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Nouvelles

Nommé président de la cour d’appel de Parakou: Edouard Ignace Gangni installé dans ses fonctions
[caption id="attachment_28968" align="alignnone" width="1024"]Le nouveau président de la Cour d’appel de Parakou[/caption]

Le nouveau président de la Cour d’appel de Parakou, Edouard Ignace Gangni, a officiellement été installé et renvoyé à l’exercice de ses fonctions, ce jeudi 26 avril. Il succède à Hubert Arsène Dadjo. C’est au cours d’une audience solennelle présidée par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, qui avait à ses côtés le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Joseph Djogbénou.

Intérimaire au départ, puis confirmé en Conseil des ministres, Edouard Ignace Gangni a officiellement été installé, ce jeudi 26 avril, comme président de la cour d’appel de Parakou. Son parcours élogieux et la vingtaine d’années d’expérience qu’il a déjà engrangée, constituent pour lui autant d’atouts, gages de qualités pour réussir sa mission à la tête de cette juridiction.
Autant de mérites que le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a également reconnus à l’homme et qu’il a tenu à rappeler à l’assistance. « Il n’y a pas meilleurs témoignages de votre attachement à la justice », a-t-il déclaré. Selon lui, c’est à l’exercice d’un nouveau capitaine de navire qui s’apprête à lever l’ancre, que le nouveau président est convié.
Il a, par ailleurs, remercié le chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature, pour sa grande sensibilité à l’égard de la justice et sa permanente sollicitude. Le président Ousmane Batoko a également loué son souci de veiller au fonctionnement régulier et harmonieux des institutions de la République et surtout, celles liées à la justice.
« C’est cette conscience que l’on a, qui nous donne à avoir des décisions dans lesquelles, l’on ne traduit pas la puissance du pouvoir judiciaire », a indiqué le ministre Joseph Djogbénou, dénonçant les problèmes qui minent la justice au Bénin. « Un magistrat rentre dans un corps au service de l’Etat. Mais un juge prend une décision, étant bien entendu que tout magistrat n’est pas un juge et tout juge n’est pas un magistrat », a laissé entendre le Garde des sceaux. « Ce que notre Etat recherche, c’est l’indépendance de la Justice à travers celles et ceux qui jugent », a-t-il insisté.
Quant au procureur général de la Cour suprême, Onésime Gérard Madodé, il a invité le nouveau président de la Cour d’appel de Parakou à être un modèle. Il l’a exhorté à travailler à l’amélioration de l’image de la maison justice.
Avant les différentes interventions, lecture du décret de nomination d'Edouard Ignace Gangni a été donnée. Plusieurs autorités politico-administratives et judiciaires ont honoré la cérémonie de leur présence, aux côtés du président de la Cour suprême et du Garde des sceaux.

Société 27 avr. 2018


Assainissement de la ville de Cotonou: Le sort réservé aux déchets solides ménagers

Le réseau des journalistes du Bénin sur les catastrophes naturelles (Rjbcn) a tenu, ce jeudi 26 avril, à Cotonou, sa séance mensuelle consacrée à une thématique liée à sa sphère de compétence. Elle a été animée par Dr Victor Gbèdo, directeur de Dcam-Bethesda, sur le sort réservé aux déchets solides ménagers à Cotonou.

