La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Pour la satisfaction de leurs diverses revendications: Les enseignants dans les rues de Natitingou
[caption id="attachment_28052" align="alignnone" width="1024"] Pour la satisfaction de leurs diverses revendications: Les enseignants dans les rues de Natitingou[/caption]

Nombreux sont les enseignants à prendre d’assaut les rues de la ville de Natitingou, mardi 13 février dernier, pour exiger la satisfaction par le gouvernement de leurs revendications.

Partis du collège d’enseignement général I de Natitingou, des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire de l’Atacora sont descendus dans les rues de la ville pour réclamer la satisfaction de leurs revendications. Fronts ceints de bandeau rouge, pancartes en main et dans un vacarme propre à eux, ils ont défilé dans les rues sous le regard ébahi des usagers de la route.
Sous l’égide du collectif des secrétaires généraux départementaux de divers syndicats de l’Atacora, les manifestants ont marqué d’abord arrêt à la direction départementale des différents ordres d’enseignement avant de mettre le cap sur la préfecture de Natitingou. Encadrés par la police et dans la discipline, les pancartes en disaient long sur les points de leurs revendications. Se disant affamés et laissés pour compte au moment où certains cadres du pays se taillent des avantages mirobolants, ils réclament une attention du gouvernement au risque de voir l’école connaître une année blanche.

Face au secrétaire général du département de l’Atacora, des chargés de mission du préfet absent, les manifestants exigent entre autres par la voix de leur porte-parole, Raoul da Costa, l’application sans délai des décrets n° 2015-592 et n° 2015-593 du 21 novembre 2015 portant respectivement statuts des corps des personnels enseignants de l’enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du 1er degré, notamment l’indexation des salaires des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire et la jouissance effective des avantages contenus dans les huit premiers projets d’arrêtés dont l’incidence financière a été évaluée dans les deux sous-secteurs.

Par ailleurs, ils réclament le paiement sans délai de la totalité des primes de rentrée 2017-2018 aux enseignants locaux, contractuels (Ace) et permanents (Ape) omis, ainsi que des 5 % impayés, des 25% d’augmentation des salaires conformément au décret 2011-505 du 5 août 2011 et le rappel des mois impayés, la revalorisation du point indiciaire et le règlement des problèmes catégoriels de tous les enseignants, la réhabilitation des directeurs, comptables et autres déchargés.

Société 15 févr. 2018


Tourisme à l’ère du Bénin révélé: Le parc de la Pendjari renaît
[caption id="attachment_28051" align="alignnone" width="1024"]Tourisme à l’ère du Bénin révélé: Le parc de la Pendjari renaît[/caption]

La plus grande réserve animalière de l’Afrique de l’Ouest vit à nouveau. Sa flore, mais aussi sa faune sont passées aux mains des professionnels de la gestion des parcs. Réformes, rigueur, innovations, technologie… Rien n’est laissé de côté par African Park Network pour révéler le parc de la Pendjari.

Pour mieux apprécier la révolution qui s’opère au niveau du parc de la Penjari depuis la reprise de cet espace par l’organisation non gouvernementale African Park Network, il faut s’adonner à une balade matinale dans cette énorme réserve de faune et de flore aux côtés de Jean-Marc Froment, représentant de l’organisation au Bénin. En plus de découvrir la beauté des lieux et de croiser la plupart des espèces du parc, profitant de la brise matinale, on s’abreuve à la vision de cet homme pour la faune et son ambition pour la Pendjari des années à venir. « Quand nous sommes arrivés, nous avons vu un très beau parc, quelque chose qui était exceptionnel actuellement en Afrique. J’ai été personnellement impressionné par le potentiel qu’il y avait au niveau de ce parc », confie-t-il.
Mais les lieux étaient aussi en souffrance. « Nous avons vu aussi une pression de braconnage qui était relativement importante », soutient Jean-Marc Froment. Sauf que son équipe et lui n’ont pas perdu le temps. Il fallait sécuriser le parc. Et là-dessus, African Park Network n’a pas lésiné sur les moyens. Forte de ses expériences antérieures et de la confiance placée en elle par le gouvernement, l’organisation s’est déployée à travers un plan multifonctionnel dont la finalité était de contenir le braconnage, soutient Jean-Marc Froment. Nous avons mis en place le cadre pour former la brigade spéciale pour les parcs nationaux, et nous avons commencé à former les premiers Rangers ».
Les Rangers, c’est eux qui sont devenus les remparts contre toutes incursions malveillantes dans le parc. Toutes les anciennes structures et les individus à charge de la protection et de la sécurisation ont fait place à de jeunes et vigoureux bras valides durement formés à la charge de la protection et de la sécurisation de la faune. Sur un total de 170 recrues suivant des critères clairement définis, le groupe a été réduit à 130, puis à 70, avant que les 35 meilleurs soient retenus pour la formation proprement dite. Parmi eux, 31 ont été finalement consacrés Rangers. Un véritable parcours du combattant, jonché de rudes épreuves, indispensables pour être en phase avec les exigences de ce corps, selon James Terjanian, directeur du complexe de la Penjari. A l’équipe d’encadrement d’African Park Network se sont joints des éléments des Eaux, Forêts et Chasse pour allier formation théorique, enseignement pratique, réalités du terrain, exigences du milieu et contingences sociales. En somme, un bon package qui fait de ces hommes à l’air grave, de véritables acteurs contre la dégradation de la flore et pour la préservation de la faune dans le parc. Pour les soustraire à la tentation, leurs salaires ont été fixés en conséquence. Un Ranger gagne 150 000 francs Cfa le mois.

