La Nation Bénin...
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Les apprenants descendent dans la rue à Lokossa[/caption]Las de la grève qui ronge, depuis quelques mois, l’année scolaire 2017-2018, des élèves et écoliers ont donné de la voix, ce lundi 5 mars, dans la ville de Lokossa. C’était à travers une marche suivie de deux sit-in organisés, l’un après l’autre, à l’hôtel de ville et à la préfecture de Lokossa.
Au préfet du Mono, Komlan Zinsou, et au maire Pierre Awadji, les manifestants ont justifié leurs mouvements de protestation par la crainte d’une éventuelle année blanche. Et pour parer à cette éventualité, ils ont appelé à la satisfaction des revendications des enseignants gage, selon eux, de la reprise des activités dans les établissements scolaires au niveau du primaire comme du secondaire. « Assez de discours ! Nous ne voulons pas d’une année blanche », ont-ils scandé à la mairie puis à la préfecture de Lokossa. La marée des jeunes manifestants était encadrée par des forces de l’ordre et quelques responsables des Organisations syndicales de l’éducation en lutte dans le département du Mono. Parmi ceux-ci, François Kpohouégbé estime que si « Le gouvernement aime les enfants, il doit se décider à accorder aux enseignants la satisfaction de leurs légitimes revendications ».
Lesdites revendications portent, notamment, sur la mise en application effective des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire?
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 06 mars 2018
Les enseignants de l’Ouémé-Plateau ne démordent pas[/caption]Les enseignants grévistes sont toujours sur pied de guerre dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. Dans les lycées et collègues en passant par les écoles maternelles et primaires, le ton est au durcissement, nonobstant les menaces de radiation que brandit le gouvernement.
Les enseignants de l’Ouémé et du Plateau étaient en assemblée générale extraordinaire, ce lundi 5 mars à l’école urbaine centre de Porto-Novo. Cette rencontre a été convoquée pour apprécier les différentes notes de service prises par leurs ministres de tutelle les invitant à la reprise des classes. Les absents seront considérés comme ayant abandonné leurs postes et seront purement et simplement radiés de l’effectif des agents de la Fonction publique, ont souligné les deux ministres.
L’assemblée générale extraordinaire qualifie cette mesure du gouvernement d'intimidations et de provocation. Les enseignants se disent plus que jamais déterminés pour poursuivre la grève. Et cela, d’autant que le gouvernement serait disqualifié d’abord pour déclarer la grève illégale et ensuite pour chercher à radier les grévistes. « C’est une première depuis le Renouveau démocratique au Bénin que jusqu’ici les salaires ne soient pas payés aux travailleurs. Le gouvernement nous a affamés et nous interdit d’aller en grève sous peine de renvoi. C’est impossible », dénonce Joseph Aïmassè, président du comité des luttes de l’Ouémé et du Plateau.
Très fâchés, les enseignants ont marché des lieux de l’assemblée générale extraordinaire pour se rendre à la direction des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé et à la direction départementale chargée de l’Enseignement secondaire de l’Ouémé. Ils ont crié leur ras-le-bol aux deux autorités et exigé la satisfaction de leurs revendications. Selon Joseph Aïmassè, le paiement des salaires n’est pas la condition sine qua non pour la reprise des cours. « La rétrocession des salaires confisqués doit être accompagnée de dommages-intérêts », poursuit-il avant d’informer que certains de ses camarades travailleurs ou leurs enfants ont perdu la vie à l’hôpital faute d’argent pour faire face aux soins.
Les enseignants annoncent un sit-in géant, ce mardi 6 mars, pour manifester leur colère et réitérer leur détermination à poursuivre la grève tant que le gouvernement continue de faire la sourde oreille à leurs revendications, relève Joseph Aïmassè. Ces revendications sont d’ordre général et concernent les questions de libertés et les questions d’indexation du salaire. « Au moment où on paye 5 millions F Cfa comme salaire au préfet, il faut qu’on donne mensuellement le dixième soit 500 cent mille au moins aux enseignants », exige le président du comité des luttes des départements de l’Ouémé et du Plateau?
