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Accès à l'eau potable à Bohicon: La fondation Mtn-Bénin offre un forage à la population de Lotcho
[caption id="attachment_28809" align="alignnone" width="1024"]l'eau jaillissant des robinets du forage de l'ouvrage offert aux populations de Lotcho[/caption]

Enfin de l’eau potable à Lotcho grâce à la Fondation Mtn-Bénin ! Un forage d’eau réalisé par la Fondation Mtn-Bénin a été inauguré, ce jeudi 12 avril, à la grande satisfaction des populations de cette bourgade située dans l’arrondissement de Passagon, commune de Bohicon.

D’une valeur estimée à environ 10 millions de francs Cfa entièrement financé par la Fondation Mtn-Bénin, le forage inauguré hier à Lotcho (Bohicon) est équipé de plusieurs pompes pour permettre une distribution aisée du précieux liquide. La mise en service de ce forage qui s’impose dans l’enceinte de l’école primaire publique de cette localité, s’est déroulée en présence des responsables de Mtn, des populations, des élus locaux et autres invités de marque ayant fait le déplacement. 

Le besoin de ce forage d’eau a été exprimé par les populations en octobre dernier lors de la cérémonie de remise de kits scolaires aux meilleurs élèves de l’école par cette même fondation. Et, comme dans un rêve, ce vœu qu’il formait en direction des responsables de Mtn est devenu une réalité en quelques mois seulement.
La réalisation de ce forage vise à abréger les souffrances des populations mais surtout des femmes qui parcourent des kilomètres pour se procurer de l’eau. Il a été accueilli par les habitants du village avec beaucoup de satisfaction et de joie. Le directeur de l’Epp Lotcho, Espoir Athioukpè, tout comme le représentant des élèves, Ghislain Houndéhangban, s’est confondu en remerciements face à ce geste de générosité de la Fondation Mtn-Bénin, tout en promettant qu'une utilisation judicieuse sera faite de ce forage qui, pour eux, est un joyau inestimable et qui, à coup sûr, impactera le bien-être non seulement des écoliers mais également de tout le village.
Pour Viviane Sissuh, présidente de la Fondation Mtn-Bénin, l'évènement capital de ce jour est hautement significatif. La construction de ce forage dont le but est de renforcer l'accès à l'eau potable aux populations, plus précisément pour le village de Lotcho. Elle rappelle que le secteur de l'eau et assainissement est vital dans le processus de développement d'un pays. L'accès à l'eau potable est reconnu comme un droit fondamental de l'être humain par l'Organisation des Nations Unies. Et, insiste-t-elle, constitue une question de santé publique à laquelle personne ne se soustraite. C’est donc conscient de cette nécessité que la Fondation Mtn-Bénin a voulu apporter cette aide aux enfants de Lotcho et contribuer ainsi à leur épanouissement, car l'eau est source de vie, souligne-t-elle.

Gratitude

Ainsi, grâce à la Fondation Mtn-Bénin, le village Lotcho a désormais accès à l'eau potable comme d'autres villages au Bénin, se réjouit Viviane Sissuh, qui ajoute que ce forage et ses accessoires devront, non seulement améliorer les conditions de vie et de santé des enfants, mais va également apporter un énorme soulagement au sein de la population. Elle fait observer, avec ce forage, la Fondation Mtn voudrait donc contribuer à l'amélioration de la qualité de vie de la population de ce village. Désormais, lance-t-elle, c'est à la population de Lotcho qu'il appartient de faire fonctionner cette installation, en y consacrant tout le soin et les moyens indispensables à son entretien.
Se joignant au concert des remerciements des populations, le représentant du maire de Bohicon a dit sa reconnaissance à la Fondation Mtn qui contribue par ce grand geste à sauver des vies à Lotcho, car l’eau potable est source de vie. Ainsi, après avoir soulagé les écoliers surtout les parents à travers des kits scolaires, la Fondation Mtn-Bénin est revenu appuyer tout le village avec cette fontaine.
Le deuxième adjoint au maire de Bohicon, Isidore Agnoun-Basso, et le chef d’arrondissement de Passagon, Gilbert Passa, ont manifesté l’immense joie qui les anime face à ce don de forage qui représente un grand geste fait par la Fondation Mtn. Un grand pas vient d’être franchi dans cette bourgade qui souffrait de manque d’eau depuis très longtemps. Et, ce manque était une doléance des populations et un souci permanent pour les élus car, tous sont convaincus que le bien-être des populations de Lotcho des plus vulnérables passe d’abord par la mise à disposition de l’eau potable.
Et pour terminer, ils se sont engagés pour le bon fonctionnement et l’entretien de ce joyau mais à encourager l’opérateur de téléphonie mobile à perpétuer de tels gestes qui participent à améliorer les conditions de vie des populations en milieu rural.
De leur côté, les responsables de Mtn Bénin ont rappelé la philosophie de l’entreprise qui est de servir les populations, en essayant de satisfaire aussi leurs besoins quotidiens.

