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Nouvelles

Fragilité des systèmes agroalimentaires : 4 milliards de personnes menacées par la malnutrition
Le Rapport 2021 de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture met en exergue la vulnérabilité des systèmes agroalimentaires. Face à l’insécurité alimentaire grandissante avec les chocs dont la Covid-19, l’institution préconise des mesures de résilience et d’efficience plus accrues. Quelque 3 milliards de personnes ne peuvent se permettre une alimentation saine et énergétique dans 143 pays pris en compte par l'étude. En plus, 1 milliard d’autres risquent de se retrouver dans la même situation si un choc vient à les priver d’un tiers de leurs revenus, dont 95 % se situent dans les pays à revenu intermédiaire des tranches inférieure et supérieure. Et, jusqu’à 845 millions de personnes pourraient voir le coût de l’alimentation augmenter si des itinéraires de transport d’importance critique devaient subir une perturbation. Ces chiffres révélés par l’édition 2021 du Rapport de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture témoignent de la fragilité des systèmes agroalimentaires nationaux mise en évidence par la pandémie de Covid-19. Cette vulnérabilité peut avoir des répercussions sur un grand nombre de personnes, notamment dans les pays à faible revenu, souligne le document sous-titré « Rendre les systèmes agroalimentaires plus résilients face aux chocs et aux situations de stress ». Déjà avant la crise, le monde n’était pas en voie d’atteindre l’engagement commun qui a été pris, celui d’éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes d’ici à 2030. L’atteinte de cet objectif est davantage compromise. En fait, 720 à 811 millions de personnes sont touchées par la faim en 2020, soit jusqu’à 161 millions de personnes de plus qu’en 2019, selon l’édition 2021 de L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde ; une situation largement due à la crise sanitaire. Pratiques durables L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) appelle à renforcer la capacité des systèmes et celle de leurs acteurs à prévenir, anticiper et absorber les chocs. Cela passe, estime l’institution onusienne, par deux éléments clés à savoir la diversification de la production et des sources d’approvisionnement et la redondance, c’est-à-dire la duplication d’éléments critiques des systèmes agroalimentaires. En fait, souligne le rapport, complétée par des stocks existants et des importations, une production intérieure diversifiée permet d’assurer des disponibilités alimentaires même en cas de perturbations. L’adoption de pratiques de production plus durables (agroécologie, agriculture climato-intelligente et conservation de la biodiversité) est importante, en plus de la création ou du renforcement de coopératives d’agriculteurs. En fait, les systèmes agroalimentaires sont de plus en plus menacés par des situations de stress au long cours, telles que le changement climatique, la déforestation, la dégradation des ressources naturelles et d’autres crises prolongées. La Fao préconise des moyens d’existence inclusifs et durables en faveur des ménages en milieu rural, par la réduction des contraintes qui pèsent sur le crédit, l’épargne et les liquidités. Les politiques devront particulièrement mettre l’accent sur les ménages principalement féminins qui sont les plus touchés par les chocs et les situations de stress, en raison, surtout, d’un manque d’accès à la terre et aux autres actifs. Toutes choses qui font subir aux nourrissons et aux jeunes enfants des dommages irréversibles, notamment le retard de croissance et l’émaciation, et un lourd tribut à la société à long terme. Protection sociale Le Rapport sur les objectifs de développement durable 2020 indique que les perturbations dans les services de santé et dans l’accès à une alimentation adéquate ont alourdi les bilans de mortalité infantile des moins de 5 ans et de mortalité maternelle. En somme, priorité devrait être accordée aux programmes de protection sociale, à l’éducation et à la diversification des revenus, à l’accès aux services de base tels que l’eau propre et l’assainissement, recommande la Fao. Un réseau de transport robuste est également nécessaire pour garantir un accès physique à la nourriture au niveau infranational face aux chocs : sécheresses, inondations, conflits armés. La fermeture de liaisons de transport d’importance critique se traduirait par une augmentation de 20 % au moins du temps de trajet, ce qui entraînerait une augmentation du coût des aliments dans plus de quarante pays analysés, indique le rapport de la Fao. La mise en place d’un réseau souple et efficace de distribution passe par des investissements conséquents dans les infrastructures et la recherche. Pour ce faire, l’appui des pouvoirs publics est indispensable pour créer un environnement favorable à une meilleure coordination des chaînes d’approvisionnement alimentaires. Leur bon fonctionnement permettra d’améliorer les moyens d’existence des agriculteurs et la situation des entreprises et d’assurer à tous l’accès à l’alimentation. Société 25 nov. 2021


