La Nation Bénin...
Nouvelles
''The Hunger Project[/caption]Une délégation d’investisseurs venue du Royaume des Pays-Bas est au Bénin, depuis quelques jours, pour apprécier les réalisations de l'Ong internationale The Hunger Project-Bénin (Thp-Bénin). Ce mardi 27 mars, à Bohicon et à Kissamey, des échanges fructueux se sont déroulés, en présence de plusieurs personnalités et des représentants des communautés bénéficiaires.
Des investisseurs hollandais sont au Bénin, du 23 au 30 mars prochain pour toucher du doigt les activités mises en œuvre par l'Ong internationale The Hunger Project-Bénin (Thp-Bénin). Les échanges qui ont eu lieu, hier à Bohicon et à Kissamey, se sont déroulés en présence de l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, Djik Harry ; de la responsable de The Hunger Project au Pays-Bas, Evelyne Bruning ; du directeur national de The Hunger Project-Bénin, Pascal Djohossou, de plusieurs autorités locales et des bénéficiaires des actions de l’Ong néerlandaise.
Le collège d'investisseurs des Pays-Bas est engagé depuis 2008 pour le financement de la plupart des programmes de Thp-Bénin. Grâce à ce partenariat qui a cours depuis dix ans, lutter contre la faim et la pauvreté est désormais un processus ayant abouti à l'autonomisation des communautés impactées dans quatre épicentres dans les localités d'intervention de Thp-Bénin, notamment dans les communes de Zakpota, Aplahoué, Zogbodomey et Tchaourou.
Ils sont une soixantaine d'investisseurs, notamment des chefs d'entreprises constitués en consortium appelé "Groupe Katakle’’. Ils sont venus des Pays-Bas accompagnés de dix-huit musiciens pour célébrer les 10 ans de relations fructueuses et bénéfiques aux communautés impactées. Hier à Bohicon, au cours d’une rencontre, il leur a été présenté quelques-unes des réalisations de Thp-Bénin à travers des épicentres. Sous la houlette du directeur national de Thp-Bénin, Pascal Djohossou, les investisseurs présents ont pris connaissance des résultats impressionnants de la stratégie de Thp sur le terrain. Une rencontre au cours de laquelle, le responsable national a soutenu que « le Bénin nouveau prôné est déjà une réalité dans ces centres ». Et qu’il suffirait de les soutenir aujourd’hui pour réussir la décentralisation. Une avancée notable et bien remarquable dans les dix-huit épicentres réalisés dans dix-sept communes à travers huit départements. Un concept réussi grâce, entre autres, à la mobilisation sociale, au renforcement des capacités des femmes et des jeunes.
Pour atteindre ces objectifs, il faut noter que The Hunger Project-Bénin a bénéficié d'un important appui financier de la part du groupe Katakle pour un montant d’environ 7 milliards de F Cfa et de plus de 1milliard de F Cfa de l'ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin. Les impacts de ces financements sur les communautés bénéficiaires sont aujourd’hui palpables. C'est là tout l’intérêt de l'événement "Opéra de l'autonomisation" qui est donc la célébration du succès partagé d'un financement à Thp.
Cette autonomisation des épicentres a été célébrée à Kissamey hier, après l’étape de Bohicon, par un concert donné par des artistes béninois en communion avec ceux venus des Pays-Bas. Des artistes béninois tels que Sessimè, Teriba, Sèna Noble, Dahouè Doto, As de Pik, Don Métok et bien d'autres.
Cet après-midi, The Hunger Project-Bénin et ses partenaires promettent l'apothéose à travers un géant concert de musique sur l'esplanade intérieure du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Les musiciens venus des Pays-Bas promettent, comme ils en ont le talent et l'art, de créer un « métissage musical » avec ceux du Bénin.
La thérapie du professeur Albert Tévoèdjrè[/caption]L’ancien médiateur de la République, Albert Tévoèdjrè est aussi préoccupé par la situation sociale qui prévaut au Bénin. Il fait des propositions dans le sens de l’apaisement de la tension qui n’arrange personne. « C'est désormais une évidence : notre pays vit des jours sombres de très grave et périlleuse crise sociale, malgré quelques arrangements partiels.
