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Nouvelles

Examen national de Master professionnel : huit candidats ont planché en journalisme
L’édition 2021 de l’examen national de Master en journalisme s’est tenue du mercredi 22 au samedi 25 septembre dernier. Au total, huit candidats, toutes spécialités confondues, ont eu à plancher. La phase pratique de l’examen national de Master professionnel en journalisme s’est déroulée à Cotonou. Au nombre de huit, les candidats ont planché dans deux centres de compositions répartis par spécialité. Ceux de la radio et de la télévision ont composé à l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb) et ceux de la presse écrite ont composé à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Jean Euloge Gbaguidi, enseignant à l’université d’Abomey Calavi et maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, a affirmé que depuis quelques années, l’Etat a pris la décision d’avoir un œil sur les diplômes délivrés sur le territoire national y compris dans les écoles privées. Il souligne que c’est dans ce sens que s’organisent les examens nationaux de licence et de master dans beaucoup de disciplines y compris le journalisme. « Nous avons commencé par la phase de la licence, les épreuves écrites sont passées et nous avons entamé, depuis quelques jours, les épreuves pratiques du master professionnel en journalisme à savoir la presse écrite, la radio et la télévision. C’est dans ce cadre que nous sommes en train de faire le tour de tout ce qui se fait aujourd’hui sous notre contrôle en commençant par l’Ortb où les journalistes de la presse audiovisuelle sont en composition et nous terminons ici à l’Onip où les journalistes de la presse écrite sont aussi en train de composer », explique-t-il. Il précise que cet examen national est une innovation et confère une qualité supérieure à l’évolution de la presse nationale parce qu’un journaliste détenteur du diplôme de master n’est plus seulement un exécutant qui va courir derrière des reportages, des interviews mais il devient quelqu’un qui peut émettre un idéal, une vision pour une entreprise de presse. « Nous sommes là dans la formation de ce que je peux appeler les cadres supérieurs des métiers de l’audiovisuel. Comme vous le constatez, il y a des gens qui sont assis et qui sont en train de réfléchir non plus sur comment on écrit un reportage mais qui sont dans la réflexion pour essayer de proposer des choses en vue d’avoir de la qualité dans la presse béninoise», a-t-il ajouté. Education 29 sept. 2021


Actu des communes
  1. Un nouveau chef d’arrondissement à Godomey
  2. Salubrité à Massè
  3. Un bilan de la planification familiale dans les villes
  4. Plus d’animaux en divagation
  • Un nouveau chef d’arrondissement à Godomey
L’arrondissement de Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi est désormais dirigé par Christelle Senamy Dan. Actuellement deuxième adjointe au maire, c’est elle qui va assumer l’intérim de Léon Christian Kpobli, en attendant que le poste soit pourvu à travers une élection. Léon Kpobli n’est plus en capacité de diriger ce vaste arrondissement pour cause de condamnation par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Il est d’ailleurs activement recherché par la police pour purger les cinq ans d’emprisonnement dont deux fermes auxquels la cour l’a condamné dans l’affaire des 39 hectares. Plusieurs autres cadres et élus locaux dont l’ancien maire Georges Bada et son ancien premier adjoint Victor Adimi ont aussi été condamnés par la justice dans la même affaire.
  • Salubrité à Massè
L’arrondissement de Massè dans la commune d’Adja-Ouèrè se met au propre. Sous la conduite du conseil communal et autour du thème « Citoyen, tu dois rendre ton cadre de vie propre », femmes, hommes, jeunes, élus locaux et autres forces vives de la localité ont nettoyé les coins et recoins des grandes artères et lieux publics. Cette activité qui en est à sa cinquième édition, réjouit les autorités communales, surtout que la mobilisation des populations devient de plus en plus forte.
  • Un bilan de la planification familiale dans les villes
Faire le bilan du Projet de promotion de la Planification familiale dans les villes du Bénin et lancer un plaidoyer pour une meilleure prise en compte des questions de santé sexuelle et reproductive au niveau local. C’est à ces tâches qu’ont vaqué les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de cette initiative. Au cours des assises qui ont duré deux jours, les participants ont discuté surtout de la nécessité pour les autorités communales de montrer leur bonne volonté en ouvrant des lignes budgétaires dédiées aux questions de la santé sexuelle et reproductive y compris la planification familiale et des mécanismes à mettre en place pour appuyer financièrement les collectivités territoriales en vue de leur permettre de mener des activités d'envergure.
