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Nouvelles

Présentation de lettres de cabinet au Maec : le nouveau représentant de la Fao se conforme
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) au Bénin a un nouveau représentant résident. Il a pour nom Isaias Angue Obama Oyana. Le nouveau responsable de la Fao a présenté ses lettres de cabinet, ce jeudi 25 novembre, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Après le Burundi, le voici au Bénin, toujours dans les fonctions de représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Comme l’exige la tradition en milieu diplomatique, Isaias Angue Obama Oyana, est allé présenter ses lettres de cabinet au ministre des Affaires et étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au terme de l’audience qui a duré une trentaine de minutes, l’hôte du chef de la diplomatie béninoise confie avoir essentiellement informé le ministre de sa disposition et sa disponibilité ainsi que celles du bureau de la Fao au Bénin, à travailler main dans la main avec le gouvernement béninois dans ses efforts de développement du secteur agricole. Interrogé sur les actions phares qu’il compte mettre en œuvre, Isaias Angue Obama Oyana a indiqué que les priorités du Bénin sont celles de la Fao et également les siennes. « C’est pour cela que nous devons travailler étroitement avec le gouvernement, les coopératives agricoles, les organisations paysannes, etc. afin que, tous ensemble, nous puissions faire des choses intéressantes dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », ajoute-t-il. Agé de 61 ans, Isaias Angue Obama Oyana, de nationalité équato-guinéenne, est titulaire, entre autres, d’un diplôme d’ingénieur agronome qu’il a obtenu en 1998 au Centre national d’études agronomiques des régions chaudes (Cnearc) à Montpellier en France. Il s’est spécialisé en foresterie tropicale et rurale à l’Ecole nationale du génie rural des Eaux et Forêts (Enagref) toujours à Montpellier. Le nouveau représentant résident de la Fao au Bénin a commencé sa carrière professionnelle en tant que directeur national du projet de développement rural Niefang en 1990 dans son pays natal, avant d’être nommé directeur national pour la promotion de la filière café et cacao. De 2000 à 2010, il fut directeur de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire et de l’Environnement au sein de la Commission de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale. De 2011 à 2017, il a dirigé la représentation de la Fao en République de Guinée. Il a occupé la même fonction au Burundi depuis 2017, avant sa nomination au Bénin avec résidence à Cotonou. Isaias Angue Obama Oyana parle couramment le français et l’espagnol. Actualités 26 nov. 2021


Agriculture : la territorialisation au cœur d’un salon international
Le premier Salon international des marchés agricoles et agroalimentaires (Simaa) organisé par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche s’est ouvert hier au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou à Cotonou. Il est prévu pour durer jusqu’au 28 novembre prochain. L’esplanade intérieure du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Kouhounou est aux couleurs de l’agriculture jusqu’au 28 novembre prochain. On y parlera de production et de transformation agricoles, de mécanisation, d’adaptation de sols, etc. Ceci, à l’occasion du premier Salon international des marchés agricoles et agroalimentaires (Simaa) organisé par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et qui s’y déroule depuis hier. Sur les lieux, différentes entreprises intervenant dans la fourniture d’intrants ou de semences, la vente de machines agricoles, le financement d’activités dans le secteur de l’agriculture ou la transformation de produits agricoles exposent au public leurs services. Il s’agit par ce salon de révéler le potentiel des pôles de développement agricole du Bénin et de mobiliser plus de partenaires et d'investisseurs autour de la modernisation du secteur pour un véritable développement des filières et pôles de développement agricole. A l’ouverture de ce salon, le vice-président de la Chambre nationale de l’agriculture du Bénin, a félicité le gouvernement pour cette initiative qui offre d’importantes opportunités aux acteurs agricoles. « En réalité, c’est le président de la République qu’il faut remercier. Il sait donner au monde agricole les personnes chevronnées, les outils appropriés, les ressources adéquates… dont il a besoin pour avancer », a indiqué Dieudonné Aladjodjo. Investir pour la modernisation Selon lui, en dehors de la forte dotation budgétaire du secteur de l’agriculture, le Simaa constitue la preuve de la « reconnaissance du mérite et du savoir des acteurs agricoles béninois ». D’ailleurs, poursuit-il, le thème choisi est opportun, car il s’adapte aux réformes actuelles initiées par le gouvernement et qui font décrocher nombre de records dans le secteur agricole. Intervenant à travers une vidéo diffusée, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a insisté sur l’importance de ce salon. Il a aussi rappelé le passage essentiel du message du chef de l’Etat sur la révolution agricole. « Seront intensifiés les investissements destinés à moderniser notre agriculture. Cette agriculture sera dès lors, grâce à une mécanisation intelligente, plus performante et créatrice de richesse aussi bien pour les acteurs que pour l’économie nationale… », dit