La Nation Bénin...
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Jean-Baptiste Elias dénonce des irrégularités[/caption]Le président de l'Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, dénonce des irrégularités dans un dossier d'appel d’offres pour l’acquisition de matériels roulants, motos d’intervention et d’un lot de pièces de rechange au profit du Projet de gestion des forêts et terroirs riverains du ministère du Cadre de vie et du Développement durable.
Face aux hommes des médias, ce jeudi 15 mars dans les locaux de l’Anlc à Cotonou, il a indiqué que tout est parti d’une lettre en date du 20 décembre 2017, dénonçant de grands dérapages dans ce dossier. Compte tenu de la gravité des faits, l’Anlc a saisi le ministre du Cadre de vie pour comprendre le dossier. Dans cette optique, l’Anlc a convoqué une séance pour écouter tous les acteurs de la chaîne des marchés publics au niveau du ministère du Cadre de vie dès le 27 décembre, a-t-il informé. Mais, les acteurs impliqués dans cette manœuvre n’ont pas daigné se raviser, a-t-il signalé. Ils ont tenu à poursuivre la procédure en accélérant le dossier. Ainsi, des cadres du ministère du Cadre de vie auraient tenu à faire obstruction à la manifestation de la vérité en allant jusqu’au bout.
Selon le président Jean-Baptiste Elias, le marché a été signé par tous les acteurs avant la séance contradictoire avec les cadres du ministère qui s’est déroulée finalement 27 décembre 2017, malgré les velléités de blocage. Après analyse des éléments issus de cette entrevue, l’Anlc a fait constater les irrégularités dans ce marché de plus d’un milliard de francs Cfa à travers un rapport. Le conférencier a signalé qu’il y avait des incongruités à toutes les étapes de la passation de ce marché : de la publication de l’appel d’offres jusqu’à la signature du marché par le ministre de l’Economie et des Finances et son collègue du Cadre de vie en passant par le choix des soumissionnaires et l’adjudicataire.
Saisi du rapport de l’Anlc, fait savoir Jean-Baptiste Elias, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni a écrit à son collègue du Cadre de vie et du Développement durable, Joé Tonato, et au président de l’Autorité de passation des marchés publics aux fins d’annuler ce marché pour satisfaire à la doléance de l’Anlc. Malheureusement, en dépit des sanctions administratives prises contre les personnes chargées de la passation des marchés publics dans son ministère, le ministre Didier José Tonato aurait laissé, selon le président Jean-Baptiste Elias, poursuivre la procédure. Le président de l’Anlc désapprouve ce comportement du ministre Didier José Tonato qui, signale-t-il, pourrait faire perdre plus 328 615 224 F Cfa à l’Etat béninois si le marché n’est pas annulé. Pour le conférencier, ce déficit concerne seulement le lot 2 du marché qui comporte 84 motos cross et des pièces détachées.
De plus, il estime que suite au rapport de l’Anlc, le ministre du Cadre de vie devrait, à l’instar de son collègue des Finances, faire annuler le marché. Pour finir, Jean-Baptiste pense saisir le procureur de la République dès ce vendredi 16 mars pour connaître de cette affaire
Christian HOUNONGBE (Stag).
Société 16 mars 2018
Romuald Wadagni MEF, au lancement du SGTAS[/caption]Pour faciliter la déclaration et le paiement des impôts par les contribuables, la direction générale des Impôts met en place le Système intégré de gestion des taxes et assimilés (Sigtas). Ce nouveau système d’information, financé par le gouvernement canadien à travers le Projet d’appui à l’accélération des recettes intérieures du Bénin (Paarib), a été lancé, ce jeudi 15 mars à Cotonou, par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.
Les télé-procédures ou e-services sont désormais une réalité au Bénin. Après le site web où il est possible d’obtenir des renseignements vitaux, tant sur les obligations que sur les droits du contribuable, l’administration fiscale vient de lancer un nouveau système d’information appelé Système intégré de gestion des taxes et assimilés (Sigtas). Avec ce nouveau système, il suffit d’un clic pour souscrire ses déclarations et payer ses impôts sans être astreint à se déplacer.
