La Nation Bénin...
Nouvelles
une chenille légionnaire dans du maïs[/caption]Le gouvernement béninois vient d’être appuyé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) pour lutter contre la chenille légionnaire. Il a été lancé, ce mardi 17 avril à Cotonou, au cours d’un atelier, le projet Tcp/Ben 3605 appelé « Assistance d’urgence pour la lutte contre la chenille légionnaire au Bénin ».
Dans vingt-quatre mois, un diagnostic approfondi de la situation d’attaque et d’invasion de la chenille légionnaire au Bénin sera réalisé. Des méthodes alternatives de lutte contre cette espèce seront testées en milieu réel et diffuées ; les capacités des techniciens et des brigades phytosanitaires du Bénin, dans le domaine de cette lutte seront renforcées ; de même que le renforcement des capacités nationales pour la surveillance, le suivi et l’alerte précoce sur lesdites chenilles légionnaires. Ce sont les principaux résultats attendus du projet Tcp/Ben 3605 appelé « Assistance d’urgence pour la lutte contre la chenille légionnaire au Bénin », lancé ce mardi à Cotonou.
Financé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), pour un montant de 256 000 Usd, soit environ 128 millions de francs Cfa, ce projet vise à protéger les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des populations des zones touchées par les chenilles légionnaires. Les activités du projet permettront également de renforcer les capacités des principales parties prenantes dans la surveillance, le suivi et la gestion desdites chenilles.
A la cérémonie de lancement du projet, le directeur de la production végétale, du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Roland Zoglobossou, a rappelé l’origine de la chenille légionnaire qui, dit-il, vient de l’Amérique latine. Il a souligné que les efforts déployés jusque-là contre ces espèces ne sont que des actions d’appoint pour limiter les dégâts. C’est pourquoi, il salue cette contribution de la Fao au Bénin dans le cadre de la lutte contre cette chenille.
Pour sa part, le chargé de programme de la Fao au Bénin, représentant le représentant intérimaire de la Fao au Bénin, Jean Adanguidi, indique que ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts constants de son organisation à contribuer à vaincre la faim et la pauvreté dans le monde. Il est aligné, explique-t-il, à l’objectif de la Fao intitulé « Améliorer la résilience des moyens d’existence face à des menaces ou en situation de crise ». Le projet, ajoute-t-il, s’aligne aussi au plan stratégique de développement du secteur agricole 2017-2025, notamment l’objectif 3, intitulé « Renforcer la résilience des populations vulnérables et plus précisément des exploitations familiales agricoles, pastorales et halieutiques ».
40 000 ha de maïs attaqués
Jean Adanguidi rappelle qu’en Afrique, notamment dans les régions du Centre et de l’Ouest, la présence de la chenille légionnaire d’automne a été confirmée pour la première fois début 2016 puis signalée fin 2016 et en 2017, dans plus de trente pays africains. Aussi, au Bénin, depuis avril 2016, souligne-t-il, des attaques particulièrement sévères dans des champs de maïs par la chenille légionnaire ont été observées sur toute l’étendue du territoire national.
Pour le représentant du représentant de la Fao, l’incidence de l’attaque a été globalement estimée à près de 40 000 hectares de maïs, un aliment de base consommé par plus de 300 millions de familles de petits producteurs africains en général et par les populations du Sud et du Centre Bénin en particulier. Ce qui représente une menace importante pour la sécurité alimentaire, les revenus et les moyens de subsistance déjà fragilisés par les effets néfastes des changements climatiques.
En lançant le projet, le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Innocent Togla, a dit que ce mardi 17 avril 2018 est un jour mémorable pour le secteur agricole béninois. Après avoir souligné les conséquences de ces espèces ravageuses en Afrique et particulièrement au Bénin, il a applaudi cet appui de la Fao au gouvernement béninois qui s’est engagé depuis un moment dans la lutte contre ces chenilles.

Dans la ville de Cotonou et dans bien d’autres à l’intérieur du pays, il se développe depuis quelque temps un nouveau type d’affaires qui a l’air de bien prospérer. Le commerce des meubles d’occasions, de l’électroménager d’occasions et de bien d’autres objets utilitaires bat son plein. Acheteurs et vendeurs semblent faire de bonnes affaires et tous s’en contentent.
Lundi matin au quartier Gbégamey, comme des fonctionnaires attendraient le cérémonial des couleurs, une dizaine de personnes s’est attroupée autour d’un conteneur de 40 pieds. Tous attendent que les propriétaires viennent l’ouvrir pour se mettre en activité. Ils seront bientôt satisfaits, lorsqu’au bout d’une dizaine de minutes, le propriétaire de la marchandise, un El Hadj, la quarantaine, barbe sel bien taillée, descend de sa voiture. Entre temps, la foule a grossi, aussi bien des acheteurs que des ouvriers. Pas moins d’une trentaine de personnes sont présentes désormais. Tous s’empressent de saluer ‘’Aladji’’ et l’invitent à vite y aller. La fameuse caisse ouverte, on pouvait y découvrir toutes sortes d’appareils électroménagers, des fauteuils, des câbles électroniques, quelques ustensiles de cuisine. Puis au fond, une belle brochette de congélateurs et réfrigérateurs soigneusement rangés les uns sur les autres. Assis autour d’une table de fortune rejoint entre temps par l’une de ses épouses, Aladji encaisse les commandes sur la base d’une fiche. Toute la contenance du conteneur y est indiquée avec des prix indicatifs. Ce matin, la clientèle est composée plutôt des fidèles. Pas de tergiversations. Les prix sont plus ou moins connus et le reste n’est que de petits arrangements.