Société 13 avr. 2018


Tournée du ministre de l’Industrie et du Commerce: Serge Ahissou s’imprègne des difficultés de la Sitex et de la Cbt à Lokossa
[caption id="attachment_28808" align="alignnone" width="1024"]le ministre de l’Industrie et du Commerce Serge Ahissou à la Cbt de Lokossa[/caption]

En tournée nationale de prise de contact avec les structures sous tutelle de son département, le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, a, au cours de l'étape du Mono, marqué un arrêt, ce jeudi 12 avril, à la Sitex et à la Cbt de Lokossa. C’était pour toucher du doigt les difficultés auxquelles sont confrontées ces deux sociétés autrefois fleurons de l’économie béninoise.

Installées à Lokossa, les deux unités de production visitées hier par le ministre de l’Industrie et du Commerce n’ont pas la même santé économique. Si la Société des industries textiles du Bénin (Sitex) est financièrement exsangue, la Compagnie béninoise des textiles (Cbt), quant à elle, serait, selon son directeur général, le seul fleuron qui règne encore sur le marché des textiles de l’Afrique de l’Ouest.

L’administrateur délégué de la Sitex, Martin Mègan, soulignera que la descente aux enfers de celle-ci a commencé depuis 2004, conduisant au licenciement du personnel, puis à la fermeture pendant un moment. La reprise des activités, vaille que vaille par les quelques agents rappelés, retient-il, se fait de façon discontinue. Et pour pallier les difficultés, l’administrateur délégué compte sur un plan de relance tridimensionnel permettant de renouer avec le segment de marché, de réhabiliter le potentiel technique et de refinancer le fonds de roulement.
A l’en croire, si les deux premières dimensions ont été exécutées, le défaut du fonds de roulement demeure le plus grand mal dont souffre la Sitex. Et au cas où l’Etat ne voudrait injecter encore de l’argent, ou décréter la fusion de la Sitex avec la Cbt, d’autres possibilités de sauvetage, selon l’administrateur, peuvent être explorées en visant le désengagement des pouvoirs publics. En somme, le nerf de la guerre manque au point où depuis quelques jours, l’énergie électrique est retirée à la Sitex. Plusieurs factures de consommation étant restées impayées, dit-on, la Société béninoise d’énergie électrique, a suspendu ses services de fourniture.
En commun, les personnels de la Sitex et la Cbt disent souffrir, par ailleurs, autant du coût élevé de la fourniture de l’énergie électrique que du non remboursement par l’Etat des Tva collectées. A la Cbt qui se porte beaucoup mieux, le remboursement réclamé est estimé à plus de 1 milliard francs Cfa. Les autres problèmes qui paraissent critiques pour le personnel ont porté notamment sur la mise à disposition d’une meilleure qualité de l’énergie électrique, de plus de tonnage de coton avec des conditions d’achat plus abordables pour l’industrie locale. La formation de la main-d’œuvre qualifiée pour le secteur textile et l’ouverture des négociations en vue d’obtenir, de la partie chinoise, l’annulation de la dette qui a servi à construire la Cbt, complètent la liste des doléances. A la Sitex comme à la Cbt, les représentants du personnel ont soutenu leurs responsables administratifs pour en appeler à l’attention du ministre et du gouvernement, afin que des solutions suivent cette énième visite officielle dans leur unité de production.
Ils seront appuyés par le préfet du Mono, Komlan Zinsou qui n’a pas manqué d’inviter le ministre à se porter défenseur de la remise à flot de la Sitex et de la Cbt. Pour lui, « les deux sociétés textiles constituent le poumon de la ville de Lokossa ». En revanche, aux travailleurs de la Sitex spécifiquement, il a demandé un examen de conscience, quant à leur responsabilité individuelle et collective dans les difficultés qui font sombrer l’usine. Le ministre, qui s’est dit sensible aux cris de détresse a promis de se pencher sur les cas respectifs des deux usines. Les approches exposées au sujet de la Sitex, a-t-il annoncé, seront évaluées, et au besoin actualisées, en vue d’une communication en Conseil des ministres.
A la Sitex comme à la Cbt, le ministre et le préfet ainsi que leur délégation ont visité les ateliers et ont pu toucher du doigt les réalités précédemment exposées?

