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Nouvelles

Mise en place du Répréma: La promotion du développement comme priorité
[caption id="attachment_28628" align="alignnone" width="1024"]Franck Kpotchémè: Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin[/caption]

Le Réseau des professionnels des médias résidant de l’Atlantique (Répréma), a été officiellement porté sur les fonts baptismaux, samedi 31 mars dernier au Business promotion center d’Abomey-Calavi. Il entend accompagner les initiatives de développement du département.

Constituer un creuset de réflexion et de travail des acteurs des médias qui résident dans le département de l’Atlantique ; s’impliquer de façon efficace et efficiente dans le développement de ce département. Ce sont, entre autres, les objectifs que poursuit le Réseau des professionnels des médias résidant de l’Atlantique (Répréma), dont l’installation officielle a eu lieu samedi 31 mars dernier.

Selon le président du comité d’organisation, Thiburce Konto, l’Atlantique regorge d’énormes potentialités. Les journalistes ressortissants ne sauraient rester en marge de son rayonnement. D’où la naissance du Répréma pour accompagner toutes les autorités sociopolitiques et économiques à divers niveaux dudit département dans leurs efforts de promotion de la bonne gouvernance.
Le Répréma qui s’intéressera à toutes les parutions écrites, les diverses productions audiovisuelles et numériques sur l’Atlantique, se veut un vecteur de promotion des richesses du département, souligne-t-il. Le souhait du réseau, formule-t-il, est qu’il soit le porte-parole des élus et des autorités vers les partenaires extérieurs.
Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpotchémè, salue la naissance du réseau. Selon lui, il voit le jour à une période importante de l’histoire de notre pays au regard de l’actualité nationale. C’est pour cette raison, indique-t-il, que ses membres ont le devoir de se démarquer du lot des journalistes communautaires en misant sur l’abnégation et le professionnalisme. D’ores et déjà, il affirme la disponibilité de l’Upmb à accompagner le réseau en vue de l’atteinte de ses objectifs.
Le représentant du préfet de l’Atlantique, Bernard Zannoudaho, voit en la naissance de ce réseau un soutien au département. « Les communes ont besoin de spécialistes des questions de décentralisation et de gouvernance locale ; le département a le gros lot des chantiers dans le programme d’actions du gouvernement (Pag) », souligne-t-il, pour solliciter la collaboration du Répréma aux côtés des communautés à la base. « Si ce réseau est bien structuré, il représentera un interlocuteur valable pour relayer les actions des communes », espère-t-il. « Vous avez l’obligation de faire fonctionner le réseau, de débarrasser ses textes des germes de suspicion et de division », conseille-t-il.

Société 03 avr. 2018


3e assemblée générale ordinaire de l’Apessa-Bénin: De nouvelles orientations en faveur des jeunes
[caption id="attachment_28624" align="alignnone" width="1024"]Christelle Assogba Maillard, présidente de l'Apessa (au milieu), procédant à l'ouverture de l'assemblée générale[/caption]

A la faveur de sa troisième assemblée générale ordinaire tenue le samedi 31 mars dernier à Cotonou, l’Association pour l’éducation, la sexualité et la santé en Afrique (Apessa-Bénin) a fait le bilan de ses actions de 2013 à 2017 et pris des résolutions pour de nouvelles orientations au titre de l’année en cours. La présidente Christelle Assogba Maillard a été réélue à la tête du creuset.

L’Association pour l’éducation, la sexualité et la santé en Afrique (Apessa Bénin) a pris, lors de sa troisième assemblée générale ordinaire, de nouveaux engagements à travers son plan annuel de travail (Pta) 2018 et les modifications introduites dans ses statuts. 

