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Nouvelles

Pérennisation des métiers manuels: Les défis de l’apprenti, la relève de demain
Il est de plus en plus difficile d’avoir des apprentis assidus, consciencieux et déterminés à transcender les difficultés de leur métier pour aller jusqu’au bout de leur formation. C’est au Bénin, l’une des réalités de l’apprentissage, une école à même de perpétuer les métiers manuels. Mais pas sans les apprentis disposés à apprendre. La plomberie, la coiffure, la couture, la mécanique, la menuiserie, la cuisine, la fonderie et les autres métiers manuels sont indispensables à la vie sociale. Perpétuer ces métiers revient à compter sur la bonne volonté des apprentis capables de faire la fierté de leurs parents et de leurs patrons par leur exemplarité. Une équation difficile à résoudre, car la plupart des apprentis n’ont pas conscience de l’espoir qu’ils portent pour les générations futures. Supporter la souffrance pour se forger Fondre le métal et verser le liquide dans des moules afin d’en sortir un objet. C’est le métier de Fabrice Kpossou, 22 ans, fabricant de marmites qui a sous sa responsabilité deux apprentis qu’il nourrit et instruit. Fabrice Kpossou a commencé sa formation depuis qu’il avait 15 ans et s’est installé à son propre compte après sa libération fin 2019. Mais, il déplore qu’en dehors de ses deux apprentis qui sont avec lui depuis respectivement 6 mois et 9 mois, trois autres étaient venus mais sont repartis 3 jours après. La raison : ils ont été confrontés aux réalités du métier. « Le plus grand défi de ce métier est de supporter la chaleur intensifiée par les braises de charbon. Mais celui qui veut apprendre doit supporter les souffrances sinon, il ne pourra pas faire grandir son atelier, une fois autonome », explique-t-il. Des parents en cause Cette attitude de certains apprentis qui abandonnent très vite la formation est confirmée par dame Rachelle, couturière à Itta Carrefour. Elle met en cause les parents. « J’ai actuellement sept apprenties. Mais j’en ai connu plusieurs qui n’ont pas fait un long séjour chez moi. Il s’agit des enfants placés qui sont renvoyés par leur tuteur du fait de leur désobéissance. Mais il y a aussi des enfants qui estiment que ma rigueur est trop et obtiennent le soutien de leurs géniteurs pour abandonner», confie-t-elle. Pour elle, chaque apprenti doit faire focus sur ce qu’il veut apprendre en surmontant les obstacles qui peuvent se dresser sur son chemin. Mieux encore, les parents doivent faire un suivi pour s’assurer que leurs enfants donnent le meilleur d’eux-mêmes pendant la période de l’apprentissage. Henri Morgan (Stag.) Education 24 sept. 2021


Après les maires et leurs adjoints : les réformes sur la gouvernance locale présentées aux députés
Conviée à un séminaire national, jeudi 23 septembre, au palais des Congrès de Cotonou, la représentation nationale a été entretenue sur les innovations majeures que le gouvernement projette d’apporter au fonctionnement des collectivités locales. Lesdites réformes ont reçu l’assentiment des députés qui ont fait tout de même des observations. Les députés adhèrent aux innovations à apporter par le gouvernement au fonctionnement des mairies. La réforme sur la décentralisation et la gouvernance locale que projette de mettre en œuvre le gouvernement plait bien aux députés qui ont été entretenus sur le sujet, jeudi 23 septembre à Cotonou. Réunis en séminaire national, les grands axes de cette réforme leur ont été présentés par Claude Olympio, coordonnateur de la cellule juridique de la présidence de la République, et président du comité de réforme. Avant lui, Pascal Irenée Koupaki, ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République a expliqué le bien-fondé de cette réforme qui, dira-t-il, permettra de faire des 77 communes, des communes qui apportent le développement. Ce qui passe par l’amélioration des performances livrées jusque-là par les administrations locales. La création du poste de secrétaire exécutif dans les communes, le profil recherché, le mode de désignation, les attributions y afférentes, celles du maire, l’avènement des secrétaires administratifs pour les arrondissements, la confection de leurs budgets, les exigences faites à l’ordonnateur du budget, l’amélioration des conditions de vie et de travail des maires… sans oublier la question de la tutelle, la révocation du maire ou même du secrétaire exécutif de la mairie constituent autant de points abordés par le communicateur. Comme il fallait s’y attendre, plusieurs députés dont certains ont déjà occupé le poste de maire ont donné de la voix pour des contributions, mais aussi pour remettre en cause certains aspects de cette réforme qu’ils ont jugés crisogènes. Ils ont notamment relevé les pouvoirs exorbitants des secrétaires exécutifs qui pourraient en venir à empêcher les maires ne provenant pas de leurs bords politiques de travailler pour le développement. Autre réserve, le fait de tirer au sort les secrétaires exécutifs dans la base du fichier national et les niveaux d’instruction exigés pour occuper le poste de secrétaire dans les mairies et les arrondissements. A chacune de ces préoccupations, le communicateur a apporté des réponses pour rassurer les élus et leur réitérer l’ambition du gouvernement à travers cette initiative. Le président Patrice Talon s’est lui aussi prêté à l’exercice en apportant des précisions et clarifications aux députés quant à leurs craintes. Il va également insister sur le fait que les postes objet d’inquiétudes seront bien occupés par des jeunes et cadres béninois en quête d’emploi ou même déjà en fonction, si on y met les conditions et une rémunération conséquente. Il en sera de même pour les maires, leurs adjoints, les chefs d’arrondissement et même tous les conseillers. Etant des élus du peuple et appelés à travailler au développement du pays, le président Patrice Talon a une fois de plus insisté sur les conditions minimales à leur assurer. Ceci leur permettra de se concentrer sur l’œuvre de développement et évitera à l’Etat de perdre des ressources à travers les manœuvres frauduleuses ou les réparations des préjudices de la mauvaise gouvernance sur les populations. Au terme des échanges, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, dans une brève synthèse, s’est réjoui des avancées que connait cette réforme du fait des apports des députés. Pour ce qui est de leurs craintes, elles sont prises en compte et seront exploitées pour dynamiser la nouvelle charpente que souhaite le gouvernement pour la gouvernance locale. Actualités 24 sept. 2021