A la cérémonie de lancement du nouveau système d’information, le directeur du Projet d’appui à l’accélération des recettes intérieures du Bénin (Paarib), Hervé François, a souligné que les travaux du Sigtas ont porté sur l’analyse et le paramétrage de toute nature d’impôts administrés par la direction générale des Impôts (Dgi). Il se réjouit que le défi lancé lors du démarrage des travaux, soit relevé, au regard des résultats obtenus qui permettent de croire au projet.
Pour Hervé François, les investissements faits dans le cadre de la réalisation de ce projet sont importants. Les infrastructures et équipements informatiques doivent être gérés maintenant avec rigueur. Il appartient au gouvernement, conseille-t-il, de prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser ces équipements.
Après avoir exprimé sa gratitude aux autorités canadiennes qui ont accepté de financer cette initiative à travers le Paarib, le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi dira que le Sigtas va gérer plus de 90 % des contribuables. Selon lui, à travers l’interconnexion avec les autres services partenaires, le Sigtas permettra de lutter contre la fraude fiscale.
Une administration moderne
Nicolas Yénoussi estime que la Dgi se voulant une administration moderne offrant des services de qualité à ses clients, tout en se donnant des moyens d’accroître ses performances, ne peut passer outre les progrès en général et ceux réalisés dans le domaine des technologies de l’information et de la communication en particulier. C’est dans cet ordre d’idées qu’elle s’est dotée d’un nouveau système d’information appelé Sigtas avec la version 3.0. Il rappelle que depuis quelques années, de profondes mutations sont en cours à la Dgi en vue de la façonner et en faire une administration moderne, à l’écoute des contribuables et créatrice de conditions d’un véritable développement socio-économique. Ainsi, outre les réformes fiscales qui visent la simplification des procédures, la Dgi s’active à mettre en place des outils modernes et automatiques de gestion de l’information fiscale.
En lançant le nouveau système d’information, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a signifié que c’est un système qui permet à l’administration fiscale de travailler avec l’extérieur. Car, même avec le système informatique, la Dgi travaillait à l’interne. Il rappelle qu’en décembre 2017, lors du lancement de la fiche de paie au Trésor public, il avait invité les différentes directions sous tutelle à tout mettre en œuvre pour qu’à chaque trimestre de l’année 2018, il soit lancé une réforme. Il se réjouit que la Dgi soit la première direction à relever ce défi. C’est pourquoi, il a invité les autres directions à faire de même.
Le Sigtas et son fonctionnement avec les e-services
Le Sigtas est un progiciel qui intègre toutes les fonctionnalités d’une administration fiscale. Au nombre de ces fonctionnalités, il y a la fonction d’immatriculation, la fonction d’assiette ; la fonction de contrôle ; la fonction de recouvrement ; la fonction du contentieux et autres. Sa mise en œuvre permet la transparence dans les opérations de traitement des impôts. Il permet aussi d’élargir l’assiette de l’impôt. Puis la modernisation de la Dgi par la maîtrise et l’automatisation de la gestion de l’assiette et du recouvrement.
Quant au portail e-services, il fonctionne de concert avec le Sigtas. C’est une application web, simple, qui dialogue avec la base Sigtas. Cette application permet aux contribuables enregistrés et aux représentants de ceux-ci, pour qui des comptes sont ouverts, de pouvoir effectuer des déclarations sans se rendre dans l’administration des impôts. Aussi, permet-elle de consulter et au besoin imprimer leur situation fiscale ; d’échanger des correspondances avec les services compétents de l’administration fiscale ; puis de demander en ligne certains documents fiscaux?
Le Paarib dans sa mission d’accompagnement
A la cérémonie de lancement du Sigtas, le représentant de l’ambassadeur du Canada près le Bénin, Nikha Eriksen-Hamez, a fait le point de la coopération entre le Bénin et son pays pour dire qu’elle porte en grande partie sur l’autonomisation des femmes dans le renforcement de leur pouvoir financier.
Le Paarib à travers lequel le Sigtas a été financé, rappelle-t-il, a été lancé lors de la cinquième session de la coopération mixte entre les deux pays. Ce projet, dans sa mission d’accompagnement à la Dgi pour l’accroissement des recettes intérieures du Bénin, met en place un ensemble de technologies comprenant la mise à neuf de l’infrastructure informatique, réseau et système, et le déploiement du Sigtas. Une des dernières composantes de ce projet est aussi la mise à disposition de la Dgi d’un entrepôt de données dont le but premier est de faciliter la consolidation des données de taxation. Mais là aussi, le croisement avec d’autres données est nécessaire pour prendre des décisions.
