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Nouvelles

4e Conférence internationale des grands bassins fluviaux africains : la gestion des ressources en eau préoccupe
Des acteurs intervenant dans les domaines en lien avec l’hydrologie sont réunis à Cotonou, depuis ce mardi 16 novembre, dans le cadre de la 4e Conférence internationale des grands bassins fluviaux africains. Durant trois jours, ils vont échanger sur les problématiques de gestion des ressources en eau dans les grands bassins hydrologiques africains. Sans eau, pas de climat, pas de végétation et pas de trace de vie sur terre. Malheureusement, de nombreuses menaces pèsent sur les ressources en eau depuis plusieurs années, notamment en Afrique. C’est pour participer à la protection des ressources en eau et contribuer à la sécurité alimentaire en Afrique que des scientifiques intervenant sur les questions en lien avec l’hydrologie se sont retrouvés à Cotonou à la faveur de la 4e Conférence internationale des grands bassins fluviaux africains dont le thème est « Hydrologie des grands fleuves d’Afrique ». L’objectif de cette conférence est de renforcer les capacités des techniciens et chercheurs de l’eau d’une part, et d’échanger sur les problématiques de gestion des ressources en eau d’autre part, dans les grands bassins hydrologiques africains. Dr Ernest Amoussou, coordon-nateur du réseau Friend Water, initiateur de cette biennale, souligne que le thème retenu cette année est très pertinent et d’actualité au regard des effets environnementaux globaux. «… Si nous avons choisi de faire l’hydrologie des grands fleuves d’Afrique, c’est compte tenu des menaces du réchauffement climatique et de l’occupation anarchique au niveau de nos bassins versants », précise-t-il. Carine M. N. Kelome, vice-recteur, chargée de la coopé-ration universitaire, se réjouit de la tenue de cette rencontre au regard de la vulnérabilité du continent africain face aux effets néfastes du changement climatique, malgré les efforts collectifs et individuels d’atténuation et d’adaptation. 239 communications Ainsi, durant les trois jours de travaux, 239 chercheurs présenteront les résultats de leurs recherches afin de promouvoir une éducation de gestion autour des bassins hydrologiques dans un contexte de changement climatique. Ces différentes communications tourneront autour de 11 sous-thèmes de recherches appliquées et fondamentales. Pour atteindre les objectifs, les organisateurs ont structuré la conférence en deux phases à savoir : la phase des formations et celle des communications. Les participants seront outillés en hydrométrie et sur les mesures de bathymétrie et autres. Ils auront également droit à des formations sur l’hydrologie spatiale et l’utilisation des modèles Gr à des fins de développement opérationnel et des excursions témoins dans la basse vallée de l’Ouémé. Cette première phase de la conférence sera aussi consacrée à la formation des acteurs sur la thématique liée aux événements hydrométéorologiques et à la modélisation dans un contexte où l’accès aux données constitue un problème majeur. « Au cours de cette conférence, des chercheurs et techniciens de différentes nationalités et spécialisés en hydrologie, en climatologie, en sciences sociales, en sciences économiques et autres sciences connexes présenteront des communications et partageront leurs connaissances et expériences sur la gestion des différents bassins hydro-graphiques d’Afrique. Les scientifiques aborderont également les approches de solutions de gestion des ressources en eau à travers la détermination du bilan de l’eau, la modélisation hydrologique et hydraulique, les effets des changements climatiques, les risques des inondations en milieux rural et urbain, la sécheresse, les problèmes liés aux activités humaines, les conflits autour de l’eau, les défis de mise en œuvre des Odd, etc. », indique le vice-recteur au sujet de la seconde phase. Au total, une vingtaine de pays sont représentés, plus de 50 jeunes chercheurs et cadres techniques et des acteurs de la société civile africaine sont inscrits pour participer aux différentes formations. Les livrables de cette conférence seront publiés dans quatre revues scientifiques. Le vice-recteur Carine M. N. Kelome rassure les participants que les 239 chercheurs donneront le meilleur d’eux-mêmes pour un partage de connaissances dont les conclusions vont rehausser le niveau de développement des pays africains. Place à l’hydrologie africaine Si les scientifiques du réseau Friend Water et leurs partenaires ont