Ces nouvelles orientations de l’Apessa, explique la présidente Christelle Assogba Maillard, concernent le plan stratégique 2018 avec les nouvelles activités. Il s’agit de l’intervention en faveur des filles-mères dont la mise en œuvre, souligne-t-elle, permettra aux bénéficiaires soit de reprendre les études, soit d’apprendre un métier. Elle impliquera les parents des filles en situation, poursuit-elle. Il s’agit aussi du renforcement de l’éducation à la santé sexuelle et de l’action de prévention sur la consommation de stupéfiants et ses incidences sur le comportement sexuel.
Par ailleurs, poursuit la présidente réélue à la tête de l’Apessa, pour plus d’efficacité dans les actions, des modifications ont été opérées au niveau des statuts. Celles-ci, dévoile Christelle Assogba Maillard, portent sur trois points dont celui relatif à la périodicité des réunions du bureau exécutif. A cet effet, elle précise qu’au lieu de se réunir chaque trimestre, le bureau se réunira désormais par semestre. A cela s’ajoute la tenue des assemblées générales qui passe désormais à une fois l’an. Cela pourra garantir la disponibilité des membres, soutient-elle. L’autre modification est relative au siège qui est maintenu à Godomey. Selon elle, cette mesure a pour fonction d’éviter les tracasseries administratives à l’occasion de chaque modification liée au siège. De même, le montant des cotisations est revu à la hausse pour permettre à l’association d’être autonome pour son fonctionnement.
En termes de bilan, de 2013 à 2017, l’Apessa-Bénin a signé des partenariats avec plusieurs collèges en matière d’éducation sexuelle en milieu scolaire. Selon Hermione Assogba, trésorière de l’Apessa, 89 % des élèves sont favorables à l’éducation sexuelle chez les jeunes, 65 % dont 35% de filles et 31 % de garçons sont prêts à participer à une séance d’éducation sexuelle. L’année suivante, soit 2014, note-t-elle, 40 professeurs de SVT ont vu renforcées leurs capacités dans le domaine de l’éducation sexuelle auprès des adolescents et jeunes. De même, 20 autres enseignants ont été formés sans oublier beaucoup d’autres actions dont les activités génératrices de revenus et la gestion hygiénique des menstrues en milieu scolaire.

Société 03 avr. 2018


Implication des privés dans la santé: En finir avec le fort aux de mortalité maternelle

Les travaux du séminaire sur « La mortalité maternelle » organisé par le fondateur de l’Université Esperanza, Pierre d’Alcantara Zocli en collaboration avec les cliniques privées, ont pris fin, vendredi 30 mars dernier à Cotonou. Les participants ont mis en place un plan d’action pour en finir avec le fort taux de mortalité maternelle au Bénin.

Le fort taux de mortalité maternelle au Bénin et en Afrique constitue une tragédie face à laquelle plusieurs solutions ont été recherchées. Au nombre de ces solutions, le fondateur de l’Université Esperanza, Pierre d’Alcantara Zocli, a rappelé la conférence de Maputo en 2006 où la décision a été prise de se battre pour réduire ce taux exorbitant suivie de la campagne africaine pour la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (Carma) lancée en 2009 lors de la réunion des ministres de la Santé à Addis-Abeba. Malgré ces efforts, souligne-t-il, les résultats sont décevants. Face à ces échecs répétés et vu qu’il est erroné de se contenter des recommandations qui finissent par nourrir les cafards dans les bureaux et les tiroirs des institutions et des gouvernants, il importe de changer de stratégies. C’est pourquoi, dira Pierre d’Alcantara Zocli, l’action au Bénin doit consister à faire en sorte que les acteurs du secteur privé soient mieux outillés pour accompagner ceux qui le peuvent afin qu’ils aient les mêmes compétences que ceux du public et faire face au défi et au challenge que constituent les décès maternels. Cette stratégie se justifie bien quand on sait que le secteur privé est sollicité à 60% par les populations. C’est lui qui gère, appuie, soigne et guérit ces dernières, fait-il remarquer. 

Mais pour que le secteur privé notamment les acteurs privés en santé puissent jouer davantage le rôle qui est le sien, le fondateur de l’Université Esperanza estime qu’il faut renforcer leurs capacités à travers des formations.
C’est donc pour cette raison que les travaux du séminaire sur la mortalité maternelle ont, une semaine durant, été consacrés au renforcement des capacités du secteur privé à travers cinq composantes. Il était question d’amener les sages femmes, les gynécologues, les médecins généralistes à cerner davantage les notions de consultations prénatales recentrées, la surveillance de décès maternel et riposte, la planification familiale, la santé reproductive des adolescents et des jeunes et surtout aux soins obstétricaux néonatals d’urgence et enfin à ce nouveau défi que constitue le dividende démographique.
Ce renforcement de capacités des cliniques privées, des cabinets privés a abouti à une convention de ces acteurs privés dont le but est de mettre en œuvre un plan de formation incessamment avec les partenaires de l’université du Bénin à Benin city au Nigeria, l’université des sciences médicales au
Nigeria et la Banque mondiale, a indiqué Pierre d’Alcantara Zocli. Il s’agira, précise-t-il, de faire en sorte que les failles notées par les acteurs qui devraient s’occuper du secteur de la santé, soient éliminées pour plus d’engagement autour de cette tragédie afin que plus aucune femme ne meure en donnant la vie.
Car, ajoute Benjamin Hounkpatin, maître de conférences, agrégé en gynécologie obstétrique, l’identification des thématiques de ce séminaire était vraiment pour combler un gap. « Le gap du secteur privé en termes de contribution à la mise en œuvre des différentes stratégies identifiées pour réduire la mortalité maternelle », indique-t-il. C’est pourquoi, le plan d’actions phares identifiées sera sûrement mis en œuvre au cours des trois prochaines années.
Au-delà de ce plan d’actions, des recommandations ont été formulées pour amener le privé à être plus impliqué dans la réduction de la mortalité maternelle. Ainsi, on sera loin « d’une Afrique subsaharienne qui enregistre 1000 décès pour 100 000 naissances ; ce qui est énorme », selon Pierre d’Alcantara zocli.

