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Nouvelles

Gestion des résultats au tournoi de tir à l'arc : cinq archers formés sur l’usage du logiciel Ianseo
Organisée par la Fédération béninoise de tir à l'arc (Fébéta), la formation sur la gestion des résultats au tournoi de tir à l'arc avec l’outil Ianseo s’est achevée, mardi 24 octobre à Cotonou. Au total, cinq archers ont pris part à cette formation dont l’objectif est de donner de la visibilité aux championnats nationaux afin de permettre à la World Archery d’apprécier le niveau de la pratique de cette discipline au Bénin.
Cinq archers béninois ont bénéficié, du 22 au 24 octobre dernier, d’une formation sur la gestion des résultats d'un tournoi de tir à l’arc avec le logiciel Ianseo. L’objectif de cette formation est de donner de la visibilité aux championnats nationaux afin que, de l'extérieur, la World Archery apprécie le niveau de la pratique de la discipline au Bénin. Ainsi,  Divine Guèdègbé, Merveilles Ahandesi, Irfovic Sèna de Souza, Pidio Tchedé et Damien Samadi ont acquis des connaissances théoriques et pratiques pouvant leur permettre d’utiliser efficacement cet outil.
« Ils sont aguerris pour  jouer leur partition lors des prochains championnats nationaux de la discipline », a confié Paul Zinsou, président de la  Fédération béninoise de tir à l'arc (Fébéta). Pour lui, c'est une chance pour ces archers de participer à cette formation sur ce logiciel qui permet de gérer 100 archers sur le terrain au cours d'une compétition.
« Facile à utiliser, Ianseo est un projet Open Source traduit en plusieurs langues », a-t-il ajouté. A l’en croire, Ianseo est le logiciel le plus à jour et le plus avancé au monde intégrant toutes les règles de la Fédération internationale de Tir à l’Arc (Fita). Selon lui, cet outil a évolué pour inclure la gestion complète d'un tournoi de tir à l'arc : de l'accréditation des athlètes et des officiels, du réseau et intégration en ligne à la conception Fop. A travers ses fonctionnalités, Ianseo permet la mise en ligne de la compétition, selon la formatrice Merveille Zinsou. « Dans Ianseo, il est possible de remplir certaines sections comme : informations de la compétition, équipe de terrain, divisions et classes, gestion des distances, affection des cibles, liste des archers »,
a-t-elle expliqué. Avec cet outil, il est possible de faire l’impression des feuilles de marques, de saisir les résultats du tour de qualifications, de faire le classement et de gérer les égalités. A signaler que ce logiciel permet de gérer un gros effectif de participants et peut permettre au Bénin d'abriter le championnat d’Afrique, voire du monde.
Sports 29 oct. 2021


Académie de France à Rome-Villa Médicis : Marie-Cécile Zinsou nommée présidente du conseil d’administration
La Franco-béninoise Marie-Cécile Zinsou est désormais la présidente du conseil d’administration de l’académie de France à Rome - Villa Médicis. Elle a été nommée ce jeudi 28 octobre, précise
un communiqué du ministère français de la Culture. La fille du banquier d'affaires, Lionel Zinsou, ancien premier ministre du Bénin, prend les rênes du conseil d'administration de l'académie pour un mandat de trois ans. Avec l’ensemble de ses collègues, Marie-Cécile Zinsou va accompagner l’action de Sam Stourdzé, directeur de la Villa depuis le 1er septembre 2020. La présidente de la Fondation Zinsou succède ainsi à Thierry Tuot qui a présidé ledit conseil de 2011 à 2020, soit neuf ans de règne. La nomination de la Franco-béninoise a été proposée par la ministre française de la Culture, Roselyne Bachelot. Qui est Marie-Cécile Zinsou ? « Née en 1982, de nationalité française et béninoise, Marie-Cécile Zinsou, après des études en France et en Angleterre, commence par enseigner l’histoire de l’art au Bénin, à l’Ecole secondaire des métiers d’art Sos Hermann Gmeiner, à Abomey Calavi, en 2003. En 2005, elle crée, à Cotonou, la Fondation Zinsou, dédiée à l’art contemporain et à son rayonnement, fondation qu’elle préside et dont elle assure la direction artistique. En 2013, elle ouvre le musée d’Art contemporain de Ouidah et rejoint à ce titre le Global museum leader colloquium du Metropolitan museum of Art de New York. Depuis 2015, Marie-Cécile Zinsou siège au conseil d'administration de l'établissement public du Château, du musée et du domaine national de Versailles ainsi que, depuis 2019, au conseil d’administration de l’Institut des Cultures d’Islam. Elle préside le conseil d’administration de La Maison Maria Casarès, Centre culturel de rencontre dédié au théâtre, situé en Charente. Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, elle a reçu au titre de l’action de la fondation Zinsou, le Praemium Imperiale - Grant for young artist- en 2014 au Japon ». Actualités 29 oct. 2021