Le pessimisme et le découragement se manifestent dans tout le pays. L'inquiétude grandit ... », note-t-il dans un communiqué qu’il a rendu public, ce mardi 27 mars.
Le frère Melchior invite tout le peuple à se situer dans le camp du dialogue et de l’espérance. « L'heure est venue de l'écoute mutuelle attentive, du dialogue sincère, du consensus le plus large dans l'intérêt de tous », poursuit l’ancien médiateur de la République et promoteur de « Théophania, la Maison africaine de la paix ». Il plaide pour une sortie de crise rapide et durable, invitant les uns et les autres à ne pas mettre « un point final là où Dieu n'a mis qu'une virgule ». A cet effet, il propose au gouvernement et surtout au chef de l’Etat de consulter officiellement les forces sociales en mouvement et aussi des anciens responsables comme les ex-présidents de la République, Nicéphore Soglo et Boni Yayi ainsi que Me Robert Dossou, Bruno Amoussou, Elisabeth Pognon, Mgr Antoine Ganyé pour une concertation nationale inclusive et appropriée de vrai " salut public". Selon lui, une telle démarche se met toujours en œuvre dans toutes les démocraties en cas de péril majeur. Albert Tévoèdjrè se dit disponible pour donner volontiers son point de vue et offrir ses bons offices et des pistes de déblocage de la crise, si l’on le sollicitait de façon sincère?
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 28 mars 2018
cybercriminels [/caption]Fin de trêve pour les criminels (cybercriminels, faux féticheurs et autres tueurs) qui sèment la terreur dans la République. La lutte sera implacable et sans pitié. Membres du gouvernement, préfets, procureur et policiers ont promis, ce mardi 27 mars au cours d’une rencontre avec les dignitaires des religions endogènes, de leur mener la vie dure.
Le gouvernement siffle la fin de la récréation et se propose dorénavant de traiter telle qu’elle le mérite, toute personne qui oserait passer outre les exigences républicaines et qui se hasarderait à commettre quelque forfait puni par la loi. Sont particulièrement visés, les faux féticheurs qui vendent la mort aux cybercriminels, les cybercriminels eux-mêmes et les autres tueurs qui sèment la peur et la confusion au sein des paisibles populations. Ils ont été identifiés comme des ennemis du développement, des acteurs au service de la destruction de l’image de marque du Bénin, des obstacles au Programme d’action du gouvernement (volet culturel et touristique). En somme, des anti-progressistes contre lesquels les autorités veulent sévir avec la dernière rigueur.
Mais c’est aux dignitaires des cultes endogènes et donc aux populations que le gouvernement a choisi de s’adresser au cours d’une séance d’échanges aux allures de dernière mise en garde, ce mardi 27 mars à Cotonou. La menace était largement perceptible dans le ton du ministre de la Justice, Joseph Djogbénou. Les actes crapuleux notés çà et là ces derniers jours, il les assimile à une privation de vie que le gouvernement ne saurait tolérer. « L’Etat a la responsabilité et le devoir de sanctionner et de réprimer avec rigueur si ces actes sont avérés » afin que « de tels actes ne se perpétuent dans un Etat de droit ».
Avant lui, le directeur général de la Police républicaine, tout aussi menaçant, a rassuré la population que la traque sera sans pitié. Pour Nazaire Hounonkpè, les perquisitions seront de mise pour déloger tous ces malfaiteurs et assurer la sécurité des populations. Dans cette traque contre la criminalité, la justice ne sera pas du reste et jouera sa partition à fond, assure pour sa part, Emmanuel Opita, procureur général près la Cour d’appel de Cotonou. Il avertit également les auteurs des messages sur les réseaux, qu’il s’agit d’une forme d’apologie du crime contre laquelle la Justice ne restera pas sans agir.
