’antenne des apprenants, susciter leur détermination à mener la croisade contre la Cvid-19 et les amener à briser la chaine de l’Infodémie. 8 départements à sillonner La caravane Water School 2021 va sillonner 30 communes des départements de l’Atacora, Borgou, Alibori, Ouémé, Mono, Plateau, Atlantique et Littoral. « La 11e édition offre aux jeunes l’unique occasion de s’engager dans la bataille contre la Covid-19 et leur donne les moyens d’être des artisans de leur devenir. L’objectif est de développer une stratégie de communication et d’éducation à la vulgarisation des gestes barrières au Covid-19 chez les jeunes », a souligné Rodrigue Dossou, chargé de programme adjoint de Proseha/Giz. Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de l’Eau, a rappelé les efforts du gouvernement pour la disponibilité de l’eau potable, aussi bien en milieu urbain que rural. Il a ensuite invité les jeunes à s’engager résolument dans la riposte à la Covid-19. « Soyez des acteurs de changement à l’issue de votre formation de pairs éducateurs. Vous avez un grand rôle à jouer dans la lutte contre le Covid-19 », a insisté Prof. Emmanuel Lawin. Engagés, les élèves le sont déjà. A leurs hôtes, ils n’ont pas manqué de faire eux aussi un rappel : « Pour bien se laver les mains, il faut de l’eau potable, du savon et du temps ». Société 02 déc. 2021


Préservation de la mangrove au Bénin : « Nous devons tous agir », recommande Hugues Hector Zogo
Alors que la protection de l’environnement est devenue un défi planétaire, la lutte contre la dégradation au sein des écosystèmes de mangrove appelle à l’implication de tous. Un engagement auquel exhorte Hugues Hector Zogo, acteur de la société civile. La Nation : La préservation de la mangrove au Bénin, quels enjeux ? Hugues Hector Zogo : La mangrove joue un rôle majeur dans l’atténuation et la régulation des impacts du changement climatique. Elle est un rempart contre la violence des tempêtes en même temps qu'elle contribue à la séquestration et au stockage du carbone. Elle est aussi essentielle à l’équilibre des populations locales avoisinantes, notamment en tant qu’habitat et nurserie d’espèces exploitées pour le développement économique local. En deux décennies, les mangroves ont perdu près d'un tiers de leur superficie dans notre pays. Les mangroves constituent, dans le sud du Bénin, un réservoir naturel, riche en biodiversité. Les dégâts de la déforestation observés dans les communes d'Abomey-Calavi, Ouidah, Grand-Popo, Kpomassè, Bopa et Comè confirment cette réalité. A Ouidah par exemple, la superficie couverte par les mangroves est passée de 491,53 ha en 2005 à 430,12 ha en 2015, soit une perte de 12%. C’est ce qu’on note en termes de statistiques fiables. Pour répondre aux défis de restauration des mangroves, de la protection de la côte et dans le souci d’accompagner les efforts faits par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, l’Ong Paix Liberté avec l’appui du département d’Etat américain a initié un projet à travers lequel nous travaillons à la réduction de la dégradation au sein des écosystèmes de mangrove ainsi qu’au renforcement et à la conservation de la biodiversité. Par la même occasion, nous sensibilisons à la lutte contre l’érosion côtière sous toutes ses formes. Les localités de Djègbadji, Hiyo et Djondji dans la commune de Ouidah, Avlo et Nicoué Condji dans la commune de Grand-Popo, Couffonou et Hountoun dans la commune de Kpomassè, Kpétou dans la commune de Comé et enfin Séhou-Gbato dans la commune de Bopa sont les plus visées. Quelles sont les actions que vous menez dans ce cadre ? Nous avons pu constater que la décision du Conseil des ministres du 26 octobre 2016 qui interdit la coupe des mangroves et des cocotiers dans les zones humides est encore méconnue des populations. Conséquence, la coupe continue et les signes de dégradation sont encore perceptibles. Notre tâche, c’est d’aller au contact des populations pour leur faire prendre conscience des enjeux de la préservation de la biodiversité et pour les aider à faire