Sightsavers is currently seeking a Finance and Support Services Assistant
RECRUTEMENT Finance and Support Services Assistant Sightsavers is currently seeking a Finance and Support Services Assistant to join their Benin Country Office and assist the Finance and Support Service Officer with financial management and officer administration. Location : Benin Contract : 2 year fixed term contract Salary : Local Terms and Conditions apply As the Finance and Support Services Assistant you will support the Benin and Togo offices with timely preparation of payment vouchers and writing and dispatching cheques, maintain and update the excel cash book, process vouchers in the SUN systems and handle regular payroll returns and banking within 24 hours. Other duties include : • Preparation of monthly Bank reconciliation and complete Monthly Financial checklist by 7th working day of each month and forward to Regional Office • Reviewing and processing staff field trips advances and ensuring settlement of the same within 5 working days after return from trip. • Assist in preparing schedules and providing documents and information to Internal & External Auditors. • Coordinate renewal of motor vehicle licences and insurances. • Review of procurement of office stationery. • Ensure effective maintenance and repair of furniture, fittings and other office equipment • Maintaining fixed assets registers that meets the accounting and insurance standards and ensuring all the new and existing insurable equipment are appropriately and adequately insured. • Ensuring accurate coding of project expenditures (restricted funding) • Take part in the review of partner financial reports • Partner visits with FSSO to review their financial procedures As the successful candidate you will have a bachelor’s degree in accounting (or equivalent education or working experience), possess previous experience in a similar role and within an accounting department, have prior experience working for an INGO, and have advanced Excel skills. Basic level English is required with knowledge of the accounting software Sari being desirable. This is a varied and involved role and the above is not an exhaustive list of duties or required professional skills. Please see the Job Description (
https://jobs.sightsavers.org/job/finance-andsupport-services-assistant-2/ ) for full details. Apply here :  https://isw.changeworknow.co.uk/sightsavers/vms/e/careers/positions/bMMYQfTZPiXP638GVFZsA8 Interviews will be held at our Benin office and will be conducted during week commencing 15th November 2021. As an equal opportunity employer we actively encourage applications from all sections of the community. Sightsavers is a Disability Confident Leader, and qualified people living with a disability are particularly encouraged to apply. Closing Date: 7 November, 2021 Société 29 oct. 2021


Procédure judiciaire : le ministère public, l’œil de la société
Les procureurs sont souvent perçus comme des bourreaux, des traqueurs invétérés. Qu’il s’agisse du procureur général, du procureur spécial ou du procureur de la République, l’opinion y voit délibérément le bras opérationnel du Garde des Sceaux et partant, l’instrument juridique du gouvernement pour poursuivre telle ou telle personne. Comprendre les attributions du procureur et ses rapports formels avec le ministre de la Justice évite les interprétations réductrices et tendancieuses. Les procureurs et leurs substituts sont les représentants du ministère public, les défenseurs de l’équilibre de la société. Selon l’article premier de la loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin, le ministère public est l’ensemble des magistrats de carrière qui sont chargés, devant certaines juridictions, de requérir l’application de la loi et de veiller aux intérêts généraux de la société. Ils mettent en mouvement et exercent l’action publique qui est une prérogative appartenant à la société, déléguée au ministère public afin de faire déclarer la culpabilité et sanctionner une personne physique ou morale, auteure d’une infraction à la loi pénale. L’article 30 du Code de procédure pénale précise que le ministère public est représenté auprès de chaque juridiction répressive. Il assiste aux débats des juridictions de jugement et toutes les décisions sont prononcées en sa présence. Il assure l’exécution des décisions de justice. Ainsi, le procureur général représente en personne ou par ses avocats généraux et substituts généraux, le