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Nouvelles

Conseils @visés : découvrir, entreprendre et accomplir son travail de destinée
Généralement et de façon récurrente surgit immanquablement cette ultime question : Quel est le but de ma vie ? Quel est le sens profond de mon existence ? A tout le moins, une fois, chaque individu s’est posé cette question. Même si cela parait complexe, découvrir le pourquoi nous existons donne un sens à nos actions. Nous recevons pour ce numéro, un expert, consultant formateur pour en parler à bâtons rompus. 1) Présentez-vous à nos lecteurs A l’état civil on me nomme Coth Hodé. Je suis chef d’entreprise. Marié, je suis avec mon épouse Glorieuse responsable de la destinée de deux enfants. Je suis un consultant en orientation scolaire, universitaire et professionnelle certifié par l’entreprise américaine Career Direct. J’ai accentué au sein de mon cabinet C&G Consultants et Associés mon expertise de consultant sur la problématique du chômage et j’ai réalisé que la réponse pérenne à ce défi mondial est le travail de destinée (appelé simplement le travail de reconnexion à son créateur et en adéquation avec ses talents et passions). Et cela fait bientôt huit ans que je poursuis cette mission. 2) Qu’est-ce que le travail de destinée? Le travail de destinée est le travail que tout Homme rêve de découvrir et de faire. Pourquoi? Parce que le travail de destinée est tout simplement ce que vous êtes. Vous êtes votre travail et vous faites votre emploi. Le jour où vous faites ce que vous êtes, alors vous avez trouvé votre travail de destinée. Tout créateur crée un produit pour répondre à un besoin par le travail qu’il prédispose le produit à faire. Le produit naît donc avec son travail en lui, et avec tout ce dont il a besoin pour bien exécuter ce travail. Cette vérité est aussi applicable aux Hommes qui sont le produit de Dieu. Chaque Homme naît avec son travail de destinée à l’intérieur de lui et est la réponse à un besoin des Hommes. La réponse pérenne au chômage dans les nations est le repositionnement de chaque Homme dans sa destinée. 3) Est-ce fondamentalement différent de la profession? Disons que c’est la vraie profession. Vous savez, une brosse à dents peut servir à nettoyer des ongles (c’est un emploi) mais elle a été créée pour brosser les dents. C’est pourquoi, on l’appelle brosse à dents et non brosse à ongles. Si j’emploie ma brosse à dents à nettoyer mes ongles, elle travaille mais elle ne fait pas sa vraie profession. On peut donc employer un produit hors de son travail de destinée et malheureusement, c’est ce que l’éducation dans sa configuration actuelle a réussi à faire pour les Hommes ; d’où le taux de chômage extrêmement grandissant. L’éducation a sorti Dieu de l’équation et a détourné presque tous les Hommes de leur travail de destinée pour un emploi. Il est impossible de trouver un emploi à chaque Homme mais il est très simple de connecter chaque Homme à son travail de destinée qui est déjà en lui et pour lequel en vérité, il n’a pas besoin d’une école. La vérité est qu’on n’apprend pas à un oiseau à voler, ni à un poisson à nager. Ils ont été créés pour faire ce travail et n’ont pas besoin d’une école de natation ou de vol avant de réaliser ce travail. Mon propos n’est pas de dire que l’école est inutile mais chacun doit aller à l’école dont il a besoin pour accomplir son travail de destinée et non pour avoir un emploi. Un enfant doué pour la coiffure qui, sans avoir été dans un atelier de coiffure, sait coiffer, ne doit pas chercher à avoir une licence en banque et finances mais maîtriser les techniques de coiffure associées au management d’entreprise et au leadership pour exceller dans la vie, devenir une source d’inspiration comme l’oiseau l’a été pour la création de l’avion et le poisson pour la création des sous-marins et réussir son insertion professionnelle sans difficulté. A suivre… Par Lhys DEGLA  Société 23 nov. 2021


Entretien avec Louis-Georges Tin : « Tout n’a pas été restitué, il faut continuer à se battre »