Henri Monceau, directeur de la Francophonie économique et numérique:  « Le Bénin est cité en exemple dans le monde»
Diplomate et économiste, Henri Eli Monceau est, depuis janvier 2020, directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie. Présent à Cotonou, en marge de la Réunion du Réseau des ministres francophones en charge de l’Economie numérique (Rfmen), il livre son avis sur les enjeux du numérique dans les pays africains comme le Bénin et décerne un satisfécit aux autorités béninoises pour le cadre législatif et surtout pour les progrès réalisés. La Nation : Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les pays africains aujourd’hui en matière du numérique ? Henri Monceau : La connectivité reste de nos jours un problème majeur pour tous les pays africains. Au Bénin, elle est en train de se développer et devra aller plus vite. Que doivent faire les pays africains pour tirer meilleur profit de l’économie numérique ? Ce qui est primordial, d’une part, c’est la formation, c’est-à-dire les pays doivent disposer suffisamment de ressources humaines compétentes et de talents capables de créer des applications et des entreprises qui vont tirer le bénéfice de cette économie numérique. D’autre part, les pouvoirs publics doivent veiller à la mise en place de cadres règlementaires qui vont permettre aux populations de bénéficier du numérique. Pensez-vous que le Bénin est sur la bonne voie ? Le Bénin montre l’exemple à travers son code du numérique qui apparait comme une source d’inspiration pour beaucoup d’autres pays, notamment en Afrique francophone et dans d’autres régions du monde où le cadre législatif du Bénin est cité comme modèle. Le Bénin a amorcé sa transformation digitale avec des investissements majeurs dans plusieurs domaines. Que doivent faire les autorités pour assurer la confiance numérique ? L’enjeu de la confiance numérique est très important. En effet, elle reste un domaine qui prend en compte les personnes utiles comme les développeurs et autres dans l’écosystème en tant que valeur ajoutée. Je pense à la littératie numérique qui s'apprécie comme la capacité d'un individu à participer à une société qui utilise les technologies de communication numérique dans tous ses domaines d'activité. Il faudra aussi penser à l’alphabétisation numérique qui doit nous amener à savoir qu’on peut faire beaucoup de choses avec un téléphone portable ou un ordinateur. Il faut s’approprier cet univers et ses machines. L’éducation dès le premier âge est importante. Il faut vivre vraiment avec le numérique comme quelque chose qui s’impose à l’humain et qui l’écrase. Vous avez fait remarquer plus haut que les pays africains ont du retard en matière de connectivité. Comment doivent-ils alors se positionner par rapport au défi de l’intelligence artificielle ? Il est très difficile de parler du numérique en se basant sur l’échelle de temps habituelle. Les notions de retard sont relatives en matière du numérique. On constate de nouveaux développements dans la dynamique de l’innovation numérique comme le web 2. 0 et les réseaux sociaux et autres. Il n’y aura pas du chemin à refaire en retournant de 20 ans en arrière mais il faut être directement dans le monde de demain et anticiper sur les grands changements et savoir se positionner. Dans le numérique, beaucoup de mots sont impressionnants et l’intelligence artificielle n’est pas le développement d’un système qui existe déjà mais il y a beaucoup plus de données qui permettent à ces systèmes de fonctionner d’une manière intelligente. Et ceci est à la portée du Bénin qui a fait un bond incroyable dans ce domaine. Aujourd’hui, on estime que l’Afrique est connectée en moyenne à moins de 30 % de sa population. Pourtant, elle fait autant que l’Europe en termes de rentabilité économique sur le plan de l’internet alors que l’Europe est connectée à 82 %. Il y a un potentiel énorme sur le continent et nous sommes convaincus au sein de la francophonie que la coopération entre les 54 Etats et gouvernements membres peut permettre à chacun de prendre le meilleur de ce développement et de mettre le numérique au service de l’humain. Pensez-vous que le numérique reste un moyen clé pour le développement du continent ? Le numérique ne peut pas tout faire dans un pays. Il ne faut pas croire à une espèce de miracle avec le numérique. Par contre, il ouvre des possibilités importantes en termes de conception, d’innovation et de développement. Il permet de répondre aux besoins primaires de la population. Le numérique peut faire des choses extraordinaires dans le domaine de la santé, de l’éducation et autres. En témoignent les investissements du Bénin d’avant la Covid-19 qui permettent au pays de faire face à cette pandémie à travers des services en ligne comme e-visa, e-passeport et autres. Nous voulons que les pays africains soient les acteurs de leur propre développement numérique.   Propos recueillis par Christian HOUNONGBE Société 24 sept. 2021