Projet Fracture numérique au Bénin : booster la filière maraichage avec l’e-agriculture
Porto-Novo a abrité du 22 au 23 novembre dernier, le séminaire de lancement du projet Fracture numérique visant à faire un focus sur la filière maraichage au Bénin. Les travaux ont été lancés par Armèle Gayet Ahlinvi, représentant le ministre en charge de la Recherche scientifique en présence des autres acteurs du projet dont l’Université nationale d’agriculture et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement(Cirad). Le numérique peut beaucoup apporter au développement surtout de la filière maraichage au Bénin. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers l’Université nationale d’Agriculture (Una) œuvre pour que l’e-agriculture soit adoptée par les maraichers béninois. C’est tout l’intérêt du séminaire de lancement du projet Fracture numérique qui s’est déroulé les 22 et 23 novembre derniers à Porto-Novo. Ce projet vise à contribuer à réduire les inégalités dans l’usage et l’accès aux Technologies de l’information et de la communication (Tic) comme les téléphones portables, l’ordinateur ou le réseau Internet dans la filière maraichage au Bénin. Il est financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et mis en œuvre par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) en partenariat avec l’Una et d’autres institutions du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Le projet étudiera de manière quantitative les usages et capacités des producteurs et de manière qualitative le lien entre le bien-être, le succès de ces maraichers et leur usage du numérique à travers des enquêtes de terrain, des entretiens individuels et ateliers collectifs. Pour la représentante du ministre en charge de la Recherche scientifique, Armèle Gayet Ahlinvi, qui a lancé les travaux, le projet Fracture numérique est en phase avec les ambitions du gouvernement qui a inscrit le maraichage parmi les projets prioritaires dans le Plan stratégique du développement du secteur agricole (Psdsa). Elle estime que cette initiative est venue à point nommé pour aider la filière à l’atteinte des objectifs à savoir augmenter la production de 20 % à l’horizon 2025. La représentante du ministre souligne que le numérique qui s’est invité dans l’agriculture est un bon élan de développement. Les avantages de l’e-agriculture sont énormes. Elle a fait ses preuves dans plusieurs pays en dopant la productivité, la rentabilité et la résilience au changement climatique. Mieux, l’e-agriculture est capable d’inciter les femmes et les jeunes à se lancer dans l’agriculture et à créer des emplois dans la chaîne de valeur, indique la représentante du ministre. Armèle Gayet Ahlinvi salue l’existence aujourd’hui au Bénin de la connexion Internet haut débit avec le déploiement depuis 2016 du Projet de développement des infrastructures des télécommunications et des Tic. Le recteur de l’Una, Bruno Djossa, note que ce projet est le bienvenu dans son université qui a déjà accueilli, il y a deux ans, le salon des Tic dans l’agriculture. Il estime que c’est une priorité pour les chercheurs de s’intéresser au maraichage tout en travaillant à contenir le choc des ondes et des canaux digitaux dans le secteur. Bruno Djossa souhaite que les assises aboutissent à des résolutions pour recadrer au besoin le projet pour l’atteinte des objectifs. Pour sa part, Pascal Bonnet, représentant le Cirad, précise que le projet a ciblé trois pays d’Afrique de l’Ouest. Ainsi outre le Bénin, il prend en compte la Côte d’Ivoire et le Sénégal en ciblant respectivement les flières cacao et lait. Pascal Bonnet estime que ce séminaire de lancement est une étape importante pour une mise en œuvre efficace et efficiente du projet devant intégrer les réalités du terrain. Intervenant par visioconférence depuis la France, Marie Schill du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, a abondé dans le même sens. Elle a apprécié la tenue de ce séminaire qui permettra de définir les orientations de ce projet. Actualités 25 nov. 2021


Elections au Bénin : l’établissement de la Léi acté
La Liste électorale informatisée (Léi) verra le jour dans un an. Son plan de confection a été approuvé, ce mercredi 24 novembre, par le Conseil des ministres. La Léi est née sur les cendres de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) arrivée à expiration après la présidentielle d’avril dernier. Conçue à la veille de la présidentielle de 2011, la Lépi a servi aux grandes élections pendant 10 ans. Aux termes de la loi n° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin, les élections doivent avoir lieu désormais sur la base d’une Liste électorale informatisée à extraire du registre national des personnes physiques. « En vue de la mise à disposition de ladite liste dans les délais impartis, le Conseil a approuvé le plan de réalisation qui projette à fin 2022, la disponibilité de la Léi pour sa remise à la Commission électorale nationale autonome (Céna) en janvier 2023 », précise le compte rendu du Conseil des ministres présenté à la presse par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Les différentes parties prenantes sont alors instruites par le Conseil à l’effet d’assurer la conduite diligente du processus d’établissement de la Léi. Conformément aux dispositions de l’article 6 et au livre II du Code électoral, la confection de ladite liste est principalement assurée par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Actualités 25 nov. 2021


