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Nouvelles

Cybersécurité et confiance numérique : la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat approuvée
Fidèle à sa volonté d'assurer l’essor de l’économie numérique au Bénin, le gouvernement a adopté hier, mercredi 27 octobre, en Conseil des ministres, la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat. Cette nouvelle orientation va favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. Engagé pour la sécurisation du cyberespace béninois en vue d'assurer l’essor de l’économie numérique, le gouvernement béninois a approuvé la politique de sécurité des systèmes d’information. L’adoption de ces nouvelles règles vise à promouvoir les bonnes pratiques de sécurité au sein des entités de l’Etat, harmoniser la protection des infrastructures des systèmes d’information à l’échelle de l’Etat et définir le cadre relationnel entre l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et les entités de l’Etat. Ce faisant, le gouvernement du président Patrice Talon entend favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. « Cette politique apparaît comme le support de base pour la mise en œuvre des mesures techniques, organisationnelles et physiques par les structures de l’Etat afin de protéger leurs systèmes d’information respectifs», précise le compte-rendu du Conseil des ministres. A travers cette politique qui intervient après l’adoption par le Conseil des ministres, en sa séance du 6 mai 2020, de la stratégie nationale de sécurité numérique et son plan d’action 2020-2021, le gouvernement entend créer un cyberespace sécurisé pour une économie numérique attrayante. « Cela suppose le respect des règles définies par la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat pour favoriser la confiance des utilisateurs dans les usages qu’ils font de ces systèmes », explique le compte-rendu du Conseil. Faut-il le souligner, dès l’approbation de cette politique, les entités concernées disposent d’un délai d’un an pour définir un plan d’action destiné à l'application de ses règles dans le but d’atteindre la conformité totale au bout de trois ans. Signalons que le Bénin a enregistré des avancées notables en matière de cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité au cours des quatre dernières années en progressant de 92 places dans le classement de l’indice global de cybersécurité. Actualités 28 oct. 2021


Nouveau directeur général adjoint de la douane : Dr Boubacar Camara, un talent déniché
Celui qui est nouvellement nommé directeur général adjoint de la Douane béninoise a déjà fait ses preuves ailleurs sur le continent. Boubacar Camara, c’est un parcours académique fourni, des expériences accomplies et une intégrité avérée.
Il soutenait avec assurance qu’il a « le talent de se faire entourer de talents ». Et ce n’est pas faux. Patrice Talon le démontre chaque jour depuis son accession à la magistrature suprême. Le dernier acte en date, c’est la nomination de Boubacar Camara au poste de directeur général adjoint de la Douane lors du Conseil des ministres de ce mercredi 27 octobre. Avec son curriculum vitae fourni à 63 ans, il est l’une des compétences les plus sollicitées dans le giron de la douane mondiale. Des preuves de sa compétence et de son intégrité morale, il en a donné dans diverses positions professionnelles.
Son passage à la tête de la Douane sénégalaise entre mai 2000 et mars 2004 reste mémorable. Tant il a élaboré et opéré des réformes modernisant l’institution douanière et faisant d’elle l’une des meilleures du continent.
C’est donc légitimement qu’en 2008, l’inspecteur général d’Etat Boubacar Camara a nourri l’ambition de tutoyer le sommet du système douanier international en étant candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation mondiale des Douanes. Une expérience de plus qui renforce son palmarès.
La mise en place de son cabinet de consultation en 2008 lui donne désormais la latitude de mettre ses compétences au service de tous les pays africains et au-delà, dans le domaine du renforcement des capacités douanières.
Président du Conseil d’administration de la Compagnie aérienne
Senegal Airlines, secrétaire général du ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie du Sénégal, avocat à la Cour d'appel de Paris, président du Groupe de travail '' Procédures administratives, application des textes, Bonne gouvernance, Lutte contre la corruption et Contrats publics du Conseil présidentiel sur l’Investissement'' au
Sénégal… La liste des fonctions occupées par Boubacar Camara est longue. Il continue d’ailleurs d’exercer certaines de ces fonctions.