Lancement du simulateur tarifaire par l’Arcep-Bénin: Un outil de protection des consommateurs
Flavien Bachabi, président de l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin), a lancé, ce jeudi 23 septembre, à Cotonou, le simulateur tarifaire mis en place par son institution. Il s’agit d’une plateforme numérique de comparaison des tarifs des services de communications électroniques disponibles à la vente sur le marché national. Le Bénin dispose désormais d’un simulateur tarifaire des services de communications électroniques. L’outil mis en place par l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin) se veut l’un des moyens par excellence de protection des consommateurs puisqu’il leur offre la possibilité de visualiser les offres disponibles sur le marché, de choisir celles qui sont mieux adaptées à leurs besoins et d’évaluer le budget à allouer aux services. Matériel de travail à l’appui, le secrétaire exécutif de l’Arcep-Bénin, Hervé Coovi Guèdègbé, présente la plateforme aux parties prenantes. Il assure qu’elle est un outil de transparence dans la mesure où elle vient renforcer le droit du consommateur à l’information sur les tarifs pratiqués dans le secteur et lui permet de choisir librement celui qui lui convient. C’est une première dans la sous-région ouest-africaine et l’Arcep-Bénin en est la pionnière, se réjouit le président de l’organe de régulation, Flavien Bachabi. Il rappelle que ce projet est l’une des activités prioritaires de l’Arcep-Bénin. « Nous y avons pensé sérieusement, nous y avons cru profondément et nous y avons travaillé sans désemparer… », témoigne-t-il. Flavien Bachabi est convaincu que ce projet mis en œuvre sous sa mandature fera date dans l’histoire de la régulation du secteur des communications électroniques au Bénin et en Afrique. La plateforme est accessible via l’adresse https://simulateur.arcep.bj/. A défaut, l’utilisateur peut télécharger l’application mobile « simulateur tarifaire Bj » via Play Store ou Apple Store. Bénéfique Le simulateur tarifaire est mis en place en raison des mutations qui caractérisent les marchés du secteur des communications électroniques. Selon les explications du président de l’Arcep-Bénin, ces mutations sont d’ordre technologique, d’une part, et touchent les usagers des services numériques dont le nombre, les connaissances et exigences sont sans cesse croissants d’autre part. « Il est donc légitime et opportun que ces usagers soient de plus en plus associés à la régulation des marchés dont ils sont les acteurs incontournables », insiste le premier responsable de l’institution de régulation. En somme, le simulateur tarifaire qui vient d’être lancé est un outil de protection des consommateurs. D’un autre côté, la mise en place de cette plateforme va stimuler la compétitivité dans le secteur car, elle favorise la régulation de la data qui consiste à céder du pouvoir aux consommateurs en leur fournissant les informations utiles qui leur permettront d’influencer la politique commerciale des opérateurs. Le simulateur permet aussi à l’usager de se renseigner sur les numéros d’urgence et ceux des services publics au Bénin. Les responsables d’associations de consommateurs présents au lancement de la plateforme ont tous salué l’initiative. Par la voix de leur porte-parole, Ernest Gbaguidi, ils assurent avoir été associés en amont à la mise en service de l’outil et s’engagent à sensibiliser les consommateurs afin qu’un usage massif en soit fait. Quant aux opérateurs présents, ils apprécient également le projet à sa juste valeur et promettent de jouer leur partition s’agissant, entre autres, de la mise à jour des données disponibles sur le site. Société 24 sept. 2021