« Assainissement de la ville de Cotonou : où vont les déchets solides ménagers? ». C’est ce thème que Dr Victor Gbèdo, directeur de Dcam-Bethesda, a développé, ce jeudi aux journalistes s’intéressant aux questions environnementales. Il a été axé, sur le sort réservé aux déchets solides ménagers à Cotonou. C’est une problématique assez complexe que le gestionnaire environnementaliste, expert en gestion de déchets et évaluation environnementale a exposée.
Pour lui, 15 % des déchets à Cotonou sont collectés et traités convenablement. Et si tous les déchets de la ville pouvaient l’être convenablement, il y a longtemps que le site de Ouèssè serait plein, observe-t-il.
En dehors des déchets générés par les ménages au Bénin et qu’on éprouve déjà des difficultés à gérer, l’expert a indexé les déchets issus des portables, des produits électroménagers et autres machines importés au Bénin.
Pour le spécialiste, les déchets des portables contiennent des métaux lourds très dangereux pour la santé. Il en est de même pour ceux que contiennent les appareils électroménagers et autres équipements venus de l’extérieur qui pullulent de nos jours chez nous. Lesdits équipements constituent une affaire intéressante à laquelle s’intéressent acheteurs et vendeurs, un commerce florissant.
Pour Dr Victor Gbèdo, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable devrait davantage s’intéresser aux dons d’équipements et de machines qui ne durent pas (un mois ou deux au plus). « Tout ce qui est électronique est plus dangereux que tous les autres déchets ; on doit limiter les pacotilles », relève l’expert. Pour lui, il n’y rien de plus dangereux que les métaux lourds volatiles.
Les déchets forment une grande famille, selon Dr Victor Gbèdo. Suivant leur typologie, plusieurs critères permettent de les classer. Ainsi, selon leur source de production et leur composition ou nature, on peut regrouper les déchets en plusieurs types ou catégories. Il y en existe à foison et la gestion pose problème, reconnaît-il.
La gestion intégrée et durable des déchets (Gidd) est la meilleure approche, selon l’expert. Les organisations non gouvernementales font beaucoup d’efforts dans le domaine, a indiqué le spécialiste, qui espère que le gouvernement les appuiera, afin de contribuer à la santé et au bien-être des populations.
Le budget consacré à la gestion des déchets n’est pas suffisant, constate l’expert.
Sur un budget municipal de 15 milliards F Cfa pour Cotonou, selon les prévisions, seulement 10 % correspondant à 1,5 milliard sont consacrés à la gestion des déchets. Ce qui ne correspond à rien par rapport à ce qui est requis et qu’on observe dans les grands pays. Il importe que les pouvoirs publics consacrent davantage de moyens à la gestion des déchets pour le bien-être de tous.
Pour rappel, le réseau des journalistes béninois sur les catastrophes naturelles (Rjbcn) présidé par Euloge Aïdasso s’intéresse depuis sa création aux questions liées à l’environnement, aux inondations et touchant la gestion des déchets.

Environnement 27 avr. 2018


Impact du mercure sur l’environnement et la santé: Les acteurs sensibilisés sur la convention de Minamata
[caption id="attachment_28964" align="alignnone" width="1024"] vue partielle des participants [/caption]

Le directeur général de l’Environnement et du Climat (Dgec), Martin Pépin Aïna, a procédé, ce mercredi 25 avril à Cotonou, à l’ouverture d’un atelier de sensibilisation sur les sources de mercure au Bénin et son impact sur l’environnement et la santé. L’objectif de cet atelier est de renseigner au-delà des ministères, les acteurs non institutionnels qui pourraient apporter eux-aussi un accompagnement déterminant pour la réussite de la mise en œuvre de la convention de Minamata sur le mercure.

Selon Martin Pépin Aïna, cette convention dont le but est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et les rejets anthropiques de mercure et de ses composés a été signée le 10 octobre 2013 puis ratifiée le 7 novembre 2016 par le Bénin. Il est important que le Bénin respecte ses engagements en sensibilisant sur les risques du mercure sur les populations, estime-t-il. « Nous avons des obligations qui nous amènent à sensibiliser les populations sur l’impact du mercure sur la santé et l’environnement d’autant plus que le mercure se retrouve dans notre quotidien », a fait savoir le directeur général de l’Environnement et du Climat.
A l’occasion, le point focal du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Sandra Gounou, a présenté à l’assistance le rapport d’inventaire national du mercure. Selon elle, le mercure est source de plusieurs types d’intoxications à savoir : les atteintes neurologiques, les atteintes rénales, les risques cancérigènes, les atteintes tératogènes comme le retard mental, les convulsions, la surdité et la cécité. « 44 410 kg de mercure sont rejetés annuellement dans l’environnement en provenance des différentes sources à savoir les piles, l’extraction de l’or par amalgamation au mercure, le dépôt informel de déchets généraux et le brûlage des déchets, la production du ciment », a-t-elle déclaré. Cinq communications suivies de débats ont été présentées au cours de cet atelier pour permettre aux acteurs à différents niveaux de mieux appréhender le sujet.

Christian HOUNONGBE (Stag.)

Environnement 27 avr. 2018


Reprise des classes à Bohicon et Abomey: Enseignants et apprenants de retour à l’école

 Après plusieurs mois de grève paralysant l’école béninoise, les enseignants ont fini par reprendre le chemin des classes ce jeudi 26 avril respectant ainsi le mot d’ordre de suspension du mouvement de grève pris par le Front des organisations syndicales de l’éducation.