entre autres Patrice Talon, cité par le ministre Gaston Dossouhoui. Ce message, souligne le ministre, a été le déclic d’un rêve qui se concrétise à grands pas. « La dynamique Talon a déjà montré en un quinquennat qu’il est réalisable », a-t-il déclaré avant de rappeler que le Bénin est le premier pays producteur de coton en Afrique depuis quatre campagnes et le deuxième dans la production des céréales dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Loin de s’arrêter à ces performances, le Bénin ambitionne d’aller plus loin en modernisant toute son agriculture pour conquérir le monde grâce à la stratégie de territorialisation, a ajouté le ministre. C’est la motivation de ce salon qui se tient du 25 au 28 novembre à Cotonou et ensuite du 2 au 5 décembre 2021 à Parakou. Actualités 26 nov. 2021


Couverture et qualité de service des réseaux Gsm : l’Arcep Bénin dote les consommateurs d’un atlas
L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) se singularise dans l’univers de la téléphonie mobile au Bénin à travers le lancement, ce jeudi 25 novembre, de l’atlas de couverture et de qualité de service des réseaux Gsm. En même temps que cette plateforme permet d’avoir l’état de la couverture téléphonique du pays en temps réel, elle vient combler un besoin réel de régulation. Un outil transparent, dynamique, innovant et efficace pour combler les attentes des consommateurs en matière de communication. L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin) vient de relever ce défi. L’atlas de couverture et qualité de service des réseaux Gsm lancé, ce jeudi, offre un tout en matière de couverture et qualité des services Gsm. Il est adapté à l’information, à la communication et à la transparence de l’information pour le consommateur. « Cet outil offre des avantages en termes de transformation et d’innovations. Nous sommes animés par le défi de la satisfaction du consommateur», indique Hervé Coovi Guèdègbé, secrétaire exécutif de l’Arcep. Les consommateurs peuvent opérer le choix d’un réseau de téléphonie mobile en toute connaissance de cause. « Plus spécifiquement, l’atlas de couverture et de la qualité de service, tout en permettant à l’utilisateur de services de communications électroniques de visualiser, en quelques clics, la couverture et la qualité de service des réseaux mobiles, où qu’il se trouve et à n’importe quel moment de la journée, lui permettra également de choisir l’opérateur qui offre la meilleure couverture et la meilleure qualité de service au cours de ses déplacements sur toute l’étendue du territoire national », développe Flavien Bachabi, président de l’Arcep. Cet outil est une première au Bénin et en Afrique. Il permet aux utilisateurs de décider sur la base des informations de couverture et de qualité de service des réseaux. En mettant à la disposition des populations cette plateforme, le gouvernement béninois veut leur faciliter la vie. « C’est un investissement pour faciliter le monde de la consommation, c’est un investissement d’assurance », vante Hervé Coovi Guèdègbé. Pratique et bénéfique lors des déplacements, l’atlas oriente le consommateur sur le type de réseau Gsm dont les services lui seraient utiles, quel type de crédit ou de forfait il doit prendre avant d’effectuer ses déplacements sur les axes routiers dans tout le Bénin afin d’éviter les surprises désagréables. Fierté et engagement Au niveau des réseaux Gsm, il n’y a rien de plus important que l’accès des consommateurs à l’information. Pour Omar Nahli, directeur général de Moov Africa, la mise en place de l’atlas est un motif de fierté et d’engagement. « Cette initiative va permettre à tous les clients dans tout le Bénin de consulter l’impact de la couverture et de la qualité des services des réseaux mobiles. Je réitère l’engagement de Moov Africa à accompagner les améliorations futures de la plateforme ainsi que les efforts du gouvernement », promet-il. Uche Ofodilé, directrice générale de Mtn Bénin, n’en est pas peu fière : « Ce projet est l’une des grandes avancées en Afrique, en ce sens qu’il donne le pouvoir aux abonnés pour qu’ils soient informés, mais aussi aux décideurs pour les investissements à faire concernant les réseaux ». Christian Blanchard, représentant de Planet Network international, dit être séduit par le projet, car plus aucune communauté béninoise ne restera en rade de la révolution technologique. Il est question désormais de remettre le réseau aux mains des consommateurs. D’où la grande satisfaction de Robin Accrombessi, président de l’Association de la Voix des consommateurs, qui dit être agréablement surpris de l’installation de ce dispositif. « C’est un jour plus qu’heureux pour moi, parce que l’Arcep-Bénin ne cesse de nous surprendre agréablement. L’Arcep nous a presque tout donné. Elle nous donne un outil qui nous permet d’exprimer notre pouvoir», se réjouit-il. Avec cet outil, l’Association de la Voix des consommateurs ne fera plus son travail au premier degré. « Cet outil nous donne plus de travail, nous allons pouvoir mieux fouiller. Nous n’allons plus donner des opinions sur la base des ressentis, mais nous allons nous appuyer suffisamment sur les données que l’Arcep met à notre disposition. Nos plaintes seront mieux fondées désormais», assure-t-il. Cet outil est le résultat d’un long processus d’efforts continus et soutenus de l’Arcep. « Au cours de ces dernières années, l’Arcep Bénin s’est distinguée