Haute technologie !

D’un parc désorganisé, surexploité, victime de braconnage avec une quasi-absence de statistiques et de données fiables, African Park Network s’emploie à faire de la Pendjari une réserve naturelle où les animaux vivent en paix, sans la moindre menace et sans agression, confie James Terjanian, directeur du complexe de la Pendjari pour qui, « tout était à refaire » en ces lieux. African Park Network déploie une technologie de pointe. Tous les jours, une Ulm (petit avion) survole le parc à basse altitude pour détecter la moindre menace et surtout suivre le mouvement des bêtes. L’appareil se révèle encore plus utile à l’occasion de la pose des colliers GPS aux animaux. A ce dispositif, on a joint un suivi à la trace des animaux à travers un système satellitaire que coordonne une cellule au sol. Laquelle est en communication permanente avec les Rangers, doté de téléphone satellitaire et autres moyens technologiques de haute portée. In fine, tout le parc, d’une superficie de 4700 km2 est cerné et le déplacement des animaux est suivi à la trace avec un compte rendu en temps réel, toutes les dix minutes.
José Pliya, directeur de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du Tourisme (Anpt), y voit alors la concrétisation d’un des projets phares du volet Tourisme du Programme d’action du gouvernement (Pag). Avec la technologie déployée par l’African Park Network, il croit dur comme fer que les rêves du président Patrice Talon vont devenir une réalité. Il espère aussi que des touristes vont affluer dans les années à venir dans ce parc dont il rêve de voir l’intégrité préservée. Si ambition touristique il y a, il n’en demeure pas moins que la pérennité du parc passe avant tout. Tout ce qui est prévu, selon José Pliya, doit se faire sans agresser la faune?

Société 15 févr. 2018


Grève du Synacob à la mairie de Cotonou: Le mouvement partiellement suivi
[caption id="attachment_28050" align="alignnone" width="1024"]Grève du Synacob à la mairie de Cotonou: Le mouvement partiellement suivi[/caption]

La grève lancée par le Syndicat national des agents des collectivités locales du Bénin (Synacob) n’a pas été suivi par tous les agents de l’administration de la mairie de Cotonou. « Le mouvement a été suivi en début de matinée mais à cause de l’intimidation des autorités, certains agents ont été obligés de venir aux bureaux » se désole, le Secrétaire général du Synacob, Nicaisio Sego.

Selon lui, ce sont les militants des deux autres syndicats à savoir : le Syndicat des agents territoriaux du Littoral (Synatel) et le Syndicat national des travailleurs de l’administration territoriale du Bénin (Synatrat/Bénin) qui ont boycotté le mouvement. Un tour dans les bureaux, et on constate que les agents étaient au travail. La plupart des usagers ont été satisfaits ce mercredi 14 février. C’est le cas de Hervé Dansou, étonné face à notre interrogation : « je ne savais pas qu’ils étaient en grève ici. Je suis venu pour une légalisation mais c’est fait », a-t-il confié. Patrice Amoussou, agent en grève, rencontré dans l’enceinte de la mairie dénonce la politisation de l’administration municipale. Il déplore l’attitude des agents qui n’étaient pas en grève. Pour lui, ils sont considérés comme des traîtres. Il ne comprend pas comment des agents sans salaire refusent de se faire entendre. Patrice Amoussou soutient que leur cause est légitime et tous iront en grève dès que les deux autres syndicats vont déposer leur motion. Le Synacob a déposé, lundi dernier, une motion jugée illégale par le maire prétextant d’une violation de l’article 50 des 2015-18 portant statut général de la Fonction publique en République du Bénin qui stipule la notification préalables des mouvements de grève avant leur lancement. Faut-il le rappeler, ce syndicat exige, entre autres, le paiement du salaire du mois de janvier 2018, l’arrêt immédiat de la politique de deux poids deux mesures ce qui concerne la notification des lettres de fin de contrat aux retraités, le départ pur et simple sans préavis et sans condition de tous le retraités de l’administration municipale, l’apurement de la dette envers Bsic afin de permettre aux agents d’escompter leurs titres, le paiement de tous les titres venus à échéance, le paiement des arriérés de prime et dotation en carburant, l’autorisation de prise en charge sanitaire due aux retraités, le rétablissement de la couverture sanitaire due au personnel et aux retraités.

Christian HOUNONGBE (Stagiaire)

Société 15 févr. 2018


Amélioration de la représentation des femmes au Parlement : Une délégation du parti Cpp chez la présidente de la Haute cour de justice

La présidente de la Haute cour de justice, Marcelline Gbèha Afouda s’est entretenue, ce mercredi 14 février, avec une délégation du parti Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) conduite par sa présidente, Christhelle Houndonougbo. Les échanges ont tourné essentiellement autour de la question de l’amélioration de la représentation des femmes au Parlement.