Hier porteur du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), aujourd’hui président de l’Etat de la diaspora africaine, Louis-Georges Tin s’illustre depuis des années pour que l’Afrique entre en possession de ses trésors royaux. Ce combat qu’il mène connait un début d’aboutissement avec la restitution par la France, à la demande du président Patrice Talon, de 26 trésors royaux au Bénin. C’est un pas, estime l’homme qui invite à poursuivre le combat. La Nation : Que vous inspire le processus qui a conduit à la restitution de trésors royaux du Bénin Louis-Georges Tin : Je dois vous dire que c’est un processus heureux qui suscite en moi et en tous les Béninois un sentiment de fierté parce que c’est un combat légitime gagné de hautes luttes et qui a nécessité la mobilisation du Bénin et de la diaspora. Et c’est aussi cela qui me remplit de joie parce que c’est un bon signe pour tous les autres pays africains, qui eux aussi ont perdu leur patrimoine et qui aspirent à le récupérer. Comment appréciez-vous la détermination du chef de l’Etat qui, malgré un premier refus de la France, a persisté et a eu gain de cause aujourd’hui ? Je pense que c’est cela qui fait la différence si on compare la procédure du Bénin avec d’autres pays africains. Beaucoup de chefs d’Etat sont restés un peu sceptiques, un peu indifférents là où le président Patrice Talon nous a fait confiance et est allé au bout de la démarche. Et c’est ça qui est vraiment inédit. Tout n’a pas encore été restitué, c’est vrai. C’est une étape magistrale mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Il faut continuer à se battre. Au terme de cette lutte, 26 œuvres sont restituées au Bénin. Quel sentiment vous anime? Mon sentiment personnel, c’est la joie. Je suis à la tête des Béninois de la diaspora africaine et nous avons beaucoup mené des campagnes, de la culture à l’agriculture en passant par la santé, l’éducation et les sciences. Mais je dirais que je porte une certaine attention à cette question du patrimoine culturel. Parce que le patrimoine est ce que vous avez avant même de commencer. Et si avant de commencer, avant de naître, vous avez été volé, vous commencez avec le négatif. Aujourd’hui je peux dire qu’il y aura un ‘’avant’’ et un ‘’après’’. Souvent les Africains croient qu’ils sont voués à l’échec alors que nous avons de grandes victoires et celle-là vient aussi s’ajouter aux précédentes. C’est un enjeu d’abord de culture ; c’est évident et après c’est un enjeu de justice. Je vais dire que c’est aussi un enjeu économique parce qu’à partir de ces objets, vous pouvez construire des musées. Car ceux-ci amènent des touristes et les touristes apportent des devises. Enfin, c’est aussi un enjeu de souveraineté parce que si les gens vous volent et que vous ne donnez pas l’impression qu’on vous vole et vous ne vous battez pas pour défendre ce qui vous appartient, cela veut dire que vous êtes pillés, cocus et que vous êtes contents. Vous autorisez alors les gens à vous piller. Mais ils ne pilleront pas seulement des objets artistiques mais tout ce qui est or, des trônes, des terres, voire même des vies humaines. Là nous avons dit stop ! Nous avons démontré que nous ne sommes pas de nature à accepter tout et n’importe quoi. C’est un grand message en fait. Voilà pourquoi je pense que cela va bien au-delà du patrimoine culturel. C’est une question de souveraineté. Le président béninois a dit que ce n’est que le premier acte de la restitution. Est-ce qu’il y a une estimation des autres œuvres qui devraient faire objet de restitution ? Pour ce qui est du Bénin, 26 objets ont été reçus. Il y a au musée du Quai Branly à peu près 3 500 objets, plus de mille qui sont encore éparpillés dans d’autres musées à Nantes, Bordeaux et Lyon. Ça c’est la France et puis il y a encore probablement quelques centaines au Vatican. Pour ce qui est de l’Afrique, c’est des millions. Je donne un exemple, au musée de Tervuren à Bruxelles, il y a plus de 180 mille objets qui appartiennent au Congo et l’Afrique centrale en général. C’est dans un seul musée, les 180 mille. En réalité 95% du patrimoine africain est en dehors de l’Afrique ; donc on veut bien que les objets viennent en Europe et même qu’on les garde. Mais si c’est en Afrique, il ne faut pas, vous voyez un peu l’hypocrisie. C’est même un recel de crime de guerre puisque ce n’est pas seulement des gens qui sont venus la nuit pour prendre des objets, non ! On a massacré des gens pendant des décennies et après on les a pillés. Il faut se rendre compte de ce que ça représente. Mais comme je le disais, cela va au-delà même d’une question de souveraineté. Il y a au moins deux autres œuvres qui devraient être restituées très vite au Bénin. Y a-t-il déjà un plan pour que le processus se poursuive ? Malheureusement, les choses ont un peu tardé. Il y a des élections en France, je ne sais pas comment cela va se passer. Donc, honnêtement, faire un pronostic est un peu compliqué. Mais il faut que le travail continue. Je dis aux autres pays africains qui disent parfois que nous ne