initié cette conférence, il y a environ dix ans, c’est aussi parce que l’hydrologie africaine est sous représentée dans les grandes réunions internationales. Pour Gil Mahé, coordonnateur des réseaux Friend intervenu par visioconférence, il est clair que l’hydrographie africaine mérite plus de place dans l’hydrologie internationale. Aussi, au cours de la rencontre de Cotonou, « nous allons pouvoir constater l’ouverture de l’hydrologie vers d’autres disciplines en particulier l’éco hydrologie et les sciences écologiques et sociales », informe-t-il tout en invitant ses collègues à poursuivre les collaborations dans toutes les directions où l’hydrologie peut avoir un impact. La particularité de cette 4e conférence, précise-t-on, c’est la parution, ce mardi 16 novembre, du livre rouge n°384 qui comporte 130 articles. La rencontre de Cotonou se tient grâce à l’appui de plusieurs partenaires dont l'Institut de recherche pour le développement (Ird). Environnement 18 nov. 2021


Natitingou : la saison touristique 2021-2022 lancée
Les acteurs du tourisme et autorités étatiques du département de l’Atacora ont procédé, lundi 15 novembre dernier, à Natitingou, au lancement de la saison touristique 2021-2022. C’est par une caravane que le Collectif des opérateurs touristiques de l’Atacora (Cota), a annoncé les couleurs, ce lundi, en présence du représentant du préfet, Maguidi Gbere Kora, du maire de la commune de Natitingou, Taté Ouindeyama, des opérateurs touristiques de l’Atacora ainsi que des populations venues nombreuses soutenir l’événement. Dans leurs messages respectifs, le représentant du préfet, le maire de Natitingou et le représentant du parc Pendjari ont salué l’initiative de la caravane dont l’objectif est de promouvoir et de valoriser les sites touristiques du département, notamment le parc Pendjari, la route des Tata, le palais royal de Kouandé, la route de la Résistance du héros national Kaba, le musée régional de Natitingou, les communautaires, les infrastructures hôtelières, etc. A travers des animations, les caravaniers composés notamment de taxi-motos, de troupes artistiques et d’opérateurs touristiques ont marché sur une distance d’environ sept kilomètres, de la préfecture jusqu’au carrefour Kaba, arborant les couleurs de leurs différentes structures, pour porter l’évènement. Sylvie Yeropa, présidente du comité d’organisation, s’est réjouie du succès de l’événement et a remercié les membres du comité d’organisation de même que les caravaniers qui se sont fortement mobilisés pour la cause. Elle a en outre remercié la direction du parc Pendjari pour le soutien apporté au Cota afin de lui donner plus de visibilité. A l’issue d’un tirage au sort, la ville de Tanguiéta a été choisie pour abriter la prochaine édition de cette caravane annuelle. Culture 18 nov. 2021


Mondial 2022/Match Léopards-Ecureuils : la plainte du Bénin étudiée le 23 novembre prochain
La réclamation formulée par le Bénin dans le cadre de son match face à la République démocratique du Congo, le 14 novembre dernier, est déjà sur la table de la Fédération internationale de Football Associations (Fifa).
L’instance faîtière du football mondial a annoncé avoir reçu la plainte de la Fédération béninoise de Football qu’elle étudiera le 23 novembre prochain. « Nous souhaitons informer la Fédération béninoise de Football ainsi que la Fédération congolaise de Football Association que la réclamation sera soumise à un membre de la commission de discipline de la Fifa le 23 novembre pour examen et décision conformément à l’article 14 (9) du règlement de la Coupe du monde Fifa 2022 ainsi qu’aux articles 46 et 54 du code de discipline de la Fifa », souligne la correspondance adressée aux deux fédérations nationales. La Fédération congolaise de Football Association (Fecofa), quant à elle, a la possibilité de fournir au secrétariat de la commission de discipline de la Fifa tout commentaire ainsi que tout document qu’elle juge approprié sur la réclamation au plus tard le 20 novembre. Selon le chef du département Organes juridictionnels, dans un souci de clarté, la commission de discipline de la Fifa statuera sur la réclamation en utilisant le dossier en sa possession conformément à l’article 20 du code de discipline de l’instance. Faut-il le signaler, le Bénin a porté plainte contre la Rdc pour violation de la loi 3 du football, relative aux remplacements des joueurs après que le sélectionneur congolais Hector Cüper a opéré cinq changements en quatre temps lors de la 6e journée des éliminatoires du Mondial 2022.