 A Bohicon et Abomey, pas de doute. Toutes les classes sont désormais ouvertes. En sillonnant ce jeudi certains établissements scolaires, notre équipe de reportage a pu constater l’effectivité de la reprise des cours dans les établissements scolaires qui ont rouvert leurs portes après la suspension du mot d’ordre de grève par le Front regroupant les syndicats des enseignants.  

 Cette reprise effective des cours met aussi fin au congé de Pâques qui se confondait aisément au boycott des cours par les enseignants. Tôt ce jeudi, élèves et écoliers étaient présents dans les établissements attendant l’effectivité de la reprise des activités pédagogiques. Dans ces villes, les établissements publics du primaire comme du secondaire ont effectivement rouverts leurs classes. Dans les collèges comme les Ceg 1, 2 et 4  de Bohicon puis au Ceg 1 d’Abomey et au Ceg Goho, les cours ont démarré effectivement avec les enseignants permanents. Jusque-là, ce sont les vacataires qui honoraient les cours dans les établissements. Ce qui fait que les classes n’étaient pas régulières. Les matières et heures des permanents sont creuses et perturbaient le bon fonctionnement des établissements.

Calixte Ayitchémè Azagoun, élève en classe de Terminale se dit heureux de la reprise effective des cours par les  enseignants permanents après plusieurs mois d’abandon. Cependant, il a des inquiétudes pour la suite bien que les cours aient repris. « On a même pas fait le second devoir-surveillé du semestre et nous sommes à quelques jours des examens. Avec les camarades on se demande comment seront les épreuves de l’examen ».

 Codjo Hinlin, enseignant et syndicaliste estime que « tous les enseignants ont repris les cours ce jeudi, ici dans le département du Zou conformément à la décision de suspension prise par le Front ». Néanmoins, prévient Codjo Hinlin, « les enseignants attendent toujours la rétrocession des salaires défalqués injustement pour fait de grève. Et cette rétrocession est une conditionnalité pour une meilleure application du calendrier réaménagé ».

 

Société 26 avr. 2018


Abus d’autorité et coups mortels: Le policier Rodrigue Ayigo condamné à 7 ans de travaux forcés

Il a posé des actes d’abus d’autorité et porté des coups et blessures volontaires dans l’exercice de ses fonctions et en répond. Il s'agit de Rodrigue Ayigo, fonctionnaire de police, qui a comparu, ce mercredi 25 avril, lors de l’examen du dix-septième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou au titre de la première session de l’année 2018. Il a été condamné à 7 ans de travaux forcés. L’examen des intérêts civils est renvoyé à la prochaine session.

Sept ans de travaux forcés pour avoir abusé de son autorité et porté des coups mortels. Tel est le verdict retenu suite à l’examen du dix-septième dossier inscrit à son rôle pour le compte de la première session de l’année 2018. 

Répondant aux questions du président de la cour, il a reconnu avoir porté des coups à Osséni Ibrahim, la victime, mais sans aucune intention de lui donner la mort. Après l’arrestation de la victime intervenue, le vendredi 4 décembre 2015, il lui aurait porté des coups le dimanche 6 décembre. Rodrigue Ayigo déclare qu’il ne saurait expliquer ce qui s’est passé entre le 4 et le 6 décembre.
C’est une longue liste de témoins qui a défilé les uns à charge, essentiellement les parents de la victime ; les autres à décharge, notamment les collègues de l’accusé.
Le commissaire Aurélien Aïtchémé, responsable de l’unité à l’époque des faits, a expliqué comment son collaborateur exerce les tâches qui lui sont dévolues en agent dévoué et l’usage qui est fait du matériel de travail. Pour lui, l’usage de la matraque peut causer des dommages aux parties corporelles non charnues.
Ses collègues moins gradés témoignant à décharge ont également fait l’éloge de Rodrigue Ayigo comme le plus serviable des fonctionnaires de police de l’unité.
Pour les autres témoins constitués des parents de la victime et de Charles Gonçalvès, un commerçant qui partageait la même cellule que la victime au moment des faits, il est ressorti que l’infortuné avait prévenu le policier des déconvenues qui allaient lui être imputées suite à ses actes.
Pour le compte de la partie civile, Me Paul Kato Atita souligne qu’il n’y a pas de doute que Rodrigue Ayigo se soit servi de sa qualité, de ses attributs pour nuire à la victime. Il devait représenter vivant et sain celui dont on lui a confié la garde. Il en déduit que l’accusé est coupable des faits mis à sa charge. Les débats ont révélé des actes matériels et positifs qui constituent les coups mortels portés à Osséni Ibrahim. Il en déduit que le doute doit être écarté et que l’accusé a agi en pleine connaissance de cause. « Il a attendu un moment où tous ses collègues sont partis des lieux pour agir », déclare Me Paul Kato Atita se servant des dépositions de Charles Gonçalvès.
Une position de la partie civile qui n’a pas inspiré le ministère public au cours de ses réquisitions quand bien même elle s’y apparente.
Le ministère public expose qu’il est parfois difficile de s’acquitter de certaines missions surtout lorsqu’il s’agit de juger un collaborateur. Il affirme que le défaut de contrôle de soi et l’abus d’autorité se sont mêlés, à l’appréciation du dix-septième dossier inscrit au rôle de la cour.

