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Les recettes de Lionel Zinsou, initiateur de la banque Southbridge[/caption]
L’une des difficultés que rencontrent les entreprises aujourd’hui, c’est l’accès au financement. Comment finance-t-on l’économie dans un contexte comme celui de l’Afrique où l’informel occupe une place importante et où le coût du crédit est particulièrement élevé ? Des solutions à cette préoccupation ont été proposées dans une interview accordée à l’Agence Ecofinance par le banquier d’affaires Lionel Zinsou qui vient de lancer la banque d’affaires Southbridge avec des partenaires comme l’ex-président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka.
Le fait que le coût du crédit soit particulièrement élevé traduit la rareté des financements, explique l’initiateur de la banque d’affaires Southbridge, Lionel Zinsou dans une interview qu’il a accordée à l’Agence Ecofinance. « On continue à travailler sur le volume de crédit et sur la concurrence entre les établissements de financement», indique-t-il.
Cette démarche qui a été entreprise sur le volume de crédit a progressé beaucoup depuis quelques dizaines années, notamment sur le microcrédit qui est très important pour le secteur informel et pour les ménages. Pour lui, elle a permis de rendre solvables les masses et les petits commerces, une partie de l’agriculture familiale, etc. « Mais c’est encore très insuffisant », reconnaît-il.
Lionel Zinsou estime que quand on réfléchit sur le crédit en Afrique, on voit toujours la dette des Etats. En disant par exemple que l’Afrique est endettée à 50% de sa richesse, de son Produit intérieur brut (Pib), c’est la dette des pays. Ce qui, dit-il, n’est pas le chiffre très significatif. Ce qui est très significatif, selon lui, c’est qu’il y a peu de crédit disponible pour les ménages, et peu de crédit disponible pour les entreprises.
En effet, il y a une statistique qui est plus importante que celle de la dette. L’ensemble des actifs financiers en Afrique représentent à peu près l’équivalent du Pib du continent. « Quand nous considérons la moyenne mondiale, les actifs financiers représentent 4 fois le Pib », a fait savoir l’initiateur de la banque d’affaires Southbridge. Autrement dit, sur les autres continents, les ménages ont accès à du crédit pour le logement. Ce qui est encore rare en Afrique. Les entreprises sur les autres continents ont accès à des crédits pour pouvoir investir, mais ceci n’est vrai en Afrique que pour les très grandes entreprises. Et enfin, ailleurs, les entreprises ont accès au financement pour leur fonds de roulement.
Pour Lionel Zinsou, le financement des fonds de roulement, est très important pour l’Afrique, notamment dans le domaine agricole qui représente le quart du Pib et absorbe la moitié de la population active. L’agriculture, selon lui, a besoin de fonds de roulement parce qu’elle est très souvent axée sur des cultures annuelles. Et parfois, dans le cas du palmier, de l’hévéa, du cacao, il faut attendre plusieurs années avant de voir les superficies entrer en production. Toutes ces activités, qui sont des activités principales dans le monde entier, sont très peu financées en Afrique. Or, on ne pourra avoir une croissance inclusive sans des Petites et moyennes entreprises (Pme) capables d’obtenir des financements bancaires ou le petit agriculteur familial qui ne pourra petit à petit grandir, que si on débloque le volume et la concurrence dans le domaine des institutions financières.
Lionel Zinsou rappelle qu’Aliko Dangote, le milliardaire nigérian dans le cadre d’une conférence de la Fondation Elumelu, disait qu’il avait créé son groupe, qui est l’un des plus importants en Afrique, sur vingt ans. Ce qui est très rapide pour construire quelque chose d’aussi important. Mais, Aliko Dangote expliquait que, sur plus de quinze ans, il n’avait jamais eu de crédit supérieur à 90 jours de maturité. La rareté du crédit reste donc un problème, même pour des grandes entreprises qui sont des succès continentaux. « On ne peut pas rester dans le continent où les actifs financiers ne représentent qu’une année de Pib, alors qu’ils font dans le reste du monde quatre années de Pib», conclut-il.
Voyages des officiels béninois: Une nouvelle grille pour réglementer l’occupation des classes[/caption]Ne voyagera plus en classe affaire dans le cadre des voyages officiels qui veut, mais qui peut et en justifiera la nécessité. Le Conseil des ministres de ce mercredi 14 mars, a adopté une nouvelle occupation des classes à l’occasion des voyages officiels.
« En 2017, l’Etat a dépensé au titre des voyages (à l’exception de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle), la somme 2 447 497 206 F Cfa contre une consommation moyenne annuelle d’environ 9 milliards F Cfa sur les cinq années d’avant la création de ladite cellule, avec un pic de 17 milliards de F Cfa en 2015 ». Cet extrait du Conseil des ministres illustre clairement que le gouvernement n’a pas eu tort de créer en octobre 2016, la Cellule des voyages officiels (Cvo) qui, depuis sa création, « s’emploie à rationaliser les dépenses liées aux voyages à l’étranger avec des résultats probants ». Lesquels résultats présentés supra fondent le gouvernement dans sa nouvelle option de réglementation des classes de voyages pour les officiels béninois à travers notamment la mise en place d’un cadre réglementaire.
