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Les populations de Vivio dans la commune de Kpomassè bénéficient de l’assistance et de l’accompagnement de la Jama’at islamique Ahmadiyya, qui organise un camp médical gratuit en leur faveur. Avec pour finalité des soins et médicaments gratuits.
Ce mercredi à Vivio, commune de Kpomassè, des femmes, des hommes et des enfants rassemblés, attendaient patiemment leur tour pour être examinés et recevoir les produits médicaux. Bokpè Amoussou, chef du village, se réjouit de l’arrivée de la Jama’at islamique Ahmadiyya dans son village. « Dieu nous a envoyés de bonnes choses ; si quelqu’un sent des maux, on va lui donner des médicaments pour le soulager », a-t-elle déclaré. Elle a témoigné sa gratitude à Pascal Irénée Koupaki pour avoir initié cette action de solidarité. Son représentant à la cérémonie de lancement du camp, André Tossou, a fait part de la joie qui l’anime avec l’arrivée de la Jama’at islamique Ahmadiyya à Vivio. Pour lui, celui qui offre la santé vous donne la force. Après avoir témoigné sa gratitude à l’initiateur, il a rassuré de la disponibilité des populations à recevoir les soins et médicaments.
Le préfet de l’Atlantique, par la voix de son représentant, Séraphin Yokossi, a imploré la grâce du miséricordieux sur les populations bénéficiaires. Il a témoigné sa gratitude à la Jama’at islamique Ahmadiyya. Les œuvres, apprécie-t-il, viennent en appui aux actions. Séraphin Yokossi a souhaité que ces actions soient renforcées, car la santé n’a pas de prix, encore moins de couleur religieuse.
Aussi, le représentant du préfet convie-t-il les populations à se prêter aux consultations et soins gratuits offerts. « Qu’Allah bénisse les soins et permette aux malades de recouvrer la santé », a-t-il souhaité pour finir.
Pour Dr Ijaz Ahmad, pédiatre consultant, l’un des membres de la paire formant l’équipe médicale déployée à Vivio, ils sont là pour accompagner et soutenir les populations, surtout les enfants afin qu’ils prospèrent dans les études. Il a convié l’assistance à la soumission à Dieu et plaidé pour une meilleure éducation en faveur des enfants.
« Quelles que soient les maladies, vous serez pris en charge gratuitement et les médicaments vous seront donnés », a déclaré Rana Farooq Ahmad, président de la Jama’at Islamique Amadiyya du Bénin. Il a déclaré avoir fait le déplacement pour soutenir et aider ceux qui n’arrivent pas à fréquenter les centres de santé. « Nous avons décidé d’aller vers vous et avons dépêché deux médecins ; un pédiatre et un généraliste qui sont là pour vous », a-t-il déclaré.
2018, selon lui, est déclarée année de solidarité. C’est pourquoi la Jama' at a concocté un programme pour entretenir les anciens forages et en faire de nouveaux. Il y a également à développer, informe-t-il, des installations d’énergie solaire pour l'électrification de la localité. Après avoir imploré la paix et la grâce divines sur l’assistance, il a déclaré être venu à leur rencontre afin de connaître leurs problèmes pour s’y pencher.
3e réunion de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé[/caption]La Conférence administrative départementale de l’Ouémé a tenu, ce mercredi 21 mars, sa troisième réunion ordinaire au titre de l’année 2018. Les travaux ouverts par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, ont porté, entre autres, sur les faiblesses des textes de lois sur la décentralisation.
Cinq points ont constitué le menu de l’ordre du jour des travaux de la réunion de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé pour le compte du mois de mars 2018, ouverte par le préfet de l’Ouémé. Le point phare a trait aux faiblesses des textes de lois sur la décentralisation. Cette question est d’une importance capitale pour le préfet, car ayant fait l’objet de recommandations dans le rapport général du forum des dix ans de la décentralisation au Bénin. Les assises avaient vivement recommandé une relecture des textes de la décentralisation incluant les textes des ministères sectoriels qui ont un lien avec les compétences communales, insiste Joachim Apithy. Ce toilettage, poursuit le préfet, permettra de corriger les lacunes, les imprécisions, les incohérences et autres difficultés limitant l’opérationnalisation adéquate de ces textes pour dynamiser le développement à la base, notamment pour territorialiser les politiques publiques.
