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Nouvelles

Fin correction du Bepc 2017: Les résultats promettent dans l'Ouémé

Les travaux de correction des copies du Brevet d'études du premier cycle (Bepc) session des  12, 13 et 14 juin 2017 ont pris fin mardi dernier à Porto-Novo dans le département de l'Ouémé. L'heure est au report des notes par le Secrétariat sous la houlette de la Direction des examens et concours du ministère chargé de l'enseignement secondaire.

Selon certains correcteurs approchés, les résultats pourraient être nettement  meilleurs cette année,  en tout ca, en ce qui concerne les copies corrigées dans le département, par rapport à ceux de 2016 qui ont été très catastrophiques et ont laissé un goût amer, tant aux candidats, aux enseignants qu'aux parents d'élèves.

A en croire ces sources, il y a eu beaucoup de très bonnes notes dans les différentes matières composées. Plusieurs candidats auraient obtenu la note 20 sur 20 en mathématiques, en physique-chimie, et en Sciences de la vie et de la terre. Des notes de 20 sur 20 ont failli être même données en français.

Mais après plusieurs échanges entre correcteurs et corps de contrôle, renseignent les mêmes sources, il a été décidé d'attribuer  la note 19 sur 20 aux candidats dont les copies auraient émerveillé plus d'un.  La note 20 sur 20 paraissait trop exagérée, vu qu'il s'agit de la composition française. C'est surtout  l'épreuve d'histoire-géographie qui n'a pas trop marché. Les candidats auraient connu quelques difficultés à ce niveau.

Il faut préciser qu'il ne s'agit que des tendances glanées sur le terrain et donc à prendre avec des pincettes. Pour l'instant, les travaux de secrétariat se poursuivent toujours. Si tout marche bien, la première délibération pourrait être donnée avant la date du 14 juillet initialement annoncée par la Dec. 

Education 29 juin 2017


Rapport d’exécution à mi-parcours de la loi de finances 2017: Les recettes de l’Etat pas encore à la hauteur des ambitions

Les recettes de l’Etat ne sont pas encore à la hauteur de l’ambition affichée par le budget général de l’Etat 2017. C’est le moins qu’on puisse dire au regard du rapport d’exécution de la loi de finances à fin mars dernier.

A priori, le rapport d’exécution de la loi de finances au premier trimestre a de quoi inquiéter. Rendu public lors du Conseil des ministres du 21 juin dernier, il vient sonner l’alarme gouvernementale sur la nécessité de retrousser davantage les manches. Car, il faut le mentionner d’emblée, les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur de l’ambition affichée par le budget général de l’Etat estimé à 2010 milliards F Cfa. Le rapport indique qu’à fin mars, les produits de recettes enregistrés par les administrations publiques relevant du domaine de l’Etat central s’établissent à 196,2 milliards F Cfa sur un objectif annuel de 1007,7 milliards F, soit un taux de réalisation de 19,5%. En comparaison aux données de l’année dernière qui étaient déjà de 20,3% à la même période, on relève un léger recul qui trahit la performance réalisée sur la valeur des recettes. De même, les ressources de trésorerie s’évaluent à 116,9 milliards F Cfa sur la même période, soit 11,7% sur une prévision annuelle de 1002,8 milliards F Cfa. A fin mars 2016, elles étaient de 96 milliards sur une prévision annuelle de 474,9 milliards F Cfa. Dans le fond, des progrès ont été enregistrés et découlent sans doute des réformes entreprises pour doper la performance des régies, réduire les nids de corruption et améliorer la compétitivité du port de Cotonou.
On aurait pu applaudir ce niveau de mobilisation si l’Exécutif n’avait pas élevé la barre aussi haute compte tenu de ses ambitions de développement. Mais la réalité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui. Au regard des besoins du moment et des promesses en instance, le deuxième trimestre devra surprendre pour faire taire les critiques et les questionnements sur la capacité du gouvernement à respecter les prévisions qu’il a annoncées. Il est donc attendu que les réformes entreprises produisent plus d’impacts dans les mois à venir, en optimisant l’efficacité des régies et aussi des comptes des entreprises publiques. A ce propos, le Bénin bénéficie d’un contexte économique plus favorable marqué par une légère reprise de l’activité économique au Nigeria et la relance de la production cotonnière.