De l’avis du gouvernement, quelques poches d’évasion subsistent aux efforts actuellement déployés par la Cvo. Mieux, « L’inexistence d’un cadre définissant les classes de voyage, occasionne des pertes à l’Etat », indique le ministre de la Justice Joseph Djogbénou, présentant le compte rendu du Conseil des ministres. Il explique, en effet, que « de janvier à février 2018, environ 15,21 % des voyages ont été effectués en classe affaires pour 157 803 300 F Cfa, soit 35,57 % de la dépense totale sur la période ». Une tendance qui équivaudrait au même niveau de dépenses qu’en 2017 alors que le gouvernement lui est dans une logique de minimiser davantage les dépenses.
« Tout le monde ne peut se mettre en classe affaire », lance le ministre Joseph Djogbénou qui révèle par ailleurs que « le chef de l’Etat insiste sur la réduction du train de vie de l’Etat parce qu’il sait que les besoins que nous avons en matière de développement économique et les nombreuses demandes sociales ne peuvent être satisfaits que par nos ressources propres ». Selon le ministre de la Justice, « Il faut que chacun sache que s’il voyage avec les deniers de l’Etat, il est dans une catégorie déterminée ». L’objectif, poursuit-il, c’est de faire en sorte que « le plus grand nombre se retrouve dans la catégorie qui permettrait à l’Etat de faire des économies ».
Lutte contre la pauvreté communes de Za-Kpota et de Zè[/caption]La mise en œuvre du Projet intégré de nutrition communautaire et de lutte contre la pauvreté (Pincp) par l’Organisation non gouvernementale Afric’ Mutualité pendant quinze mois, a montré qu’il y a une augmentation du pouvoir d’achat des ménages dans les communes de Za-Kpota et de Zè selon les résultats présentés au cours d’un atelier bilan mardi 6 mars dernier.
« Je n'emprunte plus d'argent et je paie maintenant les aliments que je ne pouvais pas » ; « J’achète les habits pour mes enfants et les aliments aussi» ; «J'ai plus d'argent pour mes diverses dépenses » ; « Je vends désormais les tapettes et j'ai dépensé pour les obsèques de mon papa ». Ce sont quelques témoignages des bénéficiaires du Projet intégré de nutrition communautaire et de lutte contre la pauvreté (Pincp) exécuté par l’Organisation non gouvernementale Afric’ Mutualité pendant quinze mois dans les communes de Za-Kpota et de Zè.
Au total, ce sont 90 % des femmes qui ont estimé que leur pouvoir d’achat s’est amélioré selon les résultats présentés par l’équipe de consultants, grâce à ce projet financé par l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation.
Dans le cadre des activités du projet, Afric’ Mutualité a mis à disposition des bénéficiaires, des kits de production de maïs. 847 femmes ont reçu des kits de production de maïs pour un montant total de 8 450 600 F Cfa. Chaque kit était composé de 5 kg de maïs amélioré, une houe, un coupe-coupe, une bassine et de deux paniers. Sur l’appui aux activités génératrices de revenus (Agr) des femmes bénéficiaires, au total 1219 femmes (reparties en 218 groupes de solidarité) ont bénéficié des fonds d’appui d’un montant total de 12 190 000 F Cfa soit un montant de 10 000 F Cfa par femme.
Avant la mise à disposition des fonds, le pouvoir d’achat des femmes était de 2390,9±3466,9 F Cfa. Mais après la mise à disposition des fonds, il a été évalué à 3514,61± 1263,99 F Cfa. Soit un accroissement de 1101,63±2545,9 F Cfa.
Le pourcentage de femmes ayant amélioré leur pouvoir d’achat est de 83%. Autrement dit, 83 % des femmes ayant bénéficié des fonds d’appui aux activités génératrices de revenu (Agr) ont amélioré leur pouvoir d’achat de près de 1100 F Cfa.
En ce qui concerne l’insécurité alimentaire grave, les pourcentages de ménages concernés ont diminué de 7,5 points dans les villages d’intervention du Pincp. Il a été enregistré une augmentation des superficies emblavées et des récoltes. Plus de 50 % des femmes ayant bénéficié des kits de production ont augmenté leurs superficies emblavées. Et près de 44 % ont augmenté leur rendement.
Quant au niveau d’amélioration du seuil de consommation alimentaire (Sca), la zone d’intervention a augmenté la consommation alimentaire limite (Al) et la consommation alimentaire moyennement acceptable (Cama) respectivement de 6,1 % et de 7,2 % soit 13,3 % au total.
Les facteurs d’influence
Au regard de ces résultats, le souhait des uns et des autres est de tout mettre en œuvre pour la durabilité et la pérennisation du projet. Seulement, quelques principaux facteurs externes risquent d’influencer l’atteinte des objectifs de l’initiative. Au nombre de ces facteurs, les consultants ont cité l’appauvrissement des sols et la faible pluviométrie qui ont entravé le rendement agricole escompté par le passé. Il y a aussi l’irresponsabilité de certains maris, contraignant leurs femmes à une mauvaise gestion des fonds d’appui alloués. Ce comportement a été un handicap à l’atteinte des objectifs.
Les consultants attirent également l’attention des responsables de Afric’ Mutualité sur quelques facteurs internes et externes qui risquent de compromettre la durabilité des acquis. Comme facteurs internes, la probable démotivation des animatrices si leur travail n’est plus rémunéré ; la mauvaise gestion des fonds d’appui aux Agr ; le désintéressement de certaines femmes si elles ne reçoivent plus l’aide alimentaire à laquelle elles ont été habituées les derniers mois. Et pour ce qui est des facteurs externes, c’est le manque de volonté politique, notamment du conseil communal qui devrait appuyer ces groupes de solidarité pour la poursuite des activités.
