La Nation Bénin...
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Les découvertes macabres sont devenues légion. Les cybercriminels, adeptes de vodoun Kinninsi, présumés auteurs de ces barbaries, se la coulent douce avec leurs complices féticheurs ‘’hounnon’’. En attendant une prompte réaction des autorités en charge de la sécurité contre ce fléau, la psychose monte au sein des populations.
Il ne se passe plus de semaine sans qu’on enregistre des enlèvements d’enfants,des crimes de sang au Bénin sur des individus de tous âges. Les victimes sont froidement abattues, vidées de leur sang et abandonnées dans la nature. Enfants, jeunes et adultes y passent. Ils sont sacrifiés sur l’autel du redoutable vodoun Kinninsi et des intérêts matérialistes des criminels sans scrupule, avides de pouvoir d’argent et de gloire.
Nul n’est à l’abri. Conjoint, progéniture, parent, ami, voisin, personne n’échappe à ces malfaiteurs de la pire espèce. Un enfant enlevé et non encore retrouvé à Djidja. Une femme égorgée par son ex-compagnon à Tanvè (Agbangnizoun). Une jeune femme charcutée au bras et au niveau de son organe génital à Porto-Novo. Une autre retrouvée morte, ligotée à un arbre et dont des parties sensibles ont été enlevées à Akpro-Missérété. Un jeune étudiant tué et abandonné dans les rails à Bohicon. Deux jeunes tués et enterrés à Tori...L’escalade des sacrifices humains a atteint, ces dernières semaines, une proportion alarmante, sans que cela émeuve outre mesure les autorités en charge de la sécurité. C’est du moins l’impression qu’elles donnent par leur passivité déconcertante face au fléau.
La psychose s’est emparée de la population, avec la circulation sur les réseaux sociaux d’images insoutenables de cadavres dont le liquide vital recueilli sert à nourrir, paraît-il, les esprits maléfiques. Dans l’œil du cyclone, les cybercriminels communément appelés ‘’gayman’’ et leurs complices féticheurs ‘’hounnon’’. Sous l’égide de ces derniers, des mauvais esprits errants, qui ne boivent que du sang humain, sont captés et érigés en ‘’dieux de prospérité et de protection’’ pour les désirs effrénés de richesse de partisans de moindre effort, des amoureux du gain facile, des gens pressés d’accomplir sans effort un destin hypothétique de riche.
Si autrefois, les crimes rituels étaient l’apanage d’hommes politiques sans vergogne en quête de notoriété et d’ascension sociale et autres méchants féticheurs animés par la volonté de dompter tout sur leur chemin et de jeter des sorts à leur guise, aujourd’hui le fameux ‘‘vodoun’’serait à la portée de jeunes hommes et femmes spécialistes de l’arnaque 2.0, c’est-à-dire via Internet, prêts à siphonner les bourses d’honnêtes gens au nom de prétendues affaires, sans être inquiétés. Les tout petits dont les parents manquent de vigilance sont leurs proies faciles. Les jeunes femmes naïves prêtes à tout pour le bling-bling, les grosses voitures et les demeures somptueuses sont également comptées parmi les nombreuses victimes déjà enregistrées.
Et ce n’est qu’après coup que la Police se met en branle pour rechercher le tueur et ses complices. A quand des mesures draconiennes pour enrayer ce phénomène qui décime la population ? Ces prédateurs d’une autre époque vivent pourtant dans la population et ne s’en cachent pas pour autant. Ce sont eux qui animent certains bars, boîtes de nuit et autres Vip-clubs, notamment au Sud du Bénin. Avec un luxe insolent, ils s’offrent une cure de jouvence en toute impunité, si ce n’est pas parfois en complicité avec des agents payés pour assurer la sécurité, la libre circulation des personnes et la justice sociale. Des chansons à leur gloire leur sont même dédiées, et jouées publiquement dans les endroits publics et parfois sur des chaînes de radio ou de télévision. Les prouesses de certains arnaqueurs sont même vantées et partagées sur les réseaux ; ils fricotent et friment avec leur butin. Ces parvenus aux mains ensanglantées se pavanent, narguent tout le monde avec une arrogance rare et sans aucune crainte.