Entretien avec le sociologue Emile Comlan Badévou : « La prostitution soutient les économies locales… »
Elle est connue comme le plus vieux métier au monde. Désapprouvée, condamnée, rejetée, voire proscrite, la prostitution résiste au temps. Selon Emile Comlan Badévou, auteur d’une thèse sur la prostitution et assistant de recherche au sein du Laboratoire d’Analyse et de Recherche Religions Espaces et Développement, en dehors des travailleuses de sexe, cette activité nourrit bien d’autres acteurs. Le sociologue évoque les causes de ce phénomène, sa portée sociale, les bénéficiaires, les clients, les possibilités d’un cadrage… Interview ! La Nation : A quel moment peut-on parler de prostitution ? Emile Comlan Badévou : La prostitution est un concept polysémique. Lilian Mathieu dans son livre intitulé «Sociologie de la prostitution» a écrit : « Qui avec son mari, qui avec son patron, il n’y a pas que sur les trottoirs que les femmes sont amenées à se prostituer ». Cette phrase montre bien la complexité de toutes les tentatives de définition de la prostitution. Cependant, je m’aligne sur la définition d’Emmanuelle Bedard qui, en 2005, la définit comme étant non seulement le fait de fournir de l’argent en échange d’un rapport sexuel mais aussi celui d’utiliser le rapport sexuel comme moyen de garder un partenaire, un emploi, un statut. Ce faisant, le travail de prostitution ne se ferait pas que de manière régulière ou professionnelle mais aussi de manière occasionnelle, ponctuelle, voire clandestine. En résumé, d’un point de vue général, la prostitution est la fourniture de services sexuels contre rémunération, en nature ou en numéraire. Il faut différencier la prostituée de la travailleuse de sexe. La prostituée n’en fait pas un métier et donc la pratique occasionnellement pour régler un besoin ponctuel, tandis que la travailleuse ou la professionnelle du sexe en fait un métier et cela constitue sa principale source de revenus. Quels sont les motifs pour lesquels les hommes recourent aux prostituées ? La quête de satisfaction sexuelle conduit des clients sans qui la prostitution ne saurait exister et se développer à  passer le matin satisfaire leur libido avant de se rendre au service. D’autres passent entre 12 et 13 heures. D’autres encore passent avant de rentrer chez eux le soir. Les hommes mariés y font aussi un tour parce qu’à la maison leur conjointe est soit malade, fâchée, césarisée, soit en menstrues. Ces clients sont souvent à la recherche du plaisir sexuel, de la satisfaction de la libido et du fantasme qu’ils n’ont pas avec leur conjointe. Certains y vont parce qu’ils sont timides et n’arrivent pas à draguer une femme alors que sur les sites, ce sont des femmes qui se rapprochent d’eux et qui leur demandent ce qu’ils veulent. Ce faisant, ces hommes finissent par avoir de l’assurance et deviennent de bons dragueurs. Pour d’autres, c’est pour satisfaire leur curiosité. Quel rôle joue la prostitution dans une société africaine comme la nôtre ? Les hommes y ont recours parce que cette activité contribue au maintien de l’ordre social, car elle aide à éviter le viol, la pédophilie et par conséquent, la prison. Grâce à cette pratique, le désir du bas-ventre ne souffre pas de délai. Les travailleuses du sexe remplissent des fonctions de psychologues à partir d’une écoute attentive, de confidentes, de conseillères conjugales, etc. La prostitution assure également des fonctions thérapeutiques, de préservation des couples pour les mariés, pourvu que la femme ne sache pas que son mari se rend chez les travailleuses du sexe. Elle sert aussi de refuge, de survie pour certains et d’assistance sexuelle à d’autres catégories de personnes comme les handicapés. Est-ce que cette activité a aussi des facettes économiques ? Nous pouvons dire que ne nécessitant presque pas de qualification professionnelle particulière, la prostitution a cette facilité de procurer rapidement des moyens de survie, non seulement aux travailleuses du sexe, mais également à d’autres personnes et secteurs d’activités connexes comme les parents, les amis, les propriétaires des maisons de passe et bars restaurants, les proxénètes, les hôteliers, les commerçants, les salons de coiffure et d’esthétique, les établissements financiers, etc. Ce faisant, la prostitution soutient les économies locales, notamment morales et marchandes dont les prostituées ou travailleuses du sexe sont loin d’être les seules à profiter. Mais qu’est-ce qui peut pousser une femme à s’adonner au commerce de son sexe ?  