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Nouvelles

Gaz à effet de serre : nouveau record inquiétant
Selon l'Organisation météorologique mondiale, l'abondance des gaz à effet de serre, qui piègent la chaleur dans l'atmosphère, a atteint un nouveau record l'an dernier. L'augmentation des concentrations de gaz met en péril les objectifs de température de l'Accord de Paris, à savoir limiter le réchauffement de la planète bien en dessous de 2° C. Cette situation nécessitera des ajustements du calendrier et/ou des modifications de l'ampleur des engagements de réduction des émissions, raison pour laquelle la conférence annuelle internationale des Nations Unies sur le changement climatique (Cop26) est attendue avec impatience. L’Organisation météo-rologique mondiale (Omm), basée à Genève, a constaté, qu’actuellement, le taux annuel d'augmentation est supérieur à la moyenne 2011-2020. Le ralentissement économique lié à la pandémie de Covid-19 n'a pas eu d'impact discernable. Ainsi, tant que les émissions se poursuivront, la température mondiale continuera à augmenter. L’Omm avertit que nous devrons faire face à davantage de phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des chaleurs et des précipitations intenses, la fonte des glaces, l'élévation du niveau de la mer et l'acidification des océans, accompagnés d'impacts socio-économiques de grande ampleur. Même si les émissions de gaz étaient rapidement réduites pour atteindre le niveau zéro, le niveau de température persistera pendant plusieurs décennies. Inquiétudes sur l’absorption des gaz Aujourd’hui, environ la moitié du gaz carbonique (Co2) émis par les activités humaines reste dans l'atmosphère. L'autre moitié est absorbée par les océans et les écosystèmes terrestres. Le rapport de l’Omm s'inquiète du fait que cette capacité d’absorption pourrait devenir moins efficace à l'avenir et ainsi entraînerait une augmentation plus importante de la température. L’étude montre que de 1990 à 2020, l'effet de réchauffement sur notre climat a augmenté de 47 %, le Co2 représentant environ 80 % de cette augmentation. Ces chiffres sont basés sur la surveillance exercée par le réseau de Veille de l'atmosphère globale de l'Omm. Le Secrétaire général de l’Omm, le Professeur Petteri Taalas, a déclaré qu’au rythme actuel d'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre, nous assisterons d'ici la fin du siècle à une hausse des températures bien supérieure aux objectifs de l'Accord de Paris, à savoir 1,5 à 2 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. « Nous sommes loin du compte et nous espérons que la Cop26 verra une augmentation spectaculaire des engagements. », a-t-il fait remarquer. Selon les experts, les engagements doivent être traduits en actions pour avoir un impact sur les gaz à l'origine du changement climatique. Tant les systèmes industriels, énergétiques, les modes de transport, ainsi que l'ensemble de notre mode de vie doivent être revus. D’après le chef de l’Omm, « les changements nécessaires sont économiquement abordables et techniquement possibles. » Les sociétés civiles du monde entier attendent un engagement fort et concret de la part de l’ensemble des Etats pour lutter contre le réchauffement climatique durant la Cop26 qui se tiendra à Glasgow (Royaume-Uni) entre le 31 octobre et le 12 novembre. Il est clair que l’action collective doit absolument être renforcée pour que la barre des 1,5°C ne soit pas dépassée d’ici seulement dix ans. Environnement 26 oct. 2021


Assemblée nationale : la session budgétaire s’ouvre ce mardi
Les députés de la 8e législature démarrent ce mardi 26 octobre, au palais des gouverneurs à Porto-Novo, la seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire. Les députés à l’Assemblée nationale effectuent, ce mardi, leur rentrée au titre de la seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire. Ils renouent avec le chemin de l’hémicycle après trois mois de repos ponctué de trois sessions extraordinaires dont la dernière a été close, jeudi 21 octobre dernier. La session budgétaire qui s’ouvre ce jour est une exigence des articles 87 de la Constitution béninoise et 4 du Règlement intérieur du Parlement. Lesquels prescrivent que : « L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». Ainsi, comme son nom l’indique, cette session sera prioritairement consacrée à l’examen du projet de loi de finances, gestion 2022. Le volumineux document est déjà transmis à l’Assemblée nationale par le président de la République, Patrice Talon, depuis mercredi 29 septembre dernier. Le projet de budget de l’Etat, gestion 2022, s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 2 541,203 milliards F Cfa contre 2985,046 milliards F Cfa pour le budget de l’Etat remanié, gestion 2021 adopté, mardi 19 octobre dernier, par l’Assemblée nationale. Les regards seront désormais tournés vers le Parlement après l’ouverture de la session. Il s’agira pour les députés de décortiquer le dossier dont l’étude pourrait leur prendre, comme de coutume, plusieurs semaines. Seulement, il faut attendre d’ici décembre 2021 pour connaître le sort de ce projet de loi de finances. Sera-t-il adopté ou rejeté ? Mais a priori, ce premier projet de budget de l’Etat pour le compte du second quinquennat du président Patrice Talon devrait passer aussi comme une lettre à la poste, à l’instar des cinq autres de son mandat écoulé. Ils avaient été, chacun, adoptés haut les mains par les députés avec félicitations et encouragements au gouvernement pour la qualité du document budgétaire soumis à leur appréciation. Actualités 26 oct. 2021


Conseils @visés : comment opérer le choix d’un(e) partenaire de vie ?
