La Nation Bénin...
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Onésime Madodé[/caption]Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a présidé, ce jeudi 12 avril, deux audiences au cours desquelles il a reçu le serment d’Onésine Madodé et d’Innocent Avognon, respectivement procureur général et président de la chambre judiciaire de la Cour suprême. Les audiences se sont déroulées en présence du ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou.
Onésime Gérard Madodé et Innocent Sourou Avognon sont entrés, depuis ce jeudi 12 avril, dans leurs nouvelles charges à la Cour suprême. Le premier comme procureur général près la Cour suprême et le second en qualité de président de la chambre judiciaire de la Cour suprême. Les deux hauts magistrats, nommés en Conseil des ministres du mercredi 21 février dernier, ont prêté, hier, tour à tour et au cours de deux audiences distinctes, le serment prévu à cet effet.
Les deux serments ont été reçus par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. Il a félicité les récipiendaires pour leur brillante nomination ; laquelle est le couronnement, pour chacun deux, de plus de trois décennies de dur labeur, de rigueur et d’engagement au profit du droit. Il a salué le parcours exceptionnel des deux hauts magistrats qui se retrouvent chacun dans son marigot. Onésime Gérard Madodé aura totalisé, sur ses trente ans de carrière, plus de 22 ans dans la fonction de ministère public, c’est-à-dire comme procureur de la République notamment aux tribunaux de Lokossa, de Porto-Novo et de Cotonou et depuis 2010 comme avocat général près le parquet général près la Cour suprême.
Innocent Avognon, quant à lui, a connu aussi un parcours élogieux. Il a passé trente ans sans discontinuité comme magistrat de siège. Il a été juge d’instruction puis pendant dix ans président du tribunal de première instance de Cotonou avant d’être promu ensuite président de la Cour d’appel d’Abomey. Innocent Avognon sera ensuite nommé conseiller à la chambre judiciaire de la Cour suprême où il a occupé diverses positions. Et ceci jusqu’à sa nomination le 21 février dernier comme président de la chambre judiciaire de la Cour suprême. Le président Ousmane Batoko a invité les jeunes magistrats à s’inspirer du modèle qu’incarne Innocent
Avognon, un homme calme, discret mais rigoureux dans le travail.
Très fier de ces deux promotions « méritées », le président Ousmane Batoko n’a pas manqué de mettre l’accent sur la place importante qu’occupe la chambre judiciaire de la Cour suprême et le parquet général près la haute juridiction dans l’Etat de droit, la démocratie et la consolidation de la paix sociale. Il se dit d’ores et déjà rassuré que la mission est déjà une réussite pour les nouveaux récipiendaires très dévoués à servir le droit et la justice du Bénin.
Mais avant le président de la Cour suprême, l’honneur a échu au ministre de la Justice, Me Joseph Djogbénou de prendre ses réquisitions pour l’installation de
Onésime Madodé en qualité de nouveau procureur général près la Cour suprême. Aussitôt installé, Onésime Madodé fera son baptême de feu dans ses nouvelles charges. Il a aussitôt pris place à son siège de procureur général pour requérir l’installation du nouveau président de la chambre judiciaire de la Cour suprême.
Célébration des 20 ans de Radio Immaculée Conception[/caption]Dans le cadre de la célébration des 20 ans de Radio Immaculée Conception, les pères Clément Bonou et Serge Aïnadou, respectivement directeur et animateur de la station, étaient ce jeudi 12 avril, face aux hommes des médias à Cotonou. L’objectif de cette conférence de presse est de présenter les activités de la « Semaine de la radio » prévue du 15 au 22 avril prochain.
La Radio Immaculée Conception (Ric) célèbre ses 20 années d’existence au Bénin à travers l’organisation de la « Semaine de la Radio » du 15 au 22 avril prochain. En prélude à cet évènement, le directeur de la radio, père Clément Bonou, a présenté le projet aux hommes des médias, ce jeudi 12 avril au Chant d’oiseau de Cotonou.