B. S.
Tournoi de scrabble de la Francophonie[/caption]Plusieurs scrabbleurs béninois vont prendre part, ce samedi 17 mars à l’Institut français de Cotonou, à une compétition dénommée «Tournoi de scrabble de la Francophonie ». Cette compétition organisée par l’Institut français de Cotonou en partenariat avec la Fédération béninoise de scrabble, s’inscrit dans le cadre des festivités du mois de la Francophonie.
L’objectif de ce tournoi est de célébrer la Journée internationale de la Francophonie à l'instar, des autres pays ayant en partage l’usage de la langue française. C’est également un moyen de promotion du scrabble dans notre pays. Selon le directeur technique national de la Fédération béninoise de scrabble, Joël Arsène Noumonvi, en participant à ce tournoi, c’est la langue française et la Francophonie qui seront célébrées par les scrabbleurs béninois à l'instar des deux-cent vingt millions de francophones sur les cinq continents. Au terme du tournoi, beaucoup de prix, à savoir des livres, et des dictionnaires seront remportés par les participants. C’est pourquoi, un appel est lancé à tous les amoureux des mots et férus d'orthographe. Ils sont invités à venir partager ses moments d’échanges de connaissances. Les inscriptions à ce tournoi ont pris fin depuis le mercredi dernier et les dispositions sont prises pour que cette compétition se déroule dans les meilleures conditions?
Ch. H.
Energie Fc en déplacement périlleux à Calabar [/caption]Energie Football club de la Société béninoise d’énergie électrique du Bénin (Sbee) se rend ce vendredi à Calabar dans l’Etat de Cross-river pour affronter Enyimba dans le cadre du match retour des seizièmes de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (caf). C’est l'occasion pour les « Electriciens » de se racheter après leur défaite à domicile (0-2).
Battus (0-2) sur ses installations à Cotonou, Energie Football club se déplace sur la pelouse du U. J. Esuene Stadium de Calabar pour défier Enyimba Football club d’Aba. C’est un match difficile pour l’entraîneur Stanislas Akélé et ses poulains lorsqu’on sait qu’à Cotonou, les Nigérians ont fait plier le match en huit minutes. Un but contre son camp de Lanignan et une seconde réalisation d’Austin Oladapo ont déstabilisé les Béninois. Devant les 16 000 spectateurs de ce stade, la tâche ne sera pas facile pour Stanley Dimgba et ses coéquipiers d’Enyimba. Car, Energie Fc ne s’avoue pas vaincue. D’ailleurs, Stanislas Akélé est conscient de la réalité du terrain mais pense surprendre Enyimba à la moindre incartade. Il compte sur le mental et la détermination de ses poulains pour faire la différence. « Cette formation d’Enyimba est prenable. Nous allons là-bas pour faire jeu égal avec l’adversaire », a-t-il confié mercredi dernier. Olympe Gantin, Jean-Marie Guéra, Aimé Santou et autres très en verve lors de la dernière séance d’entraînement affichent aussi la sérénité.
Enyimba Football club, septuple champion d’Afrique, est actuellement en baisse de forme dans le championnat local. En effet, après leur victoire à Cotonou, les joueurs d’Enyimba ont perdu, mardi dernier face à Enugu Rangers (1-0). Cette contre-performance ne déteint aucunement, selon Stanley Dimgba, milieu de terrain d’Enyimba, sur l’ambiance au sein de l’équipe. Et pourtant, au cours de leurs cinq dernières sorties, ils ont enregistré deux matchs nuls, deux victoires et une défaite. Ce qui n’empêche pas le coach Paul Aigbogun de penser finir si bien ce qu’il a commencé à Cotonou avec ses joueurs. Et le message inscrit sur le site du club à l’endroit des supporters est précis : « Venez pour être témoins de la finition du travail qu’on a bien commencé contre Energie Fc du Bénin dans la coupe de la Confédération de la caf ! ».