En amour, il n’y a pas de règles figées et il n’y a pas d’équation toute faite. Cependant, il est important au-delà des papillons dans le ventre, de s’attarder sur des éléments pertinents de choix pour ne pas finir dans un mariage passionnel et déséquilibrant. La consultante en genre et famille, Johanne Fanou nous parle dans ce numéro de quelques critères d’un choix valable. - C’est qui le partenaire de vie ? Le partenaire de vie, c’est celui-là avec qui vous décidez d’avancer ensemble dans votre vie professionnelle, maritale, spirituelle, sociale, relationnelle, financière, etc. C’est celui qui décide d’être cette personne avec qui vous allez vivre aussi bien les bons moments que les mauvais de votre existence. C’est celui qui a compris que sa présence dans votre vie sera une source de bénédiction et qu’il faut qu’il travaille pour cette mission dans votre vie. Le partenaire de vie, c’est celui avec qui on fait tout, on gère tout et on avance. - Quel est son rôle ? Est-il important d’avoir un partenaire de vie? Le partenaire de vie, c’est cette personne, homme ou femme, qui fait le chemin de l’existence avec vous à partir d’un âge donné. C’est cette personne qui est prête à vous pousser quand vous êtes fatigués. A vous écouter quand vous n’avez plus de force et plus personne à qui parler. Celui qui est prêt à porter la lourde charge d’une responsabilité de parents avec vous. C’est également celui ou celle qui vous soutient quand tout le monde vous tourne le dos. C’est cette personne qui vous pousse jour et nuit dans votre vision, vos ambitions ou vos passions. C’est tout simplement la personne que le créateur met à vos côtés pour vous tenir ferme dans sa mission sur cette terre. C’est votre coéquipier, votre ami, votre confident, votre amant, c’est votre tout après Dieu. C’est de cela qu’il s’agit. - Quand, comment et où choisir son ou sa partenaire? Il y a différentes saisons au cours desquelles on peut choisir son partenaire de vie. La jeune fille qui est entre 16 et 30 ans n’est pas dans les mêmes challenges que la grande dame qui a dépassé 30 ans et qui tend vers la quarantaine et celle de la quarantaine à la cinquantaine n’est pas dans les mêmes défis. Alors je dirais que, selon les saisons de notre existence, il y a des méthodes pour s’attirer le bon partenaire. Le plus important, c’est que quelles qu’en soient ces saisons, nous devons tout confier à notre Dieu. Que notre choix réponde à la vision de Dieu pour la famille. Et que notre choix ne soit pas fait au hasard. Nous pouvons choisir notre partenaire à tout moment. Il y a des personnes avec qui on vit plusieurs années et qui n’arrivent pas à vous rendre heureux. Et il suffit qu’on les laisse pour une autre personne et que cette personne passe toute sa vie avec vous sans grand danger et sans problème. Tant que vous n’êtes pas encore en couple avec quelqu’un, vous avez le droit de chercher à avoir un partenaire de vie. Il suffit de ne pas oublier de guérir de vos blessures du passé ou celles liées à vos anciennes relations. Après cela vous pouvez vous rendre disponible pour une autre relation. J’ai l’habitude de dire que l’amour est disponible en tout temps et à tout moment. Il suffit d’être ouvert, d’être disponible et d’être en état d’attente. Et donc le partenaire de vie, on peut l’avoir à tout moment. - Quels sont les critères sur lesquels le choix du ou de la partenaire doit se baser ? Pour choisir son conjoint, je pourrais dire à la date d’aujourd’hui qu’il n’y a pas de critères ou de règles figées. Parce que le taux de divorce s’accroît de jour en jour et cela nous interpelle. Et je nous demande de nous remettre en cause et de voir si toutes ces règles qu’on demande de respecter pendant toutes ces années ont réellement servi à quelque chose. Et pour répondre à votre question, je crois qu’il n’y a pas de règles fixes. De plus, aujourd’hui avec mon travail, je me rends compte que les critères de choix varient d’un foyer à un autre, d’une personne à une autre, d’un passé à un autre, d’un contexte socioculturel à un autre, etc. Il y a plein de facteurs qui interviennent dans le choix du conjoint. Alors, ce que nous pouvons dire, c’est qu’il faut quand même essayer de rester en phase avec ses convictions, sa vision et ses ambitions. Je crois que c’est le plus important. Car nous sommes aujourd’hui à l’ère du mouvement. Les gens ne sont plus dans des idées statiques à attendre que tout vienne à eux. Les gens bougent, changent et avancent. Et donc, il faudrait