Le père Serge Aïnadou, animateur de la radio, expose les activités de la « Semaine de la radio » et invite les auditeurs et tout le peuple béninois à participer à cet évènement organisé par l’équipe de la radio. Selon lui, ces activités en trois volets, recouvrent les domaines spirituel, culturel et religieux, vont permettre de découvrir la Ric avec au menu des conférences, des célébrations religieuses, des activités culturelles et surtout la messe pontificale prévue pour le dimanche 22 avril avec la présence des évêques et de toute la Conférence épiscopale du Bénin.
La rencontre avec les hommes des médias, hier, a été l’occasion pour le père Clément Bonou de décliner la genèse et le parcours de cette radio confessionnelle dans l’univers médiatique béninois. Selon lui, cette station est née de la volonté de feu monseigneur Isidore de Souza de toucher le cœur des hommes à travers le moyen de communication que constitue la radio. Pour lui, ce prélat très attaché à la dignité humaine a donné, par courrier aux Franciscains de l’Immaculée, la possibilité de construire en décembre 1992, un sanctuaire marial à Allada et de l’animer. « Il leur demande de s’installer près d’Allada, car il souhaite leur confier l’animation pastorale du lieu de pèlerinage marial et la gestion d’une radio dont il avait le projet », a-t-il déclaré. Selon le père Clément Bonou, c’est dans cette veine que l’Institut des Franciscains de l’Immaculée a travaillé en collaboration avec l’archevêque de Cotonou, Mgr Isidore de Souza, jusqu’à l’installation des studios et émetteurs en 1993. L’espace médiatique béninois n’étant pas encore libéralis jusqu’à l’arrivée du premier directeur de cette radio, Bruno Alfonso en 1995, il a fallu attendre le 19 avril 1998 pour le démarrage des premières émissions après l’autorisation de la Haac en novembre de l’année précédente. Depuis lors, la radio a évolué en respectant une ligne éditoriale qui répondait aux aspirations de Mgr Isidore de Souza : « La Radio Immaculée Conception se veut une radio au service de la promotion humaine….. ». Cette station à but non lucratif vit exclusivement de l’aide généreuse de bienfaiteurs, car elle ne diffuse pas de publicité commerciale. Selon le Père Clément Bonou : « La Ric est soutenue dans son action par l’association de la famille des auditeurs de Radio Immaculée Conception qui regroupe les auditeurs au-delà des frontières », a-t-il justifié.

Consacrée par l’article 352 nouveau du Code foncier et domanial révisé, la mise en œuvre de l’attestation de détention coutumière et surtout l’harmonisation des règles de sa gestion au niveau des mairies préoccupent l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). A cet effet, elle a convié du mardi 10 au mercredi 11 avril, les maires et les autres acteurs de la chaîne du foncier du Sud-Bénin à un atelier d’échange d’expériences.
La rencontre des maires et leurs collaborateurs pour une meilleure gestion du foncier, tenue les mardi 10 et mercredi 11 avril derniers à Lokossa, s’inscrit dans le cadre de l’appui de l’Ancb à l’opérationnalisation de la réforme foncière au niveau des communes, notamment en ce qui concerne la gestion de l’attestation de détention coutumière. Ce dernier volet est une source de préoccupation pour son instance, dira le président de l’Ancb, Luc S. Atrokpo, pour justifier la pertinence de cet atelier soutenu par l’Agence nationale du foncier et le projet foncier local. Car, justifie-t-il, « Il est idoine que toutes les communes se mettent au même diapason sur les modalités de délivrance de l’attestation de détention coutumière ».
L’atelier a concerné sept départements, précisera-t-il, et vise à lancer le processus de vulgarisation de l’attestation de détention coutumière et des formulaires-types préparés par l’Ancb grâce à l’accompagnement de ses partenaires. A cet effet, plusieurs experts ont été invités à entretenir les participants autour de différentes préoccupations. Il s’agit, entre autres, des étapes de délivrance de l’attestation et des pièces à fournir par les requérants, le formulaire de demande et de celui du procès-verbal de l’enquête publique contradictoire et enfin des modèles des différents registres à mettre en place.
