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Antoine Kolawolé Idji se fait enrôler à Pobè[/caption]Le député Antoine Kolawolé Idji est désormais dans la base de données du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Il s’est fait enrôler au collège d’enseignement général 1 de Pobè, samedi 17 mars dernier. Après son enregistrement, l’élu du peuple a fait une tournée dans d’autres postes d’enrôlement de Pobè, d’Adja-Ouèrè et de Sakété pour constater l’évolution de l’opération prévue pour s’achever fin avril prochain.
A chaque étape de son périple, l’ancien président de l’Assemblée nationale a noté que la mobilisation ne faiblit pas. Les populations sortent pour se faire enrôler. « Pobè étant le chef-lieu du département du Plateau, il était donc légitime que je me fasse enregistrer ici », indique le député de l’Union fait la Nation (Un). Antoine Kolawolé Idji salue les dispositions techniques prises par le relai communal pour que l’opération se déroule sans anicroche sur le terrain. Il a demandé à avoir un point complet à mi-parcours de l’enrôlement à la date du samedi 17 mars. Il a constaté que certains arrondissements ont été performants avec un taux de plus de 98 % d’enregistrement par rapport au nombre prévisionnel d’habitants. Mais d’autres sont a contrario, encore à la traîne. Quelques poches de résistance sont notées dans la région.
L’élu du peuple a invité les retardataires à se mobiliser pour se faire enrôler avant la saison des pluies où l’accès de certaines localités sera difficile. « Je voudrais donc demander à toutes les femmes du département, à tous les hommes et à toutes les autorités communales, à tous les responsables familiaux de faire en sorte que nous prenions la patience nécessaire pour qu’il soit utilisé par tous et que tout le monde s’enregistre aujourd’hui », exhorte-t-il. Antoine Kolawolé Idji lance particulièrement un appel au maire de Pobè afin qu’il mette tous les moyens requis pour que les populations s’enregistrent. Car, il y va du développement de la commune et de l’avenir du département du Plateau, surtout que le compte à rebours de l’achèvement de l’opération est amorcé.
A Pobè, comme à Sakété en passant par Adja-Ouèrè, les agents de terrain n’ont pas manqué de faire part de leurs difficultés au député Antoine Kolawolé qui avait à ses côtés son collègue Louis Vlavonou. La plus importante est relative aux pétitionnaires dépourvus d’acte de naissance. Mais les agents techniques disent essayer, vaille que vaille, de surmonter ces difficultés pour satisfaire aussi ces citoyens.
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

De Dassa-Zoumé à Boukoumbé, en passant par Parakou et Natitingou, plusieurs routes en chantier ont reçu, la semaine écoulée, la visite du ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty. Si partout où la délégation est passée, les travaux avancent à la grande satisfaction de l’autorité, ce n’est malheureusement pas le cas du chantier Dassa-Savalou-Djougou avec l’entreprise Ebomaf qui a du mal à montrer ce qui est fait des mois après le lancement.
Dans le cadre de la poursuite de sa politique de bitumage des différents axes du réseau routier du pays, le gouvernement a programmé de réaliser les travaux de reconstruction de plusieurs routes. Et ce sont ces nouveaux chantiers qui ont fait l’objet de la descente sur le terrain du ministre des Infrastructures et des Transports. Dassa-
Savalou-Djougou est la première étape de cette descente sur le terrain, mercredi dernier. Une occasion pour apprécier l’état d’avancement des travaux lancés depuis bientôt cinq mois.
Sur le chantier, c’est la déception. L’entreprise semble connaître des difficultés d’organisation qui la maintiennent dans un certain immobilisme. Le ministre et sa suite n’ont pas caché leur déception face à cette lenteur dans le démarrage des travaux.
Au cours de cette visite, la délégation du ministère des Infrastructures et des Transports s’attendait à des réalisations concrètes sur le terrain. Mais au carrefour de Dassa-Zoumè, rien n’est encore visible pour indiquer le démarrage des travaux.
Ousmane Dicko, le chef mission du projet de l’entreprise Ebomaf, à charge de la construction de la voie, a tenté d’éclairer la lanterne du ministre et de sa délégation sur les tâches prévues, celles qui ont été déjà exécutées et celles en cours d’exécution. Au total, « en termes d’avancement l’entreprise est à moins de 3 % pour un avancement de délai de plus de 10 % », a affirmé le chef de mission Ebomaf. Un taux d’exécution très faible mal apprécié par le directeur général des Infrastructures (Dgi), Jacques Ayadji.