sommes pas prêts qu’il n’y pas raison d’attendre. On est toujours prêt pour la justice, donc certains pays doivent comprendre la distinction entre la restitution et le retour. La restitution, c’est l’acte légal. Le retour, c’est l’acte physique. On peut se permettre de dire qu’on n’est pas prêt à tout recevoir. En revanche, la restitution, il faut que le papier soit prêt de manière légale et plus besoin d’attendre. Le retour peut être différé au fur et à mesure mais la restitution doit être faite de manière immédiate et ce n’est pas négociable. Alors, personnellement, avez vous des actions à initier pour la cause ? Oui c’est la question de la restitution qui n’est qu’une parmi toutes celles que nous traitons qui me tient à cœur. Je me rends en début décembre à Kinshasa. J’ai été invité sur la question des restitutions par le président Tshisekedi justement pour expliquer notre expérience, cette distinction essentielle entre restitution et retour. C’est la première étape. Nous sommes aussi en train de travailler pour que les pays européens mettent en place une politique de restitution et de réparation. Cela a été voté, ce n’est pas moi qui veut le voter. On l’a obtenu maintenant, ce sera mis en place. Que la présence de l’Union Européenne par la France soit pour mettre en œuvre ce qui avait été décidé par le Parlement. Nous avons engagé des actions, rédigé des documents pour que le Vatican lui aussi fasse des restitutions parce qu’à ce niveau, il y a aussi des trésors volés. Voyez un peu, il y a plusieurs pistes qu’on doit mener en parallèle et c’est exactement ce à quoi nous nous attachons. Culture 23 nov. 2021


Militantisme écologique : Anas Seko, l’éboueur toujours frais
Souvent les mains dans les ordures, les pieds dans la boue, Anas Lafia Seko n’est pourtant pas un éboueur de profession. Toujours sapé, c’est sa manière de mobiliser les jeunes en faveur de l’écocitoyenneté. Et ça lui marche. On l’appelle simplement Anas, « le ramasseur d’ordures ». Il se plait bien avec ce pseudo. Mais, on ne le voit nulle part en train de collecter des déchets, de ménage en ménage, avec un tricycle. Ce jeune de 25 ans, précurseur du mouvement ‘’Pression écologique’’, se dévoile dans les milieux insalubres, sans grise mine, avec son sourire séducteur. A l’embarcadère de Ganvié, la Venise d’Afrique, il plonge sans gêne dans la boue pour en ressortir des tas de déchets. « On ne prend pas du plaisir à entrer dans la boue. Il y a une gêne, mais notre volonté de contribuer à l'amélioration de la qualité de vie triomphe de l’embarras», confie-t-il. Pour lui, le jeu en vaut la chandelle. « La première fois que j'ai mis pieds à cet embarcadère, j'étais dégoûté et ahuri de son état d'insalubrité. C’est une mission, un devoir que nous devons accomplir », souligne le jeune Anas. Quelques heures suffisent à remettre de l’ordre. Mais le même travail devra se faire, le week-end d’après, du fait de l’incivisme. Dans cet élan d’écocitoyenneté, Anas Seko n’est jamais seul. L’initiative a démarré avec des amis à lui, dont Romain Dékadjèvi, journaliste. « Je n’ai jamais imaginé que cette fraîcheur qu'il incarne pourrait se mettre au service de la protection de l'environnement. Le premier jour que je l’ai rencontré à l'embarcadère, tout sapé, je me suis dit qu'il est à la recherche du buzz. Mais la cause pour laquelle il m'avait sollicité a très vite dissipé mon doute. Anas est resté constant et toujours frais. Il sait utiliser une partie de la jeunesse pour la cause environnementale », témoigne Romain Dékadjèvi. L’envie de militer pour l’écologie l’embrase depuis le collège. « J'étais choqué de voir les camarades jeter les sachets et emballages plastiques dans la cour de l'école ou dans la salle de classe en dépit des poubelles », explique-t-il. Par la suite, il s’est documenté pour mieux s’aguerrir et se forger une personnalité. «Je suis personnellement guidé par ce sentiment d'urgence qui m'amène à me donner corps et âme pour la transition écologique», ajoute-t-il. « Je n’ai pas honte » Pour Anas, préserver l’environnement est une question de santé publique et d’avenir de l'humanité. « Je n’ai pas honte parce que je sais que j’impacte la communauté. Dégrader l'environnement aujourd'hui, épuiser les ressources naturelles, polluer les océans, la surproduction ou la surconsommation, etc. ne permettront pas aux générations futures de répondre à leurs propres besoins et de mener une vie saine. Il est capital que nous changions nos comportements aujourd'hui pour le bien de tous », insiste-t-il. Le directeur