par des initiatives et des actions fortes, les unes pour renforcer l’efficacité de la régulation et contribuer à assainir le secteur, et les autres pour donner aux opérateurs les moyens de faire leurs preuves sur le marché, et pour assurer l’éducation, l’information et la protection des intérêts des consommateurs », explique Flavien Bachabi. Pour en arriver là, il a fallu deux ans de travail acharné au sein de toutes les équipes de l’Arcep-Bénin sur toute l’étendue du territoire national. Avec leurs ordinateurs, smartphones et tablettes, les consommateurs peuvent accéder à l’atlas de couverture et de la qualité de service, à travers le https://atlas.arcep.bj. Ils ont aussi la possibilité de télécharger l’application sur Play Store ou App Store. Avec ce dispositif, le pari de la couverture et de la qualité des services Gsm est gagné. Société 26 nov. 2021


Éditorial de Paul Amoussou : l’équation
L’intoxication est de nos jours prolifique, face à la pandémie du coronavirus et il est difficile de la contrer, de lui faire barrage. Avec le Covid-19, l’industrie de fabrique des théories et faits abracadabrantesques, très tenace, carbure à toute vitesse, dépassant tous les entendements, et sape la riposte à la pandémie : le vaccin fait ci, le vaccin est cause de ça, il aurait provoqué d’innombrables décès, soutiennent même les anti-vaccins sans jamais en apporter la preuve ; il affecterait même la libido et abrègerait la durée de vie humaine, s’amusent les plus grands blagueurs qui sont pourtant écoutés par une étonnante audience tout acquise, quand les scientifiques eux sont voués aux gémonies ! Incroyable renversement de valeur ! Et que n’a-t-on pas inventé d’autre pour discréditer un vaccin qui reste pourtant pour l’heure le seul rempart scientifiquement avéré contre ce fléau qui a surpris et mis à genoux le monde entier ? Que des célébrités et des personnalités prennent le vaccin ne change rien à l’affaire. Reste ancrée dans bien des esprits, la théorie qui prétend que le vaccin a pour vocation de nous zigouiller tous, sans que les tenants de cette théorie complotiste ne nous disent pour quel gain. Mais alors, pourquoi viendrait-il à l’esprit de quelque sombre personnage l’idée de nous exterminer, mettant à profit la pandémie actuelle, comme le croit fortement une certaine opinion, surtout en Afrique ? Pourtant, ce sont les mêmes firmes pharmaceutiques productrices des molécules que nous avalons au quotidien, sans nous interroger sur leur qualité, qui fabriquent encore aujourd’hui le vaccin anti-Covid. Bigre ! C’est là une simple équation que ceux-là qui contestent la science sont appelés à résoudre pour éclairer nos horizons et nous mettre d’accord sur la conduite à tenir. Eux qui, de par le monde, grands incultes ou pauvres frileux, peureux dissimulant leurs frousses sous une aveugle contestation des mesures gouvernementales contre la pandémie, forts de leur incrédulité ou armés de leurs bêtises, se revendiquent plus savants que les plus réputés des savants pour nous convaincre que le vaccin n’est certainement pas le moyen le plus adapté actuellement pour, à tout le moins, bémoliser le mal. Aussi, les rumeurs les plus folles, animées par leurs soins, vont bon train et semblent avoir la vie plus dure que toutes les évidences scientifiques, d’autant plus que la masse y adhère, appuyée par une élite qui préfère céder à la facilité des conjectures accrocheuses plutôt qu’à la rigueur de la science, à défaut de faire preuve de bon sens ou de pragmatisme. Actualités 26 nov. 2021


Visite du ministre de la décentralisation à Banikoara : les efforts de bonne gouvernance dans la commune reconnus
Dans le cadre de la première étape de sa tournée dans les communes, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, était à Banikoara, hier jeudi 25 novembre. Avec les membres du conseil communal, il a échangé sur diverses questions relatives à la bonne gouvernance. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, était l’hôte de la commune de Banikoara, hier jeudi 25 novembre. Avec le maire Bio Sarako Tamou et les membres de son équipe, il a échangé sur le fonctionnement du conseil communal et celui des organes infra-communaux, sans oublier la gestion des ressources financières à travers la mobilisation des ressources propres et des ressources transférées. Il s’est également intéressé à la gestion des ressources humaines, des marchés publics, de la transhumance, de la tutelle administrative et à la coordination des services déconcentrés de l’Etat. Par rapport à la réforme dans le secteur de la décentralisation qui entre en vigueur en 2022, elle a occupé une importante place dans leurs discussions. D’ailleurs, la commune a rassuré le ministre qu’elle se tient déjà prête pour sa mise en œuvre. Le ministre qui était accompagné du préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a félicité les élus communaux de Banikoara avec à leur tête, le maire Bio Sarako Tamou. Il a loué les efforts de bonne gouvernance dont ils font preuve dans l’exercice de leurs fonctions, pour le développement de la commune. Tout en mettant l’accent sur la vulnérabilité sécuritaire de sa commune, le maire a également transmis au ministre les doléances de ses administrés. Entre autres doléances, il y a le désenclavement des grosses agglomérations avec la construction d’infrastructures routières dont l’axe Gomparou-Founougo-Kandèrou, la densification et l’extension du réseau électrique dans tous les arrondissements de la commune, puis la dotation en moyens roulants et le renforcement des effectifs des commissariats de Banikoara. Actualités 26 nov. 2021