Le ministre Cyr Koty a insisté sur l’importance qu’accorde le gouvernement béninois à ce chantier de la route Dassa-Savalou-Djougou pratiquée par les pays voisins. Pour lui, il est inconcevable de confier les travaux à une entreprise comme Ebomaf et de ne pas atteindre les objectifs visés. « Ce n’est pas d’un défaut de matériel qu’il s’agit mais d’un problème d’organisation interne surtout. Il y a trop d’imprécisions dans le dossier et au fur et à mesure que le débat avance, on se rend compte que les problèmes sont profonds », a fait observer Cyr Koty. « Cela peut paraître inquiétant mais nous pensons que quand les chaussées vont démarrer, nous allons rattraper le gap », a indiqué Ousmane Dicko. A ce propos, Hyppolite Lingali, coordonnateur général du projet quant à lui, a tenté de rassurer la délégation.
Pour donner un coup d’accélérateur aux travaux, Cyr Koty a proposé la tenue, dans les prochains jours, d’une rencontre avec les responsables
d’Ebomaf en vue d’examiner point par point les problèmes qui entravent le bon déroulement des travaux et de revoir ensemble l’organisation du travail afin que des stratégies soient trouvées pour faire évoluer le chantier.
Plusieurs ouvrages déjà réalisés
Puis la délégation a mis le cap sur les autres départements pour évaluer le niveau d’évolution des chantiers d’aménagement et de bitumage de plusieurs routes en cours. D’abord à Kassouala dans la commune de Tchaourou sur le chantier long de 76 km avec des ouvrages financés par la Bid et réalisés par Sogea-Satom. Un chantier qui devra reprendre dans les mois à venir avec un nouveau financement.
A Parakou, la délégation a apprécié le niveau d’avancement des travaux de reconstruction de la traversée urbaine sur 11,75 km et du contournement sur 5,5 km de Parakou. Ce projet contribue à l’accélération et au renforcement de la construction d’infrastructures routières dans l’espace communautaire mais aussi à l’augmentation de l’efficacité du transport routier en vue de stimuler le développement économique et social ainsi que l’intégration régionale.
Ces travaux à réaliser par l’entreprise Sinohydro comprennent notamment les travaux d’installation de chantier, le dégagement des emprises, les terrassements généraux, la construction de la chaussée et équipements, la construction des ouvrages hydrauliques et de drainage, la construction des ouvrages d’art et autres travaux de signalisation, l’éclairage public. L’érection d’un passage à niveau supérieur au marché Arzèkè est en cours pour faciliter la circulation dans le marché.
Les travaux sont financés par la Banque africaine de développement (Bad), la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et l’Uba. Après Parakou, c’est le chantier des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Natitingou-
Boukoumbé-Korontière longue de 60 km qui accueille la délégation. Ce projet confié à Sogea-Satom se fait dans une zone essentiellement montagneuse qui nécessite des déblais rocheux importants, avec une fondation spécifique et un revêtement particulier renforcé par des dalots et autres ouvrages d’art. Prévus pour durer trente mois, confie le directeur du chantier, Tony Charpentier, les travaux sont aujourd’hui exécutés à 24 %. Un niveau d’avancement qui satisfait le ministre en charge des Infrastructures et ses collaborateurs. Sur tous les chantiers parcourus, la délégation ministérielle a mis l’accent sur la qualité des travaux qui dénote aussi de l’importance que le gouvernement accorde à ces projets ?
Santé de la mère et de l’enfant [/caption]Le Cadre de concertation en santé maternelle néonatale et infantile dans le Mono et le Couffo se réunit, du 15 au 16 mars à Lokossa, en atelier d’évaluation de l’état de la santé de la mère et de l’enfant, dans les deux départements, en vue de prendre un nouvel élan. Les travaux ont été lancés par le directeur départemental de la Santé du Mono, Dr Etienne Hounkonnou, et le représentant des partenaires, Dr René Pare.