Les enseignants ne lâchent pas prise à Parakou[/caption]Après les congés de détente dont ont bénéficié les usagers de l’école, les établissements scolaires publics de Parakou ont continué à garder leurs salles de classe fermées. Alors que les enfants étaient livrés à eux-mêmes, leurs enseignants se sont donné rendez-vous à l’Ecole primaire publique (Epp) Ocbn, à l’appel de leurs responsables syndicaux au sommet arrivés pour leur doper le moral. C’est pour réaffirmer leur détermination à ne pas lâcher prise, sans avoir eu gain de cause.
Bientôt deux mois que dure le mouvement de grève qui paralyse l’école au Bénin. Après une semaine de congés de détente, la situation ne s’est guère améliorée. En témoigne la journée d’hier, lundi 5 mars au cours de laquelle les établissements publics, dont ceux de Parakou, ont continué à garder leurs salles de classes fermées. C’est le constat effectué à l’Epp Abdoulaye Issa et à l’école urbaine centre, aux Ceg Hubert Maga et Titirou, puis dans bien d’autres établissements, où les portes et fenêtres sont restées closes.
Les apprenants étaient obligés de se retourner sur leurs pas, en l’absence de leurs enseignants. Ces derniers ont préféré prendre d’assaut l’Epp Ocbn où les secrétaires généraux des confédérations syndicales (Cosi, Csa et Cgtb) sont venus à leur rencontre. Intervenant dans les trois ordres d’enseignement, ils avaient à leurs côtés les agents de la santé et du secteur de la justice qui sont également en grève. Ils ont eu l’occasion de comprendre les tenants et les aboutissants des échecs des négociations.
Selon le secrétaire général de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, la rencontre visait principalement à les remobiliser et les galvaniser, les mettre en ordre de bataille. A sa suite, le secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou, les a rassurés que les motions de grève qui se trouvent actuellement sur la table du gouvernement respectent la légalité.
Il ressort des échanges qu’ils ont eus avec leurs responsables syndicaux que le mouvement se poursuit. Ils n’entendent pas se laisser ébranler par les menaces de radiation brandies à leur encontre par le gouvernement. Les travailleurs présents à cette assemblée générale ont également exigé la rétrocession des fonds défalqués de leurs salaires et la satisfaction totale de leurs revendications?

Au terme du tête-à-tête qu’il a eu avec le président Patrice Talon en visite dans son pays, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, a clairement exprimé, son soutien aux réformes en cours au Bénin. L’appui de la France, selon ses propos, ne fera pas défaut. Un partenariat en cinq points a été d’ores et déjà lancé.
Les propos du président français, Emmanuel Macron, au cours de la conférence de presse conjointe animée, hier, aux côtés du chef de l’Etat Patrice Talon à l’issue du tête-à-tête entre les deux personnalités, sonnent comme un soutien franc et ferme à la politique menée par le régime en place. « J’ai été heureux de cet échange. Je souhaite que nous puissions activement travailler ensemble. Le Bénin est un pays stable, démocratique et ami de la France. Notre relation est dense et ancienne », a introduit le président de la République française Emmanuel Macron.
« La France et son président soutiennent fortement le programme de réformes courageuses mis en œuvre par le président Talon dans son pays. Vous menez avec votre gouvernement une politique ambitieuse pour relancer la croissance économique du Bénin et nous sommes clairement engagés à vos côtés », apprécie le président Emmanuel Macron. « Quand on réforme, on bouscule des intérêts », soutient-il également. Avec le président Patrice Talon, il dit avoir échangé sur différents domaines de coopération. « Nous avons évoqué plusieurs sujets régionaux comme internationaux », ainsi que des « pistes pour intensifier notre partenariat », a indiqué le président français au cours de la conférence de presse. Lequel partenariat sera concrétisé par cinq grands accords. Le premier porte sur le secteur de la santé avec l’érection du futur centre hospitalier d’Abomey-Calavi avec une garantie d'assurance crédit de 175 millions d’euros. Le second est relatif à la politique de villes durables. Cotonou et trois autres villes bénéficieront d’une aide évaluée à 58 millions d’euros pour s’adapter aux changements climatiques.