ministère public auprès de la Cour d’appel ; le procureur de la République représente en personne ou par ses substituts, le ministère public près le Tribunal de première instance ; et suivant la nouvelle organisation judiciaire en République du Bénin, le procureur spécial représente en personne ou par ses substituts, le ministère public près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Dans ses réquisitions, le ministère public fonde son réquisitoire sur la constitution de l’infraction et les sanctions prévues par le législateur. Assimiler les procureurs à des bourreaux ou des traqueurs ne peut se comprendre que dans le champ de leurs attributions car ils ont vocation à être les bourreaux des bourreaux de la société, les traqueurs des hors-la-loi. Ils n’ont en effet qu’une motivation : faire appliquer la loi et veiller aux intérêts généraux de la société. Il est normal que les personnes directement affectées par l’exercice de leurs compétences les voient d’un bon œil ou d’un mauvais œil selon qu’elles sont des victimes ou des poursuivis. Rapport légitime entre procureurs et ministre de la Justice Le ministre de la Justice peut-il donner des instructions au procureur ? L’article 34 de la loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin renseigne explicitement à propos. « Le ministre de la justice peut dénoncer au procureur général les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre d’engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites qu’il juge opportunes. En tout état de cause, aucune instruction de non poursuite ne peut être donnée. Les instructions ci-dessus spécifiées devront être écrites, motivées et versées au dossier ». C’est donc sans ambages et en toute légitimité que le ministre de la Justice peut enjoindre au procureur d’engager ou de faire engager des poursuites. Il n’y a autour du sujet, aucune équivoque et ce procédé n’a rien d’extraordinaire, de clandestin ou de fourbe. De même, le procureur général a autorité sur tous les magistrats du ministère public du ressort de la Cour d’appel où il exerce sa compétence. A l’égard de ces magistrats, il a les mêmes prérogatives que celles reconnues au ministre de la Justice. Autrement dit, le procureur général peut enjoindre aux procureurs de la République du ressort de la Cour d’appel, suivant instructions écrites, motivées et versées au dossier, d’engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites qu’il juge opportunes. Le fait que l’action publique soit déclenchée suite à une instruction du ministre ou du procureur général, soit par la partie lésée ou par le procureur de la République, n’a aucune incidence sur le verdict qui interviendra au terme de la procédure judiciaire. La procédure peut s’arrêter à l’instruction si le juge instructeur déclare un non-lieu, sous réserve de la faculté du ministère public de faire appel. Il y a déjà eu des cas, dans un passé récent, où l’action publique a été motivée suite à l’instruction du ministre de la Justice mais s’est soldée par un non-lieu. En mettant en œuvre l’action publique suite à une instruction écrite et motivée du ministre de la Justice, le procureur de la République ou le procureur spécial obéit à la loi dont il défend la juste application. En outre, l’article 31 du code de procédure pénale stipule que le ministère public est tenu de prendre des réquisitions écrites conformes aux instructions qui lui sont données. Libre à lui, de développer les observations orales qu’il croit convenables à la bonne administration de la justice. Par ailleurs, toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. ------------------ Des attributions du Pg et du Pr ---------------------- Le procureur général (Pg) est chargé de veiller à l’application de la loi pénale sur toute l’étendue du ressort de la Cour d’appel. A cette fin, il lui est adressé, tous les mois, par chaque procureur de la République, un état des affaires de son ressort. Dans l’exercice de ses fonctions, le procureur général a le droit de requérir directement la force publique. Les officiers et agents de la police judiciaire sont placés sous sa surveillance. Il peut les charger de recueillir tous les renseignements qu’il estime utiles à une bonne administration de la justice. Toutefois, il ne peut se substituer au procureur de la République pour directement diligenter des poursuites ou faire accomplir aux officiers ou agents de police judiciaire, des actes de poursuite. Le procureur de la République (Pr) reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner. En cas de classement sans suite, il informe le plaignant et son conseil le cas échéant de son droit