Inscrite dans le cadre des activités statutaires du Cadre de concertation en santé maternelle néonatale et infantile, dans les départements du Mono et du Couffo, la rencontre de Lokossa vise l’amélioration du taux de réalisation des objectifs. Car, souligne Dr Etienne Hounkonnou, directeur départemental de la Santé pour le Mono, « Les indicateurs de nos départements ne sont pas si reluisants en ce qui concerne la santé de la mère et de l’enfant ». Il sera appuyé par le représentant des partenaires, Dr René Pare qui relève, à son tour, que malgré les différents engagements, le taux de mortalité reste élevé à ce niveau. « Et cela préoccupe beaucoup, rétorque Dr Etienne Hounkonnou qui laisse entendre que de la santé de la mère et de l’enfant dépend le développement du pays ». C’est pourquoi, il salue la tenue de la présente rencontre qui réunit des cadres du ministère de la Santé, des responsables à divers niveaux des pyramides sanitaires du Mono et du Couffo, des représentants de la Société civile ainsi que des délégations des partenaires techniques et financiers du secteur.
Dr Etienne Hounkonnou invitera les participants à faire preuve de sérieux au cours des travaux en vue de prendre des engagements fermes. «Nous devons nous mobiliser, insiste-t-il, pour la survie de l’enfant, depuis sa conception jusqu’à l’âge de 5 ans, période où sa vie est menacée ».
Le représentant des partenaires, Dr René Pare, s’est aussi félicité de la tenue de ces assises de concertation. Il retient qu'elles vont permettre d’avoir une vue d’ensemble de tous les efforts déployés. « Nous avons certainement enregistré des succès mais aussi des points à améliorer. Et l’idée, c’est de s’attaquer à ces derniers points », a-t-il souligné avant d’appeler les deux directeurs départementaux en charge de la santé à pérenniser les activités du Cadre de concertation en santé maternelle, néonatale et infantile, dans les départements du Mono et du Couffo. Pour lui, la santé de la mère et de l’enfant demeure un secteur de priorité au regard des cas de décès dénombrés.
Classement Fifa du mois de février: Le Bénin reste surplace[/caption]Le classement Fifa Coca Cola dévoilé ce jeudi 15 mars n’a pas connu de grands changements en ce qui concerne le continent africain, par rapport à celui du mois précédent. En absence de matchs officiels, le Bénin reste à la 81e place.
La Fédération internationale de football (Fifa) a rendu public, ce jeudi 15 mars, son classement des nations du mois de mars. Ainsi, à l’instar des autres pays du continent, en absence de compétitions officielles pendant la période, le Bénin est resté à la 81e place. Les Ecureuils se maintiennent dans le top 20 sur le continent et occupe la 18e place devant le Congo (19e) et le Gabon (20e) et derrière l’Ouganda (17e), la Zambie (16e).
Il n’y a pas de grands changements dans ce classement au niveau de la Confédération africaine de football. La Tunisie se maintient au sommet devant le Sénégal et la RD Congo. Leader depuis le mois dernier, les Aigles de Carthage restent numéro 1 sur le continent. Le Maroc et l’Egypte complètent le top 5. Le Nigeria est 7e, le Burkina Faso 9e et l’Algérie complète le top 10. Le Burkina Faso est la nation ayant eu la plus grande progression en termes de points. En gagnant 21 points, les Etalons montent d’une place et se classent 56e mondial et 9e sur le continent.
Au plan mondial, l’Allemagne, le Brésil, le Portugal, l’Argentine et la Belgique se suivent dans le top des cinq premières nations au classement. On ne note aucune sortie ni entrée dans le top 10. L’Arabie Saoudite qui a disputé le plus grand nombre de matches, deux rencontres dans le mois descend à la 69e place après avoir perdu 28 points.
Andorre est la plus grande progression en termes de places avec sept rangs en plus, devenant devenant 130e avec 232 points. Le plus grand recul en termes de points et en en termes de places, c’est avec l’Azerbaïdjan. Il est descendu à la 127e place, synonyme de huit places perdues.
Relation tumultueuse entre les banques et leurs clients[/caption]Au Bénin, les banques commerciales manifestent peu d’intérêt pour la satisfaction de leur clientèle. Selon une étude réalisée par le cabinet Alindaou Consulting International (ACI) en décembre 2017, 38 % des usagers trouvent la qualité des services « moyenne » tandis que 46 % estiment qu’elle est « bonne » à un moment où le secteur est en pleine croissance.