Tourisme, une priorité !
Le secteur du tourisme y a également sa place. « Le développement du tourisme est une des priorités créatrices d’activités et de ressources au Bénin », a déclaré le chef de l’Etat français qui annonce l’arrivée imminente des « grands groupes français» qui investiront dans le secteur. La formation et l’éducation ne seront pas du reste. « La France souhaite accompagner le projet de l’innovation dénommé Sèmè City». Un projet jugé «emblématique» par Emmanuel Macron qui veut « renforcer le partenariat dans ce domaine ». L’offre culturelle entre les deux pays sera également densifiée, s’est-il engagé, annonçant des actions phares comme la nomination de deux personnalités pour conduire le projet de restitution des trésors culturels au Bénin et à d’autres pays africains. « Je me suis engagé afin que d’ici cinq ans des partenariats soient faits », a-t-il expliqué.
Ressentant après un tel engagement de son homologue, « un bonheur à la limite de l’extase », le président Patrice Talon a salué l’engagement de la France aux côtés du Bénin. « Nous avons balayé les demandes de coopération et fait le bilan de ce qui est en cours et ce qui reste à faire », précise-t-il, parlant de ses échanges avec Emmanuel Macron. Pour lui, «la France continue d’être notre partenaire privilégié » avec une «qualité de la coopération » et la «volonté de nous accompagner ».
Le chef de l’Etat rappelle, à l’occasion, que « le Bénin est un pays dans lequel on peut changer les choses » et c’est cela qui justifie sa volonté et sa détermination. Notre talon d’Achille, martèle-t-il, « c’est la gouvernance ». Mais il assure : « A la mauvaise gouvernance, nous sommes résolus à donner une réponse visible ». «Nous avons entrepris, reprend-il, des réformes impopulaires mais c’est parce que nous sommes convaincus que c’est la seule voie de sortie. » «C’est difficile. Il y a des remous. Il y a quelques tensions, mais c’est bien le signe que nous faisons bien », se satisfait le chef de l’Etat. « Nous allons dans les cinq domaines attendre que les choses se concrétisent très vite. Dans le domaine du tourisme qui est pour nous un domaine de
développement certain, nous comptons beaucoup sur la France», fait observer aussi le président de la République qui invite son homologue français à visiter très bientôt le Bénin et d’arborer même la toge du touriste pour constater les efforts de développement dans le secteur?

Zone par excellence touristique, l’Atacora fait face périodiquement à des accès de fièvre hémorragique à virus Lassa. Le dernier cas en date qui semble donner des sueurs froides aux visiteurs de la région est désormais sous contrôle.
La psychose née de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa se conjugue désormais au passé, même s’il faut redoubler de vigilance face aux mouvements migratoires des communautés béninoises vers les frontières du géant voisin de l’Est, réputé zone à risque. Plus de peur à avoir quant à la destination Bénin, indique-t-on du côté de la direction départementale de la Santé de l’Atacora. Face aux éventuelles réticentes des visiteurs en cette saison touristique, Jacob Namboni, directeur départemental de la Santé, se veut rassurant. La situation, à son avis, est stable et sous contrôle. Et d’affirmer que depuis les premiers cas enregistrés, aucun nouveau cas n’a été détecté. Confiant quant au dispositif de prise en charge mis en place et à la veille instituée depuis lors.
Zone touristique par excellence au regard de la présence du parc national de la Pendjari et du foisonnement des sites à y découvrir notamment les chutes d’eau de Kota, de Tanongou et les tatas somba, la région de l’Atacora a été ébranlée une fois encore par l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa, après les drames de 2014 et 2016.