de se constituer partie civile. Toutefois, dans tous les cas où il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis, le procureur de la République a l’obligation de procéder immédiatement à une enquête objective et impartiale même en l’absence de toute plainte de la victime. En toute autre matière, il peut également s’autosaisir et mettre en mouvement l’action publique. Le procureur de la République procède ou fait procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale. Il a dans l’exercice de ses fonctions le droit de requérir directement la force publique. Il dirige l’activité des officiers et agents de police judiciaire de son ressort. Il a tous les pouvoirs et prérogatives attachés à la qualité d’officier de police judiciaire. L’article 68 du code de procédure pénale précise d’ailleurs que l’arrivée du procureur de la République sur les lieux de l’infraction dessaisit l’officier de police judiciaire. Le procureur de la République accomplit alors tous les actes de police judiciaire tout comme il peut prescrire à tous les officiers de police judiciaire de poursuivre les opérations. Conformément à l’article 41 du code de procédure pénale, sont compétents, le procureur de la République du lieu de l’infraction, celui de la résidence de l’une des personnes soupçonnées d’avoir participé à l’infraction, celui du lieu d’arrestation ou de détention d’une de ces personnes, même lorsque cette arrestation ou détention a été opérée pour une autre cause. Au cas où aucun de ces liens de rattachement prévus ne serait déterminé, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou est compétent. Toutefois, en matière de contravention (infraction que les lois punissent de peines de police) est seul compétent, le procureur de la République du lieu de l’infraction ; sauf s’il y a connexité avec un crime (infraction que les lois punissent d’une peine afflictive ou infamante) ou un délit (infraction que les lois punissent de peines correctionnelles). En cas d’absence ou d’empêchement du procureur de la République et à défaut de substitut pour le remplacer, le juge d’instruction exerce à titre provisoire cumulativement avec ses propres fonctions, celles du ministère public. Lorsqu’il existe plusieurs juges d’instruction dans le tribunal, le juge le plus ancien dans le grade le plus élevé exerce les fonctions de ministère public. Actualités 29 oct. 2021


Éditorial de Paul Amoussou : une nouvelle page
C’est « une nouvelle page des relations franco-béninoises qui s’ouvre aujourd’hui ». Ce disant, le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, restitue, on ne peut mieux, le processus consacrant le retour des trésors royaux béninois dont un acte important a été posé ce mercredi à Paris.
Ajoutant que « La France et le Bénin offrent un modèle de coopération  exemplaire », il traduit la réalité de ce processus sans précédent. Car,  sous l’acte de restitution de ces précieuses œuvres artistiques, trésors royaux, pièces culturelles et cultuelles, chose qui en soi n’est déjà pas anodine, couve de la diplomatie, pour ne pas dire de la géopolitique. C’est une nouvelle page des relations franco-africaines qui s’ouvre. Elle est davantage marquée par l’amitié consolidée et le respect mutuel.
Dans la complexité de ses relations avec l’Afrique, la France est quelquefois chahutée pour ses actes mais aussi pour ses omissions. Mais le temps peut offrir aujourd’hui la possibilité d’écrire une pièce inédite de ces relations. La France agit et honore ses engagements, pris notamment par Emmanuel Macron à Ouagadougou, de restituer à l’Afrique ses trésors, objet de pillages ou acquis dans des conditions peu orthodoxes. Peu, en Afrique, y croyaient, mais les faits démontrent aujourd’hui le contraire, attestant que France et Afrique, malgré la complexité de leur passé, sont capables d’écrire de belles pages de leur histoire commune, en toute cordialité. Une avancée, car il ne faut pas croire que se séparer de  ces œuvres qui retournent à leurs origines aujourd’hui est sans affect, ne prête à aucune conséquence. Il suffit, pour en mesurer la portée, d’observer que la France a dû prendre de nouvelles lois pour favoriser le rapatriement des biens culturels en Afrique. C’est tout dire...
 Aussi, faisant le vernissage de l’ultime exposition à Paris des fameuses 26 œuvres d’art qui rentrent au Bénin, Emmanuel Macron a jugé «particulièrement émouvant » de participer à « cette cérémonie d’adieu... ». Un départ, une séparation reste toujours une déchirure. Mais quoi de plus beau que d’y consentir pour des retrouvailles qui font la joie de tant d’Africains et d’amoureux de l’Afrique !
