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Nouvelles

Violence et voie de fait à l’Uac: La garde à vue de deux étudiants prolongée
[caption id="attachment_28287" align="alignnone" width="1024"]Violence et voie de fait à l’Uac[/caption]

Les deux étudiants arrêtés par la police, lors des échauffourées qui ont eu lieu à l’Université d’Abomey-Calavi, pour violence et voie de fait, ont été présentés dans l’après-midi de ce mardi au procureur de la République. Leur garde à vue a été prolongée, ont déclaré à la presse leurs avocats, Me Aboubacar Baparapé et Me Julien Togbadja, à leur sortie du cabinet du procureur.

Ils ont confié que ce dernier a décidé de les retourner au commissariat de police (en garde à vue) en entendant de les présenter à nouveau, demain jeudi à son cabinet, avec 35 autres étudiants arrêtés, ont-ils précisé. A les en croire, le procureur souhaiterait avoir tous les procès-verbaux des 37 étudiants arrêtés avant de prendre une décision.
Les avocats des étudiants ont saisi l’occasion pour dénoncer les conditions de détention peu humaines que vivent leurs clients. A en croire Me Aboubacar Baparapé, les 37 étudiants vivent dans une salle destinée à dix personnes. Des conditions qui ne respectent pas les droits de l’Homme, selon lui. Cependant, ils espèrent obtenir dès la prochaine audition prévue pour demain jeudi, la mise en liberté de leurs clients. Me Julien Togbadja a saisi l’occasion pour conseiller aux étudiants venus nombreux à cette rencontre de ne plus casser les infrastructures publiques au cours de leurs manifestations.
Rappelons qu’à l’origine de cette procédure judiciaire, les 37 étudiants « grévistes » ont été arrêtés à la suite d’une série de quatre jours consécutifs d’échauffourées sur le campus d’Abomey-Calavi qui ont dégénéré en troubles à l’ordre public, avec la destruction d’infrastructures routières et d’un pan du mur de clôture de l’université ?

Ange Joël TOFFOUN

Société 07 mars 2018


Recours contre la suspension de Léhady Soglo à la mairie de Cotonou: La Cour constitutionnelle «incompétente», dossier en suspens
[caption id="attachment_28286" align="alignnone" width="1024"]La Cour constitutionnelle «incompétente», dossier en suspens[/caption]

Saisie de deux requêtes, la Cour constitutionnelle se déclare incompétente pour connaître de la légalité de la suspension de Léhady Soglo à la tête de la mairie de Cotonou, suivie de sa révocation. Et pour cause !

La Cour constitutionnelle est incompétente pour juger de la légalité de la suspension de l’ancien maire de Cotonou, renseigne la décision n°18-039 du 20 février rendue par la haute juridiction.Elle a été saisie d’une requête en date du 7 août 2017 par le sieur Olivier Noël Koko qui sollicite le « contrôle de constitutionnalité de la suspension de monsieur LéhadySoglo par l’arrêté
n° 2014-002 du 07 avril 2014 pour violation du droit à la défense accordé à tout accusé ». Par une autre requête en date du 4 août 2017, l’ancien maire de Cotonou lui-même a formé un recours « contre le préfet du département du Littoral, le ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale et le Gouvernement de la République du Bénin ».
A l’analyse du dossier, les sages de la Cour concluent que « Le grief fait au préfet du département du Littoral par les requérants se rapporte à la mise en œuvre qu’il a faite de la procédure d’audition prévue et organisée par les articles 16 et suivants de la loi n°97-028 du 15 janvier 1999 portant organisation de l’administration territoriale en République du Bénin ». Aussi, le dossier révèle-t-il que, de fait, la requête formulée tend, en réalité, à faire apprécier par la Cour les conditions d’application par le préfet de cette loi ; et que la haute juridiction est ainsi invitée à procéder à un contrôle de légalité. La Cour souligne qu’elle est juge de la constitutionnalité et non de la légalité, et par conséquent, ne saurait en connaître.
Entre autres, les requérants estiment que la décision intervenue dans une certaine précipitation a « violé le principe des droits à la défense et du contradictoire pour faire suspendre et amener à révoquer un maire élu », malgré la demande de l’intéressé devant le préfet du Littoral.
Pour rappel, Léhady Soglo a été suspendu de ses fonctions de maire de Cotonou, par arrêté n°26/MDGL/DG/SGM/DGCL/SA/O11/SGG17 du ministre en charge de la Décentralisation en date du vendredi 28 juillet 2017, suite à son audition par le Conseil départemental de concentration et de coordination (Cdcc) du Littoral sous la direction du préfet Modeste Toboula. Cette décision du ministre de tutelle est sous-tendue par des « fautes lourdes » au nombre desquelles « la vente ou l’aliénation abusive de biens domaniaux, la violation des règles de déontologie administrative, l’augmentation des frais de représentation qui passent de 2 millions à 10 millions F Cfa pour l’année 2017 sans délibération spécifique du Conseil municipal ou de l’autorité de tutelle, l’engagement de dépenses en dehors de la procédure des marchés publics ». Distorsion de ressources financières, organisation de simulacre de consultations en matière de marché public, effacement des traces de documents administratifs et comptables par incinération sont également des griefs portés à l’encontre de l’ancien maire de Cotonou et mentionnés dans la décision signée du ministre Barnabé Dassigli. Mais au-delà de ces « faits graves » (selon l’arrêté ministériel), la suspension par le ministre de tutelle puis la révocation plus tard en Conseil des ministres de l’ancien maire de Cotonou sont intervenues dans un contexte de longue guéguerre politique entre lui et l’autorité centrale.
Sept mois après, le successeur de LéhadySoglo n’est toujours pas connu ; le gouvernail de la mairie est resté jusque-là dans les mains du premier adjoint au maire, Isidore Gnonlonfoun.