exécutif de l'association Excellence for Africa, n’est pas autant âgé que Greta Thunberg. En commun, les deux militants ont le sang vif d’une jeunesse qui veut faire prendre conscience à tout le monde. Mais chacun d’eux a son histoire, sa démarche et ses cibles. « Pour mobiliser les jeunes, il faut communiquer, transmettre des messages. Il faut savoir créer des contenus intéressants. Une ou deux actions ne suffisent pas pour mobiliser facilement une jeunesse qui ne trouve aucun intérêt aux activités de ramassage de déchets. Il faut bien plus pour vendre le produit "Stop pollution"», explique-t-il. L’engagement d’Anas Seko est modeste mais déjà éloquent. Membre de plusieurs organisations, Anas a, de par son militantisme, décroché deux prix. « J’ai été distingué en décembre 2020 par l'Association Mado Santé Plus et le Corc-Bénin. Puis, en juin 2021, j’ai eu une distinction de la Fondation Gnidéhoué pour encourager cette lutte que je mène à travers la communication environnementale et les actions sur le terrain », déclare-t-il. L’initiateur du concept « Mon Anniversaire, ma Patrie », fête son anniversaire le 23 novembre. Cette année, il convie les jeunes comme lui à la plage, dans l’après-midi du 28 novembre 2021, pour une action contre la pollution marine, dénommée « Nique pas ta mer ». « Les recherches estiment à plusieurs millions de tonnes, la quantité de déchets plastiques retrouvés dans les océans par an. Les tortues en consomment croyant que ce sont des méduses. Nous détruisons peu à peu la vie marine », s’indigne le militant écolo. Passionné des médias sociaux, Anas a aussi un intérêt pour la photographie. C’est un art qu’il utilise pour parfois choquer, mais toujours conscientiser la société. Environnement 23 nov. 2021


Conseils gratuits en santé par l’innovation de Medom-Bénin : la plateforme Allo Doto disponible
Un accès gratuit des populations à un professionnel de la santé partout et en tout temps. Tel est l’objectif du groupe de Médecins à Domicile dénommé Medom-Benin à travers la plateforme « Allo Doto » accessible au 52 71 00 00. « Allo Doto » est une plateforme innovante, gratuite et accessible au 52 71 00 00. Cet outil est né des réflexions d’un groupe de médecins et permet à tout citoyen de soumettre ses préoccupations en santé à un professionnel du secteur. « C’est une plateforme téléconseil grâce à laquelle les populations de notre pays pourront échanger avec des professionnels de la santé (médecins et infirmiers) sur toutes les questions en rapport avec leur santé. Chaque jour, ces professionnels de la santé pourront les informer, les orienter, répondre à leurs préoccupations et leur donner au besoin des conseils, ceci 7 jours sur 7 et 24 h sur 24 », a expliqué le responsable de Médecins à domicile (Médom-Benin), Dr Lafia Machoudou. En effet, Médom-Bénin est lauréat de la compétition « HackCovid-19 Benin Challenge » organisée par l’Unicef et ses partenaires au Bénin, dans le cadre d’un défi d’innovation lancé aux jeunes entrepreneuses et entrepreneurs les invitant à proposer des solutions en matière d’éducation, de santé et d’accompagnement social pendant la pandémie du Covid-19. La mise en place du service Allo Doto est donc un prolongement de l’innovation apportée par Médom-Bénin dans ce cadre. A en croire Dr Lafia Machoudou, il s’agit d’un outil de choix dans toutes les situations où le citoyen entend recourir à un professionnel pour des questions relatives à sa santé ou à celle d’un proche. Le service est 100 % gratuit au numéro 52 71 00 00. Il faut dire que la pandémie du coronavirus a changé les habitudes de sorte à même impacter négativement la fréquentation des hôpitaux. A juste titre, Médecins à Domicile Bénin (Médom-Bénin) a conçu cette solution pour permettre à chacun d’avoir accès à un professionnel de la santé partout et en tout temps. Selon le responsable de Médom-Benin, il se trouvera toujours en ligne sur cette plateforme un professionnel de la santé pour répondre à toute préoccupation exprimée. Il indique qu’il peut s’agir par exemple, d’un enfant qui fait de la fièvre, et dont le parent se demande quoi faire, où aller à cette heure de la nuit. Les échanges se feront en français et dans les langues locales. Il faut noter que Médom-Bénin est le premier réseau de soins ambulatoires au Bénin. C’est dire que comme activité ordinaire, Médom-Bénin met en relation des patients avec des professionnels de la santé pour une prise en charge médicale ou paramédicale dans le confort de leur domicile, en toute sécurité. « Notre activité part du postulat qu’une personne grabataire, qu’une personne souffrante isolée a, dans un rayon plus ou moins proche d’elle, un professionnel de la santé compétent, qualifié qui peut lui porter assistance s’il était mis au courant de sa situation », souligne Dr Lafia Machoudou. Santé 23 nov. 2021