Etape de la direction départementale

Treize agents, dont deux de la catégorie A, animent la direction départementale en charge de l’Industrie et du Commerce pour le compte du Mono et du Couffo. Cet effectif est insuffisant pour assumer les missions dévolues à la structure, fait remarquer le directeur. Au titre desdites missions, indique le directeur départemental, Bernard Ehoun, l’effort est concentré sur la lutte contre les produits périmés et frelatés avec à la clé la sensibilisation des opérateurs économiques sur le respect de la règlementation en matière industrielle et commerciale. « Nous contrôlons, notamment, la validité de leur carte professionnelle de commerçant, l’enseigne et la publicité sur les prix », détaille-t-il. Au surplus, laisse entendre Bernard Ehoun, « On a commencé, depuis 2016, la promotion de l’anacarde dans le département du Couffo afin que ces produits ne soient plus comptabilisés dans la production du Zou ». Ces derniers temps, fera savoir le directeur départemental, lui et son équipe sont occupés à faire la veille dissuasive autour des sorties frauduleuses des noix d’acajou au niveau des frontières des départements du Mono et du Couffo avec le Togo.
Il soulèvera également des préoccupations telles que l’obsolescence de la machine à taper, l’amortissement de l’unique véhicule de service, la pénurie d’imprimés pour satisfaire à certaines demandes des opérateurs économiques. 131 demandes de cartes professionnelles, dont 123 exprimées par des nouveaux créateurs d’entreprise, sont en attente. L’absence de ressources financières nécessaires à la procédure d’incinération des produits impropres à la consommation saisis, constitue une autre difficulté.
Trois magasins contiennent ces produits. Si le magasin de la direction départementale en déborde, des stocks ont été également constitués à Comé et à Dogbo dans le Couffo.
Ces problèmes, le ministre assure qu’ils ne lui sont pas familiers d’autant plus qu’ils se ressemblent d’un département à un autre. Il retient qu’à la suite de cet exercice de collecte des difficultés, des réflexions seront engagées en vue d’apporter des solutions idoines. « Je n’ai pas de bâton magique, mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour améliorer vos conditions de travail dans le but de l’atteinte des objectifs pour lesquels vous avez reçu des lettres de mission », promet le ministre Serge Ahissou.

Actualités 13 avr. 2018


Tournée du ministre de l’Industrie et du Commerce: Les agents de la Ddic/ Zou-Collines exposent leurs conditions de travail
[caption id="attachment_28807" align="alignnone" width="1024"]le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou à Abomey[/caption]

Ce jeudi 12 avril, le ministre Serge Ahissou était à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce du Zou-Collines à Abomey. Au cours de sa visite, l’autorité de tutelle a échangé avec les agents sur leurs conditions de vie et de travail et la dynamique qu’elle entend apporter au secteur.

Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, cette visite qu’il a entreprise depuis quelques jours dans les structures sous tutelle s’inscrit dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les agents en vue de mieux s’imprégner de leurs conditions de travail et de leur imprimer une nouvelle dynamique. Car, après le lancement du plan de travail annuel (Pta), il est paru important d'initier cette tournée afin de voir l'état des choses et relever les difficultés éventuelles. Cette démarche s'inscrit aussi dans la logique de la gestion participative devant permettre d'apporter la contribution du ministère dans la réalisation du Programme d'action du gouvernement (Pag) au niveau du sous-secteur Industrie et Commerce. 