Les raisons sont multiples et diffèrent d’une femme à une autre, mais elles sont surtout liées aux contraintes socioéconomiques. Nous pouvons citer des raisons contextuelles comme les violences familiales vécues dans l’enfance, le viol, l’inceste, la fugue. Il y a aussi des raisons structurelles telles que la gestion de la honte sociale, l’imitation des pairs, la présence permanente de la demande. Des raisons conjoncturelles ou contraignantes dont le décès du père, du conjoint ou de la personne pourvoyeuse de ressources, les maladies d’un proche, la satisfaction de l’essentiel des besoins vitaux peuvent conduire à la prostitution. Quelles catégories de personnes recourent souvent aux services des travailleuses de sexe ? Toutes les catégories sont représentées sur le marché prostitutionnel. Les artisans, les élèves et étudiants, les  fonctionnaires, les hauts cadres des institutions, les politiciens, etc. Petits et grands, riches et pauvres sont présents, pourvu que la personne ait son argent. En fonction de sa bourse, elle est satisfaite. Les rapports sexuels étant l’une des voies de transmission du Vih/Sida, les travailleuses de sexe n’en sont-elles pas des vecteurs à grande échelle ? Dans les années 1990 à 2000, le taux de prévalence de Vih/Sida enregistré chez les travailleuses de sexe et leurs clients était très élevé. Ce qui conduisait à la conclusion que c’est une population à risque. Mais aujourd’hui, la présence des Ong, associations et certaines structures de l’Etat dans le milieu et leurs interventions à travers les sensibilisations et les prises en charge en matière de dépistage et autres services ont contribué à réduire considérablement le taux de contamination aux Ist. Des études au Bénin et ailleurs ont montré que les travailleuses de sexe affichées prennent mieux soin de leur santé et respectent les mesures retenues dans le cadre de la réduction des Ist, notamment l’utilisation de préservatif et la visite médicale dans les centres de santé agréés où elles sont bien suivies par les agents de santé. Ces visites leur permettent de se faire régulièrement dépister mieux que les clandestines qui sont dans le multi-partenariat et qui ne respectent rien. En 2017, le programme Santé de lutte contre le sida a dénombré 16 219 travailleuses de sexe au Bénin. Cotonou  abrite à elle seule 4 926 dont 1 334 affichées et 3 592 clandestines réparties sur 1 127 sites. Parmi elles, il y a 51 % de Béninoises, 34,7 % de Togolaises, 7,3 % de Nigérianes, 3 % de Ghanéennes et 1,4 % de Nigériennes. Tout n’est pas beau chez les travailleuses de sexe. Il y a sûrement des déviances qui s’observent. Que pourriez-vous en dire ? Tous les secteurs ou domaines enregistrent des déviances. Au sein des travailleuses de sexe ou dans le milieu  prostitutionnel, nous observons la consommation massive de la drogue et d’autres stupéfiants, les bagarres, des coups et blessures réguliers, des violences verbales à tout bout de champ, les intimidations, pour ne citer que celles-là. Selon vous, peut-on réellement mettre fin à la prostitution ? Non, impossible de mettre fin à la prostitution. C’est un phénomène qui a traversé l’espace et le temps; raison pour laquelle il est qualifié du plus vieux métier du monde. Donc, c’est du « djowamon »; on est venu la trouver, on va mourir et la laisser, puis nos enfants et petits-enfants aussi la connaitront. Tout ce qu’on peut faire, c’est de trouver des mécanismes pour éviter aux mineurs de se retrouver sur le marché prostitutionnel. On peut aussi essayer de réduire ou de limiter son développement. Très peu de femmes se prostituent par plaisir. La majorité des femmes y est entrée par des contraintes socioéconomiques et donc par nécessité de survie. La solution à la réduction de la prostitution est de prendre contact avec les responsables des différentes associations des travailleurs et travailleuses de sexe, les écouter et prendre connaissance de leurs besoins. Puis, il faut mettre en place un système pouvant faciliter l’autonomisation des femmes à travers la mise en œuvre des formations et le financement des activités génératrices de revenus. Que dire pour conclure cette interview ? Bien qu’elle soit qualifiée d’institution bâtarde parce que dépourvue de légalité et de légitimité, la prostitution satisfait illégitimement des besoins légitimes ou satisfait des besoins qui sont qualifiés d’illégitimes. Elle soutient l’économie locale sur les plans moral et marchand dont les prostituées sont loin d’être les seules à profiter. Chercher à supprimer la prostitution créerait d’autres maux difficiles à gérer. Il faut trouver des mécanismes pour la recadrer. Pour cela, il  faut que les différents acteurs en présence s’accordent sur certains principes profitables aux parties et que l’Etat puisse  trouver son compte à travers la collecte des impôts et taxes. Société 25 nov. 2021


Coopération agricole Bénin-Nigeria : un mémorandum pour doper la filière riz