Sports 18 nov. 2021


Alimentation en eau potable dans le Couffo et le Plateau : le Japon octroie plus de 16 milliards au Bénin
Le Japon vient d’accorder plus de 16 milliards de francs Cfa au Bénin pour le renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable dans les départements du Couffo et du Plateau. Takahisa Tsugawa, ambassadeur du Japon près le Bénin et Aurélien Agbénonci, ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération ont procédé, mardi 16 novembre dernier, à l’échange de notes relatives au dit accord. 3 milliards 218 millions de Yen soit environ 16 milliards 130 millions de francs Cfa pour le projet de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable dans les départements du Couffo et du Plateau ; c’est un acte de sollicitude du gouvernement japonais qui a été officialisé mardi 16 novembre dernier, par une signature d’accord. « Le financement de ce projet s’inscrit dans le cadre de l’aide financière non remboursable du Japon et s’aligne sur le Plan national de développement du Bénin 2018-2025. La réalisation dudit projet contribuera à l’atteinte des objectifs du Programme d’action du gouvernement qui accorde une attention particulière au renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable au Bénin », précise Takahisa Tsugawa, ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Japon près le Bénin. Cet appui, poursuit-il, s’inscrit dans l’engagement du Japon réaffirmé lors de la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, et cadre aussi avec la déclaration de Yokohama 2019 à travers son second pilier intitulé : la contribution à la société durable et résiliente. « Qui donne de l’eau, donne la vie et fait en sorte que les maladies d’origine hydrique disparaissent. Qui donne de l’eau facilite aussi la réalisation de nombreux projets. On ne peut développer l’agriculture ou poursuivre le programme de transformation structurelle du pays sans l’eau », a déclaré Aurélien Agbénonci, ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération. Il rappelle que le chef de l’Etat a pris le pari de rendre disponible d’ici 2023, l’eau potable à tous les citoyens béninois sur l’ensemble du territoire national. Le patron de la diplomatie béninoise a alors exprimé la satisfaction du gouvernement béninois au gouvernement japonais qui contribue ainsi à accélérer l’agenda d’approvisionnement en eau dans les départements du Couffo et du Plateau. La disponibilité de l’eau potable : un défi L’accès à l’eau potable est fondamental pour améliorer la santé de la population et pour le développement du pays. « Au Bénin, l’accès à l’eau potable demeure encore une priorité malgré les notables progrès enregistrés ces dernières années et la détermination du gouvernement à assurer la disponibilité de l’eau potable à 100 % sur toute l’étendue du territoire », fait observer Takahisa Tsugawa, ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Japon près le Bénin. Il relève qu’il existe beaucoup de villages où les populations ont encore des difficultés à s’approvisionner en eau potable. C’est le cas de plusieurs localités des départements du Couffo et du Plateau où de nombreux enfants et femmes, parcourent des kilomètres pour atteindre leur source d’eau saisonnière ou le fleuve le plus proche. En outre, la demande en eau a augmenté du fait de la croissance démographique. « C’est pour permettre à ces populations de disposer d’eau potable, de prévenir les maladies d’origine hydrique et améliorer les conditions de vie que le gouvernement du Japon a décidé de financer le présent projet afin de développer de nouvelles sources d’eau et de construire des conduits de distribution d’eau, des réservoirs d’eau et d’autres installations d’approvisionnement en eau », explique Takahisa Tsugawa. Comptant sur l’engagement du gouvernement béninois à suivre de près l’exécution du projet, il a exprimé le souhait de voir les ouvrages se concrétiser d’ici quelques années à la satisfaction de tous. Aurélien Agbénonci, ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, rassure d’ailleurs du respect des engagements et mieux, dans un délai optimal. Actualités 18 nov. 2021


Promotion de l’efficacité énergétique au Bénin : Les acteurs s’approprient les directives de l’Uemoa  
Les acteurs de l’efficacité énergétique au Bénin ont été sensibilisés aux directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) relatives à la question. C’est à la faveur d’un atelier organisé, les jeudi 11 et vendredi 12 novembre derniers, par la représentation de l’Uemoa au Bénin.