Actualités 07 mars 2018


Marche sur le ministère du Plan: Des enseignants exigent l’application de leurs statuts
[caption id="attachment_28285" align="alignnone" width="1024"]Des enseignants exigent l’application de leurs statuts[/caption]

Des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire étaient dans les rues de Cotonou, ce mardi 6 mars 2018, pour exprimer leur déception face à l’échec des négociations, alors que les grèves durent depuis bientôt deux mois. Une occasion pour le ministre d’État chargé du Plan de leur annoncer le positionnement des salaires du mois de février.

Les enseignants réunis au sein du Front d’action des syndicats de l’éducation, et de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp) ont battu le macadam, ce mardi, pour exiger du gouvernement l’application de leurs statuts. À travers des slogans hostiles au gouvernement, ils ont fait le trajet qui part du carrefour Unafrica, en passant par l’Étoile rouge, Cadjèhoun pour échouer au ministère d’État chargé du Plan et du Développement.
C’est le ministre d’État, Abdoulaye Bio Tchané en personne, assisté de son collègue de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, qui a reçu la motion des marcheurs. Tout en apaisant les manifestants, il a signalé que le gouvernement reste à l’écoute et disposé à trouver une issue à la fronde sociale qui a cours actuellement dans le pays. Il affirme la bonne disposition du gouvernement à satisfaire toutes les couches sociales du Bénin. Il a saisi l’occasion pour annoncer aux marcheurs que leurs salaires sont positionnés depuis la veille au Trésor public.

Menace d’une année blanche !

C’est Éric Roméo Péthos qui, au nom des manifestants, a lu la motion. Il a rappelé que c’est le 21 novembre 2015 que le gouvernement a pris les différents décrets portant statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire mais fait constater qu’aucun arrêté d’application desdits décrets n’a été pris à ce jour.
Pour les marcheurs, la régularisation de la situation administrative et financière des milliers d’enseignants ainsi que l’amélioration de la situation de précarité faite aux vacataires ne constituent pas la priorité du gouvernement. Leur porte-parole signale : « Les différents dialogues sectoriels n’ont pu régler les diverses questions, le dialogue national est lui aussi plombé… ». C’est pourquoi poursuit-il, « l’échec des négociations a conduit à des actions dont la grève déclenchée depuis le 16 janvier 2018 ».
Cette situation n’arrangeant aucun acteur du système éducatif, les enseignants en mouvement, à travers cette marche, appellent au sens de responsabilité de tous les acteurs de l’appareil étatique et suggèrent la reprise des négociations avec les différentes organisations en lutte. Réaffirmant leur ouverture au dialogue, les enseignants réunis au sein du Front et de l’Imp entendent aller jusqu’à une année blanche au besoin, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Salaires virés, vers un adoucissement des positions ?