« En tant qu’autorité de police administrative, nous sommes les premiers concernés. Nous avons pour ambition de faire en sorte que la quiétude soit totale. Les complices et acteurs seront appréhendés. La collaboration entre autorités et têtes couronnées sera de mise pour dénicher les faux Houn-non (dignitaires de culte) et les indélicats », s’est engagé de son côté, le préfet Modeste Toboula du Littoral au nom de ses pairs présents. « Je voudrais dire que le commandement sera sans faille. Il sera question d’organiser la traque avec vous les dignitaires. Le Vodoun n’est pas mauvais. Il faut ennoblir nos cultures », suggère-t-il ensuite.
Des mesures sont prises contre les crimes
Ce qui intrigue le ministre délégué à la Défense, Fortunet Nouatin, c’est l’impact des crimes rituels commis sur la réputation du pays et par conséquent sur ses ambitions touristiques. « Ces pratiques vont à l’encontre du Vodoun », déplore-t-il. Il ne nie pas que « le Bénin est un pays de traditions Vodoun », mais nuance que le Vodoun n’est pas synonyme de mort. Bien au contraire, il protège la vie, appuie le ministre en charge de la Sécurité publique, Sacca Lafia. « Le gouvernement va enclencher une lutte sans faille pour décourager même la pensée d’avoir recours au crime rituel », annonce plein de certitude le ministre de l’Intérieur. Le fait que « des choses qu’on avait jamais vues dans notre pays » se produisent à une fréquence inquiétante préoccupe Sacca Lafia. « Nos fétiches n’avaient jamais demandé du sang humain. Ceux qui se livrent à ces actes sont des criminels. Nulle part, un fétiche ne demande du sang humain. Ces criminels abusent de la cupidité de certains citoyens pour commettre des crimes crapuleux », avance-t-il.
Mais face à cette situation, le gouvernement sort la cravache. La privation de vie pour quelque raison que ce soit n’aura pas droit de cité, certifie le ministre Joseph Djogbénou. « Le gouvernement mettra les moyens et s’engage à assurer la sécurité à chaque citoyen », promet-il. « Des mesures sont prises », reprend le ministre. « Pour le gouvernement, il n’y aura pas d’espace de non-droit », conclut-il.
photo de https://www.togotopinfos.com/2017/08/08/togo-nouvelle-methode-des-arnaqueurs-pour-depouiller-leurs-victimes-a-lome/
Actualités 28 mars 2018
Le médiateur de la République[/caption]Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a échangé, ce mardi 27 mars, avec certaines personnalités sociopolitiques et religieuses au sujet de la situation sociale qui prévaut au sein de l’Administration publique. Cette première rencontre a abouti à l’adoption d’une feuille de route devant conduire au dégel de la crise entre le gouvernement et les syndicats.
Le médiateur de la République s’engage dans la résolution de la crise sociale qui secoue l’Administration publique depuis deux mois avec des grèves perlées. Joseph Gnonlonfoun a échangé à cet effet, ce mardi 27 mars, au siège de l’institution à Porto-Novo, avec certaines personnalités sociopolitiques et religieuses en vue d'explorer les voies et moyens pour une médiation réussie dans cette crise impliquant surtout le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales.
La séance a connu la participation notamment des anciens ministres Séïdou Mama Sika, Sylvain Adékpédjou Akindès et Emile Louis Paraïso, de l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, Léon Bani Bio Bigou, des acteurs de la Société civile tels que Gustave Assah, Blanche Sonon, Léontine Idohou et des représentants de l’Union islamique du Bénin et des églises catholique, protestante méthodiste et du christianisme-céleste. Le Conseil national des rois du Bénin était aussi représenté à cette réunion qui a duré deux heures environ.
Léon Bani Bio Bigou, à l’issue des échanges, trouve géniale cette initiative du médiateur de la République, en invitant un certain nombre de personnalités pour se pencher sur la situation sociale qui prévaut au Bénin. Selon lui, cette première rencontre aura permis aux participants d’écouter les préoccupations du médiateur de la République et d’adopter une procédure devant garantir la réussite de la médiation. Cette procédure consistera à rencontrer les deux parties ; d’abord les centrales et confédérations syndicales pour écouter leurs problèmes et ensuite le gouvernement. La proposition de solution du groupe sera connue après ces deux rencontres, insiste Léon Bani Bio Bigou. « C’est notre pays à nous tous. Personne ne va le construire à notre place. Nous devons faire tout le nécessaire pour qu’il y ait sortie de crise », promet-il.