Septième au classement du championnat nigérian avec dix-sept points en onze journées, Enyimba entend aborder ce match avec méfiance. En témoignent les propos du coach d’Enyimba Paul Aigbogun qui estime qu’Energie n’est pas une équipe à minimiser : « On ne va pas les laisser se détendre. Dans le football, on ne doit sous-estimer personne. On doit travailler dur pour s'assurer de se qualifier », prévient-il?
Les groupes « Justice » et « Fiscalité » du Cipb renouent avec la réflexion[/caption]Les groupes de travail « Justice » et « Fiscalité » du Conseil des investisseurs privés au Bénin ont effectué, ce jeudi 15 mars à la Cour d’appel de Cotonou, leur rentrée pour le compte de l’année en cours. Des réflexions ont été menées à l’occasion pour une meilleure appropriation du partenariat public-privé et une meilleure contribution du secteur privé au développement national.
Les semaines et les mois à venir seront très chargés pour les membres des groupes de travail « Justice » et « Fiscalité » du Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb). Avec la reprise de leurs activités, par le biais d’une rentrée qui a eu lieu, ce jeudi 15 mars à Cotonou, ces creusets de réflexions et d’appui au secteur privé, véritables forces de propositions, devront travailler ardemment pour combler les attentes. Le style de la gouvernance en vogue au Bénin actuellement leur donne davantage de la matière, le régime ayant basé ses ambitions sur le partenariat public-privé. Il faut donc, entre les deux parties, convient Roland Riboux, président du Cipb, la création d’un environnement des affaires favorable au secteur privé. En cela, il salue le travail d’orfèvre qu’abat depuis de nombreuses années le groupe de travail « Fiscalité » qui ne cesse de travailler à l’amélioration du climat des affaires. Chaque année, il fait des propositions en vue de la loi des finances, note-t-il. C’est d’ailleurs son efficacité qui a engendré le groupe « Fiscalité » qui s’est révélé tout aussi efficace et indispensable pour asseoir les bases d’un partenariat durable entre secteurs public et privé, selon lui.
« Le gouvernement a décidé de recourir au Partenariat public-privé (Ppp) pour accélérer le développement du pays et a fait le choix du Ppp comme mode de financement d’une grande partie des investissements publics. Les seules ressources internes ne peuvent permettre de couvrir tous les besoins de financement. L’Etat à lui seul ne peut plus tout faire. C’est ce qui justifie l’intervention du secteur privé comme instrument de développement durable et de lutte contre la pauvreté », explique, pour sa part, Jean Toboula, conseiller technique au budget, représentant le ministre de l’Economie et des Finances.
Créer un environnement favorable aux affaires
Pour jouer pleinement ce rôle, poursuit-il, il faut une bonne organisation du secteur privé. Il voit l’initiative du Cipb comme l’un des meilleurs moyens pour impliquer le secteur privé.
« Le Cipb s’est assigné comme objectif premier de créer un environnement favorable aux affaires du secteur privé et de privilégier le dialogue public-privé avec pour corolaire le développement de notre pays. La coopération entre le Cipb et le ministère de l’Economie et des Finances a été toujours fructueuse », dira également Roland Riboux, président du Cipb. Pour lui, la création du groupe de travail « Fiscalité » a permis d’instaurer un cadre permanent de concertation entre la direction générale des Impôts et le Cipb, avec une approche participative en marge de l’élaboration du budget.
Le ministre de la Justice Joseph Djogbénou est aussi admiratif des retombées que génère le fonctionnement de ces deux groupes de travail. « Le dialogue public-privé doit être permanent. Le gouvernement considère avec force que la richesse d’un Etat n’est pas créée par l’Etat lui-même. Elle est le résultat de la production des acteurs économiques », réitère-t-il. A en croire Joseph Djogbénou, les nombreuses initiatives et actions du gouvernement dans le cadre du Ppp visent à asseoir une bonne collaboration entre les créateurs de richesses, mais constituent également à rassurer les acteurs économiques afin qu’ils disposent des outils adéquats et se positionnent comme partenaires pour le développement. « Le gouvernement n’arrêtera pas d’assumer sa part de responsabilité et agira pour accroître la compétitivité des acteurs privés », s’est aussi engagé le ministre.