La crise nigériane derrière nous ?

L’année passée, la dépréciation de la monnaie nigériane consécutive à la récession économique du Géant de l’Est a plombé l’activité économique nationale. La Mission d’évaluation de la compétitivité des produits sur le marché nigérian, commanditée par le gouvernement béninois en juin 2016, a rapporté que l’activité de réexportation était en chute libre avec plus de 20 milliards F Cfa de pertes de recettes sur le riz et les huiles végétales, et 30 milliards de pertes de recettes sur les véhicules d’occasion. A ces pertes, s’ajoutaient une série d’activités menacées comme celles des pièces détachées de véhicules et surtout l’emploi de près de 5000 jeunes qui servaient d’intermédiaires dans les différents parcs entre les propriétaires et les acheteurs de véhicules. A fin juin 2016, seulement 76 000 voitures avaient été réexportées vers le Nigeria, contre plus de 285 000 en 2015 et plus de 353 000 en 2014. Cette année, les Nigérians reviennent timidement sur les parcs de vente de véhicules d’occasion.
Le Gouvernement devra aussi espérer les retombées de la campagne cotonnière écoulée, soldée par un record de production de 455 000 tonnes de coton graine. L’augmentation de la taxe sur l’exportation va sans doute générer des recettes substantielles.
La tendance de mobilisation des ressources extérieures est positive. Le Gouvernement évoque un taux de mobilisation des prêts concessionnels à 17% contre une réalisation ressortie nulle à fin mars 2016. D’aucuns parleraient d’une crédibilité de la signature du Bénin. Mais toujours est-il que le Gouvernement a misé gros sur les partenaires extérieurs pour lancer ou avancer dans les projets d’investissements. La mise en œuvre du Programme d’action du Gouvernement (Pag) est actuellement la priorité. Sans doute l’Etat est-il conscient de la pression que cela induit et de l’enjeu de donner un signal fort dès la première année de réalisation.
Globalement, les chiffres du premier trimestre ne rassurent point. Mais il est trop tôt de crier haro sur le baudet. Le Gouvernement a suffisamment de marges pour rattraper son retard ; les signaux économiques étant au vert?

Economie 29 juin 2017


Cep 2017 : Toboula nourrit l’espoir de voir le Littoral en première loge

Les candidats à l’obtention du certificat d’études primaire composent depuis ce matin sur toute l’étendue du territoire national. A Cotonou dans le département du Littoral, ils sont 20867 dont 10524 filles inscrits pour cet examen. Au total, 47 centres de compositions abritent l’examen national du Certificat d’études primaires (Cep) dans le Littoral.

La cérémonie officielle de lancement des épreuves s’est déroulée à l’école primaire publique Akpakpa centre I dans le 4ème arrondissement sous la supervision du préfet Modeste Toboula et du directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire du Littoral (Ddemp/ Littoral), Martin Luther Adéromou.

Selon  Martin Luther Adéromou, les dispositions idoines sont prises pour permettre un bon déroulement de cet examen dans le département. En se référant à l’encadrement dont a bénéficié les candidats au cours de l’année scolaire, l’autorité martèle que « Le taux de réussite sera à la hausse».

Pour sa part, le préfet Modeste Toboula estime que le gouvernement accorde une place de choix à la formation de qualité. La preuve, souligne-t-il, le secteur éducatif est sujet à de nombreuses reformes depuis l’avènement du régime. Le préfet n’a pas manqué de rappeler l’importance de l’enseignement de base. « L’enseignement primaire de qualité donne à l’apprenant le goût de poursuivre le cursus scolaire », renchérit Modeste Toboula. Enfin, l’autorité préfectorale nourrit l’espoir que son département à la fin de cet examen aura le plus fort de taux de réussite.  D’ailleurs, « les meilleurs du département du Littoral à l’examen du Certificat d’études primaires auront droit à une distinction », a-t-il promis.