Sur l’ensemble des sept cas suspects reçus, seulement trois ont été confirmés. « L’un est resté un cas probable parce que décédé en communauté sans que l’on ait eu la possibilité de le voir et de le prélever. Après l’examen de leur sang dont les résultats ont été négatifs, trois parmi les sept ont été également signalés comme de faux cas », selon le directeur départemental de la Santé. Et de préciser que seuls quatre cas de fièvre hémorragique à virus Lassa ont été enregistrés dans l’Atacora, depuis que l’épidémie est déclarée.
Les indicateurs sont par ailleurs très rassurants quant à l’état clinique des199 personnes ayant eu un contact direct ou indirect avec les malades et mises en quarantaine, soutient Dr Jacob Namboni. « Aucun des cas n’a manifesté un signe de la maladie, donc ils ne sont pas à risque », croit-il savoir.
« Je voudrais rassurer que tous les cas que nous avons eus jusqu’à présent proviennent du Nigeria. Ce qui nous conforte davantage dans l’idée qu’il n’y a donc pas de cas autochtones encore recensés au Bénin. Par conséquent, la maladie n’est pas spécifique à l’Atacora », martèle-t-il, tout en invitant les touristes à se ruer vers la destination Bénin pour de fortes sensations et des découvertes insolites.

La Jama’at islamique Ahmadiyya organise, depuis quelques semaines, une série de camps médicaux pendant lesquels des opérations de cataracte sont effectuées gratuitement. Depuis le samedi 3 mars dernier, l’équipe séjourne à Ouidah pour faire le dépistage, puis ensuite soigner les patients. La cérémonie de lancement des opérations a connu la présence du premier vice-président de l’Assemblée nationale, élu de la circonscription, Eric Houndété.
La Jama’at islamique Ahmadiyya, dans le cadre de ses œuvres sociales et humanitaires, organise cette année une série de camps médicaux au cours desquels des opérations de cataracte sont gratuitement effectuées. Depuis samedi dernier, ce sont les populations de Ouidah et ses environs qui bénéficient du savoir-faire des médecins directement venus du Pakistan.
L’association a fait venir un camion médical autonome en énergie et équipé d’une salle de consultation et d’un bloc opératoire.
Un geste bien apprécié par le premier adjoint au maire de la commune de Ouidah, Bruno Adjovi, qui salue l’initiative des promoteurs de cette opération qui vise la santé des populations. « La ville de Ouidah a été choisie grâce au député Eric Houndété, un élu de notre circonscription électorale », ajoute-t-il, avant d’inviter les populations à soutenir et encourager les promoteurs.
Le député a invité les populations à sortir massivement pour se faire examiner et se faire soigner pour éviter d’avoir des problèmes de santé graves.
Le président et chef missionnaire de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin, Rana Farooq Ahmad, rappelle que la campagne lancée le 26 février dernier à Porto-Novo a permis de soigner beaucoup de patients pendant cinq jours. Il souhaite qu’à Ouidah les populations sortent également nombreuses et que l’équipe repassera une nouvelle fois pour s’occuper de tout le monde.
Il rassure que tous ceux qui viendront seront consultés, dépistés et opérés sur place. Dans cette première phase de la clinique mobile, l’équipe va parcourir plusieurs villes du Bénin.
Ahmadiyya est une organisation internationale dont le siège se trouve à Londres et qui œuvre pour la paix et le bien-être des populations dans le monde.
Projet d’implantation d’un site de radioélectrique à Abomey-Calavi: Mtn sensibilise les populations[/caption]Le réseau de téléphonie mobile Mtn-Bénin a organisé, samedi 3 mars dernier à Abomey-Calavi, une séance de sensibilisation des populations sur les mesures réglementaires de protection contre les effets des rayonnements non ionisants des sites radioélectriques, dont l’implantation est en perspective dans la localité. Il s’agit pour la délégation de Mtn, d’expliquer les tenants et aboutissants du projet de de la qualité de ses prestations.