Eclairage public au Bénin : la stratégie de gestion durable validée
Dona Jean-Claude Houssou a lancé, ce jeudi 25 novembre à Cotonou, les travaux de validation de la stratégie d’organisation, de financement et de gestion durable de l’éclairage public au Bénin. Ce document permettra de trouver des solutions aux difficultés qui minent le fonctionnement de l’éclairage public. Le renouveau de l’éclairage public au Bénin est enclenché à travers la mise en place d’une stratégie de gestion durable. Ce document élaboré avec l’appui des partenaires financiers et techniques a été validé par les divers acteurs. Faisant l’état des lieux en matière d’éclairage public, Arnaud Zannou, coordonnateur de l’Unité chargée des politiques de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Ucpder), a noté que bon nombre de lampadaires ne sont plus fonctionnels sur les axes routiers et dans les zones rurales. Ainsi, ils n’assurent plus le service public auquel ils sont dédiés. A la base de cette situation, il a identifié le non-transfert des infrastructures de l’éclairage public solaire aux mairies, le défaut de définition de dispositions claires et contractualisées pour la maintenance et l’entretien des installations, l’absence de mécanisme de gestion des lampadaires et de statistiques nationales, techniques et financières complètes et fiables sur l’éclairage public. A ceux-ci, il a ajouté le vandalisme généralisé sur les installations solaires, l’instabilité de tension sur le réseau conventionnel de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), l’absence d’un mécanisme de facturation clair et approuvé entre les communes et la Sbee, etc.   Définir un nouveau cadre Face à ce tableau sombre, la mise en place d’une stratégie pour l’éclairage public s’est s’imposée. A en croire Arnaud Zannou, ce document doit permettre de définir « un nouveau cadre supra d’organisation, de financement et de gestion de l’éclairage public au Bénin». Ce document prend en compte toutes les dernières orientations et options prises par le gouvernement dans ce domaine, a-t-il assuré. Pour Jean Francis Tchèkpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), ce document doit être perçu comme un véritable gouvernail. Dans ce sens, il doit amener les acteurs impliqués dans l’éclairage public à « construire les bases sur lesquelles reposera désormais la gestion de l’éclairage public au regard de la spécificité » du Bénin. Pour ce faire, a-t-il souligné, les options techniques à faire doivent tenir compte autant des normes minimales de performance énergétique que du cadre réglementaire sur l’électrification hors réseau dont sa structure assure la mise en œuvre. La question de l’éclairage public est une préoccupation majeure, a rappelé Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie. Précisant l’objectif du présent atelier de validation, il a signalé qu’il vise à examiner le rapport du consultant, à en analyser le fond et la forme afin de dégager les insuffisances éventuelles. Il s’agit aussi, a-t-il poursuivi, de consolider ce rapport en apportant les contributions substantielles. Tout cela, pour que le document soit un outil véritablement efficace permettant d’atteindre les performances attendues dans le domaine de l’éclairage public.   Par Alain ALLABI Actualités 26 nov. 2021


L'infox et les préjugés sexistes : des jeunes aguerris pour réduire la propagation
Le projet « Non au virus de l’infox et des préjugés sexistes» de l’Us_Bénin Women Alumni Association (Us-Bwaa) a été lancé, hier mercredi 24 novembre à Abomey-Calavi. Grâce à ce projet, des jeunes seront outillés pour déconstruire les fausses informations et les préjugés basés sur le genre. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Initié par l’Us-Bwaa et financé par l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), le projet «Non au virus de l’infox et des préjugés sexistes» vise à former les jeunes, premiers utilisateurs des réseaux sociaux sur la déconstruction des fausses informations et des préjugés basés sur le genre. Pour réduire la propagation des fausses informations, 200 jeunes seront formés dans les départements de l’Atlantique (Abomey- Calavi, Ouidah, Allada), de l’Ouémé (Porto-Novo, Adjarra, Avrankou), Borgou (Parakou, Tchaourou), du Zou (Bohicon) et des Collines (Dassa). « Une bonne information et vraie est une ressource, une richesse, voire une valeur ajoutée pour celui qui l’a. Par contre, une mauvaise information, un préjugé sexiste est un danger, car ils peuvent nuire et détruire », a déclaré Bibiane Ogué, secrétaire générale de l’Us-Bwaa. Avec l’éclosion spectaculaire des réseaux sociaux, les fausses informations ou les informations délibérément biaisées dans le but de détruire circulent à tout va. Aujourd’hui que les droits des femmes sont de plus en plus reconnus et promus, il est nécessaire de veiller à la déconstruction de ces infox qui contribuent au renforcement des clichés sexistes. Selon Théodore Gléssougbé, représentant du maire de la commune d’Abomey-Calavi, il est possible de sensibiliser à la diminution des fausses informations en se basant sur l’éducation des jeunes qui constituent les premiers utilisateurs des réseaux sociaux. « Nous devons ensemble trouver des voies et moyens pour réduire ces fausses informations qui sont de nature à compromettre les efforts déployés depuis des années par le gouvernement pour mettre la femme au cœur du développement de notre pays», a t-il souligné. Pour sa part, Passassim Atade Nanguit, représentant de l'Oif, reste convaincu que ce projet viendra renforcer les capacités des divers acteurs engagés dans la lutte contre les fausses informations et les préjugés sexistes? Société 25 nov. 2021


