La Nation Bénin...
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La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a examiné, ce jeudi 5 avril le quatrième dossier inscrit à son rôle. Poursuivi pour coups mortels, Justin Kpéïdja a clamé devant la cour son innocence. Après les débats, l’instance de jugement l’a acquitté au bénéfice du doute plaidé par la défense sur la base des articles 360 à 363 du code pénal.
Justin Kpéïdja qui vivait en concubinage avec Blandine Batossi a l’habitude de lui porter des coups. Les derniers coups qu’il lui aurait donnés ont entraîné sa mort. Mais, après délibération, la cour, sur la base des articles 360 à 363 du Code pénal l’a acquitté au bénéfice du doute.
A la barre, l’accusé Justin Kpéidja a nié les faits. Il déclare ne s’être jamais battu avec sa femme mais qu’ils se sont souvent querellés. Le président lui rappelle certaines de ses déclarations à l’enquête préliminaire. Il se ravise, reconnaît quelques propos puis soutient avoir défendu à Nadine Batossi de rendre visite à son ancien mari. Il justifie que les querelles sont souvent nées du non-respect de cette injonction de sa part. Les policiers, selon lui, auraient transcrit des déclarations et lui auraient demandé de signer. La femme serait morte des suites de ses couches, explique-t-il. Le président lui rafraîchit la mémoire en montrant les planches du corps de la victime avec du sang coulant des oreilles et du nez. Le président relève alors des réponses données par l’accusé qu’il leur impute le mensonge. A l’occasion de l’accouchement, le sang peut-il sortir du nez ou des oreilles ? lui demande le président.
Le président relève également le doute qui subsiste sur celui qui a transporté dame Nadine Batossi à la morgue. Car tantôt l’accusé reconnaît avoir déposé le corps à la morgue, tantôt c’est quelqu’un d’autre qui l’aurait fait.
Sur les six témoins cités, seule Ida Degbey, aide-soignante, a comparu. Elle a déclaré qu’elle était de garde un soir vers 19h lorsque des individus sont venus à moto déposer une dépouille mortelle. Ayant fait le constat, elle a sollicité l’intervention du délégué qui, lors de son passage, a reconnu la dame. Elle aurait rendu visite quelques jours auparavant à l’autorité locale, en quête de moyens de subsistance, suite à l’absence de son mari. L’aide-soignante a déclaré avoir découvert le corps inanimé d’une dame en état de grossesse.
Ayaba Kpéïdja, un autre témoin, est la sœur de l’accusé. Elle n’a pas pu éclairer la cour alors qu’elle reconnaissait lors des enquêtes que son jeune frère était un bagarreur.
Claude Batossi, frère de la victime, déclare que la victime était enceinte lors du drame. Sa sœur n’a pas déclaré avoir épousé un autre mari et le mari non plus n’est venu demander sa main. Après l’annonce de son décès, ils se seraient portés à la morgue pour voir le corps. Ce dernier suintait du sang par les oreilles et le nez. Il ne s’est pas constitué partie civile mais souhaite vivement que l’Etat situe les responsabilités.
La lecture des pièces classiques et celle des déclarations à l’enquête préliminaire et de l’interrogatoire au fond ont ouvert la voie aux réquisitions du ministère public.
Selon le représentant du ministère public, les faits et les débats de la cause ne sauraient voiler l’innocence d’un accusé et l’attente de justice d’une famille qui a perdu l’un de ses membres. L’absence d’une vérification scientifique ne saurait entraîner l’innocence ou la non culpabilité de l’accusé; mais la répression est nécessaire, indique le ministère public.
Dénégation systématique ?
Les coups mortels sont prévus, relève le ministère public, par l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Après avoir reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, rappelle le ministère public, l’accusé s’est muré dans une dénégation systématique.Tout cela contraste avec les faits tels qu’ils se sont déroulés, fait remarquer le ministère public.
Selon lui, les coups mortels supposent l’existence des éléments légal, matériel et moral. Les faits reprochés s’analysent en coups portés ou blessures faites volontairement à autrui sans intention de donner la mort. Et le ministère public poursuit qu’il est nécessaire que lesdits coups soient portés sur une personne humaine et qu’ils aient entraîné sa mort.
Les coups, selon Emile Garçon et une jurisprudence constante, affirme le ministère public peut être porté par un bâton, de la pierre ou une machette, selon le cas ; un seul coup suffit pour retenir l’intention, explique-t-il. Les blessures s’entendent des lésions à l’intégrité du corps humain ; ensuite il faut la nécessité d’une personne vivante distincte de l’auteur. Il faut retenir également le lien entre les coups portés et le décès survenu.
L’élément moral ou psychologique existe, enchaîne le ministère public. Tous les éléments constitutifs du crime de coups mortels sont-ils réunis ? interroge le ministère public. Le décès survenu est-il la suite des coups ou des bagarres souvent intervenues entre ce couple ? Pour le ministère public, celui qui a hébergé le couple cinq mois durant a pu se rendre compte de ses scènes de ménage. Le caractère violent de l’accusé, selon lui, est reconnu par sa grande sœur, Ayaba Kpéïdja. Les violences physiques répétées sont-elles la cause de la mort de la victime ? Une autopsie ou une expertise aurait pu permettre d’élucider la cause de la mort. Mais l’insistance des parents de recueillir le corps en vue de procéder à son inhumation et les circonstances n’ont pas permis d’aller plus loin, admet le ministère public. Les coups et violences perpétrés établissent le lien de causalité entre les violences et la mort survenue, atteste-t-il. Les témoignages recueillis et la vulnérabilité de la dame à terme prouvent que ce sont les coups portés qui ont occasionné sa mort, indique-t-il.