Le constat est peu reluisant pour les seize banques régulièrement installées au Bénin qui sont loin de combler les attentes de leurs clients. La Bank of Africa (Boa), Ecobank et la Diamond Bank qui dans l’ordre sont les banques les plus connues au Bénin, celles ayant le plus grand nombre de comptes et celles les plus recommandées, ne font pas exception.
Les griefs formulés par les clients contre ces institutions financières sont nombreux et vont des longues durées d’attente à la méconnaissance de certains services en passant par la mauvaise qualité de l’accueil. Par exemple, plus d’un client sur deux, confirme se rendre à la banque plus d’une fois avant d’effectuer la même opération alors que plus de 39 % sont obligés de parcourir plusieurs distributeurs automatiques avant d'avoir gain de cause, la faute à l’éternel problème de connexion.
Cependant, 54 % des clients avouent que les banques commerciales béninoises ont, au cours des douze derniers mois, réalisé des progrès dans l’amélioration de leurs différentes prestations. Mais, ajoutent-ils, ces prestations restent en deçà des standards internationaux.
Des clients complices
par inaction
Cette étude fait également ressortir l’étrange passivité des usagers des banques commerciales face à la mauvaise qualité des services bancaires au Bénin. Malgré leur insatisfaction, ils sont très peu nombreux - 9 % - à changer de banque parce qu’ils ne sont pas satisfaits. Plus étonnant, ils sont à peine 5 % à faire part de leurs griefs à leur banque.
Ce fait peut laisser penser que l’attitude laxiste ou défaitiste des clients des banques ne contribue pas à élever la qualité des services offerts par ces institutions financières. En effet, tant que les principales personnes concernées ne prennent pas l’habitude de traduire leur insatisfaction par des actes, les banques ne prendront pas la mesure des choses et ne s’investiront pas dans le service à la clientèle.
Ce manque d’attention des banques à l’égard de leurs clients serait l’une des raisons principales de la faible bancarisation du Bénin. A cela s’ajoute le fait que les services bancaires semblent réservés à une élite – hautement éduquée – et que les produits sont peu adaptés au profil type de la clientèle qui est jeune, entreprenante et à son propre compte.
L’une des fortes conclusions de l’étude est en effet que les particuliers évitent les banques dans la mesure du possible pour ne pas perdre leur temps et leur calme d’une part ; et par ailleurs, à cause de l’offre de produits non adaptés à tous les Béninois.
Malheureusement, c’est toute l’économie béninoise qui est affectée par cette défaillance des banques commerciales. Avec entre 2 % et 3 % de contribution au Pib, le poids du secteur reste faible dans une économie dont l’une des forces est le secteur des services.
Pour finir, relever le défi de la satisfaction de la clientèle doit donc être une priorité pour les banques si elles veulent prendre le leadership de ce secteur et le représenter de manière plus significative dans l’économie. Pour le gouvernement, l’accès des Béninois aux services financiers et le développement d’une économie de services hors pair sont prioritaires.
L’étude a porté sur un échantillon de 1343 personnes résidant à Cotonou, notre capitale économique, et à Ekpè, dans la commune de Sèmé-Podji, qui partage une frontière avec le Nigeria.
Société 16 mars 2018
changements climatiques[/caption]Dans le cadre du Projet d’appui scientifique au processus de plans nationaux d’adaptation du Bénin (Pas-Pna), les études de vulnérabilité aux changements climatiques dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau et de la santé sont lancées. C’était à travers un atelier de deux jours dont les travaux ont démarré, ce jeudi 15 mars à Cotonou, sous la houlette du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato.
Les effets des changements climatiques sur la vie des populations aujourd’hui deviennent de plus en plus préoccupants. Et en la matière, le gouvernement met tout en œuvre pour trouver des solutions devant atténuer ces effets. C’est ainsi qu’il a été élaboré le Projet d’appui scientifique au processus de plans nationaux d’adaptation du Bénin (Pas-Pna). Dans le cadre de ce projet, il a été lancé les études de vulnérabilité aux changements climatiques dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau et de la santé. C’était à la faveur d’un atelier dont l’objectif est de définir le cadre organisationnel desdites études.