« De nos interventions, je souhaite que vous fassiez des propositions pertinentes qui seront exploitées et prises en compte lors de la relecture des textes de lois sur la décentralisation », a exhorté le préfet à l’entame des échanges. Joachim Apithy a tenu à garantir une bonne qualité des discussions en conviant le conseiller technique à la décentralisation du ministre en charge de la Décentralisation, Georges Houessou, à présenter à l’assistance une communication sur la nécessité de revisiter les textes de lois sur la décentralisation en vue de les adapter aux réalités du Bénin. Selon le communicateur, cette réforme a été inscrite au rang des priorités par le Conseil des ministres en sa séance du 22 novembre 2017. Il s’agira à titre illustratif, souligne Georges Houessou, d’inclure dans ces textes un certain nombre de dispositions pour clarifier certains de ses aspects, notamment ce qu’on entend par « gestion opaque et solitaire » que brandissent souvent les conseillers communaux comme motifs pour destituer les maires. « Le maire est l’organe exécutif qui met en exécution ce que le conseil communal, organe délibérant, a pris comme décision. Mais pendant la mise en œuvre de ces décisions on estime que le maire fait tout seul ce qu’il devra faire », explique le communicateur qui n’occulte pas non plus les problèmes autour des transferts des ressources aux communes. Il sera donc question au cours des réformes en cours de revoir toutes ces dispositions pour que des précautions aussi bien juridiques qu’organisationnelles soient prises en compte en vue d’améliorer ce qui se fait sur le terrain, assure le conseiller technique à la décentralisation du ministre en charge de la Décentralisation.
Il faut signaler que la réunion de la Conférence administrative départementale d’hier a connu l’installation d’un nouveau venu en la personne de Gaudens Sègbo, directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé?
Appel à la prière pour apaiser la tension sociale
Le préfet de l’Ouémé n’a pas passé sous silence, dans son message d’ouverture hier de la troisième réunion ordinaire de la Cad de l’Ouémé, les grèves perlées qui secouent plusieurs secteurs de l’administration publique. Au-delà de tout, il déplore ces mouvements sociaux qui constituent un frein à la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement (Pag). C’est pourquoi, Joachim Apithy invite les uns et les autres à une union de prières car, dit-il, « Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ». Il se dit convaincu que grâce à la conjugaison des efforts de tous et au génie béninois qui anime l’ensemble de la communauté nationale et avec l’aide du Très Haut, le Bénin sortira grandi de cette crise. « Le roseau aura beau plier, mais il ne cèdera pas, quelle que soit la furie de l’ouragan », conclut le préfet de l’Ouémé tout confiant.
Société 22 mars 2018
Tables, bancs et paquets de tôle offerts à l’Epp Mênontin-nord[/caption]Pulchérie Dagnon, élue locale au quartier Kindonou à Cotonou, accompagnée par l’Organisation non-gouvernementale Direct-Aid, a offert, ce mercredi 21 mars, quarante tables et bancs ainsi que six paquets de tôles à l’école primaire publique de Mênontin-nord.
La remise de ce lot de matériel s’est effectuée, en présence des responsables de cet établissement de deux groupes pédagogiques, du bureau de l’association des parents d’élèves et des autorités de cette localité. Le directeur de l’école primaire publique de Mênontin-nord, Jonadab Dongblé, s’est réjoui de ce geste qui va soulager non seulement les écoliers mais aussi les enseignants qui travaillent dans des conditions précaires. Il promet de jouer sa partition afin qu’un meilleur usage soit fait de ces matériels. Abondant dans le même sens, Magloire Bognon, vice-président de l’association des parents d’élèves de cette école, a remercié la donatrice d'avoir pensé aux apprenants de cette école, et aussi à leurs parents.
Le chef quartier de Kindonou, Assou Félicien, a exprimé sa joie pour le choix porté sur cet établissement de sa localité par la donatrice et a remercié surtout l’Ong Direct-Aid qui a accepté d'accompagner cette main généreuse. Selon lui, l’école primaire publique a besoin de ce lot de matériels qui contribuera à l’amélioration des conditions d’enseignement. « Les élèves qui s’asseyaient à quatre ou à cinq dans les salles de classe pourront désormais être soulagés », a-t-il déclaré.
C’est l’occasion pour l’élue locale, Pulchérie Dagnon, de remercier l’Ong Direct-Aid d'avoir répondu à sa doléance en l’accompagnant avec quarante tables et bancs. Selon elle, ce don est le témoignage de sa contribution à l’éducation de qualité pour les enfants du Bénin. Elle invite d’autres bonnes volontés à lui emboîter le pas.