Pour cette reprise des activités, l’assistance composée pour l’essentiel des acteurs du secteur privé a été entretenue par l’expert Abdoul Hanzize Océni sur le thème « Place du dialogue public-privé dans le développement économique du Bénin ». « Le dialogue public-privé vise à favoriser une plus large appropriation des politiques publiques par le privé, avec à la clé,
l’adhésion à certaines décisions gouvernementales », a soutenu le communicateur dans son exposé.
Abdoulaye Bio Tchané à propos des négociations gouvernement-syndicats[/caption]Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a rassuré, ce jeudi 15 mars à Cotonou, de la main tendue et de la bonne foi de l’Exécutif dans le cadre des négociations avec les centrales et confédérations syndicales. C’est à travers une déclaration de presse faite au ministère des Affaires étrangères, en présence de ses collègues en charge du Travail, Adidjatou Mathys, et de la Santé, Alassane Séïdou.
« Le gouvernement, convaincu que seul le dialogue permettra de satisfaire les différentes revendications, les y invite instamment et rassure les populations que sa main tendue et sa bonne foi ne souffrent d’aucune ambiguïté », a déclaré, ce jeudi, le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. C’est la raison pour laquelle, justifie-t-il, le gouvernement lance un appel solennel, républicain et patriotique à tous les travailleurs du Bénin en grève, afin qu’ils reprennent le travail, dans l’intérêt supérieur de la nation. Il a, dans sa déclaration, invité les écoliers, élèves et étudiants à reprendre le chemin des classes et a convié les parents d’élèves à les accompagner dans ce sens.
« Le gouvernement du président Patrice Talon rassure l’ensemble du peuple béninois, de son engagement à apporter des solutions pertinentes aux préoccupations des travailleurs, dans la limite des ressources de la Nation et dans l’équité vis-à-vis de toutes les couches de la société », a souligné Abdoulaye Bio Tchané.
Faisant la genèse des pourparlers, le ministre d’Etat a rappelé que c’est depuis le 16 janvier 2018 que les syndicats de l’éducation, de la santé et de la justice soutenus par les centrales et confédérations syndicales ont déclenché un mouvement de grève de 72 h qui est passé plus tard à 96 h par semaine.
Le gouvernement privilégie le dialogue en toute circonstance selon sa logique, affirme-t-il. Plusieurs rounds de discussions se sont tenus avec les partenaires sociaux dans le souci de trouver une issue rapide pour éviter la paralysie de l’Administration publique et des différents secteurs sensibles du pays. Il n’a pas occulté la rencontre du 6 février dernier au palais de la Marina où le chef de l’Etat avait réaffirmé la disponibilité du gouvernement à appliquer tout accord qui ferait l’objet de consensus.
« Nonobstant ces différentes rencontres, les partenaires sociaux ont suspendu leur participation au dialogue social le 22 février dernier en faisant du reversement des défalcations opérées pour fait de grève illégale, un préalable à leur participation aux négociations », a rappelé le ministre d’Etat. Malgré le durcissement de ton, le gouvernement, relève-t-il, a maintenu sa main tendue, en appelant à plusieurs reprises les partenaires sociaux à revenir à la table de négociations.
Blocage inattendu
Ces dernières, rappelle-t-il, ont repris sans préalable le 13 mars avec beaucoup d’espoir, d’ouverture d’esprit et de flexibilité avec six centrales et confédérations syndicales. A ce niveau, s’est-il réjoui, des avancées significatives ont été enregistrées sur la plateforme revendicative des syndicats, notamment dans le secteur de l’éducation : six arrêtés d’application des statuts particuliers des enseignants sont prêts et les montants de la prime de craie et celui des indemnités de documentation ont été relevés,des avantages appréciés par les partenaires sociaux, apprécie-t-il.
L’incidence financière induite de l’application desdits arrêtés fait, selon le ministre d’Etat, plus d’un milliard de francs pour 2018 et 1,5 milliard pour 2019.
Pour permettre la levée des motions de grève, selon le ministre d’Etat, il a paru utile de rédiger un relevé de conclusions des discussions. « A notre grand étonnement, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales ont indiqué, mercredi 14 mars, que la rétrocession des défalcations opérées sur salaires pour fait de grève est une «question préjudicielle « à la reprise du travail dans les administrations publiques », déplore Abdoulaye Bio Tchané. Il s’agit là d’une position surprenante, car justifie-t-il, on ne peut faire d’une condition préjudicielle ce qui n’est pas un droit. Cependant, indique le ministre d’Etat, la délégation gouvernementale a proposé aux partenaires sociaux qu’elle soumettra au Conseil des ministres cette requête sur les défalcations, une fois la reprise constatée. Ce que les responsables des centrales et confédérations syndicales n’acceptent pas. Vivement le bout du tunnel pour le bonheur des élèves et étudiants et le dégel de la tension sociale.