face aux menaces. Notre organisation a réalisé deux documentaires sur le phénomène; occasion a été donnée aux populations mêmes de se prononcer sur ces différents faits environnementaux. Ces documentaires sont diffusés sur écran géant dans les localités ciblées. Nous savons que les autorités centrales et locales sont aussi face au défi de la protection de l’environnement. Notre démarche à travers ce projet, c’est d’appuyer leurs efforts. On ne peut plus laisser cette mission seulement au gouvernement de notre pays. Nous sommes à l’ère où le citoyen doit toujours se sentir impliqué en premier dans la gestion des affaires de son pays. C’est ce que nous essayons de faire à partir de la veille scientifique et technique qui participe inéluctablement à la valorisation de la mangrove. Tant sur le plan scientifique que sur celui de la communication, ce projet offre l’opportunité aux jeunes filles et jeunes gens, adultes, hommes et femmes de s’engager pour des causes nobles et justes. Le combat pour la préservation de la mangrove n’est pas nouveau ! Qu’est-ce qui rend la sensibilisation si difficile ? C’est une question assez pertinente. Les piroguiers, par exemple, coupent la mangrove parce que cette végétation marine obstrue leurs allées habituelles sur les eaux. Dans ces conditions, ils ont du mal à circuler sans arracher la mangrove, or il est interdit de couper. Pour les femmes cueilleuses et transformatrices de produits halieutiques, la mangrove est plus accessible et plus économique. Ce sont diverses raisons qui encouragent les protagonistes à détruire progressivement cette réserve naturelle. La sensibilisation doit donc être continue parce que les habitudes ont la peau dure. Mais les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui sont plus liées à la montée des eaux. Face aux affres de la crue, les populations sont préoccupées par leur relogement. C’est difficile de les retrouver aux mêmes endroits. Le gouvernement de notre pays fait des efforts considérables; il faut le reconnaître, pour accompagner les sinistrés. Mais la nature n’est pas clémente. Quand on prend ‘’La Bouche du Roy’’ par rapport à ce qui s’est passé à Ouidah, Kpomassè et Comè, l’embouchure avait été libérée. C’est de lourds investissements; et pourtant, récemment, nous avons vu les dégâts du côté de Grand-Popo par exemple. Notre unique possibilité aujourd’hui, c’est de poursuivre la sensibilisation dans les écoles. On a une banque d’images assez riche sur les mangroves qu’on va exposer dans les mairies. Les populations pourront les regarder et apprécier le danger qui se profile du fait du silence de chacun. Nous devons tous agir, c’est le mot d’ordre. Acteurs à la base et communautés locales riveraines et autochtones, pêcheurs artisanaux, femmes cueilleuses et transformatrices de produits halieutiques, pêcheurs de crevettes, groupements et associations actifs dans la mangrove, piroguiers, groupements de jeunesse, élus et autorités à divers niveaux ; tous sont interpellés dans le combat pour la préservation de la mangrove au Bénin. Environnement 01 déc. 2021


Développement de la commune de Banikoara : les dix chefs d’arrondissement dotés de moyens roulants
L’esplanade de la mairie de Banikoara a servi de cadre, lundi 29 novembre dernier, à la remise de motos aux dix chefs d’arrondissement de la commune. C’était au cours d’une cérémonie placée sous la présidence du maire Bio Sarako Tamou. A Banikoara, la mairie est consciente de la portée de cette assertion qui voudrait qu’à un homme auquel l’on assigne une mission, des moyens soient mis à sa disposition. En témoigne la cérémonie de remise de motos à ses dix chefs d’arrondissement organisée, lundi 29 novembre dernier, sur son esplanade. C’est le maire Bio Sarako Tamou qui a procédé à la remise des clés des engins aux heureux récipiendaires. Il s’agit de moyens roulants qui leur permettront d’aider davantage l’équipe dirigeante de la commune, à atteindre les objectifs de développement de la cité des Banigansé. C’est sur fonds propres de la mairie, qu’ils ont été acquis. Le maire a également exhorté les chefs d'arrondissement à faire un bon usage de ces engins de fonction. Heureux, les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction à la mairie. Ils ont promis de se surpasser et de donner, plus que par le passé, le meilleur d’eux-mêmes à la tâche. Société 01 déc. 2021