La représentante des élèves, Bénie de Dieu Agbo Fayèmi, a remercié la donatrice pour ce geste combien utile dans la vie des écoliers de cette école : « Ce don vient à point nommé, car nous sommes dans le besoin ». Selon elle, cette école manque cruellement de mobiliers de classes et de salles de classe sans oublier l’état défectueux des toitures des salles. Elle a fait appel à l’assistance afin que ces problèmes puissent trouver des solutions dans les tout prochains jours. C’est ainsi que Pulchérie Dagnon, a sur place complété son don avec six parquets de tôles et a promis de revenir avec de nouveaux matériels et mobiliers de classe dans les prochains jours.
Education 22 mars 2018
Deux entreprises béninoises parmi la première cohorte de la Brvm[/caption]Le Programme Elite Brvm Lounge annoncé, depuis un moment, est effectivement entré dans sa phase active dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il a été lancé ce lundi 19 mars, à Abidjan pour une période initiale de deux ans avec une première cohorte de dix entreprises dont deux en provenance du Bénin.
Ecosystème dynamique et interactif, bâti pour soutenir et favoriser l’innovation, l’entrepreneuriat et la croissance, le Programme Elite Brvm Lounge de la Bourse régionale des valeurs mobilières connait désormais sa première cohorte d’entreprises. Les dix entreprises retenues à l’issue du processus de sélection dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont deux du Bénin, dans cette première cohorte ont été présentées, lundi dernier, lors du lancement du programme à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Les entreprises proviennent de divers secteurs d’activités comme la distribution, l’hôtellerie, la finance, les Btp, l’imprimerie, l’industrie et les Tic et pourraient obtenir le label international "Elite" à la fin du cycle de formation. Les deux entreprises béninoises sont Agetip-Bénin qui est retenue dans la catégorie des Btp et Imprimerie Tundé, dans la catégorie des imprimeries.
A travers ce programme, la Brvm entend contribuer au renforcement des capacités des entreprises à fort potentiel de croissance de la sous-région. L’objectif est de leur offrir une nouvelle source de financement par le marché financier régional de l’Uemoa à travers notamment, son troisième compartiment lancé le 19 décembre 2017.
Le démarrage effectif du programme Elite dans l’Uemoa fait suite à la convention signée entre la Brvm, la Bourse de Londres et la Bourse de Casablanca, le 9 novembre 2017 à Abidjan.
A la cérémonie de lancement du programme, lundi dernier, le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènounvè, a salué la qualité du modèle de coopération Nord-Sud-Sud qui existe entre la Bourse de Londres, la Bourse de Casablanca et la Brvm. Il a réaffirmé le souhait de la Brvm de voir plusieurs autres entreprises adhérer à ce programme lors des prochaines cohortes à compter de septembre 2018.
Pour sa part, le directeur général du Programme Elite, Luca Peyrano, a exprimé sa joie de voir les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Uemoa bénéficier de ce programme et réaffirmé l’engagement de London Stock Exchange Group à soutenir activement la Brvm dans son développement.
La Bourse de Casablanca s’est également réjouie, à travers son directeur général, Karim Hajji, « d’être partie prenante à ce programme qui confirme l’excellence de la qualité des relations qui lient son Institution à la Brvm ».
Les dix entreprises retenues dans les pays de l’Uemoa dans la première cohorte du Programme Elite Brvm Lounge
Agetip-Bénin (Bénin) ;
Imprimerie Tundé (Bénin) ;
Dafani Sa (Burkina Faso) ;
Groupe Cofina (Côte d’Ivoire) ;
Hyperaccess Systems Côte d’Ivoire) ;
Mata Holding (Côte d’Ivoire) ;
Petro Ivoire Sa (Côte d’Ivoire) ;
Pkl Sa (Côte d’Ivoire) ;
Azalaï Hôtels (Mali) et
Sodigaz (Togo).

Le premier substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Mario Mètonou, a fait une déclaration de presse, ce mercredi 21 mars à Cotonou, pour mettre en garde les auteurs des crimes rituels et ceux qui diffusent les fausses informations sur les réseaux sociaux des risques qu’ils encourent.
A la faveur d’une déclaration faite, ce mercredi 21 mars 2018, Mario Mètonou, premier substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, a fait une mise en garde sévère contre les crimes rituels et les publications de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux. Cette démarche du parquet de Cotonou fait suite à la diffusion insistante et soutenue, depuis un certain temps, des images macabres, faisant état de crimes rituels, de sacrifices humains au profit d’un fétiche.
Le parquet de Cotonou dit avoir constaté que « les téléphones portables et ordinateurs sont envahis d’images d’enfants enlevés puis sauvagement mutilés, d’hommes et de femmes morts dans des conditions effroyables et d’éléments audio réalisés par des personnes faisant l’apologie des sacrifices humains ainsi que des crimes rituels ».