Certains axes stratégiques de ce programme d'action concernent la création de nouvelles structures dans plusieurs communes du pays, la mise en œuvre de projets novateurs, la réduction du secteur informel, la meilleure organisation du commerce transfrontalier, la réorganisation de la filière cajou et sa meilleure vulgarisation pour mieux capter l’attention des investisseurs.
Rafiou Challa, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Zou-Collines, a au nom des agents, exposé au ministre les difficultés qui sont les leurs dans cette direction. Il s’agit de l’indisponibilité de moyens roulants pour les travailleurs, le défaut de logiciel approprié pour la mission à eux assignée, l’insuffisance du personnel qualifié. Cette direction compte aujourd’hui 17 agents dont 3 assermentés. C’est bien avec ces moyens limités que cette direction départementale de l’Industrie et du Commerce est parvenue à avoir à son actif 175 titres commerciaux et à faire rentrer dans les caisses publiques environ 10 millions de F Cfa pour le premier trimestre de 2018.
Après avoir écouté le directeur départemental, le ministre Serge Ahissou a félicité les agents pour les efforts fournis tout en les invitant à en faire davantage afin d’atteindre les objectifs fixés dans le Pag.
Des actions doivent désormais s'inscrire dans la logique du contenu du pilier 2 du Pag qui vise la transformation structurelle de notre économie, préconise le ministre. L'axe 3, poursuit-il, s'intéresse à l'assainissement du cadre macro-économique et au maintien de la stabilité dans la finalité de l'amélioration de la croissance économique.

Actualités 13 avr. 2018


Délégation de la gestion du Port de Cotonou à la société belge Pai: Les clarifications du ministre Cyr Koty
[caption id="attachment_28806" align="alignnone" width="1024"]l'intérieur du port autonome de cotonou[/caption]

Le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, était aussi face aux députés, ce jeudi 12 avril, pour apporter des éléments de réponses à deux questions d’actualité relatives à la gestion du Port autonome de Cotonou (Pac) confiée à la société belge Pai et au contrat qui lie celle-ci à l’Etat béninois. Les deux questions ont été posées par le député Nourénou Atchadé.

Le ministre Cyr Koty explique que l’Etat béninois a fait cette option pour permettre à la société belge de mettre tout son savoir-faire et toute son expertise en jeu afin d'améliorer la gestion et les prestations du Port autonome de Cotonou, de manière à accroître sa rentabilité. Cette option participe de la vision du gouvernement de faire du port de Cotonou un véritable outil de développement économique et social et tous les bénéfices qui en découleraient resteront au profit de l’Etat béninois, fait savoir le ministre.
L’objectif stratégique, ajoute-t-il, est de faire du port de Cotonou un port très performant grâce notamment à la mise à niveau de ses infrastructures qui, à terme, permettront de soutenir durablement la croissance économique nationale à travers le développement des exportations. Cette mesure est l’aboutissement d’une réforme structurelle et organisationnelle réalisée par le gouvernement.
A ce titre, le contrat entre le mandataire Pai et l’Etat béninois, représenté par le ministère des Infrastructures et des Transports et le Pac est un contrat de services. Il est établi conformément à la législation en vigueur au Bénin et ne viole aucun accord international auquel est partie le Bénin, insiste Cyr Koty.
Selon lui, le mandataire assure essentiellement deux rôles : gérer la société au regard de ses expériences et de son expertise pour en accroître les performances et ensuite jouer le rôle d’assistance-conseil à l’Autorité portuaire pour ce qui concerne les activités régaliennes, précise le ministre. En d’autres termes, la société Pai assure les fonctions de directeur général et rend compte à l’Etat béninois à travers le Conseil d’administration.
Le ministre des Infrastructures et des Transports clarifie que l’actionnaire unique du Pac reste et demeure l’Etat béninois, le décideur final. Ce dernier continue de détenir son droit de regard sur la gestion du port à travers le Conseil d’administration dont il nomme les principaux membres, renseigne Cyr Koty qui rassure, par ailleurs, par rapport à la sauvegarde des emplois des travailleurs du Port autonome de Cotonou.
« En ce qui concerne les aspects sociaux liés à l’exécution du contrat avec Pai, il convient d’indiquer qu’il n’aura pas d’incidence sur la convention collective de travail portant règlement général et statuts du personnel du Port autonome de Cotonou de mars 2016. Toutes les clauses de ladite convention seront respectées », assure le ministre.
Réagissant après la réponse de Cyr Koty, le député Nourénou Atchadé persiste et signe que l’attribution du port à la société Pai qui serait faite sur la base d’un contrat gré à gré viole les textes de la République. Il trouve cette opération « impertinente » d’autant que le port de Cotonou ferait partie de l’une des rares sociétés d’Etat en bonne santé financière avec plus de 6 milliards F Cfa en compte et un excédent d’exploitation de 17 milliards F Cfa. Nourénou Atchadé estime déshonorant pour le Bénin ce contrat de prestation où la plupart des postes clés du port de Cotonou sont gardés par des étrangers.
Le député de l’opposition recommande la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire pour tirer au clair tous les dessous de ce contrat.