que nous amenions nos amis à savoir que pour choisir quelqu’un avec qui on veut vivre toute sa vie, il faut que ce choix soit en conformité avec nos convictions religieuses, notre vision, nos ambitions et nos projets de vie. C’est par là que cela doit commencer. Le reste, je crois que ce sont des conseils qu’on nous a toujours donnés. Ne pas aimer un homme qui ne craint pas Dieu, ne pas se mettre en couple pour la forme, ne pas choisir quelqu’un qui ne vous plait pas physiquement, ne pas choisir quelqu’un qui n’a pas les moyens de gérer un foyer. Je pense que tous ces critères sont insignifiants face à ce que j’ai dit plus haut. Il faut forcément que le choix du conjoint se fasse selon la conviction ou la vision des vis-à-vis.   Une rubrique proposée et animée par Lhys DEGLA Société 26 oct. 2021


End Poverty Day 2021 : Les propositions des jeunes pour la résilience post-Covid
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la pauvreté, le Club des jeunes béninois acteurs du changement a organisé, mercredi 20 octobre dernier à Cotonou, une discussion sur la réponse passée et en cours contre la Covid-19 et le renforcement de la résilience. Ces jeunes ont aussi fait un plaidoyer pour leur écoute et implication dans les prises de décision. Les jeunes béninois ont l’impression d’être peu ou pas impliqués dans la réponse contre la Covid-19. C’est ce qui ressort de la discussion qu’ils ont eue, mercredi 20 octobre dernier, lors de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la pauvreté. Devant une délégation de la Banque mondiale conviée à cette conversation ouverte, ils ont partagé leurs expériences pendant la période critique de Covid-19, leur engagement pendant la crise et leur perception sur les réponses du gouvernement et des partenaires pour enrayer la pandémie. Bien qu’ils reconnaissent les efforts déployés par le gouvernement pour atténuer les effets négatifs de la crise sur les populations vulnérables, ils estiment que l’action publique aurait pu avoir plus d’impact si les jeunes étaient fortement impliqués dans la campagne de communication et d’engagement citoyen contre la Covid-19, et pour la vaccination. « Nous voulons qu’on nous considère comme une force de propositions et d’actions. Nous avons des idées à partager, des solutions à proposer pour contribuer à l’efficacité de l’action publique », soutient un participant qui confie que les jeunes ont été fortement impactés par les mesures restrictives touchant l’éducation, le sport, la culture. Pour un autre intervenant, « la Covid-19 a accentué les discriminations en matière d’accès à l’internet et au numérique, et à l’e-learning. La limitation de l’interaction entre les jeunes a également affecté notre bien-être psychologique ». « La crise a été une opportunité pour faire les choses différemment et il y a eu de nouveaux business qui se sont développés », soutient un autre participant. Pour les jeunes, la construction de la résilience passera par les leçons tirées des faiblesses révélées par la Covid-19, en termes d’accès à l’internet haut débit, à l’éducation, à la formation et à l’emploi. Ils souhaitent être davantage associés aux discussions et décisions. La discussion a été l’occasion pour la délégation de la Banque mondiale de partager avec les jeunes le soutien que la Banque mondiale apporte au gouvernement du Bénin dans la réponse sanitaire et économique à la Covid-19. « Cette crise nous a appris à tous à être humbles. Nous avons besoin de vous écouter davantage, recueillir vos points de vue et vos perspectives pour affiner nos interventions », indique Atou Seck, responsable des Opérations de la Banque mondiale à le Bénin. Célébrée tous les 17 octobre, la Journée internationale de lutte contre la pauvreté offre l’occasion à la Banque mondiale de plaider en faveur des actions nécessaires pour éradiquer l’extrême pauvreté et stimuler la prospérité partagée. Elle sert également de créneau pour montrer les bonnes pratiques et les résultats concrets, et aussi mobiliser et inspirer les divers acteurs du développement. L’édition 2021 a eu pour thème : ‘’Aider les pays à réaliser une reprise verte, résiliente et inclusive et à se préparer aux crises futures’’ Actualités 26 oct. 2021


2e édition du mois du “Consommons local” : les produits ‘’Made in Benin'’ valorisés