A la cérémonie d’ouverture de l’atelier de lancement de ces études hier, le directeur du Centre de partenariat, d’expertise et du développement durable (Ceped), Assane Séibou, a déclaré qu’il ne suffit pas de connaître les effets des changements climatiques pour dire que tout est fini ; il faut pouvoir formuler des solutions qui correspondent à ces effets. Il se réjouit de la présence à cet atelier des professeurs d’université comme Michel Boko et d’autres qui sont des spécialistes en la matière.
Le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, Siaka Coulibaly, coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin souligne que, dans le cadre de l’appui à ce projet, il y a une collaboration entre les partenaires techniques et financiers. Une collaboration sous le leadership éclairé du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement qui favorise les interventions. Après avoir cité les secteurs dans lesquels le Pnud intervient déjà dans le cadre des études de vulnérabilité, il indique que le Pas-Pna s’inscrit parfaitement dans le cadre du Programme d’action du gouvernement.
S’inscrivant dans la même logique que le représentant résident du Pnud, le représentant de l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, Günter Sohr, indique que le danger des changements climatiques a amené les gouvernements à adopter des plans nationaux d’adaptation. Le Bénin, apprécie-t-il, a fait des progrès en la matière. Mais, il reste, selon lui, beaucoup de choses à connaître des changements climatiques. C’est pourquoi, il a salué la mise en place du Pas-Pna.
En lançant les travaux de l’atelier, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a souligné que l’intégration des changements climatiques dans la planification du développement devient une nécessité. Le processus d’adaptation mis en place, selon lui, cadre bien avec le Programme d’action du gouvernement. Il dit attendre de ces études des résultats probants pour atténuer les effets des changements climatiques au Bénin.
Il faut rappeler que le Pas-Pna est un projet qui intervient dans dix-huit communes du Bénin et qui a quatre composantes. Il s’agit du renforcement du cadre de gouvernance, du renforcement de la capacité scientifique, de la facilité d’accès au financement et du réseau d’échangen
Transport des détenus dans le Couffo[/caption]Un fourgon a été remis, mardi 13 mars dernier à la maison d’arrêt de Lokossa pour faciliter le transport des détenus vers les tribunaux de Lokossa et d’Aplahoué et les centres de santé. Il est acquis sur le budget du projet d’appui à la Justice, initié dans le cadre de la coopération entre le Bénin et l’Union Européenne.
D’une capacité de dix-neuf places, le véhicule dont les clés ont été remises par la directrice du cabinet du ministre en charge de la Justice, Aleyya Gouda Baco, au régisseur de la prison civile de Lokossa, Agnès Adjagbo, regorge de plusieurs commodités.
A en croire la directrice du cabinet, « C’est un défi qui vient d’être relevé marquant la fin des tracasseries des détenus vers les tribunaux et les centres de santé ». Au régisseur et à ses collaborateurs, elle a tenu à préciser que le fourgon servira non seulement au tribunal de Lokossa mais aussi à celui d’Aplahoué. Elle a invité à « une utilisation intelligente et très judicieuse du véhicule ». Des usages auxquels le véhicule est destiné, Aleyya Gouda Baco exclut, le transport des morts. « Ce fourgon n’est pas un corbillard », répètera-t-elle par trois fois. « Je tiens à le souligner parce que partout ailleurs, retient-elle, ont été rejetées les tentatives pour transporter la dépouille des détenus ».
En écho, le régisseur gage qu’une bonne utilisation sera faite du fourgon. Agnès Adjagbo s’est félicitée, par ailleurs, des autres chantiers en cours d’exécution visant l’amélioration des conditions de détention. Il s’agit, entre autres, de la construction d’un bâtiment de 64 places qui sera entièrement équipé en lits et matelas, de la dotation d’un moulin à maïs et de la clôture de la maison d’arrêt de Lokossa en cours de réalisation pour une hauteur de cinq mètres sur une superficie de trois hectares. La directrice de cabinet ajoutera l’ouverture bientôt d’un bloc d’infirmerie et d’autres réalisations pour le confort des pensionnaires.
Le représentant des détenus salue, à son tour, l’attachement du gouvernement à l’amélioration des conditions de vie carcérale. Pour lui, le gouvernement donne la preuve que « même si une maison d’arrêt est loin d’être une maison de repos ou un eldorado, elle mérite néanmoins l’attention des autorités à divers niveaux ».