A la morgue, le sang et la vomissure sur la face et le liquide précédant l’accouchement sur les parties génitales attestent qu’il existe indéniablement des liens entre les coups répétés reçus par la victime et sa mort.
« Les vaines dénégations et ses variations à la barre prouvent sa culpabilité », retient le ministère public.
« Tous les éléments constitutifs de l’infraction sont réunis en l’espèce et l’accusé est accessible à la sanction pénale. Cette culpabilité ne fait l’objet d’aucun doute ; tenez compte dans le secret de votre délibéré de la qualité de délinquant primaire ; je requiers de déclarer coupable l’accusé pour avoir porté des coups avec les circonstances que les coups porté ont occasionné la mort, et le condamner à 10 ans de travaux forcés », avance le ministère public.
La nécessité d’une autopsie
Des réquisitions que n’approuve nullement Me Angelo Hounkpatin. « Nous sommes au XXIe siècle et on ne saurait justifier nos errements. Dès lors qu’il y a mort, il faut en rechercher les causes de manière scientifique », relève la défense. Aux jurés, Me Angelo Hounkpatin explique qu’il est nécessaire de faire un examen minutieux du dossier et le confronter à la réalité, même s’ils sont jugés d’un jour, en découvrant le dossier à l’audience. « Vous devez faire votre conviction à la lumière d’un débat scientifique et relever le doute dans la présente cause », déclare-t-il.
Aux assesseurs, il rappelle ce qui a été enseigné à la faculté, à savoir la nécessité d’une autopsie et la production d’un certificat médical en de pareilles circonstances. « Vous devez rechercher celui qui a commis le crime pour le sanctionner ; le doute profite toujours à l’accusé en matière pénale », insiste la défense. Notre incurie ou la carence dans ce domaine de notre Etat ne sauraient faire condamner des innocents, plaide-t-il. « Il n’y a pas eu d’autopsie ; il y a lieu de protéger les citoyens sinon nous pourrons condamner un innocent, retient-il. Dans ce dossier, il y a beaucoup de lacunes, selon lui. Il déclare avoir cherché en vain le certificat médical. Le laxisme s’est poursuivi à plusieurs étapes et il faut acquitter lorsqu’il y a doutes, insiste la défense.
« Nous sommes des humains jugeant des humains et nous devons le faire avec professionnalisme ; il y a trop de doute et quand on part de l’incrimination et de la démonstration du ministère public, j’ai vu son embarras », relève encore la défense.
L’imputabilité pose problème, selon le conseil, parce qu’il n’y a eu ni autopsie ni certificat médical. Sur cette base, face aux lacunes du dossier, on ne peut entrer en condamnation contre Justin Kpéïdja, fait observer la défense. « Il n’y a pas de charges suffisantes que les coups qui auraient été portés ont pu effectivement causer la mort ; il n’y a rien dans le dossier pour imputer valablement la mort à Justin ; il faut l’acquitter et vous aurez rendu justice au peuple béninois et non faire vengeance », insiste Me Angelo Hounkpatin.
La réplique du ministère public ne s’est pas fait attendre. Si la matérialité d’un fait peut reposer sur la science, la défense sait que le témoignage peut permettre de relever la vérité, rétorque le ministère public pour insister sur la culpabilité de l’accusé qu’il a montrée.
En contre-répliquant, la défense argumente que quand on met les éprouvettes en jeu, la vérité jaillit et on ne peut pas fonder la condamnation sur de simples témoignages. La cour se retire et après délibérations conclut à l’existence d’un doute dans le dossier, sur la base des articles 360 à 363 du Code pénal. Mis sous mandat de dépôt le 8 mars 2012, Justin Kpéïdja recouvre la liberté aujourd’hui même. Les frais sont mis à la charge du Trésor public.
Résumé des faits
Courant novembre 2011, au cours d’une dispute, le nommé Justin Kpéïdja a arraché le coupe-coupe que brandissait sa femme Nadine Batossi et aurait assené des coups de machette à cette dernière, enceinte de sept (07) mois. Les mêmes scènes de violence se seraient répétées.
Quelques semaines plus tard soit le 9 janvier 2012, la victime a rendu l’âme et son corps ensanglanté a été déposé à la morgue traditionnelle de Ouègbo par le mari qui se serait par la enfui dans son village Aïfa, dans la commune de Zè. Des recherches ont permis de l’appréhender.
Inculpé pour crime de coups mortels, le nommé Justin Kpéïdja a nié les faits mis à sa charge.
Le bulletin n°1 du casier judiciaire de l’accusé ne porte trace d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité ne lui est pas très favorable, l’accusé étant reconnu comme un véritable bagarreur.
Composition de la cour
Président : Christophe Atinmakan
Assesseurs : Zacharie da Sèkpo
Malick Kossou
Ministère public : Christian Atayi
Greffier : Désiré Sèmèvo.
Liste des jurés :
Mariette Ahouansou,
Assiba Denise Aïzannon
Coffi Prosper Gbèdandé
Gaston Olaoluwa Adékambi.
stade Charles de Gaulle de Porto-Novo[/caption]Les matchs de la troisième journée du tournoi international des centres de formations de football (Tic2f) se sont joués, ce mercredi, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.
Les Béninois de l’Académie Poté Joseph et les Nigérians de Sunsel se sont séparés dos-à-dos (0-0) dans la poule A tandis que l’Aspa du Bénin a été battu par les Ivoiriens de Ceaf.