Vote des budgets des collectivités locales : impasse à Malanville, Kandi sauvée
Le quorum n’ayant pas été atteint, la quatrième session ordinaire du Conseil communal de Malanville dont l’ouverture était annoncée pour dimanche 28 novembre dernier, se fait toujours désirer. A Kandi également, des conseillers communaux ont tout simplement décidé de boycotter la session qui était prévue pour démarrer, lundi 29 novembre dernier. Conséquence, le vote du budget primitif, exercice 2022, de chacune de ces deux communes attendra tout le temps qu’il faudra. Pendant que la plupart des communes des départements du Borgou et de l’Alibori sont déjà fixées par rapport à leur budget primitif, exercice 2022, Malanville et Kandi ne savent pas encore à quoi elles doivent s’en tenir. La faute au quorum que chacun de leurs Conseils communaux n’a pas pu réunir. C’est la conséquence des crises latentes qui, si l’on n’y prend pas garde, risquent de devenir profondes entre les membres des différents conseils. En effet, annoncée pour démarrer dimanche 28 novembre dernier, la quatrième session ordinaire du Conseil communal de Malanville ne s’est pas ouverte jusqu’au lundi 29 novembre. Le boycott à Malanville Selon certaines sources, des conseillers communaux, bien que s’étant présentés sur les lieux, ont choisi de ne pas entrer dans la salle de délibération de la mairie. Les mêmes sources précisent que sur 29 conseillers attendus, il y avait moins d’une dizaine venus assister à la session. Au nombre de 18, les élus communaux du Bloc Républicain (Br) comme le maire Guidami Dado et de l’Union Progressiste (Up) l’ont boycotté. Le quorum n’étant pas atteint, la session n’a finalement pas eu lieu. Elle a été reportée sine die, mettant davantage en exergue la mésentente entre les élus communaux de Malanville. Ce n’est pas la première fois que les élus communaux de cette quatrième mandature de la décentralisation à Malanville affichent ouvertement leur division. En témoigne ce qui s’est déjà produit entre eux, lors de leur session de juin dernier. A l’époque, 12 points inscrits à l’ordre du jour de cette session avaient été purement et simplement retirés, sinon rejetés, par la majorité des conseillers communaux. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour de la présente session ajournée. Il s’agit entre autres de la présentation et de l’adoption du niveau d’exécution du plan annuel de travail à la date du 20 novembre, de la présentation et de l’adoption du plan de travail annuel de l’année 2022, de la présentation et de l’adoption du point de l’exécution du budget de la commune exercice 2021 à la date du 31 octobre. Il y a également et surtout la présentation et l’adoption du projet de budget primitif de la commune et du budget annexe de la Régie autonome de gestion du marché de Malanville, exercice 2022. Kandi sauvée A Kandi, la quatrième session ordinaire du Conseil communal qui se veut celle budgétaire, ne s’est pas non plus tenue. Elle était programmée pour lundi 29 novembre dernier. Les élus communaux Br et Up ont, selon des sources, voulu qu’il en soit ainsi. Sur les 29 conseillers que compte ce conseil communal, seul le maire Zinatou Alazi Osséni Saka, ses deux adjoints et 10 autres élus communaux étaient au rendez-vous. Ceux qui ont boycotté justifient leur acte par le fait qu’ils n’ont pas reçu leur invitation à temps, pour participer à cette session. Ils exigent de l’avoir au moins 72 heures avant l’ouverture des travaux, cette session étant très importante et offrant l’occasion de discuter des projets d’investissements et de dépenses de la commune pour l'année an à venir. A noter que dans la commune de Kandi, ce sont les élus Fcbe qui sont en grand nombre. Ce qui, malgré tout, n’a pas permis que le quorum soit atteint pour la tenue de la session. Aux dernières nouvelles, la session a finalement eu lieu ,hier mardi 30 novembre, avec 15 conseillers sur les 29 qu’ils sont. Le budget primitif exercice 2022 équilibré en recettes et en dépenses de 1 980 403 810 F Cfa a été voté à l’unanimité des élus présents. Société 01 déc. 2021