Dans le lot, dame Assanath, visiblement plus impatiente que tout le monde, trépigne des pieds et tourne sur elle-même. A mesure que les ouvriers vident le conteneur et satisfont les autres clients, on lit une sorte de joie mêlée à la crainte dans ses yeux. Les raisons de cette psychose ne tardent pas à se révéler. Un gros carton soigneusement protégé vient d’être sorti avec tout le soin requis. « Ma télé est là », exulte la jeune dame qui se propulse dans les bras de la femme d'Aladji ». Depuis trois mois, elle attendait cet instant. 500 000 francs Cfa pour se payer la toute dernière Smart Tv 40 pouces d’un des plus grands fabricants de télévision. Elle avait passé sa commande et attendait impatiemment la livraison. C’est désormais chose faite et la jeune dame repart, tout heureuse avec « son cadeau de mariage que lui a offert son époux après les noces ».
Mais tous ne sont pas venus chercher du neuf. Pour les autres, c’est « l’ocaz » comme on dit. Pour la plupart, ils sont intéressés par les appareils électroménagers usagers venus de France et des autres pays européens, les ustensiles de cuisine, les meubles et autres objets utilitaires. « Chacun vient selon ses besoins », lance vaguement à notre interrogation le maître des lieux. Bien souvent autour de ses conteneurs, l’ambiance est à la joie et à la surprise. Venu chercher des écrans d’ordinateur, Fiacre Nani, informaticien, s’est ravisé face à l’étalage d’Aladji. Dans les marchandises se trouve un nombre important de câbles. « J’ai trouvé deux câbles Hdmi dans le lot, l’unité à 9000 F Cfa. Je les revendrai au double ou même au triple prix d'achat », avertit-il déjà, avant de partir des lieux. En lieu et place des écrans d’ordinateur, c’est plutôt des haut-parleurs et autres petits éléments rarissimes trouvés dans les cartons que l’informaticien a préféré acheter. « Ces choses valent leur pesant d’or », sourit-il en les rangeant dans son sac, une fois la note réglée chez la femme d’Aladji.
Un business rentable
Non loin de Gbégamey à Vodjè, d’autres affairistes s’illustrent dans le même commerce. Ici, c’est un grand espace qui accueillent les objets rapportés d’Europe. Le maître des lieux qui ne dévoilera pas son identité est formel : « Mes objets viennent d’Allemagne et d’Italie ». A l’entrée de la boutique, tout indique qu’il s’agit d’une Sarl. Mais à y voir de prêt, il s’agit d’un business familial dans lequel chacun tient son petit rôle. La femme du propriétaire revend les thermos, ustensiles de cuisine et pots de fleurs. L’un des fils est le spécialiste des moquettes et objets de décoration. Le frère du propriétaire revend l’électroménager tandis que le boss lui-même se charge des meubles : tables à manger, armoires, lits, fauteuils… Un de ces objets est d’ailleurs au cœur d’un marchandage ce mardi matin : un lit, plus une grosse armoire et une table de nuit. 1 200 000 F Cfa, c’est le dernier prix, annonce-t-il. Surplace, deux acheteurs le mettent dans le dilemme. Le premier s’est montré intéressé par l’ensemble des pièces depuis une semaine. Il lui avait été dit qu’il pouvait le payer à un 1 million à condition que le lendemain, il revienne avec le cash. Priant tous les dieux pour retrouver les meubles, celui-ci n’est revenu qu’une semaine plus tard avec le même montant. Sauf qu’après lui, un hôtel de la place s’était annoncé aussi. Le prix a été majoré de 200 000 F Cfa, mais l’offre valait la peine aux yeux de ce second acheteur venu avec l’un de ses véhicules pour payer et emporter. Vifs échanges, déception au point. Mais l’offre la plus alléchante a été préférée.
Sur la question, le propriétaire des lieux estime qu’il n’y a pas commentaire. « Il n’y a pas de sentiments en affaires. Je sais ce que j’endure pour faire venir mes conteneurs », tranche-t-il. Les jérémiades de clients abusés, il n’en a que faire. Il est déjà affairé ailleurs. Chez lui, ça coule comme d'une source, « parce qu’il ne fait pas de la surenchère ». Trois moquettes dont deux neufs viennent d’être cédées à un revendeur à 250 000F Cfa. Puis s’enchainent les affaires ce matin-là. A mesure que la grande boutique se vide, des ouvriers sortent du magasin de nouveaux produits et les exposent.
