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Nouvelles

Conseil des ministres : Le Cncb dissous, les emplois conservés
Le Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) vient d’être dissous. La décision est prise par le Conseil des ministres de ce mercredi 29 septembre. L'entreprise a été dissoute en raison de la mise en œuvre du système d’information portuaire. En effet, au cours de
sa réunion hebdomadaire de ce jour, le Conseil des ministres a marqué son accord pour l’opérationnalisation dudit système qui est, en fait, une plateforme technologique de traitement optimal des demandes et de fourniture des différents services portuaires. Aussi, la mise en œuvre de cet outil va engendrer une restructuration des activités portuaires, notamment la gestion des informations relatives à la détermination, la certification et la communication de la Masse brute vérifiée par le Port autonome de Cotonou (Pac). Or, le bordereau électronique de suivi des cargaisons et les opérations de détermination, de certification et de communication de la Masse brute vérifiée constituent l’essentiel des sources de revenus du Cncb. Autrement dit, l’existence de cette structure sous tutelle du ministère des Infrastructures et des Transports ne se justifie plus vu la réforme engagée. Sa dissolution est donc actée, et le liquidateur est nommé par le Conseil des ministres qui précise, en outre, que les activités résiduelles de l’entreprise seront prises en compte par d’autres structures du ministère. La bonne nouvelle pour les agents de cette entreprise, c’est qu’ils ne seront pas licenciés. Le Conseil des ministre rassure, en effet, que « les agents employés par le Cncb dans le cadre de la gestion des activités transférées au Pac, y seront reversés. Quant au reste (des agents), sur la base des critères de qualification et de compétence, ils intègreront d’autres structures du ministère ». Notons que le système d’information portuaire a l’avantage de garantir la transparence de tout le processus d’importation et de transit, simplifier et accélérer les procédures et formalités pour l’entrée et la sortie des marchandises. Actualités 29 sept. 2021


Commune d’Aplahoué: 2 811 écoliers bénéficient de kits scolaires
L’assistance en kits scolaires aux écoliers du Couffo, département à fort taux d’enfants vulnérables, s’est poursuivie, lundi 27 septembre dernier à l’école primaire publique d’Azovè-centre où 2 811 kits ont été distribués aux apprenants. Les apprenants des écoles primaires publiques d'Azové-centre, de Dékpo et de Kpacomè dans la commune d’Aplahoué ont reçu gracieusement, lundi dernier, des kits scolaires. Ceux-ci sont constitués de cahiers, de stylos à bille, des manuels au programme de cours moyens et plusieurs autres articles. Les écoliers ont reçu également des pains de savon ainsi que des bavettes de fabrication artisanale en vue de se protéger contre la pandémie de Covid-19. Le geste a coûté plus de vingt-et-un millions de francs Cfa à l'Ong Couffo Collaborative dont le partenariat établi avec la préfecture d’Aplahoué date de 2018. Au dire du représentant de l’Ong, leur partenariat a déjà permis de soulager plusieurs apprenants des autres communes du département du Couffo. L'initiative est à sa quatrième édition. L'objectif d'une telle générosité, dit-il, c’est non seulement de soutenir les parents d’élèves mais surtout contribuer à l’amélioration des conditions de scolarisation des apprenants, toutes catégories confondues, pour les amener à redoubler d'efforts dans leur cursus scolaire. L’Ong qui a une représentation dans le Couffo est dirigée aux États-Unis par James Lesly Kernel, Brice Mosley et Sona Clerborn qui ont su négocier avec leurs différents partenaires des aides qui soulagent les populations en difficultés, explique Victor Dogbovi, secrétaire général de la représentation de l'Ong Couffo Collaborative. Au nom des populations du département et des apprenants, le préfet Christophe Mègbédji a exprimé sa gratitude à l'Ong Couffo collaborative pour les nombreuses assistances. Spécifiquement pour ce qui se fait en