Raoufou Badarou, président du Comité national de tutelle et de suivi (Cnts), a précisé qu’il s’agit de deux directives signées par le Conseil des ministres statutaire de l’Uemoa le 26 juin 2020. Il a rappelé les directives n° 04/2020/Cm/Uemoa portant étiquetage énergétique des appareils électroménagers et des lampes électriques et des appareils électroménagers neufs et n°05/2020/Cm/Uemoa portant mesures d’efficacité énergétique dans la construction de bâtiments dans les Etats de l’Uemoa. Selon lui, cet atelier permettra de sensibiliser les participants au contenu de ces directives.
L’application de ces deux textes contribuera à la promotion des équipements économiques en termes de consommation d’énergie et la construction de bâtiments moins énergivores dans l’espace communautaire, a indiqué Yaovi Batchassi, représentant résident de l’Uemoa au Bénin. Précisant l’objectif de la rencontre, il a fait savoir qu’il vise l’appropriation des deux directives par les participants. Au cours des travaux, les échanges ont porté sur les rôles et responsabilités des acteurs principaux et les dispositions pratiques d’opérationnalisation de la surveillance et des vérifications de conformité dans le cadre des deux directives. Ils ont aussi porté sur les dispositions fondamentales des deux directives pour que les étiquettes énergétiques soient des critères de choix dans la sélection des équipements électriques et que les pratiques de construction intègrent les mesures d’efficacité énergétique.
Pour Armand Dakéhoun, représentant du ministre de l’Energie, la promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie fait partie des priorités majeures du gouvernement. Car, a-t-il expliqué, « elle vise à mettre en œuvre les mesures appropriées pour éviter à tous les niveaux de gaspiller l’énergie et de réaliser en conséquence des économies substantielles dans ce secteur stratégique et éminemment capitalistique ». Mieux, a-t-il poursuivi, la « Maîtrise des consommations énergétiques » est inscrite dans les quatre projets phares du Programme d’action du gouvernement 2021-2026.  « La maîtrise de l’énergie a ainsi pour objectif final d’optimiser la production, le transport, la distribution et la consommation de l’énergie et de réduire les dépenses énergétiques, sans préjudice de la qualité des services énergétiques. Elle se concilie par ailleurs avec les Objectifs de Développement Durable (Odd), en particulier la contribution à la lutte contre les Changements Climatiques », a assuré Armand Dakéhoun.
Les actions fortes du Bénin
Le directeur de cabinet du ministre de l’Energie n’a pas occulté les efforts du Bénin en matière d’efficacité énergétique. Il a fait cas du décret n°2018-563 du 19 décembre 2018 fixant les normes minimales de performance énergétique et le système d'étiquetage énergétique des lampes et climatiseurs individuels en République du Bénin et entré en vigueur depuis le 1er  juillet 2020 après un moratoire de 18 mois. En vertu de ce texte, a-t-il laissé entendre, les lampes et les climatiseurs doivent désormais avoir des étiquettes pour informer sur leur niveau de consommation et doivent garantir un niveau minimal de performances énergétiques. De même, il a été procédé à l’installation des lampes efficaces dans plusieurs villes et à l’éclairage public efficace et à la désignation de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme) comme structure en charge de l’éclairage public.
Les actions du Bénin prennent aussi en compte les campagnes d’information, d’éducation et de communication et l’installation d’un laboratoire de test de réfrigérateurs et de lampes à l’Agence de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle de la Qualité avec l’appui du Millennium challenge account Bénin II (Mca Bénin II). Appuyé par l’Uemoa, le Bénin a entrepris l’installation de test des équipements frigorifiques, a fait savoir Armand Dakéhoun.