Le débat sur l’amélioration de la représentation des femmes au Parlement a refait surface depuis le séminaire de Grand-Popo organisé en 2017 par l’Assemblée nationale sur le sujet. Ce séminaire est assorti de nombreuses recommandations pour un heureux aboutissement du projet. Le sujet préoccupe la présidente du parti Congrès du peuple pour le progrès (Cpp), Christhelle Houndonougbo qui, à la tête d’une forte délégation, est allée prendre conseil, ce mercredi 14 février, auprès de la présidente de la Haute cour de justice, Marcelline Gbèha Afouda. Il s’agit pour elle, de mobiliser toutes les énergies nécessaires pour la concrétisation de cette initiative parlementaire visant à améliorer dès la prochaine législature, le ratio femmes/députés. Christhelle Houndonougbo estime que les femmes engagées en politique et dans les mouvements de promotion de la gent féminine et les femmes personnalités se doivent de saisir cette perche tendue par le Parlement, à travers l’initiative de ce séminaire auquel elle a pris part en tant que présidente de parti politique.
L’audience d’hier s’insère dans ce cadre et marque le début d’un périple de son parti auprès de certaines femmes personnalités dont les conseils et les avis peuvent permettre de faire aboutir le processus. Lequel processus passe par la révision du code électoral, l’amendement de l’article 26 de la Constitution du 11 décembre 1990 relative à la parité homme/femme en droit et la mise en place d’un creuset de suivi de l’initiative, souligne la présidente du Cpp. Christhelle Houndonougbo compte faire de son mieux pour la concrétisation de ce vœu très attendu par les femmes. Elle estime que le Parlement a déjà joué sa partition en réunissant tous les acteurs nécessaires pour réfléchir sur la question. Il revient vraiment aux femmes bénéficiaires in fine de l’initiative de se tenir par la main pour mûrir les idées afin d’enrichir concrètement la proposition de loi en cours d’élaboration.
La présidente du Cpp se dit très satisfaite de l’audience avec la présidente de la Haute cour de justice qui a prodigué à sa délégation des conseils et fait des suggestions visant à faire bouger les lignes.
La sœur Catherine Koudjalé reçue

Avant la délégation du parti Cpp, la présidente de la Haute cour de justice a reçu en audience la sœur Catherine Koudjalé, religieuse de l’Institut des sœurs oblates catéchistes petites servantes des pauvres. Celle-ci est allée solliciter l’accompagnement de Marcelline Gbèha Afouda dans le cadre du lancement prochain de son ouvrage intitulé L’amitié fleur ou fruit de l’amour. Elle vient d’achever le livre sur lequel elle travaillait depuis 2007. Catherine Koudjalé souhaite avoir la présidente de la Haute cour de justice comme marraine du lancement du livre, parce qu’elle est d’abord une mère chrétienne et pratiquante mais ensuite elle fait partie des sages du Bénin.
Expliquant le titre de l’ouvrage, Catherine Koudjalé renseigne que ce dernier a été retenu suite à son constat, après une longue réflexion, que l’amour et l’amitié sont les deux réalités qui concernent le plus spécifiquement l’être humain après la vie et la mort. Puisque, poursuit la professeure certifiée de philosophie, de façon très naturelle, l’homme aspire à aimer et il souhaite être aimé en retour. Elle dit avoir longuement cogité sur la question. Ce sont donc les fruits de ses réflexions qui sont retracées dans le livre dans lequel elle démontre que l’amour et l’amitié sont deux réalités qui ne peuvent pas être superposées l’une à l’autre,mais elles sont vécues par le même cœur de l’être humain. Ce qui montre une certaine relation de complémentarité entre les deux réalités, conclut la sœur Catherine Koudjalé.

Th. C.N.

Actualités 15 févr. 2018


Compte rendu du Conseil des ministres: Une agence pour les événements officiels, culturels et sportifs
[caption id="attachment_28047" align="alignnone" width="1024"]Compte rendu du Conseil des ministres: Une agence pour les événements officiels, culturels et sportifs[/caption]

Le Conseil des ministres s'est réuni, mercredi le 14 février 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de la séance.

I. Au titre des mesures normatives.

Les décrets suivants ont été adoptés :

I-I. Décret portant approbation des statuts de l'Agence nationale des manifestations officielles et des événements culturels et sportifs.

Le rayonnement culturel et sportif de notre pays dépend, entre autres, de l'efficacité du cadre institutionnel mis en place. C'est pourquoi, la création d'un organe public ayant des compétences techniques appropriées, la capacité organisationnelle et les moyens subséquents s'est avérée nécessaire.
Cet organe prendra également en charge l'organisation des manifestations officielles. Ainsi, l'Agence nationale des manifestations officielles et des événements culturels et sportifs organisera les cérémonies officielles. Elle contribuera aux plans culturel et sportif, à accompagner la créativité contemporaine, et stimuler l'éclosion des talents dans ce domaine.
De façon spécifique, elle a pour missions :

- l'organisation des manifestations officielles;
- l'organisation de tous les événements dans les secteurs des Arts, de la Culture, du Sport et du Tourisme (galas, festivals, concours de beauté, concerts, spectacles, matchs internationaux, etc.) ;
- l'organisation d'événements artistiques, culturels et sportifs innovants ;
- la mobilisation d'appuis complémentaires auprès de partenaires privés.
Aussi, dans l'exercice de ses missions, l'Agence aura-t-elle des démembrements au plan national et une large couverture au plan international.
En adoptant le décret, le Conseil a instruit le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports ainsi que les autres ministres concernés, de veiller à son application et à l'opérationnalisation diligente de ladite Agence.