Sous le coup de la loi

La déclaration universelle des droits de l’Homme, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et la Constitution du Bénin interdisent de donner la mort ou de poser des actes qui y conduisent. Après avoir rappelé les faits, l’avocat général déduit que lesdits faits tombent sous le coup de la loi.
L’accusé a reconnu les faits à toutes les étapes : « Je reconnais avoir porté des coups, je ne peux l’expliquer ». Les témoignages sont constants, ajoute le ministère public, mais l’intention de donner la mort fait défaut. Il fait allusion aux rapports qui ont été lus, à savoir le rapport d’autopsie qui a signalé de nombreuses lésions cutanées, les unes superficielles, les autres en voie de cicatrisation, à la tête, au front et au dos. Les lésions seraient dues au traumatisme par un objet contondant.
Le ministère public retient qu’il existe un lien de causalité entre les coups portés à la victime et le décès de celui-ci. Cependant, il fait observer que la victime couvait une affection pulmonaire au poumon gauche. « Si sa responsabilité est partielle, les coups mortels sont constitués. Il requiert alors de condamner l’accusé à dix ans de travaux forcés, tout en demandant à la cour de ne pas perdre de vue sa qualité de délinquant primaire, d’agent dévoué en lui faisant bénéficier de larges circonstances atténuantes.
« J’éprouve également une grande difficulté à plaider en faveur d’un ancien collègue. Ce qui est arrivé aurait pu ou dû être évité mais le destin y est passé », a déclaré Me Moustafa Issiaka. Il a loué la clairvoyance du ministère public qui n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout. « C’est à cela que je vais vous convier ; je plaiderai coupable non pas pour les coups mortels », a fait remarquer la défense. Il a demandé de disqualifier les coups mortels en coups et blessures simples d’une part et promis de faire valoir des circonstances atténuantes d’autre part. Il a rappelé les faits et s’est appesanti sur la disqualification. Avant qu’on ne parle des coups mortels, il faut que les coups entrainent des blessures. « Il revient à la partie poursuivante de montrer que les coups ont entraîné la mort », soutient la défense. Il prie alors la cour d’examiner le dossier avec beaucoup de circonspection. Pour Me Moustafa Issiaka, rien n’indique dans le dossier que ce sont les coups du 4 décembre qui ont entraîné la mort d’Osséni Ibrahim.
La matraque, précise la défense, est conçue pour disperser les manifestants, mais pas pour tuer. Il plaide la disqualification sur la base des articles 249 du Code de procédure pénale qui confère à la cour d’assises la plénitude de juridiction.
Par ailleurs, il y a eu provocation à l’origine et il invoque l’application des articles 321 et 326 du Code de procédure pénale. Il y a eu des répliques en série.
La cour s’est retirée. Après délibérations, elle a condamné l’accusé à 7 ans de travaux forcés.
S’étant retirée pour statuer sur les intérêts civils après la présentation de Me Paul Kato Atita pour la partie civile, la cour renvoie leur examen à la prochaine session des assises.

Composition de la cour :
Président : Georges Toumatou
Assesseurs: Jean da Silva
Ferdinand Dégbèlo
Jurés : Pierre Magloire Nagnonhou, Andréa Bachioumba, Coomlan Paul Nankpon, Louis Comlan Houndonougbo.

Ministère public : Florentin Gbodou
Greffier : Théogène Zountchékon

Actualités 26 avr. 2018


« Rencontres d’ici et d’ailleurs », Saison 2, Acte 4: Nancy Huston et Guy Oberson laissent de beaux souvenirs à Cotonou
[caption id="attachment_28959" align="alignnone" width="1024"]Nancy Huston et Guy Oberson après leur prestation avec Méchac Adjaho (à l’extrème droite)[/caption]

Dans le cadre de son projet « Rencontres d’ici et d’ailleurs », Saison 2, Acte 4, la plateforme de coopération interculturelle Laboratorio Arts Contemporains a permis le séjour à Cotonou de l’écrivaine Nancy Huston et du plasticien Guy Oberson. Un séjour riche et instructif qui a permis d'organiser des ateliers de formation et des séances de restitution auxquels les acteurs culturels béninois ont massivement pris part.