élections rectorales à l’Uac[/caption]La directrice de cabinet du ministère de la Justice et de la Législation, Aleyya Gouda Baco, a lancé, ce jeudi 15 mars à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), un atelier de restitution des résultats de l’observation du deuxième tour des quatrièmes élections rectorales de l’Uac du 8 novembre 2017.
Les acquis du processus des élections rectorales de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) 4e édition sont à saluer et à capitaliser. C’est ce qui ressort du discours de la directrice de cabinet du ministère de la Justice et de la Législation, Aleyya Gouda Baco, à l’ouverture de l’atelier de restitution des résultats desdites élections.
Au sujet du processus des élections rectorales de l’Uac 2017, elle note que la campagne ayant précédé les deux tours a été « plus défiante que celle des trois dernières éditions ». Cela indique, estime-t-elle, que « les différentes institutions ont su éviter de s’affaiblir et ont aussi contribué au renforcement d’une gestion démocratique de nos universités ». Appréciant cette attitude des acteurs de l’université et des campus qui en dépendent, elle retient que cela constitue «un impressionnant résultat à saluer et à capitaliser». Mieux, elle salue surtout le comportement citoyen de tous les candidats et de leurs électeurs aux lendemains des élections rectorales de l’Uac qui ont abouti à l’élection de l’équipe de Maxime da Cruz.
Dans ce processus, l’Observatoire national des processus électoraux (Onpe) apparaît comme l’organe-conseil jouant l’interface entre le gouvernement et les universités dont la désignation des dirigeants se fait par voie électorale. Le rôle de l’observatoire, précise-t-elle, est d’offrir à ce haut lieu du savoir une expertise de proximité dans la gestion interne de son processus électoral par le biais de l’accompagnement technique sur tous les plans. «C’est un outil pertinent d’appréciation du comportement électoral et de ‘’l’homo electus’’ », a-t-elle souligné.
Cette mission assurée par l’Onpe est fondée sur les dispositions du décret 2012-420 du 6 novembre 2012. En effet, l’Observatoire national des processus électoraux (Onpe) est chargé d’élaborer, de mettre en œuvre, de suivre et d’évaluer la politique de l’Etat en matière d’assainissement du système électoral en vue d’une meilleure organisation des élections, conformément aux lois en vigueur.
Pour l'éveil des enfants: « Médecins du monde » inaugure un espace préscolaire à Hindé[/caption]L’espace préscolaire de Hindé construit à partir d’un financement de Médecins du monde Suisse a été inauguré, ce jeudi 15 mars, en présence du représentant du ministère des Enseignements maternelle et primaire. Une infrastructure dont la réalisation a été l’initiative de l’Institut des filles de Marie-Auxiliatrice (Sœurs salésiennes).
Le quartier Hindé dans le 6e arrondissement de Cotonou dispose désormais d’un cadre sain d’apprentissage et d’éveil des enfants. Cette école préscolaire, œuvre de Médecins du monde Suisse et de l’Institut des filles de Marie-Auxiliatrice, a été inaugurée hier.
Il y a trois ans, Médecins du monde, dans le cadre d’un projet organisait un diagnostic participatif pour procéder à l’identification des problèmes de santé.
A cette occasion, le premier besoin exprimé par les populations est lié aux infrastructures éducatives, rappelle le représentant de Médecins du monde, coordonnateur médical, Péggy Assogba, faisant la genèse de la construction de ce centre. Ainsi, une dynamique communautaire a été mise en œuvre et a donné ce centre d’apprentissage pour les tout-petits.
La sœur directrice de l’Institut des filles de Marie-
Auxiliatrice, Tigiana Borselo, rappelle que, c’est conscient de ce que «Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » que l’institut qu’elle dirige s’est engagé dans l’éducation. Elle souhaite que la mobilisation soit faite dans le quartier pour que les enfants fréquentent davantage ce nouveau lieu d’éducation.
Le représentant des directeurs des groupes de l’école, Aïdo Tossou, affirme que l’école est le socle du savoir. Créé en 1975, le complexe scolaire de Hindé n’a jamais bénéficié d’une école maternelle, renseigne-t-il, avant de demander au bienfaiteur de penser à l’implantation d’autres infrastructures. Comme nouvelles doléances, il plaide pour que Médecins du monde aide l’école à terminer la construction des classes inachevées pour qu’en 2019, l’école abrite un centre d’examen du Certificat d’études primaires. Il a également signalé aux donateurs que les élèves n’ont plus d’eau à boire dans l’école, non pas parce que les factures n’ont pas été payées, mais parce que le compteur qui se retrouve sur la voie publique a été sauté par la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb).