Résultats des matchs
Poule A :
Mbarakou (Mali) 0 - 1 Cefak (Togo)
Rising (Ghana) 0 - 2 Fc San Pedro (Côté d'Ivoire)
APJ (Bénin) 1 - 1 Sunsel (Nigeria)
Poule B:
Hearts (Nigeria) 2-0 Cefes (Benin)
Étoile (Mali) 3-1 Lizzy (Ghana)
Aspa (Benin) 1 - 5 Ceaf (Côte d'Ivoire)

Intitulé les ‘’Femmes, l’Entreprise et le Droit’’, le tout dernier rapport de la Banque mondiale publié le 29 mars, souligne les efforts de plusieurs gouvernements africains pour améliorer la participation économique des femmes. Le document évoque toutefois les fossés à combler au niveau des pays d’Afrique subsaharienne.
Quatre nations africaines sur la liste des meilleurs pays du monde ayant réalisé ces dernières années des avancées notables en matière de promotion des droits des femmes et d’égalité du genre. Il s’agit du Kenya, de la République démocratique du Congo (Rdc), de la Tanzanie et de la Zambie. Ils figurent parmi les pays ayant accompli des progrès remarquables dans l’adoption des lois en faveur de l’égalité entre les sexes, même si des écarts restent à combler.
Dans son dernier rapport publié le 29 mars dernier, intitulé les ‘’Femmes, l’Entreprise et le Droit’’, le groupe de la Banque mondiale met en évidence le nombre important de réformes adoptées dans ces économies en développement. Ces pays enregistrent « treize réformes visant à supprimer les obstacles juridiques à l’inclusion économique des femmes ».
« L’égalité des chances entre les femmes et les hommes est un impératif moral et économique, et l’abrogation des lois discriminatoires constitue une première étape essentielle dans cette direction », soutient le directeur principal de la vice-présidence chargée de l’Économie du développement de la Banque mondiale, Shanta Devarajan. L’institution espère que la publication des données recensées par le projet ‘’Les Femmes, l’Entreprise et le Droit’’« sera utile aux pays afin d’apporter les changements nécessaires qui permettront aux femmes de faire les meilleurs choix pour elles-mêmes, pour leur famille et pour leur communauté ».
Au-delà de ces pays, des progrès sont également à mettre à l’actif de toute l’Afrique subsaharienne. Cette région enregistre un total de trente-quatre réformes, dont un tiers relatif à l’accès au crédit. Mieux, les gouvernements de soixante-cinq économies dont l’Afrique subsaharienne ont pris des mesures afin d’améliorer la participation économique des femmes. Au total, quatre-vingt-quatre réformes législatives et règlementaires ont été adoptées au cours des deux dernières années, relève la Banque mondiale. La région a enregistré des bonds qualitatifs en matière d’accès au crédit et de lutte contre les discriminations basées sur le genre.
« Avec un score moyen de dix-neuf, l’Afrique subsaharienne fait jeu égal avec la région Asie de l’Est et Pacifique en matière d’accès au crédit. Elle a aussi mis en œuvre près de la moitié des treize réformes adoptées dans le monde pour protéger les femmes contre la violence », rapporte le document qui note également des points forts en matière d’accès aux institutions et la jouissance de la propriété.
Autant d’avancées qu’apprécie la responsable du projet les ‘’Femmes, l’Entreprise et le Droit’’, Sarah Iqbal : « Les progrès accomplis en Afrique subsaharienne sont encourageants. Malgré les innombrables défis auxquels la région fait face, nombre de gouvernements tentent d’abroger des lois souvent héritées de l’époque coloniale, qui discriminent les femmes ». « Nous pensons qu’en changeant la législation, on peut changer le monde et nous espérons que la participation économique des femmes va encore s’améliorer en Afrique subsaharienne », estime-t-elle.
Des écarts à combler
Si l’Afrique subsaharienne a fait des efforts en ce qui concerne l’inclusion économique des femmes, des écarts restent toutefois à combler dans la région en faveur de la couche. Sur les quarante-cinq économies du monde qui n’ont aucune législation sanctionnant les violences conjugales, dix-neuf se trouvent en Afrique subsaharienne. L’étude révèle que dans la région comme dans d’autres pays du monde, les femmes continuent de se heurter à de multiples obstacles juridiques. Lesquels limitent leur accès au crédit ou leur capacité à contrôler les biens matrimoniaux et les empêchent de trouver un emploi ou de diriger une entreprise.
Pour inverser cette tendance, la Banque mondiale lance une exhortation : « Il ne peut y avoir de croissance économique sans les femmes ». Malheureusement, la législation de certains pays du monde ne favorise pas l’atteinte de cet objectif. De nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation des biens matrimoniaux.
La discrimination juridique fondée sur le sexe réduit aussi le taux de participation féminine au marché du travail et compromet la croissance économique. Selon la recherche, les inégalités entre les sexes expliquent parfois une grande partie des écarts de production par habitant, et nombre d’économies peuvent accroître leur performance en luttant contre les dispositions légales discriminatoires, notamment en matière d’emploi.
Le rapport analyse l’impact des lois discriminatoires sur la demande de services financiers dans la population féminine. « Faute d’accès aux biens et de contrôle sur ces biens, les femmes ne sont pas en mesure d’apporter une garantie pour obtenir un prêt », peut-on lire dans le document.
Il montre que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15%, en moyenne, dans les économies de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde). 40% de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement.
Dans cent quatre économies, les femmes n’ont pas le droit d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles, relève le document.
« Il n’y a aucune raison d’exclure les femmes de certains emplois ou de les empêcher de diriger une entreprise. », plaide Sarah Iqbal, responsable du projet Les Femmes, l’Entreprise et le Droit.