  • Plus d’animaux en divagation
Les communes s’engagent de plus en plus contre les promenades intempestives des animaux. Une lutte féroce contre les moutons, cabris, chiens et autres animaux en divagation est amorcée aussi bien à Parakou qu'à Pobè. Les autorités de ces communes ont décidé de mettre fin à cette situation qui non seulement anéantit les efforts de salubrité mais aussi cause des accidents de circulation. Ces actions sont d’autant importantes que le tourisme joue un rôle important dans le développement local.  
Société 29 sept. 2021


Covid-19/Espace Uemoa : la réouverture des frontières terrestres envisagée
Des ministres de la Sécurité, de la Santé, et des Transports de l’Uemoa se sont réunis, ce mardi 28 septembre, pour faire des propositions devant permettre la réouverture des frontières terrestres encore fermées entre les pays. Non sans conditions ! Un projet de protocole de réouverture des frontières terrestres des Etats membres de l’Uemoa est validé, assorti d’un chronogramme de mise en œuvre des mesures préconisées, a-t-on appris de source proche de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). C’est à l’issue d’une réunion interministérielle qui s’est tenue, ce mardi 28 septembre, sur le sujet. Sous la direction du professeur Moustafa Mijiyawa, ministre togolais de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux Soins, les ministres de la Sécurité, de la Santé, et des Transports ont procédé à l’analyse de la situation de la pandémie de Covid-19 au sein de l’Union et discuté des contraintes rendant difficile la réouverture de nos frontières terrestres avant de proposer des solutions. Ces propositions adoptées seront adressées au président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, Rock Marc Christian Kaboré, qui les transmettra à ses pairs. Depuis l’apparition du premier cas de Covid-19 dans l’Union, précisément le 2 mars 2020 à Dakar au Sénégal, sept pays sur les huit ont fermé toutes leurs frontières. Une mesure qui a « permis de contenir la présence de cas importés de la maladie, préoccupation majeure de tous les pays au début de la pandémie », estime Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Uemoa. Les frontières aériennes seront rouvertes progressivement entre les pays à partir du mois d’août 2020, assortie d’un ensemble de mesures de précaution sanitaire pour amoindrir l’impact socioéconomique négatif de la mesure, notamment l’autorisation de la circulation des marchandises. Mais plus d’un an après, la plupart des frontières terrestres de l’Union restent encore fermées. « Cette situation prive la très grande majorité de nos concitoyens de l’usage d’un des droits fondamentaux consacrés par le Traité constitutif de notre Union: celui de circuler librement entre nos Etats membres », fait observer M. Diop. En même temps, nuance Pr Moustafa Mijiyawa, force est de reconnaître que la mobilité transfrontalière de la population est loin d’être bloquée, que des voies de passage clandestines se multiplient en raison de la porosité des frontières, que la pandémie, présente dans l’ensemble des pays de notre espace, revêt la même tendance épidémiologique. Se trouve ainsi posée la question de la pertinence du maintien de la fermeture de nos frontières terrestres, enchaîne-t-il. Pour lui, « Il paraît ainsi raisonnable d’envisager la réouverture de ces frontières sous certaines conditions à examiner, afin de trouver un équilibre entre les impératifs sanitaires et les impératifs socio-économiques». La rencontre d’hier vise donc à limiter dans le temps la restriction de la liberté de circulation quoique prévue par le Traité en cas de motifs valables comme l’urgence sanitaire. Il est question que les citoyens ne perçoivent pas de différence de traitement entre eux, uniquement basée sur le mode de transport auquel ils ont accès. Economie 29 sept. 2021


Agriculture durable au Bénin : un miracle appelé mucuna