Cette notoriété et ces compétences, celui qui sera désormais le premier collaborateur du non moins rigoureux et compétent Alain Hinkati les doit aussi aux multiples parchemins qu’il a accumulés tout au long des années. Docteur en droit, il a soutenu sa thèse en 2005 sur le thème ‘' Contentieux douanier au Sénégal. La place du juge dans le
traitement des infractions douanières ''. Le nouveau directeur général adjoint de la Douane est également titulaire d’un diplôme d'Etudes approfondies spécialisées (Deas) Droit public, d’un Brevet d’inspecteur des Douanes, d’un Diplôme d'Etudes approfondies générales (Deag) Droit public, etc. Une mine d’expériences dénichée par le Bénin pour moderniser sa douane, sécuriser les ressources et mieux servir les opérateurs économiques.
Actualités 28 oct. 2021


Conseil des ministres : des bourses pour une formation en administration hospitalière
Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 27 octobre 2021, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République.
Les décisions ci-après ont été prises :
I-Mesures normatives.
Approbation des règles de politique de sécurité des systèmes d'information de l'Etat.
Avec l'adoption, par le Conseil des ministres, en sa séance du 6 mai 2020, de la stratégie nationale de sécurité numérique et de son plan d'action 2020- 2022, le gouvernement entend créer un cyberespace sécurisé pour une économie numérique attrayante. Cela suppose le respect des règles définies par la Politique de sécurité des systèmes d'information de l'Etat pour favoriser la confiance des utilisateurs dans les usages qu'ils font de ces systèmes.
Aussi, cette politique apparaît-elle comme le support de base pour la mise en œuvre des mesures techniques, organisationnelles et physiques, par les structures de l'Etat, afin de protéger leurs systèmes d'information respectifs.
Somme toute, la Politique de sécurité des systèmes d'information vise à:
- contribuer à la promotion des bonnes pratiques de sécurité au sein des entités de l'Etat ;
- harmoniser la protection des infrastructures des systèmes d'information à l'échelle de l'Etat ;
- définir le cadre relationnel entre l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information et les entités de l'Etat ;
- contribuer à l'essor de l'économie numérique au Bénin en favorisant la consommation des services et produits de confiance numérique.
C'est pourquoi, dès l'approbation des règles régissant cette politique, les entités concernées disposeront d'un délai d'un an pour définir un plan d'action destiné à leur application dans le but d'atteindre la conformité totale au bout de trois ans.
Par ailleurs, ont été adoptés les décrets portant :
- attributions, organisation et fonctionnement des ministères de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, de l'Industrie et du Commerce, de l'Eau et des Mines puis des Sports ;
- nomination des membres des Conseils d'administration des Agences territoriales de développement agricole ;
- augmentation du capital social de la société béninoise d'infrastructures numériques (Sbin) S.A. par apport en nature.
II- Communications.
II-1. Approbation de la Stratégie nationale de développement du sous-secteur des semences végétales (2022-2026).
L'état des lieux de ce sous-secteur renseigne que de nombreux défis doivent être relevés pour permettre d'obtenir de meilleurs rendements agricoles.
Il s'agira, entre autres, d'accroître les superficies emblavées concernant les principales cultures de base, d'améliorer leur productivité en favorisant aux exploitants agricoles l'accès aux semences de variétés améliorées, pour porter le taux de couverture de 20 à 50 % d'ici à 2026.
C'est donc pour faire jouer au sous-secteur son rôle de levier de l'accélération de la transformation de l'agriculture béninoise que la présente stratégie nationale est adoptée.
Le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche veillera à son application efficiente aux fins de parvenir aux résultats escomptés.
II-2. Mise en concession des sites abritant les usines de production de jus d'orange de Zakpota, de jus d'ananas d'Allada et de purée de tomate de Kpomassè.
Pour rappel, les unités de transformation de produits agricoles installées en 2015 n'ont jamais été mises en service. Le Conseil des ministres avait décidé en octobre 2016, de procéder à leur cession, mais l'appel d'offres s'était avéré infructueux, les montants proposés par les soumissionnaires étant largement en-deçà des prix d'acquisition et d'installation.
Aussi, afin de sauvegarder les investissements, le Conseil du 29 juillet 2020 avait-il autorisé la reprise du processus de cession desdites unités de transformation.
Au terme des travaux du comité technique de dépouillement et d'évaluation des offres, seules les unités de transformation de tomates à Kpomassè, d'ananas à Allada et d'orange à Zakpota ont été retenues.
Ainsi, celles-ci feront l'objet d'un contrat de concession avec les sociétés Caj Engineering Sarl et Orana Sa, qui paieront des redevances annuelles à l'Etat, conformément aux textes en vigueur.