Le ministre d’État a annoncé, hier, le virement des salaires du mois de février aux enseignants, lesquels avaient été bloqués suite aux mouvements de grève. Abdoulaye Bio Tchané vient ainsi confirmer la nouvelle diffusée à travers un communiqué de presse, dans lequel, le ministre de l’Économie et des Finances, a annoncé le paiement desdits salaires pour compter du 5 mars.
Tout en réitérant l’engagement du gouvernement à satisfaire leurs revendications, le ministre ouvre ainsi la voie au dégel de la fronde syndicale à laquelle fait face le gouvernement. Mais reste à savoir si ces salaires n’ont pas subi de défalcation qui constitue l’autre pomme de discorde entre le gouvernement et les syndicats en mouvement.

Y. K.

Société 07 mars 2018


Elaboration de la Charte de l’eau du Bassin de la Volta: Le rapport consolidé de l’étude en cours de validation
[caption id="attachment_28284" align="alignnone" width="1024"]Elaboration de la Charte de l’eau du Bassin de la Volta[/caption]

Le secrétaire général du ministère de l’Eau et des Mines, Alain Henrie Mahoudjro Houéto, a procédé, ce mardi 6 mars, à l’ouverture de l’atelier régional de validation du rapport consolidé de l’étude diagnostique technique, juridique et institutionnelle pour l’élaboration de la charte de l’eau du bassin de la Volta. C’était en présence du directeur exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta, Robert Y. Dessouassi et des participants venus des pays membres.

Les participants venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Togo et du Bénin se penchent pendant deux jours sur le rapport consolidé de l’étude diagnostique technique, juridique et institutionnelle pour l’élaboration de la charte de l’eau du bassin de la Volta.
Pour Philippe Armand Adjomayi, directeur général de l’Eau, point focal national de l’Autorité du Bassin de la Volta (Abv), l’atelier en cours constitue l’étape finale de la première phase du processus de l’élaboration de la charte. Un processus qui se
résume, selon lui, en trois phases : l’étude diagnostique, première phase dont le rapport final provisoire consolidé fait l’objet de l’atelier en cours ; l’élaboration, la validation, l’approbation et l’adoption de la charte de l’eau du bassin de la Volta proprement dite et la vulgarisation de ladite charte suivie de l’élaboration de ses textes d’application. Il s’agit, a noté le point focal national de l’Abv, de traduire davantage la volonté commune des participants de promouvoir la solidarité, la coopération et l’intégration socio-économique régionales, en vue d’un développement intégré et durable des ressources en eau du Bassin de la Volta.
La charte de l’eau revêt une importance capitale pour l’institution, reconnaît Robert Y. Dessouassi, le directeur exécutif de l’Abv. Ladite charte sera et demeurera un outil technico-juridique et réglementaire qui va traduire, de façon concrète, la mise en œuvre des principes cardinaux de coopération consignés dans la Convention portant création de l’Abv, librement signée le 19 janvier 2007. Et qui matérialise ainsi à suffisance, relève le directeur exécutif de l’Abv, la preuve de la volonté incontestable des dirigeants de renforcer la coopération et l’intégration sous-régionale. Neuf principes sont inscrits à l’article 4 de la Convention. Après les avoir énumérés, il a convié les participants à les garder à l’esprit tout au long du processus d’élaboration de la charte.
Le développement de la charte de l’eau du bassin de la Volta, à l’instar du bassin du fleuve Niger et du bassin du fleuve Sénégal, revêt un caractère indispensable et urgent pour l’Abv, dans son processus de gestion concertée et paisible des ressources naturelles, en vue de promouvoir un développement socio-économique harmonieux de plus de 25 000 000 d’âmes vivantes, dans ce bassin partagé, renseigne Alain Henrie Mahoudjro Houéto, secrétaire général du ministère de l’Eau et des Mines (représentant son ministre, président du Conseil des ministres de l’Abv). Ce bassin dispose d’énormes potentiels hydrologiques et agro-énergétiques.
« L’élaboration de la charte de l’eau fait l’objet de la composante n°1 du Projet de mise en œuvre du programme d’action stratégique du bassin de la Volta (Vsip), cofinancé par la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial et la Coopération internationale pour les cours d’eau en Afrique (Ciwa) », rappelle Alain Henrie Mahoudjro Houéto. Il a invité les participants à ne pas s’écarter de l’esprit de coopération et de solidarité qui fait prévaloir le triomphe de l’intérêt général sur les intérêts sectoriels pour le bien-être des générations futures dans le bassin de la Volta.
Alain Henrie Mahoudjro Houéto s’est déclaré rassuré des conclusions fructueuses qui seront issues de l’atelier, se référant aux compétences des experts de divers domaines venus des six pays pour apporter une touche particulière à la charte. L’atelier prend fin ce jour.