La menace est désormais permanente et partout. La passivité a assez duré. Il importe que les gouvernants prennent le taureau par les cornes à travers des décisions hardies pour contrer le fléau, afin de ne pas obliger la population à organiser elle-même sa riposte par une chasse systématique aux sanguinaires ‘’gaymen’’ ou des individus identifiés comme tel. La Police républicaine a du pain sur la planche.
Marcel Adjassoho, bouquetier au jardin sis derrière l’aéroport[/caption]Il exerce un métier qui ne court pas les rues. Marcel Adjassoho propose des bouquets ou des gerbes à partir des fleurs cultivées ou à base des fleurs artificielles. Dans la présente interview, il nous explique les conditions dans lesquelles il exerce son art ainsi que les difficultés auxquelles il est confronté.
La Nation : Comment préparez-vous les gerbes naturelles ?
Marcel Adjassoho : J’utilise les fleurs plantées comme celles qui sont ici pour faire mon travail. Cela me permet de fabriquer des bouquets, des couronnes et des gerbes. Je recours également aux fleurs artificielles. C’est de ça que je vis.
Les gens viennent-ils acheter ce que vous leur proposez ?
Oui, les gens viennent acheter de temps en temps.
Qu’en est-il de vos revenus hebdomadaires ?
Rires. Toi-même tu vois comment nous sommes. C’est un peu délicat. Quand tu reçois par exemple un client pour une commande estimée à 5 000 F ou 10 000F, il peut avancer qu’il dispose seulement de 2500 F CFA ou de 3 000 F CFA et prie pour qu’on l’aide. Dans ces conditions, tu es obligé d’en tenir compte. C’est délicat d’avancer un montant hebdomadaire ou mensuel.
Depuis quand vous êtes-vous installé ici ?
Je suis ici depuis que les jardiniers et vendeurs de légumes ont investi les lieux. Cela fait longtemps. Et c’est après l’érection de la clôture de l’aéroport que nous qui nous occupons des fleurs avons pris les positions actuelles. Moi, j’ai hérité par exemple de ce que mon père faisait. Il a un certain âge et j’occupe actuellement sa place.
Avez-vous appris le métier ?
Non, je ne l’ai pas appris formellement. Mais j’ai vu mon père faire. Il est resté en Côte d’Ivoire où il l’a appris chez des Blancs. Il a également travaillé là-bas dans les hôtels et s’est fait la main.
Y a-t-il une école pour apprendre ce métier?
Je ne sais vraiment pas. C’est difficile pour moi de me prononcer. Je peux avouer que, de nos jours et de plus en plus, il y a des centres de formation qui proposent de former à des métiers comme la décoration ou tout ce qui s’y rattache. Nous ici, nous réfléchissons pour faire des propositions de gerbes ou de bouquets.
Eprouvez-vous des difficultés dans l’occupation du domaine ?
C’est ce qu’on a acheté qu’on peut revendiquer. L’Etat peut venir à tout moment exiger qu’on dégage ou donner des injonctions. Si l’Etat a un projet, il peut venir nous déplacer et proposer peut-être de nous dédommager. Ça s’arrête là.
Le métier expose-t-il à des risques ?
Les risques ici se rapportent à ce que tu plantes et qui éventuellement meurt. Tu n’as pas à aller te plaindre à quelqu’un. Ou bien ça mûrit et tu en profites en le vendant ou bien cela ne peut plus servir, auquel cas on plante autre chose.
Combien êtes-vous sur le terrain ?
Nous sommes 200 à 300 coopérants au total. L’Etat nous a demandé de nous mettre en coopératives ; nous sommes environs 105 coopérateurs dans notre domaine. Le Carder et les techniciens viennent nous encadrer et faire des propositions ou donner des conseils pour bien faire le travail et mieux nous porter.
Environnement 20 mars 2018
L’Intersyndicale de la maternelle et du primaire suspend sa motion de grève[/caption]L’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp) suspend sa motion de grève déclenchée depuis le 23 janvier dernier pour compter de ce lundi 19 mars. Elle demande aux enseignants, notamment aux éducateurs, éducatrices, instituteurs et institutrices du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire de reprendre les cours dès ce mardi 20 mars à partir de 8 heures.
La motion de suspension de la grève a été prise ce lundi par la conférence des soixante-dix secrétaires généraux des syndicats membres de l’Intersyndicale et signée des porte-paroles du secrétariat exécutif national. La décision fait suite à une longue réunion tenue hier par l’Intersyndicale avec le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou.