Lesdites sociétés se sont engagées pour des investissements conséquents destinés à la relance des unités concernées, dans des délais déterminés. Il est à préciser que, si aucun investissement n'est effectué dans les six mois qui suivent la signature ou si la mise en exploitation n'est pas effective dans les dix-huit mois, l'Etat pourra leur retirer la concession.
Les ministres chargés du dossier sont instruits de procéder diligemment à l'accomplissement des formalités y relatives.
II-3. Autorisation de sélection de vingt boursiers pour une formation en administration hospitalière au profit des aspirants à la fonction de médecin-directeur d'hôpital.
Au regard des faiblesses observées dans la gouvernance des formations sanitaires publiques en général et des hôpitaux en particulier, le gouvernement a fait l'option de professionnaliser la fonction de médecin- directeur d'hôpital. Ceci exige la disponibilité de ressources humaines qualifiées.
C'est pourquoi, le Conseil a marqué son accord pour la sélection de vingt médecins généralistes, candidats à la formation de master en administration hospitalière. Celle-ci se déroulera alternativement en France et au Bénin, et sera assurée par l'Ecole de Hautes Etudes en Santé publique de Rennes en partenariat avec l'Institut régional de Santé publique de Ouidah.
II-4. Mise en concession du site abritant la Société des Industries textiles du Bénin (Sitex) S.a. pour la reprise de l'exploitation.
Confrontée à la vétusté de ses équipements, la Sitex S.a. connaît d'énormes difficultés de production qui, depuis 2003, impactent négativement autant ses activités que la qualité de ses produits.
Afin de la réhabiliter et relancer l'activité industrielle dans la ville de Lokossa, le gouvernement a conclu un accord avec la Société Dongaco S.a. qui a soumis une offre de reprise.
Aux termes dudit accord, cette société va notamment :
- conserver le nom commercial, la marque Sitex, en continuant à assurer la présence de cette entité pionnière dans la transformation du coton fibre sur le marché national, régional et international ainsi que la filature industrielle et l'impression de marques prisées ;
- maintenir les emplois existants, en créer de nouveaux et générer de la valeur ajoutée pour l'économie béninoise en investissant durablement dans l'industrie de transformation ;
- racheter l'ensemble des stocks, matières premières, consommables, encours et produits finis correspondant à des demandes en instance.
Ce faisant, la pérennité de l'activité de transformation du coton béninois sera assurée avec l'acquisition, par la nouvelle société, d'équipements modernes. Le repreneur disposera d'un délai de 18 mois pour faire les investissements nécessaires et mettre en exploitation l'usine à son plein potentiel.
Pour ce faire, le Conseil a autorisé la formalisation de l'accord pour la mise en exploitation de l'outil industriel, moyennant une redevance annuelle à verser à l'Etat, conformément aux textes en vigueur.
III-Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé l'organisation, le 2 novembre 2021, en mode virtuel, du dialogue public-privé sur le financement des micro, petites et moyennes entreprises du secteur informel de la zone Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
IV- Mesures individuelles.
Sur proposition des ministres respectifs, les nominations ci-après ont été prononcées :
- Au ministère de l'Economie et des Finances Directeur général adjoint des Douanes
Monsieur Boubacar Camara
- Au ministère de la Justice et de la Législation
Après avis du Conseil supérieur de la Magistrature
Membre de la Commission de l'Instruction de la Cour de Répression des Infractions économiques et du Terrorisme
Monsieur Vitondji Lionel Armand Dossou Nouatin
- Au ministère de la Santé 
Directeur départemental de la Santé du Zou 
Monsieur Winnoc Goudjo
Directeur de l'Agence nationale des Soins de Santé primaires
Monsieur Mètoyigbéna Blaise Guézo-Mevo
- Au ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts 
Inspecteur général du ministère
Madame Marie-Reine Nicole Sèssiédé Kpodohoun épouse Gbaguidi
Directeur des Systèmes d'information 
Monsieur Charly Oswald M. Agossou
Fait à Cotonou, le 27 octobre 2021,
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 28 oct. 2021


Criet : Alexandre Hountondji, Joseph Tamègnon et consorts libérés 
  La Chambre des Libertés et de la Détention de la Cour de répression des infractions économiques et du Terrorisme (Criet) a mis en liberté provisoire ce mercredi, l’ancien ministre Alexandre Hountondji, l’ex-directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Joseph Tamègnon et les sieurs Ibrahim Tchassenti, Jean Bosco de Souza et Émile Koudjo incarcérés, le 8 avril dernier, dans le cadre des violences ayant émaillé dans certaines localités du Bénin la présidentielle du 11 avril dernier.