Michel Boko : une vie aux soins du climat
Sa rigueur précède sa notoriété dans le monde scientifique. Le Professeur Michel Boko, père de la climatologie béninoise, premier recteur de l’Université de Parakou, ne lâche jamais rien, au nom de sa conviction écologique. Peut-être qu’il l’ignore. Peut-être encore qu’il préfère ne pas en tenir rigueur. Mais Michel Boko est un homme craint. Il n’emploie la langue de bois avec personne. Président de l’Association internationale de climatologie, le Professeur Expédit Vissin relativise cette perception qu’on a de lui. « C’est un spécimen rare. Les gens ne le comprennent pas. Mais si vous analysez au fond, il ne cherche que le bien de l’étudiant. C’est grâce à lui que j’ai aimé la climatologie. Sinon, j’aurais détesté cette matière », confie-t-il. Partout où il est passé, le climatologue à la retraite a laissé dans les esprits, l’image d’un homme qui tient à la perfection. «Quand vous lui produisez un rapport, il tient à la qualité du document. Aucune faute ni virgule mal placée n’échappe à son bic rouge », dévoile Jeanne Hounkpè, qui a assisté pendant deux mandats Michel Boko au Conseil économique et social. Cependant, académicien, Michel Boko est avant tout un chercheur qui tente, sans relâche, de comprendre l’évolution du climat. Cette passion a germé, alors qu’il était étudiant à l’Institut de géographie de l’Université de Bourgogne à Dijon. Feu Professeur Pierre Pagney, l’une des figures mondiales de climatologie tropicale, a accepté sa proposition de faire une étude régionale sur la plaine côtière du Bénin, à l’ouest de Cotonou. C’est ce sujet qui a fait l’objet de sa thèse de doctorat de troisième cycle, soutenue le 20 décembre 1975. Et lorsqu’il a voulu démarrer ses travaux pour une thèse de doctorat d’Etat, il a décidé de récidiver à travers une étude régionale en géographie tropicale, sur la région s’étendant de l’embouchure du Niger à celle de la Volta au Ghana. Mais la densité du sujet l’a conduit sur le champ de la climatologie. « Après un premier séjour de six mois, je me suis rendu compte que c’était quasiment impossible. C’est comme cela que l’idée m’est venue de choisir un sujet moins étendu: « Climats et communautés rurales du Bénin : rythmes climatiques et rythmes de développement ». Au commencement Entre le professeur Boko et la climatologie, c’est une longue histoire. Elle a pris corps après qu’il a fait le tour du Bénin en 1978 dans le cadre du Projet Atlas linguistique et du Projet Gourma, aux côtés des géographes physiciens et cartographes Sikirou Kolawolé Adam, Emmanuel Sêwa Ako, des linguistes et des historiens. « J’ai donc pu observer que le paramètre physiographique le plus contraignant dans l’aménagement du territoire et la gestion durable des ressources naturelles est le climat. C’est donc ainsi que la nouvelle formulation du titre de ma thèse de doctorat d’Etat m’est venue», se rappelle-t-il. Certes, Michel Boko maitrisait les concepts et la méthodologie en géographie régionale, en géographie rurale et en aménagement du territoire. Mais, il lui fallait actualiser et renforcer ses connaissances en climatologie dynamique, en climatologie appliquée et en bioclimatologie. « J’ai décidé de faire un stage en météorologie spatiale à Lannion, puis un autre en programmation en informatique à Paris. Au Centre de recherche de climatologie de l’Université de Bourgogne que dirigeait mon professeur, il y avait une remise à niveau complète de tous les chercheurs : savoir lire et interpréter les cartes météorologiques et faire la néphanalyse, et puis avoir une bonne maîtrise de l’outil informatique, car faire des calculs d’évapotranspiration potentielle, établir un bilan hydrique et calculer un indice de confort ou de stress en bioclimatologie humaine, cela prend énormément de temps si vous le faites avec une calculette », confie-t-il. Jusqu’au-boutiste Se lancer sur ce terrain, encore vierge sur le continent, ce n’était pas chose aisée. Mais Boko a un but à atteindre, il se crée la route pour y parvenir. Boursier pendant deux ans du Fonds d’aide et de coopération du gouvernement français pour le premier cycle à Lomé, boursier du Bénin pendant trois ans pour le second cycle en France, les choses vont se compliquer après une première année au troisième cycle. « Quand le gouvernement du Dahomey nous a intimé l’ordre de rentrer au pays en 1974, j’ai refusé car je voulais finir mon troisième cycle. J’ai facilement trouvé du travail par intérim et même un poste de moniteur à la bibliothèque de l’Institut de géographie. J’ai donc pu finir mes travaux et soutenir ma thèse de doctorat de 3ème cycle avant de demander mon billet de rapatriement. Laisser sa famille, femme et enfants pendant plusieurs années et revenir bredouille, il n’en était pas question », souligne le Chevalier de l'Ordre International des Palmes Académiques du Cames. Sur le parcours du premier recteur de l’Université de Parakou, on