soutien au système éducatif, il a dit en mesurer la portée. « Tout part de l'éducation qui est l'alpha et l'oméga du développement. Nous ne pouvons pas avoir de bons médecins, ingénieurs agronomes, administrateurs civils, magistrats, enseignants, ... sans une éducation de qualité», apprécie le préfet. L’appui de l'Ong Couffo Collaborative, poursuit-il, « fera en sorte que l'éducation béninoise ait une relève de qualité ». Pour finir, le préfet a invité les autorités locales et parents d’élèves à faire une utilisation judicieuse des kits scolaires et sanitaires reçus. La cérémonie de distribution des dons a réuni des responsables des établissements scolaires ainsi que des élus communaux et locaux. Société 29 sept. 2021


Gaspillage alimentaire : 17% des aliments finissent en poubelle
Alors que 811 millions de personnes souffrent de la faim, le monde gaspille 17% de la nourriture qu'il produit, selon la Fao. C’est presque une mise en garde de la Fao. L'agence alimentaire des Nations Unies a attiré ce mardi 28 septembre 2021 l’attention de la communauté internationale sur cette pratique qui n'est pas l'apanage des pays riches, comme beaucoup le pensent. Selon les données, 931 millions de tonnes, soit 17% des aliments produits en 2019, ont fini dans les poubelles des ménages, des détaillants, des restaurants et des autres acteurs de l'alimentation. Entre-temps, 811 millions de personnes ont faim et 132 millions sont confrontées à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle aujourd'hui en raison de la pandémie de Covid-19. En termes d'argent, les pertes alimentaires annuelles sont estimées à 400 milliards de dollars. Pendant ce temps, le manque de nourriture, la faim et la malnutrition touchent tous les pays du monde, a mis en garde mardi la Fao qui a lancé un appel urgent pour réduire la quantité de nourriture gaspillée. Pour rappel, la communauté internationale célèbre ce 29 septembre 2021 la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires.   Actualités 29 sept. 2021


Réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile : des agents de santé qualifiés outillés
La ville de Djougou a abrité le 24 septembre dernier une formation à l’intention des agents de santé qualifiés des départements de l’Atacora, du Borgou et de la Donga. Cette activité a été réalisée grâce à l’appui du projet d’Autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd-Bénin). Une centaine d’agents de santé qualifiés des départements de l’Atacora, du Borgou et de la Donga ont bénéficié d’une session de formation intégrée des modules de Soins obstétricaux néonatals d’urgence, de planification familiale, de soins après avortement et d’avortement médicalisé dans le cadre de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Initiée par l’Agence nationale des soins de santé primaires (Anssp) du ministère de la Santé avec l’appui technique et financier du projet d’Autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd-Bénin), ladite formation animée par les champions Sonu a pour objectif d’améliorer les compétences des prestataires en soins de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile au Bénin. Les participantes ont reçu des notions sur les urgences obstétricales et néonatales selon les normes, l’offre et la demande en planning familial et la prise en charge des soins après avortement. Après l’étape de Natitingou qui a mobilisé les participantes venues des communes de l’Atacora au cours de la période du 30 août au 10 septembre, c’est la commune de Djougou qui accueille les agents de santé qualifiés du 20 septembre au 1er octobre 2021. Dr Prince Eugène C. Adjovi, chargé de programme, responsable composante 2, représentant la Coordonnatrice du projet Swedd-Bénin, Dr Djaoudath Alidou Dramane, a rappelé les motivations de l’institution en appuyant cette formation. Selon lui, le projet Swedd financé par la Banque mondiale au Bénin s’est engagé aux côtés du ministère de la Santé pour l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant par le renforcement de la qualité des services dans les formations sanitaires.