Santé 03 avr. 2018


Célébration de la pâque dans le Mono: Une fête centrée sur la fraternité et le développement local
[caption id="attachment_28620" align="alignnone" width="1024"]Les artistes King Mensah et Allèzé Détonfo sollicités à Agamè pour égayer les flles et fls des arrondissements de Koudo et Agamè[/caption]

A l’instar des autres départements, la fête de pâques a été célébrée dans le Mono, le dimanche 1er avril dernier, mais avec une touche particulière. Il s’agit de la déclinaison de cette célébration en des fêtes communautaires qui tendent à être une pratique généralisée dans toutes les communes du département.

Importante fête du calendrier chrétien, les pâques se célèbrent avec une ferveur particulière dans le Mono. Cette ferveur renouvelée, dimanche 1er avril dernier, est montée d’un cran de par la mobilisation des populations. La fête pascale constitue, en effet dans le Mono, une occasion de retrouvailles entre filles et fils de la région qui se donnent rendez-vous dans leur localité d’origine. De Bopa à Lokossa, en passant par Houéyogbé, Athiémé, Sahouè et Comé, cette tradition de fêtes communautaires a été respectée. Mais si au cœur des manifestations, le culte catholique trouve une bonne place, les diverses célébrations ne se désignent pas sous l’appellation de fête de pâques. Aussi les objectifs poursuivis ne sont-ils pas communs et s’écartent d’une quelconque culture de piété. 

Dénommé « Googo » à Bopa, le jour de fête de pâques est essentiellement dédié à la rencontre entre les ressortissants de la commune, ses cadres et sa diaspora autour des préoccupations de développement. Cette même appropriation a motivé l’organisation de « Gbédokpo » au Ceg 1 d’Agamé, pour le compte des ressortissants de Koudo et d’Agamè, deux arrondissements de Lokossa. Créée par l’abbé Mathieu Mensah de regrettée mémoire, Gbédokpo qui était à sa dix-septième édition ce 1er avril, vise, selon ses organisateurs, à pacifier les relations entre les filles et fils des deux arrondissements. Agamè et Koudo, deux localité frontalières, ayant en partage des palmeraies, n’ont pas toujours filé le parfait amour. En cause, le contrôle de la gestion de l’or rouge. Et comme la musique, dit-on, adoucit les cœurs, les organisateurs de cette édition de Gbédokpo n’ont pas lésiné sur les moyens. Ils ont fait produire en spectacle la star togolaise King Mensah qui a porté, en apothéose, les festivités. Sa montée sur scène sera précédée de bien d’autres attractions dont les démonstrations de quelques chapelles de masques zangbéto.
L’aire culturelle Sahouè aussi connaît la célébration des pâques au titre de fête communautaire. Comme à leur habitude, ses ressortissants ont pris leur quartier de fête, notamment à Sè, un arrondissement de la commune de Houéyogbé. Mais chez eux, la fête est intitulée « Sahouèhoué ».
A leur suite, des cadres et la diaspora d’Athiémé entrent, eux aussi, en scène. Ils ont inauguré, ce dimanche 1er avril, la fête de leurs retrouvailles à l’échelle communale.
Pendant ce temps, « Nonvizan » battait son plein à Dékanmè, arrondissement de Comé. Axée sur les retrouvailles des ressortissants du lac Ahémé et de ses chenaux, la fête dénommée Nonvizan coïncide, elle aussi, avec la célébration des pâques. Ce rendez-vous a permis, une fois encore, à la communauté de pêcheurs de plaider, entre autres, l’aboutissement du projet de dragage du lac. A Athiémé comme à Comè, l'indispensable serviette blanche est associée à l’habillement contrairement à ce qui a été observé dans les autres localités où on s’est contenté de se vêtir du pagne choisi pour la circonstance.
Aux côtés des autochtones, les différentes célébrations drainent des foules d’amis et de curieux dont l’effectif croît au fil du temps. Au-delà des pique-niques et autres réjouissances populaires, quelques actes concrets de développement marquent les festivités. A Agamè, par exemple, un téléthon dénommé « Au moins un paquet de ciment par tête », a été organisé en vue de contribuer à l’achèvement de la clôture de l’établissement scolaire qui a abrité la célébration.
Dans le Mono, la fête pascale est récupérée dans le but de promouvoir la fraternité et le développement local.