Actualités 13 avr. 2018


Rachat de la dette bancaire intérieure de l’Etat: Bio Tchané clarifie aux députés le bien-fondé de l’opération
[caption id="attachment_28805" align="alignnone" width="1024"]Bio Tchané clarifie aux députés le bien-fondé de l’opération[/caption]

L’opération de rachat de la dette bancaire intérieure de l’Etat décidée par le gouvernement est une initiative pertinente, à en croire le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Abdoulaye Bio Tchané l’a fait savoir, ce jeudi 12 avril à l’hémicycle, face à la Représentation nationale à Porto-Novo.

L’option du gouvernement de mandater la Société de gestion et d' intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin) pour le rachat de la dette bancaire intérieure du Bénin était au cœur d’une question d’actualité hier à l’Assemblée nationale. Elle a été posée par le député Guy Mitokpè. Apportant les réponses nécessaires, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a souligné que cette opération est très pertinente en tant que mode de gestion active de la trésorerie. C'est un outil de gestion universellement usité et déclenché quand il s’agit de lisser le profil de remboursement de la dette en tenant compte de certains facteurs inhérents à la qualité du portefeuille. « Lorsqu’on constate au niveau du portefeuille l’existence de dettes avec des taux d’intérêt assez élevés qui ont pour corollaire un service de la dette très onéreux, on a la possibilité de procéder à des ajustements en concertation avec les prêteurs », explique Abdoulaye Bio Tchané.
A l’en croire, l’opération actuelle vise des dettes contractées à des conditions qui ne sont pas à l’avantage de l’Etat béninois. En d’autres termes, il s’agit des dettes héritées en grande partie de la gestion passée, ayant une maturité moyenne de 3,3 ans avec un taux d’intérêt moyen de 7,2 %. Au nombre de ces dettes, Abdoulaye Bio Tchané cite, entre autres, le prêt de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) signé le 7 avril 2015 pour la construction d’une centrale thermique de 120 MW à Maria Gléta à un taux d’intérêt de 8,5 %. Ce taux apparaît très élevé pour la nature de l’investissement, relève le ministre d’Etat. D’où l’initiative du gouvernement d’entreprendre la correction de cette situation en refinançant la dette actuelle, c’est-à-dire en contractant de nouvelles dettes à des taux bien plus faibles sur une durée beaucoup plus longue. Cette opération va permettre au Bénin de diminuer le service de la dette, en réduisant les charges d’intérêt, sur les court et moyen termes, de lisser le profil du service de la dette, fait savoir Abdoulaye Bio Tchané avant d’informer que cette opération ne veut pas dire que la trésorerie de l’Etat se porte mal comme tente de faire croire le député Guy Mitokpè, auteur de la question d’actualité. Bien au contraire, martèle le ministre d’Etat, le Bénin est en excellente santé financière. Les conclusions de la dernière mission du Fonds monétaire international (Fmi) relative au suivi du Programme économique et financier en dit long. « Depuis la prise de fonction du gouvernement en avril 2016 tous les salaires, pensions et bourses, sans exception, sont régulièrement payés, à bonne date, ce qui traduit qu’il n’y a pas de difficultés de trésorerie », fait remarquer Abdoulaye Bio Tchané pour éclairer la lanterne du député de l’opposition et de toute la plénière.
Le ministre d’Etat informe par ailleurs que la Société de gestion et d’intermédiation (Sgi-Bénin) mandatée par l’Etat béninois pour conduire l’opération de rachat de la dette intérieure n’est pas à son premier essai. Elle avait déjà réalisé des opérations similaires pour le compte des précédents gouvernements depuis 1997, explique-t-il, pour montrer toute la compétence et l’expérience de la Sgi-Bénin, créée en 1996 sur l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) et des opérateurs économiques béninois, à conduire à bon escient cette mission de refinancement dans l’intérêt supérieur de l’Etat béninois.
Mais cette réponse du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement n’a nullement convaincu le député Guy Mitokpè. Il est revenu à la charge, après les éléments de réponse du gouvernement, en battant en brèche les explications fournies. Cette opération de rachat de la dette intérieure dessert plus l’Etat qu’il ne l’arrange, soutient-il.

Actualités 13 avr. 2018


Liquidation de Bénin Télécoms Infrastructures et privatisation de Bénin Télécoms Services : Aurélie Adam Soulé Zoumarou convainc les députés

La décision de liquidation de Bénin Télécoms, Libercom Sa et de privatisation de Bénin Télécoms services est revenue sur le tapis hier à l’Assemblée nationale. C’est à la faveur d’une question d’actualité initiée par le député Nouhoum Bida Youssoufou qui voulait avoir des éclaircissements sur cette réforme. Lesquels éclaircissements ont été apportés à la plénière par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou.