1-2. Décret portant approbation des statuts du Fonds des Arts et de la Culture.

Les nombreux dysfonctionnements observés au niveau du Fonds d'Aide à la Culture et aux Loisirs l'ont dépouillé de toute efficacité par rapport à sa vision originelle. En effet, cet organisme est aujourd'hui perçu comme dédié à un appui, à titre gracieux, aux bénéficiaires de ses interventions, sans tenir compte de critères objectifs de sélection et de la nécessité de régénérer ses ressources.
C'est pour mettre fin à cette mauvaise perception de l'appui de l'État au secteur et mieux l'organiser, que le présent décret a été adopté.
Ainsi, le nouveau Fonds des Arts et de la Culture a pour vocation, de jouer un rôle de premier plan dans la promotion des arts et de la culture de notre pays, avec professionnalisme, transparence et équité. Pour ce faire, les innovations du nouveau dispositif institutionnel concernent notamment:
- la réduction de la taille du Conseil d'administration qui passe de quinze (15) à sept (07) membres;
- l'évolution des attributions du Fonds, qui incluent désormais le Fonds de bonification, l'appui à la production et à la promotion des artistes, et le soutien à la diffusion des œuvres par les médias nationaux et internationaux ;
- la restructuration de l'organigramme du Fonds, pour le rendre plus efficace.
En adoptant le décret, le conseil a instruit le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, de veiller à son application rigoureuse.

II- Au titre des communications.

Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :

II-1. Sélection de la société «LOUIS BERGER» pour la mission d'assistance à la maîtrise d'ouvrage bâtiment à l'Agence du Cadre de vie pour le Développement du Territoire, et comme chargé de mission auprès de l'Agence de Construction des Infrastructures du secteur de l'Education et de l'Agence du Patrimoine et du Tourisme.

En vue d'assurer des études techniques de qualité, une réalisation rapide et maîtrisée des travaux de construction de certaines infrastructures relevant des missions desdites agences, le Conseil a autorisé la sélection de la société LOUIS BERGER dont la réputation est mondialement reconnue dans ces domaines.
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable et les autres ministres impliqués dans la mise en œuvre des projets, ont été instruits d'accomplir diligemment les actions nécessaires, en vue de la réalisation effective des missions prescrites à la société.

II-2. Réalisation des études de faisabilité en vue de l'installation de Centres de Services agricoles dans les Pôles de Développement agricole.

Le concept de Centre de Services agricoles, basé sur la démonstration par l'exemple, permet d'améliorer la production et la rentabilité des petits exploitants, en mettant à leur disposition des services matériels (irrigation, mécanisation, intrants spécifiques, infrastructures et équipements), et en assurant, à leur profit, le transfert du savoir-faire et de technologies agricoles, l'appui-conseils, etc.
Les Centres de Services agricoles, adaptés au contexte de développement des filières porteuses par Pôle de Développement agricole, constitueront un support technique à la disposition des sept (07) Agences territoriales de Développement agricole (ATDA) mises en place par le gouvernement. Ils favoriseront le renforcement des capacités des exploitants agricoles, des prestataires de services et de l'encadrement technique.
Dans la perspective de leur mise en œuvre, plusieurs sites ont déjà été identifiés par les ATDA. Mais il est nécessaire de mener les études préalables pour évaluer le potentiel de chaque site et disposer d'indications précises sur toute l'ingénierie et la faisabilité.
Le Conseil a autorisé le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche à contracter avec la compagnie GREEN 2000, pour la réalisation desdites études.

III- Rubrique des comptes rendus.

Le Conseil a approuvé le compte rendu suivant :

III-1. Pré-qualification de concessionnaire pour le financement, la réalisation, l'exploitation et l'entretien du contournement Nord-Est de Cotonou.

Le ministre des Infrastructures et des Transports a soumis au Conseil, le compte rendu de la procédure de pré-qualification de concessionnaire pour le financement, la réalisation, l'exploitation et l'entretien du contournement Nord-Est de Cotonou. Ce projet porte sur la réalisation et l'exploitation :
- d'un nouvel axe autoroutier de contournement nord (37 km) qui reliera les communes d'Abomey-Calavi, Cotonou et Sèmè-Podji, et désengorgera la ville de Cotonou du trafic de transit ;
- une bretelle de 4,5 km reliant le contournement Nord au Port autonome de Cotonou en passant par la berge Est de la lagune.
Ledit compte rendu renseigne que sur sept (07) entreprises internationales ayant marqué leur intérêt pour le projet, trois (03) remplissent les critères pour être sélectionnées pour la phase suivante. Il s'agit de :

1- Groupement BOUYGUES TRAVAUX PUBLICS/COLAS AFRIQUE/COLAS PROJECTS (BYTP/COLAS) ;
2- VINCI HIGHMAYS, et
3- CHINA STATE CONSTRUCTION ENGINEERING CORPORATION (CSCEC).