Le représentant du ministre des Enseignement maternel et primaire, Roch Ahokpossi salue les initiateurs du projet « Espace préscolaire » qui ont compris que l’école est un lieu de formation par excellence ou la société prépare la jeune génération à la relève.
L’Institut des filles de Marie-Auxiliatrice des Sœurs salésiennes a démontré, selon lui, à plusieurs occasions que l’école est son domaine d'intervention.
Roch Ahokpossi affirme que Médecins du monde a vu juste en finançant ce projet qui va permettre de former de bons vecteurs, car investir dans l’école, c’est investir dans la vie. Il rassure que le ministère des Enseignements maternel et primaire ne restera pas en marge de cette école qui vient d’être construite et inauguré. Il lui montrera le reste des formalités à faire pour que dans les mois et semaines à venir, les infrastructures en construction soient achevées.
Les enseignants du Plateau marchent sur la préfecture de Pobé[/caption]Les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire des cinq communes du département du Plateau à savoir Sakété, Kétou, Pobé, Ifangni et Adja-Ouèrè exigent la signature des différents arrêtés d’application des statuts particuliers du personnel enseignant et la rétrocession sans condition des fonds défalqués sur leurs salaires du mois de février dernier pour fait de grève avant toute reprise des cours. Ils l’ont fait savoir, ce jeudi 15 mars, à la faveur d’une marche de protestation qui a conduit les manifestants à la préfecture de Pobé.
Réunis au sein du Collectif des syndicats de l’éducation du département du Plateau, les manifestants ont battu le macadam à travers toute la ville. La marche est partie du stade omnisports Jean-Pierre Gascon de Pobè. Les marcheurs ont marqué quelques arrêts au niveau des collèges d’enseignement général 1 et 2 ainsi qu’à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire où ils ont animé pendant plusieurs minutes pour manifester leurs colères et leurs soif d’avoir une meilleure condition de vie et de travail. Banderoles rouge et ceignant la tête pour certains et au cou pour d’autres, les enseignants agitaient des branchages, chantaient, dansaient et scandaient des slogans hostiles au gouvernement qu’ils prennent pour responsable de la persistance des grèves en cours dans le secteur de l’enseignement maternel, primaire et secondaire. Ils déplorent que jusqu’ici, les différentes négociations entre le gouvernement et leurs secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales n’aient toujours pas connu une issue heureuse pour la signature du relevé des conclusions devant préluder la suspension des motions de grève.
Le porte-parole des marcheurs, Carlos Hounguè, a clairement signifié cette amertume à la préfecture de Pobé où a pris fin la marche de protestation pacifique et encadrée par des éléments de la Police républicaine. Selon lui, en initiant cette marche ce jeudi, tous les enseignants du département du Plateau entendent fustiger « la fuite en avant du gouvernement » et en appeler au sens de responsabilité de toutes les institutions de l’Etat afin qu’elles se mobilisent pour la satisfaction des revendications prioritaires des enseignants, à savoir la rétrocession des ponctions sur salaire pour fait de grève et la signature et l’application des statuts particuliers conformément au contenu des projets d’arrêtés proposés par le comité mis sur pied à cet effet.
Venu soutenir la marche, le secrétaire général de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), Emmanuel
Zounon, a invité plutôt le collectif à corser davantage le mouvement. Car, selon lui, le contenu des six arrêtés que veut signer le gouvernement est très dérisoire en termes d’avantages financiers. C’est seulement un montant de deux mille francs Cfa qui devrait revenir à chaque enseignant par mois, révèle le secrétaire général de l’Unstb, invitant le Collectif des enseignants du département du Plateau, à maintenir davantage la pression sur le gouvernement pour que ce montant soit revu à la hausse.
Les marcheurs ont été reçus par l’un des chargés de mission du préfet du Plateau, Barnabé Oladjèhou. Il a promis aux enseignants grévistes de faire remonter et fidèlement vers son supérieur hiérarchique, leurs doléances n
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 16 mars 2018