Mario Mètonou rappelle que les atteintes à la vie humaine, notamment les homicides font partie des infractions sévèrement punies dans la législation actuelle du Bénin. Pour le parquet, « Les auteurs et les complices de ces infractions encourent les mêmes peines de prison à vie, conformément aux articles 295 et suivants du Code pénal en vigueur ».
Le premier substitut du procureur de la République signale aussi qu’il « est qualifié de complice toute personne qui, par aide, assistance, moyens fournis ou instructions facilite la commission d’une infraction ». Il avertit en conséquence que « le parquet poursuivra avec les mêmes fermetés aussi bien les praticiens qui initient des jeunes avides d’argent à ces types de rites que les adeptes de ces cultes ».
Soulignant par ailleurs que les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droits, le substitut Mètonou affirme que le Bénin dispose de l’arsenal législatif suffisant pour instruire et réprimer toutes divulgations de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux et partout ailleurs. Il rappelle également que la divulgation sans précaution d’images macabres souvent à destination d’un public jeune constitue une infraction à la loi pénale.
Le premier substitut du procureur de Cotonou affirme que « La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelques moyens que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers, lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé l’ordre public, ou aura été susceptible de le troubler aura incité à la haine entre citoyens est puni de peine d’emprisonnement et d’amende aux termes des articles 266 à 306 de la loi portant code de l’information et de la communication ». Poursuivant, il souligne qu’il en est de même de la diffusion de toute information susceptible de porter atteinte à l’honneur ou à la considération d’un particulier, punie d’une année d’emprisonnement et ou d’une amende de 5 millions de francs Cfa.
Le parquet signale également qu’il existe actuellement des moyens pour retrouver les auteurs des messages postés sur les réseaux sociaux. Affichant la détermination du parquet à lutter contre toute atteinte à la vie et à réprimer tout crime rituel, le parquet menace : « La poursuite sera dirigée non seulement contre ces auteurs mais aussi contre toutes personnes relayant les fausses informations ». Le substitut du procureur de la République de Cotonou rassure que ses services compétents sont déjà instruits aux fins de prévenir de tels crimes et d’appréhender leurs auteurs.

Trois individus présumés auteurs de la pose de fétiches découverts la semaine dernière au Ceg Doutou, dans la commune de Houéyogbé, sont appréhendés par la Police républicaine. C’était dans la nuit du dimanche au lundi dernier. Leur arrestation permettra de remonter aux instigateurs de ce nouveau mode de protestation en expansion dans des écoles du Mono.
Alors que les fétiches déposés, le lundi 12 mars dernier, à l’entrée et dans l’enceinte du Ceg 1 Lobogo n’avaient pas fini de défrayer la chronique, d’autres ont été retrouvés au sein du Ceg Doutou. Pour ce dernier cas, la Police républicaine est sur la piste des présumés auteurs. « Malheureusement pour les initiateurs, on a mis la main sur trois éléments », précise Rodolphe Godovo, directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle du Mono. Mais, s’il reconnaît que le cas de Lobogo, dans la commune de Bopa est l’expression d’un désaccord par rapport à la nomination de nouveau directeur, il ne partage pas la rumeur relative à une probable contestation de l’arrivée d’un nouveau censeur au Ceg
Doutou. « A ma connaissance, je ne crois pas que la pose des fétiches au Ceg Doutou soit liée à la nomination d’un censeur, à moins qu’on m’en apporte la preuve, puisque qu’il y a trois élèves qui sont, actuellement, en train de répondre aux questions de la Police républicaine », insiste-t-il.