Motus sur le bénéfice
La clientèle, elle, ne se fait pas prier. Elle est de toutes les gammes et se ruent sur ces nouveaux « venus de France » avec satisfaction. Les arguments avancés sont très variés. Si pour certains, c’est une question de chance, d’autres viennent se ravitailler pour la revente. Mais en général, les amateurs de ces objets convoyés pour la plupart des pays européens sont à la recherche « d’une certaine qualité ». A en croire un client rencontré en pleine négociation, « l’électroménager venu de ces pays, même s’il a été déjà utilisé en partie, est en général plus intéressant que les neufs vendus surplace ». Il y a en général « trop de contrefaçons et de faux appareils », reprend celui-ci. Le rapport qualité-prix, d’après l’analyse de Sébastien Arnaud Daga, diplômé en commerce international, est plutôt intéressant. « Ces objets ne sont pas tous hors d'usage. Il y en a qu’on a délaissés soit pour un petit défaut, soit encore parce que la garantie est passée », croit-il savoir. On y trouve également du neuf, indique-t-il. En général, expliquera le spécialiste, tout dépend des moyens et des options des commerçants qui convoient ces marchandises. Mais ce que déplore Sébastien Arnaud Daga, c’est que certains « prennent nos pays pour des dépotoirs. Non seulement ils sont prêts à nous déverser des déchets, mais les nôtres aussi sont parfois preneurs ».
Une seule chose est évidente, l’affaire semble bien rentable. Tellement rentable que ceux qui en profitent, ne veulent en dire grand-chose. « Nous faisons beaucoup de choses à la fois et il est difficile de se cramponner sur cette seule activité pour sonder le bénéfice », laissera entendre, agacé, le commerçant rencontré à Vodjè. Pourtant à côté, sa femme assure que depuis que son mari a laissé le commerce des véhicules d’occasion pour se consacrer à cette nouvelle activité, le train de vie de la famille s'est nettement amélioré. Mieux, il a introduit dans ce commerce deux de ses frères et deux de ses fils. Même s’il est le seul à s’envoler vers les pays fournisseurs, ces autres maillons de la chaîne s’en tirent eux aussi à bon compte. Une activité « tout benef’ » pourrait-on donc conclure !
Emmaüs International/ M.Hervé D.DJOKPE et M.Patrick ATOHOUN signant l'accord[/caption]L’organisation non gouvernementale Emmaüs International, une association de solidarité travaillant dans plusieurs pays du monde, a renouvelé, ce mardi 17 avril à Cotonou, l’accord de siège qui l’accrédite en République du Bénin. La cérémonie dédiée à l’événement a eu pour cadre le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
L’organisation non gouvernementale Emmaüs International vient de signer un nouvel accord de siège au Bénin, après ceux du 15 juillet 1994 et du 23 janvier 2013. Ce mardi 17 avril dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, Patrick Atohoun, premier responsable de l’organisation au Bénin, a paraphé à la suite du secrétaire général dudit ministère, Hervé Djokpé, le document y afférent.
Grâce à cet accord de siège, l’organisation s’est engagée à travailler davantage pour la cause des plus démunis, objectif premier de sa mission. « Le mouvement Emmaüs International s’engage à être plus près des plus exclus pour un monde plus juste et solidaire », a affirmé Patrick Atohoun. Cette solidarité, selon lui, se traduira davantage par la mise en service d’un centre de santé pour les démunis, la poursuite du programme de pérennisation du projet Citoyens solidaires pour Nokoué, la construction de la maison de l’association des usagers et acteurs de l’eau à Sô-Ava, le renforcement des programmes de microcrédit aux plus démunis et la réhabilitation de la construction d’infrastructures sociocommunautaires. Dans cette lutte pour la cause des plus démunis, l’association Emmaüs peut compter sur le ministère des Affaires étrangères. Son secrétaire général, l’ambassadeur Hervé Djokpé, l’a assuré de son soutien à continuer à l’appuyer et à l’accompagner en plus des facilités induites par l’accord de siège.
Association de solidarité internationale de nationalité française fondée par l’abbé Pierre en 1949 en France, Emmaüs International est doté de la personnalité juridique conformément à la loi 1901. Elle regroupe 350 organisations membres présentes dans 37 pays. Au Bénin, cette organisation intervient par l’intermédiaire des représentations nationales à savoir association Emmaüs Tohouè, association Emmaüs Pahou, association Emmaüs des femmes amies de Womey et l’association Emmaüs Bénin.
Faire reculer les causes de l’exclusion et de la pauvreté
Ce dont a rassuré Patrick Atohoun au terme du renouvellement de l’accord de siège, c’est que le combat mené depuis des années par l’organisation se perpétuera. « A l’assemblée mondiale qui s’est tenue à Jesolo en Italie, le mouvement Emmaüs a fait le constat que dans le monde, on note de plus en plus une exclusion plus grande des couches vulnérables », rappelle-t-il. Dès lors, il a décidé de travailler suivant trois normes à savoir une économie éthique et solidaire, une justice sociale et environnementale, la paix et la liberté de circulation et de résidence pour une citoyenneté universelle. C’est d’ailleurs fort de ces combats que Emmaüs International, à travers ses structures du Bénin, s’est investie dans le projet d’accès à l’eau et l’assainissement sur le lac Nokoué dans la commune de Sô-Ava avec un investissement de plus de 3 milliards de F Cfa, afin que près de 100 000 personnes aient accès à l’eau et disposent également des latrines communautaires.
Au Bénin, les entités Emmaüs travaillent également dans la formation et l’autonomisation des jeunes en situation difficile et œuvrent pour accorder aux plus démunis le droit à la santé. « Chaque année pour plus de 1000 personnes, le mouvement apporte un soutien à la santé à travers un programme de mutuelle santé d’un coût de plus de 13 millions de F Cfa », révèle Patrick Atohoun. Ces couches vulnérables bénéficient également d’un programme de renforcement des activités génératrices de revenus et de microcrédit d’un encours de plus de 20 millions de F Cfa. Un atelier installé sous la tutelle de l’organisation de collecte et de tri des déchets électriques et électroniques permet de réexpédier ces déchets en France pour un recyclage.