Sensibilisation au coronavirus : les meilleurs dessinateurs de personnage Asuka récompensés
Les dix meilleurs au concours d'illustration en ligne organisé dans le cadre de la campagne de sensibilisation Asuka destinée à amplifier les messages et les actions du gouvernement contre le coronavirus, ont été récompensés, jeudi 18 novembre dernier à Cotonou. Au cours d’une cérémonie présidée par Kike Fatima Togbé-Olory, coordonnatrice de la campagne Asuka, ces jeunes lauréats sont repartis avec différents lots. Terminus ! Tout le monde descend ! Organisée sur le thème « Sois un Asuka, combats le coronavirus », la campagne de sensibilisation destinée à amplifier les messages et les actions du gouvernement notamment auprès des jeunes (18-30 ans) a connu son épilogue avec le verdict du concours d'illustration en ligne, jeudi 18 novembre à Cotonou. A cette occasion, les dix meilleurs ayant réussi à dessiner un personnage Asuka (style et technique libres au choix) en format jpeg ou pdf, sans l’utilisation de logiciel de transformation de photo et à le soumettre en ligne ont été récompensés. Il s’agit de Bassam Bachabi, Axel-Loïc Akanni, Melxico Bakpété, Gerardo Kpoton, Tobi Emmanuel Agbo, Ken Ahossin, Newson Hounkpatin, Ricardo Cataria, Stephen Agbété et Kazuki Kodime. Ces lauréats sont repartis avec des certificats, des tableaux d’art, des tablettes et des Apple Pencils. Après avoir félicité les lauréats, Charlène Atondeh, responsable de la direction artistique à Semè-City, se dit impressionnée par les dessins de tous les participants. Pour elle, les lauréats ont des compétences à faire valoir dans le domaine du design au Bénin. Fière de leurs potentialités, elle les invite à continuer sur cette lancée. « Vous êtes capables de beaucoup de choses avec le numérique », a-t-elle déclaré. C’est le lieu pour Kike Fatima Olory-Togbé, coordonnatrice de la campagne Asuka, de saluer les 480 jeunes qui ont participé à ce concours de dessin qui interdit l’utilisation de logiciel de transformation de photo. C’est alors qu’elle félicite les dix Asuka et tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de cette campagne. Les objectifs de cette campagne, à savoir sensibiliser les jeunes (18 -30 ans) à l’urgence de la situation sanitaire, la nécessité d’adopter et de maîtriser les gestes barrières ont été atteints. Selon la coordonnatrice de la campagne, devenus Asuka (qui signifie brave, courageux, audacieux), ces 10 lauréats intègrent la ligue des citoyens et citoyennes engagés à combattre le coronavirus, à l’intercepter, et à lui barrer la route. Et pour cause ! Leurs dessins véhiculent des messages qui peuvent contribuer à bloquer les fake news et empêcher la propagation du virus. Arrivé en tête, Bassam Bachabi se réjouit d'avoir gagné le premier prix du concours d’illustration de personnage Asuka en ligne. Il salue l'initiative et s’engage au nom de ses confrères à poursuivre le combat face à l’ennemi commun qui est la Covid-19. Société 23 nov. 2021


Secteur privé : plus de 28 000 entreprises formalisées en 9 mois
De janvier à septembre 2021, le nombre d’entreprises formalisées a connu une hausse de 13,6 %, comparativement à la même période de 2020. Au Bénin, en moyenne, 3 149 entreprises se sont formalisées par mois, de janvier à septembre 2021. C’est ce qu’indique l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (Instad). Le Bulletin mensuel des Immatriculations d’entreprises au Bénin publié le 20 novembre 2021 présente en réalité, pour chaque mois, les statistiques des entreprises formelles créées sur le territoire national ainsi que leurs caractéristiques. Et le point présenté révèle une hausse notable pour les neuf premiers mois de 2021 par rapport à la même période de l’année précédente. « De janvier à septembre 2021, plus de 28 000 entreprises ont été immatriculées au Bénin, soit une hausse (+13,6 %) par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2020. La dynamique entrepreneuriale conserve ainsi un rythme très soutenu sur la période analysée », renseigne le bulletin. D’après les analyses de l’Instad, on note ainsi une tendance à la reprise de l’activité économique après la pandémie de la Covid-19. Cette dynamique en cours est portée par les entreprises individuelles et les sociétés. Il