retrouve bien souvent Sikirou Kolawolé Adam, son « frère jumeau» qui n’est plus. Les deux ont fait connaissance au Lycée Béhanzin et ont gardé de solides liens d’amitié jusqu’à l’Université de Lomé où ils ont fait le premier cycle de géographie. Ils n’ont laissé aucune circonstance refroidir cette amitié singulière : ni les caprices de jeunesse encore moins la distance quand l’un est allé faire le Service civique, patriotique, idéologique et militaire (Scpim) à l’Ecole des cadres de l’Armée de terre à Ouidah. « Sikirou était un autre moi-même, mon alter ego. On se disait tout, ce qui peut fâcher comme ce qui peut faire plaisir. C’était d’ailleurs lui qui a fait campagne, à mon insu, pour mon élection au poste de vice doyen de la Faculté des Lettres Arts et Sciences Humaines en 1981 », se souvient Michel Boko. C’est d’ailleurs Sikirou Kolawolé Adam qui introduisit Michel Boko dans le projet de rédaction d’un manuel de Géographie du Bénin, à la suite de celui rédigé en 1962 par Alfred Comlan Mondjannagni, Jean Pliya et André Journeaux. « Je l’ai rejoint au Département de Géographie où il a été mon vrai mentor. Il était ingénieur cartographe et moi jeune docteur en géographie tropicale et aménagement du territoire, je l’ai soutenu pour finir la rédaction et la soutenance de sa thèse de doctorat à Paris. Nos liens en sont devenus encore plus fraternels, plus profonds et plus sincères ». Un Nobel dans l’ombre Au département de Géographie de l’Université nationale du Bénin, le chercheur s’est vite imposé dans sa discipline. « Il était passionné, intéressant, parfois drôle lors de ses enseignements. C’est un véritable et infatigable défenseur de l’environnement», témoigne Alain Zoulin, Secrétaire général adjoint du Conseil économique et social, ancien étudiant de Michel Boko. « Le pape de la climatologie » comme certains s’amusent à l’appeler en sourdine, multiplie les initiatives, crée le Laboratoire Climat, Eau, Ecosystème et Développement (Laceede) du nom de son maître ‘’ Pierre Pagney ’’. Il est connu dans le monde scientifique à l’international pour son engagement pour la cause de l’environnement. Cette identité a été forgée tout d’abord lors de ses stages de terrain au laboratoire Erken de Nor Malma (Université d’Uppsala) où il s’est familiarisé avec les techniques de prélèvement et d’analyse physico-chimique des eaux des lacs de la Suède. C’est tout naturellement que les autorités rectorales l’ont nommé en 1998 pour gérer le programme de coordination des formations et des recherches en sciences de l’environnement, l’eau et le climat. C’est de ce programme qu’est né le Centre Interfacultaire de Formation et de Recherche en Environnement pour le Développement Durable (Cifred). « Si vous prenez le département de géographie à Calavi et à Parakou, les ¾ sont formés par le Professeur Boko. Ce qui veut dire que les gens ont opté pour la rigueur. Mais lorsque vous ne voulez pas travailler, vous allez penser qu’il est très rigoureux. Ça nous fait plaisir d’apprendre de lui. Il disait, qu’il n’a jamais formé pour que les gens viennent lui dire merci. C’est profond », souligne Dr Ernest Amoussou. En 2007, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) et Albert Arnold (Al) Gore Jr. ont reçu le prix Nobel de la paix pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme, et pour avoir posé les fondements des mesures nécessaires pour lutter contre ces changements climatiques. Dans l’ombre, on retrouve Michel Boko. En effet, le chercheur a été sollicité par le professeur Martin Pary de l’université de Birmingham pour être «reviewer » dans le cadre du premier rapport du Giec/Ipcc. Il sera contributeur dans le deuxième rapport, auteur principal pour le troisième rapport et coordonnateur des auteurs principaux pour l’Afrique dans le quatrième rapport. Et c’est ce dernier qui a été récompensé, en partage avec Al Gore et qui fait de lui un Co-Prix Nobel. Cependant, ce n’est pas là sa plus grande fierté. « Ma plus grande fierté est la production scientifique de ceux que j’ai formés moi-même et de ceux qui ont su profiter de l’existence du laboratoire et de son équipement pour mener des travaux scientifiques qui les ont amenés aujourd’hui aux grades les plus élevés dans l’enseignement supérieur. J’ai l’habitude de dire, sans fanfaronnade, que je fais souvent cent pour cent de succès à chaque session des Cts/Cames, aussi bien au Bénin que dans les pays où j’ai eu à encadrer des jeunes chercheurs », déclare-t-il. Ce qu’ambitionne le maître Précurseur de la première des écoles doctorales pluridisciplinaires de l’Uac, l’histoire retient que c’est aussi Michel Boko qui a lancé l’université de Parakou dont il fut le premier recteur en 2001. Mais aujourd’hui, le Père de la climatologie béninoise a des inquiétudes sur l’engagement de la génération montante. « L’idéal qui m’a amené à faire le peu que j’ai pu, semble ne plus exister. La jeune génération ne pense que « argent », faire des consultations, même les plus bidons, voire parfois rançonner les étudiants, afin d’avoir de quoi briller socialement et de façon ostentatoire. Dans toutes les sociétés, chacun regarde autour de lui et au-dessus de lui pour se déterminer. Moi, je n’avais rien au-dessus de moi, car mon Père était un menuisier-charpentier et ma Mère préparait et vendait des aliments de toutes sortes. J’étais mon propre déterminant social », martèle-t-il. Son plus grand regret