« Nous sommes venus échanger avec vous sur les démarches que nous avons menées jusque-là et les précautions que nous avons prises dans le cadre de l’implantation d’un site radioélectrique dans votre zone ». En plantant le
décor en ces termes, le chargé de la conformité et de la régulation à Mtn-Bénin, Jean-Yves Loko, rassure les populations de Tchanangbégbo à Abomey-Calavi de la logique explicative et participative qu’entreprend le réseau dans le cadre de l’érection d’une station de base de téléphonie mobile dans la zone.
C’est dans le souci de renforcer la qualité de ses prestations que Mtn a entrepris les démarches en vue de la construction dudit site, conformément aux normes éditées par l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (Arcep).
Au-delà de la sensibilisation, la rencontre entre les représentants des populations d’Abomey-Calavi et le réseau de téléphonie mobile était un moment d’éclairage non seulement sur les effets des ondes électromagnétiques non ionisants, mais aussi sur les enjeux du projet d’installation dudit site.
Tout en saluant la démarche de Mtn, les riverains soulignent que le réseau contribue à la croissance économique et à la qualité de la communication au Bénin. Toutefois, ils sont réticents à la mise en œuvre du projet, craignant les émissions radioactives sur leur santé.
« Les pylônes installés çà et là dans la zone nous alimentent déjà. Nous ne connaissons pas de perturbations liées à la qualité des prestations de Mtn », soutient le porte-parole des riverains, Reine Tokplo qui dit, craindre pour sa santé et celle de sa famille.
Les réserves des représentants des populations tiennent des informations relayées sur les réseaux sociaux ou les chaînes de télévision sur d’éventuels risques des ondes électromagnétiques sur la santé humaine, notamment la cécité, le cancer, les malformations, la stérilité.... Ils sont préoccupés par la puissance apparente rayonnée, la hauteur du pylône qui sera érigé, les interférences et les perturbations possibles que le projet pourrait engendrer.
Assurances et mesures scientifiques
Pour Mtn, les craintes de maladies émises par les populations ne sont pas vérifiées. Face à leurs inquiétudes, Jean-Yves Loko apaise : « Nous sommes très préoccupés de l’aboutissement heureux du projet. Nous faisons partie de la population, ainsi que nos enfants, parents et amis; nous ne serons pas fiers si le projet doit engendrer à long terme des conséquences nuisibles à la santé des riverains ; par conséquent, nous ne pouvons pas vous exposer à des risques ».
Selon les experts, « les récentes études sur l’exposition aux émetteurs n’indiquent pas de risques publics liés à l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence des stations de base pour la téléphonie mobile… ».
Jean-Yves Loko explique que l’utilisation régulière d’un téléphone mobile, des micro-ondes, des écrans plasma ou d’autres appareils technologiques a plus d’incidence sur la santé humaine qu’un site de radioélectrique. Il étaye ses propos en se référant aux normes de l’Union internationale des Télécommunications (Uit) et de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) qui renseignent sur les mesures scientifiques dans les zones d’irradiation.
Pour Mtn, le projet d’implantation de la station de base de téléphonie mobile n’est pas décidé sur un coup de tête. Les populations n’ont donc rien à craindre, assure le chargé de la conformité et de la régulation à Mtn-Bénin. « Lorsque l’antenne est installée derrière un immeuble, l’immeuble empêche la propagation des ondes », rassure encore la délégation de Mtn qui dit tenir avant tout à la sécurité des populations.
« Les populations sont d’abord les premiers bénéficiaires de nos prestations. Relativement à ce projet, l’avantage pour nous, c’est par rapport à leur densité dans une zone afin de leur permettre d’utiliser au mieux nos installations », soutient le chargé de projet à Mtn, Louis Alladagniwèkè. « Si la population pour qui nous voulons ériger le site doit mourir du fait de nos installations, l’investissement de Mtn ne lui sera pas rentable », argumente-t-il.