Selon la motion de suspension de grève, l’Imp dit avoir pris une telle décision en toute responsabilité par souci de couper court à « la souffrance des élèves, des parents d’élèves, des enseignants et de la nation tout entière face au spectre d’une année blanche aux effets dévastateurs ». L’Intersyndicale prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale de revenir à la charge en cas de non-respect des engagements pris par le ministre des Enseignements maternel et primaire. En effet, la motion de suspension de la grève précise que le ministre Salimane Karimou se serait engagé à négocier la rétrocession de la défalcation du salaire du mois de février 2018 et le paiement intégral des salaires pour les mois à suivre.
Par rapport à ses autres revendications, l’Intersyndicale propose, pour sa part, que la disponibilité financière du gouvernement soit répartie sur les arrêtés portant indemnités de craie, d’habillement et d’équipement et qu’ils soient mensualisés. Elle souhaite que se tienne au plus tard la fin de ce mois, le séminaire gouvernemental prévu pour statuer sur l’achèvement des reversements et que les enseignants concernés entrent en possession de leurs contrats. Aussi, l’Imp propose-t-elle à son ministre de tutelle, que le salaire du mois de mars soit intégralement libéré et à bonne date, la commission de relecture du décret 2015-373 du 24 juin 2015 portant régime juridique d’emploi des agents contractuels de l’Etat installée le 16 mars 2018 dépose au plus vite son rapport afin de permettre aux enseignants concernés de passer les différents examens et concours professionnels et la signature enfin du décret instituant la coordination entre la Cnss et le Fnrb après le résultat des travaux issus du comité mis en place le 2 mars dernier. La motion de suspension renseigne que l’Intersyndicale martèle au ministre Salimane Karimou que le réaménagement du calendrier scolaire sera conditionné au respect de l’engagement pris pour la rétrocession des fonds défalqués sur le salaire du mois de février pour fait de grève. L’Imp invite enfin les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales à poursuivre les négociations dans le cadre approprié avec le gouvernement.
Une marche de désaveu annoncée ce jour à Porto-Novo
Aux dernières nouvelles, on apprend que certains enseignants de la maternelle et du primaire ne seraient pas d’accord avec cette décision de suspension de la motion de grève. Ils menacent de descendre dans la rue ce mardi 20 mars pour marcher de la Bibliothèque nationale à Ouando pour échouer à la préfecture de Porto-Novo afin de désavouer leurs responsables syndicaux signataires de la motion de suspension.
Maxime Agossou-Vè, porte-parole de l’Imp, joint par téléphone dans la soirée d’hier dit être conscient de cette situation. Selon lui, l’expérience a montré qu’il y a souvent quelques flottements dans la reprise des cours dès les premiers jours de suspension. Mais d’ici la semaine prochaine tout rentrera dans l’ordre avec la tournée de sensibilisation des militants à la base prévue par le bureau syndical, espère-t-il.
Pour sa part, le Bureau exécutif national du Syndicat national pour la promotion intégrale de la profession enseignante, membre de l’Imp, décide de la poursuite de la grève. Ils l’ont fait savoir à travers un communiqué publiée dans la soirée de ce lundi 19 mars.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 20 mars 2018
Handball / Challenge Hadja Mariatou Aboudou[/caption]Un tournoi de handball dénommé « Challenge Hadja Mariatou Aboudou », a eu lieu, ce samedi 17 mars au Palais des sports du stade de l'Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Organisé par la Ligue régionale du Sud de handball, a connu son épilogue avec le sacre de la sélection de l’Atlantique-Littoral.
Vainqueur en demi-finale face à la sélection du Nord (28-24), la sélection du Sud n’a pas fait dans les détails face à la formation du Centre (Zou) lors de la grande finale. Elle a dominé son homologue du Centre (Zou) par le score de 29-16. C’est à l’issue d’un match âprement disputé entre les deux équipes arrivées en finale de la compétition. D’ailleurs, c’est la sélection de l’Atlantique-Littoral qui a pris de sérieuses options dès les quinze premières minutes pour porter le score à 15-01. Ainsi, elle ne se fera pas rattraper au marquoir jusqu’à la mi-temps. A 17-05, les deux sélections finalistes rejoignent les vestiaires. De retour des vestiaires, les dames du Sud vont garder leur hégémonie sur la partie en portant le score 29-16, en dépit de certaines velléités offensives de la sélection du Centre.