« Aucune économie ne peut atteindre son plein potentiel économique sans la participation pleine et entière des hommes et des femmes, renchérit la directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Georgievan.
Les avancées des quatre pays
Le Bénin ne figure pas sur la liste des pays cités par le rapport. Toutefois, en matière d’égalité des genres, les défis y sont presqu’identiques dans la plupart des pays africains. Il peut donc s’inspirer des exemples qu’évoque la Banque mondiale pour mieux orienter ses actions en faveur des femmes.
Le Kenya a voté pour la première fois une loi sur les violences conjugales et familiales qui protège les membres de la famille, les époux et anciens époux ainsi que les concubins contre les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques.
En Zambie, la loi sur l’équité et l’égalité entre hommes et femmes interdit désormais de nombreuses formes de discriminations fondées sur le sexe dans le milieu du travail et affirme le principe d’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un travail de valeur égale. Elle prévoit également des moyens de recours en matière civile pour les cas de harcèlement sexuel au travail.
En Tanzanie, une nouvelle loi a instauré un service d’assistance juridique en matière civile. Le pays a également voté une loi permettant aux femmes les plus pauvres de bénéficier d’une aide juridique dans les procès civils.
En République démocratique du Congo (Rdc), l’une des réformes concerne la modification du Code de la famille autorisant les femmes mariées à signer des contrats, à obtenir un emploi, à ouvrir un compte en banque ou à faire enregistrer une entreprise de la même façon que les hommes mariés.

Blanche Sonon, nouvelle coordonnatrice de Social Watch-Bénin, entend marquer son mandat en relevant des défis qui s’imposent à ce réseau d’organisation de la société civile.
La coordonnatrice du réseau Social Watch
Bénin, Blanche Sonon, est connue pour son apparence calme et sa discrétion. Mais elle n’est pas une novice au sein de la société civile. Son élection, le samedi 24 mars dernier, par ses pairs de la société civile, marque un nouveau virage de son parcours professionnel. Son mandat ne sera pas de tout repos, au regard de l’actualité sociopolitique et économique du pays.
Sur le terrain de la veille citoyenne, elle devra mouiller le maillot pour se faire entendre sur les questions de corruption et de mal gouvernance. Comme ce fut le cas avec Huguette Akplogan Dossa, présidente de Social Watch Bénin de 2005 à 2008 puis de 2008 à 2011. Au cours de ces deux mandats, elle s’était montrée ferme sur les préoccupations touchant à la vie des citoyens et du pays. Elle s’était distinguée sur la scène politique, notamment sur les questions de défense des libertés publiques et fondamentales au Bénin, par son engagement aux côtés de ses collègues défenseurs des droits humains. Blanche Sonon devra s’inspirer de l’expérience de ses prédécesseurs, Huguette Akplogan Dossa et Gustave Assah qu’elle vient de remplacer. Elle devra faire mieux qu’eux à travers son activisme, tout en s’efforçant à faire jeu égal avec les hommes au sein de la Société civile.
De par les idées qu’elle défendra, les convictions qui vont l’animer ainsi que les challenges qu’elle portera, elle aura bonne ou mauvaise presse auprès de l’opinion publique nationale et africaine.
Ardente défenseure des droits des femmes, experte des questions du genre et membre influente du réseau Wildaf-Bénin, elle devra également faire parler ses atouts pour s’impliquer davantage dans les questions touchant à la vie des femmes et des populations pauvres. Avant tout, il lui reviendra de se laisser guider par la soif de la vérité et le sens du patriotisme. Elle est appelée à se démarquer du lot des militants de la société civile, appréciés pour leur sens de rigueur, ponctuée parfois par ce que certains citoyens qualifient ‘’d’agitation stérile’’. Le bilan de son activisme social et politique au profit des populations se fera à l’aune des résultats qu’elle aura obtenus au cours de son mandat.
Le président du Ces, Augustin Tabé Gbian, face aux secrétaires généraux des centrales syndicales[/caption]Soucieux de la crise sociale qui secoue les secteurs de l’éducation et de la santé au Bénin, le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian a reçu, une nouvelle fois, ce mercredi 4 avril à Cotonou, les responsables des centrales et confédérations syndicales du Bénin. Une rencontre qui augure d’un dégel, si le gouvernement fait des concessions.
La fronde sociale qui secoue le Bénin connaîtra-t-elle un fin dans les prochains jours? La question mérite d’être posée quand on sait que, depuis le mois de janvier dernier, les magistrats, les enseignants et les agents de santé ont abandonné les justiciables, les apprenants ou les malades à leur sort. Dans les négociations, le gouvernement et le monde des travailleurs se regardent en chiens de faïence. Pour désamorcer la bombe, les institutions multiplient les rencontres avec les responsables des centrales et confédérations syndicales du Bénin. C’est dans ce cadre que le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian a rencontré, une nouvelle fois, les représentants des travailleurs, hier à Cotonou pour leur témoigner sa volonté de contribuer à la sortie de la crise.
Cette volonté, explique Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin, se lit à travers les nombreuses propositions du président du Ces qu’il n’a pas révélées à la presse. Mais, poursuit-il, les confédérations ont pris acte de ces propositions suite auxquelles elles ont décidé de se retrouver pour les analyser une à une. Cette volonté est aussi très remarquable de la part des responsables syndicaux qui ont répondu tous présents à cette rencontre.
« Encore une fois, nous sommes ouverts au dialogue étant donné que la situation nous préoccupe autant qu’elle préoccupe le peuple béninois tout entier », a déclaré, Anselme Amoussou, lors de cette séance d’échanges.