Le mandat de dépôt des cinq prévenus a été levé. Ils sont libres depuis ce mercredi de leurs mouvements. Mais ils sont placés sous contrôle judiciaire et restent toujours poursuivis pour des infractions présumées de participation à des faits d’actes de terrorisme.
Les mis en cause étaient à nouveau devant la Criet, lundi 25 octobre dernier. Ils ont été fixés sur leur sort par la cour qui a entériné les réquisitions du ministère public lors de la première audience du 9 août dernier. La cour s’est déclarée incompétente et a renvoyé le dossier en instruction préparatoire. Comme l’a d’ailleurs requis le premier substitut du procureur spécial de la Criet, Reggans Hounguè. Selon ce dernier, les faits reprochés aux mis en cause sont de nature criminelle et non délictuelle. La cour a donné raison au parquet spécial de la Criet et a également rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par  les accusés. C’est donc la décision de rejet de la demande de mise en liberté provisoire de la cour de céans qui a été attaquée devant la chambre des  Libertés et de la Détention de la Criet présidée par la magistrate Edibayo Dassoundo.  Celle-ci a infirmé ce mercredi le mandat de dépôt maintenu, lundi 25 octobre dernier, contre les intéressés par la cour de céans. Alexandre Hountondji et autres quittent donc la prison et retrouvent leurs familles.
Libres mais toujours poursuivis 
Au cours de l’audience du lundi 9 août dernier, l’ancien ministre et consorts ont clamé, tout au long du procès, leur innocence par rapport aux faits mis à leur charge. Ils se disent étrangers aux infractions qui leur sont reprochées, c’est-à-dire s’être mis en intelligence avec le sieur Elie Djénontin également incarcéré, pour commettre des actes de violence et de terrorisme lors des manifestations violentes qui se sont déroulées du 6 au 7 avril dernier dans le cadre d’un mouvement dit : « Cinq ans c’est cinq ans » pour aller contre toute prorogation du mandat présidentiel.  Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon avaient plaidé non coupables. Ils disent ne connaître ni d’Adam ni d’Eve Elie Djénontin. Toutefois, l’ancien ministre chargé des Relations avec les Institutions, sous le régime  de Boni Yayi, reconnait être membre du Groupe national de contact (Gnc), lequel a organisé à Cotonou un colloque sur les 31 ans d’anniversaire de la Conférence des forces vives de février 1990. A cette occasion, dit-il, il a été présenté une communication au cours de laquelle il a été dit « cinq ans c’est cinq ans ». Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’animation de la vie politique nationale qu’il mène depuis 50 ans, avait martelé Alexandre Hountondji. Les actions ne sont pas sorties de ce cadre, insiste-t-il, avant de mettre au défi quiconque lui prouverait le contraire et le confondrait de ce qu’il a posé un acte de terrorisme à la veille de l’élection présidentielle d’avril dernier. «Je ne me suis jamais battu avec quelqu’un dans ma vie pour être traité de terroriste », se défend aussi Joseph Tamègnon pour tenter de se disculper.
Mais déjà, cette remise en liberté provisoire est une bonne nouvelle pour les cinq mis en cause qui peuvent désormais comparaitre libres devant la commission d’instruction de la Criet dans le cadre de la poursuite de la procédure les concernant.
Actualités 28 oct. 2021


Restitution de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey : le parcours à Paris retracé   
La Semaine culturelle béninoise organisée en prélude à la restitution de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey a été l’occasion pour le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, de présenter les différentes étapes de la dynamique en cours.
Le ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, a saisi de la Semaine culturelle béninoise à Paris pour passer en revue le parcours ayant conduit à la restitution de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey. Face au président Emmanuel Macron et à son auditoire, ce mercredi 27 octobre, au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, il s’est dit fier tout comme le peuple béninois de l’aboutissement du processus de restitution des œuvres. « Le Bénin est heureux de marquer l’histoire aux côtés de la France qui a bien voulu faire droit à sa demande de restitution signée le 26 août 2016 à Cotonou», a déclaré Aurélien Agbénonci. Il précise que le 26 août 2016, sur instruction du président Patrice Talon, le Bénin avait adressé au gouvernement français une demande officielle de restitution des biens culturels, qui a essuyé une fin de non-recevoir. « Nul ne pouvait prédire l’aboutissement heureux de cette démarche, tant les obstacles étaient nombreux, comme l’attestait la fin de non-recevoir qui a été opposée à cette demande par le gouvernement français en décembre 2016 », explique l’émissaire de Patrice Talon.