Société 07 mars 2018


Grève dans le secteur de l’éducation: Les enseignants de l’Ouémé-Plateau déposent les « clés » de l’école
[caption id="attachment_28283" align="alignnone" width="1024"]Les enseignants de l’Ouémé-Plateau déposent les « clés » de l’école[/caption]

Deux clés réalisées pour la circonstance, l’une pour symboliser la clé des écoles maternelles et primaires et l’autre pour représenter celle des lycées et collèges d’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle au niveau de l’Ouémé et du Plateau, ont été remises, ce mardi 6 mars à Porto-Novo, par les enseignants aux deux directeurs départementaux en charge des Enseignements maternel, primaire et secondaire.

La grève va apparemment de mal en pis dans les écoles, collèges et lycées des départements de l’Ouémé et du Plateau. En témoigne l’acte posé, ce mardi 6 mars, par les enseignants grévistes qui ont investi la cour de la direction départementale des Enseignements maternel et primaire (Ddemp) de l’Ouémé abritant également la direction départementale de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle de l’Ouémé. Ils ont organisé un sit-in à l’issue duquel ils ont remis symboliquement les clés de l’école béninoise pour montrer que cette dernière est totalement fermée.
Mais les deux autorités départementales de l’éducation ne sont pas tombées dans leur traquenard. Elles ont refusé de prendre les deux clés dont l’une voudrait symboliser la clé qui sert à ouvrir les écoles maternelles et primaires et l’autre, celle des lycées et collèges d’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle au niveau des deux départements. Tenant coûte que coûte à ne plus rentrer avec les deux clés, le président du comité des luttes de l’Ouémé et du Plateau, Joseph Aïmassè, a été obligé de déposer les deux clés par terre devant les deux directeurs départementaux. Ces derniers rassurent néanmoins les manifestants de rendre compte fidèlement à leurs ministres de tutelle respectifs.
Par l’acte de remise de clés, les grévistes entendent annoncer aux deux autorités départementales en charge de l’éducation la fermeture de l’école dans les deux départements. Joseph Aïmassè et ses collègues promettent de ne revenir chercher les deux clés qu’après satisfaction
totale de leurs revendications. Ils semblent vraiment déterminés à aller jusqu’au bout du mouvement de débrayage en cours. Banderoles rouges, rameaux et autres branchages ceints autour de la tête, les manifestants munis de tam-tam, et de castagnettes ont animé de 8 h 30 jusqu’à 13 h, avant d’être reçus par les deux autorités. Ils scandaient des slogans et chansons défavorables au gouvernement qu’ils accusent d’avoir fait main basse sur leurs salaires du mois de février passé.