Par Alain ALLABI
Actualités 18 nov. 2021


Découverte macabre à Bopa : le corps d’un septuagénaire retrouvé dans le fleuve Couffo
Alors qu’il a quitté son domicile à Bopa, le 1er novembre dernier, pour se rendre à Kotovi, une localité de l’arrondissement de Tokpa dans la commune d’Allada, un septuagénaire du nom de Jérôme Zoungbossi a été retrouvé sans vie dans un bras du fleuve Couffo.
La découverte macabre a été faite à Agbo, un village de l’arrondissement d’Agbodji, à Bopa. Cette commune du département du Mono, et Allada dans l’Atlantique sont deux communes frontalières reliées par un bras du fleuve Couffo sur lequel le gouvernement vient d’ériger un pont moderne de franchissement.
Le cadavre en putréfaction du vieil homme a été retiré du cours d’eau dans la matinée du dimanche 14 novembre, en présence du commissaire de Bopa, des agents de santé et des autorités locales.
Sylvain Zoungbossi, l’un des membres de la famille éplorée, assure que son frère aîné était bien portant au moment de son départ du domicile. A l’en croire, le défunt leur avait signalé qu’il se rendait à Kotovi. Un petit au revoir qui se mue, quatorze jours après, en un adieu éternel.
Pour le moment, les circonstances de ce décès ne sont pas encore élucidées. Mais le maire de Bopa, Abel Djossou, gage que le tribunal de première instance de deuxième classe de Comé est à pied d’œuvre à cet effet. Une enquête est ouverte par la juridiction.
Société 18 nov. 2021


Arts et culture : le Tchink system pourrait devenir la musique identitaire du Bénin
Le Bénin se propose d’expérimenter une identité musicale propre pour mieux valoriser le potentiel des acteurs de cet art. Réflexions, suggestions et propositions, pistes de solution et feuille de route pour y arriver ont mobilisé, il y a peu, au Centre culturel Artisttik-Africa de Cotonou, autorités en charge du secteur et acteurs multifonctions. Le ministère en charge des Arts et de la Culture par le truchement de la direction des Arts et du livre (Dal) est porteur d’un nouveau creuset d’échanges avec les acteurs culturels, toutes catégories confondues. « Carrefour des arts » se veut un moment de réflexions et de suggestions pour solutionner à petits mais rassurants pas les maux qui ont empêché la culture béninoise de connaître le sort que lui souhaitent ses acteurs et porteurs. Pour l’Acte 1 au Carrefour des arts, la musique s’est invitée au cœur des échanges. « Le Tchink system : Stan Tohon, précurseur d’une musique d’identification béninoise ? ». Le thème choisi pour guider les réflexions à l’occasion illustre bien les ambitions de ce nouveau conclave pour lequel maisons de production, studios d’enregistrements, artistes, managers, promoteurs, disc jockey, journalistes et animateurs ont effectué le déplacement. C’est un chantier qui mérite d’être exploré, soulignera dans la foulée, Blaise Tchétchao, directeur des Arts et du livre, initiateur. «Le Carrefour des arts est une tribune d’échanges francs, constructeurs et fructueux sur les questions de développement des industries culturelles et créatives. Elle se veut itinérante avec des thèmes variés. La finalité de cette initiative est de recueillir des propositions concrètes, réalistes et exploi-tables», appuie-t-il. Pour décortiquer le premier thème, la communication inaugurale est revenue à Simon Dédji dont le parcours en matière de musique force respect et admiration. L’enseignant à l’Institut national des métiers d’art, d’archéologie et de la culture (Inmaac) de l’Université d’Abomey-Calavi, sous la modération du musicien Eric Thomson, reconnait comme bien d’autres que le Bénin peut revendiquer une belle musique qui se trouve d’ailleurs variée. Seule difficulté, elle a du mal à traverser les frontières pour devenir une musique ou une identité made in Benin. Que faire donc ? Simon Dédji propose de fédérer les énergies autour d’un ou de trois types de musique au plus et d’y concentrer les efforts des acteurs. Ce faisant, pense le communicateur, cet art portera les fruits qu’on attend de lui. Investir Cette suggestion plait bien à certains. La plupart des intervenants à la rencontre ont approuvé cette option et fait des suggestions pour l’améliorer. Certains