Emmaüs International, via ses groupes au Bénin, se réjouit de pouvoir poursuivre tous ces projets pour exercer une solidarité de transformation sociale. « Nous sommes convaincus que nous allons faire reculer ensemble les causes de l’exclusion et de la pauvreté », conclut Patrick Atohoun.
Jeune Entrepreneur de la Vallée de l’Ouémé[/caption]La secrétaire générale du ministère chargé de l’Agriculture, Françoise Assogba Komlan a lancé, ce mardi 17 avril, la session de soutenance des plans d’affaires d’une première vague de 200 jeunes entrepreneurs agricoles outillés par le Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo). La cérémonie s’est déroulée au Centre de promotion de l’entreprenariat agricole (Cpea) de Kétou qui a abrité une partie de la formation de ces stagiaires.
Impulser une agriculture de type nouveau qui tient compte du changement climatique, tel est l’objectif principal de la formation organisée au profit de 200 jeunes entrepreneurs agricoles sélectionnés par le Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo). Ils proviennent des quinze communes de la basse et moyenne vallées de l’Ouémé. Ils ont été outillés dans le cadre de la mise en œuvre du volet « Formation à l’entreprenariat agricole », une des composantes du Paia-Vo financé par le groupe de la Banque africaine de développement (Bad) et l’Etat béninois pour développer les filières maïs, riz et cultures maraichères.
Ces 200 bénéficiaires constituent une première vague sur un total de 2500 jeunes dont 650 femmes prévus pour être impactés à terme par le projet. Ils ont renforcé techniquement leurs capacités pendant deux mois dans les Centres de promotion de l’entreprenariat agricole (Cpea) de Kpomassè, de Zagnanado et de Kétou où ils ont achevé leur apprentissage.
La fin de formation a été sanctionnée par la soutenance de leurs plans d’affaires pour permettre à chaque bénéficiaire de montrer son engagement à réussir sur le terrain. La session de soutenance publique a démarré, ce mardi 17 avril, et se poursuit jusqu’à demain. Chacun des bénéficiaires passe, tour à tour, devant un jury pour défendre son plan d’affaires et démontrer comment son activité agricole ou para-agricole va révolutionner l’agriculture au Bénin.
Cette session de soutenance a été officiellement lancée hier par la secrétaire générale du ministère chargé de l’Agriculture, Françoise Assogba Komlan. Au nom du ministre Gaston Dossouhoui, elle a insisté sur l’importance de cette initiative du Paia-vo devant permettre au Bénin de répondre un tant soit peu aux problèmes de chômage des jeunes et de booster la sécurité alimentaire, grâce à une agriculture plus dynamique parce que menée par des acteurs techniquement au point.
Une lourde mission
Le coordonnateur du Paia-Vo abonde dans le même sens. Jean Kokoyè revient sur l’intérêt de cet exercice de soutenance de plans d’affaires qu’il a voulu bien faire passer aux jeunes entrepreneurs agricoles. Un exercice au cours duquel chacun d’eux aura à se rendre compte de la lourde mission qui leur est désormais assignée. Selon lui, les plans d’affaires les plus méritants seront validés et les concepteurs seront appuyés et dotés d’un kit d’installation agricole à travers un fonds levier prévu à cet effet. Mais ces subventions ne sont pas des dons. C’est une sorte de prêt que les bénéficiaires doivent rembourser une fois installés. Jean Kokoyè rassure de la disponibilité du projet à suivre les bénéficiaires sur le terrain, à travers beaucoup d’acteurs qui vont les accompagner dans la réalisation de leurs rêves déclinés en actions concrètes dans leurs plans d’affaires. Toutes choses que salue aussi, le directeur général du Centre de partenariat et d’expertise pour le développement durable (Ceped), Assan Séïbou, également partie prenante du volet formation à l’entreprenariat du Paia-Vo. Il trouve que les ambitions de ce projet vont permettre d’améliorer le plateau technique des Centres de promotion à l’entreprenariat agricole (Cpea). Lesquels centres constituent un dispositif exceptionnel pour le développement des métiers d’agriculture et para-agriculture, une des priorités du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour lutter contre la pauvreté au Bénin.
La délégation a suivi la soutenance de deux plans d’affaires suivie de remise d’attestation inaugurale à cette première vague de jeunes entrepreneurs agricoles que promettent de parrainer le maire d’Akpro-Missérété. Michel Bahou annonce d’être le porte-parole des bénéficiaires de cette formation auprès de ses quatorze autres collègues des communes cibles du projet, pour la réussite de cette nouvelle expérience qui va contribuer à l’autonomisation des jeunes sur le terrain?
Siege de la Fédération Béninoise de Football[/caption]Un congrès extraordinaire de validation des nouveaux textes de la Fédération béninoise de football (Fbf) s’ouvre ce mercredi 18 avril à Porto-Novo. Pendant deux jours, quatre-vingt délégués venus des ligues et associations affiliées à ce regroupement, vont participer à cette rencontre à enjeux multiples.
Quatre-vingt délégués venus des ligues et des associations affiliées à la Fédération béninoise de football (Fbf) sont attendus dès ce mercredi 18 avril au siège de l’association à Porto-Novo au congrès extraordinaire de validation des nouveaux textes de l’association.