Il faut rappeler que les bénéficiaires directs du Pincp sont les ménages pauvres extrêmes identifiés par le Projet de services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc). Ces ménages ont reçu, entre autres, du Psdcc, des transferts monétaires directs de 3 500 F Cfa par ménage et par mois pendant environ deux ans.
La particularité du Pincp réside dans le fait qu’il y a une forte corrélation entre les terrains de pauvreté extrême et la malnutrition. Car, malgré la bouffée d’oxygène que constituent les transferts monétaires du Psdcc aux ménages pauvres extrêmes, ces derniers éprouvent encore d’énormes difficultés à faire face à leurs besoins alimentaires lorsqu’ils comptent un ou plusieurs malnutris en leur sein. D’où, la distribution chaque mois des vivres locaux comme appoint alimentaire aux mères d’enfants pour les encourager à suivre les activités éducatives et à mettre en pratique les leçons apprises. Puis, mettre aussi à disposition des kits de production agricole pour renforcer les capacités de production des bénéficiaires.
Négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales[/caption]Les négociations gouvernement-centrales syndicales se sont poursuivies, ce mercredi à Cotonou. Les deux parties ne se sont pas encore entendues pour le dégel de la crise sociale. Cependant, le secrétaire général de la Cgtb, Moudassirou Bachabi, dit n’avoir pas perdu le temps, pendant que le ministre d’Etat donne rendez-vous aux médias pour ce matin au ministère des Affaires étrangères pour faire le point.
Alors que l’opinion publique s’attendait à une décrispation totale, les centrales et confédérations syndicales en face du gouvernement n’en ont pas offert l’occasion. « Le niveau de confiance attendu pour signer le relevé des conclusions n’a pas été atteint pour une sortie de crise », a signifié, ce mercredi, Moudassirou Bachabi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), à la fin des discussions qui se sont déroulées à l’Infosec à Cotonou.
Les syndicats, selon lui, ont senti que le gouvernement voulait faire de la rétrocession, un élément de chantage pour la sortie de crise. « Nous avons été clairs là-dessus, puisque lorsque nous avions démarré les pourparlers, nous avions été clairs pour dire que nous ne voulions pas que la rétrocession des salaires défalqués soit l’arbre qui cache la forêt.
Pour lui, le bout du tunnel ne peut être atteint tant que la rétrocession n’aurait pas été effective. Selon lui, la base a estimé que les négociateurs étaient éclairés. Parce qu’il faut, indique Moudassirou Bachabi, découvrir le partenaire qu’on a en face. Ainsi, conclut-il, « A Cette deuxième soirée de négociation, nous n’avons pas réussi à signer le relevé des conclusions. Non pas qu’il ne contient rien mais parce que lorsqu’on est leader, on veille à ce que certains détails essentiels y figurent ».
Le premier détail, précise-t-il, est que pour sortir de la crise, les défalcations doivent être rétrocédées, une condition non négociable. Et le secrétaire général de la Cgtb regrette n’avoir pas obtenu que le gouvernement y consente pour la sortie de crise.
« La condition que nous avons posée pour la reprise des cours n’a pas été remplie ; mais je vous dis que nous sommes à la première session ordinaire, nous venons de faire trois journées ; le gouvernement a encore deux journées pour venir discuter avec nous pour que nous puissions valider les conclusions.
Prié de donner quelques éléments sur les avancées obtenues, Moudassirou Bachabi déclare qu’il ne saurait donner des éléments tant que l’entente n’est pas conclue. « Tant que ce n’est pas signé, je ne peux donner des éléments », retient-il.
Par rapport à l’absence de la Cstb à la séance de ce mercredi, Moudassirou Bachabi pense qu’il faut respecter la position de chacune des centrales ou confédérations syndicales.
Invité à se prononcer sur ce qu’on pouvait retenir de la rencontre de ce mercredi soir, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané a déclaré présenter la situation ce jour jeudi à 11 h au ministère des Affaires étrangères à l’occasion d’un point de presse.
A noter que lors des discussions de mardi dernier, les centrales avaient promis aller rendre compte à leur base avant d’aviser?
Compte rendu du Conseil des ministres[/caption]Le Conseil des ministres s'est réuni, ce mercredi 14 mars 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les dossiers suivants ont été examinés au cours de la séance.
I. Au titre des mesures normatives
Le Conseil a adopté le décret portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2017-2018 des noix de cajou.
Cette campagne dont le lancement se fera à Djougou, se déroulera sur la période du 15 mars au 31 octobre 2018. Le prix plancher d'achat aux producteurs des noix est fixé à 650 FCFA/kg contre 500 FCFA/kg proposé par les acteurs. Il traduit la volonté du gouvernement de promouvoir la filière en préservant à la fois les intérêts des producteurs, des transformateurs ainsi que des exportateurs.
Par ailleurs, le Conseil a adopté trois autres décrets portant respectivement sur :
- la nomination ou promotion aux grades supérieurs de certains officiers supérieurs des Forces armées béninoises au titre de l'année 2018;
- l'émission de bons et obligations du Trésor sur les marchés financiers au titre de l'année 2018; et
- la déclaration d'utilité publique du périmètre de construction d'infrastructures de la Police républicaine et de la Douane dans le village de Kpoguidi Owodé, dans la commune de Sèmè-Podji.
II- Au titre des communications
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :
II-1. Encadrement des voyages officiels.
Depuis sa création en octobre 2016, la cellule des voyages officiels s'emploie à rationaliser les dépenses liées aux voyages à l'étranger. A ce titre, elle a mené des négociations, et signé des contrats de partenariat avec des compagnies aériennes.