Actualités 29 oct. 2021


Universités nationales du Bénin : Les critères pour être aspirant
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique va procéder dans peu de temps à l’ouverture de la base d’inscription des aspirants aux métiers d’enseignant. L’annonce est très attendue dans le rang des potentiels candidats. Mais l’ouverture de la base des aspirants ne devrait plus tarder. La ministre Éléonore Ladékan a annoncé le 28 octobre 2021, à la rentrée des universités nationales, le lancement de la base dans les prochains jours ou semaines, sous les auspices du comté de suivi des réformes. « Nous allons lancer ce processus d’identification de tous ceux-là qui aspirent à la fonction enseignante de qualité », a-t-elle martelé. En réponse à l’intersyndicale qui a déploré que les ‘’assistants’’ ou ‘’moniteurs’’ viennent en appui aux enseignants, mais ''ne sont pris en charge nulle part", la ministre a dit en avoir conscience. A l’en croire, le gouvernement travaille à corriger cette injustice. « C’est eux que nous utilisons pour les corrections, pour l’organisation des travaux dirigés et pratiques. Mais ils n’ont rien. Dans le processus, ils sont nulle part. c’est une injustice notoire que le gouvernement veut corriger. Le processus sera lancé et je sais que tous les assistants sont à pied d’œuvre pour se valoriser et rentrer dans cette base. La base ainsi constituée va pouvoir générer le processus de recrutements de nos assistants », a-t-elle martelé.
Nous allons lancer ce processus d’identification de tous ceux-là qui aspirent à la fonction enseignante de qualité »
Les critères Selon les dispositions du décret 2021-378 du 14 juillet 2021, il est instauré un fichier national pour l'inscription des aspirants à l'Enseignement supérieur. Ne peuvent y être inscrits que les titulaires de doctorats régulièrement obtenus dans les universités nationales ou de doctorats obtenus dans les universités étrangères et reconnus au Bénin. L'inscription au fichier national est subordonnée à la constitution d'un dossier physique et numérique dont le contenu est précisé par arrêté ministériel, la soumission à un test psycho-social et à une enquête de moralité. « On n’y vient pas parce qu’on a des besoins financiers ou parce qu’on cherche des abris de sécurité. On vient parce que c’est une vocation, une passion et parce que nous sommes soucieux de la qualité des ressources humaines de demain », a averti la ministre de l’Enseignement supérieur. Par ailleurs, selon le décret 2021-378 du 14 juillet 2021, les enseignants du Supérieur sont appuyés par des moniteurs (doctorants titulaires de masters et diplômes équivalents). Ces derniers sont en situation d'apprentissage et disposent d'un contrat d'un an renouvelable au plus quatre fois, avec une faculté ou un établissement d'une Université Publique. Ils participent aux travaux d'encadrement divers. Lorsqu'ils obtiennent leurs doctorats, les moniteurs sont éligibles au fichier national des aspirants à I ‘enseignement supérieur.
Education 28 oct. 2021


Réseaux sociaux : Facebook devient Meta
Avec effet immédiat, Le groupe californien, maison-mère de Facebook, WhatsApp, Instagram, Messenger et Oculus change de nom. Les férus des réseaux sociaux vont devoir se familiariser avec une nouvelle appellation. Facebook est devenu Meta. « Notre marque était trop liée à un seul de nos services et ne reflétait pas tout ce que nous faisons », a expliqué Mark Zuckerberg au cours d’une keynote, ce jeudi 28 octobre 2021. Son objectif est désormais d’aider à donner vie au métaverse. « C'est la promesse ultime, qui permettra de rapprocher les gens, d'avoir une sensation de présence, de pouvoir se téléporter n'importe où », a-t-il précisé. Facebook veut à long terme réussir à concevoir un appareil qui a l'apparence de lunettes de vue classique, mais qui permettrait de voir «au-delà du monde physique. C’est-à-dire jouer à des jeux, se retrouver entre amis, assister à des évènements virtuels, pratiquer du sport, ou même travailler. Ce changement de nom intervient quelques semaines après un dysfonctionnement majeur enregistré par le réseau social. Actualités 28 oct. 2021


UAC : Le Cous-AC visé par deux recours
Au nombre des dossiers inscrits au rôle du 2 novembre 2021 de la Cour Constitutionnelle, il y en a qui concerne le Centre des Œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous-Ac). Plusieurs articles de la Constitution ont été indexés par les requérants. L’un, enregistré sous le numéro 1496/292/REC-21 formulé par Souwebath Ashanti demande à la Cour Constitutionnelle de condamner la directrice du Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous-Ac) pour violation des articles 26 et 35 de la loi fondamentale du Bénin. L’autre, enregistré sous le numéro 1550/297/REC-21 a été déposé par Adébayo Pierre Avademè. Ce dernier dénonce la violation des articles 8, 12, et 15 de la Constitution. Le Cous-Ac a pour mission d'assurer les prestations et les services propres d’améliorer les conditions de vie et d'étude des étudiants, notamment dans les domaines suivants : logement ; restauration, transport, couverture sanitaire et actions sociales ; et les activités artistiques, culturelles et sportives. Actualités 28 oct. 2021


Disputes intempestives au sein des ménages : les enfants, ces victimes innocentes !