La petite finale de la compétition a été remportée par la sélection de l'Ouémé qui a fini troisième du tournoi devant celle du septentrion. Au terme de la compétition, placée sous le parrainage de la vice-présidente de la Fédération béninoise de handball, Hadja Mariatou Aboudou, et entrant dans le cadre des festivités de la Journée internationale des femmes, les équipes participantes sont reparties avec des trophées et plusieurs autres récompenses.
Syndicat du personnel administratif de la Cour constitutionnelle: Edgard Bankolé réélu secrétaire général[/caption]Samedi 17 mars dernier, a eu lieu le congrès électif du Syndicat du personnel administratif de la Cour constitutionnelle (Synpa-Cc). Au terme des travaux qui se sont déroulés à la Bourse du Travail à Cotonou, Edgard Bankolé a été reconduit au poste de secrétaire général dudit syndicat.
Edgard Bankolé a été réélu secrétaire général du Syndicat du personnel administratif de la Cour constitutionnelle (Synpa-Cc), avec pour adjoint, Jean-Baptiste Aïzannon. C’est à l’issue du congrès dont les travaux ont été ouverts, samedi dernier à Cotonou, par le directeur de cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Ambroise Mèdégan.
Les libertés sont chères, a laissé entendre Edgard Bankolé, à l’entame des travaux. La liberté syndicale, poursuit-il, est la chose la mieux cherchée et recherchée par les travailleurs, non pas contre l’employeur mais avec lui pour le bien-être tant des travailleurs que de l’employeur. Dans ce partenariat gagnant-gagnant, relève-t-il, c’est la société qui en sort vainqueur pour les deux camps. C’est dans cet esprit, rappelle Edgard Bankolé, qu’est né le 7 décembre 2007, le Synpa-Cc. « 2007-2018, nous avons grandi et fait du chemin avec des acquis mais avons toujours cherché et davantage à être à l’avant-garde, être l’interface valable entre nous, agents de la Cour constitutionnelle et l’administration de la cour et les conseillers qui la dirigent », reconnaît-il.
Edgard Bankolé a invité les agents à se tenir prêts comme un seul homme pour montrer que le Synpa-Cc sait être de tous les combats dans un syndicalisme de dialogue et de développement. « Ensemble, nous serons toujours forts », développe Edgard Bankolé, conviant les congressistes à la patience pour rebâtir les fondations du Synpa-Cc.
Pour Simon Kohinto, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale de la Centrale des syndicats autonomes, il importe de renouveler les instances pour se conformer aux textes et la Csa veille au grain. C’est pourquoi il a convié les participants à l’esprit de cohésion et d’unité pour faire en sorte que l’intérêt des membres du syntra-Cc soit sauvegardé.
Ambroise Mèdégan a, au nom du président de la Cour constitutionnelle, félicité les participants au congrès pour l’esprit de cohésion qui les anime. Pour lui, l’événement qui les réunit est toujours d’importance. Il traduit leur dynamisme et leur volonté de s’attacher au respect des textes.
La Constitution, reconnaît le directeur de cabinet, consacre et garantit les droits humains et les libertés publiques. La jurisprudence de la cour en la matière, rappelle-t-il, est constante. La défense des droits syndicaux fait partie des droits humains. Le respect des droits s’équilibre avec des devoirs. Il a invité les syndicalistes à concilier les intérêts privés avec la nécessité des services publics.
Rencontre gouvernement avec le Synevab[/caption]
Les ministres Mahougnon Kakpo et Romuald Wadagni étaient face au Syndicat national des enseignants vacataires du Bénin (Synevab) qui a rejoint, le 13 mars dernier, le mouvement de débrayage en cours dans le secteur de l’éducation. Ils ont expliqué les différentes actions menées pour accéder à leurs revendications.
Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, et son collègue de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, ont rencontré, samedi 17 mars dernier à Cotonou, des enseignants vacataires. Au cours de cette séance de discussions, les ministres leur ont exposé les différents processus engagés en vue de satisfaire leurs différentes doléances.