 

Actualités 27 juin 2017


CEP 2017 / Le démarrage officiel des compositons consacré à Lalo

C’est parti pour les épreuves du Cep 2017. La première composition de la phase écrite, portant sur l’évaluation de la maîtrise de langue française, a démarré, ce mardi, au complexe scolaire Lalo-centre sous la houlette du ministre Lucien Kokou. Il sonnait exactement 8 h 30mn.

Le top de la composition a été donné par le ministre intérimaire  Lucien Kokou et sa délégation constituée, entre autres, du préfet du département, Christophe Mégbédji et du maire de la commune de Lalo. C’était en salle n•6 où deux candidats ont manqué à l’appel sur un effectif de 36 écoliers attendus.

Cet acte a consacré le lancement officiel de l'examen du Cep, session de juin dans tout le Béni 

Le ministre a rappelé quelques bons comportements aux candidats. « Restez sereins. C'est ce que vous avez appris en classe qui sera demandé. Relisez les questions pour voir si elles ne ressemblent à ce qui vous a été enseigné », a notamment dit le ministre.

Le complexe scolaire Lalo-centre, à sui l'honneur à échu d’abriter le lancement officiel du Cep 2017 est l’une des infrastructures d’accueil des apprenants du département du Couffo, commune située dans la zone Sud-Ouest du Bénin. Il a enregistré 292 candidats dont 120 filles. Au total, 14 absents ont été dénombrés dans le centre.

A l'échelle nationale, 241 798 candidats sont en lice pour le Cep 2017. Ils planchent dans 744 centres d’examen répartis sur tout le territoire.     

Education 27 juin 2017


Atelier de validation du Pdaep-Mr: Faciliter l’accès à l’eau potable à 5,7 millions de personnes

L'ensemble de la population béninoise disposera bientôt de l’eau potable. Partenaires techniques et financiers, élus locaux, organisations non gouvernementales et autres acteurs qui y travaillent se sont réunis en atelier, vendredi 23 juin dernier à Cotonou, pour valider le Plan directeur du sous-secteur d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Pdaep-Mr).

Sur les 45 projets phares du Programme d’action du Gouvernement (Pag) sept relèvent du ministère en charge de l’Energie et trois concernent le secteur de l’eau. La concrétisation de ces projets permettra de faciliter l’accès à cette substance vitale à 5,7 millions de personnes qui attendent toujours l’eau potable. Mais l’ambition du Gouvernement est claire et sans ambages. Il est question, selon le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Dona Jean-Claude Houssou, de donner un accès universel d’ici 2021, soit 10 ans en avance sur ce que préconisent les Nations Unies. Cela illustre, témoigne le ministre, de l’importance et de la priorité qu’accorde le Gouvernement à ce secteur. Pour lui, l’atelier de validation du Plan directeur du sous-secteur d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Pdaep-Mr) organisé, vendredi dernier à Cotonou, peut donc être vu comme le signe de la détermination du chef de l’Etat dans ce domaine. Une détermination partagée par les acteurs du secteur qui, témoigne Safiri Bouraïma, président du comité d’organisation de cet atelier, n’ont pas lésiné sur les moyens pour jouer leur partition notamment en ce qui concerne les travaux préparatoires.
Promotion de la gestion intégrée des ressources en eau, construction des infrastructures multifonctionnelles pour ingérer toutes les dimensions du secteur, élaboration des outils de planification et de gestion des ressources en eau pour l’ensemble des quatre bassins du pays, réalisation des études pour l’érection d’une douzaine de micro-barrages, aménagement de forages artésiens, renforcement du système national d’informations en eau pour anticiper les réactions… Ce sont les leviers sur lesquels il importe d’agir, a rappelé aux participants le ministre Dona Jean-Claude Houssou, procédant à l’ouverture des travaux. Ce faisant, indique-t-il, on pourra donner de l'eau à l’ensemble de la population rurale et semi-urbaine encore en attente. Soit plus de 2 700 000 personnes en milieu et périurbain et 2 500 000 en milieu rural.
Au total, 520 milliards F Cfa seront consacrés à ce secteur et des dispositions sont prises pour une grande campagne d’accès aux kits de branchement pour les ménages à faibles revenus, a révélé le ministre. D’autres actions seront aussi menées et consisteront à développer les capacités de production et de distribution en milieu urbain, augmenter la capacité de production et de réserve, densifier le réseau de distribution pour augmenter la desserte… Toutes ces actions impliquent des réformes présentées aux participants par Achille Houssou du Bureau d’analyses et d’investigations (Bai) de la Présidence de la République. La vision, la stratégie, les approches et les plans de mise en œuvre pour l’approvisionnement en eau potable en milieu rural ont été aussi discutés au cours de l’atelier.