Fédération béninoise d’haltérophilie[/caption]Dans le cadre de la tenue de son assemblée générale élective, la Fédération béninoise d’haltérophilie a lancé un appel à candidatures pour le renouvellement des membres du Comité exécutif. Au total, 13 postes sont à pourvoir.
Conformément à l’article 40 des statuts, peut être élue membre de ce comité, toute personne de nationalité béninoise, âgée de 25 ans révolus à la date des élections, appartenant ou ayant appartenu au mouvement sportif de l’haltérophilie, n’ayant jamais fait l’objet d’une condamnation à une peine infamante et jouissant de ses droits civiques et politiques.
Tout candidat devra être parrainé par une ligue ou une association sportive affiliée, active ayant participé aux deux derniers championnats avant la date des élections et à jour de ses cotisations. Aussi, chaque candidature doit-t-elle parvenir au secrétariat de la Fédération avant le 8 avril prochain.
Entretien avec Stanislas Akélé, entraîneur d’Energie Fc[/caption]
Optimiste mais réaliste, l’entraîneur d’Energie Football club, Stanislas Akélé, rencontré mardi dernier, à l’issue d’une séance d’entraînement, nous parle du mental et des atouts de sa troupe avant le déplacement périlleux d’Abba au Nigeria. Il compte aborder ce match retour face à Enyimba du Nigéria avec beaucoup d’espoir.
La Nation : Avec quel sentiment pensez-vous aborder le match retour du dimanche prochain?
Stanislas Akélé : Nous avons toujours espoir. On continue de nous préparer pour une qualification. On n’est pas désespéré. L’adversaire nous a battu (2-0) chez nous et nous sommes dans la logique d’aller le défier aussi sur ses installations ; donc nous irons jouer notre va-tout. Cette formation d’Enyimba est prenable. N’eurent été les deux erreurs défensives qui nous ont coûté les deux buts, on s'en serait sorti au moins avec un résultat positif. Nous allons là-bas pour faire jeu égal avec l’adversaire.
Quels sont les compartiments de jeu que vous souhaitez renforcer lors de ce match retour au regard des erreurs du match aller ?
Nous sommes entrain de travailler le jeu offensif pour permettre aux joueurs d’être efficaces devant dans les buts. Car, en matière de possession de balle, on n’était pas loin de l’adversaire. Malheureusement, mes poulains ont gâté des occasions de but, faute d’efficacité devant les buts adverses. Nous corrigerons certaines imperfections également en milieu de terrain pour être à la hauteur de cette équipe à Abba au Nigeria.
Vu l’avance de l’adversaire sur vous, quel langage vous tenez aux joueurs ces derniers jours ?
D’abord, mes poulains savent que l’adversaire a un nom : Enyimba, connu de tous sur le continent. Ils savent que l’équipe a un potentiel offensif énorme. Ainsi, nous les encourageons à se battre pour être à la hauteur. On les prépare psychologiquement d’autant plus qu’ils ont déjà affronté l’équipe. Nous essayons de leur rappeler les erreurs à ne plus commettre pour ne pas se faire humilier par l’adversaire. On leur dit de ne pas avoir peur et de gérer la situation.
Avez-vous décelé des faiblesses de l’adversaire qui peuvent vous servir au match retour ?
Bien sûr. Cette équipe a du mal à jouer bas. Nous avons constaté que chaque fois qu’on posait la balle à terre, les joueurs d’Enyimba avaient du mal à faire leur jeu. Ils ont un style propre aux pays anglophones.
Pour conclure quels sont les atouts d’Energie Football Club?
(Rires). Notre plus grand atout, c’est que les joueurs ont le mental haut. Nous avons une équipe soudée capable de faire la différence à tout moment. Nous promettons faire le nécessaire le dimanche prochain?