Pour la suite de la procédure, ces trois candidats pré-qualifiés seront invités à soumettre chacun, au bout d'un délai de trois (03) mois, une offre complète chiffrée.
Le Conseil a instruit le ministre des Infrastructures et des Transports, de conduire diligemment la suite de la procédure.


IV- Rubrique des rencontres et manifestations internationales.

Sous ce chapitre, le Conseil des ministres a autorisé l'organisation à Cotonou, les 19 et 20 février 2018, de la VIe Réunion du Forum des Autorités de Régulation de la Radiodiffusion des pays membres de l'Organisation de la Conférence islamique (IBRAF-0C1).

V- Au titre des mesures individuelles.

Les nominations suivantes ont été prononcées :

Au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération : Sur proposition du ministre,
Directeur adjoint de cabinet : Monsieur Alain AYADOKOUN

Au ministère du Travail et de la Fonction publique : Sur proposition du ministre,
Directeur de cabinet :
Monsieur Dieudonné Cossi ASSOGBA

Au ministère de l'Industrie et du Commerce :
Sur proposition du ministre,
Directeur de la Programmation et de la Prospective : Monsieur Marcel Djidjoho HOUNKONNOU
Directeur général de l'Agence nationale de la Propriété intellectuelle:
Monsieur Mathias Gbèndjonan AGON?

Fait à Cotonou, le
14 février 2018.

Le secrétaire général du
Gouvernement

Édouard OUIN-OURO

Actualités 15 févr. 2018


Système partisan au Bénin: Célestine Zanou éclaire sur les enjeux de la réforme

 

Ce jeudi 15 février, s’ouvre à Cotonou un séminaire sur la Réforme du système partisan, en relation avec la loi portant Charte des partis politiques en République du Bénin. La nécessité de cette réforme fait l’unanimité aujourd’hui au sein de la classe socio-politique béninoise. On revient de loin, car il y a quelques années, cette problématique était loin de faire l’unanimité, du fait de la résistance des cancres de la classe, hélas majoritaires sur l’échiquier, en conservateurs de mauvais alois, qui tenaient au statu quo, qui, il faut l’avouer leur profitait à bien des égards, au détriment de l’intérêt général. Cette pagaille va se conjuguer bientôt au passé.

Visionnaire, Célestine Zanou, présidente de la Dynamique du Changement pour un Bénin Debout (DCBG), a été de loin précurseur de la réflexion sur la nécessité de cette réforme, tablant comme à ses habitudes sur le fond, à en juger par sa réflexion en date de quelques années déjà ci-dessous. Y compris contre vents et marées, elle aura prêché à cet effet, persuadée de ne pas le faire dans un désert. Obstination payante, doit-on en convenir, pour Madame Zanou selon qui « La crédibilité se construit ».  Il est heureux de saluer la clairvoyance des organisateurs du séminaire de ce jeudi, qui ont sollicité son expertise pour éclairer, entre autres, sur « Les enjeux de la réforme du système partisan ».  In extenso, ci-dessous, la réflexion de Célestine Zanou.

Dans le contexte particulier du système partisan au Bénin depuis la Conférence Nationale, c’est naturellement que j’ai été amenée à articuler le questionnement que voici : (1) Qu’est-ce qu’un parti politique dans un contexte de multipartisme intégral ? (2) La relation d’intérêt que semblent entretenir chez nous les partis politiques et le pouvoir d’Etat est-elle digne d’une relation de mariage, de concubinage ou – pardonnez ma trop grande audace – de prostitution ? (3) Quelle attente politique responsable peut-il en résulter en termes de projection d’un creuset cohérent pouvant tenir lieu d’un vrai renouveau partisan dans lequel se reconnaîtraient une majorité de compatriotes sans que leur liberté de pensée et d’action soit prise en otage ?

PREMIERE QUESTION : QU’EST-CE QU’UN PARTI POLITIQUE DANS

 UN CONTEXTE DE MULTIPARTISME INTEGRAL ?

Je me passerai volontiers de définitions tous-azimuts ; il y a certaines cependant qui sont sinon nécessaires du moins utiles, surtout lorsqu’on veut éviter des malentendus. C’est le cas en effet des mots "parti" et "intégral" que nous allons aborder ici et dont il faut saisir les contours et la signification. Pour les marxistes, par exemple, on ne peut séparer les partis politiques des classes sociales. Aussi doit-on, dans la lutte pour le pouvoir, s’attendre à deux grands ensembles partisans, puisqu’il n’y a que deux classes sociales : la classe bourgeoise, riche et exploiteuse d’une part, et la classe ouvrière, pauvre et exploitée d’autre part. Vue simpliste de la dynamique sociale, dirait-on ; mais avouons qu’une telle cartographie a le mérite d’identifier directement l’enjeu des luttes pour le pouvoir et les défis qu’elles impliquent. Autrement dit, il y a ce qu’on peut appeler un ensemble libéral capitaliste partisan, et un ensemble social prolétarien partisan. A ce titre, on peut assimiler un parti à un groupement politique d’individus d’origines, d’horizons, de confessions, de sexes, de conditions divers, mais ayant ou défendant les mêmes intérêts de classe, et concourant à l’exercice du pouvoir d’Etat par voie électorale ou insurrectionnelle.