Société 03 avr. 2018


Mini-atelier d’information et de sensibilisation des autorités locales: Les aires et territoires du patrimoine communautaire promus
[caption id="attachment_28617" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des participants[/caption]

Sous la coordination de l’Ong Groupe de recherche et d’action pour le bien-être au Bénin (Grabe), la Maison de la société civile à Cotonou a abrité, vendredi 30 mars dernier, un mini-atelier multi-facteurs d’information et de sensibilisation des autorités locales sur la problématique des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire. Plusieurs acteurs et invités étrangers y ont pris part.

Un mini-atelier d’échanges Sud-Sud s’est déroulé, vendredi 30 mars dernier à Cotonou, sur la promotion des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (Apacs). Pour Isidore Agbokou, représentant du coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies au Bénin-représentant résident du Pnud, le projet "Intégration des forêts sacrées dans le système des aires protégées du Bénin" (Pifsap), cofinancé par le Fonds pour l’environnement mondial (Fem), le Pnud et les communes bénéficiaires a offert l’occasion de faciliter l’intégration des forêts sacrées dans le système des aires protégées et de soutenir les activités de gestion et de préservation des vestiges de ces forêts. 

« Plusieurs facteurs exposent les forêts sacrées à des phénomènes de dégradation et il importe de les préserver en raison de leur biodiversité spécifique et de leur importance ethnoculturelle et religieuse », admet Isidore Agbokou. Les résultats atteints par le Pifsap méritent d’être renforcés, selon lui, et l’appui du Programme "Soutien stratégique aux aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire " est réconfortant. « Je suis d’autant plus heureux que cet appui va au-delà des forêts sacrées pour s’étendre à toutes les aires végétales ou d’eau gouvernées par les peuples autochtones ou les communautés locales », se réjouit-il.
La dynamique de promotion des Apacs est à encourager, poursuit Isidore Agbokou, pour la survie des peuples étroitement liés aux moyens de subsistance dont ils se servent, grâce à leurs connaissances pratiques, savoirs et savoir-faire endogènes.
Le rôle considérable des initiatives de la société civile locale dans la conservation des écosystèmes est de plus en plus reconnu. « L’importance de l’action communautaire pour la biodiversité, les écosystèmes et les moyens de subsistance durables se reflètent dans les objectifs d’Aichi 2020 relatifs à la Convention sur la diversité biologique », relève-t-il.

Forêts sacralisées pour la vie

Apollinaire Oussoulio, président de l’ong Grabe, souligne qu’autour des peuples autochtones subsistent certaines réalités qui ne sont pas enseignées dans les universités ; il importe, selon lui, « de travailler à leurs côtés pour sauvegarder ces savoirs endogènes qui nous élèvent en tant qu’Africains ou humains ».
Pour le président de l’Ong Grabe, l’objectif est de comprendre qu’au Bénin, il y a une association des peuples indigènes et autochtones qui conserve leurs territoires. « Nous devons être ouverts aux autres mais garder notre culture qui est authentique afin de conserver les territoires et connaissances des peuples autochtones au profit des générations montantes », estime-t-il.
La plupart des grandes forêts qui existent sont celles qui ont été sacralisées, même si de nos jours, cela est quelque peu galvaudé, fait remarquer Apollinaire Oussoulio. Ce que consent Simon Mitambo d’African Biodiversity Network. « Notre mandat tourne autour de la protection de la biodiversité culturelle. Dans le processus de protection, il y a que les savoirs locaux et endogènes contribuent fortement à cette protection actuellement en cours où il est question de conservation de savoirs », affirme-t-il. Les populations endogènes sont des personnes très importantes, selon lui, pour avoir vécu en intimité depuis des temps immémoriaux avec la biodiversité. Avec les sociétés modernes par contre, « Nous constatons une déconnextion avec notre culture, les éléments qui nous identifient », développe-t-il.
Les populations, poursuit-il, sont toujours porteuses de ce savoir qui est indispensable à la protection de la biodiversité. Les sites sacrés dont les forêts sacrées constituent des points nodaux de conservation des écosystèmes.
Simon Mitambo a salué le réseau africain qui se bat afin que la Commission de l’Union africaine veille à la prise d’une résolution pour la protection de la biodiversité ; une résolution qui appelle les gouvernements africains à protéger les sites naturels ainsi que les porteurs ou détenteurs de savoirs endogènes.