Il poursuit : « Les installations qui produisent les ondes électromagnétiques sont érigées en hauteur des pylônes dans des zones où la population ne peut y avoir accès. Des institutions internationales ont pris des mesures par rapport à la limite au seuil d’exposition des hommes ».
Se référant aux dispositions prévues par l’Arcep, il indique que l’autorité de régulation veille à la position du site par rapport aux maisons avoisinantes et à l’orientation des antennes.
Le chargé de la conformité et de la régulation à Mtn, Jean-Yves Loko, se veut plus rassurant sur les précautions et les mesures de protection des populations : « Nous avons les équipements bien contrôlés pour veiller à ce qu’aucune maison ne se trouve dans la zone d’irradiation ». C’est au bout des différentes vérifications relatives à la conformité de l’implantation du site que l’Arcep-Bénin l’autorise. Un acquis déjà obtenu par Mtn.
« L’Arcep nous a fait obligation de prendre des mesures nécessaires avant l’installation du site dans la zone et nous les avons déjà respectées », fait savoir Louis Alladagniwèkè.
Souhait d’une étude d’impact environnemental
A cette séance de sensibilisation, le chef du service contentieux à la mairie d’Abomey-Calavi,
Malick Tokpo, a tenu également à dissiper les inquiétudes des uns et des autres.
Des éclairages ont été apportés par Mtn sur les différentes composantes d’un site radioélectrique, la fréquence des ondes électriques, leurs limites d’implantation conformément à la réglementation et leur propagation à partir des antennes Gsm.
A l’issue de la séance d’échanges, d’explications et de démonstrations qui a duré environ deux heures, les populations ont souhaité que le réseau de téléphonie mobile fasse une étude d’impact environnemental avant toute érection dudit site dans la zone.
Relativement à cette préoccupation, la délégation de Mtn signale les prochaines diligences qui seront effectuées en vue de combler leurs attentes.
« Nous avons l’obligation de rassurer les représentants des populations à qui nous allons fournir les études d’impact environnemental dans la mesure du possible. Nous allons saisir le ministère du Cadre de vie pour qu’il puisse apprécier les préoccupations des uns et des autres et nous autoriser à exécuter ou non le projet », conclut le chargé de la conformité et de la régulation à Mtn-Bénin, Jean-Yves Loko.

A l’initiative de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, en partenariat avec l’Unicef et le gouvernement, les enfants provenant de différentes communes ont pris part, la semaine écoulée au forum national des enfants maires du Bénin dont les travaux se sont achevés, vendredi 2 mars dernier à la mairie de Cotonou. Le forum met l’accent sur le plaidoyer pour la participation des enfants au processus de la décentralisation au Bénin.
La protection des enfants devient un challenge pour la cible elle-même. Le forum national des enfants maires du Bénin qui s’est achevé, vendredi dernier à Cotonou, marque un nouveau tournant en faveur du bien-être de la couche. C’était l’occasion pour les enfants venus des différentes communes du Bénin de recevoir les instruments nécessaires en matière de leadership, de plaidoyer, d’entreprenariat social, et de système de suivi de la participation des enfants à la vie locale. La rencontre a permis de mieux forger leur personnalité de citoyenneté responsable en vue de la défense de leurs droits.
Le forum national des maires enfants se propose de relever les défis en faveur de l’enfance heureuse. « La scolarisation des enfants, notamment des filles, devient une préoccupation majeure ; la situation des enfants talibés dans certaines communes du Bénin devient criarde», relève Gloria Ayanou, présidente de l’Association nationale des conseils d’enfants du Bénin (Anaceb). A ces maux, elle ajoute la malnutrition, les violences et l’exploitation des enfants.
Chiffres à l’appui, le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Claudes Kamenga, souligne le caractère dramatique des violences faites aux enfants. «Neuf enfants sur dix sont victimes d’une agression psychologique ou d’un châtiment corporel; 52,5% sont engagés dans le travail des enfants et trois filles sur dix sont mariées avant 18 ans », révèle-t-il.