Le Bénin et le Nigeria se donnent la main pour booster la production, la transformation et la commercialisation du riz béninois. Un mémorandum a été signé, le 24 novembre 2021, avec l’Association des producteurs de riz du Nigeria (Rifan) dans ce cadre. Une production annuelle d’un million de tonnes de riz. C’est possible, et le Bénin met chaque jour toutes les chances de son côté pour y arriver. C’est ainsi qu’un mémorandum a été signé avec l’Association des producteurs de riz du Nigéria (Rifan) le 24 novembre 2021. Plusieurs ministres et personnalités ont marqué de leur présence cette cérémonie qui s’est déroulée au ministère de l’Economie et des Finances. Il s’agit de Aurélien Agbénonci des Affaires Etrangères, Gaston Dossouhoui de l’Agriculture, Shadiya Assouman de l'Industrie et du Commerce, Hamet Aguemon, Conseiller du président de la République chargé des Investissements, et Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. Dans le cadre de cet accord, il sera question d’échanges d'expertises et d'expériences pour améliorer la production locale et battre des records escomptés les prochaines années. Dans le même temps, la transformation du riz et sa commercialisation, sans oublier la réorganisation de la filière rizicole occupent une place prépondérante dans ce mémorandum signé entre Jean Gbeto Dansou, directeur général de l’Agence territoriale de Développement agricole de la Vallée du Niger et Aminu M. Goronyo, président du Rifan. Le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni s’est réjoui de la signature de cet accord historique qui va contribuer à promouvoir le riz paddy béninois. « Le gouvernement et moi principalement ferons tout le nécessaire chaque jour pour l'aboutissement de ce projet. Au Bénin, quand nous décidons de signer un accord, c'est que nous sommes prêts à agir et l'exécution ici sera importante», a-t-il martelé. Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui a rappelé les enjeux liés à la dynamisation de la filière rizicole avant d’insister sur les attentes de cette coopération avec le géant de l’Est. « Ce que nous faisons aujourd’hui portera des fruits et dynamisera la coopération entre nos deux Etats. C’est pour le commerce, l’alimentation, la sécurité et la paix dans notre région », a-t-il laissé entendre. Député de la 1re circonscription électorale, l’He Issa Salifou qui est aussi un acteur majeur de la promotion agricole dans la zone de Malanville a salué cet accord et souhaité que le Rifan joue sa partition en vue de la sécurité alimentaire au niveau des deux pays. En réponse aux différentes autorités, Al-Hadji Aminu M. Goronyo a promis le respect des clauses du mémorandum afin que chaque partie en sorte satisfaite. « Dans nos traditions, toute chose qui commence un mercredi est une chose bénie qui vivra au-delà des temps…Nous allons parfaire nos relations. Ce contrat sera pour la vraie unité africaine et l’autonomie alimentaire», a-t-il rassuré. L’essor de cette filière présente d’énormes opportunités économiques. Actualités 25 nov. 2021


Microcrédit Alafia en douze mois d’activité : 106 484 bénéficiaires pour 5, 984 milliards F Cfa
Le microcrédit Alafia basé sur la digitalisation des processus de déboursement et de remboursement a bouclé un an de mise en œuvre. Mercredi 24 novembre, au cours de son conclave hebdomadaire, l’Exécutif s’est penché sur le bilan de ces douze premiers mois d’activité. A la date du 30 septembre dernier, 106 484 bénéficiaires ont été impactés sur tout le territoire national dans le cadre de la mise en œuvre du Microcrédit Alafia. Ceci, pour un montant total de de 5,984 milliards de F Cfa. Ces indications sont mentionnées dans le compte rendu du Conseil des ministres présenté mercredi 24 novembre par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji et traduisent une montée en charge progressive et satisfaisante du produit. A fin décembre 2021, il est projeté 177 484 bénéficiaires pour un montant global de 8,760 milliards de F Cfa. L’initiative Microcrédit Alafia a été lancée en octobre 2020 comme formule de microcrédit basée sur la digitalisation des processus de déboursement et de remboursement. L’ambition, c’est de « simplifier les formalités d’accès aux ressources et de s’assurer que celles-ci sont effectivement décaissées au profit des populations cibles ». Sur la période susmentionnée, le taux moyen de remboursement des systèmes financiers décentralisés vers le Fonds national de Microfinance est de 106,2 % tandis que celui des bénéficiaires vers les Sfd varie de 88 % à 99,8 % selon les départements. Pour consolider ces résultats et générer plus d’impacts au profit des bénéficiaires, a expliqué le porte-parole du gouvernement, il est déjà engagé l’intégration des numéros d’identification personnelle à la plateforme, le lancement de la phase II du microcrédit Alafia pour les crédits allant de 50 001 à 100 000 FCfa, l’implémentation du financement des artisans cibles de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Actualités 25 nov. 2021


Protection et autonomisation de la femme : les innovations béninoises font écho au Congo