Au Bénin, les producteurs ont de plus en plus recours aux légumineuses pour faire face à la dégradation et à l’appauvrissement des sols. Le mucuna est une des solutions prisées pour ses multiples atouts. A première vue, et pour qui ne connaît pas sa valeur, le mucuna n’est qu’une mauvaise herbe. Mais, c’est une dépréciation qu’Agondo Houelonon ne tolère plus dans son exploitation agricole. La quarantaine, cette productrice de Kpataba, dans la commune de Savalou, à plus de 230 km de Cotonou, accorde du prix à cette légumineuse qui lui couvre les pieds. « Il ne faut plus dire ça! C’est une richesse », recadre-t-elle, avant de poursuivre : « Nos aïeux ont eu la chance de trouver de bonnes terres. Aujourd’hui, nous n’avons hérité en grande partie que de terres dégradées. On y produit sans pourtant rentabiliser ». C’est le cas de cet espace où la présence de chiendents montre déjà que c’est une terre appauvrie. C’est face à cette situation qu’on m’a recommandé le mucuna, cette plante qui me soulage. » Forte de ses deux décennies d’expériences agricoles, Agondo Houelonon ne tarit pas d’éloges à l’endroit de cette légumineuse. Elle y place ses espoirs pour la prochaine saison. « Voyez-vous, les chiendents (Imperata cylindrica, ndlr) ont été dominés. Il ne reste que quelques uns que j’arrache à la main. A la prochaine saison, je ne vais plus labourer ni sarcler. Le sol sera toujours humide. Il me suffira de semer du maïs à la première pluie et d’attendre un bon rendement, malgré les poches de sécheresse éventuelles », dit-elle. Et si cette productrice est si confiante, c’est bien parce qu’elle en a déjà fait l’expérience et que ça lui a marché. « A la dernière saison, les pluies ont été absentes pendant un mois après que j’ai mis les semis. Les voisins se plaignaient parce qu’ayant perdu leurs semis. Pendant ce temps, du fait de l’humidité conservée par le mucuna, j’étais soulagée», précise-t-elle. Une recette séculaire ! Agondo Houelonon n’est pas la seule productrice dans cette localité, au cœur des Collines, à en utiliser. Plusieurs autres producteurs, dont Benoit Hodonou y ont recours. « Avec les variabilités climatiques, la rareté des pluies, cette plante nous aide beaucoup», témoigne-t-il. Cependant, l’utilisation du mucuna dans l’agriculture béninoise n’est pas si récente. Selon une publication de septembre 1997 du Bulletin de recherche agronomique, cette légumineuse a été introduite au Bénin en 1986 par des chercheurs de l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita) dans le cadre des approches de solutions aux problèmes de la baisse de fertilité des sols et de la lutte contre l’imperata. Elle est cultivée, souligne l’article scientifique, pour améliorer la fertilité et/ou la structure physique des sols, apporter l’azote nécessaire à la production des céréales, diminuer la population des chiendents à un seuil facilement contrôlable par le producteur, et pour lutter contre l’érosion du sol. « Les producteurs l’utilisent pour les cultures à venir. Le mucuna capte l’azote atmosphérique pour l’incorporer au sol. Ensuite, du fait qu’elle est rampante, cette légumineuse a une valeur ajoutée de plus. Lorsqu’on vous l’a planté, elle couvre la surface du sol. En grandissant, elle étale ses lianes. Les feuilles mortes riches en carbone attirent les micro-organismes, favorisant la restauration du sol. Juste après la culture de cette espèce, il est surtout conseillé de mettre des graminées, c’est-à-dire le maïs, le sorgho, etc. », renseigne Hubert Glin, spécialiste en fertilisation des sols. Une alternative à vulgariser En réalité, la dégradation des terres au Bénin se manifeste par une forte expansion des terres agricoles de l’ordre de 5 % depuis 1975, pour compenser la baisse de la productivité par l’accroissement des superficies emblavées de l’ordre de 50 000 ha environ par an. Les producteurs se plaignent dans certaines régions de la dégradation des sols et de la baisse des rendements. Les légumineuses sont alors prisées. « Le mucuna permet de restaurer presque la totalité de la fertilité du sol. Pour sa culture, généralement, cette plante est associée à d’autres cultures. On peut l’utiliser pour la jachère. Les feuillages, en couvrant le sol, favorisent l’humidité. Nous la recommandons dans nos campagnes aux producteurs afin de les aider à améliorer les rendements agricoles », déclare Judicael Bakambamou, agronome, chargé de programme à la start-up Tic-Agro business. Cette plante a bien d’autres vertus au-delà de l’agriculture. Environnement 29 sept. 2021


Protection de la couche d’ozone : la touche particulière du Bénin