Sur beaucoup de points, les propos des ministres ont été rassurants, salue Samson Éménou Koudokpodé, secrétaire général aux revendications du Syndicat national des enseignants vacataires du Bénin (Synevab). Il dit espérer un dégel de la situation très prochainement, tout en regrettant les nombreux engagements de la part du gouvernement restés encore sans suite. « De promesse en promesse, nous allons en finir où ? » s’est-il interrogé.
La suite à donner à cette rencontre, selon M. Éménou Koudokpodé, dépendra de la décision que prendront lui et ses camarades. « Nous allons rejoindre les camarades pour faire le point et prendre les décisions qui s’imposent », fait-il savoir, précisant que « la motion pour cette semaine est déjà déposée ».
Avant cette rencontre, le ministre Mahougnon Kakpo, à travers la note n°297/MESTFP/DC/SGM/SA en date du 16 mars dernier, avait exigé des chefs d’établissement de rendre opérationnel et objectif le comité de décompte des heures de vacation. Obligation leur est ainsi faite que chaque session soit sanctionnée par un procès-verbal, signé de toutes les parties.
Aussi, le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle donne le 30 du mois au plus tard comme délai de dépôt des états de paiement des vacataires dans les recettes-perceptions. Il avertit, en outre, qu’« aucun motif ne sera accepté pour justifier le retard ».
C’est le retard des paiements qui est le motif principal de la grève des vacataires. Ces derniers exigent du gouvernement le paiement immédiat de toutes les heures effectuées dans le mois de décembre 2017, janvier et février 2018. Ils demandent également la suspension du processus de bancarisation des primes de vacation et le retour dans les perceptions. Selon eux, c’est ce processus qui serait à la base du retard enregistré dans leur paiement. Ces prestataires de services, importants pour le système éducatif selon le ministre Kakpo, exigent par ailleurs « la signature sans délai de l’arrêté interministériel portant réglementation des prestataires de services d’enseignements dans les établissement secondaire général et technique ».
Les enseignants vacataires des établissements publics, ont rejoint leurs homologues, agents permanents de l’État et agents contractuels dans le mouvement de débrayage, le 13 mars dernier. Les deux ministres auront-ils réussi à faire changer d’avis aux vacataires en grève? La suite du mouvement de débrayage en cours nous édifiera.
La Commission nationale ad hoc d’application de la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017[/caption]Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a procédé vendredi 16 mars dernier à Cotonou, à l’installation de la Commission nationale ad hoc chargée d’élaborer les décrets et arrêtés d’application de la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique.
La Commission nationale ad hoc chargée d’élaborer les décrets et arrêtés d’application de la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique est officiellement installée. Sa mission est de doter l’administration publique béninoise des instruments juridiques qui lui permettront de combler certaines lacunes.
Selon le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, les textes qui seront élaborés par la commission serviront à restaurer le cadre éthique public, à faire une gestion plus rationnelle de la carrière des personnels de l’Etat, à valoriser les ressources humaines de l’Etat par la mise en œuvre d’une politique salariale fondée sur le mérite et la performance. Aussi, aideront-ils à atténuer les inégalités entre les différents corps de la Fonction publique et les tensions sociales qu’elles engendrent, à résoudre les problèmes d’interprétation que pose l’application des textes et à remédier à l’inexistence de la plupart des décrets d’application prévus par le statut général.
La loi n°2015-18 précise et complète un certain nombre de notions pour une gestion efficiente des ressources de l’Etat. Elle renforce la loi n°086-013 du 26 février 1986 portant statut général de la Fonction publique. « Trente-deux ans d’application de cette loi ont permis de déceler quelques limites et des champs d’application non couverts rendant obligatoire l’élaboration d’une nouvelle loi compatible avec les exigences d’une administration performante au service du développement de notre Nation », explique le secrétaire général du ministère, Norbert Boccace Kanhounon.
La nouvelle loi comprend plusieurs innovations. Lesquelles intègrent le champ d’application de la loi qui couvre les fonctionnaires de l’Etat, les fonctionnaires territoriaux et les agents contractuels de l’Etat. Elles sont également relatives à la structure des personnels comprenant désormais quatre catégories A, B, C et D au lieu de cinq pour l’ancienne loi, aux échelles par catégories et grades avec quinze échelons, à l’exception des personnels de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique contre douze échelons prévus par l’ancienne loi. Ses nouveautés se rapportent aussi à la limitation de l’âge d’accès à la Fonction publique, selon les catégories, à la désignation d’un maître de stage pour chaque stagiaire, aux modes de recrutement dans la Fonction publique, à la commission administrative paritaire au niveau de chaque ministère, de chaque institution de la République, de chaque administration déconcentrée et auprès de chaque maire...