Mais aussitôt qu’on sort de ce schéma purement marxiste caractérisé par un monolithisme de l’espace politique et partisan, et que l’on entre dans un schéma d’ouverture ou de large ouverture partisane, ce que, faute de mieux, on nomme "démocratie libérale" ou "démocratie occidentale moderne", s’ouvre alors pour la notion de parti une perspective assez nouvelle.  En somme, c’est le retour à l’essence pluraliste de la notion de parti. Ce que souligne d’ailleurs Maurice DUVERGER dans son Introduction à la politique en ces termes [Je cite] : « Organisation du combat politique, les partis doivent être plusieurs, par définition même : pour qu’il y ait bataille, il faut au moins deux adversaires. » D’où cette définition  de BURDEAU : « Tout groupement d’individus qui proposent les mêmes vues politiques, s’efforcent de les faire prévaloir à la fois en y ralliant le plus grand nombre de citoyens et en cherchant à conquérir le pouvoir ou du moins à influencer ses décisions. » [Fin de citation] C’est d’ailleurs ce qui donne forme et sens à la question du statut de l’opposition dans ces régimes.

Comme vous le savez, de 1960 à 1989, le Bénin a fait, pour ainsi dire, l’expérience de ces deux grandes conceptions de la dynamique partisane qu’il n’a pas toujours su, reconnaissons-le, appliquer intelligemment ni adapter à son histoire et à sa géographie. En effet, si une certaine démocratie, disons "naissante", a été en vigueur dans l’ex-Dahomey avec des regroupements politiques plus ou moins calqués sur les régions, tels que le RDD de Hubert Koutoucou MAGA, le PRD de Sourou Migan APITHY et l’UDD de Justin Tomètin AHOMADEGBE, etc., le système dit de démocratie populaire marqué par le parti-Etat a eu également voix au chapitre à travers le PRPB. On peut donc dire, sans provoquer un esclandre, que c’est parce que ces différentes expériences partisanes n’ont pas porté les fruits attendus, que la nécessité d’une nouvelle ère partisane a été recommandée et même choisie à la Conférence Nationale. "Nouvelle ère partisane", dis-je, par cela même que ce choix se voulait une rupture vis-à-vis du système révolutionnaire de parti unique, en même temps qu’une réforme profonde de ce qui s’est passé avant le 26 octobre 1972.  Si donc on peut parler de "renouveau partisan" depuis cette date, c’est d’abord sous cette double exigence du Renouveau Démocratique, qu’il faut avoir à l’esprit et examiner. Et précisément à cette tâche, on rencontrera inévitablement une difficulté sémantique majeure liée au qualificatif "intégral", en l’occurrence dans l’expression "multipartisme intégral".

Essayons de surmonter cette difficulté.

Jusqu’en 1997 – je fais foi au Ministère de l’Intérieur et au Pr Abraham ZINZINDOHOUE qui a cité les Archives dans ses Réflexions sur le multipartisme au Bénin… – notre pays comptait 92 partis pour moins de 6 millions d’habitants, soit en moyenne un parti politique pour 50.000 habitants. Ce qui est vrai à cette époque-là, mais seulement pour le motif invoqué, à savoir ce que par le Pr ZINZINZDOHOUE appelle, non sans raison, le multipartisme « surabondant ». Or, abordant le caractère intégral de ce multipartisme, il écrit [Je cite] : « Il est intégral parce qu’il n’est pas formellement limité. Ni la constitution ni la loi portant charte des partis politiques, ni les lois postérieures n’ont […] limité le nombre de partis politiques. » [Fin de citation] Une telle analyse, il est vrai, passe pour une évidence, car elle soutient non seulement qu’il y a une faute et un dévoiement par rapport au système partisan, mais que cette faute et ce dévoiement proviennent du législateur.

Or, que signifie le mot "intégral" pris comme concept politique, mais d’abord comme concept tout court ? Ayant interrogé quelque ouvrage et quelque professeur de mathématiques, j’ai cru comprendre que dans le calcul des fonctions, le concept intégral signifie le nombre limite d’une somme de termes extrêmement petits d’une fonction. "Nombre limite", dit-on ? Il y a donc là une limitation. Quel enseignement se dégage de cette définition? C’est que l’intégralité d’une chose n’est jamais synonyme d’illimité, elle est toujours fermée sur un terme de choix, sur un principe directeur.