a été souligné la hausse simultanée des créations d’entreprises individuelles de 10,7 % et des sociétés de 34,8 %. Cependant, la part des entreprises créées par des étrangers diminue. « 96,9 % des entreprises immatriculées sont créées par des promoteurs béninois pendant cette période contre 97,8 %, soit une baisse de 0,9 point par rapport à la même période de l’année précédente. Cependant, on note plus de nationalités en termes de diversification sur la période analysée comparativement à la même période de l’année passée. Cela pourrait s’expliquer par les effets de la pandémie de la Covid-19 qui ont entraîné un ralentissement des activités et des mouvements des promoteurs », explique l’Instad. Parmi les promoteurs ressortissants de la Cedeao, les plus représentés sont ceux originaires du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Togo. Economie 23 nov. 2021


Projet de loi de finances 2022 : les mesures sociales et économiques portées par le budget
Les crédits ouverts dans le projet de budget de l’Etat gestion 2022 sont essentiellement orientés vers la relance des activités économiques mais aussi la poursuite des mesures sociales. Celles-ci sont renforcées pour l’amélioration substantielle des conditions de vie des citoyens. Annoncé « hautement social », le nouveau programme d’action du gouvernement qui sera lancé en janvier prochain, prend corps à travers le Projet de loi de finances 2022. Dès l’année prochaine, l’Etat entend augmenter les dépenses dans les œuvres sociales pour permettre à tous les citoyens de vivre mieux, en particulier les personnes les plus pauvres. Pour ce faire, les programmes de gratuité en cours seront poursuivis, en l’occurrence la prise en charge des droits d’écolage dans les écoles maternelles et primaires, les établissements secondaires techniques et professionnels et à l’université, la prise en charge des kits de césarienne, du paludisme pour les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes, des maladies sexuellement transmissibles (Mst), des soins palliatifs, de l’assurance maladie pour les couches défavorisées, des évacuations sanitaires, des hémodialysés. Les campagnes de vaccination gratuite intègreront désormais l’hépatite B et la Méningite A. Des aides et autres achats sont également prévus dans le cadre de la riposte à la pandémie de Covid-19. De même, des subventions et autres appuis financiers sont prévus pour les ménages, notamment les subventions aux produits pharmaceutiques, aux produits de première nécessité, les microcrédits. Les dépenses de transferts et de subventions qui permettront à l’Etat de payer les bourses aux étudiants et les allocations, de prendre en charge les mesures sociales prises atteindront 282,883 milliards F Cfa et les dépenses d’acquisitions de biens et services. Le paquet des mesures est élargi au raccordement des écoles primaires publiques et des établissements d’enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle au réseau d’eau potable et aux sources d’énergie électrique. A cela s’ajoutent le développement du programme d’identification, de formation et d’assistance aux familles hôtes pour l’accueil, la garde et la réinsertion sociale des enfants abandonnés, l’implantation de garderies publiques sur l’ensemble du territoire national. Exonérations et infrastructures Dans le domaine des impôts, le gouvernement a décidé de l’exonération des droits et taxes sur des équipements de santé, des matériels et autres intrants sanitaires entrant dans le cadre de la riposte à la pandémie de la Covid-19 afin de poursuivre la protection des citoyens et de l’économie nationale. Les récipients pour gaz comprimés ou liquéfiés, en fonte, fer ou acier et les accessoires (brûleurs, supports marmites pour les bouteilles de 3 et 6 kg, tuyaux, raccords, détendeurs, réchauds à gaz sans four et robinet-détendeurs) pour gaz domestique, sont exonérés des droits et taxes de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) dans le but de faciliter l’accès au gaz domestique et à ses accessoires aux ménages à moindre coût. En vue de promouvoir les transports urbain et interurbain, de faciliter la mobilité sur le territoire national et de réduire la pollution atmosphérique, les cas d’accidents de la circulation, il est annoncé l’exonération des droits et taxes de douane et de la Tva sur les autobus, autocars et minibus à l’état neuf et destinés au transport en commun. Le gouvernement a également prévu la réduction du taux de la Taxe de Statistique à 1 % sur l’importation ou la vente des machines et matériels