Les résultats obtenus traduisent une rupture radicale avec la consommation exagérée des crédits destinés aux voyages officiels. En effet, en 2017, les ressources consommées au titre des voyages par tous les ministères, la présidence de la République et les Institutions de la République (à l'exception de l'Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle), s'élèvent à la somme de deux milliards quatre cent quarante-sept millions quatre cent quatre-vingt-dix-sept mille deux cent six (2 447 497 206) FCFA contre une consommation moyenne annuelle d'environ 9 milliards sur les cinq années d'avant la création de la Cellule, avec un pic de dix-sept (17) milliards de FCFA sur une seule année.
Dans le souci d'une plus grande efficacité, il s'est avéré nécessaire de réglementer l'occupation des classes de voyage. En effet, l'inexistence d'un cadre définissant ces classes, occasionne des pertes à l'Etat. C'est ainsi que de janvier à février 2018, environ 15,21% des voyages ont été effectués en classe affaires et ont coûté cent cinquante-sept millions huit cent trois mille trois cent (157.803.300) FCFA, soit 35,57% de la dépense totale sur la période.
C'est pourquoi le Conseil a approuvé la grille de réglementation soumise par le ministre de l'Economie et des Finances. Les autorités concernées devront s'y conformer strictement pour les missions effectuées sur les fonds publics.
II-2. Rapport des travaux du Comité technique du Fichier national d'admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques.
Pour rompre avec le système de nomination classique et restaurer, sur la chaîne sensible des dépenses publiques, l'éthique et l'orthodoxie, le gouvernement a créé par décret, en août 2016, le Fichier national d'admission et de nomination de cadres appelés aux emplois liés à la gestion des ressources publiques.
La première phase de constitution de la base de données dudit Fichier a visé sept (07) postes de la chaîne des dépenses publiques. Il s'agit de :
- Directeur de l'Administration et des Finances;
-Coordonnateur de projet ;
- Directeur du Contrôle à la Direction nationale de Contrôle des Marchés publics ;
- Directeur général adjoint du Budget ;
- Directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique ;
- Directeur de l'Informatique à la Direction générale du Budget ;
- Personne responsable des Marchés publics.
Le test psychotechnique pour la sélection des personnes admissibles à ce fichier a eu lieu le 20 janvier 2018, et les entretiens individuels, du 14 au 20 février 2018.
A l'issue de ce processus, il convient de retenir que sur cinq cent vingt-six (526) candidats convoqués pour prendre part audit test psychotechnique, trois cent trente-deux (332) se sont effectivement présentés dont cent soixante-dix-neuf (179) n'ont pas satisfait aux conditions réglementaires. Ainsi, cent cinquante-trois (153) candidats ont été reçus en entretien et cent douze (112) ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à 60/100 ; parmi lesquels 30 ont été défaillants au test d'intégrité.
Prenant acte de ce rapport, le Conseil a instruit les ministres concernés aux fins de :
- faire réaliser dans de brefs délais l'enquête de moralité préalable à ladite inscription, et avant leur nomination à des postes.
- faire vérifier, avant l'inscription effective au Fichier national des candidats définitivement retenus, la régularité de leurs dossiers, notamment l'authenticité des diplômes présentés ;
- faire organiser un séminaire de renforcement de capacités à leur intention.
II-3. Autorisation d'un contrat de service de conseil financier avec la Société Financière internationale (SFI)
Au cours de l'année 2007, les communes du Bénin ont confié à des opérateurs privés, la gestion des Adductions d'eau villageoise (AEV) à travers des contrats d'affermage. Cette option a été faite pour contourner les difficultés liées à l'exploitation de ces AEV.
Mais, une évaluation en 2010 de cette expérience, a révélé entre autres, des insuffisances graves devant conduire à la rupture de plusieurs contrats.
C'est alors qu'en 2012, le gouvernement avait, grâce à un financement de la Banque mondiale, entrepris de remédier à la mauvaise gestion des AEV, en apportant les appuis techniques et financiers nécessaires aux communes.
Pour ce faire, la Société financière internationale avait été recrutée, comme Conseiller principal pour la structuration de ces appuis, à travers la mise en œuvre de contrats innovants de type partenariat public-privé (PPP).
En raison du succès qu'a connu ce modèle de gestion, le gouvernement a décidé que ce partenariat commencé en 2014, fasse désormais l'objet d'une extension sur tout le territoire national. Ceci, en raison de son ambition de réaliser l'accès universel à l'eau potable, au profit des populations de toutes les communes d'ici à 2021.
Le Conseil a donc marqué son accord pour passer un contrat de services de conseil financier avec la Société financière internationale, et instruit le ministre de l'Eau et des Mines et les autres ministres concernés, d'accomplir les diligences nécessaires pour son effectivité.
II-4. Mise à disposition de site pour la construction du Centre hospitalier universitaire de référence d'Abomey-Calavi.
Notre pays va se doter d'un établissement hospitalier de référence de plus de 400 lits, prévu au Programme d'action du gouvernement. Cet hôpital disposera de services cliniques et d'un plateau technique de haut niveau, dans plusieurs spécialités médicales et chirurgicales. De même, il offrira les commodités pour les explorations diagnostiques, avec des unités de biologie et d'imagerie.