Il s’agira, indique-t-il, de retenir que ces propositions ont connu une petite avancée parce qu’elles sont assorties d’une demande de la part du président du Ces adressée aux confédérations. L’occasion a été saisie pour rappeler au président du Ces les exigences des travailleurs et des enseignants pour une sortie de crise. Car, il importe de comprendre que les deux parties qui sont aujourd’hui devant l’impasse doivent trouver un consensus qui leur permet de ne pas perdre la face. « Nous devons aller au-delà de nos egos », a-t-il souligné.
Il a fait remarquer que cette crise ne devrait pas perdurer si, d’un côté, le gouvernement n’est pas campé sur sa position en ne cédant pas d’un pouce, et de l’autre côté, les travailleurs qui savent très bien que l’enjeu aujourd’hui est lié à la dignité de l’enseignement et à la survie du mouvement syndical.
« On ne parle plus de défalcation, aujourd’hui, mais l’on parle plutôt de confiscation de salaire », s’est-il indigné.
Parlant de la division qui s’observe dans les rangs des centrales et confédérations, Anselme Amoussou a estimé que ce n’est pas au front que l’on fait un certain nombre de déballages. On finit, explique-t-il, le combat et après on se retrouve pour discuter et panser les plaies. Les divisions, pour lui, ne sont pas bonnes. Il peut y avoir des écarts, argumente-t-il. Chacun peut agir selon sa compréhension du moment. Mais l’essentiel est de comprendre que chacune des centrales ou confédérations a son autonomie. Mais le mouvement d’ensemble doit être un mouvement qui permet de consolider les acquis des travailleurs et non pas les fragiliser et de remettre en question et en danger les acquis déjà engrangés depuis de hautes luttes, conçoit-il.
La perle cadenassée[/caption]La littérature béninoise s’est enrichie d’une nouvelle parution. La perle cadenassée, parue aux éditions Plumes Soleil, le premier roman d’Yves Dakoudi a été lancé, le samedi 30 mars dernier à Cotonou. Un ouvrage aux goûts exquis.
Publié à Cotonou chez Plumes Soleil, La perle cadenassée est le premier roman aux goûts exquis qu’Yves Dakoudi nous donne à déguster. Il se lit non seulement comme une plaidoirie pour défendre nos tabous et totems relatifs aux pathologies sexuelles (dysfonction érectile ou impuissance sexuelle : priapisme, aphrodisie, aphanisis ...) mais aussi comme une métaphore de la volonté de puissance. Le pêcheur Glégoua (altération linguistique de Grégoire) Kobonon découvre le cadavre de son compagnon Dro, le fou au sexe de Lègba sur leur territoire chéri, la plage de Fidjrossè et décide d’en raconter le parcours à titre d’oraison funèbre après l’avoir dignement enseveli. Cette prosopopée qui mêle la vie des morts et des vivants s’appréhende comme une virulente critique sociale et oblige à regarder autrement les impuissants sexuels.
L’histoire
Dro, zémidjan de son état, raccompagne sa mère, la vieille Koutchi venue du village, à la plage de Fidjrossè : l’octogénaire tient à croiser le regard de la mer avant de mourir. Mort qu’elle boit au spectacle des ébats publics d’un couple sur la plage : son cœur n’a pas supporté de voir que le coït puisse se vulgariser au point d’emménager sur la place publique. Quel sacrilège ! Et pourquoi, avant de rendre l’âme Koutchi fait-elle promettre à son fils de ne jamais s’accoquiner avec cette race de femmes dites émancipées qui pullulent en ville ? Mais la libido en plein épanouissement de l’orphelin Dro ne laisse pas d’autre choix que de faillir à cette promesse liberticide. Il découvre pour la première fois l’opiniâtreté maternelle entre les jambes d’une prostituée. Emasculée par la profanation de son vœu, le sexe délesté de toute énergie, il sombre dans une léthargie au seuil du déséquilibre mental. Ses voisins le confient au bon soin de ses parents au village. Dro, après avoir testé sa virilité recouvrée dans le giron de la nymphette Kokolou, manque une fois encore à sa parole, celle d’en faire son épouse, pour s’accrocher aux hanches perlées de Wendia, la veuve noire, celle dont l’évocation ébranle la raison de l’oncle et suscite la colère de la Nature. Il passe outre les avertissements de l’oncle Tchoudou et emporte Wendia à Cotonou. Là où les amants ont échoué sur les rivages de la mort, Dro à coup de passion et de patience, armé d’un trousseau de clés, s’ouvre les portes de la folie et les fenêtres d’une éternelle érection. Wendia pour rembourser la dette d’un père irresponsable, fut offerte à un vieillard libidineux et impotent, lequel possessif à la déraison et nourri de jalousie posthume, avait embrigadé les charmes de sa favorite, les verrouilla au moyen d’un cadenas accroché à ses rangées de perles pour garantir son inviolabilité même après sa mort.
Ainsi le récit se profile en un miroir où l’insolente et permanente érection de Dro rencontre l’impuissance « sous le nombril » du pêcheur. Né sous le signe de diverses malédictions, son placenta disparait à la maternité ; doté d’un membre mort, il est le souffre-douleur d’un père polygame qui le défie constamment en envoyant des filles dans son lit. Ainsi, Glégoua, une nuit, manquant presque de violer Anita, s’enfuit de la maison paternelle pour élire domicile chez les pêcheurs où la mollesse de son sexe devient légendaire auprès des riverains. Cette célébrité que vient lui ravir Dro est le début d’une cohabitation à la limite de l’irréel.