Dr Patrick Joël Adjivessodé, au sujet du 30 novembre dans l’histoire du Bénin : « L’immortalisation de cette date va générer des sentiments contrastés dans le pays »
C’était un jour de gloire et de célébration de l’unité nationale. Mais depuis l'avènement du renouveau démocratique, le 30 novembre est devenu une date comme toutes les autres, sans intérêt pour le grand public. Dans cet entretien, Dr Patrick Joël Adjivessodé, enseignant d’Histoire et Chef adjoint du Département d’Histoire et d’Archéologie de l’Université d’Abomey-Calavi, rappelle le sens de cette date et ses contours. La Nation : Le 30 novembre rappelle aux Dahoméens aujourd’hui Béninois les trois glorieuses. Dites-nous ce que sont les trois glorieuses. Patrick Joël Adjivessodé : Les trois glorieuses symbolisent trois événements qui se sont déroulés à la même date mais à des années différentes. Il s’agit du 30 novembre 1972, 30 novembre 1974 et 30 novembre 1975. Le 30 novembre 1972 est marqué par la proclamation du discours-programme. Le 30 novembre 1974, c’est la publication du discours d’orientation nationale à Goho, avec le choix du socialisme comme voie de développement et du marxisme-léninisme comme guide philosophique. Puis, le 30 novembre 1975, c’est la création du Parti de la Révolution Populaire du Bénin (Prpb), avec le changement du drapeau tricolore choisi à l’indépendance et du nom Dahomey en Bénin. L’expression « les trois glorieuses» dérive de ces trois dates qui ont changé le cours de l’histoire du Dahomey devenu Bénin. Vous venez de le dire. Le 30 novembre 1975, le Dahomey est devenu Bénin. Pourquoi ce changement de nom ? Ce changement de nom pour les révolutionnaires s’explique pour trois raisons. La première est que ce nom de Dahomey est de fabrication coloniale, imposé aux populations soumises par la force, dans le cadre de la constitution d’un empire, celui français. La deuxième est que le royaume du Danxomè ne couvrait pas, avant l’immixtion française, tout le territoire de l’actuelle république du Bénin. Il couvrait une portion de la partie méridionale de notre pays. La troisième raison pour les révolutionnaires est que, selon leurs termes : « il s’agit tout simplement de donner un nouveau nom à notre pays, nouveau nom qui ne rappellera aucun contenu vexatoire parce que débarrassé de tout préjugé ». Quel est alors le sens du nom « Bénin » ? C’est dans le but de donner un nom neutre à notre pays mais porteur de sens pour nous que la dénomination de Bénin a été choisie. Ce nom est choisi par référence à l’ancien royaume du Bénin dans le Nigeria actuel. C’est au regard de la brillante civilisation développée par ce royaume, civilisation qui fait la fierté de l’Afrique, que la république du Dahomey est désormais appelée république populaire du Bénin. Comment peut-on désormais marquer cette date du 30 novembre et ne plus la laisser passer sous silence ? L’immortalisation de cette date va générer des sentiments contrastés dans le pays. Les idéaux prônés par les révolutionnaires pouvaient être salutaires pour notre pays. Mais la répression politique, la confiscation des libertés, bref, la chasse aux sorcières a laissé de nombreuses familles dans le deuil. Par ailleurs, les révolutionnaires aussi ont fini par faire sombrer le pays dans une crise économique et sociale sans précédent. Tout n’a pas été mauvais cependant au cours de cette période. Immortaliser cette date, relève d’une question de volonté politique. Parlant des modifications, qu’est-ce qui a motivé que la fête nationale soit désormais célébrée le 1er août plutôt que le 26 octobre ? La fête nationale était célébrée le 26 octobre plutôt que le 1er août parce que les révolutionnaires