L’élection de Macron, le déclic
Il aura fallu l’élection du président Emmanuel Macron et une persévérance de la partie béninoise pour voir bouger les lignes, notamment avec le discours prononcé à l’Université Ki-Zerbo de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, par le chef d’Etat français, suivi de la mise sur pied par ses soins, d’une mission de réflexion sur la restitution du patrimoine africain, conduite par Felwine  culturel Sarr et Bénédicte Savoy. Sur la base du rapport transmis par les experts le 23 novembre 2018, la décision historique de la restitution aux autorités béninoises des 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey conservées au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, a été prise. Depuis lors, les diligences nécessaires à la restitution effective de ces biens par la France et à leur accueil dans de bonnes conditions au Bénin sont accomplies de part et d’autres.
Les prochaines étapes
L’une des prochaines étapes sera la signature relative au transfert de propriété des 26 œuvres en présence des présidents Patrice Talon et Emmanuel Macron, avant le départ des œuvres pour le Bénin. Il s’agira également de l’élaboration par les autorités compétentes des deux pays de répertoire leur permettant d’assurer l’identification, la description, la provenance et l’histoire de l’ensemble des pièces et objets culturels d’origine béninoise, conservés au sein des institutions muséales françaises. La circulation des œuvres culturelles entre les deux pays sous la forme de prêt et d’exposition conjointe figure également dans cet agenda.
Mais en prélude à cette phase ultime du retour des 26 œuvres, qui est imminente, le gouvernement béninois a investi depuis 2016, plus d’un milliard d’euros pour la rénovation et la construction d’infrastructures muséales, culturelles et touristiques, répondant aux normes et standards internationaux. Selon le président Patrice Talon dans un discours prononcé au siège de l’Unesco, le 1er juin 2018, «la restitution, le prêt et la circulation des biens culturels sont désormais pour le Bénin, un facteur de lutte contre la pauvreté, un facteur de création d’emplois et de richesse, un outil de développement socio-économique ». Au titre donc des investissements conséquents en vue de cette restitution, le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci a relevé la rénovation du Fort Portugais de Ouidah qui accueillera en exposition temporaire, les 26 œuvres restituées dès leur retour au Bénin. Aussi, quatre chantiers de construction de nouveaux musées sont lancés à savoir, le musée international de la mémoire et de l’esclavage à Ouidah, celui de l’épopée des amazones et des rois du Dahomey, destination finale des 26 œuvres restituées, le musée du Vaudou à Porto-Novo et le musée des arts contemporains à Cotonou. Parallèlement, d’importants investissements sont consentis pour le renforcement des capacités des professionnels du patrimoine au Bénin afin de garantir la bonne conservation des œuvres restituées et au-delà, de l’ensemble du patrimoine culturel béninois qui fait actuellement l’objet d’un inventaire intégral. Le Bénin s’est également doté le 14 octobre dernier d’une nouvelle loi portant protection du patrimoine culturel qui actualise et enrichit le cadre juridique de protection et de valorisation des biens culturels sur toute l’étendue du territoire national. Aussi, un décret sera pris pour intégrer immédiatement les œuvres restituées dans le patrimoine national. « Au total, par son approche cohérente et pragmatique, le Bénin a laissé peu de doute sur les fondements et les objectifs de sa demande de restitution. Loin de s’inscrire dans une logique revendicatrice frontale, le Bénin a plutôt fait de la restitution des œuvres culturelles, un enjeu de développement mais aussi de renforcement de son partenariat culturel avec la France », fait observer Aurélien Agbénonci.