L’atelier s’est penché également sur la clé de répartition des recettes tirées de la délivrance de l’attestation de détention coutumière.

L’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) a condamné, ce mercredi 11 avril, le journal Soleil Bénin Info, son directeur de publication et un journaliste pour violation de plusieurs articles du Code de déontologie de la presse béninoise.
Saisie d’une plainte aux fins de condamner le journal Soleil Bénin Info pour « accusations mensongères, diffamatoires, injurieuses et sans fondement », par Hervé Coovi Guédégbé, l’organe d’autorégulation des médias a prononcé sa sentence, ce mercredi 11 avril. Par décision n° 106/04/ODEM 7, les membres de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) condamne le journal Soleil Bénin Info, son directeur de publication ainsi que le journaliste Amen Nawa pour violation de cinq articles du Code de déontologie de la presse béninoise. Il s’agit de l’article 2 alinéas 1 et 2, des articles 6, 11, 19 et 20 dudit code.
À l’analyse des articles incriminés, l’Odem affirme que l’instruction établit que le journal n’a pas fait la moindre investigation avant de les publier. Les membres de l’organe d’autorégulation notent que l’auteur des publications a méconnu la démarche du contradictoire, signalant que la source brandie précise que « L’Arcep devra poursuivre ses activités, en attendant le renouvellement des membres du Conseil de régulation ainsi que du secrétaire exécutif conformément aux dispositions réglementaires ».
Aussi, l’Odem souligne que le journal n’a pas été capable de prouver l’atmosphère corrosive entre le Conseil de régulation dirigé par Flavien Batchabi et le secrétaire exécutif dont il fait cas. Le journal n’a pas apporté les preuves de ses écrits et le journaliste a manqué de professionnalisme dans le traitement de l’information, ajoute la décision lue par Max Gaspard Adjamonsi, rapporteur général de l’Odem.
La plainte de Coovi H. Guédégbé, porte sur plusieurs articles du journal parus dans le n°727 du mercredi 28 décembre 2017 et n° 738 du mercredi 24 janvier 2018. Le journal Soleil Bénin Info a publié sous la signature de Amen Nawa des articles accusant le plaignant, prenant appuie uniquement sur un communiqué du Conseil des ministres du mercredi 27 juillet 2016.
Les objectifs assignés à l’Odem par les professionnels des media sont de faire observer les règles de déontologie et d’éthique dans les médias ; protéger le droit du public à une information libre, complète, honnête et exacte ; défendre la liberté de presse ; veiller à la sécurité des professionnels des média dans l’exercice de leur fonction et garantir leur droit d’enquêter librement sur tous les faits concernant la vie publique, etc.
Dérives répétées et récriminations
Guy-constant Ehoumi, président de l’Odem, en marge d’une déclaration de condamnation du journal Soleil Bénin Info, a fait un sévère réquisitoire à propos des légèretés avec lesquelles l’information est collectée et diffusée dans la presse béninoise. « On continue de constater que les dérives persistent. Des journalistes et des organes de presse continuent de véhiculer des rumeurs des réseaux sociaux », se désole-t-il. Il signale que la toute dernière est liée au relai de présumées violences qui auraient été exercées sur des Béninois au Togo ; des informations démenties par le directeur général de la Police républicaine, après une visite dans ce pays.
Le président de l’Odem avertit que le moment viendra où les journalistes coupables de telles légèretés seront cités nommément. « La liberté d’expression ne veut pas dire la désinformation », dit-il, avant d’exhorter à préserver cette liberté afin que des condamnations ne viennent et ne soient perçues comme des reculs des libertés. Car, « L’image de la presse béninoise n’est pas bonne », souligne M. Ehoumi, en invitant les journalistes à plus de professionnalisme et de responsabilité.