Energie Fc quitte Cotonou vendredi
Dans le cadre du match retour des 16èmes de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football, Energie Football club de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) quitte Cotonou demain vendredi 16 mars pour Abba au Nigeria où ils vont affronter, dimanche, le club nigérian d’Enyimba. Battus (2-0) au match aller au stade de l’Amitié de Kouhounou, Olympe Gantin et ses coéquipiers auront à cœur de jouer leur va-tout pour sortir la tête haute de cette compétition. Ils auront besoin d’un mental fort et de la discipline tactique pour ne pas se faire humilier par ce club nigérian au palmarès élogieux. Septuple champion d’Afrique des clubs notamment en 2001, 2002, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2011, ce club est difficile à jouer à domicile.
C’est un trio arbitral dirigé par le Camerounais Blaise Yuven Ngwa qui va officier ce match. Il sera assisté de M. Thierry Bruno Tocke et Pierre Enyegue. Le quatrième arbitre, M. Antoine Max Depadoux Effa Essouma est également camerounais.
Egalité des genres au Bénin: L’enquête Afrobaromètre révèle des avancées[/caption]La récente enquête Afrobaromètre au Bénin révèle plusieurs avancées en ce qui concerne l’égalité des genres. L’étude met également l’accent sur les gaps à combler en faveur de l’amélioration des conditions de vie des filles et des femmes.
Les efforts des acteurs de la promotion du genre pour l’amélioration des conditions de vie des filles et des femmes sont prometteurs. La problématique de l’égalité des genres au Bénin gagne du terrain et augure de lendemains meilleurs. La toute dernière enquête Afrobaromètre au Bénin révèle d’importants acquis en ce qui concerne la situation des filles et des femmes dans trois domaines importants : éducation, foncier et social. Les acquis en faveur du genre féminin sont perçus en termes d’égalité des chances d’aller à l’école, de gagner un revenu, de posséder et succéder au même titre que les hommes au foncier et d’hériter de la terre. Selon l’enquête Afrobaromètre, pour « quatre Béninois sur dix, l’égalité des chances et de traitement en faveur des femmes s’est améliorée qu’il y a dix ans ».
Dans le domaine de l’éducation, l’Unicef, Plan Bénin et les autres structures qui soutiennent la scolarisation des enfants peuvent avoir des motifs de fierté. Dans ce secteur, il est aisé de constater que la parité est pratiquement atteinte en matière de scolarisation des enfants. L’étude révèle que 94% des filles et des garçons ont les mêmes chances d’aller à l’école. L’égalité des genres s’observe également en ce qui concerne l’accès à l’emploi et au revenu où 86 % des hommes et des femmes ont les mêmes chances d’avoir un emploi qui rapporte un revenu, mais aussi les mêmes chances de gagner un revenu.
Dans le domaine du foncier, les mentalités rétrogrades qui limitent l’accès des femmes à la terre semblent évoluer.
Selon l’enquête Afrobaromètre, 80% des personnes enquêtées partagent le principe de la possession ou de la succession des femmes à la terre et 76 % le droit à l’héritage des femmes au foncier.
Mieux, les deux-tiers des personnes interrogées soit 65% approuvent les efforts du gouvernement dans la promotion de l’égalité des droits et opportunités en faveur des femmes. Autant de points forts qui peuvent être des raisons de soulagement pour les féministes qui œuvrent sans relâche en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la gent féminine.
Toutefois, de tels résultats invitent les acteurs à poursuivre les efforts en vue de la consolidation des acquis et à corriger les gaps. Car, au-delà des avancées rapportées par Afrobaromètre, des écarts restent à combler en ce qui concerne les violences faites aux femmes et aux filles. Treize pour cent des personnes justifient encore la nécessité de battre sa femme.
Amélioration des conditions de vie des femmes: Miser sur la budgétisation sensible au genre[/caption]La budgétisation sensible au genre requiert encore des efforts au Bénin. La nécessité de tenir compte des besoins spécifiques des différentes composantes du pays, notamment des femmes dans la planification, est un pas vers le développement des communautés à la base. Le ministère en charge des Affaires sociales indique quelques pistes en la matière.
Seulement 13 % des besoins spécifiques des femmes sont pris en compte dans les budgets au niveau national et 11,10 % de la dimension sexo-spécifique dans les programmes, a révélé Bintou Taro Chabi Adam, ministre en charge des Affaires sociales, à l’occasion de la journée d’échanges des Ptf sur la budgétisation sensible au genre. Ainsi, en l’absence d’une évaluation genre dans les Plans de développement communaux (Pdc), les besoins réels des femmes ne sont pas bien spécifiés.