Optimisme
L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale se dit optimisme par rapport à la suite de la médiation. Tout comme le représentant de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, le révérend-pasteur Amos Agbindo-Bankolé. « Quand ça pète, personne ne peut aller dans les mosquées ni dans les églises. Il faut qu’ensemble nous puissions chanter le même cantique et voir comment nous pouvons nous compléter dans nos diversités pour le dégel de la crise », souligne-t-il. Selon lui, la réflexion va se poursuivre conformément à la feuille de route retenue. Deux rencontres sont prévues pour demain, jeudi 29 mars : l’une à 10 h et l’autre à 12 heures. Elles permettront certainement au groupe d’écouter chacune des deux parties et de proposer un terrain d’entente pour une sortie de crise. « Notre action va porter. Comme nous sommes dans une semaine sainte il faut prier et confier la nation au Seigneur qui a le dernier mot sur notre existence», espère, tout confiant, le pasteur Amos Agbindo-Bankolé.
Pour le médiateur de la République, l’initiative de cette rencontre n’est pas la première action de son institution depuis le début de la crise sociale. Joseph Gnonlonfoun dit être intervenu à plusieurs reprises mais en ‘’sous-marin’’. Il a écrit à ceux qui doivent avoir des courriers et des correspondances et saisi ceux qui méritent d’être saisis dans le but d’apaiser la tension sociale. « Ce n’est pas aujourd’hui que le médiateur de la République intervient dans la crise. Il y a un temps pour chaque chose dans la vie et il n’est jamais trop tard de faire ce qu’on doit faire. Le temps est venu de faire ce que nous faisons », conclut Joseph Gnonlonfoun?

Le 6 avril prochain, cela fera deux ans que le président Patrice Talon a prêté officiellement serment comme président de la République du Bénin. Le Parti communiste du Bénin (Pcb) fait une analyse des actions menées à l’ère de la Rupture et du Nouveau départ. C’était à travers un point de presse tenu, ce mardi 27 mars à Cotonou.
Certaines actions que mènent le président Patrice Talon et son gouvernement, à travers de multiples réformes, ne sont pas du goût du Parti communiste du Bénin (Pcb). Du moins, c’est ce qu’a fait savoir, hier, le premier secrétaire du Pcb, Philippe Noudjènoumè, lors d’un point de presse animé à Cotonou.
Selon lui, tout porte à croire que l’article 53 de la Constitution du Bénin à partir duquel le chef de l’Etat a juré « de respecter et de défendre la Constitution que le peuple béninois s’est librement donnée, de ne se laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes ses forces à la recherche et à la promotion du bien commun, de la paix et de l’unité nationale… En cas de parjure, que nous subissions les rigueurs de la loi », n’est pas respecté. Le premier secrétaire du Pcb dénonce des violations de lois « par action ou par abstention ou omission ».
Pour lui, les libertés fondamentales ne sont pas reconnues aux citoyens. Il étaye ses propos en rappelant l’interdiction et la répression des marches pacifiques aux étudiants, la délimitation de ‘’lignes rouges’’, l’interdiction et la répression de la manifestation des femmes contre la faim. Aussi, a-t-il souligné. Le piratage de la radio Soleil FM, la radiation de la Fonction publique du capitaine Patrice Trèkpo, secrétaire général du Syndicat national des Eaux, Forêts et Chasses pour ses opinions sur la privatisation du parc Pendjari et l’emprisonnement de Laurent Mètongnon et ses co-accusés dans l’affaire de placement hasardeux de fonds de la Cnss à la Bibe ».
Toutes ces observations et bien d’autres, déduit le premier secrétaire du Pcb, témoignent d’un manque de volonté de respecter les lois de la République.
Marion Akpo lance « De la croix à la résurrection »[/caption]Le premier album du projet Madone est désormais dans les kiosques. Il a été lancé, dimanche 25 mars dernier à Cotonou par l’artiste de la musique béninoise Marion Akpo. C’est un coffret de deux disques qui comporte respectivement dix chansons pour la résurrection et quatorze chants sur le chemin de croix, soit une chanson par station.