« Le choix de ces interventions par le Projet Swedd est fondé sur le constat que malgré la définition des politiques novatrices, le renforcement des plateaux techniques des formations sanitaires, les indicateurs liés à la santé de la mère et de l’enfant restent dégradés quelles que soient les initiatives qui ont été mises en œuvre. Les besoins non satisfaits en méthodes de planification familiale modernes sont restés inférieurs à 32 % chez les femmes en union et 50 % chez les femmes non en union; cela induit un faible niveau de prévalence contraceptive, soit 12 % depuis 2011 malgré l’engagement de 24 % pris par le Bénin au titre du FP2020. Dans le même contexte, il s’en est suivi que l’indice synthétique de fécondité est aggravé, passant de 4,9 enfants par femme en 2011 à 5,7 enfants par femme en 2018. A tout cela s’ajoutent les taux de mortalité non encore satisfaisants tels que le taux de mortalité maternelle stagnant à 391 décès pour 100 000 naissances vivantes depuis plus de 10 ans, le taux de mortalité néonatale dégradé de 23 décès pour 1000 naissance vivante en 2011 à 30 décès pour 1000 naissances vivantes en 2018 », a détaillé Dr Prince Adjovi.
Démarche qualité, une obligation dans les formations sanitaires Toutefois, il y a des départements qui se distinguent par la qualité de leurs actions de santé. C’est le cas des efforts faits pour la réduction à 50 % de la mortalité maternelle et néonatale dans la Donga, un constat qui, selon ses dires, a réjoui la première dame l’année dernière. A son tour, Dr Mahamoud Zongo, directeur départemental de la Santé de la Donga se réjouit de l’initiative du projet Swedd qui concourt à réduire la mortalité néonatale. Il a indiqué avoir donné des orientations dans ce sens à sa prise de service, ce qui a abouti aux résultats satisfaisants dans la Donga, citée en exemple en matière de la lutte contre la mortalité infantile. « Nous sommes les seuls départements à réduire à 50 % la mortalité infantile », explique le Dds avant d'ajouter que la santé maternelle et néonatale constitue un grand défi et demeure un problème de santé publique au Bénin. Diane Akponon, représentante du directeur général de l’Agence nationale des soins de santé primaires (Anssp) souligne que l’institutionnalisation de la démarche qualité dans les formations sanitaires règle les problèmes qui s'y posent. Au nombre des ceux-ci, la technicienne supérieure en santé publique cite l’insuffisance dans la formation de base de certains acteurs de la prise en charge, le non-respect des normes, protocoles standards, l’insuffisance en matériels et consommables médico-techniques, l’insuffisance en ressources humaines… Toutes choses qui ont suscité plusieurs recommandations à l’endroit du partenaire pour la mise en pratique des notions acquises afin de sauver des vies.
Société 29 sept. 2021


Camp de vulgarisation sur les Ist et règles de jeu: L’As Naja engagée pour l’épanouissement des footballeuses
Fidèle à sa vision de contribuer à la formation et à l’éducation des footballeuses, l’Association Omnisports Naja Football Club de Cotonou a organisé un camp de formation sur les règles de jeu de football féminin et les Ist du 11 au 18 septembre dernier à Yokpo dans la commune de Zè. Une trentaine de filles ont pris part à cette activité soldée par le match entre Naja Fc et la formation de la zone militaire de Yokpo. Aguerries, elles se disent désormais prêtes à non seulement pratiquer leur passion, le football mais aussi à faire face aux infections sexuellement transmissibles. «Cette formation nous a permis de connaitre les règles de jeu mais aussi de savoir-vivre », a confié Yasmirath Daouda, joueuse de l’équipe de la zone militaire de Yokpo. Guy Serge Hounongbé, secrétaire général de l’Association Omnisports Naja Football Club de Cotonou s’est félicité du déroulement de cette formation qui s’inscrit dans le programme d’activité de l’année 2021 de l’association. C’est le lieu pour lui de remercier le Fonds national pour le Développement des Activités de Jeunesse, des Sports et des Loisirs (Fndajsl) pour avoir accompagné l’organisation de ce camp en faveur des jeunes filles. « Nous n’aurions pas pu organiser cette activité sans le soutien du Fndajsl», a-t-il confié. Selon lui, le Fndajsl a offert 20 plots, un jeu de chasubles et un appui financier à l’association dans le cadre de l’organisation de ce camp. Pierre Boutokpo, chef d’arrondissement de Yokpo s’est réjoui de la tenue de cette activité dans le respect des gestes barrières et autres prescriptions du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus. Il s’engage à contribuer au développement du Football féminin dans sa localité. « Ce projet constitue un signal pour nous pour détecter les talents cachés de notre commune en matière de football féminin », a-t-il déclaré?   Sports 29 sept. 2021