Le site identifié pour les travaux se trouve dans la commune d'Abomey-Calavi, en pleine agglomération. Il abrite actuellement des équipements de Bénin Télécom Infrastructures. Sa superficie est de quinze hectares soixante-treize ares soixante-dix centiares (15ha 73a 70ca). Par ailleurs, le choix d'Abomey-Calavi, commune ayant une vocation de "cité dortoir" dont le nombre d'habitants est en forte croissance, est en cohérence avec la carte sanitaire de notre pays.
En effet, ce futur hôpital sera en lien de fonctionnalité avec le Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga de Cotonou, le Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l'Enfant, et l'Hôpital de Zone d'Abomey-Calavi. Cette relation de complémentarité est indispensable pour un système de référence et de contre référence plus efficace.
Le Conseil a pris acte de la cession du domaine au profit du ministère de l'Economie et des Finances, gestionnaire du patrimoine immobilier de l'Etat, qui le mettra à la disposition du projet pour le démarrage des travaux.
Les ministres concernés par l'accomplissement des formalités administratives y relatives veilleront à leur achèvement à brève échéance.
II-5. Autorisation de passation du contrat en vue de la réalisation de la revue des études, du contrôle et de la surveillance des travaux de bitumage de la Route des pêches (phase 2)
La réalisation de la phase 2 de la Route des pêches, qui va du village Adounko à la Porte du Non-retour, et de ses bretelles, nécessite que la revue des études, le contrôle et la surveillance des travaux soient confiés à un consultant aux compétences avérées. C'est dans ce cadre qu'un appel à concurrence avait été lancé.
Mais, entre-temps, le groupement de bureaux Louis Berger/Horse Sarl a été sollicité sur plusieurs projets et exécute déjà des prestations similaires. Aussi, compte tenu de sa réputation, de la qualité des travaux qu'il effectue au Bénin, mais aussi de la recherche d'une plus grande efficience, l'administration routière l'a-t-elle sollicité pour soumettre ses offres pour ce chantier.
Celles-ci étant apparues compétitives et avantageuses, le Conseil a autorisé la contractualisation avec ledit Groupement. Les ministres en charge du dossier ont été instruits aux fins de faire annuler la procédure d'appel à concurrence antérieurement lancée.
II-6. Autorisation de contractualisation des missions de conduite d'opération et d'ingénieur pour la mise en œuvre du projet de construction de l'Aéroport international de Glo-Djigbé.
La spécificité et l'envergure du projet de construction de cet aéroport, qui sera réalisé en mode «Conception & Construction » par le Groupement d'entreprises CACC-YCIH, recommandent de recourir à une mission complète de consultant de grande réputation. Cette option permettra à l'Etat d'apprécier judicieusement la conception et de s'assurer de la réalisation du projet, suivant les normes et pratiques de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
A cet effet, le consultant mettra à la disposition du gouvernement, des experts pour l'assister dans la mise en œuvre du projet, de manière à garantir le respect de la finalité irréprochable de l'ouvrage.
Il s'agit donc d'une mission complète à caractère administratif, technique et financier, qui se décompose en deux volets à savoir :
1- conduite d'opérations pour optimiser la mise en œuvre du projet en termes de coûts, de qualité et de délais ;
2- maîtrise d'œuvre aux fins d'assurer la bonne exécution du marché, par le groupement d'entreprises, et de vérifier la conformité des études et des travaux avec les pièces du marché et les exigences réglementaires.
C'est pourquoi le Conseil a approuvé la communication du ministre des Infrastructures et des Transports, et marqué son accord pour la contractualisation avec Aéroport de Paris Ingénierie (ADPi).
En conséquence, le Conseil a instruit les ministres concernés de procéder à l'annulation du contrat d'assistance au maître d'ouvrage (AMO) initialement signé avec ADPi et dont les prestations sont entièrement prises en compte par les présentes missions.
II-7. Autorisation de contractualisation en vue de la réalisation des études technique, économique, d'impact environnemental, social et de sécurité routière, pour l'aménagement et le bitumage d'une liaison autoroutière entre le carrefour Sèmè et Porto-Novo, avec la construction d'un nouveau pont sur la lagune.
Dans la perspective de la réalisation de ce projet inscrit au Programme d'Action du gouvernement, l'administration routière, pour les mêmes raisons évoquées précédemment, a sollicité du bureau Louis Berger qui réalise déjà les études de la rocade de Porto-Novo, des offres qu'il a soumises, en partenariat avec SETEM BENIN.
Ces offres ont été discutées et ont donné lieu à des observations qui ont conduit le groupement ainsi constitué à transmettre une nouvelle offre dont la consistance se présente comme suit :
1- la réalisation d'études géotechniques devant aboutir à la définition de solutions techniques pour l'implantation de l'autoroute sur une digue en zone compressible, en combinant différents géotextiles de renforts et de drainage avec pré-consolidation du sol ;
2- la projection d'un ouvrage sur la lagune de Porto-Novo ;
3-l'exécution d'une étude économique et financière détaillée pouvant servir de support pour une consultation directe de type Partenariat Public-Privé auprès d'entreprises ou d'investisseurs ;
4- la mise en œuvre d'un Programme d'aide à la réinstallation devant permettre une maîtrise de ce volet d'une part, et un démarrage rapide des travaux dès la mise en place du financement d'autre part ;
5- la réalisation d'une vidéo 3D montrant le projet dans son environnement.
Le Conseil a autorisé la contractualisation avec le groupement Louis Berger SETEM BENIN, et instruit les ministres concernés d'engager les actions urgentes à cette fin.