Cette rencontre est annoncée comme un rendez-vous décisif dans le cadre de la relance du football, après une décennie de crises provoquées par la mauvaise interprétation ou application des textes de l’association. Les délégués sont donc conviés à réfléchir sur les nouveaux textes de l’association en vue de doter désormais cette fédération d’un bon arsenal juridique comme le souhaite le gouvernement. L’initiative de ces assises est née de la volonté du gouvernement de régler définitivement la crise au sein de cette association. Elle fait partie des options contenues dans le protocole d’entente signée le 23 décembre 2016 par les protagonistes des crises perlées en présence du chef de l’Etat, Patrice Talon, au Palais de la Présidence.
Le gouvernement du Nouveau Départ a amorcé une médiation importante en faisant passer le nombre de membres du comité exécutif de la Fbf de 15 à 21 membres et en recommandant la révision des textes fondamentaux de l’association pour sa meilleure gestion. Dans cette logique, le gouvernement a demandé de réintégrer tous les clubs ayant abandonné le championnat depuis 2009 ; de fixer le mandat de la transition à 18 mois et d’organiser de nouvelles élections au plus tard le 7 juillet 2018 pour mettre en place un nouveau comité exécutif.
Pour matérialiser cette volonté politique, le comité transitoire a soumis un projet de texte à la Fifa qui l'a renvoyé ce fut le cas ses observations début mars dernier. Les délégués devront faire preuve de conscience pour ne pas valider des statuts taillés sur mesure comme lors du congrès du 20 février 2013 où non seulement des dispositions ont été introduites pour exclure certains acteurs mais aussi des sanctions ont été prises à l’endroit d’autres.
Le football joue donc son avenir pendant deux jours dans un contexte où la tension monte déjà dans les états-majors. Et lorsqu’on sait que la Fédération béninoise de football a besoin, entre autres, d’un arsenal juridique capable de la sortir de sa léthargie caractérisée par des crises permanentes, tout doit se faire dans les règles de l’art lors de ces assises qui déboucheront certainement sur le renouveau du sport-roi?
En finir avec les vieilles habitudes
Le football béninois est entaché par des dysfonctionnements qui ne permettent pas son éclosion depuis plusieurs années. Plus aucun sponsor ne tape à la porte de cette fédération depuis 2010 à cause des dissensions internes entre ces membres. L’organisation interne de la fédération et l’environnement des équipes nationales de football ne permettent pas d’avoir de meilleurs résultats. Pour preuve, les piètres prestations des équipes en compétitions de la confédération africaine de football et celles de la Fédération internationale de football association. Le moment est venu de doter la Fbf de textes capables de favoriser le développement du football béninois sans exclusion aucune.
Pour redorer le blason du sport-roi au Bénin, il va falloir définir de nouvelles bases afin de mettre fin au copinage, l’amateurisme et les actes de mauvaise gestion dénoncés depuis plusieurs années. Le président de la Fbf, Anjorin Moucharafou, et les autres devront changer de fusil d’épaule s’ils veulent rentrer dans l’histoire. Ils sont face à leurs responsabilités car la présente assemblée générale débouchera sur le congrès électif prévu pour juillet. Déjà, depuis quelques jours, les probables challengers se lancent des défis et des groupes se créent dans la perspective du contrôle du prochain comité exécutif de la Fédération béninoise de football. Il va falloir que les acteurs dépassionnent les débats afin que jaillissent des travaux de meilleures résolutions.
Ch. H.
Cour d'appel de Cotonou[/caption]
Pour tirer au clair la séquestration qu’il a opérée sur Sèlimatou Djima, le 18 novembre 2007, Emile Madjronon, l’accusé du onzième dossier de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a expliqué les circonstances dans lesquelles il a agi. Après examen du dossier, ce mardi 17 avril, il est reconnu coupable des crimes de séquestration et de traite d’enfant et condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Il retourne encore en prison pour cinq ans un mois.
Dix ans de réclusion criminelle, c’est le verdict après l’examen de l’affaire de séquestration et traite d’enfants pour laquelle Emile Madjronon était poursuivi dans le cadre du onzième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou.
A la barre, Emile Madjronon déclare qu’il reconnaît avoir séquestré Sèlimatou M. et avoir dépensé de l’argent pour « l’acheter ». Pour lui, Sèlimatou est son épouse. « Elle m’a dit qu’elle est originaire de Bantè mais je ne suis pas allé chez ses parents », explique-t-il. Ce comportement n’est pas bon de la part d’un gendre, reconnaît-il.
Sèlimatou Djima dit être partie acheter quand elle a été séquestrée. Le ravisseur, poursuit-elle, lui a proposé de l’amener quelque part. « Là-bas, il m’a dit de répondre aux curieux que je suis sa sœur », raconte la victime. « En cours de route, ils m’ont fait prendre une boisson magique pour que je ne me souvienne pas de mes parents. A destination, ils m’ont menacée que si je fuyais, le fétiche va m’attraper », révèle-t-elle.
« Emile ne parle pas avec moi. Ce n’est pas bon d’avoir fui mais c’est parce que j’avais peur », avoue-t-elle. Par ailleurs, dénonce-t-elle, Emile a l’habitude de la violer et c’est nuitamment qu’il vient lui rendre visite, déclare-t-elle.