Face au phénomène des accaparements de terres, il faut protéger les petits exploitants agricoles pour garantir la sécurité alimentaire [/caption]Les réformes foncières engagées en Afrique de l’Ouest doivent permettre de protéger les petits exploitants agricoles pour que survive l’« agriculture familiale » garante de la sécurité alimentaire et de la quiétude sociale. C’est la conclusion d’un rapport intitulé « Les dernières évolutions dans l’accès au foncier en Afrique de l’Ouest », un rapport que vient de publier l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), en collaboration avec l’Association pour la gouvernance de la terre, de l’eau et des ressources naturelles (Agter).
Face au phénomène des accaparements de terres et à l’appétit des multinationales, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) ne veut pas rester bras croisés. En collaboration avec l’Association pour la gouvernance de la terre, de l’eau et des ressources naturelles, elle a initié une étude dont le rapport a été rédigé par le chercheur sénégalais Sidy Ba dans le cadre des activités du Forum mondial sur l’accès à la terre et aux ressources naturelles (Fmat) en 2016.
Selon le rapport qui vient d’être publié, la terre constitue le ciment de la spiritualité des peuples dans la culture africaine. Elle est le gage de leur existence et fait partie du patrimoine incessible et inaliénable des communautés. La terre est également intrinsèquement liée aux modes de vie des peuples africains, à leurs pratiques séculaires, à leur histoire et porte en elle la promesse de leur avenir.
Ce rapport indique la terre et la nature elle-même sont restées, depuis la nuit des temps, l’objet de tous les soins possibles pour le bonheur de ces civilisations. Elles ont d’ailleurs développé une somme incommensurable de savoirs, de savoir-être et de savoir-faire reconnus aujourd’hui par la communauté scientifique.
Instrument de souveraineté
Aujourd’hui en Afrique et en Afrique de l’Ouest en particulier, le foncier est un instrument de souveraineté reconnu et considéré comme tel par l’ensemble des pays. Mais, regrette le chercheur sénégalais Sidy Ba, dans son rapport, certains dirigeants, souvent dans les pays les plus pauvres de la planète, ont une conception restrictive de la souveraineté. Plusieurs pays, ou parfois même des entreprises multinationales, souligne le rapport, se sont lancés ces dernières années à la recherche, voire à la conquête de cette denrée loin de leurs bases pour des raisons liées à la satisfaction des besoins alimentaires, énergétiques de leurs citoyens, des retombées économiques/financières ou parfois avec des visées purement spéculatives. Ce qui a eu pour conséquence de modifier profondément les pratiques foncières surtout dans les pays d’Afrique où l’on note une relative disponibilité foncière.
En effet, aux niveaux social et économique, l’acquisition massive des terres en Afrique de l’Ouest exacerbe les conflits intercommunautaires liés au foncier, notamment les conflits entre autochtones et allochtones.
Le rapport indique que l’arrivée massive d’étrangers dans certaines localités se traduit par une augmentation du coût de la vie, une plus grande pression sur des infrastructures socio-économiques souvent insuffisantes, le développement de comportements sociaux négatifs comme la prostitution, l’abus de drogues, le travail des enfants, etc. De façon plus spécifique, les femmes des pays de l’Afrique de l’Ouest sont plus affectées par ces acquisitions massives de terres, signale également le rapport.
Dans ce contexte, les réformes foncières entamées, voire achevées par les pays de la sous-
région doivent veiller à concilier les impératifs économiques et les
réalités endogènes liées au foncier.
Selon le rapport, « Beaucoup de pays du Sud, en Afrique de l’Ouest en particulier, ont entamé ces dernières années des processus de réforme foncière souvent sous la houlette ou sur encouragement des bailleurs de fonds et autres partenaires au développement ».