Cette situation interpelle les enfants eux-mêmes qui ont pris conscience de la nécessité des plaidoyers pour inverser la tendance. D’où la mise en place de l’Anaceb au terme du forum. Elle est une tribune d’expression sur leurs préoccupations. Sa mission est de faire participer les enfants à la démocratie locale à travers des formations à la citoyenneté responsable et l’apprentissage des valeurs démocratiques. L’Anaceb vise, entre autres, à identifier et à mettre en œuvre des politiques, des stratégies et des partenariats pouvant garantir une satisfaction efficace des besoins des enfants ; à renforcer la citoyenneté et le leadership chez eux en vue de leur pleine participation aux prises de décision les concernant. Sa première mandature est placée sous le signe de l’épanouissement des enfants.
« A travers ce rendez-vous, nous demeurons rassurés que notre cri de cœur sera entendu et que l’avenir est prometteur », espère Gloria Ayanou. Le challenge est d’œuvrer en faveur de la délivrance des actes de naissance aux enfants, la réduction du taux de grossesse en milieu scolaire, la lutte contre les mariages précoces….
D’ores et déjà, les enfants par la voix du maire-enfant de Savalou, Précita Maffon, prennent l’engagement d’être des acteurs du changement pour le respect de leurs droits.
Plaidoyers
Le forum a accouché d’une série de plaidoyers en direction des acteurs de la chaîne de protection en vue de la promotion des droits des enfants. Entre autres, la mise en place dans les établissements scolaires des gouvernements scolaires afin de leur permettre de se former au leadership et à la citoyenneté de qualité, la mise en place des conseils communaux des enfants dans les 77 communes du Bénin, un accès facile aux médias, le vote d’une loi garantissant la participation des enfants à la démocratie locale, la vulgarisation et l’application effective du Code de l’enfant.
« Nous restons convaincus que si une réponse favorable est accordée à nos souhaits, le Bénin sera, dans les prochaines années, un laboratoire de la participation citoyenne des enfants», projette-t-elle.
La représentante du ministre en charge de la Famille, Baboni Yacoubou Mèmouna Sinimbou, rassure : «Vous êtes des leviers du changement de ce pays. Nous sommes prêts à vous écouter et à vous accompagner ».
La cérémonie a été couplée avec la remise de documents sur la protection des enfants aux enfants maires des différentes communes et une levée de fonds pour le démarrage effectif des activités de l’Anaceb?
Relance du cyclisme au Bénin: Des courses de vélos de retour dans les départements[/caption]La Fédération béninoise de cyclisme a dévoilé, samedi 3 mars dernier, sa feuille de route pour le compte de l’année 2018. C’est un programme annuel ambitieux pour relancer cette discipline au Bénin.
Dans le but de développer le cyclisme sur toute l’étendue du territoire national, le comité exécutif de la Fédération béninoise de cyclisme dirigé par Romuald Hazoumè avec le soutien de la Société béninoise de brasserie (Sobebra) a décidé d’organiser quatre compétitions statutaires par an dans tous les départements du Bénin. L’organisation de ces compétitions vise la détection de nouveaux cyclistes. Ainsi, dès le 18 mars prochain, la Fédération béninoise de cyclisme va procéder au lancement des courses de vélos ordinaires et de vélos de route dans la commune de Banikoara, une localité qui s’était révélée lors des inter-communes de cyclisme entre 2012 et 2015. Les autres départements vont accueillir progressivement cette compétition. Ainsi, les courses sont attendues respectivement à Glazoué pour les Collines, le 17 juin prochain ; à Djougou, le 16 septembre pour la Donga ; à Lokossa, le 18 décembre pour le Mono. C’est ainsi que la Fédération entend promouvoir le cyclisme dans les départements du Bénin. En plus de cette phase de détection de talents dans les communes, s’ajoute le tour du Bénin qui aura lieu du 6 au 13 mai 2018 avec douze pays invités. Cette randonnée sera lancée à Natitingou et va connaître six étapes à l’intérieur du pays jusqu’au critérium de Cotonou le 13 mai?