D’entrée, le ministre a expliqué la situation économique des sociétés Bénin Télécoms infrastructures Sa (Bti), Bénin Télécoms services (Bts) et Libercom Sa, caractérisée par leur incapacité à faire face aux lourds investissements nécessaires pour l’atteinte des objectifs à eux assignés et surtout un haut niveau d’endettement. Les sociétés Bti et Libercom Sa ont enregistré des résultats successifs déficitaires et des ratios de gestion non reluisants sur plusieurs exercices. C’est donc pour renverser la tendance que le gouvernement a décidé de poursuivre la mise en œuvre du vaste programme de privatisation et de restructuration de ces entreprises publiques amorcées par le régime précédent, a expliqué le ministre Aurelie Adam Soulé Zoumarou. Ainsi, il a été décidé de procéder à la dissolution anticipée de Libercom Sa et de Bénin Télécoms infrastructures avec le transfert des actifs sains vers une société de patrimoine public et au transfert des infrastructures de téléphonie fixe de Bénin Télécoms services vers la société de patrimoine public. Aussi, le gouvernement a-t-il opté pour la sélection d’un partenaire pour la gestion commerciale et la maintenance des équipements transférés à la société de patrimoine public et le choix d’un partenaire pour une gestion de type privé de Bénin Télécoms services.
Le ministre a signalé que ces réformes s’inscrivent dans la vision du gouvernement visant à transformer le Bénin en une plateforme des services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale à l’horizon 2021. C’est dans ce cadre qu’il sera procédé, annonce Aurélie Adam Soulé Zoumarou, à la réforme du cadre législatif et institutionnel et à la restructuration du paysage des opérateurs. Ce qui permettra de révolutionner le secteur. C’est ce qui justifie l’investissement du gouvernement dans le Projet de développement des infrastructures des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (Pdi2t), souligne le ministre.
Les réformes en cours dans le secteur permettront à l’Etat d’assurer une meilleure rentabilité et une meilleure gouvernance à travers un contrat de performance avec le futur opérateur privé qui sera retenu pour gérer le secteur.
Le député Bida Nouhoum Youssoufou, auteur de la question, a félicité le ministre pour toutes ces explications. Car, selon lui, le gouvernement est sur la bonne voie avec ces réformes qui sont prometteuses pour l’avenir du secteur des télécommunications et des Tics. Toutefois, il recommande au gouvernement de vite mettre en place la nouvelle société de patrimoine public et de faire tout possible pour sauvegarder les emplois et les acquis sociaux des travailleurs.

Actualités 13 avr. 2018


Rapport mondial 2017 sur la peine de mort: Une lueur d’espoir contre les exécutions en Afrique subsaharienne
[caption id="attachment_28803" align="alignnone" width="1024"]Rapport mondial 2017 sur la peine de mort[/caption]

Le directeur d’Amnesty International Bénin, Fidèle Marcos Kikan, a lancé ce jeudi 12 avril à Cotonou, le rapport mondial 2017 sur la peine de mort. C’était devant la presse et des personnalités de la société civile. Il a retenu à l’occasion que l’Afrique subsaharienne constitue une lueur d’espoir en termes d’élimination de la peine capitale.