Les élèves s’en mêlent

La motion de protestation a été lue par Jean-Marie Noumonvi, au nom des enseignants permanents et contractuels de l’Etat, de la maternelle, du primaire et de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle. Il dénonce la « banalisation et la profanation de la fonction enseignante ». Il exige surtout la fin de « la ruine de l’école qui passe par la réunion de meilleures conditions d’études et de travail pour les élèves et enseignants ».
A son tour, le porte-parole des enseignants vacataires réclame le paiement des arriérés des primes des heures de vacation des mois de décembre 2017, de janvier et de février 2018 jusqu’ici non réglés. En plus de cette revendication, Viahoundé Abègnonhou exige du gouvernement le relèvement du taux horaire de la vacation et attribution aux enseignants vacataires des primes de rentrée, à l’instar de leurs collègues permanents ou contractuels de l’Etat.
Les manifestants ont été rejoints sur les lieux du sit-in par les élèves de plusieurs collèges publics de Porto-Novo qui ont marché à travers la ville pour réclamer la fin des grèves et la reprise des cours. Par la voix de leur porte-parole, Elie Avahouin, les élèves marcheurs disent en avoir ras-le-bol de la grève, eux qui ne font cours que les lundis et restent à la maison les autres jours de la semaine. « Quels résultats peut-on attendre de nous dans ces conditions d’études alors que les examens de fin d’année sont déjà programmés », se désole-t-il. C’est pourquoi, les élèves de Porto-Novo demandent au gouvernement d’accorder une oreille attentive aux revendications des enseignants pour éviter une année blanche.

Education 07 mars 2018


Reprise stratégique des classes à Bohicon et Abomey

Les établissements scolaires ont rouvert leurs portes, ce lundi 5 mars, après une semaine de congé de détente. Dans les villes d’Abomey et de Bohicon, le mouvement de grève lancé par les enseignants semble prendre un nouveau tournant. Les élèves et écoliers étaient en classe, les enseignants présents, mais les activités pédagogiques ont du mal à reprendre.

Au Ceg 2 et 4 de Bohicon, au Lycée Houffon d’Abomey, tout comme à l’Epp d’Adamè-Ahito, de Houndon et ailleurs, les classes ont officiellement repris. Tout le monde est présent mais les activités pédagogiques ont du mal à reprendre normalement. A Bohicon comme dans la ville d’Abomey, les établissements publics des enseignements primaire, secondaire, technique et de la formation professionnelle ne sont toutefois pas moins paralysés. Les enseignants, bien que mécontents, semblent trouver la parade pour échapper aux menaces de l’employeur. Toute la journée d’hier, pour la plupart, ils étaient en réunion sous les arbres, les paillotes, en tout cas, en dehors des salles où sont gardés les apprenants.
Visiblement très remontés, les enseignants rencontrés ne sont pas prêts à démordre, malgré les menaces de défalcation ou de renvoi. Du coup, ils se méfient de tout le monde, refusant de parler à la presse et les accusant d’être à la solde des gouvernants.
Selon certains enseignants, le meilleur est prévu pour les jours à venir. Les stratégies sont en cours d’élaboration pour gagner cette lutte engagée. On apprend que les établissements pourront être carrément fermés dès ce jour pour aller vers « l’école morte ». Car, pour eux, il est inconcevable de reprendre la craie sans salaire et sans un statut qui donne des conditions de vie et de travail relativement acceptables pour l’enseignant?

 

Education 06 mars 2018


Développement rural: Les nouvelles exigences faites aux agents du secteur agricole

Au cours de sa visite sur les périmètres aménagés à l’intérieur du pays, la semaine écoulée, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rencontré les agents sous sa tutelle en charge de l’encadrement et de la gestion des filières agricoles et agropastorales. Gaston Dossouhoui en a surtout profité pour leur présenter le nouveau profil de l’agent du développement rural.

« L’agent du développement rural à la différence des autres se montre disponible, ouvert et au-delà de ce qui est prévu dans son calendrier, est prêt à s’investir, à anticiper, à discuter et remodeler son programme pour qu’à une échéance donnée, le résultat escompté soit atteint ». Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, s’est vu obligé de faire cette mise au point face aux agents opérant au niveau du pôle agricole numéro I pour leur rappeler les espoirs placés en eux, surtout pour l’atteinte des objectifs assignés à leurs secteurs d’activité. Lesquels ont nécessité par ailleurs que le secteur soit complètement remodelé dans sa structure. 