Bref mais chargé aura été le séjour à Cotonou de l’écrivaine Nancy Huston et du plasticien Guy Oberson. A l’invitation de Laboratorio Arts Contemporains pour l’acte 4 de la saison 2 du projet « Rencontres d’ici et d’ailleurs », ces deux acteurs culturels de renom ont séjourné à Cotonou et ont eu une série de rencontres ainsi que de nombreuses prestations. 

Vendredi 20 avril dernier, ils ont offerts à la Maison rouge une performance très appréciée du public cotonois. Artistes, écrivains, amateurs d’œuvres d’art… Ils étaient bien nombreux à aller à la rencontre de ces deux artistes pour découvrir leur art et leur talent.
La journée du samedi 21 avril n’aura pas été non plus de tout repos pour les deux visiteurs du Bénin. Emissions radio et télé, visite dans la ville de Cotonou… Une journée chargée aux côtés de l’équipe de Laboratorio qui elle, a voulu faire profiter à ses hôtes les merveilles du pays.
Le dimanche 22 avril, les deux artistes ont égayé le public au Centre culturel Artistik Africa avec une autre performance, suivie du vernissage de l'exposition de la collection privée du metteur en scène et écrivain, Ousmane Alédji. Ils étaient accompagnés sur scène par le musicien Méchac Adjaho. Grand moment de culture et de prestation qui a connu une participation massive des artistes béninois.
Un atelier de formation a été co-animé par l'écrivaine Nancy Huston et le plasticien Guy Oberson au profit de jeunes écrivains/slameurs, plasticiens et acteurs de théâtre du Bénin. Ladite exposition présente vingt ans de création artistique contemporaine au Bénin et a été curatée par Silvana Moï Virchaux, commissaire d'exposition et présidente de Laboratorio Arts Contemporains. Elle a été suivie d’une vente-dédicace des livres de Nancy Hutson. L’humain au cœur de la question artistique ! C’est l’intention inscrite au cœur de cet acte 4 de la saison 2 de « Rencontres d’ici et d’ailleurs ».
« Rencontres d’ici et d’ailleurs », un programme transversal de renforcement des capacités des acteurs culturels. Sous la bannière de ce programme, le vodoun avait été célébré autrement à l’occasion de la fête du 10 janvier dernier avec la présence à Cotonou du dignitaire haïtien Erol Josué et d’une forte délégation. James Germain, l’une des plus grandes voix de la musique caribéenne était aussi l’invité spécial à Cotonou de Laboratorio art contemporain pour l’acte 2 du projet « Rencontres d’ici et d’ailleurs ».

Société 26 avr. 2018


11e Journée mondiale de lutte contre le paludisme: Adjohoun a abrité les manifestations officielles
[caption id="attachment_28957" align="alignnone" width="1024"]Visite des stands d’exposition des produits anti-paludisme par les offciels[/caption]

 

Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, ce mercredi 25 avril, la onzième édition de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Les manifestations officielles ont eu lieu dans la commune d’Adjohoun, en présence de tous les acteurs engagés dans la lutte contre cette maladie qui fait plus de ravage dans les rangs des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes.

« Prêts à vaincre le paludisme », c’est le thème de la onzième journée mondiale de lutte contre le paludisme commémorée, ce mercredi 25 avril, dans le monde entier. Au Bénin, les manifestations officielles ont eu lieu dans la commune d’Adjohoun, après Parakou en 2017.
Pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Dr Lucien Toko, représentant l’autorité ministérielle, ce thème plein d’engagement est évocateur, car il interpelle la conscience des uns et les autres, des plus hauts décideurs jusqu’au citoyen lambda. Tout le monde devra donc se mobiliser pour accompagner les efforts à faire afin que le paludisme ne soit plus un problème majeur de santé publique. Selon lui, ce thème est en réalité un cri d’appel que l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) lance à toute la communauté internationale dans la mutualisation des énergies pour arriver à bout de cette pandémie qui fait plus de ravage dans les rangs des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. Cette affection constitue, à en croire le représentant du ministre de la Santé, un fardeau additionnel lourd pour les services de santé. Il n’occulte pas les énormes conséquences économiques de cette maladie au niveau des familles affectées.
Le ministère de la Santé est bien conscient de l’enjeu de cette maladie. Il entend, à cet effet, poursuivre ses efforts en renforçant davantage le partenariat autour de ces approches en vue de combler les attentes de l’Oms, assure Dr Lucien Toko. Il remercie les partenaires techniques et financiers qui ne cessent d’accompagner le Bénin dans la lutte contre ce fléau à travers notamment la mise à disposition du pays des médicaments de qualité tels que les Cta, les Tests de diagnostic rapide (Tdr), les Moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (Miild) et autres moyens non moins importants. Le jeu en valait vraiment la peine au regard du ravage de cette maladie au Bénin, note le directeur de cabinet du ministre de la Santé.