La couche d’ozone est en voie de reconstitution grâce au protocole de Montréal mis en place par les Etats. Le Bénin signataire de ce protocole a entrepris plusieurs actions s’inscrivant dans ce sens afin de lutter contre les substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Le protocole de Montréal est un mécanisme visant à protéger et à restaurer la couche d’ozone. Il a prouvé son efficacité au fil des trente dernières années. Dans son message, à l’occasion de la 34e journée mondiale de la préservation de la couche d’ozone, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, a reconnu que la couche d’ozone est en voie de reconstitution. Le protocole de Montréal est, à l’en croire, plus qu’un simple exemple de la façon dont le multilatéralisme doit fonctionner. C’est un outil actif qui aide l’homme à réaliser sa vision du développement durable à l’échelle mondiale. En vertu de l’amendement de Kigali au protocole, poursuit-il, les pays se sont engagés pour éliminer progressivement les hydrofluorocarbones. « S’il est pleinement mis en œuvre, l’amendement de Kigali pourra empêcher un réchauffement de la planète de 0,4°C pendant ce siècle. De plus, les préparatifs du sommet sur les systèmes alimentaires, ce mois-ci, nous rappellent que l’amendement de Kigali peut également nous aider à accroitre la sécurité alimentaire», explique-t-il. Antonio Guterres indique que la réduction des hydrofluorocarbones, l’augmentation de l’efficacité énergétique et la création de technologies plus respectueuses de la couche d’ozone et du climat au titre de l’amendement de Kigali peuvent permettre à des millions de personnes d’accéder à des services durables de refroidissement essentiel. Ces services permettraient, selon lui, de réduire les pertes de nourriture dans les pays en développement où les aliments pourrissent souvent avant d’atteindre les marchés. « L’acheminement des produits agricoles là où ils sont nécessaires contribuerait à réduire la faim, la pauvreté et les incidences du secteur agricole sur l’environnement », note-t-il. Un autre avantage important de l’élargissement des moyens de refroidissement est, appuie-t-il, le stockage des médicaments et des vaccins comme ceux qui sont nécessaires pour mettre fin à la pandémie de Covid-19. Actions au Bénin Le Bénin mène plusieurs actions afin de réduire le trou observé au niveau de la couche d’ozone. Martin Pépin Aïna, directeur de l’Environnement et du Climat, relève que le Bénin a fait des pas de géant après la ratification du protocole de Montréal en juillet 1993. Premièrement, le Bénin a toujours participé aux différentes conférences de parties et pris part aux décisions prises au niveau international. Ceci lui a permis de mobiliser des ressources pour renforcer les capacités des artisans de froid, de climatisation, des techniciens, des ingénieurs et même des professeurs des universités. En dehors de ce renforcement de capacités, précise-t-il, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable met des équipements à disposition de ces derniers pour leur permettre non seulement de détecter les faux fluides frigorigènes mais aussi de se mettre au pas au niveau des nouvelles technologies dans le domaine du froid et de la climatisation. Le directeur de l’Environnement et du Climat fait savoir que le Bénin œuvre aussi pour que les apprenants qui sortent des lycées techniques soient mieux équipés, mieux formés. « Ce qui nous a permis de faire une réduction des incidents que nous constatons par rapport à la manipulation des faux fluides frigorigènes. Il s’agit d’une réduction de pratiquement 85 %. Aujourd’hui, ces artisans et jeunes qui arrivent de nos villages et contrées ne sont plus brûlés parce qu’ils sont en train de remplir des bouteilles de gaz», se félicite-t-il. L’autre élément, selon Martin Pépin Aïna, c’est que le Bénin arrive à conserver les produits alimentaires, les vaccins ainsi que les produits pharmaceutiques. Ces actions participent énormément, à l’en croire, à la réduction de l’insécurité alimentaire et permettent aux populations de consommer des produits sains. Environnement 29 sept. 2021


Prestation de serment à la tête des institutions de l’Etat: Irénée Agossa propose une nouvelle formule
Au cours d’une rencontre avec des têtes couronnées, Irénée Agossa a suggéré que les cérémonies de prestation de serment soient désormais organisées dans des lieux sacrés. Nationaliste jusqu’au bout mais aussi traditionnaliste. Le président de Restaurer la confiance (Rlc), parti en attente de son récépissé provisoire d’enregistrement au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, propose une réforme des cérémonies de prestation à la tête des différentes institutions. Pour Irénée Agossa, « il est nécessaire que les cérémonies de prestation de serment ne se déroulent plus en des endroits où tout se fait. Elles doivent être organisées dans des lieux sacrés ». L’ancien candidat à la dernière élection