Face à eux, vendredi 2 mars dernier à Malanville, le ministre a voulu un échange franc pour rappeler chacun d’eux à son engagement. Cette séance s’imposant, à en croire le ministre, notamment en raison de l’importance de leurs zones d’intervention. En effet, sur les sept nouvelles filières définies pour la relance et la promotion du secteur agricole, ce pôle à lui seul (deux communes) en concentre deux. Une charge non négligeable, mais aussi un énorme défi à relever et pour lequel l’agent du développement rural doit devenir un modèle, selon le ministre.
Disponibilité, sacrifice, expression d’une foi intérieure… sont autant de qualités qui doivent accompagner l’engagement attendu de ces agents, rappelle le ministre. « Il faut croire en ce qu’on veut faire, l’imaginer, matérialiser cela dans la tête avant de mettre les ressources », enseigne Gaston Dossouhoui aux agents. « Si vous vous comportez comme des fonctionnaires, vous allez fonctionner au lieu de réfléchir à la responsabilité qui est la vôtre, vous ne serez pas au rendez vous des ambitions », poursuit-t-il.
« Ce que nous voulons faire avec vous, c’est de partir sur nos erreurs et nos insuffisances pour ne plus les commettre et améliorer vos performances », fait-il aussi observer. Mais pour y arriver, lance le ministre, « Il faut le don de soi qui passe par le partage ». Pour lui, l’agriculture est un métier qu’il faut apprendre. « On ne vient pas là lorsqu’on a échoué partout », rectifie-t-il. « Vous les jeunes gens, vous refusez d’apprendre le métier. Vous n’avez pas l’humilité pour apprendre. Soyez humbles.
Apprenez auprès des éleveurs et des riziculteurs », conseille enfin le ministre aux agents et cadres du secteur agricole.
Après Malanville, le même exercice a été repris à Kandi avec la même cible et devrait même s’élargir aux autres pôles agricoles du pays?

Actualités 06 mars 2018


Veille citoyenne: La cellule de Bohicon formée aux règles des marchés publics
[caption id="attachment_28275" align="alignnone" width="1024"]Veille citoyenne: La cellule de Bohicon formée aux règles des marchés publics[/caption]

Un atelier de formation de la Cellule de participation citoyenne (Cpc) de Bohicon s’est tenu, ce lundi 5 mars dans la ville carrefour, sur les règles de passation et procédures de suivi des marchés publics.

Les membres de la Cellule de participation citoyenne (Cpc) de Bohicon et deux agents de la Cellule de passation des marchés de cette mairie ont participé, ce lundi 5 mars, à un atelier sur les marchés publics et la lecture des documents budgétaires et de planification. Cette initiative vise à former les soixante-deux Cpc sur les thématiques relatives aux règles de passation et procédures de suivi des marchés publics ; la lecture et le suivi de la mise en œuvre des documents de planification (budget, plan de développement communal (Pdc), comptes de gestion et administratifs). 

Cette formation assurée par Luc Gandémey et Jean-Claude Dossa répond surtout à la nécessité pour les gestionnaires publics de rendre compte de leurs choix politiques et de leurs rendements et est plus ou moins encadrée dans presque toutes les communes. Les populations s’éveillent lentement mais sûrement sur leur rôle de veille citoyenne. Les différents acquis constituent aujourd’hui d’importants progrès d’autant que le début de la réforme de la décentralisation était caractérisé par une totale inertie citoyenne et l’absence d’ouverture des élus et de l’administration communale. Mais, pour l’essentiel, ces acquis demeurent fragiles et ont besoin d’être renforcés et entretenus pour leur pérennité dans le temps.
Il s’agit donc à long terme,
indiquent les formateurs, de relever le défi de la pérennité du mécanisme des Cpc et celui de la promotion de la transparence publique. Selon eux, les organisations de la société civile doivent renforcer leur rôle de veille citoyenne dans l’hypothèse qu’une pression permanente des citoyens organisés sur leurs dirigeants va obliger ces derniers à une gestion plus ouverte et transparente à tous les niveaux de la vie publique.

Société 06 mars 2018


Assemblée générale élective de l’Unamab: Marc Robert Dadaglo succède à Michel Adjaka
[caption id="attachment_28273" align="alignnone" width="1024"]Assemblée générale élective de l’Unamab: Marc Robert Dadaglo succède à Michel Adjaka[/caption]

L’Union nationale des magistrats du Bénin(Unamab) a tenu, les vendredi 2 et lundi 5 mars, une assemblée générale élective. A l’issue des travaux, un nouveau bureau de l’Union a été élu par les membres, puisque le président sortant, Michel Adjaka, finit son deuxième et dernier mandat le même jour. L’actuel substitut général près la cour d’appel de Cotonou, Marc Robert Kodjo Dadaglo, a été élu par ses pairs pour présider le nouveau bureau pour un mandat de trois ans.