Environnement 03 avr. 2018


Projet emploi jeunes : Les bénéficiaires de l’Ouémé/Plateau reçoivent leurs subventions
[caption id="attachment_28618" align="alignnone" width="1024"]Projet emploi jeunes[/caption]

Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, a procédé à Akpro-Missérété, vendredi 30 mars dernier, au lancement officiel du paiement aux bénéficiaires des subventions du Projet emploi jeunes (Pej) pour le compte des départements de l’Ouémé et du Plateau. Il avait à ses côtés le représentant résident de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, partenaire financier de ce projet social.

Les bénéficiaires du Projet emploi jeunes (Pej) des départements de l’Ouémé et du Plateau ont reçu les subventions du gouvernement pour démarrer leurs micro-entreprises, conformément au plan de financement qu’ils ont chacun proposé. Ils ont perçu chacun un montant de 200 000 francs Cfa, à l’instar d’ailleurs de leurs camarades des autres départements qui ont été déjà satisfaits.
Les bénéficiaires de l’Ouémé et du Plateau étaient à l’honneur, vendredi 30 mars dernier dans la commune d’Akpro-Missérété où s’est déroulée l’opération pour le compte des deux départements. Au total 99 jeunes bénéficiaires de cette commune sont entrés en possession de leurs subventions. En même temps que ceux-ci, ce sont 1969 autres jeunes des départements de l’Ouémé et du Plateau qui ont reçu simultanément les subventions pour un montant total de 413,6 millions F Cfa. Ils ont reçu leurs fonds directement via le système de Mtn Mobile Money. Les 99 bénéficiaires présents ont constaté avec joie chacun et sur-le-champ la disponibilité des 200 000 F Cfa sur leur compte Mtn grâce à la magie du numérique. Ce qui témoigne du concret du Projet emploi jeunes mis en œuvre par le gouvernement avec l’appui financier de la Banque mondiale. Lequel projet vise à renforcer le capital humain et la productivité des jeunes de 15 à 35 ans, peu ou pas instruits, et en situation de sous-emploi. Il s’agit d’aider ces jeunes retenus, après une sélection et une formation transparente et rigoureuse, à développer des activités économiques productrices dans les secteurs de l’artisanat, de la transformation agricole et du tourisme au Bénin.
Le projet permettra donc de lancer véritablement 7500 jeunes sur un total de 8500 sélectionnés pour la première phase, sur la voie de la réussite économique. Ainsi, ils pourront aussi créer des emplois pour d’autres jeunes de leurs localités et même au-delà.
Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, qui a procédé au lancement officiel de l’octroi des subventions d’installation des bénéficiaires de l’Ouémé/Plateau, a insisté sur l’importance de ce projet à caractère hautement social.

Gestion rigoureuse des fonds

Le ministre a prodigué de sages conseils aux jeunes bénéficiaires, les invitant à une gestion rigoureuse et consciencieuse afin de fructifier les subventions reçues. « 200 000 francs Cfa, c’est beaucoup. Des gens ont commencé avec peu d’argent et on réussi aujourd’hui », insiste le ministre Modeste Kérékou. Il précise qu’il ne s’agit pas d’une opération de distribution d’argent à des fins politiques ou électoralistes mais plutôt un mécanisme pertinent d’appui à l’auto-emploi des jeunes. Car, selon lui, le social pour le gouvernement du président Patrice Talon ne peut s’assimiler à une distribution d’argent qui arrière davantage le bénéficiaire mais plutôt à la réalisation d’actions concrètes et cohérentes garantissant au bout du rouleau le mieux-être de la population. « Les subventions reçues constituent une aide pour financer le plan d’affaires que chacun de vous a monté», insiste le ministre qui met en compétition tous les bénéficiaires du projet des soixante-dix-sept communes du Bénin. Modeste Kérékou exhorte les bénéficiaires d’Akpro-Missérété à une réussite à 100 % pour enlever la première place à l’évaluation d’impact du projet. Car, la poursuite du projet avec son extension aux autres jeunes en attente de subvention dépendra de la réussite de la première vague.
Le lancement de ces subventions offre ainsi l’opportunité aux bénéficiaires de devenir à terme, de véritables entrepreneurs, chacun dans son domaine d’activité et de sortir de la situation de sous-emploi, précise la représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey. Elle rassure de la disponibilité de l’institution onusienne pour appuyer le gouvernement dans ce projet innovant et en faire un franc succès au profit des 17 500 jeunes du Bénin dont 50 % de femmes à atteindre à terme pour un coût global de 18,5 milliards F Cfa.
Le maire d’Akpro-Missérété, Michel Bahou, invite les bénéficiaires de sa commune à faire une bonne gestion des fonds qui ne doivent jamais servir dans les cérémonies funèbres ruineuses et autres. Il loue cette mobilisation du gouvernement, de la Banque mondiale et des autres structures de gestion du projet telles que l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe) et l’Unité de coordination du Pej contre le problème du sous-emploi des jeunes?