Pour lui, le déplacement des fétiches de leur cadre naturel vers des établissements scolaires est un phénomène qui resurgit à la faveur des grèves en cours. Il retient que « la pose des objets sacrés, la ceinture des établissements avec des rameaux ou des branches de palme pour protester, de plus en plus en vogue, depuis que les mouvements de grève ont commencé, n’est pas un épiphénomène et n’est pas spécifique à des réactions contre l’autorité par rapport aux nominations ». C’est une pratique qui a resurgi avec les grèves », souligne-t-il. L’inspecteur de l’enseignement, Rodolphe Godovo, précise qu’avant les nominations qui datent d’il y a deux semaines, on a déjà vécu ce phénomène dans près de dix-neuf établissements scolaires du Mono. Il y en avait davantage à la veille des deuxièmes devoirs reportés, rappelle-t-il. C’est un peu dans ce contexte qu’il faut situer la pose des vodouns. C’est une tentative d’influence, déduit-il, que des mains invisibles utilisent pour influencer les acteurs du système éducatif, peut-être dans le but de les décourager d’aller dans un sens ou dans un autre. « Mais, c’est très malheureux ! », s’exclamera-t-il tout en saluant l’implication des parents d’élèves qui, selon lui, ont pris la mesure de la situation. Il fera particulièrement cas de la volonté du président des adeptes des religions endogènes, Sa Majesté Agassa
Guèdèhounguè, qui se serait engagé pour contenir le phénomène de pose des vodouns dans des établissements scolaires. « J’en appelle à chacun pour jouer sa partition. Surtout les gardiens de ces cultes endogènes doivent beaucoup nous y aider », réitère le directeur département en charge du sous-secteur de l’enseignement secondaire. « Nous devons tous faire très attention pour que nos valeurs les plus sacrées, sous aucun prétexte, ne soient désacralisées que ce soit en période de grève ou en temps normal. Car, qu’on soit d’accord ou non, c’est de notre identité qu’il s’agit », indique-t-il. « On peut faire des grèves, faire des protestations en respect avec les textes de loi sans recourir aux vodouns », conseille-t-il avant de prévenir qu’au regard de la situation, la Police républicaine a renforcé les mesures sécuritaires autour des établissements scolaires du département.
Delaration de suspension lue par Mme ABATTAN[/caption]Maxime Agossou-Vè, membre de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp), qui a pris une motion de suspension de la grève des enseignants, lundi 19 mars dernier, avec d’autres membres, est suspendu de ses fonctions de membre du bureau directeur de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb). La décision a été prise, ce mercredi 21 mars, au terme d’une réunion qui a regroupé les membres du bureau directeur, après audition du mis en cause à la Bourse du Travail à Cotonou.
Le bureau directeur de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) n’approuve pas le comportement de Maxime Agossou-Vè, qui a pris, avec d’autres syndicalistes, une motion de suspension de la grève des enseignants, lundi dernier. Les membres dudit bureau l’ont désapprouvé, ce mercredi, au cours d’une réunion à la Bourse du Travail à Cotonou. Dans une décision rendue à cet effet, et lue par la secrétaire à la protection sociale et juridique du bureau directeur, Marcelle Abattan, il est non seulement suspendu de ses fonctions de membre du bureau directeur de l’Unstb, mais il lui est interdit de représenter ou de prendre désormais des engagements au nom de la confédération dans une instance de décision.
En prenant cette décision de suspension, le secrétaire général de l’Unstb, Emmanuel Zounon, et les autres membres du bureau directeur, estiment que l’attitude de leur camarade suspendu viole les orientations et la politique générale de leur confédération. Une attitude qui constitue, estiment-ils, une faute lourde, voire une trahison aux termes des dispositions des article 70 des statuts, 116 et 117 du règlement intérieur de l’union. Les membres du bureau directeur regrettent que leur camarade Maxime Agossou-Vè, n’ait montré aucun remord pour son acte et présenter des excuses à l’endroit du bureau.
Avant le bureau directeur de l’Unstb, ce sont les syndicats membres de la Fédération des syndicats de l’éducation, affiliés à l’Unstb (Fesed-Unstb) qui, dans une motion en date du mardi 20 mars dernier, ont dénoncé les méthodes cavalières et de gestion solitaire dont a fait preuve Maxime Agossou-Vè. De même que les propos qualifiés de discourtois, désobligeants, voire injurieux tenus par ce dernier contre le monde enseignant, le lundi 19 mars dernier, lors de la séance de synthèse des secrétaires généraux de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire. Ils fustigent la suspension de la motion de grève par ceux qu’ils qualifient des traitres du mouvement syndical et du monde enseignant. Ils fustigent également le mépris des fondamentaux de l’Unstb et la chosification des enseignants de la maternelle et du primaire par leur camarade Maxime Agossou-Vè.
Dans la motion, la Fesed-Unstb a demandé à tous les secrétaires généraux de ses syndicats membres de suspendre leurs activités au sein de l’Imp, puis au bureau directeur de l’Unstb, de prendre des sanctions adéquates et idoines à la hauteur de cette trahison, contre leur camarade Maxime Agossou-Vè.
François Dégila conduit à sa dernière demeure à Porto-Novo[/caption]Décédé le 7 mars 2018 à Cotonou, François Dégila a été conduit, ce mercredi 21 mars à sa dernière demeure au cimetière Djègan Daho à Porto-Novo. C’était à la suite d’une messe corps présent présidée par l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsalo, en l’église Notre-Dame de la route de Sèmè-Gare.