destinés à l’agriculture, à l’élevage, à l’aquaculture et à la pêche, ainsi que leurs accessoires et pièces détachées pour favoriser leur accès à un coût réduit et la promotion du secteur agricole. Réduction du taux de l’impôt sur les revenus locatifs pour encourager les investissements immobiliers, révision du barème de l’impôt sur les traitements et salaires (Its), l’élargissement du champ de l’exonération des bas salaires qui passe désormais de 50 000 à 60 000 F Cfa, suppression de la redevance de 5 000 F pour la délivrance des attestations et autres documents fiscaux, sont autant de mesures contenues dans le projet de loi de finances 2022. Equilibré en ressources et en charges à la somme de 2 541,203 milliards F Cfa, le document prévoit, au titre des infrastructures économiques, l’amorce de la phase B du projet de réhabilitation et d’aménagement des voiries des villes (Asphaltage). Cette phase devrait permettre d’atteindre 181 km de voiries, 360 km de caniveaux, 12 000 lampadaires et 22 000 arbres d’alignement. L’assainissement pluvial de Cotonou et des villes secondaires comme Abomey, Bohicon, Natitingou, Parakou, Lokossa, Ouidah, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Allada, Dassa, Djougou, Kandi, Aplahoué et Pobè, figurent également au premier plan dans le projet de budget 2022 qui sera, par ailleurs, consacré à l’accélération de la construction des marchés urbains modernisés en cours. La réalisation d’infrastructures d’accès à l’eau potable en milieux rural et urbain à un coût abordable sera poursuivie ainsi que les actions en faveur de l’autonomisation énergétique. Seront concrétisés les projets de construction de la centrale dual fuel à cycle combiné de 137,5 Mw à Maria-Gléta, de la centrale à turbine à gaz en cycle combiné et des centrales dites Mca pour une puissance globale 50 Mw. La centrale solaire de 25 Mw de Kétou sera étendue à 50 Mw. Actualités 23 nov. 2021


Challenge interclubs de football féminin : Naja Fc, Asef et As Umsa attendus
Dénommé « Challenge interclubs de football féminin », un tournoi de football féminin se tiendra, samedi 27 novembre prochain à Djeffa. Initiée à quelques jours du démarrage des prochains championnats de football féminin, cette compétition va permettre aux footballeuses des clubs participants de se mettre en jambe. Au total, quatre clubs sont attendus. Il s’agit du club de l’initiateur de la compétition, 2Ab Fc (Ligue 2), de Naja Fc (Ligue 1), d’Asef de Ouidah et d’As Umsa, nouvellement promus en championnat d’élite. Organisé avec l'appui matériel du Fonds national de développement des activités de jeunesse et loisirs (Fndajl), ce tournoi va se dérouler en linéaire. Selon Lizette Koulemi, présidente de l'Association des athlètes du Bénin (2Ab), ce tournoi de football féminin vise à « promouvoir et encourager les jeunes filles à la pratique du football dans le département de l'Ouémé et ses environs ». Euloge Nanga, président du Naja football club de Cotonou, salue cette initiative qui va permettre, selon lui, aux clubs participants de bénéficier du matériel sportif afin de mieux affûter leurs armes pour la prochaine saison footballistique. Au terme de la compétition, le vainqueur sera récompensé avec un trophée et des ballons, les meilleures joueuses seront gratifiées de médailles tandis que toutes les équipes participantes repartiront avec des ballons. Sports 22 nov. 2021


Hygiène et assainissement de base : un sous-secteur à prioriser
La communauté internationale célèbre, le 19 novembre prochain, la journée mondiale des toilettes. Au Bénin, les acteurs plaident pour plus de financement pour l’hygiène et l’assainissement de base. Pas question que l’atteinte de l’Odd 6 soit compromise. A côté des efforts louables que fait le gouvernement pour un accès universel à l’eau potable, la société civile plaide pour l’accès à l’assainissement amélioré pour tous. « Les acteurs impliqués ou concernés par le développement du sous-secteur sont unanimes à reconnaitre que la situation de l’Hygiène et assainissement de base (Hab) n’est pas enviable et qu’il faudra changer de paradigme pour espérer de meilleurs résultats », note le document d’état des lieux élaboré par le Cadre de concertation des acteurs non étatiques des secteurs de l'eau et de l'assainissement au Bénin. « Le gouvernement de la Rupture a fait de gros efforts pour construire de nouvelles stations de traitement des boues de vidange à Calavi, Sèmè-Podji et prochainement à Parakou. Mais les défis sont nombreux », défend Félix Adégnika, expert en Hygiène et