377 millions F Cfa octroyés dans le Zou/ Collines

Après Akpro-Missérété, la délégation du ministre Modeste Kérékou s’est rendue, ce même vendredi 30 mars, à Zagnanado pour le même exercice au titre des départements du Zou/ Collines. Le discours a été le même. Ici, ils sont au total 104 jeunes de Zagnanado à recevoir les subventions de 200 000 F Cfa chacun. Et en même temps qu’eux, ce sont 1781 autres jeunes des départements du Zou et des Collines pour un montant total de 377 millions F Cfa qui sont aussi directement et simultanément servis par le système de Mobile Money

Actualités 03 avr. 2018


Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération: De nouvelles facilités pour l’obtention du passeport béninois

Dans le souci d’améliorer les services offerts aux Béninois de l’extérieur, le gouvernement a entrepris des réformes visant à réduire le délai et les frais d’établissement ou de renouvellement de passeports biométriques au profit des Béninois vivant à l’étranger.

« Le délai pour l’établissement des passeports est désormais de quinze jours à compter de la date de dépôt du dossier de demande, comportant toutes les pièces requises, dans les représentations diplomatiques et consulaires dotées du kit de collecte des données biométriques ». Pour l’instant, onze représentations diplomatiques et consulaires à savoir Berlin, Moscou, Paris, Rome, Brasilia, Washington, Ottawa, Pékin, Kinshasa, Pretoria et Libreville, sont dotées desdits kits, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, et qui sans doute sèmera la joie dans le cœur des Béninois de la diaspora.
La mise en œuvre d’une telle décision a le mérite de leur simplifier la vie dans leurs pays de résidence et les soulage d’une difficulté de vieille date dont ils n’ont cessé de se plaindre. Le même communiqué précise que les frais d’établissement ou de renouvellement sont désormais fixés à 65 000 F Cfa (100 euros) dans les zones Europe, Amérique et Asie et 50 000 F Cfa dans la zone Afrique. Ces frais comprennent le coût de réalisation du passeport fixé à 30 000 F Cfa pour tout Béninois, majoré d’un forfait pour l’expédition. Cette option de faciliter les démarches aux Béninois pour l’obtention ou le renouvellement du passeport s’étend également au délai de livraison de cette pièce pour ceux de l’intérieur du pays. Elle passe désormais à 3 jours au lieu des 10, voire 15 jusque-là notés. « Si au bout de trois jours un demandeur vivant au pays n’a pas reçu son passeport, c’est que son dossier a un problème », apprend-on. Une avancée notable qui n’est rien d’autre que la concrétisation d’une promesse faite par le chef de l’Etat.

J. F. M.

Société 03 avr. 2018


Non-désignation des membres du Cos-Lépi: La Plateforme électorale des Osc exprime ses inquiétudes à Holo
[caption id="attachment_28615" align="alignnone" width="1024"]La Plateforme électorale des Osc exprime ses inquiétudes à Holo[/caption]

Une délégation de la plateforme électorale des organisations de la société civile (Osc) du Bénin était, vendredi 30 mars dernier en audience à la Cour constitutionnelle. L’objectif de cette rencontre est d’exprimer ses inquiétudes au président Théodore Holo par rapport à la suite donnée à la décision Dcc 17-262 du 12 décembre 2017 portant désignation des membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi).