La dépouille de François Dégila, ancien journaliste, enseignant en journalisme et en communication, repose désormais au cimetière de Djègan Daho à Porto-Novo. Ceci, suite hier à une messe où ses enfants et sa veuve entourés des parents, amis, étudiants en journalisme, professionnels des médias et collègues de la Direction générale des médias du ministère de l’Economie numérique et de la Communication ont prié pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame de la route de Sèmè-Gare. Monseigneur Aristide Gonsalo, évêque de Porto-Novo assisté de son collègue François Gnonhossou de Dassa et de plusieurs prêtres a célébré la messe.
Après lecture des saintes Ecritures, Mgr Aristide Gonsallo s’est basé sur l’évangile selon Jean chapitre 14 versets 4-5 pour souligner que Jésus est celui par qui les hommes doivent passer pour aller à Dieu. « Je suis le chemin, la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi », a-t-il insisté pour signifier qu’en dehors de Jésus-Christ, personne ne peut aller au Père. Ramenant ce message à la vie de François Dégila, l’évêque de Porto-Novo, a indiqué qu’il a mené une vie chrétienne exemplaire. Selon lui, il a consacré sa vie à adorer Dieu avec foi. Ainsi, estime-t-il, François Dégila a pris Jésus comme son Saveur, le seul chemin qui conduit à Dieu. Ce qui lui permettra « d’être sauvé et pour se trouver en bonne place avec Dieu ». S’adressant à l’assistance, Mgr Aristide Gansalo l’a conviée à suivre Jésus de son vivant afin d’entrer dans la félicité éternelle à l’heure de la mort.
Après l’office religieux, la foule de parents, amis et anciens collègues s’est ébranlée vers Porto-Novo où la dépouille a été mise sous terre au cimetière de Djègan Daho après une escale au domicile paternel du défunt au quartier Catchi. Plusieurs oraisons funèbres ont été lues pour témoigner sur la vie menée par le défunt. Dans celle lue par ses enfants quelques minutes plus tôt à l’église, François Dégila a été peint comme « un bon père de famille, un homme de foi, un ami d’une simplicité renversante ». Insistant sur son caractère de père et d’époux attentionnés, qualités dont il a fait preuve même sur son lit d’hôpital avant ses dernières heures, le texte des enfants a évoqué son souci pour eux et pour la veuve. « Prenez soin d’elle, elle ne tient pas sans moi, et moi non plus sans elle », rapporte le porte-parole des enfants avant de lui promettre qu’ils tiendront compte de cette recommandation. Pour les étudiants en journalisme d’un établissement supérieur privé qu’il a eu à encadrer, le défunt a beaucoup séduit et marqué par sa simplicité et son humilité légendaires. Il leur a inculqué un savoir-faire qui leur servira tout au long de leur carrière de journaliste. Pour eux, « sa mort et son inhumation ne sont pas une fin de vie mais le début d’une nouvelle vie dans l’au-delà ».
Pour sa part, Lévy H. Ayéyèmi, directeur général des médias, a révélé que les anciens collègues sont sous le choc en apprenant sa brusque disparition.
A en croire l’ancien directeur général de l’Onépi, Noël
Allagbada, il est mort dans le feu de l’action, c’est-à-dire pendant qu’ensemble avec ses collègues retraités, il montait un projet de réalisation d’un journal qui va s’occuper des gens du troisième âge. « Ce projet lui tenait vraiment à cœur », dit-il.
Tous ces témoignages faits, les enfants et la veuve ainsi que les amis et anciens collègues ont difficilement vécu le moment fatidique de la grande séparation :la mise sous terre du cercueil.

Les questions relatives au bien-être, à l’éducation et à l’épanouissement des enfants ne relèvent plus du seul ressort des Ong et autres structures de protection de la couche. Les femmes des marchés de Cotonou s’en portent aussi garantes et y travaillent au quotidien pour relever ce défi à travers des sensibilisations et des actes concrets.
Le commerce n’est pas la seule priorité des femmes du marché. Celles exerçant à Cotonou œuvrent en faveur de la scolarisation des enfants qui les aident dans leurs activités au quotidien. Grâce à leur leadership, ce défi s’exécute avec beaucoup de succès au bénéfice de ceux déscolarisés et non scolarisés. Bien qu’étant occupées à exercer leur commerce, elles ne ménagent aucun effort pour assurer l’éducation et l’épanouissement des enfants à elles confiés. Elles s’organisent vaille que vaille pour leur offrir de meilleures conditions de vie.