présidentielle propose cette formule afin de contraindre les élus à respecter leurs engagements. « Il faut que les promesses faites lors des prestations de serment soient tenues pour donner réellement satisfaction aux besoins des populations. Toute personne qui ne respectera pas ses engagements en subira les conséquences », estime-t-il. C’est donc la force contraignante des milieux sacrés qu’invoque le président de Rlc en faisant cette proposition pour le moins paradoxale dans un pays où la Constitution impose la laïcité de l’Etat. Selon l’article 2 de la loi 2019 – 40 du 07 novembre 2019 portant révision de la loi n°90 – 32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la république du Bénin, «la République du Bénin est une et indivisible, laïque et démocratique». Expliquant mieux son option, Irénée Agossa soutient que «nous sommes le seul pays au monde à connaître des coups d’Etat sans effusion de sang. Nous sommes le seul pays à passer de la période de dictature à la démocratie sans effusion de sang. Et nous serons un pays qui aura un développement harmonieux sans effusion de sang. Mais pour y arriver, il faut un ancrage dans nos valeurs traditionnelles ». Mieux encore, le président de Rlc martèle qu’il faut « utiliser les traditions pour consolider les institutions ». Une proposition pour laquelle il va certainement mobiliser ses partenaires politiques et éventuels futurs élus au parlement. Premier challenge: les élections législatives de 2023. Société 29 sept. 2021


Ouverture de la 2e session ordinaire du Ces : l’examen du budget de l’Etat et d’autres dossiers au menu
Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces), a procédé, ce mardi 28 septembre, à l’ouverture de la 2e session ordinaire de l’institution. En dehors de la loi de finances 2022, plusieurs dossiers seront étudiés par les conseillers. C’est une tradition au Conseil économique et social (Ces), la deuxième session ordinaire est en grande partie consacrée à l’étude du budget général de l’Etat. Ainsi, la session ouverte hier, et ce pour trente jours, permettra aux conseillers d’examiner la loi de finances 2022 et de formuler d’éventuelles suggestions pour améliorer le document. Le président de l’institution, Augustin Tabé Gbian, rappelle la démarche à suivre pour aboutir à cette fin. « Dans cette perspective, des travaux seront organisés aussi bien en commissions qu’en assemblée plénière aux fins d’appropriation tant des orientations budgétaires de 2022 que du contenu du projet de budget lui-même. Ensuite, suivra un débat préliminaire sur le contenu du projet avant sa présentation aux conseillers par le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, comme le prescrit la loi organique sur le Conseil économique et social », explique-t-il. Comme à l’accoutumée, l’exposé de l’argentier national permettra aux membres du Ces de mieux appréhender les nouvelles mesures budgétaires du gouvernement en vue de propositions qui tiennent compte de l’intérêt général et du mieux-être de la population. Après les éclaircissements du ministre, les conseillers feront une étude approfondie des documents budgétaires en commissions. Ce qui aboutira à un projet de rapport et d’avis qui sera ensuite examiné puis adopté en séance plénière. A cet égard, Augustin Tabé Gbian invite ses collègues à ne pas perdre de vue la conjoncture économique mondiale induite par la pandémie de Covid-19, et à prendre en compte les facteurs économiques et les grandes orientations du gouvernement en la matière, contenues dans son Programme d’action et dans le Programme national de développement (Pnd 2018-2025). Outre le budget de l’Etat gestion 2022, les conseillers vont poursuivre, durant la session, l’étude (en commissions) de plusieurs sujets d’autosaisine sur trois thématiques, à savoir, « la production de noix de karité au Bénin : enjeux et perspectives ; la problématique des changements climatiques: quelles pistes d’actions pour une transition climatique au profit des citoyens béninois et enfin les politiques sociales au Bénin: quelles stratégies pour un impact plus remarquable sur les populations». Au dire du président du Ces, il s’agira pour l’essentiel, de rédiger des projets de rapports et de recommandations sur ces différents thèmes. Paix à l’âme de feu Nestor Wadagni La deuxième session ordinaire du Ces s’ouvre sur fond de deuil avec la disparition brutale du vice-président de l’institution, Nestor Wadagni. La douleur était encore palpable dans la salle des plénières