II-8 Compte rendu du séminaire gouvernemental sur le schéma directeur des systèmes d'information
Le ministre de l'Economie numérique et de la Communication a rendu compte au Conseil, des grandes orientations issues du séminaire gouvernemental sur le Schéma directeur national des Systèmes d'Information (SDNSI) et la gouvernance du secteur de l'Economie numérique.
Le Conseil a pris acte des orientations ainsi fixées et instruit les ministres pour leur mise en œuvre efficiente.
II-9 Compte rendu d'étape de la lutte contre les faux médicaments
Le ministre de la Justice et de la Législation a rendu compte au Conseil, du jugement prononcé par la Chambre correctionnelle du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le 13 mars 2018, dans le cadre du trafic de faux médicaments.
Il ressort dudit jugement, que le tribunal a retenu la culpabilité des responsables d'importantes structures d'approvisionnement pour des faits constitutifs d'infractions et les a condamnés à des peines d'emprisonnement ferme ainsi qu'au paiement d'amende.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a décidé de suspendre provisoirement d'activité l'Ordre. des Pharmaciens du Bénin pour une durée de six (06) mois. Ce, en vue de procéder à la réforme des cadres institutionnel, législatif et réglementaire du secteur de la pharmacie. Cette réforme permettra notamment de :
- revoir le statut de l'Ordre des Pharmaciens et ses règlements d'application ;
- mettre en place une commission de surveillance et de contrôle de la distribution des produits pharmaceutiques.
En outre, en application du principe de précaution, le Conseil a décidé de retirer l'autorisation de mise en vente sur le territoire béninois, des produits du laboratoire NEW CESAMEX, et de faire procéder, par conséquent, au retrait de ses produits des officines.
Les ministres de la Santé, de la Justice et de la Législation, ont été instruits à l'effet de soumettre au Conseil, dans les plus brefs délais, les projets de textes sur la réforme du secteur des pharmacies.
III-Rubrique des rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé l'organisation de la quatrième (4e) édition du Forum international des technologies au Bénin (IT FORUM BENIN).
IV- Au titre des mesures individuelles
Au ministère de la justice et de la Législation,
Sur proposition du ministre,
Directeur général de l'Agence pénitentiaire du Bénin : Monsieur Sèdjro Jiles Yèkpè.
Fait à Cotonou, le 14 mars 2018.
Le secrétaire général du
gouvernement,
Édouard OUIN-OURO
Intersyndicale des pharmaciens du Bénin donne de la voix / photo de http://bj.jolome.com/news/article[/caption]L’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin s’est prononcée, ce mercredi 14 mars à Cotonou, sur le verdict du tribunal de première instance de Cotonou dans l’affaire de détention et de vente de faux médicaments impliquant, entre autres, les grossistes-répartiteurs de produits pharmaceutiques. Ces derniers ont été condamnés, mardi dernier, à quatre ans de prison ferme, à une amende de 10 millions chacun, et au versement de 100 millions F Cfa d’amende solidaire.
Dans la déclaration lue par Dr Louis Dèhoumon Koukpémédji, à l’issue d’une assemblée générale, le Syndicat national des pharmaciens du Bénin (Synaphab) et le Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin (Siphab) réunis au sein de l’Intersyndicale, se disent surpris de la sanction infligée aux mis en cause. « Au rendu du verdict, on s’aperçoit que l’accusation retenue contre les dirigeants des sociétés grossistes-répartiteurs est la vente de médicaments falsifiés », a laissé entendre le porte-parole de l’Intersyndicale, après avoir rappelé qu’à l’audience du mardi 6 mars dernier, il n’a jamais été démontré que les médicaments incriminés avaient été falsifiés. Du point de vue des pharmaciens, il était plutôt reproché aux grossistes-répartiteurs un manquement à la procédure d’importation des produits de santé en République du Bénin.
« Les moyens soulevés par l’accusation à l’audience sont donc scientifiquement et juridiquement insuffisants pour parler de médicaments falsifiés », estimele porte-parole de l’intersyndicale. Il dénonce, par ailleurs, les failles de la direction de la Pharmacie qui aurait pu faire éviter des situations pareilles depuis des années. « Il s’agit alors d’une responsabilité partagée entre les structures de contrôle de l’Etat et les grossistes-répartiteurs mis en cause », soutiennent les pharmaciens.
Dr Louis Dèhoumon Koukpémédji salue les efforts du gouvernement et de la justice visant à assainir le secteur pharmaceutique pour la protection de la santé des populations. Mais il sollicite d’ores et déjà la clémence de la cour d’appel de Cotonou à l’endroit des intéressés, au cas où elle sera saisie dans la suite de la procédure d’un recours.
L’Intersyndicale des pharmaciens affirme sa disponibilité à collaborer avec le gouvernement dans le cadre des réformes nécessaires dans le secteur pharmaceutique, dans le but de protéger la santé des populations et de préserver le monopole de compétence du pharmacien. Pour finir, Dr Louis Dèhoumon Koukpémédji, a invité tous les pharmaciens à plus de rigueur dans l’application des bonnes pratiques pharmaceutiques dans l’accomplissement de leurs missions de santé.
Christian HOUNONGBE (Stag.)
Actualités 15 mars 2018
Le Réseau des ministres de l’Economie numérique de l’Oif se met en place[/caption]Le Réseau des ministres de l’Economie numérique des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie –Oif) a fait l’objet d’une conférence de presse co-animée, ce mercredi 14 mars à Cotonou, par le ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, son collègue des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, et le directeur représentant régional de la Francophonie, Eric Adja.