Ramené sur le terrain purement politique et partisan cela veut dire que tout parti politique est fondé sur une doctrine politique ou idéologie politique. Et c’est ici que surgit la question  essentielle dans notre propos : combien d’idéologies politiques y a-t-il ou peut-il y avoir dans un système partisan ? Grosso modo sept (7),  un peu comme les principales phases lunaires. Et là, en dépit des apparences et des préjugés, il ne s’agit pas d’une position extravertie ou de division Nord/Sud. C’est un mouvement intellectuel, qu’une idéologie, une façon de se déterminer par rapport à un objectif national, sur un échiquier ou ligne de positionnement qui permet d’atteindre cet objectif national. De telle sorte que si cette ligne était tracée, il n’en résulte que 7 positionnements répartis en deux groupes que sont :

- Groupe a : Les positionnements loin du Centre  ou forces centrifuges : ils sont au nombre de 4, à savoir les positionnements très loin du Centre (extrême Droite/extrême Gauche) et les positionnements assez loin du centre (Droite modérée/Gauche modérée)

- Groupe b : Les positionnements au Centre ou forces centripètes : ils sont au nombre de 3, à savoir le positionnement au Centre-gauche, le positionnement au Cendre-droit et le Centre proprement dit

Mais tous ces positionnements se font par rapport à quoi ? Par rapport au Centre qui lui-même est un positionnement. Ainsi, en France, on peut dire que le premier positionnement autour de la Révolution de 1789 s’est fait par rapport au Roi : Bleu (Droite), Blanc (Centre), Rouge (Gauche). Aujourd’hui, la France en est à sa 5ème République, donc formellement à sa cinquième recomposition idéologique, celle-ci s’étant opérée autour des idéaux consécutifs à l’Occupation nazie et à la Libération sous l’instigation du général de GAULLE. Ce qui signifie, pour le Bénin, à partir de 1990, que le positionnement aurait dû se faire, non par rapport aux individus et à leurs intérêts, mais par rapport à l’Etat marxiste-léniniste défunt ou, tout au moins, par rapport aux idéaux qui découlaient de son refus. Ce qui malheureusement n’a pas été le cas, pour ce que je sais. Oh, bien sûr, on nous dira : « Mais où est la couleur nationale ? Où est notre syncrétisme religieux ? Où sont les traditions ? Où est le Nord ? le Sud ? l’Est ? l’Ouest ? Etc. Mais tout le monde sait que ce sont là des questions non-lieu, puisque le vaudou comme tout le reste n’est pas idéologie politique, mais l’expression culturelle du génie et de l’esprit béninois. Or même, si couleurs nationales il devrait y avoir, cela ne pourrait concerner que la fidélité à nos fondements politiques plutôt que l’alignement sur un modèle idéologique. A la limite, on pourrait ajouter aux idéologies classiques de nouvelles idéologies politiques, au fur et à mesure des conjonctures historiques et politiques, telles que l’écologie, en Europe, ou le sens des valeurs au Bénin à la faveur de l’initiative "Dynamique du Changement pour un Bénin Debout" (DCBD). C’est le lieu d’honorer la mémoire de feu Cardinal Bernardin GANTIN qui a fait du sens des valeurs l’ultime combat de sa vie de citoyen. Dans un cas comme dans l’autre (Ecologie / Sens des valeurs), nous savons que c’est là bien plus qu’une façon de faire la politique. Car quel acteur politique digne du nom peut vouloir la destruction de la nature ou se mettre en marge des valeurs de vie ?

Au total, je voudrais retenir et je soutiens que le principe directeur du concept "intégral" dans le groupe de mots "multipartisme intégral" n’est pas géographique, encore moins numérique ou régional, tribal ou ethnique ; il n’est pas un état d’âme : ni caprice ni fantaisie, ni extravagance ni impulsion, ni lubie ni acrimonie, ni aigreur ni amertume, ni irritation ni rancœur ou rancune. Dans toutes les démocraties qui se respectent, le système multipartiste est toujours intégral. La particularité au Bénin est sans doute que cela est légalement stipulé, en considération des égarements du passé révolutionnaire. Le principe directeur est éminemment idéologique, exclusivement idéologique. Si la question idéologique n’est pas posée et réglée à la création des partis, la faute n’incombe pas au législateur, mais d’abord et surtout aux politiciens et accessoirement aux organes institutionnels chargés de valider les demandes d’autorisation.

Pour clôturer la première question de cette tribune, il est aisé d’affirmer qu’un parti est tout regroupement d’individus qui proposent les mêmes vues politiques sur une base idéologique confirmée et différente de celle d’un groupement de même type exerçant sur le même échiquier et s’efforçant de les faire valoir à la fois en y ralliant le plus grand nombre de citoyens et en cherchant à conquérir le pouvoir ou tout au moins à influencer ses décisions. Troisième définition donc, comme vous le voyez, mais qui reconduit la deuxième, celle de BURDEAU, en y intégrant deux éléments de taille, à savoir : premièrement, la nécessité d’une base idéologique confirmée et, deuxièmement, la nécessité pour cette base idéologique de n’avoir pas de doublon ou de copies conformes sur l’échiquier politique national considéré. On ne saurait avoir deux partis d’obédience socialiste, libérale ou communiste sur le même échiquier dans le même pays. 

DEUXIEME QUESTION : LA RELATION D’INTERET ENTRE LES PARTIS POLITIQUES

ET LE POUVOIR D’ETAT SOUS LE RENOUVEAU DEMOCRATIQUE EST-ELLE UNE RELATION DE MARIAGE, DE CONCUBINAGE OU DE PROSTITUTION ?