Le ministère de l’Industrie et du Commerce a lancé, jeudi 21 octobre dernier, à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce Atlantique/Littoral, la 2e édition du mois du Consommons local qui vise la valorisation des produits “made in Benin”. Promouvoir les produits “made in Benin”, c’est l’objectif de la 2e édition du mois du Consommons local lancée, ce jeudi 21 octobre, à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l'Atlantique et du Littoral. A l’entame de la cérémonie, Hermine Hodonou Savi, directrice départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atlantique et du Littoral, a fait observer que le Bénin regorge d’énormes potentialités dans le domaine de l’innovation et de la transformation des produits locaux. Mais la population béninoise a pendant longtemps priorisé les produits étrangers au détriment des produits locaux. La raison, selon elle, c’est que la qualité recherchée n’est pas toujours de mise au niveau de la production locale. Une situation qui appauvrit continuellement le Bénin. «C’est donc pour inverser cette tendance que notre pays, à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce, commémore la deuxième édition du mois du Consommons local dédié à la promotion des produits made in Benin », a-t-elle expliqué. Ainsi, pour accompagner cette initiative louable du ministère, la direction départementale de l’Industrie et du Commerce a organisé une foire dénommée “Consommons local” qui se tiendra sur deux jours en vue de la valorisation des potentialités locales dans les départements de l’Atlantique et du Littoral. Sabi Boum Djoule, représentant du ministère de l’Industrie et du Commerce a, au cours de la célébration, rappelé que le mois d’octobre est dédié à la consommation locale et que l’intérêt de cet appel à retourner à la consommation du local revêt un caractère thérapeutique et économique. « La valeur nutritive et nutritionnelle de nos mets locaux ne sont plus à démontrer. Ces aliments à l’état naturel sont plus bénéfiques pour l’organisme que des aliments importés et confinés pendant plusieurs mois avant d’être consommés », a-t-il fait savoir. Il en a profité pour lancer un appel à la population béninoise pour la consommation des produits locaux afin de mieux préserver leur santé. Cela contribuera également à créer de l’emploi et à en offrir aux artisans, aux femmes et à la jeunesse qui constituent des acteurs stratégiques du développement. «C’est un devoir patriotique pour nous tous de travailler à produire ce que nous consommons et à consommer abondamment ce que nous produisons », a-t-il conclu. La directrice départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atlantique et du Littoral a par ailleurs noté que l’ambition du gouvernement est de promouvoir une culture de consommation focalisée sur la production locale afin de contribuer de façon significative à relever le niveau des échanges nationaux et à assurer l’approfondissement du marché national.   Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 25 oct. 2021


Russie : Le nouvel ambassadeur béninois présente ses copies figurées
L'ambassadeur du Bénin près la Fédération de Russie, André Okounlola, vient de présenter les copiées figurées de ses lettres de créance à l'autorité russe compétente. Comme l’exige la tradition diplomatique, André Okounlola a transmis les copies figurées de ses lettres de créances à Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, représentant spécial du président de la Fédération de Russie pour le Moyen-Orient et les pays d'Afrique. Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont abordé les questions relatives au développement des relations traditionnellement amicales entre leurs deux pays, notamment l'intensification du dialogue politique et l'élargissement de la coopération mutuellement bénéfique dans les domaines commercial, économique, humanitaire et autres. L’ancien député de la 10e circonscription électorale a été promu ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin près la Fédération de Russie, à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 8 septembre dernier. Actualités 25 oct. 2021


Clermont-Ferrand : Un coéquipier de deux Écureuils gardé à vue
Interpellé, dimanche au petit matin, après un accident de la circulation en ville, l'attaquant clermontois Mohamed Bayo n'est toujours pas sorti d'affaire. Selon nos informations, le parquet de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a décidé, ce lundi 25 octobre, de la prolongation de sa garde à vue. Mohamed Bayo est le coéquipier des Écureuils Jodel Dossou et Cédric Hountondji, deux Béninois évoluant en Ligue 1. Sports 25 oct. 2021