Les cas du Bénin, du Burkina et du Sénégal
Dans certains pays, comme le Bénin et le Burkina Faso, le rapport souligne que ces réformes ont abouti à un bilan à court terme très mitigé selon de nombreuses Organisations de la Société civile qui en ont observé la définition et la mise en œuvre. Dans d’autres pays, comme le Sénégal, les réformes sur le foncier tardent à être mises en place. Les blocages se situent soit au niveau de l’Etat qui peut faire montre d’un manque de volonté politique, soit au niveau de la Société civile. Comprenant les enjeux et implications de telles réformes, ils se mobilisent pour préserver les intérêts des acteurs ruraux en posant des actes qui, de manière incidente, contribuent à ralentir le processus de réforme.
La sécurisation de l’accès des acteurs ruraux aux ressources naturelles passe certes par la mise en œuvre de mesures législatives reconnaissant et confirmant leurs droits sur la ressource mais aussi des mesures volontaristes en termes de politique agricole globale de soutien à l’agriculture familiale dans le sens de leur transformation pour ne pas dire modernisation, précise le rapport.
Pour rappel, selon la Banque mondiale, entre octobre 2008 et août 2009, 56 millions d’hectares de terres dans le monde ont été ciblées par des investisseurs étrangers dont plus des deux tiers en Afrique subsaharienne.
Le Judo[/caption]Le Bénin participe au trente-neuvième championnat d’Afrique seniors de judo, qui démarre ce jeudi 12 avril, au Palais des Sportifs El Menzah à Tunis en Tunisie avec deux athlètes. Il s’agit des judokas Celtus Dossou-Yovo, dans la catégorie des -90 kg homme et Auguste Daga chez les -66 kg dames. Ces deux athlètes sont accompagnés de leur entraîneur et arbitre, Eric Olafa. La délégation séjourne à Tunis depuis mardi dernier.
Le président de la Fédération béninoise de judo, Anicet Glitho, compte sur les deux judokas qui évoluent en Hongrie. Selon lui, ils se sont bien préparés pour cette compétition et pourront décrocher une médaille pour le Bénin.
Selon Skander Hachicha, président de la fédération tunisienne de la discipline, 174 judokas venus de vingt-six pays sont attendus à ces championnats d'Afrique seniors de judo (hommes et dames). Le pays hôte, la Tunisie sera représentée à ce rendez-vous continental par dix athlètes : neuf filles et neuf garçons.
Le directeur technique de la Fédération tunisienne de judo, Abderrazak Turki, pense que les judokas pourront dominer les épreuves comme en 2016 où ils ont décroché 5 médailles d’or, 4 en argent et 7 en bronze, outre les deux titres, masculin et féminin, par équipe. Compte tenu de leur préparation en Tunisie et à l’étranger en prélude à ce tournoi continental, les Tunisiens sont favoris de la compétition, même si la concurrence s’annonce très rude en présence des judokas algériens, égyptiens et marocains.
Charles Bèwa, président des Tigresses de Cotonou[/caption]Rencontré en marge de la deuxième édition du tournoi de football féminin doté du Trophée « Milôkpéhou », Charles Bèwa, président fondateur des Tigresses de Cotonou, présente l’état des lieux et projette l’avenir du football féminin au Bénin.
La Nation : Quel regard avez-vous sur le football féminin dans notre pays ?
Charles Bèwa : Une appréciation négative. Chez nous, les filles ne sont pas en championnat et souvent elles sont laissées à elles-mêmes. Il n’y a aucun accompagnement de la Fédération béninoise de football ni du ministère en charge des Sports. Personne ne nous encourage. Nous sommes laissés à notre sort.
Que faut-il faire aujourd’hui pour que le football féminin puisse décoller au Bénin ?
Il n’y a pas de miracle. Il faut que les autorités sportives prennent leur responsabilité afin de faire du football féminin une priorité comme le football masculin, en motivant les filles à jouer au ballon.
Est-ce que vous pensez que la faute incombe seulement aux autorités ?