où a eu lieu, ce mardi, l’ouverture de ladite session. D’une voix lourde et chargée d’émotions, Augustin Tabé Gbian entame son allocution du jour par cet événement tragique. Tout triste, il confirme que la douleur reste encore vivace dans les cœurs et l’institution portera encore le deuil, pendant longtemps. La session budgétaire du Ces est aussi marquée par la réforme dans le secteur de la décentralisation. Le président du Ces rappelle cette actualité, et souhaite que l’ambition du réel développement à la base, qui sous-tend la réforme, puisse se concrétiser. Il rassure que le Conseil économique et social saura apporter sa contribution pour accompagner cette nouvelle dynamique. La récente rencontre entre le chef de l’Etat, Patrice Talon, et son prédécesseur, Boni Yayi, retient également les attentions au Ces. Le président Tabé Gbian salue l’initiative des deux personnalités, et « souhaite que les acteurs politiques accompagnent cette démarche qui vise à renforcer la paix et la concorde » dans le pays. Actualités 29 sept. 2021


Finance climatique au Bénin: Les défis du Fnec, selon le ministre Tonato
Au nouveau Conseil d’administration du Fonds national pour l’Environnement et le Climat (Fnec) installé, ce 28 septembre, le ministre José Tonato a rappelé les nouvelles orientations. Du Fonds national pour l’Environnement et le Climat (Fnec), le gouvernement attend beaucoup pour la mobilisation des ressources en la matière. Le nouveau Conseil d’administration nommé par décret 2021-446 du 8 septembre 2021 en est conscient. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a tenu à le rappeler à ses membres lors de l’installation ce 28 septembre 2021 de l’organe. « Le Fnec doit impérativement modifier l’échelle de sa vision, élargir la dimension de son ambition, sortir du confort de l’administration qui fonctionne tout court, pour relever rapidement de plus grands défis, tant aux plans national qu’international, en mobilisant des ressources financières de plus en plus importantes auprès des institutions et mécanismes dédiés, ceci pour faire définitivement la preuve de sa capacité technique effective à transformer l’essai et se mettre à la hauteur des ambitions du Pag », a-t-il souligné. En effet, l’institution a vu sa stratégie et ses interventions orientées dans le sens non seulement de leur alignement avec les Objectifs de développement durable, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, sur la base de nos Contributions déterminées au niveau national, mais aussi, dans l’accompagnement efficace de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. La mobilisation des ressources, une nécessité L’appui du Fnec est attendu pour le développement économique et social équilibré du territoire national et le bien-être des populations, dans un cadre de vie de plus en plus résilient au climat. Ainsi, sur le chantier qui est dévolu désormais au Fnec, la mobilisation des ressources de la finance climatique parait plus que jamais une nécessité pour assurer un développement durable responsable, sobre en carbone et résilient au changement climatique. Mais les ressources nationales essentiellement constituées des écotaxes restent nettement insuffisantes face aux besoins exprimés dans de nombreuses soumissions aux appels à propositions et les requêtes de financement direct par les acteurs divers. De même, malgré l’effort consenti chaque année par l’Etat pour conduire par exemple le concours « Villes durables », tout en portant des projets de plus en plus consistants, allant de 20 à 200 millions francs Cfa, les attentes semblent encore loin des possibilités actuelles. « Je voudrais compter sur chacun de vous, individuellement et surtout collectivement, dans une synergie assumée en toute responsabilité, pour donner un véritable coup d’accélérateur aux capacités du Fnec », a martelé José Tonato. Composé de huit membres, le Conseil d’administration installé est présidé par Prof Constant Houndénou. Il aura durant trois ans à faire le suivi des activités du Fonds et son accompagnement dans la mobilisation des ressources financières nationales et internationales, pour l’amélioration du cadre de vie des populations béninoises, par la promotion des initiatives concrètes et réalistes d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, dans nos contextes locaux et national. Déjà, le défi imminent est l’aboutissement des processus qui sont en cours auprès du gouvernement allemand, du Fonds vert pour le climat et du Fonds d’adaptation. Société 29 sept. 2021