Selon Marion Akpo, ce projet est né d’une inspiration fondée sur sa conviction religieuse. « J’ai souhaité gratifier Dieu de ce qu’il m’a donné, ma voix », a-t-il déclaré. Il estime que c’est sa façon à lui de raviver la foi des chrétiens basée sur la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Ce coffret vient combler, selon lui, un vide d’autant plus qu’elle permettra de chanter le chemin de croix dans un monde où beaucoup ne se rendent plus disponibles pour cela. Il fallait aligner les chansons de la résurrection, symbole de la foi chrétienne.
Le projet Madone est subdivisé en quatre volets dont la réalisation et le lancement de l’album. Marion Akpo annonce une tournée dans les églises, des concerts et surtout des animations lors de baptême, des mariages et autres. « Nous donnerons la dîme avec le Madone pour contribuer à l’édification de notre communauté », a-t-il conclu.
Pour Nicholas Gomez, invité d’honneur de l’artiste, c’est une œuvre à avoir, à méditer et à connaître. Pour lui, Marion Akpo vient raviver la flamme de l’église en redonnant vie à plusieurs chants en passe de disparaître.
Aristide Agondanou, musicien du groupe Poly Rythmo, estime que c’est un chef-d’œuvre que chaque chrétien doit se procurer pour vivre aisément le temps pascal. Il reste convaincu du talent de l’artiste qui est capable encore du meilleur avec le soutien de tous pour atteindre ses objectifs dans ce projet.
Christian HOUNONGBE (Stag)
Culture 28 mars 2018
Sébastien Ajavon[/caption]L’Union sociale libérale (Usl), née le week-end dernier, fait couler beaucoup d’encre et de salive avec la présence au sein de son bureau, de certains hommes politiques appartenant à d’autres formations politiques qui n’auraient pas démissionné de leur parti d’origine avant
d’aller poser leurs valises chez le richissime homme d’affaires Sébastien Ajavon. Cette ‘’posture’’ politique relance la question de l’urgence de la réforme du système partisan.
Quatre noms de ténors politiques retrouvés dans le bureau politique de l’Union sociale libérale (Usl) créée, le week-end dernier, par le richissime homme d’affaires Sébastien Germain Ajavon, suscitent la polémique. Il s’agit de l’honorable Léon Basile Ahossi, membre du parti de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) et élu sur la liste de l’alliance Union fait la Nation (Un) à l’Assemblée nationale, des anciens députés Zéphirin Kindjanhoundé, président du parti de l’Union pour une dynamique démocratique Wôlôguèdè (Udd-Wôlôguèdè) et André Dassoundo, président du Front d’action panafricain pour le développement économique et social (Fades). Ils sont tous casés dans le bureau de l’Usl respectivement aux postes de 1er adjoint au délégué général, premier responsable à l’organisation et responsable chargé de la formation. Le quatrième ténor est Emile Koudjo, conseiller communal à Adjarra, élu sur la liste du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji. Il est fait 3e adjoint au coordonnateur général et chargé de la propagande de ce nouveau-né dans l’arène politique.
Seulement, la présence de ces quatre hommes politiques au sein du bureau du parti de Sébastien Germain Ajavon suscite des vagues d’indignations de l’opinion qui ne comprend pas comment cela peut être possible. Surtout qu’elle n’a pas la certitude que les intéressés aient démissionné de leurs partis d’origine. Des indignations bien fondées d’autant que l’article 26 de la loi n°2001-21 du 21 février 2003 portant charte des partis politiques au Bénin est bien clair en cette matière. Il dispose que : « Tout citoyen jouissant de ses droits civils et politiques est libre d’adhérer au parti politique de son choix. Il est tout aussi libre d’en démissionner. Toutefois nul ne peut être membre de plus d’un parti politique ». Les quatre ténors devraient donc se conformer à cette disposition légale en démissionnant de leurs partis respectifs avant de sauter pieds joints à l’Usl. Une formalité que nous informe avoir rempli, de son côté, le député Léon Bassile Ahossi, joint lundi dernier par téléphone. Il dit avoir fait les choses dans les règles de l’art. Il a pris soin de démissionner d’abord de l’Undp et ensuite de l’Un. « Je suis juriste même si je ne suis pas pratiquant. J’ai fait ce que je dois avant d’adhérer à l’Usl », insiste-t-il.