réside dans l’accueil réservé par la sphère politique aux travaux de climatologie appliquée réalisés au Bénin, travaux qui, dit-il, plaçaient le Bénin à l’avant-garde dans la lutte contre les impacts négatifs des changements climatiques. « Nous sommes allés, un jeune collègue climatologue et moi, présenter nos résultats au ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l'Elevage d’alors, en 1989. Nous avons été accueillis très poliment, puis rien d’autre. J’ai créé un laboratoire de climatologie, le premier dans toute l’Afrique francophone. Mais nous n’avons jamais reçu un faux centime troué des institutions publiques. Il fallait signer des accords de coopération interuniversitaire ou postuler à des consultations pour avoir de quoi faire tourner le laboratoire », insiste-t-il. A 71 ans, le Professeur Michel Boko ne cache pas son amertume. « Aujourd’hui, tous les chercheurs béninois sont devenus des climatologues, même s’ils ne connaissent rien des systèmes climatiques. Il ne suffit pas de savoir traiter les données hydrométéorologiques, agronomiques ou biogéographiques pour s’autoproclamer climatologue», déplore-t-il. C’est « une malhonnêteté intellectuelle » qu’il ne supporte pas. Toujours très actif, il continue ses activités scientifiques à l’Académie Nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin dont il est membre fondateur. Il y occupe, sans surprise, le poste de président de la commission permanente «Climat et Environnement », à la grande satisfaction de ses confrères qui viennent de l’élire secrétaire perpétuel de cette grande institution scientifique pour les six prochaines années. Environnement 25 nov. 2021


Fragilité des systèmes agroalimentaires : 4 milliards de personnes menacées par la malnutrition
Le Rapport 2021 de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture met en exergue la vulnérabilité des systèmes agroalimentaires. Face à l’insécurité alimentaire grandissante avec les chocs dont la Covid-19, l’institution préconise des mesures de résilience et d’efficience plus accrues. Quelque 3 milliards de personnes ne peuvent se permettre une alimentation saine et énergétique dans 143 pays pris en compte par l'étude. En plus, 1 milliard d’autres risquent de se retrouver dans la même situation si un choc vient à les priver d’un tiers de leurs revenus, dont 95 % se situent dans les pays à revenu intermédiaire des tranches inférieure et supérieure. Et, jusqu’à 845 millions de personnes pourraient voir le coût de l’alimentation augmenter si des itinéraires de transport d’importance critique devaient subir une perturbation. Ces chiffres révélés par l’édition 2021 du Rapport de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture témoignent de la fragilité des systèmes agroalimentaires nationaux mise en évidence par la pandémie de Covid-19. Cette vulnérabilité peut avoir des répercussions sur un grand nombre de personnes, notamment dans les pays à faible revenu, souligne le document sous-titré « Rendre les systèmes agroalimentaires plus résilients face aux chocs et aux situations de stress ». Déjà avant la crise, le monde n’était pas en voie d’atteindre l’engagement commun qui a été pris, celui d’éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes d’ici à 2030. L’atteinte de cet objectif est davantage compromise. En fait, 720 à 811 millions de personnes sont touchées par la faim en 2020, soit jusqu’à 161 millions de personnes de plus qu’en 2019, selon l’édition 2021 de L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde ; une situation largement due à la crise sanitaire. Pratiques durables L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) appelle à renforcer la capacité des systèmes et celle de leurs acteurs à prévenir, anticiper et absorber les chocs. Cela passe, estime l’institution onusienne, par deux éléments clés à savoir la diversification de la production et des sources d’approvisionnement et la redondance, c’est-à-dire la duplication d’éléments critiques des systèmes agroalimentaires. En fait, souligne le rapport, complétée par des stocks existants et des importations, une production intérieure diversifiée permet d’assurer des disponibilités alimentaires même en cas de perturbations. L’adoption de pratiques de production plus durables (agroécologie, agriculture climato-intelligente et conservation de la biodiversité) est importante, en plus de la création ou du renforcement de coopératives d’agriculteurs. En fait, les systèmes agroalimentaires sont de plus en plus menacés par des situations de stress au long cours, telles que le changement climatique, la déforestation, la dégradation des ressources naturelles et d’autres crises prolongées. La Fao préconise des moyens d’existence inclusifs et durables en faveur des ménages en milieu rural, par la réduction des contraintes qui pèsent sur le crédit, l’épargne et les liquidités. Les politiques devront particulièrement mettre l’accent sur les ménages principalement féminins qui sont les plus touchés par les chocs et les situations de stress, en raison, surtout, d’un manque d’accès à la terre et aux autres actifs. Toutes choses qui font subir aux nourrissons et aux jeunes enfants des dommages irréversibles, notamment le retard de croissance et l’émaciation, et un lourd tribut à la société à long terme. Protection sociale Le Rapport sur les objectifs de développement durable 2020 indique que les perturbations dans les