« Nous avons initié une tournée d’écoute de tous les présidents d’institutions du pays pour comprendre ce qui est à la base de la non-désignation des membres du Cos-Lépi afin de jouer notre rôle de façon convenable en tant que société civile », a déclaré Fatoumata Batoko Zossou, au nom de la plateforme, au sortir de l’audience. Etant donné que c’est une loi républicaine qui a prévu l’installation des membres du Cos-Lépi, poursuit-elle, il urge de la mettre en exécution pour le bien de la jeune démocratie béninoise. « Ce sont des règles et procédures auxquelles la loi soumet toutes les autorités du Bénin afin que les élections ne soient sources de conflits dans notre pays », a-t-elle ajouté. C’est donc ayant l’impression que ces instruments sont banalisés et afin que les médias en parlent, que la plateforme électorale des Osc a jugé utile d’engager cette démarche pour que l’image du pays ne soit écorchée. « Nous avons l’obligation d’aller à la source pour comprendre ce qui se passe », a laissé entendre Fatoumata Batoko Zossou.
Les membres de cette plateforme des Osc promettent de rencontrer dans les tout prochains jours, les membres du Comité national de traitement (Cnt), l’organe technique du Cos, et le bureau de l’Assemblée nationale, ainsi que le bureau de la Commission électorale nationale autonome (Cena), pour élucider une fois pour toutes le sujet. « Après le tour, nous allons pouvoir prendre des dispositions afin de jouer notre rôle pour que les élections ne soient pas sources de conflits chez nous », a-t-elle indiqué.
Le président Théodore Holo s’est réjoui de cette démarche des Osc et a partagé avec elles les enjeux de cette décision. Ce fut donc une séance d’échange de laquelle la délégation est partie aguerrie afin de continuer la veille citoyenne pour que l’exercice et le contrôle du pouvoir se passent tel que défini par la législation en vigueur.

Christian HOUNONGBE (Stag)

Actualités 03 avr. 2018


Audience à la Haac: Un projet de création de médias pour appuyer la formation

Une délégation conjointe de l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Isfsc) et de l’École supérieure de formation des acteurs de l’audiovisuel, des métiers des médias et du multimédia au Bénin (Esfam-Bénin) conduite par Roger Mèdégan Fagla, était au siège de la Haac à Cotonou, vendredi 30 mars dernier. Au centre des échanges, la présentation d’un projet de création d’un groupe de presse spécialisé dans les droits des consommateurs et complémentaire à la formation des journalistes.

Le président et les conseillers à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, ont échangé, vendredi 30 mars dernier, avec une délégation composée de responsables de l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Isfsc) et de l’École supérieure de formation des acteurs de l’audiovisuel, des métiers des médias et du multimédia au Bénin (Esfam-Bénin). La délégation conduite par Roger Mèdégan Fagla, promoteur de l’Esfam-Bénin, est allée présenter aux conseillers de l’institution de régulation de la communication et de l’audiovisuel au Bénin, l’évolution qu’a connue le projet de création d’un groupe de presse présenté comme complémentaire à la formation des journalistes et de défense des droits des consommateurs. L’objectif est de solliciter l'attribution de deux fréquences de radiodiffusion et de télévision pour la ville de Porto-Novo.
Au terme de cette audience, M. Mèdégan Fagla dit avoir le sentiment d’une grande satisfaction. Pour lui, le projet dont il est porteur avec ses partenaires belges est une initiative intégratrice et dynamique qui sort de l’ordinaire. Il explique que le projet appuie la formation que son école de journalisme Esfam-Bénin donne avec l’adéquation formation/emploi. « Cela veut dire que les étudiants, une fois ayant terminé leur formation, peuvent directement trouver l’emploi », affirme-t-il, soutenant que ce sont des milliers d’emplois pour ces deux chaînes qui sont à vocation panafricaine.
M. Mèdégan Fagla explique que la création de ces médias vient combler un vide sur le plan de la qualité des médias sur le plan national. « Nous voulons apporter une autre manière de faire de l’information, de faire de la radio et de la télévision en permettant aux populations d’avoir accès à des informations liées à leur vie, à leur existence, notamment les cinq besoins fondamentaux de l’homme », précise-t-il.
Présentant ces médias, M. Fagla souligne qu’il s’agit de « Fm Vie, la voie du consommateur et Cctv Africa dont nous sommes porteurs avec nos partenaires qui ont déjà investi de sommes colossales en équipement, en investissement de toutes sortes pour que nous ayons déjà les infrastructures déjà disponibles et prêtes à diffuser à Porto-Novo ».
Il se réjouit d’avoir reçu l’aval de toute la Haac et des cadres de l’institution de régulation pour octroyer effectivement ces deux fréquences à sa structure. Puis, il annonce : « Si tout va bien, nous allons pouvoir émettre avant la fin de l’année 2018 ».
Pascal Laviolette, enseignant et coordonnateur de la cellule internationale de l’Isfsc Bruxelles, explique que « La chose la plus importante qu’on peut retenir est que le président de la Haac s’est prononcé en faveur du projet et qu’il a engagé la Haac tout entière à soutenir le projet défendu par M. Fagla, le projet de radio et de télévision consuméristes au profit des citoyens du Bénin ».
Il précise que l’Isfsc présent dans ce projet est une école supérieure de journalisme et de communication qui travaille avec l’Esfam-Bénin depuis cinq ans sur des projets pédagogiques pour les journalistes du Bénin, mais aussi pour les journalistes de Belgique. Dans ce cadre-là, souligne-t-il, « Il y a des affinités, mais aussi des complémentarités entre les deux projets ».
Alain Dubois, directeur de l’Isfsc, témoigne pour sa part avoir des impressions positives et salue la qualité des questions qui ont été posées par les conseillers de la Haac. Pour lui, les conseillers ont mis en avant « la nécessité de s’appesantir sur le droit de la consommation ».