Statistiques alarmantes

A en croire Dr Lucien Toko, le paludisme demeure, selon les statistiques du ministère de la santé en 2016, la première cause de recours aux soins dans les formations sanitaires, notamment en matière de consultations et d’hospitalisation. Cette affection représente respectivement 42,8 % et 52,3% pour les nouvelles consultations et les nouvelles hospitalisations. Mieux, 14,9 % des cas de décès enregistrés au Bénin en 2016 sont dus au paludisme. Ces statistiques alarmantes du ministère de la Santé seront complétées par le représentant du représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Télesphore Houansou. A l’en croire, il y a eu plus de 216 millions de cas de paludisme dans 91 pays dans le monde en 2016 dont 445 000 personnes en sont mortes contre 211 millions en 2015 dont 446 000 décès, selon les estimations de l’Oms. Les enfants de moins de cinq ans sont particulièrement les plus touchés par cette maladie qui tue un enfant toutes les deux minutes, renseigne Dr Télesphore Houansou. « Le rythme actuel est insuffisant pour atteindre les étapes énoncées pour 2020 dans la Stratégie technique mondiale de l’Oms de lutte contre le paludisme 2016-2030, plus précisément, les cibles demandant une baisse de 40 % de l’incidence des cas et des taux de mortalité dus au paludisme », regrette le représentant du représentant résident de l’Oms au Bénin. C’est pourquoi, Dr Télesphore Houansou salue le thème retenu par l’Oms cette année. Lequel thème souligne, selon lui, l’énergie et l’engagement collectifs de la communauté internationale pour s’unir autour du but commun d’un monde sans paludisme. Ce qui appelle, au niveau de l’Oms, à la poursuite de certaines mesures urgentes pour remettre sur les rails, cette lutte mondiale contre le paludisme, insiste le fonctionnaire onusien.
Dans la même veine, le représentant du préfet de l’Ouémé, Jean-Baptiste Akpamagbo remercie le gouvernement et l’Oms pour le choix porté sur le département en général et la commune d’Adjohoun en particulier pour abriter les manifestations officielles de cette journée.
Le maire d’Adjohoun, Léon Bokovè plaide, pour sa part, pour le renforcement de l’effectif du personnel sanitaire déployé dans cette commune qui regorge de plusieurs formations sanitaires publiques mais non opérationnelles pour défaut d’agents.

Société 26 avr. 2018


Journée internationale des filles dans le secteur des Tic: Les manifestations officielles prévues pour ce jour
[caption id="attachment_28956" align="alignnone" width="1024"]Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou[/caption]

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, procédera, ce jeudi 26 avril, au lancement de la Journée internationale des filles dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication (Tic) à Cotonou. Plusieurs activités sont prévues au profit des filles des lycées et collèges du Bénin du 2 au 4 mai prochain. 