considéraient le 26 octobre, jour de leur prise du pouvoir, comme la date de libération nationale, libération du néocolonialisme, libération de tous les carcans notamment l’instabilité politique, le repli identitaire, la mauvaise gestion… qui entravent le développement de notre pays. Selon eux, la vraie indépendance, c’est à partir du 26 octobre 1972. Un mot pour conclure cet entretien Le coup d’Etat du 26 octobre 1972 a marqué une césure dans l’histoire de notre pays, puisqu’il a inauguré une nouvelle période dans son évolution politique, économique et sociale. La Révolution a semé des roses et des ronces. Actualités 01 déc. 2021


Tournoi régional ouest de rugby 2021 : le Bénin termine troisième chez les dames
La sélection nationale féminine de Rugby du Bénin a fini sur la troisième marche du podium au tournoi régional ouest de rugby 2021 à Kumasi au Ghana. Les coéquipières de Kalouwa Moussiatou ont remporté les médailles de bronze au terme d’une compétition linéaire contre le Ghana, pays hôte, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Togo. Seules les championnes du Ghana et les vice-championnes du Burkina Faso ont tenu tête aux Béninoises. Pari gagné pour le comité exécutif de la Fédération béninoise de Rugby (Fébérugby) qui a renoué avec les compétitions internationales malgré la Covid-19 en engageant pour la première fois une formation féminine. Au niveau des hommes, le Bénin logé dans le groupe A avec le Ghana, pays hôte, le Mali et le Niger a terminé à la 4e place sur 6 pays présents. Faustin Dahito, président de la Fédération béninoise de Rugby a salué ces performances des rugbymen béninois conduits à ce tournoi par le sélectionneur national adjoint, Evrard Gbozinkpa et son assistant Hermann Gangnihessou soutenus par Rock Akotegnon et Elisabeth Lawson et Kodjovi d’Almeida qui sont respectivement kinésithérapeutes de l’équipe nationale féminine et masculine. Sports 01 déc. 2021


6e journée de la ligue pro de football du Bénin : retrouvailles Panthères-Buffles et Ayéma-Dragons ce jour
Les derbys Panthères-Buffles et Ayéma- Dragons constituent les matchs phares de la 6e journée de la ligue pro de football du Bénin prévus pour ce mercredi 1er décembre respectivement dans les zones A et D. Ces deux confrontations apparaissent comme des retrouvailles entre des formations qui se connaissent depuis plusieurs années. La confrontation entre les Panthères de Djougou et les Buffles du Borgou est l’une des affiches phares de la 6e journée de la ligue pro de football prévue pour ce mercredi 1er décembre. Cette rencontre à l’allure de revanche pour les Panthères constitue des retrouvailles pour deux formations qui se tiennent dans la zone septentrionale depuis plusieurs années. En 20 matchs entre les deux clubs, les Buffles du Borgou totalisent 8 victoires contre 2 pour les Panthères et 10 résultats nuls. La dernière confrontation entre les deux équipes à Djougou remonte au 17 mars 2021 où les Buffles sont allés contraindre les Panthères au partage des points (1-1). Tombeurs de Takunnin (3-0) lors de la 4e journée de la compétition, les Buffles du Borgou demeurent leader de la zone A avec 12 points +8 devant Béké Fc 12 points+6. Vice-champions en titre, ils devront remporter cette partie pour creuser davantage l’écart avec Béké Fc, sérieux prétendant à la première place. Invaincus depuis l’entame du tournoi, les Buffles, après un week-end de repos, partent favoris dans ce match. Vainqueurs de Dynamique Fc, dimanche 28 novembre dernier par le score de 1-0, les Panthères de Djougou (4e avec 6 points) devront éviter leur deuxième défaite de la saison pour se relancer dans la compétition. Restés sur trois matchs nuls, une victoire et une défaite depuis l’entame du tournoi, les joueurs des Panthères n’ont pas encore démontré tout le bien qu’on pense d’eux dans ce tournoi au niveau de leur région. A la même heure dans la région sud-est, Ayéma accueille les Dragons de l’Ouémé à Pobè. Victorieuse (2-1) de Jeunesse athlétique de Kétou, la journée précédente, cette formation reste