Actualités 03 avr. 2018


Rencontre à la Présidence de la République: Les vérités du chef de l’Etat aux pharmaciens

Face aux deux ailes dissidentes de l’Ordre des pharmaciens du Bénin pour une rencontre annoncée depuis un moment, le président de la République n’y est pas allé par quatre chemins. Le chef de l’Etat a dit ses vérités aux acteurs du secteur de la pharmacie et a, sans détour, porté le doigt sur les plaies de leur secteur d’activité.

La pagaille dans le secteur pharmaceutique au Bénin a été révélée au grand jour avec le procès, il y a quelques jours, des grossistes-répartiteurs pharmaceutiques. Procès à l’issue duquel plusieurs d’entre eux ont été condamnés à de lourdes peines de prison et d’amende. En Conseil des ministres, une décision de suspension provisoire de l’Ordre des pharmaciens a été prise. Il a été annoncé une audience avec le président de la République. On s’imaginait bien qu’au cours du conclave, le chef de l’Etat allait marquer sa déception vis-à-vis de ces professionnels de la pharmacie et cela s’est fait. Le président Patrice Talon, en effet, n’a pas mis de gant pour porter le doigt sur la gangrène des pharmacies et des faux médicaments. Il y est allé de toute sa verve, démontrant à ses hôtes qu’ils ont de tout temps abusé de la population, une cupidité à peine voilée dans le secteur qui expose les populations à de graves conséquences. Des manœuvres dolosives, frauduleuses et douteuses des grossistes-répartiteurs pharmaceutiques ont été mises à nu et révélées par le président Patrice Talon. L’introduction sur fond de défense faite par ceux-ci pour justifier ce qu’on pourrait qualifier de « forfait » de leur part n’a pas reçu l’assentiment du chef de l’Etat qui, arguments au point, a battu en brèche les dires de ses vis-à-vis confondus.
Pour le président talon, le secteur pharmaceutique n’a pas eu le souci de la santé des populations ni même du développement du Bénin. Et c’est notamment sur le cas du laboratoire New Cesamex que le président de la République s’est montré particulièrement virulent. Les accointances entre ce laboratoire qui n’existerait que de nom et le milieu pharmaceutique n’est pas du tout du goût du chef de l’Etat qui s’est évertué avec des détails à montrer aux pharmaciens tout le péché qui est le leur vis-à-vis de leurs compatriotes. En effet, New Cesamex qui serait basé au Congo ne produit pas de médicaments et pire, n’a jamais fait d’exportation dans la sous-région pas plus qu’en direction du Bénin. Les enquêtes révèlent que les médicaments viennent de l’Inde et il serait difficile d’établir la traçabilité comme l’exige la rigueur pharmaceutique.
Confondus, les responsables pharmaceutiques ont plaidé l’implication personnelle du chef de l’Etat en vue de juguler les difficultés qu’ils rencontrent mais aussi et surtout d’assainir complètement le secteur de la vente des médicaments. Le président Patrice Talon a donné son accord et des mesures idoines seront prises dans les jours à venir pour réorganiser de fond en comble le secteur pour le bonheur des populations, qui ont besoin de produits authentiques et bien conservés, pour se soigner.

Actualités 03 avr. 2018


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