Contrairement à la loi de 1986, la loi 2015-18 présente deux types de fonctions publiques : la Fonction publique d’Etat et la Fonction publique territoriale, sans compter les dispositions spéciales concernant les contractuels de la Fonction publique et les collaborateurs externes, souligne Auguste Ali Yérima, président du comité des experts ayant élaboré les avant-projets de textes.
La commission nationale ad hoc démarre ses travaux le mercredi 21 mars et travaillera pendant quinze jours. Elle est appelée à élaborer des projets de décrets et d’arrêtés prévus par la loi. Au cours de ses travaux, elle procédera à « l’analyse de la réglementation, au regard des innovations de la nouvelle loi pour faire ressortir les problèmes juridiques éventuellement posés par l’application des anciens textes », précise le ministre en charge du Travail. Elle a également pour tâche de soumettre au gouvernement, par l’intermédiaire du ministre en charge du Travail, un projet de communication accompagné des projets de décrets et arrêtés élaborés, ajoute le directeur général de la Fonction publique, Bertin Quenum.
Les commissaires, par la voix du représentant du secrétaire général du gouvernement, Yves Ogan mesurent l’importance de leur tâche. Ils promettent d’être à la hauteur de leur mission. « Notre première étape sera de mettre en place la marche à suivre pour réussir notre mission. Nous vous faisons le serment de relever le défi », s’est-il engagé.
Le ministre Alassane Séidou annonce la fin de l’épidémie[/caption]Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a déclaré le 12 mars 2018 comme la date de la fin de l’épidémie de la fièvre de Lassa dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou, et des Collines. C’était à la faveur d’une séance d’information organisée, ce vendredi 16 mars à Cotonou.
Conformément au règlement sanitaire international, qui recommande l’observance d’une période de 21 jours fois 2 sans enregistrement de cas, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a déclaré, vendredi dernier, la fin de l’épidémie de la fièvre de Lassa dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou, et des Collines. Pour une 4e fois, explique-t-il, le Bénin vient de connaître l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa depuis le 2014.
La confirmation de la dernière fois a été faite le samedi 13 janvier 2018 par le laboratoire de référence du Bénin qui a été homologué par celui du Nigeria agréé par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Cette confirmation fait suite à l’enregistrement des signes compatibles à la définition de cas de fièvre hémorragique à virus Lassa chez un patient de nationalité béninoise âgé de 35 ans venu du village Nadoba au Togo, localité frontalière à la commune de Boukombé au Bénin, le 19 janvier dernier, conformément au règlement sanitaire international.
Ainsi, du 8 janvier 2018, date du premier cas présumé index au 25 janvier 2018, date de décès du dernier cas confirmé, cinq cas confirmés tous décédés ont été enregistrés. Selon Alassane Séidou, plusieurs interventions ont été menées tant par les autorités béninoises et les partenaires techniques et financiers comme l’Unicef, la Croix rouge, l’Usaid et l’Oms. Ces interventions menées dans le cadre de la gestion de cette épidémie, rapporte-t-il, se résument, entre autres, en l’activation du comité de crise sanitaire, au renforcement de l’équipe locale par une équipe mixte ministère de la Santé et l’Oms, la recherche active des cas dans la communauté et des personnes ayant eu contact avec les patients identifiés. Elles concernent aussi le suivi clinique pendant vingt-et-un jours des différents contacts enregistrés, la mobilisation sociale et la communication sur la fièvre hémorragique à virus Lassa à travers les médias de proximité et la sensibilisation grand public dans les lieux de regroupement des communes concernées. Elles prennent également en compte la coordination quotidienne des interventions avec le Conseil national de lutte contre le Sida, la tuberculose, le paludisme et les épidémies, l’Agence nationale de la protection civile et tous les partenaires techniques et financiers.
Après avoir présenté les condoléances du gouvernement à toutes les familles éplorées, le ministre Alassane Séidou a averti que la fin de l’épidémie ne signifie pas que les autorités vont baisser la garde face aux fièvres hémorragiques virales en général et à la maladie à virus Lassa en particulier. Car, clarifie-t-il, le Bénin reste comme tous les autres pays du monde sous la menace des cas d’importation d’autres fièvres hémorragiques.