Une délégation ministérielle congolaise séjourne au Bénin pour s’approprier les innovations que met en œuvre le gouvernement de la Rupture dans le domaine de la valorisation et l’autonomisation de la femme. Les multiples décisions, actions et législations pour la protection, la valorisation et l’autonomisation des femmes n’ont pas tardé à faire écho au-delà des frontières nationales. Depuis lundi dernier, une délégation d’une dizaine de personnalités conduite par Ines Néfer Bertille Ingani, ministre congolaise chargée de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement séjourne au Bénin. La ministre et ses cadres sont venus s’imprègner de la dynamique de protection de la femme induite par le gouvernement de la Rupture depuis son avènement. Une dynamique marquée par la modernisation de la microfinance avec l’initiative de la microfinance Alafia qui permet aux femmes de développer des Activités génératrices de revenus puis intégrer progressivement le portefeuille des Systèmes financiers décentralisés. Au compteur des réalisations du gouvernement en faveur des femmes qui représentent plus de la moitié de la population mais constituent une couche vulnérable, figure également la rénovation de l’Institut national de la femme. Cette structure, plutôt symbolique et élitiste par le passé, dispose désormais de compétences réelles afin d’impacter le quotidien des femmes, notamment en matière de leur protection juridique. Parlant de protection juridique, une série de lois est votée ces derniers mois afin de sanctionner les violences faites aux femmes et rendre effective l’égalité homme – femme. Sur le terrain Pour être au parfum de toutes ces actions, la délégation a rendu visite à la ministre béninoise des Affaires sociales et de la Microfinance d’une part, puis le Fonds national de la microfinance où le dispositif opérationnel et les performances lui ont été présentés. Elle était aussi au marché Vèdoko où elle a échangé avec des femmes revendeuses et bénéficiaires du microcrédit Alafia sur leur mode de gestion des crédits et de collaboration avec les Sfd. La ministre congolaise et ses cadres ont aussi eu des séances de travail avec les responsables de Alidé, un Système financier décentralisé (Sfd), partenaire du Fnm dans la mise en œuvre du microcrédit Alafia et avec la présidente de l’Inf. La visite ne s’est pas limitée à Cotonou. Pour la deuxième journée, celle d’hier, la délégation était dans les locaux d’un groupement de femmes qui s’investit dans la production et la transformation de l’ananas à Attogon dans la commune d’Allada pour s’imprégner de leur mode de fonctionnement et surtout leurs rapports avec les structures de l’Etat dans le développement de leurs activités. Cap a été ensuite mis sur le centre Songhaï à Porto Novo, pour vivre son expérience et constater l’implication des femmes dans les activités. Note de satisfaction Face aux réformes structurantes du secteur du social et les résultats tangibles déjà obtenus, la ministre Ines Néfer Bertille Ingani dont le pays entend élaborer un dispositif analogue de protection de la femme a exprimé sa satisfaction. « Pour cette première partie, ce que nous pouvons retenir de ces descentes, c’est surtout l’aspect organisation. Les verrous ont été mis de telle sorte que les bénéficiaires de microcrédits ne puissent pas dérailler. L’aspect psychologie, l’aspect social, l’aspect formation… Tout est mis en place pour que tout marche bien », a-t-elle déclaré. Elle va plus loin en hissant l’expérience béninoise comme modèle sur le continent. « Les initiatives prises au Bénin sont exemplaires. C’est tout ce que je peux dire. Parce que là, nous avons des faits. C’est-à-dire que nous avons touché du doigt les faits, les actes et les actions que nous entendions de loin. Vraiment, je suis très contente d’avoir visité le système intégré de Songhaï. C’est pour nous, un grand honneur, une fierté. Félicitations aux autorités qui ne ménagent aucun effort pour créer les conditions de l’emploi pour les jeunes et les femmes », a-t-elle fait savoir à sa collègue béninoise. Actualités 25 nov. 2021


Inflation au Bénin : la tendance baissière des prix maintenue
La dynamique baissière du taux d’inflation, observée au niveau national ces derniers mois, s’est poursuivie au mois d’octobre 2021, selon le dernier rapport de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad). Le taux d’inflation au niveau national au titre du mois d’octobre 2021, suivant la définition adoptée dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), poursuit la tendance observée depuis juin 2021 en ressortant à +1,4 %, soit une baisse de 0,1 point par rapport au mois précédent. Telle est la substance du dernier rapport mensuel de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad). Avec ce repli continuel du taux d’inflation au niveau national, le Bénin maintient ses indicateurs économiques sous la barre des seuils fixés et peut se targuer d’être un bon élève dans l’espace Uemoa. Il faut noter que suivant les critères de convergence dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le taux d’inflation au niveau national au titre du mois de juillet 2021, est ressorti à +2,0 %, soit une baisse de 0,1 point par rapport au mois de juin 2021. Cette tendance a été maintenue en août 2021 avec un taux d’inflation stabilisé à +1,7 %, soit une baisse de 0,3 point par rapport au mois précédent, soit le mois de juillet 2021. Et au mois de septembre 2021, ce taux est ressorti à +1,5 % avant de passer à +1,4 % en octobre. En effet, l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation du mois d’octobre 2021 a enregistré une baisse de 0,3 % par rapport à celui du mois précédent pour ressortir à 107,3. Selon