Le gouvernement est décidé à faire du Bénin la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et de l’inclusion sociale. La visite au Bénin en décembre 2017 de la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a été l’occasion pour poser les jalons de la mise en place du Réseau des ministres de l’Economie numérique de l’Oif. Au cours d’une conférence de presse, ce mercredi à Cotonou, le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, son collègue en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, et le directeur représentant régional de l’Oif, Eric Adja, ont expliqué l’importance de cette initiative et les bénéfices que les pays en tireront.
Pour le ministre en charge des Affaires étrangères, le numérique est devenu aujourd’hui un domaine d’importance et de passion. Lorsque les organisations internationales prennent des décisions dans le domaine du numérique, estime Aurélien Agbénonci, il faut les appliquer. A son avis, c’est une évidence que les technologies de l’information et de la communication doivent être utilisées comme catalyseur de la croissance économique.
La mise en place de ce réseau, selon le ministre en charge de l’Economie numérique, vise à créer un creuset de rencontre et d’échanges entre les responsables des départements ministériels en charge de l’Economie numérique en vue d’accompagner les pays membres de l’espace francophone. Aussi, vise-t-elle à mutualiser les efforts des pays dans ce domaine. C’est une opportunité d’échanges de meilleures pratiques ; le réseau couvre l’ensemble des activités relatives au numérique, précise Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Sur les enjeux socio-économiques et les avantages du numérique, elle a expliqué qu’il y a aujourd’hui l’émergence de nouveaux services avec un nouvel ordre économique et que le numérique apparaît comme un espace de liberté.
Au regard de tous ces avantages, elle a pris l’engagement que son ministère mettra tout en œuvre pour que le réseau soit dynamique.
Le directeur représentant régional de l’Oif, Eric Adja, pour sa part, se réjouit que le Bénin prenne le devant de cette initiative qui doit regrouper 84 pays. Avec le numérique, les questions du Nord et du Sud sont bousculées, estime-t-il. Il indique que l’Oif a donné son accord pour l’appui de la vulgarisation du Code numérique du Bénin qui, selon le ministre en charge de l’Economie numérique, est actuellement en cours de promulgation.
Participation des Ecureuils U-20 et U-17 aux compétitions de catégories d’âge[/caption]Le Bénin s’apprête à s’engager dans quelques jours dans des compétitions de catégories d’âge au plan continental sans disposer de véritables sélections nationales. A l’approche des matchs, la Fédération béninoise de football (Fbf) reprend avec les vieilles habitudes qui occasionneraient le gaspillage des ressources de l’Etat.
Après l’élimination des Ecureuils séniors lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017 et surtout les résultats en dents de scie aux éliminatoires de la Championnat d’Afrique des nations (Chan 2019), le Bénin, après l’arrivée à terme du contrat de l’entraîneur, Oumar Tchomogo devrait prendre du recul pour mieux organiser son football qui a trop souffert ces dernières années de l’improvisation, de l’affairisme et de manque de vision.
Depuis son avènement, le régime de la Rupture a clairement affiché son ambition, celle de faire renaître le sport béninois en général, surtout le football miné par une grave crise sans fin en particulier.
Le message du ministre en charge des Sports à la Fédération béninoise de football (Fbf) après la fin du contrat d’Oumar Tchomogo, était clair et devrait édifier chacun des acteurs : le gouvernement entend imprimer une nouvelle vision dans la gestion du sport roi.
Mais, malheureusement ce qu’on observe depuis quelques jours inquiète. Pour une participation aux compétitions importantes, on ne devrait plus assister au spectacle qui s’organise par la fédération.
En effet, la Fbf, à travers un communiqué signé de son directeur des compétitions, Quentin Didavi, demande aux entraîneurs de clubs des 1re, 2e et 3e divisions d’envoyer leurs joueurs de moins de 20 ans à Cotonou pour la phase de sélection de joueurs pour l’équipe nationale juniors, dans le cadre du match aller du premier tour des éliminatoires de la Can-U20 prévus pour les 30, 31 et 1er avril prochains.
Après un championnat national organisé dans les conditions que nous connaissons, on ne peut plus demander aux entraineurs de venir avec des joueurs nés avant 1999. Ces statistiques devraient être normalement disponibles à la fédération, car tous les joueurs ayant évolués dans le championnat devraient avoir une licence, donc les informations sur leur état civil devraient se retrouver à la fédération. C’est dire qu’il n’y a aucun suivi.
Cette phase de sélection n’a rien de plausible, du moins qu’elle frise un travail bâclé, car tous les vrais talents ne pourront être détectés en si peu de jours. Que peut-on obtenir d’un jeune venu du septentrion dans des conditions de voyage peu confortables qui a peut-être fait un voyage nocturne, donc fatigué pour faire un test le lendemain ? Devons-nous continuer avec ces pratiques, alors que nous avons besoin de championnats en bonne et due forme au lieu d’un machin pour sauver une saison ?
Même si on reconnaît que l’entraineur choisi par la fédération Valère Houandjinou a de l’expérience, on ne peut attendre un miracle de lui, puisqu’il n’est pas resté stable au pays pour suivre l’évolution des joueurs dans le championnat.
L’autre aspect important concerne, ses conditions de travail, de là, peut venir la démotivation. Il commence le travail sans un contrat établi. Dans une interview accordée à un confrère de la place, il affirme avoir eu la confirmation des dirigeants qu’un contrat sera signé dans le cadre de son travail. Seulement, si on doit s’en tenir aux expériences passées, le pire est à craindre. Il est à éviter les contentieux avec les entraineurs.