Les conflits conjugaux récurrents causent d’importants préjudices aux enfants au sein du ménage. Les disputes répétées et abusives au sein des foyers contribuent au déséquilibre observé chez certains enfants sur les plans éducatif et comportemental. « Les disputes des parents peuvent être source de traumatisme chez l’enfant », signale Vital Godovo, psychologue clinicien. Selon lui, les disputes installent une ambiance violente et agressive qui provoque chez les enfants l’angoisse, l’inconfort et l’anxiété. Un enfant angoissé et stressé ne possède pas l’entièreté de ses ressources ; ce qui crée chez lui des difficultés comportementales au plan social. Le psychologue informe aussi que l’enfant peut avoir une perturbation importante dans son développement psycho-affectif. « A un âge donné, même pour ce qu’il devrait être capable de faire en termes de comportement, de conduite, de raisonnement, de réflexion, il se trouve limité juste à cause des disputes parentales fréquentes au sein desquelles il se retrouve », explique Vital Godovo. Egalement, poursuit-il, lorsque les disputes en présence des enfants deviennent récurrentes, l’autorité des parents est bafouée aux yeux des enfants. Ce qui crée en retour d’autres problèmes d’éducation. Les parents ne peuvent plus s’imposer puisque l’enfant développe un caractère d’opposition et devient réfractaire à l’éducation qu’ils essaient de lui inculquer. A en croire le spécialiste de la santé mentale, des problèmes de santé d’ordre physique peuvent s’y ajouter. « Un enfant toujours angoissé peut développer des troubles psychosomatiques », souligne-t-il. Les conflits conjugaux peuvent aussi avoir de graves répercussions sur le rendement scolaire des enfants. « Les parents ont l’obligation de protéger leurs enfants. Il est donc nécessaire de maintenir les enfants à l’écart des disputes car leur maturité psychologique ne leur permet pas encore de comprendre que les disputes font partie de la vie de couple », conseille-t-il. Puis il suggère de privilégier le dialogue avec les enfants en cas de disputes en leur présence afin de leur éviter de garder des séquelles ou des rancœurs susceptibles de développer chez eux des attitudes de violence ou de normaliser l’agressivité. Par ailleurs, Vital Godovo pense qu’en dehors des parents, l’enseignant a aussi un rôle à jouer pour corriger partiellement les conséquences de ces disputes parentales sur l’enfant. « L’enseignant a pour rôle d’éduquer l’enfant à la vie pacifique et à la tolérance », conclut Vital Godovo.   Sources des disputes au sein des foyers « Les causes des disputes sont de deux ordres, nous avons l’objet des disputes et les facteurs propres aux deux conjoints», indique le psychologue clinicien Vital Godovo. L’objet des disputes peut être les mésententes, les frustrations, les incompréhensions autour de certaines questions du ménage, à savoir les questions d’ordre financier, de conduite, de l’attitude éducative par rapport aux enfants mais surtout un manque crucial de communication au sein des couples. Dr Godovo explique qu’il est bien possible d’être confronté à ces genres de problèmes en situation de couple sans en arriver aux disputes. Et c’est d’ailleurs là qu’interviennent les facteurs propres aux conjoints dont il faisait référence plus haut. « Si ces problèmes virent tout le temps aux disputes, c’est parce que les individus concernés ont eux-mêmes des caractéristiques, des traits ou des insuffisances qui facilitent la survenance de ces disputes », fait-il savoir. Il appelle à une tolérance mutuelle au sein du couple. Chaque partenaire doit être en mesure de développer la tolérance face à la frustration et surtout apprendre à garder son calme. Il y va de l’harmonie au sein du foyer mais aussi du bien-être des enfants. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 28 oct. 2021


Le suicide : une solution blâmable à de vrais problèmes
Le suicide, drame social, reste un fait condamnable par toutes les sociétés. C’est du reste, une mauvaise solution à des problèmes réels. Au banc des accusés, le suicidé et son entourage.