sur un parcours sans faute au niveau de la zone D avec 4 victoires et un nul en 5 sorties. Avec 13 pts +5, Ayéma Fc tentera sans doute de confirmer sa belle forme face aux Dragons (7e avec 3 points) en perte de vitesse avec une seule victoire et trois défaites depuis l’entame du tournoi. Battus à domicile par l’Association sportive Vallée omnisports (Asvo) par le score de 1-0, les Dragons doivent faire attention face à Ayéma Fc favori dans cette partie. En 12 matchs entre les deux équipes depuis 2014, on compte 4 victoires pour Ayema, 7 résultats nuls contre seulement une victoire pour Dragons de l’Ouémé. Signalons qu’en dehors de ces deux matchs, d’autres rencontres sont annoncées pour le compte de cette journée dans les différentes zones. ------------ Programme des matchs -------------- Mercredi 1er décembre 2021 à 16 h Zone A Béké Fc – Dynamique Fc à Bémbèrèkè Panthères – Buffles à Djougou Damissa – Real Sport à Nikki Dynamo de Parakou –Takunnin à Parakou Zone B Tonnerre – Dadjè à Bohicon Dynamo d’Abomey – Soleil Fc à Zakpota Energie – Espoir à Dogbo Zone C Adjidja Fc – Coton Fc à Djèffa As Police – Aspac à René Pleven Requins – Eternel Fc à Abomey-Calavi Zone D Avrankou Omnisports – Jsp à Avrankou Ayéma Fc – Dragons à Pobè Asvo – Sobemap Sport à Adjohoun Sports 01 déc. 2021


Rémunération des élus locaux et communaux : le salaire des maires bientôt amélioré
La rémunération des maires devient une préoccupation du gouvernement. Les choses ont beaucoup évolué et bientôt, les maires pourront voir leur salaire amélioré. Le salaire des maires sera bientôt revu à la hausse. Sur la question, le gouvernement se penche, selon le secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. De passage dans la commune de Natitingou, la semaine écoulée, Wilfried Houngbédji a rassuré que le chef de l’Etat compte donner une suite au cri de cœur des maires qui, pour la plupart, gagnent un salaire dérisoire. Le gouvernement travaille à l’amélioration des conditions d’existence des élus locaux et communaux. Après le triste constat de la maigre rémunération des maires par le chef de l’Etat lors de sa tournée, tout se met en œuvre pour corriger le tir. Plusieurs séances ont été organisées, au cours desquelles il a été question de voir dans quelle mesure revoir la rémunération actuelle des élus, pour faciliter la bonne gestion des ressources au niveau des communes. « Le chef de l’Etat a dit que les maires, les adjoints au maire, les chefs de quartier ou de village, les présidents de commission, les chefs d’arrondissement, les conseillers qui n’ont pas d’autres responsabilités seront rémunérés. Le gouvernement a beaucoup avancé sur le chantier de la définition de la rémunération au profit des élus », a informé Wilfried Léandre Houngbédji. Poursuivant, il fait savoir que deux séances ont déjà eu lieu sous la direction du chef de l’Etat lui-même pour arbitrer ce que le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a fait comme travail et proposer les niveaux de rémunération. « Ce qui veut dire que l’engagement qu’il a pris, il a commencé déjà à travailler à sa réalisation et très bientôt, les uns et les autres seront informés de ce qui est retenu », a-t-il rassuré. Actualités 01 déc. 2021


Journée mondiale de la lutte contre le Sida : inégalités et manque de préparation
Les services de lutte contre le Vih ont subi de graves perturbations en 2020 suite à l’annonce de la pandémie de Covid-19 et la fermeture de nombreuses frontières. Si les progrès réalisés jusqu’à présent ne sont pas exploités, 7,7 millions de décès surviendront au cours de cette décennie. Depuis mars 2020, la lutte contre le Sida est entrée en concurrence avec celle contre la Covid-19. Les professionnels de la santé espèrent que les progrès accomplis, au cours des 40 dernières années, ne seront pas perdus, sinon 7,7 millions de décès liés au sida surviendront au cours de cette décennie. Les experts considèrent que si le monde met en œuvre la stratégie mondiale de lutte contre le sida 2021-2026, au moins 4,6 millions de vies