Au niveau des marchés de Cotonou, les actions des femmes en faveur de la promotion du droit des enfants laissent des empreintes. A preuve, c’est l’école de deuxième chance érigée en plein cœur du marché Gbégamey à Cotonou pour favoriser la scolarisation des enfants placés communément appelés ‘’vidomègon’’. Ici, le programme de cours intensifs favorise des dizaines d’enfants et améliore leur niveau de connaissances. En trois ans, ils bouclent leur cursus scolaire, avec à la clé, le certificat d’études primaires (Cep). Cette action est rendue possible grâce à la vision des femmes responsables des marchés et à l’accompagnement de l’Ong Assovie qui prend en charge les frais et autres dépenses inhérents à la scolarisation desdits enfants. Une grande fierté pour les commerçantes.
« A travers cette initiative, nous sommes en train de sortir les enfants placés de l’ornière », se réjouit Rissikatou Wabi, trésorière générale d’une association de femmes du marché Gbégamey.
A ce jour, aucune résistance n’est observée contre la pérennisation de l’initiative. Les familles d’accueil des enfants y adhèrent à l’unanimité. « Les femmes ont compris la nécessité pour les enfants d’aller à l’école. Avec les sensibilisations, celles qui résistent au début finissent par en cerner l’enjeu », assure-t-elle.
Avec ces commerçantes, le phénomène vidomègon, autrefois redouté, est en régression en raison de leur méthode à concilier la scolarisation et le travail des enfants, à aborder leur éducation et à les entourer de l’attention nécessaire dont ils ont besoin pour grandir en toute sérénité. Rissikatou Wabi explique la motivation des femmes : « Il y a trop d’enfants placés au Bénin ; généralement les familles d’accueil oublient qu’ils ont aussi des droits qu’il faut respecter et les exploitent comme elles veulent pendant que leurs propres enfants fréquentent. Par le passé, les enfants étaient laissés pour compte ». C’est cette situation qui a touché la fibre maternelle de la présidente du marché, Irène Dossougoin, qui a sollicité le concours de l’Ong Assovie en vue de la scolarisation desdits enfants, explique-t-elle.
Au départ, l’initiative concernait seulement les enfants placés. Plus tard, elle s’est élargie à d’autres catégories d’enfants au point où la scolarisation est demeurée un challenge. « Une classe compte en moyenne une quinzaine d’enfants afin de permettre aux bénéficiaires de bien assimiler les notions ».
Rissikatou Wabi souligne que l’éducation des enfants ne se limite pas au certificat d’études primaires. « Les enfants qui désirent poursuivre leur cursus scolaire après le Cep bénéficient encore de la générosité de l’Ong Assovie en vue d’obtenir le brevet d’études du premier cycle (Bepc). Ceux qui n’en ont pas la capacité optent pour des formations professionnelles prises en charge par l’Ong.
L’initiative des cours accélérés en faveur des enfants fait progressivement du chemin. Cette année, les regards sont tournés vers la première promotion des candidats au Bepc. Motif de joie et de satisfaction pour les commerçantes. « Nous présentons nos enfants au Bepc cette année ; nous espérons réaliser un taux de réussite de cent pour cent », souhaite la trésorière.
Mêmes motivations ailleurs
Au marché Vêdoko à Cotonou, le même dispositif est en marche pour lutter contre la non scolarisation des enfants. Sur ce site, l’engagement et la promptitude de la présidente du marché, Bayo Vieyra, sont salués. Elle-même semble être visiblement comblée. « Nous ne pouvons pas penser seulement à l’éducation de nos enfants en abandonnant les enfants placés à leur propre sort. C’est inadmissible », conçoit-elle. C’est pour cette raison, explique-t-elle, qu’elle et ses collègues s’emploient à relever ce défi. Elles en mesurent l’enjeu. « Si nous avons pensé à mettre en place une telle initiative en faveur des enfants, c’est parce qu’au départ, nous avions observé qu’ils n’arrivaient pas à écrire leurs propres noms, encore moins à répondre aux clients lorsqu’il est question de parler le français », se souvient-elle. Aujourd’hui, nous sommes fières d’eux d’autant plus qu’ils sortent de l’ignorance et de l’analphabétisme.
Leur engagement se trouve si bien justifié que les résultats des candidats au Cep sont toujours rassurants. « Dans les autres écoles, les enfants suivent un cursus scolaire de six ans au primaire et échouent encore parfois au Cep. Alors qu’ici, ils ne font que trois ans et réussissent tous », sourit-elle. Au regard de ces résultats, les commerçantes prient pour être toujours à la hauteur du défi de la scolarisation des enfants. « Mon souhait, c’est que cette initiative s’étende au niveau Baccalauréat pour le bonheur des enfants », plaide-t-elle.