Médecin-colonel Ibrahim Mama Cissé: « Dans le Borgou, aucun décès n’a encore été déploré parmi les personnes vaccinées »
Commencée depuis 1er avril dernier, la vaccination contre le coronavirus se poursuit dans le Borgou comme les autres départements du Bénin. Le médecin-colonel et directeur départemental de la Santé, Ibrahim Mama Cissé, se réjouit de la forte affluence des populations constatée au niveau des centres de santé. N’empêche qu’il soit revenu sur les dispositions à prendre pour avoir un répit. Avec à la clé, quelques cas graves à déplorer, la Covid-19 continue de sévir dans le Borgou. Réticentes au départ, les populations du département affichent désormais un certain engouement pour se faire vacciner. En témoigne leur affluence dans les centres de vaccination. « Nous sommes maintenant dans la phase active de la vaccination», fait observer le médecin-colonel et directeur départemental de la Santé du Borgou, Ibrahim Mama Cissé. «Au niveau des centres de santé des communes, petit à petit, la vaccination s’est étendue aux centres de santé des arrondissements. Elle a lieu 7 jours sur 7 dans toutes les 8 communes du département du Borgou et dans les centres de santé d’arrondissement », précise-t-il. « Tous les centres qui faisaient les vaccinations de routine ont actuellement été dotés de vaccins contre la Covid au profit des populations. Ce qui fait qu’à Parakou, nous avons le Centre de santé de la commune, le Centre de santé de Kpébié et celui de Madina. La vaccination s’effectue tous les jours. Concernant les militaires, c’est au centre de santé de la garnison de la ville», détaille-t-il. Les populations ont compris, selon le médecin-colonel, que la vaccination est bénéfique pour elles. « Elle protège contre les formes graves, puis évite les décès », poursuit-il, tout en insistant sur le respect des gestes barrières afin de limiter la propagation de la maladie, et en déconseillant la fréquentation des lieux de grands rassemblements. « Malheureusement, la troisième vague est là avec des souches delta plus contagieuses. Malgré cette menace, il y a un relâchement total du respect desdites mesures. J’en appelle à la responsabilité des uns et des autres, puis au leadership des élus locaux pour persuader les populations », a insisté Ibrahim Mama Cissé. « Pour le moment, la Covid-19 sévit sans répit, avec des cas de plus en plus graves et mortels parmi les sujets non vaccinés », met-il en garde. «Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas encore observé dans le Borgou, un cas de décès parmi les personnes vaccinées », a-t-il informé. « Tous les cas graves et les cas décédés se retrouvent dans les rangs des sujets qui ne se sont pas encore fait vacciner », a également relevé le médecin-colonel. Société 29 sept. 2021


Entretien avec Astérix Goudéagbé, président de l’Association des mairies des jeunes du Bénin: « Nous avons pour responsabilité d'interagir avec les autorités »
L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) est connue. Ce qui est moins ou pas du tout connu du grand public, c’est l’Association des mairies des jeunes du Bénin. Dans cet entretien, Astérix Goudéagbé, maire des jeunes de Bohicon et président en exercice de la faîtière des communes des jeunes, présente l’institution, son organisation, son fonctionnement et son rôle. La Nation : Parlez-nous de votre association. Astérix Goudéagbé : L'Association des mairies des jeunes du Bénin est une association à caractère social, à but non lucratif et apolitique. Elle a été créée en 2019. C'est une association qui regroupe des jeunes qui luttent pour le bien-être et la bonne gestion de leur communauté sans attendre de retour pécuniaire. Ainsi, l'Amjb constitue une école libre qui forme les jeunes dans les initiatives de prise de décision pour la bonne gouvernance à la base, le renforcement des capacités, la création de cadre de regroupement et d'expression propre aux jeunes dans les villages et quartiers de nos communes. Elle contribue à l'émancipation de la jeunesse à travers toutes les opportunités possibles. Notre association regroupe des étudiants, fonctionnaires, artisans et autres. En tant que mairies, quelles actions menez-vous réellement ? Nous travaillons comme les mairies dans les communes. Nous sommes dans la participation, la mobilisation et la veille citoyenne. Nous formons les jeunes et trouvons des opportunités à ces derniers à travers les partenariats que nous avons. Notre particularité