Le père de la victime, Djima, déclare avoir bien suivi les débats, les a appréciés et pense que la vérité va jaillir. A défaut du mieux, il se contente de la présence de ses petits-fils et souhaite que l’accusé paie pour sa faute.
Affognon Djima, mère de la victime, déclare s’associer à la demande de son mari.
Michel Romaric Azalou, magistrat en "détachement" à l’extérieur du pays et venu spécialement pour la onzième affaire, éclaire la cour sur le fait que la fille était sous sa tutelle au moment des faits. Elle avait 13 ans 4 mois en ce moment, précise-t-il. La mère de la victime avait même accusé son père d’avoir fabriqué de l’argent avec elle pour voyager.
« La plaie va se cicatriser et les mouches auront honte », a déclaré le magistrat relatant les propos d’une personne âgée informée qui opinait sur la situation. Elle a accouché dans un couvent de christianisme céleste, fait-il observer.
La petite aurait saigné selon son tuteur. « Je me constitue partie civile pour ma femme ; notre souffrance continue ; puisqu’il y a des enfants nés de relations sexuelles contraintes; rien qu’à les voir, on se souvient de ce traumatisme. Si Sèlimatou s’est remariée aujourd’hui, c’est une résilience qu’il faut saluer », explique Michel Romaric Azalou.
Préjudices
Rien au monde, selon lui, ne pourra compenser les préjudices matériels et moraux soufferts. Je réclamerai le franc symbolique, explique-t-il. « Les enfants rappellent les souvenirs douloureux que nous avons subis », souligne Michel Romaric Azalou.
Dans ses réquisitions, Marie-Josée Patinvo dans le rôle du ministère public, déclare que la traite d’enfants est un problème mondial. Malgré l’arsenal juridique déployé au plan interne et international, il perdure, indique le ministère public. Occasion pour le ministère public de rappeler les faits. Le ministère public fait observer que la victime est retrouvée cinq ans après sa disparition avec deux enfants nés des œuvres d'Emile Madjronon.
Elle indique que les articles 341 et 342 du Code pénal punissent la séquestration. Or, poursuit-elle, depuis l’enquête préliminaire, la victime est restée constante dans ses déclarations. Elle cite les propos de la victime.
Pour le ministère public, le transport, le transfert, l’hébergement et l’exploitation d’un enfant contre son gré, quel que soit le moyen utilisé est constitutif du crime de séquestration.
Par ailleurs, le ministère public soutient que les 40000 F remis illustrent qu’il s’agit de la traite. Et il a répondu positivement aux questions du président de la cour sur sa reconnaissance ou non des crimes reprochés.
Le comble dans cette histoire, ajoute-t-elle, ce sont les relations sexuelles qui se sont mêlées à l’affaire avec deux enfants.
Le ministère public rappelle pour le compte de la victime, « qu’elle se constitue partie civile et demande à la justice d’évaluer le préjudice le moment opportun ». Il vous revient, ajoute-t-elle, d’évaluer quantitativement et qualitativement les préjudices subis par la victime pendant les cinq ans ; les sévices cruels et inhumains lors des rapports sexuels, apprécie-t-elle.
L’accusé est accessible à la sanction pénale, car l’expertise médico-légale et psychiatrique ne révèle aucun trouble mental au moment des faits, fait remarquer l’avocat général.
« L’accusé sait bien que le mariage requiert des formalités auxquelles il n’a pas consenti », relève le ministère public.
L’article 21 de la loi 2006-04 portant répression de la traite des enfants a été violé, développe le ministère public. Pour lui, l’accusé est coupable de la peine de réclusion à perpétuité. Mais nous sommes dans une société où la fonction familiale doit être sauvegardée, relève-t-elle. Il faut sanctionner et la société ne saurait admettre certaines choses. « Je requiers de retenir Emile dans les liens de la séquestration et la traite et de le condamner à 20 ans de travaux forcés et ce sera justice », a laissé entendre le ministère public.
La défense
« Ne condamnons pas le père des enfants ; cela fait cinq ans qu’il est en prison. Vous êtes là pour rendre justice. Dans ce dossier, les éléments de la séquestration ne sont pas réunis. Les faits sont là, nous avons deux enfants, que diront ces enfants ? », s’interroge Me Aziz Koladé Onifadé de la défense. Sur la séquestration, poursuit-il, elle n’est pas constituée. Dans les déclarations de la victime, il a été relevé qu’il lui donne de l’argent et elle s’adonne à des activités pour gagner également de l'argent. « Nous sommes dans un contexte conjugal ; il a trouvé une femme qui lui plaît ; Emile Madjronon a payé une dot en donnant les 40 000 francs Cfa», explique la défense.
Me Aziz Koladé Onifadé insiste pour que la cour prenne la décision juste qui permettra à Emile Madjronon de se réinsérer et ce sera justice. La cour se retire pour délibérer. A son retour, elle déclare Emile Madjronon coupable de séquestration sur la base des articles 341 et 342 du code pénal et de la loi 2006-04 portant répression de la traite des enfants, avec cette circonstance que la séquestration a duré plus de cinq ans et le condamne à dix ans de réclusion criminelle.
Intérêts civils
La cour se retire à nouveau et, sans le concours des jurés, statue sur les intérêts civils. Le père de la victime, sa mère et elle-même s’en sont tenus à leurs prétentions lors de l’instruction à la barre.