Actualités 27 juin 2017


Cep, 2017 / La composition lancée à Lalo

Lalo sera sous les feux de la rampe, ce mardi, le temps de la cérémonie de lancement officiel de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juillet 2017. Lalo est l’une des six communes du département du Couffo située au Sud-Ouest du Bénin. Le Couffo était ensemble avec le département du Mono jusqu’à la mise en œuvre de la dernière carte administrative du pays.

27 137 candidats sont attendus au Cep de cette année pour le compte du Mono et du Couffo. Lambert Bossou, directeur départemental de l’enseignement maternel et primaire détaille que le Mono a enregistré 13 386 candidats dont 6 203 filles tandis que dans le Couffo, elles sont au nombre de 5 744 sur un effectif total de 13 751 candidats.

115 centres d’examens sont créés sur l’ensemble des deux départements. Les candidats malvoyants et malentendants composeront dans leur cadre de formation respectif, à savoir le Centre Siloé de Djanglanmey (commune de Grand-Popo) et le centre de Sê (Commune de Houéyogbé).

En attendant le top de la composition, Lambert Bossou invite les candidats à surveiller leur alimentation et à dormir à temps. « Vous devez rester sereins. Ce n’est plus le moment de s’agiter », a-t-il conseillé.

24 430 candidats dont 10 782 filles étaient enregistrés pour le Mono-Couffo en 2016 contre 11 110 filles sur 25 597 candidats en 2015. On peut donc se féliciter de la hausse des candidats au Cep cette année et particulièrement de l’accroissement de l’effectif des candidates qui est estimé à 11 947. 

Education 25 juin 2017


Aïd-El-fitr, 2017 / Lokossa a prié pour la santé et le PAG

« On ne peut rien faire, s’il n’y a la santé », a rappelé, ce dimanche, Abdou Nouhou alias Babavi, chef religieux des fidèles musulmans qui ont pris leurs quartiers de célébration, de l’Aïd-El-fitr, à la place Idi de Zongo, à Lokossa. Il a fait ce rappel pour exhorter ses coreligionnaires à intégrer à leurs prières, le rétablissement total de la santé du chef de l’Etat. Ce qui, selon lui, est le gage d’une bonne conduite de l’exécution du Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021). « Nos prières quotidiennes doivent porter sur cette intention pour que le Bénin étonne encore le monde entier », a-t-il préconisé.

Le préfet du Mono, Komlan Zinsou renchérit. « Le moment est difficile du fait que nous traversons une phase de réformes. Il faut demeurer dans la prière pour que se réalise le Pag », a dit le préfet. Les prêches de la célébration axés sur la Sourate "Ou Touba Aïd Fitr", à Zongo comme à la place Idi située à l’entrée de la ville de Lokossa, n’ont pas manqué à ces attentes. Allah a été invoqué, à plusieurs reprises, afin que le Bénin et son président se portent mieux et que les bénédictions jaillissent sur l’ensemble du pays. Pour finir, l’imam Abdoulaye Torhir a conseillé aux fidèles musulmans de s’écarter définitivement des vilaines pratiques abandonnées pendant le jeûne. « Vous devez demeurer dans la crainte divine. Allah n’aime pas le péché », a martelé l’iman appuyé par Aboubakar Wassiou, maître coranique à la Mosquée central de Lokossa.

Société 25 juin 2017


Ramadan 2017: Sous le signe de la repentance à Porto-Novo

La communauté musulmane de Porto-Novo fête ce dimanche 25 juin le Ramadan. Les fidèles étaient très nombreux à la grande  Place idi de la ville  où s'est déroulée comme d'habitude la prière consacrant la fin du mois de jeûne.