Bénin : Attention ! cette annonce est un piège
Une publication partagée cette semaine prétend qu’il existe une liste de bénéficiaires de subventions gouvernementales de 600 000 F Cfa pour ceux qui ont travaillé entre 2010 et 2021. Non seulement aucune annonce pareille n’a été faite au Bénin, mais il y a un risque d’hameçonnage. « La liste des bénéficiaires de subventions gouvernementales de 600.000 francs CFA qui ont travaillé entre 2010 et 2021 a été annoncée. Chaque bénéficiaire recevra 200.000 francs CFA par mois pendant 3 mois. Vérifiez si vous êtes admissible. http://6nmo.com/gov/be ». C’est par ce message relayé sur les réseaux sociaux, notamment dans des groupes WhatsApp que certains font croire à l’existence d’une certaine allocation. Le lien renvoie à la page d’accueil d’un site non sécurisé qui présente, dans l’angle droit, le logo du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Bénin dans l’angle droit. Dans l’angle gauche, on découvre les armoiries de la Côte d’Ivoire : un éléphant, deux palmiers et un soleil levant. La même annonce est reprise sur la page suivie d’un bouton « Vérifiez ». Et comme le montre cette capture d’écran, on retrouve des commentaires de faux comptes Facebook qui incitent à aller plus loin dans le processus. On y lit des témoignages douteux comme celui de Jane Sofiy, à l’identité toute aussi douteuse : « Merci beaucoup. J'ai effectué les étapes requises et j'ai reçu 600.000 francs CFA pour chacune des étapes requises ». On aperçoit cet autre commentaire trompeur signé sous le pseudo de Amine Aibi : « Je pensais que c'était juste un mensonge auquel je ne pouvais toujours pas croire », a-t-il déclaré.   Qui est derrière cette annonce ? Les recherches effectuées sur des sites spécialisés permettent d’en avoir une idée. A l’aide de l’outil
DomainBigData, on se rend compte que la plateforme a été hébergée en Allemagne, dans l’État de Nordrhein-Westfalen. Mais, aucune précision n’est donnée sur le propriétaire du site. Urlvoid, un service gratuit développé, permet aussi de passer au scanner une Url dans plusieurs moteurs et bases de données de sites web répertoriés comme douteux ou dangereux. Le recours à ce service donne des signaux d’alerte. Les recherches effectuées avec des mots clés dans des moteurs de recherche renvoient à des publications de médias ivoiriens et gabonais. L’alerte, avec le même contenu, circulait donc depuis le mois de juillet 2021 dans plusieurs pays de la sous-région. Le ministère ivoirien de l’Emploi et de la Protection sociale a apporté un démenti le 22 juillet 2021 sur cette supposée liste de personnes bénéficiaires de subventions gouvernementales. Démenti également du côté du Gabon, par le Ministère Emploi, Fonction publique, Travail et Formation Professionnelle, le 21 juillet 2021 sur sa page Facebook. Au Bénin, les recherches effectuées sur les plateformes du Gouvernement n’ont abouti à aucune annonce de ce type. Il y a lieu de doubler de vigilance face à la recrudescence des alertes de cette nature qui peuvent conduire à l’hameçonnage. Que faire ? Certains hameçonnages sont tellement bien rédigés qu’ils sont difficiles à identifier comme tels. Dans notre précipitation, il peut nous arriver de cliquer par mégarde sur un lien. Vous pensez que c’est déjà trop tard ? Pas toujours ! Ce lien conduit bien souvent à un faux site comme dans ce cas. Les données insérées sont détournées par des cybercriminels qui prennent le contrôle de vos comptes informatiques. Il faut être alors vigilant pour ne pas exposer ses données personnelles (mot de passe ou données bancaires). Au lieu de cliquer sur un lien dans un message, vous feriez mieux de vous rendre directement à l’adresse du bon site, celui du gouvernement béninois par exemple dans ce cas. Actualités 25 oct. 2021


Assemblée nationale : l’administration territoriale désormais réformée