Une métaphore de
l’érotologie
Le thème de la sexualité affiché dans une verve lyrique et comique profile la tragédie humaine et plus spécifiquement masculine : la virilité détermine-t-elle l’homme ? semble interroger Yves Dakoudi qui n’est pas loin de penser que le mépris de l’éthique sexuelle contenue dans nos valeurs serait la cause des maux qui affligent notre société. Comme Dro dont l’onomastique profile un rêve de déraison, nous courons à notre perte sans un minimum de salubrité. La plupart des personnages viriloïdes de cette fable moderne pélagique agissent plutôt guidés par leur phallus plutôt que par leur cerveau, les femmes étant réduites à authentifier les aptitudes sexuelles, simples objets de confirmation de la puissance séminale.
La diégèse de La perle cadenassée n’est pas sans rappeler celle obscure de La Rue Félix-Faure de la romancière sénégalaise Ken Bugul où le sexe est érigé en instrument de domination religieuse de femmes qui sombrent dans la folie et le meurtre et dont le prologue s’ouvre sur la découverte d’un cadavre dont les parties génitales sont enfoncées dans la bouche.
Le cadre de Fidjrossè plage reçoit des valeurs négatives avec le développement des temples de stupre que sont ses tripots et autres maisons closes. Cet espace s’érige en un lupanar à ciel ouvert, le plaisir affiché sans borne qui révolte jusqu’à l’indignation et à la mort la pauvre Koutchi qui a couvé quatre-vingts ans de tabous sexuels. Quand Wendia, la perle libérée, la femme fatale, s’égare dans les fanges de la perversion zoophile pour sceller le sort de Dro emporté par les vagues d’un amour impossible. Ainsi est posé le débat sur les violences faites aux femmes, la violation d’un droit fondamental, celui de disposer de son corps, qui est aussi une violence faite à l’homme. Il s’agit alors en protégeant la femme de protéger l’homme, la société et par extension l’humanité.
Une allégorie de la volonté de puissance
Construite sur une érotologie évidente et sur une politologie presque invisible, cette création d’Yves Dakoudi manipule ainsi une allégorie du pouvoir voilée dans la virilité, la puissance du phallus. On y voit une phallocratie qui se déploie en une volonté de puissance politique. C’est comme si la possession d’un phallus viril, au lieu de conduire l’homme à l’ataraxie et à la responsabilité, lui obstrue la célébration cérébrale de sorte que Dro, pris comme un homme politique doté de puissants pouvoirs, a égrené, comme un démagogue, plusieurs chapelets de mensonges : se dédire et manquer à sa parole est autant caractéristique de sa personnalité que Glégoua, l’impuissant, dépourvu donc de pouvoir politique, constitue malgré tout, un sauveur du peuple : Yves Dakoudi profite du crash du Noël pour faire du dévirilisé un héros.
C’est un roman qu’il faudra lire au sens métaphorique comme Xala de Sembène Ousmane, avec cet avantage qu’Yves Dakoudi renverse la vanité des hommes dits puissants en faveur des castrés, dotés paradoxalement de plus de clairvoyance : ce qui rehausse le fantastique du roman et demande une réflexion sur le génie génétique, les défauts somatiques et le degré d’humanité, voire de perfectibilité !
Né à Dogbo (Bénin) le 25 août 1978, Yves Dakoudi s’est construit une grande renommée d’activiste au Bénin.
Anick Santos (au milieu) présentant le projet [/caption]
Le projet ‘’Bénin house’’ initié par l’Alliance de coopération économique, culturelle et touristique Afrik’Alabama a été présenté, ce mercredi 4 avril à Cotonou. Une occasion pour la promotrice, Anick Santos, de restituer les activités de retrouvailles, organisées à Paris en février dernier, et qui ont connu la participation des autorités au plus haut niveau de l’Alabama.
C’est le secrétaire général du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe), Alfred Idohou, dont le siège accueillait la rencontre qui a introduit la séance. Saluant l'initiative d’une compatriote de la diaspora, M. Idohou affirme que ce projet est unique et lie l’Alabama au Bénin, depuis plus de dix ans. Mais, entre-temps, « ce projet a connu de blocage », signale-t-il, ajoutant que « grâce au président de la République, il a connu une renaissance ».
Anick Santos, promotrice du projet, a rendu hommage au chef de l’État qui a permis que le projet soit débloqué. À travers cette sollicitude du président, Mme Santos, reconnaît sa détermination à révéler le Bénin. Elle invite de ce fait à accompagner le gouvernement dans sa vision. Elle n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude au docteur Aristide Talon qui a saisi l’occasion pour sensibiliser sur l’opportunité d’accompagner un tel projet pour le rayonnement du Bénin.
"Benin House", explique sa promotrice, est « un projet évolutif à caractère éducatif, historique, culturel, touristique et économique, retenu depuis 2008 par les Autorités d’Africatown-Alabama. « Ce projet qui s’articule autour de trois sections principales sera érigé sur 3 hectares gracieusement mis à disposition par la mairie de Prichard à Africatown-Alabama aux Etats-Unis, à travers la Résolution 1200-11 du 22 novembre 2011», précise Anick Santos.
Au Bénin, ce projet est reconnu par l’État à travers une note en date du 17 octobre 2014. Il vise à promouvoir les arts, la culture du Bénin et surtout le tourisme mémoriel. Pour Mme Santos, « C’est un avant-goût du vrai voyage au Bénin », dit-elle ajoutant que c’est la découverte de la culture béninoise dans sa richesse et dans toute sa diversité.