Oui, car c’est d’abord eux qui dispose des moyens d’accompagnement. De plus, c’est eux qui définissent les politiques de développement du sport dans notre pays.
Comment se passe la collaboration entre vous et les parents des joueuses ?
Ce n’est pas facile notre collaboration. Sinon, certains parents accompagnent leurs filles dans la pratique du football en leur achetant des équipements. En tant que responsable de clubs féminins, on aide parfois les parents à suivre le cursus de leurs filles en leur payant la scolarité ; et les filles sont libres de venir à l’entrainement.
Parlez-nous de l’histoire du football féminin au Bénin?
Le football béninois a commencé au Bénin en juillet 1974. C’est à partir de cette année-là que les Béninoises ont commencé par jouer au football. Je peux dire que de 1974 à 1979, nous sommes restés entre nous. A partir de 1988, on a commencé par sortir. Personnellement, je suis entré au football féminin en 1986. Notre premier exploit, c’était en 1991 où on a été deuxième d’un tournoi international au Nigeria. Dans les années 2000, on a participé à des tournois et compétitions sous-régionales. Malheureusement, c’est la descente aux enfers depuis plus d’une décennie.
Un football féminin qui s’adosse sur les filles nigérianes ?
Vous venez de poser un réel problème. C’est ce qui décourage la plupart de nos joueuses. Lors des éliminatoires de la Can féminine en 2006, nos filles ont été laissées en rade au profit des joueuses nigérianes. C’est bien triste mais c’est l’occasion d’en parler. Cette gestion du football féminin est également à dénoncer. Souvent deux ou trois sont souvent sélectionnées et c’est tout.
Comment les responsables de clubs de football s’organisent-ils pour aller contre ses pratiques ?
Nous avons désormais mis en place une association des clubs de football féminin pour évaluer tout ce qui se fait dans le secteur et nous défendre au besoin. C’est d’ailleurs ce qui a favorisé l’organisation du dernier championnat du football féminin chez nous.
Pour conclure cet entretien, un message à l’endroit des membres de la Fédération béninoise de football et du ministère en charge des Sports ?
Il faut qu’ils pensent davantage à nous soutenir moralement et financièrement. Qu’ils organisent régulièrement le championnat. Les filles viennent régulièrement à l’entrainement et n’attendent que les compétitions pour montrer de quoi elles sont capables. En absence de compétitions, certaines filles vont à l’extérieur du pays. Nos joueuses sont actuellement au Togo où elles jouent dans le championnat togolais.
Sports 12 avr. 2018
Les membres de SSAT[/caption]Des acteurs majeurs du transit en Afrique de l’Ouest et du Centre prennent part depuis ce mercredi 11 avril à Cotonou, à un atelier régional pour approfondir le dialogue sur les défis et solutions au commerce de transit. Les travaux qui durent trois jours, lanceront la mise en place d’une dynamique continentale pour mieux cerner les enjeux liés au transit.
L’atelier régional sur le transit en Afrique de l’Ouest et du Centre qui se tient, du 11 au 13 avril à Cotonou, est une initiative conjointe du Programme des politiques de transport (Ssatp), de l’Organisation mondiale des Douanes (Omd), de l’Organisation internationale du transport routier (Iru) et de l’Organisation du corridor Abidjan-Lagos (Ocal). L’Ocal en est la cheville ouvrière. Dans le domaine de la facilitation du commerce et du transport en particulier, l’Ocal produit régulièrement des données sur des indicateurs ciblés comme le temps de séjour des marchandises dans les ports, le temps de traverser des frontières des camions chargés de marchandises, le nombre de barrages routiers, le nombre d'accidents de la route, et l’état du réseau routier sur le corridor Abidjan-Lagos.