On ne le verra plus jamais. A 72 ans, Y. L. résidant dans la commune de Sèmè-Kpodji a été retrouvé mort pendu. Il se serait donné la mort après avoir vendu la maison qu’il habitait et dont il était propriétaire. C’est le nouvel acquéreur et les ouvriers qui devraient travailler sur les lieux qui ont découvert, le 29 septembre 2021, le lendemain de la cession, son corps inanimé dans l’une des pièces de la maison. Entre consternation et pleurs, une question revient sans cesse : pourquoi s’est-il suicidé ? Cette préoccupation n’aura peut-être pas de réponse précise puisque la victime n’a laissé aucun mot sur les motifs de son acte avant de se donner la mort.
Mèdessè Agbodjan, la quarantaine, enseignant dans un collège d’enseignement général à Cotonou, a failli aussi se suicider après le décès de son épouse et des ennuis de santé dans le même temps.  « C’était des moments très difficiles. Tout était sombre dans ma vie. Le ciel m’était tombé sur la tête », se souvient-il, très peiné.
Comme le septuagénaire, ils sont nombreux ces hommes et femmes de diverses tranches d’âges à mettre fin volontairement à leur vie de différentes manières :
pendaison, consommation ou injection de substances létales, accidents volontaires de la circulation…
Chaque année dans le monde, on estime à près d’un million le nombre de personnes qui se donnent la mort, soit un suicide toutes les 40 secondes. Selon un rapport de la Banque mondiale, le taux de mortalité par suicide au Bénin était de 7,8 pour 100 000
habitants en 2019.
Une étude réalisée à Cobly, une commune du département de l’Atacora au nord du Bénin, pendant quatre ans, par une équipe de chercheurs dirigée par le psychiatre Francis Tognon, a enregistré 52 cas de suicide, soit en moyenne, 10 suicides par an. « L’âge moyen des suicidés était de 36 ans avec des extrêmes de 18 à 70 ans. La tranche d’âge la plus représentée était celle de 20 à 30 ans. Les hommes étaient majoritaires à 69,2 % et 67,3 % étaient des cultivateurs. Parmi les suicidés, 75 % étaient mariés. Le taux moyen de mortalité par suicide sur cette période était de 14,9 pour 100 000
habitants », indique l’étude.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le suicide est
« un grave problème de santé publique » et constituait en 2019 la quatrième cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans. Parmi les jeunes âgés de 15 à 19 ans, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes filles (après les affections maternelles) et la troisième cause de décès chez les garçons (après les accidents de circulation et la violence interpersonnelle).
Un mal aux racines profondes
Diverses raisons expliquent le choix du suicide par certaines personnes, selon Gilles Aïzan, doctorant en psychologie clinique. Le chercheur explique que cet acte fatal peut provenir d’une maladie psychiatrique grave, notamment une dépression et des maladies bipolaires ou une schizophrénie. « L’abus de substances psychotropes, les antécédents familiaux de suicide, les douleurs émotionnelles ou physiques intenses, les pertes significatives comme le décès d’un proche, … sont également des facteurs qui conduisent certaines personnes à mettre fin à leur vie », fait savoir le psychologue. Il ajoute que c’est aussi « l’aboutissement d’un conflit psychique ».
« Le geste suicidaire serait une solution psychique, donc un mécanisme de défense.  Dans une perspective freudienne, c’est un manque de capacité conflictuelle : le moi se tue de ne plus être moi », souligne Gilles Aïzan.
Ces motifs sont souvent connus à travers des messages écrits, audio ou vidéo que laissent les suicidés avant l’acte. Parmi les 52 suicidés enregistrés à Cobly, l’étude révèle que 8, soit 15,4 %, avaient laissé une lettre qui renseigne sur  les raisons qui les ont poussés au suicide. 62,5 % évoquent une maladie, 25 % parlent de pauvreté, 12,5 % estiment s’être tués pour avoir été poussés à un mariage forcé.
« Selon l’autopsie psychologique faite, les causes suivantes ont été relevées : pauvreté (32 %), conflits familiaux (26,9 %), mariage forcé (15,8 %), troubles mentaux (5,8 %), maladie incurable (3,9 %) et cause inconnue (15,4 %) », précise l’étude.
Pour certains pratiquants des religions endogènes et importées, des forces maléfiques peuvent être à la base du suicide.