Le père déclare qu’il ne réclame rien à l’accusé. Sa femme est de cet avis. La victime quant à elle, pense qu’il faut appliquer les textes au père de ses enfants.
Quant au magistrat Michel Romaric Azalou représentant son épouse, il a maintenu sa demande de constitution de partie civile, en tant que tuteur pour avoir subi un préjudice certain. Il réclame le franc symbolique.
Le ministère public a demandé à la cour d’examiner cette demande et de donner acte aux parents de la victime pour ne s’être pas constitués partie civile.
La cour a condamné Emile Madjronon au franc symbolique?
Les faits
Le 18 novembre 2017, la fillette Sèlimatou M. alors âgée de 14 ans, a fugué du domicile de sa cousine Moïbatou Lemonfa. Sur son chemin, elle a croisé un jeune homme nommé William Hounsinou (en fuite) qui lui a promis de l’aider. Ainsi, il l’a conduite dans une maison sise à Godomey où il l’a déposée en lui demandant de répondre à tout curieux qu’elle est sa sœur. Il est revenu la trouver vers 20 h accompagné de deux autres jeunes dont le nommé Emile Madjronon à qui il a remis la fillette en mariage contre la somme de 40 000) francs Cfa qu’il a perçue.
Le nommé Emile Madjronon qui avait déjà une femme et cinq enfants, a donc emmené la fillette dans son village à Hèkanmè, dans la commune de Zè où il l’a gardée pendant cinq ans sans informer les parents qui avaient lancé des avis de recherche dans la presse et par d’autres moyens au Bénin et au Togo.
Retrouvée en 2012, Sèlimatou était déjà mère de deux enfants garçons issus des œuvres du nommé Emile Madjronon.
Appréhendé et poursuivi pour séquestration et traite d’enfants, le nommé Emile Madjronon a reconnu les faits à lui reprochés à toutes les étapes de la procédure. L’accusé se dit avoir été condamné une fois pour vol de motocyclette. Toutefois, l’enquête de moralité lui est favorable. Il n’était pas dément au moment des faits.
Composition de la cour
Président : Christophe
Atinmakan
Assesseurs : Ismaël Sanoussi
Martial Boko
Jurés : Pélagie Lokossou, Louis Comlan Houndonougbo, Pierre Magloire Nagnonhou, Sidonie Yétondji Dégila épouse Gbédji.
Ministère public :
Marie-Josée Patinvo
Greffier : Louis Houngbo
Société 18 avr. 2018
Presidium Formation BRMV[/caption]Le directeur général du Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn), Airy Tonato, a procédé, lundi 16 avril dernier à Cotonou, au lancement de la deuxième phase de la formation des acteurs de la confection sur le patronage et la gradation. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement des capacités productives et commerciales (Prcpc), financé par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) à travers le Cadre intégré renforcé (Cir) et piloté par le Brmn.
Sur initiative du Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn), des stylistes béninois reçoivent des cours de renforcement de capacités sur le patronage et la gradation. Pour le directeur général du Brmn, Airy Tonato, le Bénin travaille à asseoir une renommée dans le domaine du stylisme. « En ce qui concerne le volet confection-habillement, nous avons entrepris un certain nombre d’actions visant à disposer au Bénin d’une offre exportable de qualité et en quantité », fait-il savoir. Ce processus vise à modifier en profondeur à la fois le mode de production nationale, mais aussi le mode de fonctionnement des structures des stylistes, explique-t-il. La formation démarrée le lundi dernier s’achève le 20 avril prochain.
Cathérine Caussanel est la consultante commise à cette tâche. Elle précise que la formation sera bien meublée au regard de son contenu.
Pour le chargé du Projet de renforcement des capacités productives et commerciales (Prcpc), Rémy Agninou Sohou, le Bénin gagnera beaucoup à faire cette expérience qui a déjà impacté beaucoup de stylistes africains. « Le Ghana, la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Maroc, ont expérimenté des projets du genre pour renforcer les capacités des acteurs économiques de leurs pays et ont obtenu des résultats probants », souligne-t-il.
La nouvelle dynamique que veut le Bénin pour le secteur, ne saurait se concrétiser s’il ne se passe pas une révolution dans la tête des stylistes eux-mêmes. C’est pourquoi le directeur général du Brmn, leur indique quelques pistes. « On n’attend pas une commande avant de mettre sur le marché une production », indique-t-il. Cela fait appel à la connaissance, à la créativité et à une remise en cause de leur mode de fonctionnement. « Il ne suffit pas seulement de changer votre approche, vous devriez avoir des ambitions d’exporter vos produits et faire en sorte que le personnel dont vous disposez, ainsi que l’environnement dans lequel vous travaillez soient profondément modifiés », conseille-t-il.
Il rassure de l’accompagnement du Brmn en faveur des stylistes en vue de la mutation attendue dans le domaine.
Le Prcpc prend en compte la mise à niveau de trente entreprises dont dix dans la confection, dix en pisciculture et dix en agro-alimentaire.
Députés en plénière[/caption]L’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 17 avril, le projet de loi relative à la protection, à l’aménagement et à la mise en valeur de la zone littorale. Le dossier dont l’examen a démarré la veille, a été approuvé à l’unanimité des députés en présence du ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato.