L’Assemblée nationale a approuvé, jeudi 21 octobre dernier, à l’unanimité des députés présents et représentés, la loi n°2021-14 portant Code de l’administration territoriale. Ce texte vient sonner le glas des tares de gouvernance et autres qui minent le développement des communes. Composée de 566 articles regroupés en neuf titres, la loi n°2021-14 portant Code de l’administration territoriale adoptée, jeudi 21 octobre dernier, par les députés, vise à réformer la gestion des collectivités locales. Cela, sur le fondement d’un certain nombre de principes tels que le renforcement de la séparation des fonctions politique et technique pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité ; la mise en place d’un dispositif opérationnel de relais des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal ; l’amélioration des mécanismes de financement des investissements communaux et la création de synergie d’actions entre la commune et les arrondissements. Le texte examiné et adopté rassemble en un code les dispositions de six lois relatives à la décentralisation actuellement en vigueur au Bénin en veillant à supprimer les contradictions et redondances et en intégrant les dispositions du projet de loi portant régime financier des collectivités locales en étude à l’Assemblée nationale. Plus précisément, il aborde l’organisation de l’administration territoriale ; l’organisation et le fonctionnement des départements ; la compétence, l’organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales ; l’organisation et le fonctionnement des communes, la gestion du patrimoine des communes, la tutelle administrative des communes et des établissements publics de coopération inter-communale, les dispositions diverses et transitoires et finales. Lors du débat général qui a précédé l’examen et le vote du projet de loi, les députés qui sont intervenus ont trouvé ces motivations en phase avec les options faites en 1990. Lesquelles motivations, selon eux, n’enlèvent aucune compétence aux communes. Ainsi, au sens du Code, le maire, première autorité politique et administrative de la commune, n’est plus ordonnateur du budget communal. Il n’a plus sous sa direction l’administration de la commune. Bonne gouvernance locale Ces fonctions relèvent désormais des attributions du secrétaire exécutif qui procède d’une mutation de la fonction de secrétaire général de la mairie. Cette nouvelle fonction de secrétaire exécutif de la mairie est déclinée dans les arrondissements en secrétaire administratif d’arrondissement avec des profils clairement définis. La réforme prévoit par ailleurs la création d’un nouvel organe de supervision qu’est le conseil de supervision procédant du souci d’efficacité et de bonne gouvernance. Le ministre en charge de la Décentralisation, Raphaël Akotègnon, représentant le gouvernement, a expliqué toute la justesse de la réforme initiée par le gouvernement et visant la bonne gestion des collectivités locales, le développement accéléré à la base, la dépolitisation de l’administration locale sans remettre en cause les options fondamentales de la Constitution béninoise. Selon lui, cette réforme fait suite au diagnostic qui a été fait après près de vingt années d’expérimentation de la décentralisation. La réforme promeut la mise à la disposition des communes des ressources humaines de qualité et le transfert des moyens financiers. « Le maire devient pratiquement le surveillant du secrétaire exécutif qui est un salarié de la mairie, qui doit rendre compte à tout moment et qui est aussi révocable pour insuffisance de résultat », précise le ministre Raphaël Akotègnon. Le gouvernement, à travers ce modèle de gestion, a juste voulu mettre fin à certaines mauvaises pratiques dans les mairies à savoir notamment les copinages dans la passation des marchés publics, les recrutements par népotisme, par complaisance et parfois même sous pression politique, a conclu le ministre en charge de la Décentralisation. Actualités 25 oct. 2021


Protection de la femme au Bénin : Retour sur les réformes opérées
La marginalisation dont faisait l’objet la gent féminine n’a plus droit de cité en République du Bénin. Son image est désormais  restaurée grâce aux nombreuses réformes opérées ces derniers jours. Après la mise en place de l’Institut national de la femme, plusieurs autres réformes ont été opérées ces derniers jours afin de redonner à la gent féminine la place qui lui revient dans la société. Ces réformes ont permis la prise de plusieurs textes de lois. Il s’agit, certes de lois révolutionnaires mais destinées uniquement à améliorer les pratiques sociétales, surtout à l’égard de la femme. Il est normal que ces lois soulèvent des passions et des incompréhensions de la part des conservateurs mais il est indiqué d’aller au-delà des humeurs pour faire comprendre le bien-fondé de ces réformes qui ne visent nullement à déstructurer la société béninoise. Bien au contraire, elles tendent à consolider les bases en tenant compte des évolutions sociétales observées. En premier lieu, le parlement a procédé au vote de la loi modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. Ainsi, la santé