l’Insae, ce repli de l’indice est imputable essentiellement à la diminution des prix des biens des fonctions « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-0,9%). Et les groupes de biens dont les prix ont essentiellement contribué à cette baisse sont entre autres, les produits à base de tubercules et de plantain (-4,2 %), en raison de la saison de l’igname, du manioc et du plantain; les légumes frais en feuilles» (-4,2%), liée à la disponibilité du chou vert, de la laitue et d’autres légumes en feuilles de grande consommation ; les céréales non transformées » (-3,5 %), à cause de la disponibilité progressive des nouvelles récoltes du maïs séché. Mais cette évolution observée sur le mois d’octobre a été modérée par la hausse des prix des groupes de produits tels que, les carburants et lubrifiants» (+2,4 %), liée à l’application de la nouvelle structure des prix des produits pétroliers décidée par la Direction du Commerce intérieur et de la Concurrence du ministère de l’Industrie et du Commerce ; les poissons frais (+2,3 %), en raison de la période de crue qui n’est pas favorable à la pêche; ainsi que le sel et les épices (+1,4 %), en lien avec la période de rareté du piment. Il est à rappeler que l’inflation est la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Elle doit être distinguée de l’augmentation du coût de la vie. Et la perte de valeur de la monnaie est un phénomène qui frappe l’économie nationale dans son ensemble (ménages, entreprises, etc.). Economie 24 nov. 2021


Conclusions du Fmi au terme d’une récente mission au Bénin : « Une reprise économique solide est en cours… »
Discuter des récents dévelop-pements économiques et se renseigner sur les priorités politiques afin d'éclairer les discussions futures sur un programme soutenu par le Fmi. Tel est l’objet de la mission effectuée du 15 au 23 novembre par l’agence onusienne au Bénin. Lire in extenso le communiqué du Fmi qui a sanctionné ladite mission. Les services du Fmi achèvent leur visite au Bénin Les fondamentaux macro-économiques solides entrant dans le Covid-19 ont fourni au Bénin l'espace budgétaire dont il avait tant besoin et un accès continu au financement, ce qui a contribué à accroître l'activité économique de 3,8 % en 2020, l'un des taux de croissance les plus forts parmi les pays en développement. Une reprise économique solide est en cours, avec la normalisation du trafic de marchandises au port de Cotonou, l'un des principaux moteurs économiques du Bénin, donnant une impulsion supplémentaire. Le gouvernement réorganise sa campagne de vaccination pour augmenter le taux de participation, notamment grâce à un engagement étroit avec les communautés locales et à l'expansion de la capacité de déploiement. Washington, DC : Suite à une demande officielle d'un nouveau programme soutenu par le Fonds par les autorités béninoises pour ancrer le plan de développement national du pays, une mission du Fonds monétaire international (Fmi) dirigée par Constant Lonkeng a mené des réunions en personne et virtuelles avec les autorités béninoises du 15 au 23 novembre pour discuter des récents développements économiques et se renseigner sur les priorités politiques afin d'éclairer les discussions futures sur un programme soutenu par le Fmi. « À la fin de la visite, M. Lonkeng a fait la déclaration suivante : « L'accord de facilité élargie de crédit (Fec) sur trois ans du Bénin (environ 255 millions de dollars, y compris l'augmentation de l'accès de 103 millions de dollars au début de Covid-19) a pris fin en mai 2020. Pour soutenir davantage la population du Bénin à travers la pandémie, le Conseil d'administration du Fmi a approuvé un financement d'urgence au titre de la Facilité de crédit rapide et de l'Instrument de financement rapide (178 millions de dollars) en décembre 2020. Le Bénin a également bénéficié de l'allocation générale de Dts du Fmi (168 millions de dollars, 1 % du Pib ) en août 2021. « Les solides fondamentaux macroéconomiques entrant dans le Covid-19 ont fourni au Bénin un espace budgétaire indispensable et un accès continu au financement, ce qui a contribué à contenir les retombées économiques de la crise. Le gouvernement a réagi rapidement à la pandémie, concevant un ensemble de mesures d'atténuation liées à la santé et de soutien économique à hauteur de 4,5 % du Pib s'étendant sur 2020-2022. Ceci, associé à une forte poussée des investissements publics et à une ceinture sanitaire autour des villes les plus exposées à la pandémie, a contribué à accroître l'activité économique de 3,8 %, l'un des taux de croissance les plus forts parmi les pays en développement en 2020. « Une reprise économique solide est en cours malgré les reculs de l'agriculture sur fond d'événements climatiques, la normalisation du trafic de marchandises au port de Cotonou, l'un des principaux moteurs économiques du Bénin, donnant une impulsion supplémentaire. Alors que l'inflation globale est restée modérée, les prix des denrées alimentaires ont augmenté (8 % en octobre 2021, en glissement annuel), reflétant à la fois des facteurs mondiaux et des événements météorologiques nationaux négatifs. « Le Bénin a récemment