Programme Learn : Les lauréats connus ce jour
Tout est fin prêt. Les résultats de l'appel à candidatures du programme Levier d'apprentissage et de reconversion dans le numérique (Learn) seront disponibles dans quelques heures. L’annonce a été faite par le ministère du Numérique et de la Digitalisation sur sa page Facebook. Les candidats seront informés par courriel et SMS. 50 personnes dont 32% de femmes, ont été sélectionnées dans le cadre de cette initiative soutenue par le Fonds d'appui à l'entrepreneuriat du numérique (Faen). Ce programme vise à offrir chaque année à des jeunes béninois, recrutés sur toute l'étendue du territoire national, des bourses de formation dans le domaine du numérique. Il accueillera chaque année des jeunes âgés de 18 à 35 ans qui sont motivés et passionnés du numérique. Les personnes retenues prendront part à une formation intensive d'une durée de six (06) mois, suivi d'un stage d'une durée allant de quatre (04) semaines à six (06) mois, sanctionné par un rapport. Les admis recevront leurs certificats et seront accompagnés à l'insertion professionnelle ou à la reconversion dans le numérique. Tous les métiers d’avenir dans le secteur du numérique sont couverts par Learn. Cependant, la formation portera chaque année sur un métier précis, choisi sur une liste élaborée par le ministère du Numérique et de la Digitalisation, et Epitech, le partenaire en charge de la formation. Actualités 29 sept. 2021


Confédération africaine d'escrime: Jacques Okoumassoun élu secrétaire général adjoint
Le Bénin est représenté dans le nouveau comité exécutif de la Confédération africaine d’Escrime (Cae) à travers la personne de Jacques Okoumassoun, président de la Fédération béninoise d'escrime. Il a été élu secrétaire général adjoint au terme de la dernière assemblée générale élective tenue dans la cité balnéaire de Saly à 90 km de Dakar. L’ancien journaliste sportive de la télévision nationale travaillera donc aux côtés du président sortant Mbagnick Ndiaye dont la liste a remporté les élections avec 21 voix contre 8 et une abstention. Il a d’ailleurs témoigné sa reconnaissance à son mentor. «C'est l'aboutissement d'une campagne intelligemment et habilement menée par le président Mbagnick Ndiaye. Tout le mérite lui revient car c'est lui qui m'a fait confiance, a déclaré le tout nouveau Sga, Jacques Tamegnon Okoumassoun. Cette liste était opposée à celle du vice-président de la Confédération, président en exercice de la Fédération ghanéenne d'Escrime. Pour Jacques Okoumassoun, c’est la victoire de la diplomatie sportive béninoise sur le continent. Il pense que ce sont ses efforts pour la promotion de l'escrime qui ont valu la confiance de ses pairs sur le continent. Au total, 30 pays ont pris part à ce congrès au Sénégal? Sports 29 sept. 2021



Transformation structurelle de l’économie béninoise: Les satisfactions et propositions de la Bad
Dans une note de diagnostic pays, publiée le 27 septembre 2021, la Banque africaine de développement (Bad) a salué les efforts du Bénin pour la transformation structurelle de son économie. Des réformes y ont été proposées pour une croissance inclusive. A la Bad, les efforts du Bénin ne sont pas passés inaperçus. En témoignent les points positifs dévoilés dans la note de diagnostic pays publiée lundi dernier. « En ce qui concerne la réalisation des cinq grandes priorités de la Bad (Top 5), le Bénin a réalisé des progrès notables grâce aux réformes sectorielles et de gouvernance menées dans l’exécution du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021)», lit-on dans cette Ndp. En effet, parlant des cinq priorités, l’institution fait allusion à la vision du Bénin de contribuer à « éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer la qualité de vie des Africains ». Ce sont donc les secteurs de l’Énergie, de l’Agriculture, de l’Industrie, l’Intégration régionale et celui de la protection sociale qui sont concernés. Et là-dessus, la Bad a des raisons de croire que le Bénin a progressé. « Les capacités de production de l’électricité ont augmenté pour atteindre 209,5 Mw en 2019 contre 180 Mw en 2017, et le taux d’accès à l’électricité est passé de 32 % en 2017 à 35 % en 2019. Le pays est devenu le premier producteur de coton en Afrique en 2019 avec une production estimée à 678 000 tonnes. Les réformes de ces dernières années ont contribué à améliorer le cadre réglementaire et institutionnel de promotion des investissements privés », souligne-t-on dans la note. Par rapport à l’intégration régionale, il a été indiqué que le Bénin joue un rôle de plus en plus important avec la modernisation du Port de Cotonou, notamment pour les marchandises à destination et en provenance du Nigeria et des pays de l’hinterland (Niger, Burkina, Mali). « De même, le réseau routier s’est amélioré, et l’indice d’état général du réseau routier est ressorti à 63 % en 2020 contre 46 % en 2016. Des efforts ont été également consentis en matière d’approvisionnement en eau potable : le taux d’accès des ménages à l’eau potable est passé de 68,1 % en 2014 à 75,5 % en 2018 », précise le document de 161 pages. Le défi de la transformation En réalité, cette note de diagnostic pays évalue la situation macroéconomique, sectorielle et sociale du Bénin à ce jour, ainsi que les stratégies et politiques de développement mises en œuvre au cours des trois dernières décennies. Ainsi, elle a examiné le modèle de développement économique, les performances macroéconomiques et les perspectives, ainsi que des questions transversales relatives à la gouvernance, au développement du secteur privé, aux changements climatiques, au genre et à la pauvreté. Une analyse sectorielle sous le prisme de la mise en œuvre des cinq priorités stratégiques de la Bad (Top5) y a été faite pour aboutir à un modèle de croissance et de développement explorant les perspectives d’une transformation structurelle de l’économie béninoise. Si la Bad se réjouit des progrès faits, il n’est pas tout de même question que le Bénin dorme sur ses lauriers. Puisque, renseigne le document, les performances économiques enregistrées n’ont pas induit un changement de la structure de l’économie qui reste dominée par les secteurs primaire et tertiaire. Sur deux décennies, c’est-à-dire de 2001 à 2020, la part de l’industrie manufacturière (11 % du Pib) s’est même contractée de plus de 8 points de pourcentage. « Il y a eu une migration des travailleurs vers les services au détriment de l’agriculture et de l’industrie », préviennent les analystes de la Bad pour qui les moteurs de la croissance continuent de reposer sur l’agriculture, plus précisément le coton, le commerce et les transports avec un accent sur le Port de Cotonou. «Cette rigidité structurelle de l’économie ne permet pas d’amorcer suffisamment la transformation structurelle ni de réduire significativement la pauvreté », ajoutent-ils. Cap sur l’inclusion Face à ce diagnostic, la transformation structurelle de l’économie est plus que nécessaire. Fort heureusement, le gouvernement y travaille. Cependant, le Bureau d’analyse propose au Bénin, entre autres de renforcer les mesures d’incitations et de soutiens ciblés aux secteurs porteurs de croissance tels que l’agriculture, l’agro-industrie, le tourisme et l’économie numérique. Et ce, à travers des subventions, exonérations fiscales, facilités de financement, participation de l’État au capital de l’entreprise au démarrage et retrait progressif. Le Bénin est encouragé à poursuivre la dématérialisation des procédures pour la mobilisation des recettes fiscales, à accélérer les travaux de viabilisation des zones économiques spéciales et à accorder la priorité au développement des compétences techniques et entrepreneuriales. Du point de vue social, le renforcement de la protection sociale est très souhaité par la généralisation du projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). A la Bad, les analystes proposent de contribuer à la réalisation d’études sectorielles entre autres dans l’industrialisation, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique des femmes, l’emploi des femmes et jeunes. La Bad devra accroître aussi son appui pour les investissements structurants dans les secteurs porteurs de croissance et appuyer à travers des projets d’investissements, les Pme/Pmi. Le dialogue va se poursuivre pour la mise en œuvre des politiques économiques régionales dont la monnaie commune, l’Eco. Economie 29 sept. 2021