Les 3 hectares offerts abriteront, selon ses explications, une section Arts et Culture qui comprend : un centre artisanal et culturel, un centre de formation et une salle polyvalente. La section 2 dédiée au tourisme et à l’histoire comprend un musée d’histoire et des arts, une agence de tourisme et un haut lieu de pèlerinage. Quant à la section 3, qui fait la promotion du business et des investissements, elle comprend un complexe hôtelier de type Bungalows, Ganvié…, des restaurants (gastronomie africaine), une zone de promotion économique et commerciale, des vitrines pays, de produits et services, un centre de conférences, des établissements bancaires, d’assurances et des entreprises de prestations de services.
Évaluée à 35 millions de dollars américains l’opérationnalisation du projet "Bénin house", dont Mme Santos annonce la réception du site en juin prochain, favorisera « l’appropriation de l’histoire commune des deux peuples. Elle permettra le rayonnement et la promotion du Bénin en Alabama aux Etats-Unis et aidera le développement du tourisme mémoriel et l’accroissement des revenus des acteurs des secteurs de l’artisanat, de la culture, du tourisme, de l’industrie et du commerce au Bénin », affirme Anick Santos.
Au terme de cette séance, tous les participants dont des représentants des municipalités de Cotonou, de Porto-Novo et de la commune de Ouidah ont convenu de la nécessité de créer le répondant de ce projet au Bénin. Ils saluent l’effort des autorités politiques d’Africatown en Alabama et souhaitent répondre à cette main tendue, en imaginant un projet qui soit le répondant de "Bénin house" sur le territoire béninois. Aristide Talon incite, pour sa part, à dépasser le répondant émotionnel pour proposer un projet à la hauteur des ambitions.
Colloque scientifique à la cathédrale Notre-Dame[/caption]L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, a ouvert, ce mercredi 4 avril, les travaux du premier colloque scientifique organisé dans le cadre du jubilé des 150 ans d’évangélisation de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. Pendant trois jours, prêtres, religieuses, laïcs, chercheurs et autres vont débattre de l’histoire et de l’impact de l’action d’évangélisation sur la culture, la foi et le développement à Porto-Novo.
Initialement prévu pour se tenir en novembre 2017 puis reporté une première fois en janvier dernier, le premier colloque scientifique initié dans le cadre du jubilé des 150 ans d’évangélisation de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-Conception de Porto-Novo s’est finalement ouvert, ce mercredi 4 avril. Ce projet qui se concrétise, après maints reports, au lendemain de la célébration de Pâques, la fête de la résurrection du Christ, n’est pas anodin, selon l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, qui a lancé officiellement les travaux.
Pour lui, c’est le signe tangible que Dieu veut que les fruits de ce colloque puissent contribuer à la résurrection de l’église-famille à Porto-Novo et sur tout le territoire du diocèse qui cherche à avancer dans la lumière du Christ ressuscité. Autrement dit, ces assises qui se tiennent dans la semaine après les Pâques autour du thème « Eglise-famille à Porto-Novo au service de la culture, de la foi et du développement » devraient permettre d’ouvrir les portes d’une vie nouvelle d’amour et d’espérance au niveau de la ville de Porto-Novo, estime l’évêque.
Ce colloque se veut donc un temps de témoignage, de devoir et de réflexion, partant depuis l’arrivée des missionnaires et leur installation officielle le 4 avril 1864 à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-Conception de Porto-Novo. Selon le prélat, l’on doit l’érection le 14 septembre 1955 du diocèse de Porto-Novo qui se confond aujourd’hui aux limites des départements de l’Ouémé et du Plateau aux actions d’évangélisation de ces premiers pasteurs. Le colloque, indique Mgr Aristide Gonsallo, aura à se souvenir de tous ces missionnaires qui, jeunes pour la plupart, ont semé depuis 154 ans les graines de la Bonne Nouvelle à Porto-Novo et partant, dans tout le diocèse. « L’enjeu fondamental de ce colloque est de mieux connaître l’identité de ceux qui professent la foi au Christ dans l’Eglise catholique afin de mieux organiser leur vivre ensemble dans cet espace qu’il partage avec d’autres citoyens dans le respect de leur profession religieuse mais tous au service de la culture et du développement », précise le prélat.
Pour sa part, Richard Kpènou, représentant le président de l’Assemblée nationale, va insister surtout sur l’impact de l’Eglise catholique dans la culture, le développement et l’épanouissement de la population à Porto-Novo. Il en veut pour preuve la fête de l’Epiphanie célébrée par les filles et fils de Porto-Novo, le site de Maria Tokpa où affluent les fidèles et adeptes de toutes les confessions religieuses qui viennent prier pour obtenir des grâces, et la création des écoles catholiques qui participent à une formation solide des enfants au niveau du diocèse de Porto-Novo. Au regard de toutes ces œuvres, Richard Kpènou rassure du soutien du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, pour l’évolution de l’église-famille à Porto-Novo.
Le représentant du préfet de l’Ouémé, Fernand Agbayahoun, et le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, encouragent aussi l’organisation de ce colloque initié par le curé de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-Conception de Porto-Novo, Charlemagne Koudhorot, dans le cadre du jubilé des 150 ans d’évangélisation de cette église. Ils souhaitent tous que les fruits des travaux de ces réflexions puissent renforcer davantage le désir de la population de vivre ensemble dans la paix et la cohésion de la promotion sociale.
Remise des titres fonciers subventionnés Mca[/caption]Le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, a présidé, ce mercredi 4 avril, le lancement officiel de la remise des titres fonciers subventionnés Mca aux requérants bénéficiaires. La cérémonie s’est déroulée à la salle de conférences de l’hôtel de ville d’Abomey-Calavi, sous la coordination de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf).