comme Prosper Gogoyi se feront plus incisifs sur les investissements. Si le Bénin espère rivaliser avec les grands noms de la musique qui le ceinturent, il doit porter la barre très haut, être capable de faire des réalisations qui rivalisent avec les grands noms de la musique nigériane par exemple. Et cela passe par de lourds investissements, indique-t-il. Passée la question du choix et de l’investissement, beaucoup ont insisté également sur le comportement du consommateur. Si hier, il fallait débourser et payer des disques, aujourd’hui, même avec une connexion internet de cent francs Cfa, le citoyen a la possibilité de consommer les productions d’ici et d’ailleurs et de se livrer ainsi à une comparaison, soutient le producteur, exposant ainsi l’un des défis majeurs de la musique béninoise. Il ne sera pas le seul. D’autres voix se feront entendre pour porter le doigt sur ce qui plombe l’envol de la musique béninoise, les voies et moyens pour parvenir à une musique identitaire et surtout comment promouvoir le Tchink system. Un brin d’émotion s’est aussi invité dans les échanges avec les témoignages sur Stan Tohon. Qu’il s’agisse de ses anciens danseurs et chorégraphes ou encore de Soul Bass, l’homme qui, pendant plus de vingt ans, a été son chef d’orchestre ou d’autres connaisseurs du milieu musical béninois, plusieurs anecdotes ou coulisses de la carrière de l’artiste et de sa musique ont été partagées avec le public. In fine, et dans un souci de vite agir, un comité de suivi a été mis sur pied pour recueillir et structurer les propositions et recommandations. Il les finalisera sous forme de rapport à adresser aux responsables du ministère pour une mise en œuvre. L’objectif étant de parvenir au plus vite à identifier un rythme propre au Bénin et qui fédère les musiciens et toutes les structures qui gravitent autour d’eux. Culture 18 nov. 2021


3e journée de la ligue pro de football du Bénin : Buffles, Loto-Popo, Coton Fc à l’heure de la confirmation
Leaders provisoires de leur zone après les deux premières journées de la ligue pro de football du Bénin, Buffles, Loto-Popo et Coton Fc effectuent leur troisième sortie de la saison, ce mercredi 17 novembre. Invincibles à ce niveau de la compétition, ils sont attendus pour confirmer respectivement face à Real Sport, Hodio et As Cotonou. La ligue pro de football du Bénin va aborder sa troisième journée, ce mercredi 17 novembre, avec des rencontres alléchantes pour Buffles, Loto-Popo et Coton Fc, leaders provisoires des zones A, B et C. Vainqueurs des Cavaliers de Nikki lors de la journée précédente par le score de 2-1, dans la région septentrionale, les Buffles du Borgou affrontent Real Sport dans un duel fratricide au stade municipal de Parakou. Les vice-champions en titre qui ambitionnent de finir en tête de leur zone auront à cœur d’enchaîner avec leur troisième victoire de la saison. Avec 6 points +3, Chérif Dine Cakpo et ses coéquipiers auront la lourde responsabilité de confirmer une fois encore leur forme devant leur public. Au repos le week-end dernier, la formation du Real Sport est contrainte de se relancer après sa défaite (0-1) contre Takunnin lors de la première journée. Lanterne rouge de la zone A, Real Sport (0 point-1) devra éviter une deuxième défaite pour ne pas s’enliser davantage dans le classement. En dehors de cette importante rencontre, deux autres s’annoncent épiques dans cette région. Il s’agit des confrontations Béké Fc – Dynamo Parakou à Bèmbèrèkè et Damissa Fc – Panthères à Nikki. Dans la zone B, le public sportif du Mono aura droit au derby fratricide entre Loto-Popo et Hodio Fc de Comè. Les hommes de la maison de la chance vont recevoir sur leurs installations leurs frères ennemis de Comè. Cette confrontation apparait comme un match entre deux équipes qui se connaissent bien pour s’être affrontées la saison dernière. La récente confrontation entre Loto-Popo et Hodio Fc remonte au 24 mars 2021 à Grand-Popo et s’est soldée par un nul. Hodio Football club de Comè reste vainqueur de la double confrontation entre les deux clubs la saison dernière. Vainqueur à l’aller à Comè, il a réussi à tenir en échec le champion en titre sur ses