La présidence de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) vient de changer de main. Après deux mandats passés à la tête de l’union, Michel Adjaka passe la main, à l’issue d’une assemblée générale organisée pendant que les magistrats observent un mouvement de grève largement suivi comme d’habitude. C’est dire qu’il a tenu à respecter scrupuleusement les textes qui régissent ce syndicat.

Au cours de son mandat, Michel Adjaka a mené de durs combats contre certaines décisions du gouvernement en organisant des mouvements de grève souvent très suivis, et cela a parfois duré longtemps. L’homme est connu pour sa rigueur et sa persévérance et surtout ses convictions. Il a souvent donné de la sueur froide au pouvoir qui finit par accéder aux revendications des magistrats.
Le dernier bras de fer qui a opposé l’Unamab à l’Exécutif est relatif au retrait du droit de grève décidé par le Parlement, et soutenu par le pouvoir. Heureusement, le mouvement a pris fin après la décision de la Cour constitutionnelle qui met fin à la suppression du droit de grève.
C’est encore en plein mouvement de grève pour protester contre la défalcation des salaires pour fait de grève que le président Michel Adjaka passe la main à Marc Robert Dadaglo, un membre du bureau sortant. Donc le nouveau président n’est pas un novice dans le monde syndical. C’est dire que c’est un nouveau bureau présidé par quelqu’un qui pourra assurer la continuité dans l’action et la méthode, que l’Unamab a confié ses destinées.

Liste des membres du nouveau bureau de l’Unamab

Président : Marc Robert Dadaglo
Vice-président : Issoudine Ibrahim
Secrétaire administratif : Célestin A. Kponnon
Secrétaire administratif adjoint : Roland Agossou
Secrétaire à la formation professionnelle : Robert Kodjo
Secrétaire aux affaires sociales : Eudoxie Akakpo
Secrétaire à l’organisation : Samuel Noutohou
Trésorière générale : Marie Josée Nougbognon Patinvo
Trésorier général adjoint : Jocelyn Gbaguidi

Société 06 mars 2018


Grossesses en milieu scolaire: Les risques des avortements provoqués
[caption id="attachment_28271" align="alignnone" width="1024"] Grossesses en milieu scolaire[/caption]

Ces dernières années, le taux de grossesses non désirées augmente en flèche dans les collèges et lycées de notre pays. Au nombre des solutions pour freiner ce phénomène, des Organisations de la société civile multiplient les séances de sensibilisation pour dénoncer ce phénomène et prévenir le mal. Dr Serge Kitihoun de l’Association béninoise pour la planification familiale (Abpf), pour sa part, évoque les avortements provoqués et leurs conséquences.

Le ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle a dévoilé fin janvier dernier, la fiche statistique départementale des cas de grossesses enregistrés en milieu scolaire au titre de l’année scolaire 2016-2017. Le département des Collines vient en tête avec 472 cas de grossesse, pour un total de 2763 cas de grossesses au plan national sur 301 821 filles inscrites au cours de l’année scolaire 2016-2017.
Pour le compte de l’année scolaire 2017-2018, de nombreux cas ont été également signalés. La statistique publiée par la direction de l’Enseignement secondaire et général du ministère des Enseignements secondaires techniques et de la Formation professionnelle indique que le département de l’Atacora seul s’en sort avec 90 cas de grossesses, le Borgou 111 cas et le Couffo vient en dernière position avec 51 cas. Ces différents chiffres montrent l’ampleur du fléau au Bénin, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation organisées dans les collèges et lycées dans le but d’amener les adolescentes à retarder les grossesses en attendant de finir leur cursus scolaire.
Alors que certaines personnes pensent que certaines émissions des chaînes de Télévision sont à la base de la résurgence du phénomène, d’autres estiment plutôt que les raisons qui justifient l’augmentation du nombre d’élèves porteuses de grossesse en milieu scolaire sont ailleurs.
Au nombre de ces raisons, Serge Kitihoun de l’Association béninoise pour la planification familiale (Abpf) cite le manque d’information et d’éducation sexuelle. « Faute de moyens et à cause de tabous liés au sexe, les enfants et les jeunes filles ne reçoivent pas d’éducation sexuelle et reproductive. Elles ne connaissent pas ou connaissent mal les moyens de contraception et les risques liés à une grossesse précoce », souligne-t-il. Il ajoute aussi la fuite de responsabilité de certains parents, la pauvreté aiguë, les pesanteurs psychologiques, l’inexistence d’aires de distraction saine, le manque d’éducation sexuelle dans les ménages et surtout la non application de la loi 2015-08 portant code de l’enfant en République du Bénin.