Palais de la Marina: L’ambassadeur des Etats-Unis et le commandant d’Africom reçus
Le président Patrice Talon a reçu en audience, jeudi 23 septembre, au palais de la Marina, Patricia Mahoney, ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin. La diplomate américaine était accompagnée du général Stephen J. Townsend, commandant de Africom (commandement des États-Unis pour l’Afrique, en anglais United States Africa Command). Le général Stephen J. Townsend en visite au Bénin est allé échanger avec le président Patrice Talon sur des questions touchant à la sécurité. La diplomatie militaire était également au menu des échanges auxquels ont pris part le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, ainsi que son collègue chargé de la Défense et le chef d’état-major général des Forces armées béninoises. Le commandement des États-Unis pour l’Afrique est un commandement unifié pour l’Afrique créé par le département de la Défense des États-Unis depuis 2007 et entré en fonction en 2008. Il coordonne toutes les activités militaires et sécuritaires des États-Unis en Afrique.   Actualités 24 sept. 2021


Missions d’observation électorale: La Cedeao tire des conclusions après évaluation
Au terme des réflexions menées du 15 au 21 septembre, plus d’une dizaine de recommandations sont formulées par les participants à l’atelier de Cotonou, sur la revue et l’institutionnalisation de l’approche « équipe cadre » et des missions d’observation à long terme de la Cedeao. Fin des travaux à Cotonou sur la revue et l’institutionnalisation de l’approche « équipe cadre » et des missions d’observation à long terme de la Cedeao. Au titre des recommandations on retient entre autres, l’institutionnalisation du déploiement de l’équipe cadre qui devrait également être sur le terrain pour une durée de 45 jours soit 30 jours avant et 15 jours après une élection. Et, les missions à long terme pour une durée minimale de 30 jours soit 20 jours avant et 10 jours après en tenant compte de la possibilité de report des élections durant le temps de déploiement. A en croire Francis Oké, chef de la division Assistance électorale de la Cedeao, l’équipe cadre souvent composée de 5 à 6 experts rejoint très tôt le pays en situation électorale afin de produire des rapports et préparer l’arrivée de l’équipe d’observation à long terme. Et la Cedeao déploie des observateurs depuis la mise en place du protocole additionnel. La rencontre de Cotonou a donc permis d’évaluer l’opportunité et l’efficacité de ces différentes missions. Les abservateurs ont relevé le coût très élevé des élections dans la région et plaidé pour une meilleure utilisation des rapports par les acteurs de la chaîne électorale. Certaines recommandations ont également concerné le renforcement de la capacité institutionnelle de la division de l’assistance électorale par des ressources humaines, financières et opérationnelles adéquates. Au cours de ces assises, le rôle moteur de la Cedeao dans le développement des processus normatifs d’observation des élections dans la sous-région a été mis en relief. Le parcours révèle les points à parfaire et les procédés par lesquels la partition de l’institution sous régionale sera efficacement jouée, aux fins de l’amélioration du cadre normatif et de l’institutionnalisation des bonnes pratiques. « La mise en œuvre de vos suggestions permettra de promouvoir des processus électoraux libres, équitables, crédibles et inclusifs dans l’espace Cedeao ». Telle est la conviction du rapporteur du Conseil national électoral du Bénin, Nicolas Assogba. A l’en croire, les différentes suggestions, mises en pratique, permettront l’amélioration du système électoral dans les Etats membres et rassureront tous les protagonistes. Aussi, cela limitera au strict minimum les conflits post électoraux, les remous à l’issue des consultations électorales, voire mettra fin à l’ère de l’accession au pouvoir par des voies anticonstitutionnelles. Actualités 23 sept. 2021