est que nous sommes une association administrative, qui forme les jeunes pour le système bureaucratique qui fait office de stage et d'expérience professionnelle. Nous intervenons dans l'atteinte des Objectifs de développement durable. Nous privilégions l'éducation sexuelle, la bonne gouvernance et le maintien de l'environnement en bon état. Nous nous basons beaucoup plus sur la collaboration avec les associations externes afin de promouvoir la synergie d'actions. En tant que maires des Jeunes, nous avons pour responsabilité d'interagir avec les autorités de nos communes pour les assister et les motiver à mettre la jeunesse au centre de leurs préoccupations et la lutte pour le développement. Ainsi, nous initions des activités de formation à l'endroit des jeunes de nos communes. Ces activités concernent plus l'orientation professionnelle, l'utilisation consciente et profitable du numérique, les formations manuelles et artistiques, etc. Aussi, faisons-nous des plaidoyers pour réclamer la prise en compte des problèmes de la jeunesse dans la politique de gestion de nos communes. Nous organisons aussi des rencontres pour sensibiliser à la veille citoyenne et la culture de la paix. Nous jouons un rôle capital dans la sensibilisation et la lutte pour l'atteinte des Odd... Comment devient-on conseiller ou maire des jeunes? Pour devenir maire des jeunes, il faut passer par l'étape de l'appel à candidatures lancé par le bureau national de l’Amjb. Les critères de sélection sont simples : avoir entre 18 et 35 ans, avoir un minimum de parcours en militantisme et en vie associative. Suite à l'appel à candidature, les candidats présélectionnés passeront par la séance d'entretien et la session d'art oratoire qui permettent de dégager les meilleurs afin de les classer par ordre de mérite, notamment en tant que maire des jeunes et ses Adjoints. Quel bilan peut-on faire de vos actions pour le moment ? Aujourd'hui, même si je ne suis qu'à 1/4 des objectifs fixés lors de ma prise de fonction, je peux dire que je suis fier du travail des maires des jeunes sur le terrain. Ils ont pu faire connaître l'association à plus de deux millions de Béninois ayant participé à nos différentes activités et nous avons aujourd'hui plus de 3 224 membres actifs au sein de l'association. Plusieurs activités ont été organisées dans le domaine de la santé et l'éducation sexuelle, la sensibilisation des élèves et étudiants sur des thématiques phares, l'organisation des journées de salubrité périodiques, les compétitions d'art oratoire, les tournois de football, des sorties pédagogiques sur des sites touristiques, des ateliers de formation dans le domaine du numérique, etc. Pour vos activités, vous avez forcément besoin de financement. Où le trouvez-vous ? Comme toute organisation de jeunesse de loi 1901, nous sommes confrontés au problème de financement. La majeure partie de nos activités sont menées sur fonds propres constitués par les cotisations des membres et parfois des dons de bonnes volontés que nous sollicitons selon la taille de l'activité. Peut-on comprendre que vous faites déjà la politique et que vous êtes les prochains maires seniors ? Personnellement, seul le temps a le dernier mot. En tant que membres de l'Amjb, nous sommes à une école de vie associative qui nous prépare à la gestion de la cité et privilégie une gestion crédible, efficace et participative de nos communes. On apprend juste. On n'appartient à aucune chapelle politique. Du moins, l'association est purement apolitique et doit faire avec tous les leaders sans distinction de sexe, d'origine, d'appartenance politique et d'obédience religieuse. Notre credo, c'est le développement. Notre stratégie, c'est la gestion commune et efficace. Nous sommes une jeunesse consciente des défis à relever pour que notre pays ou notre continent puisse montrer le niveau d'engagement de la jeunesse soucieuse du développement. Quelle relation entretenez-vous avec l'Ancb ? L'Ancb reste l'organisation faîtière des mairies au Bénin. L'Amjb est à son image. Même si la collaboration n'est pas ce que nous souhaitons, elle nous assiste à chaque fois que nous sollicitons leur accompagnement pour les renforcements de capacités lors de nos séances ainsi que de la documentation et ceci grâce au consultant de l'Ancb, l'honorable Gildas Agonkan. Mais nous espérons vraiment beaucoup de l'Ancb. Propos recueillis par Joël C. TOKPONOU Actualités 29 sept. 2021


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