installations au match retour. Consciente de la tâche, l’équipe de la Loterie nationale du Bénin qui totalise 6 points + 4 a mis le cap sur les préparatifs de cette rencontre depuis lundi 15 novembre dernier. Dans la cité historique d’Abomey, Dynamo d’Abomey accueille l’As Tonnerre tandis que Soleil effectuera un déplacement périlleux à Aplahoué pour affronter Dadjè Fc de la localité à la faveur des matches de la 3e journée dans la zone B. La première de Coton Fc à Ouidah ! Victorieux des Requins de l’Atlantique et Sitatunga Fc lors des deux premières journées, Coton Fc, leader de la zone C, accueille ce mercredi 17 novembre l’As Cotonou au stade de Ouidah. C'est la première rencontre devant le public sportif de la cité des Kpassè pour les protégés de Lionel Talon contraints d’éviter un faux pas à domicile. Le club a enregistré deux victoires en autant de sorties avec 7 buts marqués contre 3 encaissés. Pour conserver leur place de leader au classement, Romaric Amoussou et ses coéquipiers devront batailler dur contre la formation de l’As Cotonou, invaincue, elle aussi, depuis l’entame de la compétition. Avec une victoire et un nul, l’As Cotonou dispose également d’un fort potentiel en attaque. Après avoir atomisé l’As Police (5-0) et contraint au partage des points l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, les « Adjaka Lolo » tenteront sans doute de défier les Cotonculteurs sur leurs installations. A noter que trois autres rencontres sont programmées dans cette zone sud (C) pour le compte de cette journée. Tombeur des Requins de l’Atlantique, Adjidja Fc sera aux prises avec Upi Onm à Djeffa tandis que Requins Fc et Aspac vont en découdre respectivement avec As Police et Eternel Omnisports à Abomey-Calavi et Toffo? Programme des rencontres Mercredi 17 novembre 2021 Zone A Béké Fc – Dynamo Parakou à Bèmbèrèkè Damissa Fc – Panthères à Nikki Buffles – Real Sport à Parakou Zone B Dynamo d’Abomey- As Tonnerre à Abomey Dadjè Fc – Soleil Fc à Aplahoué Loto-Popo Fc – Hodio Fc à Grand-Popo Zone C Adjidja Fc – Upi Onm à Djeffa Requins Fc – As Police à Abomey-Calavi Coton Fc – As Cotonou à Ouidah Aspac –Eternel Omnisports à Toffo Zone D Avrankou Omnisports – Asvo à Avrankou Ayéma Fc – Djeffa Fc à Pobè Asos – Dragons à Akpro- Missérété Sports 17 nov. 2021


Espace marin : un plan de gestion intégrée en perspective 
Le ministre du Cadre de vie organise, depuis mardi 16 novembre et pour trois jours, un atelier de consultation intersectorielle des parties prenantes sur la cartographie des usages et l’élaboration des différents scenarii d’utilisation de l’espace marin et côtier du Bénin. Objectif, parvenir à élaborer les scénarii en vue du zonage futur de cet espace pour être en phase avec les exigences de sa gestion intégrée.
Plusieurs activités sont mises en œuvre dans l’espace marin du Bénin dont le tourisme, le transport maritime, le commerce, la pêche… Ces activités exercent une forte pression et ont des impacts sur le milieu marin. Dans le même temps, la gouvernance de l’espace marin est encore sectorielle. Chacune des structures impliquées dans la gestion de l’écosystème marin continue de développer sa propre politique de mise en œuvre.
Or, rappelle Faustine Coovi Sinzogan, coordonnatrice du projet Gizmac au ministère du Cadre de vie, l’option sectorielle ne permet pas une gestion rationnelle et intégrée de l’espace marin. « Cela ne facilite pas la gestion durable des écosystèmes marins et côtiers », fait-elle observer. Aussi, laisse-t-elle entendre que la vision du gouvernement, c’est la valorisation des ressources marines. Autant de constats qui justifient la tenue de l’atelier de consultation intersectorielle des parties prenantes sur la cartographie des usages et l’élaboration des différents scenarii d’utilisation de l’espace marin et côtier. Il sera question pour les participants, tous des acteurs impliqués dans la gestion des océans, de valider les cartes des usages futurs. Ils doivent aussi élaborer les scénarii d’évolution de l’espace marin, proposer un zonage de l’espace marin et côtier du Bénin et identifier les enjeux de développement de la zone marine, les variables motrices, leurs tendance et influence.