Dans un contexte de baisse à l’échelle mondiale du nombre d’exécutions et de sentences capitales, Fidèle Marcos Kikan, directeur d’Amnesty International Bénin (Aib) a déclaré lors du lancement officiel du rapport mondial 2017 sur la peine de mort que l’Afrique subsaharienne constitue une lueur d’espoir. Mais avant lui, c’est Glory Cyriaque Hossou, coordonnateur du Comité peine de mort et actions urgentes, qui a présenté les grandes lignes dudit rapport. A l’en croire, l’Afrique subsaharienne a  réalisé d’importants progrès en vue de l’abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région comme le souligne le rapport lancé hier.
La Guinée, relève-t-il, est le vingtième Etat de l’Afrique subsaharienne ayant aboli la peine de mort pour tous les crimes. Le Kenya, quant à lui, a supprimé le recours obligatoire à ce châtiment en cas de meurtre. Il ajoute que le Burkina Faso et le Tchad ont également pris des mesures pour le supprimer en adoptant de nouvelles lois ou en déposant des projets de lois dans ce sens.
Du fait des progrès enregistrés en Afrique subsaharienne, cette région continue, selon lui, de représenter une source d’espoir en ce qui concerne l’abolition. Les dirigeants de certains pays de la région ont pris des mesures qui permettent d’espérer que « le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant » qui soit, sera prochainement aboli, a déclaré Salil Shetty, le secrétaire général d’Amnesty International cité par Glory Cyriaque Hossou.
Les pays qui continuent à travers le monde de procéder à des exécutions seront isolés si les pays abolitionnistes continuent de prendre des mesures pour restreindre le recours à la peine de mort ou pour la supprimer, estime le coordonnateur du Comité peine de mort et actions urgentes.
Amnesty International a enregistré une baisse du nombre de pays procédant à des exécutions en Afrique subsaharienne, ce dernier étant passé de cinq en 2016 à deux en 2017 : la Somalie et le Soudan du Sud sont les seuls pays, selon l’organisation, ayant procédé à des exécutions en 2017.
Le fait que le Botswana et le Soudan aient repris les exécutions en 2018 ne doit pas faire oublier toutes les avancées réalisées par d’autres pays dans toute la région, estime l’organisation.
Les progrès enregistrés en Afrique subsaharienne en 2017 sont représentatifs des tendances positives relevées dans le reste du monde, car les recherches d’Amnesty International indiquent un nouveau recul du recours à la peine de mort en 2017 à l’échelle mondiale.
Amnesty International a recensé au moins 993 exécutions dans 23 pays en 2017, note Fidèle Marcos Kikan, soit 4 % de moins qu’en 2016 (où 1032 exécutions avaient été enregistrées), et 39 % de moins qu’en 2015 (année où l’organisation avait relevé le chiffre le plus élevé depuis 1989  à savoir 1634 exécutions). L’organisation a enregistré au moins 2591 condamnations à mort dans 53 pays en 2017, ce qui représente une baisse notable par rapport au chiffre record de 3117 enregistrés en 2016. Ces chiffres n’incluent pas, selon lui, les milliers de sentences capitales prononcées en Chine et d’exécutions ayant eu lieu dans ce pays, les statistiques en la matière relevant toujours du secret d’Etat dans ce pays.

Société 13 avr. 2018


Passation de service à Social Watch Bénin: Blanche Sonon prend les rênes
[caption id="attachment_28801" align="alignnone" width="1024"]Passation de service à Social Watch Bénin[/caption]

Après deux mandats, Gustave Assah a passé le témoin à son ancienne vice-présidente Blanche Sonon pour poursuivre l’œuvre du réseau Social Watch Bénin. Lors de la cérémonie de passation de charges qui s’est déroulée, ce jeudi 12 avril à Cotonou, celle-ci s’est engagée à poursuivre avec détermination la mission de veille citoyenne du réseau.

Elue le 24 mars dernier, la nouvelle présidente du conseil d’administration de Social Watch Bénin Blanche Sonon est officiellement installée dans ses fonctions. Sereine et déterminée, elle dit prendre la mesure des responsabilités et a rassuré l’auditoire quant à sa volonté indéfectible de poursuivre la mission et d’honorer l’image de l’organisation.
Le président sortant Gustave Assah n’en doute pas : « Je connais le sens du travail bien fait, l’engagement et la ténacité de cette figure. Le succès de son mandat sera éclatant et mémorable », a-t-il prédit.
La nouvelle présidente entend, entre autres projets, remobiliser les membres du réseau suspendus pour défaut de cotisation, mobiliser les fonds pour donner à Social Watch Bénin un siège imposant digne de l’image de marque qui lui convient.
Lors de la passation de charges, les participants n’ont pas manqué d’éloges à l’endroit de l’ancien président Gustave Sonon pour ses prouesses, ses qualités humaines et ses réalisations. « Gustave est comme un magicien. Il a pu contenir les difficultés économiques qui existaient à sa prise de fonction. Aujourd’hui nous pouvons nous réjouir d’un réseau fort, bien structuré et bien outillé », a témoigné le secrétaire exécutif Dieudonné Houinsou. L’ancien président a, en effet, permis au réseau de grandir en visibilité et de se faire une meilleure place en matière de promotion du genre et de l’équité,de gouvernance démocratique, économique et sociale. La récente signature de l’accord-cadre entre la République du Bénin et Social Watch Bénin est un autre fruit de ses diligences. « Que de chemins parcourus ! Que de victoires remportées ! Malgré le contexte sociopolitique, le réseau est resté fidèle à sa mission de veille citoyenne », s’est réjoui Gustave Assah. Il a ensuite invité son successeur à poursuivre la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance dans la confiance et l’esprit d’équipe. Celle-ci a promis de travailler avec tous ses collaborateurs dans le respect, l’intégrité et la disponibilité.