Le Bénin célèbre, à l’instar des autres pays membres de l’Union internationale des Télécommunications (Uit), la deuxième édition de la Journée internationale des filles dans le secteur des Tic. Placées sous le parrainage du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Zoumarou, les manifestations officielles de cette journée sont prévues pour ce jeudi 26 avril à Cotonou.
Cet évènement réunira près de 300 acteurs dont des membres du gouvernement, les membres du Réseau national des femmes Tic, les jeunes filles des collèges et lycées de Cotonou et environs, les femmes des Ong, les startups féminines du numérique, les femmes professionnelles des Tic autour du thème : « Le numérique : levier d’insertion sociale et professionnelle des femmes ».
Deux communications sur « Le numérique et la vie associative » ainsi que sur « Les opportunités d’emplois dans les Tic au Bénin » avec partage d’expériences par les personnalités féminines du secteur et visite de stands des startups », sont également annoncées. Le but de la journée étant de créer un environnement mondial qui encourage les jeunes filles et les jeunes femmes à envisager de faire des études ou d'embrasser une carrière dans le secteur en pleine croissance des Technologies de l’Information et de la communication (Tic). Dans ce cadre, plusieurs activités sont programmées du 2 au 4 mai prochain dans l’enceinte de certains établissements scolaires. A cet effet, une formation en ligne sera organisée sur le codage logique au profit de quarante meilleures élèves filles des classes de 5e et de 4e de Cotonou et environs. Une visite guidée sera organisée en faveur des élèves des classes de 2nde et de 1re dans certaines entreprises comme la Sobebra, Huawei, centre technique de Bénin Télécoms services Sa, Canal Box et Ace-gie et Centre technique Moov, le 4 mai prochain. Cette activité est destinée aux vingt meilleures filles dans quatre lycées et collèges de Cotonou et environ.
Il est également annoncé un atelier de démonstration des startups féminines et de partage d’expériences avec les personnalités féminines de référence afin d’inciter les jeunes filles à s’intéresser aux Technologies de l’information et de la communication.

Société 26 avr. 2018


Mobilisation de ressources par appel public à l’épargne par le Bénin: 60 milliards F Cfa à lever pour accélérer le financement du Pag

Pour la cinquième fois depuis 2006, le Bénin a fait recours au marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour accélérer le financement du Programme d’action du gouvernement (Pag). C’est à travers l’opération d’emprunt obligataire du Trésor public du Bénin Tpbj 6,50% 2018-2023 pour un montant de 60 milliards de francs Cfa, lancée le lundi 23 avril dernier.

Le gouvernement continue à chercher des sources de financement pour accélérer la mise en œuvre des projets dans son programme d’action. A travers le lancement, lundi 23 avril dernier, d’un emprunt obligataire, il entend financer une partie des investissements prévus au programme national d’investissements au titre de l’année 2018. Il s’agit notamment des secteurs tels que l’agriculture, le tourisme, les transports, les infrastructures et le cadre de vie.

Dénommée « Tpbj 6,50 % 2018-2023 », cette opération est un emprunt obligataire par appel public à l’épargne et porte sur un montant total de 60 milliards de francs Cfa.
En effet, le recours à l’emprunt obligataire permet de se financer en dehors du circuit bancaire classique. Il est notamment utilisé en raison de sa souplesse au niveau des conditions et des modalités comparativement au mode de financement ordinaire classique. L’emprunt obligataire, en réalité, est un instrument financier émis par une personne morale (Etat, collectivité publique, entreprise publique ou privée) qui reçoit en prêt, une certaine somme d’argent de la part des souscripteurs des titres.
Selon le principe, l’emprunteur obligataire émet des obligations que des investisseurs achètent. Un intérêt est versé périodiquement tandis que le capital sera remboursé à une date prévue.
L’opération en cours a été identifiée par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) qui est l’autorité de régulation du marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). La liquidation des titres est garantie par leur cotation à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm).
En lançant cette opération, le Bénin est dans un état d’absence de risque de défaut, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de possibilités que le Trésor public se retrouve en « faillite » et ne pas pouvoir rembourser cet emprunt obligataire. Donc, le remboursement est entièrement garanti.
Pour les banques, il faut souligner que les obligations Tpbj sont admissibles en refinancement auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Autrement dit, ces banques pourront aller se fournir en liquidité auprès de la banque centrale, en « mettant en pension » les obligations en leur possession.
L’émission obligataire lancée est ouverte à toutes les personnes physiques et morales, aux investisseurs institutionnels régionaux et internationaux désireux de faire des placements sur le marché financier de l’Uemoa. L’emprunt obligataire Tpbj 6,50 % 2018-2023 est la cinquième expérience du Bénin sur le marché financier régional de l’Uemoa et ce, depuis 2006. Toutes les échéances ont été régulièrement honorées à bonne date et les emprunts ont été intégralement remboursés sans incident à leur échéance respective.

Société 26 avr. 2018


Économies d’Afrique au Sud du Sahara: La soutenabilité de la dette inquiète

Le dernier volume du rapport Africa’s Pulse, publié, il y a quelques jours, révèle une inquiétude sur le rythme de l’endettement dans la région Afrique subsaharienne et note une discordance entre la maturité des nouveaux emprunts et les investissements publics.