C’est donc un fait social qui émane principalement de la société, des injustices sociales, de la détérioration des relations interpersonnelles et des conflits internes mal résolus. Les auteurs de tentatives de suicide et ceux qui ont failli avoir recours à l’acte le disent clairement. « Parfois, vous semblez immergés par les problèmes et vous pensez que l’idéal, c’est de quitter le monde. La solitude, les problèmes financiers et la douleur de la séparation avaient failli avoir raison de ma force mentale. J’étais à deux doigts de céder. Mais heureusement, j’ai tenu bon », confie Mèdessè Agbodjan.
Le suicide est un fait condamné dans toutes les sociétés africaines. Dans l’inconscient collectif, le décès d’un être humain ne doit être provoqué par lui-même.
« Le suicide est perçu comme une malédiction, un péché…D’ailleurs, le corps d’une personne suicidée n’est pas accepté pour les derniers rites dans certaines religions », explique la sociologue Karen Ganyé. « Dans les religions endogènes, dans certains milieux, souligne-t-elle, une consultation divinatoire est faite pour que l’âme du défunt explique les raisons pour lesquelles il s’est suicidé ». Une manière de l’interpeller sur la gravité de son acte.
Après avoir énuméré les six personnages de la Bible qui se sont suicidés ainsi que ceux qui ont failli passer à cet acte, Dr Fifamè Fidèle Houssou Gandonou, pasteure de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, conclut : « Dieu est le maître de la vie, et il n’appartient à personne de la supprimer ».  Elle martèle que « mettre fin à sa vie n’est pas chrétien. C’est non seulement une fuite de responsabilité mais aussi une insulte à Dieu ».
Signes avant-coureurs
Sauf dans de rares cas, le suicide est précédé de certains faits qui doivent attirer l’attention de l’entourage. Le psychologue Gilles Aïzan explique : « En général, une personne prédisposée au suicide affiche, consciemment ou inconsciemment, certains signes indicateurs d’un mal-être ». Sans être exhaustif, le spécialiste de la santé mentale cite : le ralentissement de l’élan vital, le pessimisme dans le discours, les signes de dépression clinique, la baisse d’interactivité avec l’environnement, la tristesse et le désespoir, un désintérêt à l’égard des activités jusqu’alors appréciées ou à l’égard de ce qui l’entoure et des changements physiques comme un manque d’énergie, différents troubles du sommeil, des variations de poids ou des troubles de l’appétit. Il évoque également la perte de l’estime de soi, les pensées négatives sur sa propre valeur, la référence à la mort ou au suicide oralement ou par écrit et le rangement des affaires personnelles comme le don de ses biens ou un intérêt soudain à l’égard de son testament ou de son assurance-vie. «Bien que de nombreuses personnes suicidaires puissent paraître abattues, d’autres dissimulent leurs problèmes sous une énergie débordante. L’agitation, l’hyperactivité et la nervosité peuvent également signaler l’existence d’un problème sous-jacent», nuance Gilles Aïzan.
La réduction du taux de suicide dépend surtout de l’attention que les uns et les autres se portent réciproquement. « Les gens se suicident quand ils sont dans une situation où ils n’ont pas une oreille attentive »,
affirme Dr Karen Ganyé, sociologue. « Il faut veiller les uns sur les autres. Il faut que l’intégration sociale soit plus complète », poursuit-elle. Elle invite donc à l’altruisme. Le psychologue ne dit pas le contraire. Il renchérit :
« Le rôle de l’entourage est d’abord de porter attention à toute personne en situation de mal-être émotionnel et/ou physique ».
L’entourage n’est pas le seul concerné pour anticiper sur l’acte de suicide. Il s’impose de relativiser la douleur et de disposer d’un référent spirituel, d’un confident et autres pour se confier dans les moments pénibles. « Qu’elle soit physique ou psychique, la souffrance n’est jamais plaisante, et il est naturel de vouloir l’éviter ou l’atténuer », admet la révérende Fifamè Fidèle Houssou Gandonou.
« Toutefois, il faut juste apprendre à la supporter et même s’il n’y a aucune solution objective, s’en remettre à son créateur en lui demandant d’intervenir d’une manière ou d’une autre », propose la pasteure.
« Ayons le réflexe de référer aux psychologues pour une prise en charge efficace toute personne ayant des «idées noires» ou connaissant la dépression. Cela contribuera énormément à la prévention et à la réduction des actes de suicide », recommande, pour sa part, Prince A. Hounnou, psychologue des hôpitaux et psychothérapeute.
Société 28 oct. 2021


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