La chance pour les enfants bénéficiaires de ces programmes, c’est qu’ils sont épargnés des mouvements de grève qui paralysent parfois les écoles publiques. Etant donné que les enseignants ne sont pas recrutés par l’Etat et travaillent pour le compte de l’Ong de bonne volonté.
Au marché Fifadji, c’est la même motivation. Les commerçantes s’accordent également sur l’importance du droit à la scolarisation des enfants. En dépit de son âge relativement avancé, la présidente du marché, El hadja Safiatou Abou, se préoccupe de leur sort. Le marché de Fifadji ne bénéficie pas encore d’un programme de scolarisation des enfants, mais sa responsable l’espère vivement. « La scolarisation des enfants est devenue un défi majeur en ce XXIe siècle. Nous ne pouvons pas nous en soustraire », dit-elle, appelant de tous ses vœux les Ong de bonne volonté à voler au secours des enfants placés exerçant au sein dudit marché.
La promotion du droit des enfants ne se limite pas à leur scolarisation. Les commerçantes organisent des sensibilisations à l’endroit de leurs pairs en vue du respect des droits des enfants : droit à la santé, à l’éducation, à la protection. Des droits qu’elles maîtrisent et s’appliquent à respecter au quotidien. A ce titre, elles effectuent des suivis réguliers dans les ménages pour s’assurer de l’impact de leurs actions en faveur des enfants. D’ores et déjà les commerçantes rencontrées sur ces trois sites comptent s’investir dans les autres marchés de Cotonou pour rallier un grand nombre de femmes à la cause des enfants.
Visibles dans la protection de l’environnement
Si les commerçantes s’illustrent dans l’éducation des enfants, leurs efforts ne sont pas moins visibles dans le domaine de la protection de l’environnement. Elles s’organisent pour maintenir leurs lieux de vente toujours propres et attrayants. Dans ce cadre, des campagnes de sensibilisation sont organisées périodiquement en vue de l’assainissement du marché. Grâce au don de poubelles, de pelles, de râteaux, de houes et de balais, elles procèdent deux fois par semaine au balayage et au nettoyage des marchés. La grande salubrité est organisée, les premiers samedis de chaque mois et rassemble toutes les femmes du marché.
Selon les témoignages de la présidente du marché Vêdoko, Bayo Vieyra, et de la trésorière du marché Gbégamey, Rissikatou Wabi, le ramassage des ordures et le curage des caniveaux aux alentours des différents marchés ressortent également de l’initiative des femmes qui payent régulièrement les agents commis à ces tâches. Ceci épargne leurs sites de vente de l’inondation en période de pluie.
A ces actions, s’ajoutent les sensibilisations des femmes elles-mêmes aux bonnes conduites dans les ménages. « Grâce aux sensibilisations, nous arrivons à mieux gérer les bénéfices issus de nos ventes pour la survie de nos ménages, sans forcément tout attendre de nos maris », témoigne Bayo Vieyra.
Autant d’actions qui dénotent la bonne organisation des femmes et dont les impacts se répercutent sur les enfants et les familles. Elles espèrent que le volet modernisation des marchés contenu dans le Programme d’actions du gouvernement contribuera à plus de visibilité de leurs différentes actions dans les prochains mois.

Deux entreprises béninoises figurent au nombre des dix de la sous-région choisies en fonction de leur fort potentiel de croissance pour bénéficier du programme Elite, initié par la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) pour les accompagner vers la cotation. Il s’agit de l’Imprimerie Tundé de Razaki Babatundé Ollofindji et de AGETIP SA dirigée par Raymond Adekambi. Considérées comme particulièrement prometteuses, ces entreprises bénéficieront pendant deux ans d’un dispositif d’accompagnement en matière de développement, mais aussi de normes d’organisation, de gouvernance et de transparence. Elles pourront ensuite obtenir le label « Élite », qui leur garantira une « visibilité certaine auprès des investisseurs nationaux et internationaux », ce qui devrait faciliter leur financement.
L’Imprimerie Tundé créée en 1986 et opérant dans le secteur de l’industrie papetière a un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de francs CFA et emploie plus de 150 agents. Son capital social est de 350 millions de francs CFA.
Le groupe AGETIP SA, créé en 1992, quant à lui s’illustre dans le secteur des BTP et présente un chiffre d'affaires de 3,47 milliards de francs CFA, avec un effectif de 53 employés. Son capital social est de 700 millions de francs CFA.
Economie 21 mars 2018