Idissa Kone, secrétaire exécutif de l’Ocal, à l’ouverture des travaux de l’atelier a indiqué que « ces indicateurs permettent de comparer les efforts déployés par chacun des pays dans une approche régionale pour la facilitation du commerce et du transport ». Ces résultats, poursuit-il, servent de repères aux pays dans les prises de décision, et les projections sur le futur.
Malgré les efforts déployés par les pays pour améliorer au fil du temps les indicateurs de facilitation du commerce et du transport, il n’en demeure pas moins que de réels défis restent à surmonter, note-t-il. La longueur du temps de traversée des frontières des camions chargés de marchandises, les disparités de ce temps enregistrées d’un pays à l’autre, les lourdeurs administratives et les délais trop longs d’accomplissement des formalités administratives aussi bien dans les ports qu’aux frontières, les tracasseries de toutes sortes subies par les usagers de nos corridors constituent autant de défis en attente, précise-t-il. L’Ocal, faut-il le préciser, est une Organisation intergouvernementale mise en place par les cinq pays côtiers que sont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens et développer une réponse sous-régionale à plusieurs maux. Ce corridor est long de 1022 km et draine plus de 2/3 des activités économiques dans l’espace Cedeao et près de 50 millions de personnes y transitent chaque année.
Amélioration
En réunissant les acteurs clés, à savoir les pays, le secteur privé, la société civile, les associations professionnelles de déclarants en douane, les chambres de commerce et d’industrie et bien d’autres organisations concernées par la libre circulation des personnes et des biens sur le corridor, les initiateurs de l’atelier entendent partager les expériences « afin d'améliorer le transit en Afrique de l’Ouest et du Centre y compris les conditions de transport et d'échange le long des corridors internationaux de la région », dira également Idissa Kone, secrétaire exécutif de l’Ocal. « Les organisateurs de la présente rencontre ont vu juste et mettent le doigt sur une question qui retarde les échanges commerciaux en Afrique et freine sa croissance économique », salue-t-il par ailleurs.
Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale promet de son côté l’accompagnement de son organisation. « La Banque mondiale est très engagée pour la transformation du corridor actuel en un corridor économiquement rentable », assure-t-elle. Plusieurs autres intervenants, représentants des structures-parties à l’atelier se sont aussi prononcés pour saluer la pertinence d’un tel atelier qui vient solutionner pour une bonne part, des maux qui plombent le développement des pays.
Alain Ayadokoun, directeur adjoint de cabinet du ministère des Affaires étrangères, salue également pour le compte du gouvernement béninois, l’initiative d’une telle rencontre dont les objectifs et finalités épousent entièrement les ambitions contenues dans le Programme d’actions du gouvernement.
Remise de cheque par le président de la commission[/caption]Le dédommagement des propriétaires terriens expropriés dans le cadre de la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé se poursuit. Plus d’une cinquantaine de propriétaires de la zone prioritaire ont reçu leurs chèques, ce mercredi 11 avril, au siège de l’arrondissement de Glo-Djigbé. L’opération était supervisée par Noël Boco, président du conseil d’administration de l’Agence nationale de l’aviation civile.
Démarrée, il y a quelque temps, l’opération de dédommagement des propriétaires terriens dont les parcelles sont situées dans l’emprise du site de l’aéroport de Glo-Djigbé se poursuit. Hier encore, plus d’une cinquantaine de personnes ont reçu leurs chèques à titre de dédommagement.
Cette opération concerne les parcelles situées dans la zone prioritaire où seront installées les infrastructures aéroportuaires, a précisé Noël Boco, président du comité de pilotage et président du conseil d’administration de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac). « Pour la zone prioritaire, les travaux sont finis pour le paiement et il reste seulement que les bénéficiaires viennent retirer leurs chèques », a-t-il indiqué, ajoutant que l’équipe est là pour trois jours pour satisfaire les expropriés qui ont eu à se faire enrôler.