Actualités 28 oct. 2021


Prise en charge gratuite des victimes d’accidents de la circulation : le FGA-BENIN, le soutien qu’il vous fallait
Aujourd’hui, la vision du Fga-Bénin est d’impacter positive-ment les populations en jouant pleinement le rôle à lui assigné par l’Etat à travers la prise en charge rapide et efficiente des victimes éligibles à son régime sur toute l’étendue du territoire national. Le Fga-Bénin a décidé de s’ouvrir aux populations pour lesquelles il travaille afin de mieux les servir. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs séances de sensibilisation ont été organisées sur toute l’étendue du territoire national à l’endroit des acteurs de différentes catégories socio-professionnelles intervenant dans la prise en charge des accidentés de la route (Police républicaine, Justice, Transports, Santé). Cette opération a permis à plus d’un de découvrir un tant soit peu l’institution. Pour jouer pleinement son rôle et impacter la majorité des victimes, le Fga-Bénin a fait l’option de nouer progressivement des partenariats avec des formations sanitaires et pharmacies dans tous les départements du pays. Depuis quelques années, le Fga-Bénin a mis en place deux bureaux de déclaration de sinistre : un bureau au Cnhu-Hkm de Cotonou et l’autre au Chd Zou/Collines à Abomey. Ces bureaux facilitent la prise en charge rapide et gratuite des victimes éligibles à son régime d’indemnisation. A travers lesdits bureaux, les victimes des véhicules assurés admises dans ces hôpitaux bénéficient également de prise en charge pour les premiers soins, grâce à un accord signé entre le Fga-Bénin et les entreprises d’assurance opérant dans la branche automobile. Dans la même dynamique, des partenariats sont noués avec d’autres formations sanitaires et pharmacies telles que l’hôpital de zone de Mènontin, le Centre de santé à vocation humanitaire Saint Luc de Cotonou, le Chud Ouémé/Plateau, le Chd Zou/Collines, le Chd Mono/Couffo, le Chud Borgou/Alibori, l’hôpital de zone de Tanguiéta, l’hôpital de zone d’Allada-Toffo-Zè, le Centre de santé humanitaire 'Les Merveilles", les pharmacies Camp-Guézo, Sainte Famille, La Madone, Togoudo, Saint Luc de Djimè à Abomey, Midokpo à Bohicon ainsi que la pharmacie du Cnhu-Hkm. Comment obtenir un bulletin de prise en charge au niveau des formations sanitaires partenaires du Fga-Bénin? Une fiche de déclaration de sinistre est remise aux parents de la victime par le bureau de déclaration installé dans l’hôpital ou le point focal de l’hôpital qui a la garde des fiches. L’unité de police ayant procédé au constat de l’accident remplit et signe la fiche. La fiche remplie et signée, accompagnée de la fiche de constat d’accident ou du message-porté, sont retournées au bureau de déclaration ou au service de l’hôpital ayant remis ladite fiche. Les pièces sont transmises à la Direction générale du Fga-Bénin, pour délivrance d’un bulletin de prise en charge. Si la prise en charge médicale constitue le 1er volet de la mission du Fga-Bénin, le second volet concerne l’indemnisation qui intervient après la consolidation des lésions subies par la victime, mais aussi lorsque la victime décède à la suite du sinistre. Société 27 oct. 2021


Tribunal de Commerce de Cotonou Des mesures novatrices liées à la digitalisation
Le Tribunal de Commerce de Cotonou s’est engagé dans la digitalisation des procédures. L’ordonnance en date du 20 octobre 2021 définit de nouvelles dispositions à prendre via la plateforme.
Dans la maison Justice, la digitalisation s’impose dans les procédures. Les usagers du Tribunal de Commerce de Cotonou (Tcc) sont invités à en tenir compte avec les mesures relatives à l’enrôlement en ligne indiquées par l’ordonnance du 20 octobre 2021, signée du président du Tcc, William Kodjoh-Kpakpassou. L’enrôlement en ligne sur la plateforme Digit-Tcc concerne les actes suivants : assignation ;
avenir d’audience ; requête introductive d’instance ; formulaire normalisé en matière de petites créances ; cahier des charges de la saisie immobilière.
« En raison du volume de certaines pièces ou documents, il peut être annexé seulement un extrait à l’acte introductif d’instance à l’occasion de l’enrôlement en ligne ; la pièce ou le document entier, préalablement communiqué au défenseur avec l’acte introductif d’instance, sera déposé au dossier judiciaire à l’audience ou déposé au greffe selon les cas », précise l’ordonnance.
En effet, depuis le 8 mars 2021, les acteurs du monde des affaires n’ont plus besoin de se déplacer au Greffe du Tcc pour faire enrôler un dossier d’assignation, de requête, de cahier des charges auprès de la juridiction. Aux fonctionnalités du site www.tribunalcommercecotonou.bj, a été adossée une plateforme qui offre la possibilité aux huissiers et aux avocats de faire les procédures en ligne. Elle permet même la production automatisée des rôles d’audience; le suivi des dossiers par les justiciables par Sms. Les nouvelles directives portées par l’ordonnance du 20 octobre 2021 concernent aussi les avocats.