La prière a été  présidée  par l'iman de Porto-Novo, Houzeifa Amzat, président de l'Union islamique du Bénin en présence des autorités politico-administratives conduites par le préfet du département de l'Ouémé Joachim Apithy. Dans son sermon, en langues arabe, yoruba et française, l'iman a prié Allah d'exaucer les prières de la communauté musulmane qui a jeûné pendant trente jours. Il a invite les fidèles musulmans à cultiver les vertus de la repentance, du pardon, de l'humilité, de la tolérance et  de la paix autour d'eux pour être en harmonie avec Allah et bénéficier de ses grâces et bénédictions. En sa qualité de président de l'Union islamique du Bénin, Houzeifa Amzat a prié pour le renforcement de la paix sur le Bénin et de la santé du chef de l'Etat , Patrice Talon. 

Actualités 25 juin 2017


Cep 2017/ Les centres prêts pour accueillir les candidats dans l'Alibori et le Borgou

Après leurs aînés des cours secondaires, ce sont les candidats au Cep qui s’apprêtent à aller au charbon. Pour le démarrage de l’examen, mardi 27 juin prochain, l’on procède aux derniers réglages dans le département de l’Alibori et celui du Borgou.

Encore quelques heures, et les 241 798 candidats vont se lancer à l’assaut du Cep, session de juin 2017 sur toute l’étendue du territoire national. C’est la première fois que cet examen sera organisé de manière indépendante dans l’Alibori. Pour la nouvelle Direction départementale des enseignements maternel et primaire de l’Alibori et son directeur, Gounou  Zimé Bio Dogo, l’entreprise se veut plus qu’un défi à relever.

Selon ce dernier, toutes les dispositions ont déjà été prises pour le démarrage de l’examen dans les 26 centres qui seront ouverts. Sur le plan départemental, c’est à Kandi que s’effectuera le lancement officiel. 

A l’heure des résultats, le département de l’Alibori espère se retrouver parmi les meilleurs, avec ses 11 630 candidats inscrits, dont 5 560 filles. Une ambition que nourrit également celui du Borgou où le lancement se fera à l’EPP Banikani 1, selon le directeur départemental des enseignements maternel et primaire, Jimon Jacob Toudonou. Les 23 321 candidats du Borgou composeront dans 74 centres dont 14 pour Parakou 1 et 9 pour Parakou 2. Avant de les libérer, certains de leurs établissements ont attendu le dernier moment.

En effet, c’est à la mi-journée du vendredi 23 juin dernier que l’EPP OCBN et la plupart des établissements du cours primaire de la ville de Parakou ont fini par libérer leurs candidats, non sans leur avoir remis les cartes et les cahiers de choix. A l’EPP Albarika, le directeur Chabi Bouko Adamou a attendu le samedi 24 juin pour le faire.

« Nous les avons gardés en classe jusqu’à la veille de l’examen, pour éviter que leurs parents les abandonnent et qu’ils soient livrés à eux-mêmes », confie Juliette Chabi Sidi, enseignante à l’Ecole primaire publique OCBN de Parakou.  « Le programme achevé, nous avons eu le temps nécessaire pour les révisions. Les enfants ont été évalués à travers les examens blancs. Ils sont bien aguerris pour l’examen », a-t-elle rassuré.

C’est surtout pour les derniers conseils, que leurs enseignants ont choisi de ne pas les relâcher. Ils ont préféré jouer leurs rôles jusqu’au bout, dans l’espoir de ne pas voir leur école enregistrer un taux de 0% d’admissibilité. L’année dernière, certains de leurs collègues avaient fait les frais de la contre-performance des candidats qu’ils avaient présentés à cet examen.

En attendant qu’ils n’aillent retrouver leurs centres, mardi 27 juin prochain, les parents n’auront donc qu’à bien veiller sur eux. Leur responsabilité consistera à les canaliser au cours de la fête de l’Aid El-Fitr. Ils ne doivent pas les laisser fêter de façon exagérée, au point d’oublier qu’ils ont un examen à passer dans quelques heures.