Instabilité
Mais si Léon Basile Ahossi a préparé son départ de l’Undp et de l’alliance politique Un, tel semble ne pas être le cas de Zéphirin Kindjanhoundé. Il n’aurait pas démissionné de l’Udd-Wôlôguèdè qu’il préside. Contacté par téléphone, lundi dernier, l’ancien député est resté évasif quant à la question de savoir si oui ou non il a déposé sa démission avant de signer son adhésion à l’Usl. Selon lui, cette démission ne devrait pas être une obligation d’autant que l’Usl est un regroupement de partis politiques. L’Union sociale libérale serait le contenant et les autres partis politiques membres en constituent le contenu, estime Zéphirin Kindjahoundé. Une explication que bat rapidement en brèche un autre ténor de la nouvelle formation politique qui clarifie et martèle que l’Usl est un parti politique et non une alliance politique. Quand bien même, elle ambitionne d’aller vers un grand regroupement politique pour la conquête du perchoir de l’Assemblée nationale en 2019 et du pouvoir présidentiel en 2021.
Tout comme Zéphirin Kindjanhoundé, le conseiller communal Prd Emile Koudjo n’a pas non plus déposé sa démission au niveau de son désormais ancien parti. Le Prd n’a reçu aucune lettre de démission de sa part, informent plusieurs sources proches du bureau politique du parti du président de l’Assemblée nationale. Même si celles-ci renseignent qu’Emile Koudjo a pris ses distances vis-à-vis du parti depuis l’élection présidentielle de 2016 où il a soutenu le candidat Sébastien Germain Ajavon, arrivé troisième de ce scrutin. Mais ce n’est pas une raison pour lui de ne pas démissionner du Prd avant de se rallier à l’Usl.
Il devrait en être de même pour l’ancien député André Dassoundo. Ce n’est pas évident qu’il ait démissionné en amont de son parti Fades qu’il a créé en 2004, même si plus personne n’entend parler de ce Front depuis plusieurs années. Toutes les tentatives pour joindre l’ancien député ont été infructueuses.
Cette instabilité des hommes politiques béninois, dans un cas comme dans l’autre, vient une fois encore prouver la pertinence de l’initiative du président de la République de réformer le système partisan béninois. Des dispositions contraignantes doivent être prises pour empêcher autant que faire la transhumance politique qui semble être le sport favori de la plupart des politiciens béninois. Il y va vraiment de l’intérêt de la démocratie béninoise.

Après trente-et-un mois passés à la tête de la mairie d’Aplahoué, chef-lieu du Couffo, Casimir Sossou a passé service, ce lundi 26 mars, à son premier adjoint, Sylvain Dahouè.
C’était au cours d’une sobre cérémonie présidée, à l’hôtel de ville de la commune, par le secrétaire général de la préfecture d’Aplahoué, Jean Houétognon et en présence de plusieurs autres collaborateurs du préfet, des conseillers communaux et des agents de la mairie. Cette passation de service s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du décret de suspension du maire sortant et qui a été pris, le jeudi 22 mars dernier, par le ministre en charge de la Décentralisation, Barnabé Dassigli.
Au premier adjoint désigné pour assumer l’intérim, le secrétaire général de la préfecture a conseillé de cultiver le consensus. Il l'exhortera également à se concentrer sur les préoccupations de développement bien qu'il ne soit là pour assumer un intérim de deux mois. A son tour, l’intérimaire a invité le collège des conseillers et tous les agents de la mairie à l'accompagner pour un nouveau décollage économique d’Aplahoué avec à la clé l’effort d’enterrer la hache de guerre.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 27 mars 2018

Le Comité exécutif de la Fédération béninoise de pétanque dirigé par Aurélien Vinou a procédé, le week-end dernier, au lancement de la saison sportive 2018-2019.