Composé de 113 articles et structuré en six livres, le projet de loi relative à la protection, à l’aménagement et à la mise en valeur de la zone littorale adopté hier par les députés, vise à instaurer une gestion durable de l’espace et des ressources naturelles de toute la côte du littoral du Bénin. Cette zone d’une superficie totale de 8700 km2 regroupe une trentaine de communes. Elle connaît une propension de plusieurs activités économiques du fait de sa position géographique et est donc marquée par une forte pression humaine, notamment une urbanisation anarchique, une occupation incontrôlée des domaines publics, une exploitation abusive des ressources naturelles et des substances de carrières de sable comme de gravier, une pollution des eaux marines côtières et des lagunes par des déversements intempestifs des ordures et autres déchets.
Cette situation chaotique est due à l’absence d’une réglementation en la matière, fait remarquer la commission chargée du Plan de l’Assemblée nationale. Ce que vient corriger le projet de loi relative à la protection, à l’aménagement et à la mise en valeur de la zone littorale introduit au Parlement par le gouvernement. Cette loi aborde, entre autres, plusieurs aspects des maux auxquels est confrontée la zone littorale. Il contient des dispositions qui prévoient les mesures de protection et d’hygiène de la zone littorale, notamment les mesures de protection des ressources naturelles liées aux activités agricoles, à la pêche, à la pisciculture, à l’élevage, à la chasse, à l’exploitation des carrières et aux activités touristiques. La loi clarifie par ailleurs les principes d’aménagement, institue les schémas directeurs d’aménagement et détermine les conditions de construction et d’installation d’équipements, d’ouvrages et d’infrastructures dans la zone littorale. Le texte enfin organise la répartition des tâches entre les autorités centrales et les collectivités territoriales. La répression des infractions et les règles de protection des ressources naturelles de la zone littorale et les sanctions qu’encourent les contrevenants sont également prévues. Les députés ont examiné les 113 articles de cette loi sans grand débat.
Pour le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier Tonato, il est important pour le gouvernement, face à la pression démographique sur la zone littorale, d’initier ce projet de loi pour protéger tout l’écosystème de la zone littorale. Ce qui doit être fait en tenant compte des normes environnementales en vigueur dans le monde. Mieux, à en croire le ministre, plusieurs partenaires techniques et financiers conditionnent leurs investissements à l’aménagement de la zone balnéaire parce qu’ils veulent s’assurer que les ressources qui y seront concentrées doivent être faites en respectant l’environnement.
Une phase de jeu de volleyball[/caption]La deuxième journée de la coupe des clubs champions zone 3 de volleyball à Lagos s’est déroulée ce lundi au Balogun stadium de Lagos. Chez les dames, Ghana Police a battu Legacy du Nigeria (3 sets à 2) tandis que chez les messieurs, Police du Ghana s’imposé devant la Garde nationale du Niger (3 sets à 0).
Le club béninois Entente a été battu (3 sets à 0) par Customs du Nigeria. Les poulains de Christian Aliki ont subi la loi des Nigérians pendant les trois sets (25-21 ; 25-19 et 25-12) tout comme leurs compatriotes dames d’Énergie du Bénin battues par l’équipe féminine de Customs du Nigeria : 3 sets à 0 (25-22 ; 25-15 et 27-25.
Aujourd’hui, quatre rencontres sont au programme dont deux chez les dames et deux chez les messieurs. Chez les hommes, Police du Nigeria sera aux prises avec Police Ghana tandis qu’Entente du Bénin va affronter Legacy Nigeria. Un duel nigérian est attendu chez les dames Legacy et Customs.
Énergie du Benin tentera de se relancer face à Police du Ghana chez les dames. Comme quoi, les deux clubs béninois sont attendus ce jour dans cette compétition où ils ont manqué leurs premières sorties dans les deux catégories.
Sports 17 avr. 2018

La phase préliminaire du championnat national senior de Rugby à VII aura lieu le week-end prochain à Porto-Novo et à Parakou. A l’issue des matchs joués dans les zones Sud-est et Nord, 111 Rugby club et Buffles se sont qualifiés pour la phase finale.
Le championnat national senior de Rugby à VII dénommé « Bénin Seven Trophy » a démarré, samedi 14 avril dernier avec les rencontres préliminaires au niveau des trois zones. Les vainqueurs de la zone Sud-est (Zou-Collines et Ouémè-Plateau) et la zone Nord (Borgou-Alibori et Atacora-Donga) sont connus au terme des rencontres.
En effet, en demi-finale au niveau de zone Sud-est, Dinosaure s’est débarrassé de Bulldozers rugby club (17-00) tandis que 111 Rc a battu (10-5) Racing Tigers. En finale, 111 Rc s’est imposé (00-05) face à Dinosaures arrachant ainsi son billet pour la phase finale.
Pour le compte de la zone Nord, Béliers Rc et Buffles Rc se sont affrontés en aller-retour au stade de Parakou. C’est alors que Buffles a remporté les deux parties (07-05) et (03-22) et accède en phase finale qui aura lieu à Sètto dans la commune de Djidja. 111 Rugby club de Porto-Novo et Buffles Rc seront donc les représentants de leur zone pour la phase finale qui aura lieu le dimanche 22 avril prochain à Setto dans la commune de Djidja.
Selon le secrétaire général de la Fédération béninoise de Rugby, Roger Allagbé, cette compétition a été d’un bon niveau et a permis de voir l’intégration de nouveaux rugbymen dans la compétition.