Programme du tour du Bénin
(Présentation des équipes le 7 mai à Natitingou)
1re étape : le 8 mai
Tanguiéta – Djougou
2e étape: le 9 mai
Djougou – Parakou
3e étape :le 10 mai
Kilibo – Dassa
4e étape : le 11 mai
Abomey – Lokossa
5e étape : le 12 mai
Critérium à Porto-Novo
6e étape : le 13 mai
Critérium à Cotonou
Finales du tournoi de basket-ball de la relève: Renaissance Bbc double vainqueur en U14[/caption]
La quatrième édition du tournoi de basket-ball de la relève a connu son épilogue, ce samedi 3 mars au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. En finale dans la catégorie des U-14, chez les filles et chez les garçons, Renaissance Bbc a réalisé un coup double en enlevant les deux trophées.
Les finales de la quatrième édition du tournoi de basket-ball de la relève ont été disputés, ce samedi 3 mars au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Le public sportif a eu droit à une belle partie de la balle au panier chez les filles comme chez les garçons en U-12 et U-14.
Dans la catégorie des U-12, chez les filles, le Cours secondaire Notre-Dame des Apôtres a battu Shooting Stars (18-12). C’était un match amusant en dépit du niveau technique, bas, des filles. Toutefois, elles se sont régalées en découvrant la compétition. Menées (11-10) à la mi-temps, les filles de Shooting Stars n’ont pas pu être à la hauteur de leur adversaire avant la fin de la partie. Le score va évoluer vers la fin du dernier quart-temps du fait de la baisse de forme chez les filles de Shooting Stars. Chez les garçons de cette catégorie, Phoenix s’impose face à l’équipe de l’Etablissement français d’enseignement Montaigne (Efem).
Dans la catégorie des U-14, Renaissance Bbc a remporté la finale face à l’équipe de l’Etablissement français d’enseignement Montaigne (Efem) (32-43). Dans un duel à plusieurs rebondissements, ce sont les garçons de Renaissance basket-ball club qui ont pris le devant des opérations en dominant l’Efem dans le premier quart-temps jusqu’à porter le score à (6-17). Mais, c’est sans compter sur les jeunes de Montaigne qui vont revenir petitement dans la partie avant la mi-temps. A (19-22), l’arbitre renvoie les équipes aux vestiaires. A la reprise, les garçons de l’Efem iront à l’assaut du panier adverse. Ils arriveront à imposer leur rythme à Renaissance Bbc qui manque, du coup, d’efficacité. Le score restera serré (21-23), (21-24), (23-24). Avec le soutien de leur public qui chantait à tue-tête, l’Efem arrivera à prendre l’avantage au marquoir (25-24) d’une courte durée. Car, le jeune Eméric Chabi Kouma, capitaine de Renaissance Bbc va se montrer plus adroit et efficace dans le jeu. Son pressing et son jeu collectif avec Adéyémi d’Almeida et Fabien Dibuba vont payer dans la dernière partie du match. Le score va vite évoluer en faveur de Renaissance Bbc qui passera de (26-24) à (32-42), score final. Chez les filles, Renaissance Bbc va réussir le coup double en battant encore l’Efem, cette équipe qui a été trois fois finaliste malheureuse au cours de la même soirée respectivement en U-12 chez les garçons et en U-14 dans les deux catégories.
A l’issue des finales, Allassane Zimé s’est réjoui du bon déroulement de la compétition. Selon lui, le niveau de jeu des équipes est faible au niveau des U-12 à cause de la non maîtrise des fondamentaux individuels par ces enfants. Il pense que le développement du basket-ball doit passer nécessairement par sa promotion à la base. Il promet pérenniser ce tournoi avec le soutien de mécènes pour passer à la phase nationale d’autant plus que la compétition se déroule simultanément à Cotonou, à Parakou et à Natitingou?