peuvent être sauvées. En juin, les États membres des NationsUnies (Onu) sont convenus d’une nouvelle approche : lutter contre les inégalités, combler les lacunes dans l’accès aux services liés au Vih d’ici 2025 et espérer atteindre l’objectif mondial de mettre fin au sida d’ici 2030. Dommages causés par la Covid-19 Les dommages causés aux programmes de lutte contre le Vih par la pandémie varient selon les pays. Ils ont été particulièrement importants au cours des six premiers mois de la crise. Les personnes vivant avec le Vih ont été exposées à un risque élevé de morbidité et de mortalité à cause de la Covid-19. Les services de réduction des méfaits pour les personnes usagères de drogues ont été interrompus dans près des deux tiers (65 %) des 130 pays. Les programmes de circoncision masculine médicale volontaire ont eux aussi été gravement perturbés en 2020. Ils ont été manqués dans 15 pays prioritaires d’Afrique orientale et australe. Le rythme des tests de dépistage ainsi que celui des diagnostics de Vih ont diminué presque uniformément. Moins de personnes vivant avec le Vih ont commencé un traitement en 2020 dans 40 des 50 pays qui ont communiqué ces données. Le nombre de personnes vivant avec le Vih et recevant une thérapie antirétrovirale n’a augmenté que de 1,9 % entre janvier et juin 2020, passant de 25,5 millions de personnes à 26,0 millions de personnes. À la fin du mois de juin 2021, on comptait 28,2 millions de personnes vivant avec le Vih sous traitement dans le monde. Inégalités Le Vih profite des inégalités au sein des sociétés pour se développer. Selon le Forum économique mondial, la pandémie a fait reculer l’égalité de genre d’au moins une génération. Les inégalités sous-jacentes sont aussi constatées au travers de l’impact de la Covid-19, de la tuberculose, du paludisme, d’Ebola, du choléra et d’autres maladies infectieuses. Plusieurs populations clés, notamment les professionnels du sexe, les consommateurs de drogues injectables, les détenus, les transgenres, les homosexuels et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, sont exposées à un risque accru de contracter le Vih et d’autres infections potentiellement mortelles en raison de leur marginalisation dans la société, de la discrimination et la violence qu’elles subissent, et des lois qui cherchent à punir leurs actes. Une nouvelle analyse réalisée par l’Onusida montre que les données communiquées par de nombreux pays semblent sousestimer la taille des populations clés. Ainsi, des dizaines de millions de personnes dans le plus grand besoin sont laissées sans aide. Afrique subsaharienne En Afrique subsaharienne, les adolescentes et les femmes sont les plus infectées par le Vih. Cependant, les hommes de cette région sont moins susceptibles d’être atteints par les services de dépistage et de traitement. La pauvreté et le manque de scolarisation sont d’autres obstacles redoutables aux services de santé et de lutte. Des preuves substantielles montrent que l’autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes peut non seulement réduire leur risque de Vih, mais aussi conférer un large éventail d’avantages sociaux et de santé tout au long de la vie. L’éducation, en particulier, réduit la vulnérabilité tout en aidant à construire des sociétés fortes et résilientes. Risques accrus durant la pandémie Des preuves, en provenance d’Afrique du Sud, du RoyaumeUni et des États-Unis, indiquent que les personnes vivant avec le Vih qui contractent la Covid-19 courent un risque accru de forme grave de la maladie et de décès. Il n’y a aucune preuve que les personnes atteintes par le Vih puissent avoir des effets indésirables aux vaccins contre la Covid-19. Selon, l’Onusida, la pandémie est une occasion sans précédent de tirer les leçons du passé. Elle permet de mobiliser les investissements nécessaires à la mise en place d’un cadre mondial complet permettant de mettre fin aux inégalités, au Sida et de se préparer aux pandémies à venir. Actualités 01 déc. 2021


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