Quant à la deuxième zone, il a signalé que les travaux d’enrôlement ont débuté. Pour ce faire, il a invité ceux qui traînent encore les pas à se manifester. « Si vous ne vous faites pas enrôler, on ne saurait vous prendre en compte dans la préparation des chèques », a-t-il averti face à la réticence observée dans les rangs des propriétaires. Il a également rassuré les propriétaires de parcelles que le processus se poursuit et que l’argent est disponible pour les payer.
Selon Victorin Kougblénou, directeur de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) en dehors des équipes dépêchées sur le terrain, les propriétaires de parcelles concernés sont invités à se rapprocher du secrétariat de la commission d’indemnisation et d’expropriation au niveau de son agence pour les dernières formalités.
S’agissant des pièces à fournir pour se faire enrôler, Placide Ayatodé, directeur des Affaires administratives et financières du ministère des Infrastructures et des Transports, a cité, en dehors de l’enrôlement, une pièce d’identité en cours de validité, la convention d’achat, photo d’identité.

La crise sociale qui secoue le Bénin depuis le 16 janvier 2018 connaît un début de résolution avec la sage décision de trois centrales syndicales. La suspension de la motion de grève par la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa), la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) et la Confédération des syndicats unis du Bénin (Csub) devrait relancer les activités dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la justice et doit faire école pour conjurer définitivement le spectre de l'année blanche qui plane sur l’école béninoise.
Trois centrales syndicales ont décidé de faire la paix des braves en sautant le verrou de l’année blanche qui plane sur l’école béninoise. La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa), la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) et la Confédération des syndicats unis du Bénin (Csub) ont suspendu leur motion de grève au regard d’un certain nombre d’avancées obtenues de la part du gouvernement. Entre autres, la relance du dialogue avec les centrales syndicales, le paiement intégral des salaires du mois de mars, la restauration définitive du droit de grève pour tous les travailleurs,… Cette décision de sage, les secrétaires généraux des trois centrales l’ont prise, non pas parce qu’ils sont satisfaits totalement, mais pour épargner l’école béninoise d’une année blanche.
Anselme Amoussou, Moudassirou Bachabi et Christophe Houessionon respectivement secrétaires généraux de la Csa-Bénin, Cgtb et Csub se refusent à endosser la responsabilité d’une année blanche ‘’voulue par le gouvernement’’ qu’ils incriminent. Les arguments développés par ces derniers mettent le gouvernement devant le fait accompli : « Il ne s’agit que d’un repli tactique…. Nous laisserons le gouvernement face à ses responsabilités pour exprimer ses solutions messianiques unilatérales en vue de permettre au peuple, seul détenteur de la souveraineté nationale, de lui appliquer la sanction appropriée ». La persistance de la grève dans le secteur de l’éducation faisait perdre espoir aux parents d’élèves qui ne savent plus à quel Saint se vouer. L’acte des syndicats est une délivrance.
La suspension de la motion de grève vient à point nommé au moment où le peuple l’attend le plus. La raison est toute simple. Il fallait coûte que coûte trouver une solution à la crise après environ trois mois de grève qui a paralysé l’administration. Les présidents des institutions de la République notamment le président du Conseil économique et social et le Médiateur de la République ainsi que des forces politiques se sont impliqués dans le dénouement de la crise. Plusieurs séances de négociations ont eu lieu avec les centrales syndicales aux fins du dégel. Aujourd’hui, trois centrales syndicales, après la Cspib décriée à tord ou à raison pour avoir prononcé en première position la levée de la motion de grève, ont jugé bon de ramener la balle à terre. A contrario, certaines centrales syndicales, dont la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) et la Confédération des syndicats indépendants (Cosi-Bénin) ne se sont pas ralliées à leurs pairs pour une suspension définitive de la motion de grève.
L’idéal aurait été que tous les secrétaires généraux s’assemblent pour lever leur motion de grève. C’est cela la bonne foi dont devraient faire preuve les partenaires sociaux. La Cosi-Bénin, la Cstb et l’Unstb pourraient aller à l’école des autres centrales syndicales.