La question foncière et l’objectif de la sécurisation foncière constituent des priorités pour le chef de l’Etat et le gouvernement de la Rupture depuis l’avènement du régime, assure Victorien Kougblénou, directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf). En témoignent, poursuit-il, les nombreuses actions qui ont été posées dans le cadre de la sécurisation des populations et de la résorption de la situation d’insécurité foncière au Bénin. Le gouvernement, rappelle-t-il, a pris une série de décisions dans le cadre de la facilitation de la formalisation des actes de sécurisation foncière. Le gouvernement a ramené le taux d’enregistrement des actes fonciers à 0 %, justifie le directeur général de l’Andf. Il a également supprimé les frais de radiation ou d’inscription d’hypothèques et ceux de mutation de donation entre vifs. « Tous ces actes s’inscrivent dans la politique de sécurisation foncière des populations et particulièrement de pouvoir leur permettre d’accéder assez facilement aux actes de propriété», souligne Victorien Kougblénou. Les titres de propriété sont désormais acquis et sur instructions du chef de l’Etat, lesdits documents sont rendus disponibles dès la demande des requérants sur la base des renseignements et éléments fournis. Tous ceux qui se sont inscrits pour se faire délivrer les titres fonciers de masse seront satisfaits, rassure-t-il.
Pour le développement économique
Le préfet Jean-Claude Codjia s’est réjoui du déroulement de cette cérémonie qui marque la volonté du gouvernement de lutter contre l’insécurité foncière à travers l’accès sécurisé aux titres de propriété à tous. Cela, rappelle-t-il, a été rendu possible grâce à l’appui du Mca sur la base du projet de délivrance des titres de propriété dans vingt communes dont celle d’Abomey-Calavi, à travers l’opération de transformation des actes de présomption de droit de propriété en titres fonciers.
L’objectif, poursuit le préfet, était de réduire la pauvreté par l’accélération de la croissance économique. Une des conditions qui permettront d’atteindre cet objectif, c’est la sécurisation foncière, développe-t-il, notamment le foncier urbain. Il s’agit d’assurer une meilleure sécurité de l’investissement humain par la sécurisation des droits fonciers, facteur essentiel pour le développement économique du Bénin. Plus qu’un gage de sécurité foncière, indique le préfet, le titre foncier assure et garantit à son détenteur l’accès au crédit, donc l’accroissement des investissements pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a rassuré les bénéficiaires de la gratuité de l’opération et témoigné sa gratitude au chef de l’Etat.
Dans l’Atlantique, les requérants de Godomey tranche II, Zoca et Ganlonon Condji dans la commune de Ouidah sont concernés par la remise des titres fonciers.
Le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, estime que nul n’ignore la valeur des terres, nul n’ignore l’importance du titre foncier et celle conférée aux structures mises en place pour la délivrance desdits titres. Il a décerné la palme de satisfaction à l’Agence nationale du domaine et du foncier et au ministère du Cadre de vie et du Développement durable dont la collaboration a permis la tenue de la cérémonie du jour.
Le lancement officiel se déroule en quatre étapes dont la première est celle d’Abomey-Calavi, ensuite la deuxième à Abomey, la troisième à Lokossa et enfin la quatrième et dernière à Parakou pour clôturer?
Le député Issifou Amadou[/caption]L’impasse des négociations gouvernement/syndicats au sujet de la fronde sociale dans le secteur de l’éducation inquiète le député Issifou Amadou. Ce dernier se fend d’une question d’actualité pour interpeller le gouvernement sur les grèves perlées des enseignants et dont les apprenants et leurs parents sont les premières victimes. L’élu de la huitième circonscription électorale constate que cette grève déclenchée par le Front d’actions des syndicats de l’éducation a démarré le 25 janvier dernier par un mouvement de débrayage de 72 heures qui est passé par la suite à 96 heures de grève par semaine tacitement reconductible depuis le 6 mars dernier.
Les enseignants grévistes réclament, entre autres, l’application sans délai des décrets portant respectivement statuts particuliers des corps des personnels enseignants notamment l’indexation des salaires, la jouissance effective des avantages liés à leur fonction et la régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d’enseignants. A ces revendications, viennent se greffer celle liée à la rétrocession des fonds défalqués sur les salaires du mois de février aux enseignants et dont ils font une question préjudicielle.
La question d’actualité note par ailleurs qu’à la motion de grève des enseignants vient s’ajouter celle de 120 heures par semaine de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) et des agents de santé. « Les négociations entamées par le gouvernement pour un dégel de la grève et de la tension sociale qui prévalent dans le pays peinent à aboutir à des résultats concrets. Le gouvernement et les responsables syndicaux se jettent mutuellement la responsabilité de l’échec des négociations », constate Issifou Amadou. Cette situation d’impasse inquiète le député de l’opposition qui demande au gouvernement d’éclaircir la situation à la Représentation nationale. Il voudrait savoir notamment l’incidence financière des revendications des enseignants, notamment en ce qui concerne les statuts particuliers dont ils réclament l’application et l’incidence financière des six décrets que le gouvernement a concédés aux grévistes.
Aussi, le député demande-t-il des explications par rapport au montant total et par mois défalqué aux enseignants pour fait de grève et le taux le plus élevé des défalcations opéré sur les salaires des enseignants en grève.
Issifou Amadou a déposé dans la matinée de ce mercredi 4 avril la question d’actualité sur la table du président de l’Assemblée nationale. Elle sera sans doute examinée à la faveur de la première session ordinaire de l’année 2018 qui s’ouvre lundi 9 avril prochain?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Politique 05 avr. 2018