traversé sa vague la plus grave d'infections au Covid-19, le nombre de cas confirmés hebdomadaires ayant culminé à 4 760 en septembre. Alors que la situation s'est depuis améliorée, le taux de vaccination, bien qu'en hausse, reste faible (seulement environ 460 000 personnes ou 3,7 % de la population ont été complètement vaccinées), rendant le pays vulnérable à de futures épidémies potentielles. Les autorités réorganisent leur stratégie de vaccination, notamment par un engagement étroit avec les communautés locales et l'expansion de la capacité de déploiement. « La mission a noté la publication en ligne des documents de passation des marchés et des informations clés sur les contrats liés aux grands projets mis en œuvre dans le cadre du plan de réponse Covid-19. L'opérationnalisation de la Cour des comptes – anciennement Chambre des comptes – à la suite d'un changement institutionnel l'éloignant de la Cour suprême est en cours. Cette transition a retardé l'audit indépendant ex post des fonds liés au Covid-19, que les autorités entendent accélérer pour aider à préserver l'intégrité du financement d'urgence et renforcer la confiance dans les institutions publiques. « La mission a discuté des développements économiques récents et des perspectives, y compris l'impact de la pandémie de Covid-19, et s'est enquise de l'exécution du budget dans le cadre de la supplémentaire 2021 et des hypothèses qui sous-tendent le budget 2022, ainsi que des priorités politiques des autorités pour l'avenir. Ces faits éclaireront la prochaine consultation au titre de l'article IV et les discussions sur un éventuel programme soutenu par le Fonds pour le Bénin, qui devrait avoir lieu au début de l'année prochaine. « La mission a rencontré le ministre principal de l'Economie et des Finances Wadagni, le ministre du Développement et de la Coordination de l'Action gouvernementale Bio Tchané, le ministre de la Santé Hounkpatin, le ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance Tognifodé, le Directeur national de la Bceao (la banque centrale régionale) Assilamehoo, d'autres hauts responsables gouvernementaux, la société civile, des représentants du monde des affaires, y compris la fédération nationale des petites et moyennes entreprises, l'association bancaire, ainsi que d'autres acteurs du secteur privé à Cotonou et dans d'autres communes. « L'équipe du Fmi tient à remercier les autorités et les différentes parties prenantes pour leur chaleureuse hospitalité et leurs discussions ouvertes et constructives.   Département de la communication du Fmi Société 24 nov. 2021


Commission budgétaire 2022 au Parlement : Eléonore Yayi plaide pour un budget de 71,5 milliards F Cfa
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Eléonore Yayi Ladékan, a défendu, ce lundi, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, le projet de budget de son département établi à la somme de 71 522 208 000 F Cfa au titre de l’exercice 2022. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) nourrit de grandes ambitions pour l’année budgétaire 2022. Il s’agit surtout de la poursuite des réformes notamment auniveau des universités publiques à travers le fonctionnement des conseils d’administration et l'amélioration de la qualité des offres de formation. Lesquelles offres de formation doivent désormais être attrayantes pour rendre très compétitifs sur le marché de l’emploi les étudiants et diplômés qui sortent de ces campus. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Eléonore Yayi Ladékan, a présenté ces actions phares, ce lundi, aux députés membres de la Commission budgétaire du Parlement. Elle a défendu le projet de budget alloué à son département ministériel pour l’atteinte des objectifs en 2022. «Nous sommes passés à l’exercice et cela a été très concluant avec un budget de 71 milliards 522 millions 208 mille F Cfa. C’est un budget que nous sollicitons auprès de la Représentation nationale pour son autorisation pour ce qui concerne nos actions de l’année prochaine», a confié à la presse parlementaire la ministre. Selon elle, la dynamisation des offres de formation est un point fort du projet de budget tout comme l'amélioration de la qualité du personnel enseignant. « Il faut que ce personnel enseignant soit accompagné et appuyé en renforcement de capacités surtout en matière de pédagogie. Il ne s’agit pas d’avoir juste le doctorat pour prendre en charge la formation de nos apprenants. Il faut être qualifié et nous avons constaté que cet aspect là manque un tout petit peu », a ajouté Eléonore Yayi Ladékan. La ministre annonce à cet effet la mise en place des modules de formation pour relever le niveau des enseignants des universités publiques sans oublier les actions à l'égard du personnel administratif qui serait quasiment inexistant. Le projet de budget tient également compte de la construction et de la réfection des infrastructures universitaires. « Sans infrastructures, sans dispositif technique, nous ne pouvons pas justifier une formation de qualité », a conclu la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Actualités 23 nov. 2021


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