Société 13 avr. 2018


Université d’Abomey-Calavi: Les étudiants reconduisent leur grève de 96 heures par semaine

En absence de consensus sur la suite à donner à leur mouvement, au terme d’une assemblée générale tenue ce jeudi 12 avril dans l’enceinte du campus, les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi ont décidé de maintenir en l’état leur dernière motion de grève de 96 heures par semaine, selon le président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin, M. Alimi Gounou joint par téléphone.

A entendre Alimi Gounou, président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), les étudiants ne sont pas parvenus à accorder leur violon sur la suite à donner à leurs mouvements au cours de leur assemblée générale. Il a témoigné que certains se pour la poursuite de la grève pendant que d’autres ont suggéré sa suspension. A défaut de consensus, ils ont décidé de garder le statu quo dans l’espoir de pouvoir parvenir à un consensus en leur sein.
A l’en croire, le mouvement se poursuit après plusieurs tentatives de négociations infructueuses avec le cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
M. Alimi Gounou a rapporté qu’au cours de la dernière tentative en date du mardi 10 avril dernier, le ministre Marie Odile Atanasso a estimé qu’elle ne peut pas à son seul niveau abroger le décret n° 2017-155 du 10 mars 2017 portant critères d’octroi des allocations d’études universitaires en République du Bénin ni le décret n° 2017-485 définissant les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des universités publiques en République du Bénin, des décrets, objet de leur contentieux. Elle aurait promis de porter leur doléance à qui de droit.
Un atermoiement qui, selon Alimi Gounou, empêche le dénouement heureux de la crise.
Rappelons que ce mouvement de grève a éclaté le vendredi 3 mars dernier, à l’appel des responsables des trois associations estudiantines, que sont la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Les mouvements ont été émaillés d’échauffourées suivies d’arrestations dans les rangs des étudiants qui ont été finalement relaxés.

Société 13 avr. 2018


Institut français de Cotonou: Sabwana Orchestra et Segun Ola en concert ce soir
[caption id="attachment_28799" align="alignnone" width="1024"]Segun Ola en concert ce soir[/caption]

Le groupe Sabwana Orchestra et l’artiste nigérian Segun Ola seront en concert ce vendredi 13 avril à 20 h 30 l’Institut français de Cotonou. Des musiciens qui font leurs preuves sur les scènes africaines et occidentales.

Du jazz, de l’afro beat, du high-life revisité, sur fond de saxophones, guitares, balafon… L’Institut français de Cotonou frissonnera ce soir sous les musiques du fameux groupe musical Sabwana Orchestra et de l’artiste Segun Ola. Deux concertistes bien connus en Afrique pour leur maîtrise de la scène et leurs mélodies enivrantes.
Créé en 2014, Sabwana Orchestra est un groupe franco-burkinabé de huit artistes instrumentistes férus d’afro jazz. Leur répertoire est tout aussi mixte que la composition du groupe. Une dose d’inspiration occidentale avec en l’occurrence les musiques classique et jazz agrémentées d’une orchestration et d’une richesse harmonique modérée puis une dose d’inspiration africaine notamment le high-life des années 80, les musiques traditionnelles héritées des empires mandingue et mossi dans une diversité rythmique et une énergie bien propres à la culture africaine. C’est ce mélange équilibré qui a permis au groupe de ravir le cœur du public burkinabé et de remporter en avril 2017, le premier prix du concours Jazz Performance organisé à Ouaga.
Quant à l’artiste pluridisciplinaire, Segun Ola, il a parcouru de nombreuses scènes en Afrique et en Europe. Chanteur et musicien, il a écrit la musique de plusieurs films et participé à plusieurs festivals de la sous-région ouest-africaine. Son deuxième album « Life school » (l’école de la vie) sorti en septembre 2016, 10 ans après le premier album « Alawodudu », fait toujours sensation. C’est un disque de douze morceaux relevant essentiellement de l’afro-beat.
Ce soir, sous la paillote de l’Institut français, c’est donc un duo de professionnels de la musique qui attend le public de Cotonou. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Culture 13 avr. 2018


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