« Les avocats constitués dans les procédures judiciaires, de quelque nature que ce soit, peuvent obtenir, avant la première audience, la communication électronique des actes introductifs d’instances, pièces et tous autres actes des dossiers judiciaires, en faisant parvenir leur constitution au greffier en chef du tribunal. Ce faisant, ils seront immédiatement liés au dossier créé électroniquement par le demandeur », précise, entre autres, le président William Kodjoh-Kpakpassou.
C’est un pas de plus pour la simplification des procédures et la réduction des délais.
Actualités 27 oct. 2021


Bonne gestion des 26 trésors royaux : 60 médiateurs culturels formés à Abomey, Ouidah et Porto-Novo   
Une première vague de formations au profit de 60 médiateurs culturels initiée par le gouvernement dans le cadre de la préparation des ressources humaines en prélude à la restitution des biens culturels par la France s’est achevée, vendredi 22 octobre dernier. La cérémonie officielle de clôture a eu lieu à l’Ecole du patrimoine africain (Epa) à Porto-Novo.
Le Bénin met actuellement les petits plats dans les grands pour bien accueillir et gérer ses biens culturels en instance de restitution par la France. C’est dans cette optique que le gouvernement a organisé une première vague de formations en faveur des médiateurs culturels. Ils sont au total 60 professionnels béninois en médiation culturelle à avoir renforcé leurs capacités du 13 septembre au 22 octobre dernier, à Abomey, Ouidah et Porto-Novo, à raison de 20 spécialistes par site. La formation a été assurée avec l’appui financier de la France à travers le Fonds de solidarité pour les projets innovants (Fspi) et l’Ecole du patrimoine africain (Epa).
Le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture, Eric Totah, clôturant officiellement les travaux, a dit toute la satisfaction du ministère pour cette session de formation. Car, cela permettra de disposer d’un vivier de professionnels capables de prendre en charge la médiation culturelle sur les différents sites patrimoniaux. «Le gouvernement voudrait désormais compter sur vous (participants, ndlr). Vous avez été choisis parmi tant d’autres pour bénéficier de cette formation qui ne fait que commencer. Tâchez donc de jouer votre partition en conjuguant professionnalisme, rigueur et disponibilité »,  a indiqué le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture. Le représentant du ministre a remercié l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy, pour son dynamisme et la qualité de son leadership qui a permis le financement rapide de cette formation.
Il rappelle que la culture et le tourisme constituent un levier majeur du développement du Bénin auquel le gouvernement accorde une grande priorité. C’est dans ce cadre, précise-t-il, que le président Patrice Talon a lancé une vaste campagne d’identification et de mise en valeur du patrimoine culturel national. Cette vision a conduit à la formulation en août 2016, de la demande de restitution des biens culturels béninois se retrouvant illicitement sur le sol français. Il loue l’accueil favorable réservé à la demande par le président français Emmanuel Macron en permettant la restitution en cours de 26 œuvres du trésor royal de Béhanzin. Ce processus s’accompagne du projet d’aménagement d’importantes infrastructures muséales et patrimoniales avec le soutien de la France, informe le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture.
Le dynamisme du directeur de l’Epa, Franck Ogou, a été aussi salué par les uns et les autres. Surtout pour le rôle important que ce dernier a joué dans la mise en œuvre de ce programme. Toutes choses qui viennent rehausser la notoriété, la richesse et la qualité des programmes de cette école de référence au Bénin.
Actualités 27 oct. 2021


Autorisation de l’avortement  : Vlavonou révèle des pressions
Le président de l’Assemblée nationale n’est pas resté indifférent aux réactions suscitées par le vote de la loi modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. A l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire de l'année 2021, Louis Vlavonou a dévoilé des pressions reçues et appelle à la réconciliation.  Lire ci-dessous sa déclaration à ce sujet.

Extrait de la déclaration

« En ce qui concerne les lois réorganisant la famille béninoise, la vitalité de notre démocratie au sein de notre temple qu’est l’Hémicycle a failli le diviser. La virulence des débats au cours du vote de la loi n° 2021-13 votée le 20 octobre 2021 modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction a fait trembler l’Hémicycle et la bipolarisation qui s’observait a failli mettre à mal son unité.  