Selon Faustine Coovi Sinzogan, le milieu marin représente un fort potentiel économique et la planification spatiale marine va booster ce potentiel pour réduire les pressions sur les ressources marines, surtout celles qui sont menacées. L’atelier auquel convie le Gizmac se veut donc purement technique et a été l’occasion pour les consultants commis à cette fin de présenter les résultats des analyses des conditions futures du milieu marin, secteur par secteur.
Les facteurs de changements par rapport aux activités menées en milieu marin indiquent que l’augmentation des volumes des marchandises implique une augmentation de la surface occupée par le port, donc son extension et la création d’un nouveau port. Ces deux facteurs en plus de la pêche induisent de grands changements et une augmentation de la zone de pêche et de l’espace marin. Il en va de même pour le tourisme marin. La vision de faire du Bénin une destination touristique devrait impliquer un taux plus important des fréquentations en mer. La recherche est également citée au rang des facteurs indexés.
Actuellement, aucun schéma de planification ne couvre l’espace marin béninois qui regorge pourtant d’inestimables ressources. Il est donc impérieux, conviennent les organisateurs de la rencontre, « de mettre en œuvre une politique cohérente pour sécuriser et coordonner les activités marines, d’adopter une approche plus globale de la gouvernance du milieu ».
Pour mieux réussir l’exercice, deux experts internationaux dont
Dieynaba Seck, chargé de projet au centre de suivi écologique de Dakar, partenaire de la convention d’Abidjan sont à Cotonou. «Nous sommes là en tant que centre technique et nous avons un rôle d’appui pour le projet Gizmac. Nous l’avons accompagné dans l’identification des zones marines d’importance économique et nous l’accompagnons dans le processus d’élaboration d’un plan de gestion des espaces marins et côtiers du Bénin », appuie l’expert.
Environnement 17 nov. 2021


Championnats d’Afrique des U14 de tennis : le Bénin représenté par trois athlètes
Trois tennismen béninois participent aux Championnats d’Afrique des 14 ans et moins en Tunisie. Partis de Cotonou, samedi 13 novembre dernier, Saidath Ponty, Djamila Honvou et Ponty Isman promettent d'y défendre valablement les couleurs nationales. Le Bénin est présent aux Championnats d’Afrique des 14 ans et moins de tennis qui se tiennent, du 16 au 21 novembre prochain à Tunis. Composée de deux filles et d’un garçon, l’équipe béninoise envisage de faire mieux que lors de l’édition précédente. Ainsi, partis de Cotonou, samedi 13 novembre dernier, Saidath Ponty, Djamila Honvou et Ponty Isman se disent capables de relever le défi de conduire le Bénin assez loin dans la compétition. « On s’est bien préparés lors de nos entraînements et on peut dire qu’on est prêts pour la compétition », rassure le jeune tennisman Isman Ponty. Revigoré par les notions reçues de son coach, il promet de faire un bon résultat en terre tunisienne. Abondant dans le même sens, Saidath Ponty confirme que toutes les dispositions ont été prises pour que les joueurs béninois soient compétitifs lors de ce tournoi. « On a bénéficié de quelques notions sur les courts, le revers, le smash et aussi les volées, les balles d’attaque», a-t-elle déclaré, promettant la première place au Bénin qui avait fini 4e en Egypte lors de l’édition précédente. Jean Houngbo, l’entraineur de l’équipe, se dit confiant quant à la forme de ses poulains avant leur départ. « Les joueurs sont au point. Je suis convaincu qu’on fera des merveilles», a-t-il confié. Présent à toutes les compétitions sur le continent grâce au management de la Fédération béninoise de Tennis dirigée par Jean-Claude Talon, le Bénin reste accroché à son ambition de jouer les premiers rôles dans cette discipline. Sports 17 nov. 2021


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