Les risques et dangers d’un avortement provoqué 

Depuis 2003, la loi autorise, au Bénin, l’avortement pour des raisons de santé physique et en cas de viol, d’inceste ou de malformation congénitale. Outre cette disposition légale, quiconque s’adonne à cette pratique doit subir la rigueur de la loi.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), 180 000 femmes dans le monde meurent, chaque année, des suites d’un avortement. Cela donne en moyenne un décès pour 300 avortements. En Afrique de l’Ouest, près de 330 000 femmes sont hospitalisées chaque année pour des complications découlant d’un avortement provoqué. En outre, 15 à 25 % de femmes supplémentaires qui ont besoin d’un traitement suite à des complications ne recherchent pas de soins appropriés.
Les complications suite à un avortement peuvent prendre plusieurs formes, selon Dr Serge Kitihoun. Il explique qu’on note essentiellement les troubles de santé chez la femme, les difficultés lors de grossesses ultérieures et parfois la stérilité. Pour lui, dans 2 à 15 % des cas, la femme peut souffrir de perforation utérine, de déchirure du col de la matrice, de rétention placentaire suivie d’hémorragie ou d’infection locale ou généralisée. Si l’hémorragie est importante, précise-t-il, elle peut produire un état de choc. Une hémorragie et d’autres facteurs peuvent aussi provoquer une coagulation intra-vasculaire disséminée (Civd).
Il existe d’autres risques, a-t-il poursuivi, comme la fièvre, la déshydratation, les éruptions cutanées, la toxémie et l’hypertension, l’irrégularité menstruelle, les rapports sexuels douloureux, les spasmes bronchiques peuvent également survenir. Enfin, il pourrait y avoir un accroissement significatif du risque du cancer du sein conséquent au bouleversement hormonal causé par l’arrêt brusque et prématuré de la grossesse. Une grossesse des suites d’un avortement, peut provoquer la naissance d’un enfant mort-né, car le sang de la mère aura fabriqué des anticorps. La proportion des fausses couches et des naissances prématurées aussi, explique-t-il, augmente après un avortement, suite à des lésions du col de l’utérus soit du simple au double, voire davantage. On note également, un risque plus grand d’enfants anormaux, physiquement ou mentalement. Après un avortement même médicalisé, insiste Serge Kitihoun, la conception peut devenir impossible par infection des trompes, adhérences utérines suite à des cicatrices laissées par le curetage et la dilatation excessive du col de la matrice.
Il reste convaincu que non seulement le taux de stérilité augmente, mais encore et surtout que le taux de prématurité double ». Les gynécologues constatent, rapporte-t-il, qu’un nombre croissant de femmes viennent les consulter pour des irrégularités menstruelles, des pertes accrues, des rapports sexuels douloureux. Il y a aussi des complications non signalées.
Les séquelles physiques n’étant pas toujours immédiatement apparentes, celles qui ont des difficultés postopératoires se présentent le plus souvent chez un autre médecin que l’avorteur. Celui-ci reste donc ignorant des conséquences de l’avortement qu’il a effectué. Les conséquences à long terme, telles que la stérilité, ne sont pratiquement jamais signalées au chirurgien.
Dr Serge Kitihoun conseille à la place des avortements provoqués, le recours à la planification familiale. Elle est un ensemble de mesures et de moyens mis à la disposition des individus, des couples et de la communauté, pour permettre à chacun d’avoir le nombre d’enfants voulus, au moment voulu et offrir aux couples infertiles la possibilité de procréer. La planification permet également une prise en charge responsable de la sexualité, y compris la prévention et le traitement des Ist et Vih/Sida.

Santé 06 mars 2018


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