Le plus dur était une vidéo dans laquelle un Imam disait que nous irions en enfer si nous votions cette loi … sans oublier la déclaration de l’Association des femmes catholiques qui nous a envoyé ce message : « Le sang de ces âmes innocentes qui seront assassinées criera vengeance... »
L'hémicycle a souffert des passions déchaînées entre pro et contre. Mais nous avons su puiser dans notre génie créateur et notre expérience pour ramener le consensus après une suspension inspirée afin de respecter l'engagement pris par nos partis politiques respectifs à accompagner le chef de l'Etat dans ses réformes. Ce n'était pas gagné d'avance au regard de la sensibilisation qui avait eu lieu auparavant sur les réseaux ou par ailleurs. Le plus dur était une vidéo dans laquelle un Imam disait que nous irions en enfer si nous votions cette loi … sans oublier la déclaration de l’Association des femmes catholiques qui nous a envoyé ce message : « Le sang de ces âmes innocentes qui seront assassinées criera vengeance... » sur les députés de la 8è Législature. Face à ces propos, comment respecter la parole donnée ? Sommes-nous en présence de cas de force majeure ? Contrainte morale ? Exercice de la liberté ? Choix entre la légalité et la loyauté ? Bref, l’heure n’est pas aux réponses, passons ! Maintenant, place à la réconciliation. Pour que le désir de réconciliation soit plus fort que tout ce qui en nous la refuse, il faut que la réconciliation soit un gain, non pas en tant qu'elle restaurerait le passé, mais en tant qu'elle le réparerait en lui ouvrant un avenir. Nous sommes limités de toutes parts, en nous et autour de nous. Ces limites qui nous font avoir peur des autres et les rejeter peuvent nous faire sombrer dans la haine, le désespoir et les divers replis sécuritaires et solitaires.
Nous sommes limités de toutes parts, en nous et autour de nous.
Voir l'autre comme autre et non comme une extension de nous-même ou comme un ennemi n'est pas spontané. Il faut l'apprendre et le réapprendre sans cesse jusqu'au point où, si nous y arrivons un jour, il ne sera plus éprouvé comme celui qui empêche ma vie. Pour nous réconcilier, il nous faut croire que ce qui nous lie est plus fort que ce qui nous sépare. Ce qui nous lie n'est pas derrière nous, mais en avant de nous. La réconciliation passe donc par le pardon et le dépasse… elle est acceptation des blessures. Elle est un processus, un changement de regard sur l'autre et dans sa propre identité, un passage par une mort… non pas comme une résignation à une condition humaine, mais comme un appel à ne pas s'arrêter. C'est pourquoi, elle n'est pas un moment du temps, mais une façon de vivre.
Actualités 26 oct. 2021


Cop 26 : Les négociateurs sous pressions
L'Organisation météorologique mondiale a dévoilé le 25 octobre 2021 un rapport catastrophique concernant le réchauffement climatique. C’est un message fort pour la Cop 26 qui s’ouvre dans quelques jours. La Cop 26 sera confrontée à la réalité des bouleversements climatiques. Les négociateurs devront en tenir compte avec l’avalanche de rapports qui dévoilent des signaux rouges. C’est le cas de celui publié ce lundi 25 octobre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Une fois encore, la quantité de gaz à effet de serre qui piège la chaleur dans l’atmosphère a atteint un sommet l’an dernier et le taux d’augmentation annuel a dépassé la moyenne de la période 2011-2020. La tendance s’est poursuivie en 2021. En effet, le forçage radiatif causé par les gaz à effet de serre persistants, qui réchauffe le système climatique, s’est accru de 47% entre 1990 et 2020. Le CO2 y a contribué à hauteur de 80% environ. La concentration de dioxyde de carbone (CO2), le plus important gaz à effet de serre, s’est établie à 149% du niveau préindustriel. Le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) se situaient respectivement à 262% et à 123% des niveaux de 1750, quand les activités humaines ont commencé à perturber l’équilibre naturel de la Terre. « Le Bulletin sur les gaz à effet de serre adresse un message scientifique fort aux négociateurs de la Cop 26 sur le climat », a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La quantité de CO2 dans l’atmosphère a franchi la barre de 400 parties par million en 2015. À peine cinq ans plus tard, nous dépassions 410 ppm. Il ne s’agit pas juste d’une formule chimique et de chiffres sur un graphique. Cela a des répercussions massives sur notre vie quotidienne et notre bien-être, sur l’état de la planète et sur l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Environnement 26 oct. 2021


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