Développement du secteur agroalimentaire : le Bénin obtient 20 milliards F Cfa de la Boad
Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a approuvé un accord de prêt de 20 milliards F Cfa au Bénin pour l’amélioration du secteur agroalimentaire. Le Bénin obtient un financement de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour le développement du secteur agroalimentaire. D’un montant total de 20 milliards F Cfa, ce financement partiel est approuvé lors de la 125e session ordinaire du Conseil d’administration qui s’est tenue par visioconférence sous la présidence de Serge Ekué. Il est destiné à la construction d’une plateforme logistique au niveau du pôle agroalimentaire de l’agglomération du Grand Nokoué, à Abomey-Calavi. D’une superficie de 168 ha, la plateforme contribuera à améliorer la qualité de service des activités de vente en gros et d’exportation de produits agroalimentaires au Bénin. La mise en œuvre du projet permettra également de créer au moins 200 emplois directs (temporaires) et 820 emplois indirects et induits. Par ailleurs, la réalisation des travaux de préparation et de construction permettra de transférer les activités de gros du marché de Dantokpa, et donnera aux femmes de la commune d’Abomey-Calavi une opportunité d’améliorer leurs revenus en exerçant des activités de petit commerce et de restauration au voisinage du chantier. Rappelons que les travaux de cette 125e session ordinaire de la Banque ouest- africaine de développement (Boad) ont démarré par l’approbation du procès-verbal de la 124e réunion, tenue le 25 juin 2021 par visioconférence, et l’arrêté des comptes intermédiaires de la banque au 30 juin 2021. Les administrateurs ont aussi examiné et approuvé cinq propositions de financement pour un montant global de 60 milliards F Cfa. Ces nouvelles approbations portent à 348,7 milliards F Cfa le montant à date des engagements sur l’année 2021, et à 6 592,7 milliards F Cfa, le total des engagements (toutes opérations confondues) de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) depuis le démarrage de ses activités opérationnelles en 1976. En clôturant les travaux, Serge Ekué, président de la Boad, a, au nom du Conseil d’administration, remercié l’ensemble des équipes de la banque pour leur mobilisation et les moyens techniques mis en œuvre pour la tenue de cette session dans les meilleures conditions. Actualités 23 sept. 2021


Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication: Moretti échange avec André Okounlola
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu en audience, ce mercredi 22 septembre, le nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie, André Okounlola. Cette visite a permis à l’ancien député de recueillir les conseils et orientations du président de la Haac pour la réussite de sa mission à Moscou. Après la Cour constitutionnelle, le médiateur de la République, André Okounlola, nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie, s’est rendu au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti. Avant son départ pour la Russie dans quelques jours, l’ancien député est allé annoncer sa nomination au président de la Haac et recueillir, par la même occasion, ses conseils et orientations. « Je suis venu rendre une visite de courtoisie et de civilité au président de la Haac pour lui dire que je suis désormais le représentant de tout le Bénin en Russie. Et de ce point de vue, il est normal qu’avant mon départ pour mon poste, je vienne recueillir ses conseils et orientations… La Haac est une institution importante, il faudrait que je puisse traduire ses orientations en feuille de route dans mon plan global afin qu’arrivé à mon poste, je puisse identifier l’institution sœur en Russie et chercher à redynamiser la coopération entre les deux institutions…», fait-il savoir au sortir de l’audience. André Okounlola s’engage donc à faire en sorte que la Haac et sa structure sœur en Russie renforcent leur partenariat afin qu’il y ait des formations, des partages d’expériences et autres. «Je souhaiterais vraiment que d’ici à là, la Haac organise un voyage pour que des contacts soient pris et que des accords de partenariat soient signés entre elle et l’institution sœur en Russie (…). Je mettrai ses orientations dans ma valise et une fois en Russie, je ferai l’essentiel pour que très bientôt, la Haac puisse prendre langue avec l’institution sœur en Russie », conclut-il. Il est à rappeler que André Okounlola a été promu à la tête de la représentation diplomatique du Bénin à Moscou par le Conseil des ministres du 8 septembre dernier. Avant sa nomination, il était député (de la 10e circonscription électorale) à l’Assemblée nationale, huitième législature. Il occupait également le poste de deuxième questeur du Parlement. Actualités 23 sept. 2021