assainissement de base. Et pour le Canea, il existe des raisons impératives qui appellent à ce changement. L’une d’elles est que pendant que le sous-secteur a besoin annuellement de 5 milliards de F Cfa pour assurer l’accès universel à l’assainissement en 2030, le pays perd chaque année environ 52 milliards par manque d’installations sanitaires. Des gains énormes En effet, l’usage généralisé de toilettes et d’installations sanitaires améliorées a le potentiel de réduire les frais de santé, améliorer la productivité, accroître les gains du tourisme, et promouvoir de meilleurs résultats scolaires, particulièrement parmi les jeunes filles. Le Canea appelle alors à un sursaut national, une mobilisation générale. Les acteurs proposent de faire de l’’Hygiène et l’assainissement une préoccupation nationale. « Il faut relever le profil institutionnel du sous-secteur en se basant sur les retours d’expérience. Tous les pays francophones ont un ministère de l’Eau et de l’Assainissement ou ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ou bien ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Quand c’est dit comme cela, les actions suivent », martèle Félix Adegnika. A l’en croire, le levier pour y arriver est la volonté, l’engagement et la détermination politiques. L’expert en assainissement note des perspectives heureuses. « La première, c’est l’écoute du gouvernement actuel. Nous pensons qu’ils nous écoutent et analysent tout ce que nous disons et j’ai bon espoir qu’ils comprendront que nous ne sommes pas là pour seulement critiquer mais pour attirer leur attention sur ce que notre pays peut gagner de l’investissement dans le sous-secteur Hygiène et assainissement de base. La deuxième, c’est qu’il y a des guichets aujourd’hui où on peut aller chercher l’argent pour financer le sous-secteur », assure-t-il. Pour la société civile, l’option serait peut-être d’éclater le sous-secteur en Hygiène publique et en Assainissement de base et de les mettre sous tutelle respective du ministère de la Santé et du ministère en charge du Cadre de vie. Et au vu des prouesses de l'Agence nationale d'Approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr), le Canea suggère une agence exclusivement en charge de la promotion de l’hygiène et de l’assainissement. Environnement 22 nov. 2021


Éditorial de Paul Amoussou : donner un peu du sien 
Il n’y a rien de plus dur que de changer les habitudes chez l’homme. Surtout lorsqu’elles sont mauvaises. C’est comme une seconde peau difficile à décaper, dont on ne peut se débarrasser sans une certaine force de caractère. Comme la mauvaise herbe, elle a tendance à fertiliser, à pousser et s’étendre plus facilement que la bonne semence.
Pour changer les mauvaises habitudes, il faut donc, plus que leur opposer une farouche résistance, faire preuve d’un fort caractère à l’instar du président Patrice Talon qui a fait le choix de ne pas avoir honte de nos ‘’maladies’’ mais plutôt de les exposer, de les traiter comme il se doit. Autrement dit, de mettre le doigt même là où ça fait mal, sans ces ménagements et accommodements qui ont le tort d’avoir perpétué nos maux, d’avoir couvé la gangrène et de l’avoir entretenue pour la rendre plus vivace  que jamais.
Mais la mue entamée par le président Talon depuis 2016 aura-t-elle l’impact escompté si chacun ne donne un peu du sien? D’où faut-il y contribuer individuellement, en donnant chacun du sien.
Donner un peu du sien, c’est consentir au sacrifice lorsqu’il est nécessaire, renoncer au petit quelque chose d’avantageux pour le bien de tous, surtout lorsque cet avantage perdu n’est pas de droit comme l’occupation du domaine public.  Et ceci, sans devoir crier haro sur le baudet, à tort comme on sait si bien le faire souvent au Bénin.
Donner un peu du sien, c’est avoir l’inclination citoyenne nécessaire, être  en de bonnes dispositions d’esprit face aux changements opérés pour le bien de la communauté. Sans ces récriminations et complaintes toxiques dont on sait au fond qu’elles ne sont pas fondées et qui n’ont d’autre but que de créer la diversion, de semer le trouble dans les esprits surtout des faibles, ceux qui manquent d’assez de jugeote  pour  faire la part entre le vrai et l’ivraie, entre ce qui est bon pour tous et ce qui ne profite qu’à l’individu de façon indue.
Donner un peu du sien, c’est éviter d’attendre l’intervention de la police  avant d’observer la mesure qui va de soi, celle de ne pas occuper le trottoir par exemple, etc.
Actualités 22 nov. 2021


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