C’est dans le cadre d’un tournoi qui a réuni les acteurs du sport boule béninois que le top des activités au titre de la nouvelle saison a été donné. Plusieurs clubs venus de divers horizons ont pris part à cette compétition qui s’est déroulée au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Kouhounou. C’est l’occasion pour le président Aurélien Vinou de présenter son programme d’activités au cours de la saison 2018-2019. Au nombre de ses priorités, il souligne la dynamisation des structures de la fédération, la recherche de mécènes et de sponsors pour accompagner la discipline et l’organisation des compétitions statutaires sur toute l’étendue du territoire national.
Réélu en décembre dernier, le président Aurélien Vinou a promis maintenir la pétanque béninoise dans le concert des grandes nations de pétanque.
Sports 27 mars 2018

Se retrouvant sans entraîneur depuis la fin du contrat d’Oumar Tchomogo le 17 décembre 2017, l’équipe nationale de football senior ne va pas tarder à avoir son sélectionneur. Les tractations vont bon train et le successeur d’OumarTchomogo sera connu bientôt même si aucun appel à candidatures n’a été lancé par la Fédération béninoise de football pour pourvoir au remplacement de ce dernier.
Joint au téléphone, ce lundi 26 mars, le directeur des compétitions de la Fbf, Quentin Didavi, informe que la Fbf a déjà joué sa partition dans ce sens. Selon lui, après un travail minutieux au niveau de la Fbf, le président Anjorin
Moucharaf a déjà soumis une liste de sélectionneurs au ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. La balle est donc dans le camp du ministre en charge des Sports et ses collaborateurs qui devront procéder à la nomination de l’entraîneur qui va répondre aux critères.
Au ministère des Sports, on joue la carte de la crédibilité et de la transparence dans ce dossier dans lequel le rôle du ministre en charge des Sports est bien précis. Faut-il le rappeler, la Fbf propose à nomination une liste de sélectionneurs au ministre en charge des Sports qui fait le choix en dernier ressort. Qu’il vous souvienne que le ministre Oswald Homéky, dans sa correspondance à la Fbf, le 16 décembre dernier, a indiqué ses orientations par rapport à l’encadrement technique des équipes nationales. « Tout en saluant, les efforts fournis par ce dernier (Ndlr : Oumar
Tchomogo) dans le cadre de sa mission de sélectionneur national, je me dois de vous faire part, de la volonté du gouvernement béninois d'impulser une dynamique plus forte à l'encadrement de nos équipes nationales de football », avait-t-il souligné. En tout cas, les jours passent et l’on se rapproche des prochaines joutes. Le ministère en charge des Sports et la Fédération béninoise de football sont attendus sur ce dossier de recrutement d’un nouveau sélectionneur qui mérite enfin son aboutissement.
Des supputations
Plusieurs noms circulent depuis la fin du contrat d’Oumar Tchomogo. Il s’agit, entre autres, de Patrice Neveu, Didier Six, Michel Dussuyer, Alain Giresse, François Zahoui ou encore Alain Gaspoz. Le gouvernement béninois souhaite un sélectionneur de haut niveau pour succéder à l’ancien attaquant. En absence d’un appel à candidatures, l’on se demande comment les décideurs vont opérer leur choix. Visiblement un sélectionneur étranger pourra revenir chez les Ecureuils. Connaisseur du football africain, après être passé notamment par la Mauritanie, Patrice Neveu est libre depuis son départ de la sélection d’Haïti.
Michel Dussuyer est bien connu au Bénin. Après son passage en Côte d’Ivoire soldé par un fiasco à la Can 2017, il pourrait revenir au Bénin.
Alain Giresse, ancien sélectionneur du Mali et Alain Gaspoz, ancien entraîneur de l’Aspac après une carrière professionnelle fournie à Sion, sont également annoncés.
Les Ecureuils vainqueurs de la Gambie (1-0) lors de la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019 n’attendent qu’un coach pour entamer les préparatifs de leur prochaine sortie contre le Togo au mois de septembre.
Sports 27 mars 2018