Gouvernance locale en Afrique : le 9e sommet Africités se tient en mai 2022
La 9e édition du Sommet Africités (Africités 9) aura lieu du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu au Kenya. Déjà, les grandes lignes de ces assises sont connues. « Le rôle des villes intermédiaires africaines dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ». C’est le thème principal du 9e Sommet Africités prévu à Kisumu au Kenya du 17 au 21 mai 2022. Sous l’égide de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglu Afrique), organisation panafricaine représentative des gouvernements locaux et régionaux en Afrique, cette rencontre réunira les responsables des Collectivités territoriales et leurs associations nationales et régionales, les maires et les élus locaux. Ces entités organiseront des sessions lors du Sommet. Les représentants des gouvernements, les organisations, institutions et agences de développement, les communautés économiques régionales, les composantes de la Société civile ainsi que les universités et centres de formation et de recherche participeront également à ces assises. Le sommet Africités est le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. Il réunit tous les trois ans les ministres, maires et leaders des collectivités territoriales, les représentants de la Société civile, du secteur privé, des milieux académiques et de la recherche, les institutions financières nationales, régionales et internationales, les partenaires au développement, entre autres. Africités offre une plateforme unique de dialogue sur le rôle des collectivités territoriales dans le développement et l’unité de l’Afrique, et sur la place de la décentralisation dans l’amélioration de la gouvernance des affaires publiques en Afrique, conclut le document. Kisumu est la première ville intermédiaire à accueillir le Sommet Africités. La précédente édition, Africités 8, organisée en novembre 2018 à Marrakech au Maroc avait enregistré, selon les organisateurs, une affluence record de 8 300 participants venus de 79 pays dont 52 pays africains. La 9e édition devrait se tenir en 2021 mais a dû être reportée à cause de la pandémie de coronavirus. Société 23 sept. 2021


Décentralisation : des réformes pour une durabilité financière de l’Ancb
La Commission Economie et Finances locales de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) a engagé un processus pour améliorer sa durabilité économique. Réfléchir aux mécanismes et stratégies à mettre en œuvre pour accroître les ressources de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) et garantir sa durabilité financière. Tel était le principal objectif de la première session ordinaire de la Commission Economie et Finances locales de l’Association nationale des communes du Bénin. Laquelle session se tient en septembre du fait de la pandémie de Covid-19 et de l’agenda des différents responsables. La première depuis la mise en place de la commission lors du congrès de décembre 2020, cette rencontre a permis aux participants de se pencher sur le modèle actuel de gestion des tickets gare routière par l’Ancb et le montant des cotisations des membres de l’association. Dans les détails, les membres de cette commission stratégique ont fait l’état des lieux et formulé des propositions de pistes d’amélioration au bureau national présidé par le maire Luc Atrokpo. La finalité étant de renforcer l’autonomie et les capacités financières de l’institution afin de lui permettre de mieux accompagner les communes. Cette session a également permis aux maires et directeurs des Affaires financières des communes, sous la présidence du maire de Ouidah, premier responsable de la commission, d’élaborer un plan de travail quinquennal à leur niveau. Au terme des travaux, des recommandations ont été faites à l’endroit des participants et du bureau national de l’Ancb. Il s’agit de restituer rigoureusement les conclusions des assises aux maires, d’accompagner les municipalités dans la modernisation de leurs infrastructures et d’appuyer les réformes actuelles dans le secteur du transport. « Un des grands chantiers mais qui pourrait être l’un des plus difficiles vient d’être abordé et pratiquement évacué à plus 75 %. Vous savez bien que la question des ressources financières et des cotisations n’est pas une chose aisée dans notre culture. Les 25 % qui restent seront certainement l’œuvre du bureau et du président pour que cette proposition puisse passer dans les communes », a salué le maire Christian Houétchénou, président de la Commission Economie et Finances locales. Le bras technique ! Connue comme l’une des huit commissions thématiques de l’Ancb, faîtière des communes créée en 2003, la Commission Economie et Finances locales a pour mission de superviser, en lien avec les organismes habilités, les activités initiées par l’association et / ou par d’autres partenaires, relatives à la promotion et au développement des économies locales ainsi qu’à la croissance des ressources des communes. Elle prépare également pour le bureau des projets de lobbying et de défense des intérêts des communes dans ce domaine, puis participe, pour le compte de l’association et dans l’intérêt des communes, à toutes autres activités relatives aux affaires de sa compétence. Conformément à la décision n°006/2021/04/P-Ancb/Dc/De/Daf/Sa du 23 avril 2021, cette commission est présidée par le maire de Ouidah, avec son homologue de Porto-Novo à la vice-présidence. C’est d’ailleurs la première des huit commissions statutaires à être fonctionnelle. Société 23 sept. 2021


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