A cet effet, il a invité toute la population à pratiquer toutes les mesures d’hygiène élémentaire, notamment le lavage des mains à l’eau et au savon et à éviter de toucher ou de consommer les animaux sauvages. Pour le personnel de la santé, ajoute-t-il, l’observance des mesures universelles de la prévention et du contrôle des infections est recommandée.
Une série de courses de vélo lancée à Banikoara[/caption]La commune de Banikoara, dans le département de l’Alibori, était à l’honneur, ce dimanche 18 mars. Elle a servi de cadre au lancement de la série de courses de vélo ordinaire et de vélo de route que la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy) a inscrite, à partir de cette année, parmi ses compétitions statutaires.
La question du développement du cyclisme au Bénin mérite d’être repensée autrement. Pour l’avoir compris, la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy) a décidé d’organiser, chaque année, quatre compétitions dans les départements du Bénin. Cette année, ce sont les communes de Banikoara, Glazoué, Djougou et Lokossa qui ont été retenues. Outre la volonté d’amener les populations à s’intéresser au vélo, l’objectif principal reste bien évidemment la détection de nouveaux talents pour le cyclisme béninois.
Pour la concrétisation de cette ambition, c’est Banikoara qui a ouvert le bal hier, dimanche 18 mars, avec la course départementale de vélo ordinaire. L’évènement a connu la grande mobilisation des populations de cette commune. A son lancement, le maire de la commune, Bio Sarako Tamou, était aux côtés du président de la Fébécy, Romuald Hazoumè, et des membres de son bureau.
Sur la ligne de départ, il y avait plus de 400 participants. En dehors des courses avec des vélos ordinaires aussi bien chez les dames que les hommes, il y avait également celles des élites au programme.
Ce sont les filles qui ont été les premières à démontrer de quoi elles sont capables à vélo. A l’arrivée, c’est Chantal Vidognonlonhoué de Zoom Zoom vélo club qui a remporté la première place au niveau des femmes élites. Elle est suivie de Josiane Vidognonlonhoué de Zoom Zoom vélo club. Au niveau de la course des vélos ordinaires, c’est Blandine Taïrou qui est arrivée en tête chez les filles. S’agissant de la course au niveau des vélos ordinaires ches les hommes, c’est Salif Loukman Tokey qui a pris la première place?

Le tournoi de scrabble de la Francophonie organisée par l’Institut français de Cotonou en partenariat avec la Fédération béninoise de scrabble (Fébésc) s’est déroulé, samedi 17 mars dernier à l’Institut français de Cotonou. Après les sept rounds, les demi-finales et la finale, Hervé Ayodélé Boni, vient en tête de l’épreuve classique. Il a battu en finale Gevron Tchiakpè (2-1).
C’est sur le même score que le match de classement a été remporté par Scharac Dada devant Moïse Sagbohan. Au terme de ce tournoi, on constate que la hiérarchie au plan national a été respectée. Car, Hervé Ayodélé Boni et Gevron Tchiakpè étaient respectivement troisième et sixième tandis que Scharac Dada et Moïse Sagbohan étaient huitième et quinzième au classement élite des derniers championnats nationaux à Parakou. L’épreuve duplicate a été remportée par Elrius Agbagan suivie de Vanessa Agbidinoukoun et de Kelly Boutamekpo respectivement deuxième et troisième.
Selon Rodrigue Ayena, juge arbitre de la Fédération béninoise de scrabble, la compétition a été d’un bon niveau car de grands scrabbleurs du Bénin étaient de la partie. Le directeur technique national de la Fédération, Joël Arsène Noumonvi, se réjouit que l’objectif de ce tournoi à savoir célébrer la Journée internationale de la Francophonie et contribuer à la promotion du scrabble, ait été atteint.
A la fin de la compétition, les trois meilleurs scrabbleurs dans chaque catégorie sont repartis avec des prix. Ainsi, Hervé Ayodélé Boni et Gevron Tchiakpè, Scharac Dada, le trio de tête la compétition classique ainsi qu’Elrius Agbagan, Vanessa Agbidinoukoun et Kelly Boutamekpo, vainqueurs de la catégorie duplicate, ont remporté des livres, des romans, et des dictionnaires.
Ch. H.