Le rapport Africa’s pulse volume 17 d’avril 2018 note la reprise de la croissance en Afrique subsaharienne. Cette relance des économies de la région devrait remonter à 3,1 % en 2018, et s’établir à 3,5 % en moyenne en 2019 et à 3,7 % en 2020. En 2017, le taux de croissance était de 2,6 % et chute à 1,5 % en 2016. Cette reprise cache une augmentation de la dette publique qui a touché toutes les catégories de pays. Mais, son évolution s’est avérée plus préoccupante. 

Le rapport note que les ratios de la dette publique ont augmenté dans certains petits pays à des niveaux proches des 100% du Pib et parfois dépassant ce taux à fin 2016.
Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique, reconnaît l’importance du recours à la dette pour investir et favoriser la création d’emplois pour les populations. « L’accès aux marchés financiers internationaux permet aux pays émetteurs de pallier une épargne très faible, d’emprunter rapidement de gros volumes et de diversifier la clientèle d’investisseurs », dit-il. En revanche, il s’inquiète du rythme de l’endettement dans la région. « Lorsque le rythme de l’endettement est effréné, cela pose un problème de soutenabilité, parce qu’il faut que ces investissements aient le temps de rembourser cette dette », sonne-t-il.
Pour M. Zeufack, les risques liés à la soutenabilité de la dette dans la région ont considérablement augmenté au cours des dernières années. Il cite 18 pays présentant un risque élevé de surendettement fin 2017, contre 7 en 2013, quand bien même le rapport reconnaît que les niveaux d’endettement restent significativement inférieurs à ceux d’avant l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (Iadm) aux Pays pauvres très endettés (Ppte).

Déterminants de l’endettement public

L’accélération de l’encours de la dette en Afrique subsaharienne est intervenue, selon M. Zeufack, à partir de 2013 où les cours des matières premières se sont effondrés, provoquant un ralentissement de la croissance économique. Ce qui, dit-il a provoqué une augmentation du déficit public et la dépréciation du taux de change, en particulier dans les pays exportateurs de produits de base. « Ceux-ci ont subi une dépréciation de leurs taux de change ainsi qu’une chute des prix des produits de base, pesant lourdement sur le service et le remboursement de la dette libellée en devises », indique le rapport.
Aussi, le rapport constate-t-il une discordance entre la maturité des nouveaux emprunts et les investissements. Les rédacteurs notent que la majorité des emprunts émis sur les marchés internationaux commencera à arriver à échéance en 2021. « Cela représente un volume important de l’encours de la dette », avertit Albert Zeufack, ajoutant que « l’importance des remboursements représente un risque sérieux de refinancement pour la région ».
« Cela pose un problème fondamental au niveau des politiques budgétaires : la gestion des recettes et dépenses publiques », alarme Albert Zeufack poursuivant que si les pays avaient pu mener une politique budgétaire contre cyclique, l’endettement rapide aurait pu être évité. C’est pourquoi, il suggère aux pays de renforcer les réformes qui permettront une croissance rapide des économies pour faire face aux services de la dette.

Améliorer le cadre et l’environnement de l’investissement

L’accélération des emprunts reste une source de préoccupation. Pour enrayer cette évolution, le volume 17 du rapport Africa’s pulse d’avril 2018 souligne qu’il est impératif de réduire les déséquilibres budgétaires, de maintenir une croissance économique forte, et d’assurer une gestion efficace et prudente de la dette publique.
M. Zeufack indique la nécessité pour les États d’accélérer les réformes et approfondir celles structurelles pour améliorer le cadre et l’environnement d’investissement, de permettre au secteur privé de créer des emplois et de diversifier les économies pour les rendre plus résilientes. Ce qui implique également une extension de l’assiette fiscale à ceux qui sont en mesure de payer l’impôt, mais qui ne le font pas. L’extension de la base de l’assiette fiscale implique aussi « de regarder dans les directions nouvelles telles que les taxes immobilières ou les taxes foncières qui sont certainement plus justed que les impôts sur la consommation », suggère-t-il en indiquant des opportunités de mobilisation de ressources.
Pour mieux gérer la dette, la Banque mondiale conseille aux États de mettre en œuvre des politiques de gestion budgétaire stricte qui mettent l’accent sur l’efficience de la dépense aux fins de mieux cerner les dépenses publiques, de renforcer la mobilisation des ressources internes. M. Zeufack préconise par ailleurs une politique budgétaire contre cyclique. Il insiste pour que les gouvernements dégagent un espace fiscal suffisant pour que les pays continuent d’investir sur fonds propres sur les infrastructures, sur l’éducation et la santé.

Economie 26 avr. 2018


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