« J’ignore l’existence d’une ligne budgétaire dans le Pdc en faveur des besoins spécifiques aux femmes. C’est maintenant que la société civile a commencé par nous soumettre ces préoccupations », explique le chef service des Affaires domaniales et environnementales de la mairie de Tori, Gilbert Azonnassou.
Quinze ans déjà que le Bénin a amorcé le processus de la décentralisation qui suppose la promotion de la démocratie et du développement à la base avec en principe, l’implication des femmes aux côtés des hommes dans la gestion des affaires de la cité. Le genre reste peu visible dans le processus du développement à la base. Cette situation ne favorise pas la prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans les domaines les concernant.
Les données sur le degré d’implication des femmes dans la gestion des affaires de leurs localités indiquent que le Bénin a encore du chemin à faire. Jusque-là, la gestion des conseils communaux et municipaux est restée l’apanage des hommes. Très peu de femmes influencent donc leurs choix lorsqu’il s’agit de prendre d’importantes décisions pour le développement à la base.
Les données au niveau des différentes communes du Bénin, à l’exception de celles dirigées par des femmes, illustrent bien la faible implication des femmes dans la gestion des affaires de la cité et leur prise en compte dans l’élaboration du budget local.
Les principales actions prévues en faveur du genre au niveau des communes, sont relatives à la scolarisation des filles, à l’appui aux groupements féminins dans différents secteurs d’activités, à l’appui à la formation sur les techniques modernes de transformation agricole, à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles (Vff) et au soutien aux femmes au cours de la Journée internationale de la femme (Jif). Des préoccupations qui sont loin de combler les attentes de l’association des femmes’’ Nenyon’’ à Grand-Popo’’ et Aïdoté à Tori. Considérant ces actions insignifiantes, elles attendent des autorités locales des initiatives fortes en ce qui concerne leur accès aux soins de santé, notamment en matière de santé de la reproduction, l’appui aux activités génératrices de revenus ainsi que leur accès aux facteurs et moyens de production agricole : terres, eau, matériels agricoles.
Au niveau de la plupart des communes, les femmes continuent d’être considérées comme des assistées plutôt que des valeurs à exploiter. Une telle situation ne permet pas l’affectation de crédits aux domaines qui peuvent impacter positivement leur vie. Elle affaiblit aussi le développement des communautés.
La Banque mondiale indique que si « Les femmes étaient plus associées aux activités de développement, les taux de croissance dans les pays de l’Afrique au sud du Sahara, allaient doubler ».
Défis
Loin d’être un combat entre l’homme et la femme, la promotion de la femme devrait être considérée comme un facteur de croissance économique. Cela dans la mesure où l’implication des femmes, permettra de voir ce qui est occulté et de toucher à des systèmes fortement hiérarchisés, ainsi qu’à des pouvoirs établis, en vue de bousculer les habitudes sociales entre les sexes.
A l’instar d’autres pays, le Bénin s’est engagé dans le processus d’élaboration des stratégies de réduction de la pauvreté. Il s’agit de réduire la précarité dans laquelle vivent les populations les plus démunies et de relever le niveau de croissance du pays. Pour être efficace, toute politique de lutte contre la pauvreté doit s’attaquer aux inégalités structurelles entre hommes et femmes, en prenant en compte tous les aspects économiques, socioculturels et politiques des deux sexes.
Au nombre des défis à relever en faveur de la prise en compte des besoins spécifiques des femmes, le ministère des Affaires sociales évoque « la compétence des cadres des ministères et au niveau déconcentré pour réellement mettre en œuvre les actions genre planifiées dans les documents de base, l’allocation de ressources humaines et financières conséquentes, afin d’assurer une affectation équitable des budgets et si possible réserver des moyens pour des actions spécifiques ».
Les défis tiennent également compte de la définition d’un cadre stratégique de la budgétisation sensible au genre (Bsg) au Bénin, le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne budgétaire notamment les décideurs et l’institutionnalisation des outils d’application de la Bsg de façon à les rendre obligatoires dans le processus de planification.