Gaspillage en vue
Le gouvernement doit prendre à nouveau ses responsabilités pour que la pagaille cesse un peu, sinon nous allons encore vers les mêmes résultats, avec le gaspillage des maigres ressources publiques.
Il importe que la Fbf réfléchisse pour éviter l’humiliation, car ce ne sont pas les talents en football qui manquent au Bénin mais plutôt une organisation rigoureuse de détection et de promotion des jeunes pour rehausser le football Béninois. Il ne s’agit pas de toujours trouver une solution échappatoire pour contourner les faiblesses de notre football.
La Fédération béninoise de football doit penser à l’organisation de championnats nationaux réguliers pour éviter le jonglage.
Ce qui devrait préoccuper est le renouveau du football au Bénin et pour cela, il faut des acteurs soucieux de l’objectif visé par le gouvernement à travers son programme d’action, c'est-à-dire un Bénin sportif qui gagne.
Championnat national féminin de rugby à sept[/caption]La Fédération béninoise de rugby (Fébérugby) organise, samedi 17 mars 2018 au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, le championnat national féminin de rugby.
Au total, cinq équipes vont participer à cette compétition qui se veut un tremplin de démonstration de savoir-faire des joueuses de rugby de notre pays. Il s'agit de Lynx de Cotonou, Amazones de Cotonou, Dinosaures de Porto-Novo, Bulldozer de Missérété et Buffles de Parakou. Il est prévu en match inaugural de ce championnat attendu par les férus de la balle ovale, une rencontre entre deux équipes masculines des moins de 18 ans.
Selon Faustin Dahito, président de la Fébérugby, l'organisation de ce championnat entre en ligne de compte avec la volonté de son comité de dynamiser cette discipline au Bénin. Il invite le public sportif et les fanatiques du rugby à effectuer le déplacement de Porto-Novo pour non seulement découvrir le savoir-faire des joueuses mais aussi pour célébrer les femmes sportives en général et les rugbywomen béninoises pour rester collé à l’actualité de la Journée internationale des femmes.
Société 14 mars 2018
Rencontre à Bohicon des acteurs de la filière riz[/caption]Les acteurs de la filière du riz au Bénin se sont retrouvés, ce mardi 13 mars à Bohicon, dans le cadre d’un atelier de partage et de dissémination du plan stratégique 2018-2022 du Conseil de concertation des riziculteurs du Bénin (Ccr-B).
Le Conseil de concertation des riziculteurs du Bénin (Ccr-B), faîtière nationale des organisations de producteurs de riz du Bénin, qui regroupe six unions régionales rizicoles avant le processus de départementalisation en cours, dispose désormais d’un nouveau plan stratégique pour la période de 2018 à 2022. Ce nouveau plan a été présenté aux acteurs du secteur hier dans un cadre d’échanges. Cette rencontre vise à favoriser, d’une part, l’internalisation du nouveau plan stratégique 2018-2022 par les différents partenaires techniques et financiers (Ptf) qui interviennent dans la riziculture et la définition avec ces derniers d’un mécanisme devant régir la synergie de leurs interventions avec le Ccr-B, l’alignement et l’appui pour la mise en œuvre optimale de ce plan quinquennal de développement de l’autre.
Les échanges ont porté sur les résultats, orientations stratégiques et axes d’intervention du Ccr-B au cours des cinq prochaines années. Ils ont permis de recueillir les avis sur les possibilités et mécanisme de collaboration avec le Ccr-B dans leurs interventions dans le but de pouvoir mettre en place un cadre de concertation multi-acteurs en vue d’une meilleure capitalisation des interventions au niveau de la filière riz au Bénin.
En effet, à la fin de son plan stratégique 2014-2017, le Ccr-B a bénéficié d’un appui du Programme d’appui à l’entreprenariat féminin au sein de la filière riz (Paeffr) financé par les Affaires mondiales Canada (Amc) et le Centre d’étude et de coopération Internationale (Ceci) pour l’élaboration de son nouveau plan de développement quinquennal 2018-2022. Ce processus qui a démarré en décembre 2017 a pris fin le 3 février dernier, et a abouti à la définition d’une nouvelle vision pour le Ccr-B qui est de « devenir d’ici 2022, une organisation dynamique, performante, crédible, bien gouvernée et capable de répondre aux besoins du marché national en paddy pour l’épanouissement de ses membres». Pour y parvenir, le Ccr-B envisage, à travers sa nouvelle mission, de « Contribuer à améliorer les conditions socio-économiques des rizicultrices et riziculteurs du Bénin et leur insertion dans le processus de développement durable par la représentation, la défense des intérêts et la professionnalisation». Les différents intervenants, au cours de la rencontre d’hier, ont salué cette dynamique en marche au niveau de la structure faîtière. Tour à tour, Mathieu Iwikotan, du Ccr-B, Richard Désautels, coordonnateur du Paeffr-Ceci et Dossa Aguèmon, directeur de la Programmation et de la Prospective au ministère de l’Agriculture, ont rappelé l’importance de ce plan stratégique pour l’essor de la filière riz au Bénin.
Au cours de sa présentation, Joseph Koutchika, coordonnateur du Ccr-B, devait dévoiler ce nouveau plan stratégique 2018-2022 qui s’articule autour de cinq orientations stratégiques avec à la clé, plusieurs enjeux et défis que le Ccr-B ne pourrait relever sans une complicité positive et une synergie d’actions avec l’ensemble des acteurs de la filière riz dont les partenaires techniques et financiers notamment.