Formation des adjoints aux maires à Dassa : dynamiser les collectivités territoriales
Une vingtaine d’élus locaux prennent part, depuis hier mardi 28 septembre à Dassa-Zoumè, à la formation des adjoints aux maires de la 4e mandature du processus de décentralisation du Bénin. Il s’agit d’une formation de trois jours qui s’inscrit dans le cadre des réformes annoncées récemment au profit des mairies. Une formation ouverte par Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Assurée par le Centre de formation pour l’administration locale (Cefal), la formation se déroule simultanément sur six sites à savoir Kétou, Lokossa, Bohicon, Dassa-Zoumé, Parakou et Natitingou. C’est autour de deux thématiques que sont les « Techniques de mise en œuvre et de suivi du Plan de développement communal » et « Stratégies de mobilisation des ressources locales non fiscales». Elle a pour objectif de faire acquérir aux adjoints aux maires les fondamentaux nécessaires à la planification et au suivi des actions devant promouvoir le développement local mais aussi permettre de rechercher et de mobiliser les ressources endogènes pour leur financement. Christian Kouthon, directeur du Cefal, s’est réjoui de la nouvelle vision de la gouvernance locale portant sur les nouvelles orientations que l’Etat béninois entend donner au processus de décentralisation au Bénin. Il assure que le Cefal compte jouer pleinement sa partition dans la mise en œuvre des différentes actions pour booster les performances des autorités et des administrations communales. Raphaël Akotègnon souligne que la décentralisation de l’administration territoriale instituée vise l’instauration et la promotion de la démocratie à la base en vue d’amorcer un développement adapté aux besoins réels des populations par des autorités de proximité élues. Malheureusement, déplore-t-il, après environ deux décennies de mise en œuvre de la décentralisation, les résultats escomptés sont loin d’être atteints en dépit des efforts consentis par les gouvernements successifs. Une contre-performance de la gouvernance actuelle Le diagnostic a révélé une contre-performance de la gouvernance actuelle des communes. Celle-ci est due à plusieurs facteurs structurels avec pour corollaires des dysfonctionnements importants dans la gestion des administrations communales. Au cours des différentes mandatures, de nombreux cas de mal gouvernance ont été enregistrés au niveau des communes. A titre d’exemples, il a mentionné la non mise en œuvre d’une gouvernance locale viable, participative et concertée, l’insuffisance d’appropriation des outils indispensables pour assurer au mieux la mission de représentation de la population à la base et des difficultés dans la planification et la conduite des actions de développement par les élus locaux. Il a retenu aussi une gestion peu orthodoxe des ressources mises à la disposition des communes dans le cadre de la promotion du développement local, la non maîtrise par les élus des procédures de passation des marchés publics communaux, ainsi que la gestion peu transparente des affaires domaniales. Face à ce constat fort déplorable, justifie le ministre Raphaël Akotègnon, il apparaît plus que jamais judicieux aux autorités gouvernementales d’intensifier le renforcement des capacités aussi bien techniques que managériales des nouvelles autorités communales dans leurs domaines de compétences. Alors, précise-t-il, pour pouvoir maximiser les chances de succès de la décentralisation et lui permettre de faire face avec plus d’efficacité et de bonheur aux besoins existentiels des populations des villes et des campagnes, le gouvernement a décidé de miser sur le renforcement des capacités du capital humain chargé de gérer et d’animer les collectivités territoriales décentralisées. Société 29 sept. 2021


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