Afin de s’assurer que le système mis en place est suffisamment huilé, la directeur départemental des enseignements maternel et primaire du Borgou et les chefs centre ont eu une séance d’échanges, vendredi 23 juin dernier à Parakou. Pour fixer chacun sur sa mission, une autre rencontre est également prévue avant le mardi. 

 

Education 24 juin 2017


Etat civil/ Des fonds reversés pour non organisation des audiences foraines

La problématique des enfants sans acte de naissance se pose avec acuité dans les départements du Borgou et de l’Alibori.

Malheureusement, les partenaires techniques et financiers qui se montrent sensibles face à la question, ne sont souvent pas encouragés. Ainsi, le reliquat des fonds que l’Unicef a mis à disposition pour les audiences foraines et dont toutes n’ont pas été organisées, a dû lui être reversé.

 

La période butoir pour dépenser les ressources mises à leur disposition par l’Unicef, afin de leur permettre d’organiser les opérations d’audiences foraines, étant arrivée à son terme, les Centres de promotion sociale (CPS) du Borgou et de l’Alibori, ont dû reverser le reliquat. C’est pour pouvoir avoir la possibilité d’introduire une autre demande de relance des opérations dans le cadre de la prochaine revue semestrielle de l’institution. Elle est prévue pour fin juin et début juillet.

C’est ce qu’a annoncé, mercredi 21 juin dernier à Parakou, le directeur départemental du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales par intérim du Borgou et de l’Alibori, Suanon Bakourégui. En 2016, explique-t-il,  il y avait pour l’ensemble des 14 communes des deux départements, plus de 6 000 enfants sans acte de naissance. « L’Unicef, notre partenaire technique et financier, devait aider 4 000 de ces enfants, tout sexe confondu, à obtenir leur acte de naissance. La première phase de l’opération a été effectuée. Ainsi, il y au moins 2 000 qui se sont faits délivrer leur acte d’état civil grâce à l’organisation des audiences foraines par les tribunaux de première instance de Kandi et de Parakou dans les communes de Sègbana, Malanville, Kalalé et Nikki », a fait observer le directeur Suanon Bakourégui. « Maintenant, il reste une deuxième phase. Mais il se fait que, compte tenu de certaines difficultés, ces tribunaux n’ont pu organiser d’autres audiences foraines », a-t-il déploré. Selon lui, ce n’est pas que ces audiences sont bloquées. « Elles vont se poursuivre », a rassuré le directeur.

S’agissant du montant du reliquat, Suanon Bakourégui confie que le fonds alloué était de 8 millions F CFA, à raison de 2 millions par commune. « A ce jour, les dépenses effectuées avoisinent à peu près 3,2 millions et il ne resterait à peine 4 millions pour les activités qui devraient suivre », a-t-il précisé. Pour des problèmes d’indiscrétions, il n’a pas voulu épiloguer sur les difficultés qu’il a évoquées. « C’est sur la base d’un certain nombre d’échanges avec les mairies, les CPS et les tribunaux, qu’on pourra accorder nos violons. Le dialogue est en cours et on va poursuivre les activités. La cessation des opérations ne fera pas du bien à nos enfants », a rassuré le directeur. Après avoir remercié les présidents des tribunaux de Kandi et de Parakou pour leur sens aigu de responsabilité et leur souci permanent sur l’avenir de ces enfants qui sont sans acte de naissance, il a plaidé pour la poursuite des audiences foraines dès le début du deuxième semestre. 

En effet, l’acte de naissance est un document très important dans la vie d’une personne. C’est un document qui permet d’identifier un enfant par son nom légal, établit sa citoyenneté et également sa filiation, c’est-à-dire son appartenance à sa famille. Une importance que les populations du Borgou et de l’Alibori n’arrivent pas encore à bien appréhender. La preuve, depuis quelques années, nombreux de leurs enfants n’arrivent pas à produire l’acte de naissance dans la constitution des dossiers du CEP. De 3 546 et 2 646 qu’ils étaient en 2014 et 2015 dans les communes du Borgou, l’effectif de ces enfants candidats au CEP est passé de 2 851 en 2016, à 3 166, cette année.

 

Société 24 juin 2017


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