sexuelle et reproductive est un levier social de première importance à prendre en compte pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Au regard des données récentes sur le sujet, il s’est avéré important de procéder à une révision du dispositif législatif actuellement en vigueur. En effet, les enquêtes démographiques et de santé révèlent qu’il s’observe de plus en plus une précocité des rapports sexuels chez les jeunes femmes. Entre 2017 et 2018, la proportion des  femmes ayant eu leurs premiers rapports sexuels avant l’âge de 18 ans est de 59 %. Une telle situation, associée à l’absence ou à l’irrégularité de l’utilisation des méthodes contraceptives expliquent les grossesses précoces et non désirées qui conduisent souvent à des avortements clandestins, la plupart du temps dans des conditions sanitaires inadéquates et non sécurisées. Ces pratiques font que les adolescentes représentent 20 % des décès maternels enregistrés dans notre pays. Pour remédier à cette situation déplorable, la nouvelle loi modifiant la loi n°2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction est plus explicite en ce qui concerne l’interruption volontaire de grossesse. Elle prévoit les cas exceptionnels dans lesquels l’avortement peut être autorisé et les conditions requises pour les interventions y relatives, afin de réduire substantiellement les risques de décès. La responsabilité du médecin pratiquant est également encadrée et un agrément sera requis pour les formations sanitaires susceptibles d’intervenir à cette fin. Ainsi, après le vote et la promulgation de ce texte, l’Interruption volontaire de grossesse sera autorisée sur prescription médicale ou à la demande de la femme, dans les conditions prévues par la loi. Ceci ne pourra, par exemple, jamais intervenir après la douzième semaine d’aménorrhée. Toutefois, lorsque la femme enceinte est âgée de moins de 18 ans, l’interruption volontaire de grossesse ne peut être pratiquée que sur autorisation de ses parents ou de son tuteur. Par ailleurs, aux termes du projet de loi, en cas de choix d’une méthode contraceptive irréversible, les époux se doivent des informations préalables. Renforcer la protection de la femme La modification de la loi 2002-07 du 24 août 2004 portant Code des personnes et de la famille en République du Bénin entre dans le cadre de la volonté du gouvernement d’assurer une plus grande protection de la femme au Bénin. Elle vise notamment à mettre en  conformité le droit positif béninois avec la Constitution ainsi qu’avec les engagements internationaux pris en matière de promotion de l’égalité entre l’homme et la femme. Elle vise aussi à favoriser une évolution du code par la suppression de toutes formes de discriminations basées sur le genre. Il s’agira de renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’exercice de l’autorité parentale, de réduire l’hégémonie de l’homme en matière de transmission de nom de famille, des fiançailles et du mariage, de clarifier le régime juridique de ces fiançailles ainsi que les effets du divorce et du remariage. Concernant le vote de la loi portant répression des infractions commises à raison du sexe, il est souligné qu’elle délimite le champ et les caractéristiques de certaines infractions et organise leur meilleure répression au Bénin. Ainsi, le harcèlement, le viol, les mutilations génitales féminines, le mariage précoce et le mariage forcé sont visés. Pour rappel, cette loi vise à renforcer l’arsenal juridique destiné à promouvoir et protéger la femme contre les violences à raison de son sexe. Elle se justifie par la persistance, voire la prolifération de situations de violences physiques et morales intolérables. Le nouveau texte de loi prévoit donc des réponses juridiques et judiciaires appropriées. Il définit les mécanismes de prévention, de détection et de répression des infractions visées. Ces réformes visent particulièrement l’introduction dans ces textes de dispositions favorables à l’écoute judiciaire des victimes, à leur prise en charge et leur protection.  Elles instaurent, par ailleurs, la mise en place d’un fichier national des personnes condamnées pour des infractions commises à raison du sexe. Ces nouvelles dispositions sont également destinées, en vue de répression efficace, à rendre ces infractions passibles de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme et à y créer une chambre de jugement desdites infractions. Société 25 oct. 2021


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