services de santé et dans l’accès à une alimentation adéquate ont alourdi les bilans de mortalité infantile des moins de 5 ans et de mortalité maternelle. En somme, priorité devrait être accordée aux programmes de protection sociale, à l’éducation et à la diversification des revenus, à l’accès aux services de base tels que l’eau propre et l’assainissement, recommande la Fao. Un réseau de transport robuste est également nécessaire pour garantir un accès physique à la nourriture au niveau infranational face aux chocs : sécheresses, inondations, conflits armés. La fermeture de liaisons de transport d’importance critique se traduirait par une augmentation de 20 % au moins du temps de trajet, ce qui entraînerait une augmentation du coût des aliments dans plus de quarante pays analysés, indique le rapport de la Fao. La mise en place d’un réseau souple et efficace de distribution passe par des investissements conséquents dans les infrastructures et la recherche. Pour ce faire, l’appui des pouvoirs publics est indispensable pour créer un environnement favorable à une meilleure coordination des chaînes d’approvisionnement alimentaires. Leur bon fonctionnement permettra d’améliorer les moyens d’existence des agriculteurs et la situation des entreprises et d’assurer à tous l’accès à l’alimentation. Société 25 nov. 2021


Projet Fracture numérique au Bénin : booster la filière maraichage avec l’e-agriculture
Porto-Novo a abrité du 22 au 23 novembre dernier, le séminaire de lancement du projet Fracture numérique visant à faire un focus sur la filière maraichage au Bénin. Les travaux ont été lancés par Armèle Gayet Ahlinvi, représentant le ministre en charge de la Recherche scientifique en présence des autres acteurs du projet dont l’Université nationale d’agriculture et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement(Cirad). Le numérique peut beaucoup apporter au développement surtout de la filière maraichage au Bénin. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers l’Université nationale d’Agriculture (Una) œuvre pour que l’e-agriculture soit adoptée par les maraichers béninois. C’est tout l’intérêt du séminaire de lancement du projet Fracture numérique qui s’est déroulé les 22 et 23 novembre derniers à Porto-Novo. Ce projet vise à contribuer à réduire les inégalités dans l’usage et l’accès aux Technologies de l’information et de la communication (Tic) comme les téléphones portables, l’ordinateur ou le réseau Internet dans la filière maraichage au Bénin. Il est financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et mis en œuvre par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) en partenariat avec l’Una et d’autres institutions du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Le projet étudiera de manière quantitative les usages et capacités des producteurs et de manière qualitative le lien entre le bien-être, le succès de ces maraichers et leur usage du numérique à travers des enquêtes de terrain, des entretiens individuels et ateliers collectifs. Pour la représentante du ministre en charge de la Recherche scientifique, Armèle Gayet Ahlinvi, qui a lancé les travaux, le projet Fracture numérique est en phase avec les ambitions du gouvernement qui a inscrit le maraichage parmi les projets prioritaires dans le Plan stratégique du développement du secteur agricole (Psdsa). Elle estime que cette initiative est venue à point nommé pour aider la filière à l’atteinte des objectifs à savoir augmenter la production de 20 % à l’horizon 2025. La représentante du ministre souligne que le numérique qui s’est invité dans l’agriculture est un bon élan de développement. Les avantages de l’e-agriculture sont énormes. Elle a fait ses preuves dans plusieurs pays en dopant la productivité, la rentabilité et la résilience au changement climatique. Mieux, l’e-agriculture est capable d’inciter les femmes et les jeunes à se lancer dans l’agriculture et à créer des emplois dans la chaîne de valeur, indique la représentante du ministre. Armèle Gayet Ahlinvi salue l’existence aujourd’hui au Bénin de la connexion Internet haut débit avec le déploiement depuis 2016 du Projet de développement des infrastructures des télécommunications et des Tic. Le recteur de l’Una, Bruno Djossa, note que ce projet est le bienvenu dans son université qui a déjà accueilli, il y a deux ans, le salon des Tic dans l’agriculture. Il estime que c’est une priorité pour les chercheurs de s’intéresser au maraichage tout en travaillant à contenir le choc des ondes et des canaux digitaux dans le secteur. Bruno Djossa souhaite que les assises aboutissent à des résolutions pour recadrer au besoin le projet pour l’atteinte des objectifs. Pour sa part, Pascal Bonnet, représentant le Cirad, précise que le projet a ciblé trois pays d’Afrique de l’Ouest. Ainsi outre le Bénin, il prend en compte la Côte d’Ivoire et le Sénégal en ciblant respectivement les flières cacao et lait. Pascal Bonnet estime que ce séminaire de lancement est une étape importante pour une mise en œuvre efficace et efficiente du projet devant intégrer les réalités du terrain. Intervenant par visioconférence depuis la France, Marie Schill du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, a abondé dans le même sens. Elle a apprécié la tenue de ce séminaire qui permettra de définir les orientations de ce projet. Actualités 25 nov. 2021


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