D’entrée de jeu, disons que notre intention n’est pas de dresser un tribunal. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un procès. Il est plutôt question d’une situation de pourrissement qui a duré déjà un certain temps, et qu’il faut avoir le courage d’examiner, de regarder en face de façon objective. Ainsi, pour ma part, le service d’Etat n’est pas une affaire de mariage, ou une quelconque relation de couple formel ou informel. Les rapports entre le chef de l’Etat et les différentes composantes de la Nation ne sont pas ceux que le père entretient d’habitude avec sa femme ou ses femmes, encore moins avec ses enfants. Les citoyens ne sont pas les enfants du président, ils sont des compatriotes qui expriment des attentes qu’il doit satisfaire. De ce point de vue, les termes mariage, concubinage et prostitution ne seraient pas appropriés, parlant de la relation d’intérêt entre les partis politiques et le pouvoir central. Il s’agit d’une communauté de devoirs citoyens dans un partage bien compris des rôles. Mais malheureusement, ce n’est pas ce qu’on remarque sous le Renouveau Démocratique au Bénin.

Depuis la Conférence Nationale, en effet, l’Etat béninois s’est illustré,  et de façon ostentatoire depuis 2006, dans un complexe de pulsion-répulsion vis-à-vis des partis politiques les plus en vue sur l’échiquier politique. Pulsion excessive vis-à-vis des groupements politiques dits de la Mouvance présidentielle, répulsion excessive et outrée vis-à-vis des groupements de l’Opposition ou considérés comme tels. Ce qui amène à se demander si les premiers ne donnent pas aveuglement ou sans discernement au chef de l’Etat ce que les seconds lui refusent aveuglement ou sans discernement. Histoire de couple, n’est-ce pas : quand tout va, on tait tous les impairs du conjoint ou de la conjointe, le secret est gardé ; quand rien ne va, on vend à la criée tous les impairs du conjoint ou de la conjointe, le secret est dehors. Ce qui donne à notre pays l’image d’une personne en contradiction permanente avec elle-même : tout va très bien et en même temps tout va très mal. Histoire de couple, parce que celui qui tient les rênes du pouvoir central peut répudier des groupements politiques ou, inversement, être abandonné et trahi, et tout cela directement ou indirectement par le biais du phénomène de transhumance dont notre classe politique est coutumière. Suivez mon regard ! Autant de choses donc qui se passent en toute impunité, sans qu’aucune autre institution, aucun recours de l’Etat ou de la société civile, ne réagisse.

Ainsi, sans inclure les grands regroupements ou alliances de groupements de l’Opposition aux contours  flous et au contenu souvent hétéroclite et qui se prêtent mal à une classification plus ou moins nette – et seulement pour cette raison –, je pourrais dire qu’il y a au Bénin au moins trois catégories de groupements politiques que l’on pourrait décliner comme suit :

- les groupements politiques en mariage avec le pouvoir d’Etat ;

-  les groupements politiques en concubinage avec le pouvoir d’Etat ;

- les groupements qui font l’option de se prostituer avec le pouvoir d’Etat.

Les premiers sont ceux qui s’arrangent pour être toujours dans les bonnes grâces du régime en place, y compris s’il faut vendre leur âme ou leur identité : ce sont des girouettes. Ils s’orientent selon la direction du vent. Quand le régime en place dit qu’il faut aller à gauche, volontiers ils vont à gauche, à droite, ils vont à droite, devant, ils vont devant, derrière ils vont derrière ; ils n’ont pas de volonté pour eux-mêmes, pas de boussole idéologique, l’essentiel est qu’ils soient avec le chef. A ceux-là, osons dire : l’Etat n’est pas un ménage où les moyens qui sont dépensés ou investis appartiennent à un "papa" tout puissant auquel il faut obéir aveuglément, même quand celui-ci est en erreur. Les moyens aux mains du chef de l’Etat sont les moyens des citoyens, de tout le peuple, dont il exerce ponctuellement la souveraineté. 

 Vient ensuite la deuxième catégorie, à savoir les groupements politiques en concubinage avec le chef d’Etat, principal détenteur du pouvoir d’Etat. Ceux-ci ont toutes les apparences d’une mariée mais n’ont rien du statut d’une mariée, car leur union avec le chef de l’Etat ne bénéficie d’aucun témoin légal, du genre UBF, FCBE, etc. Union libre donc, et union informelle. Ce qui leur permet, ainsi qu’à leur partenaire informel, chacun de son côté, de se livrer à d’autres jeux qui ne se peuvent être tolérés dans un couple régulièrement constitué. "D’autres jeux", dis-je : ainsi par exemple, quand on fait une certaine requête (nominations, faveurs diverses) en direction du chef de l’Etat et que ce dernier refuse ou se fait attendre, on le lui rappelle en flirtant avec les groupements qui sont en opposition avec lui. On lui fait peur, on devient maître-chanteur, prêt à cracher dans la soupe après qu’on l’a mangée et qu’on a même participé à sa préparation. Et en vérité le chef de l’Etat n’a que deux solutions : céder au chantage ou résister. S’il cède, un calme provisoire revient ; s’il résiste, on peut continuer de le bouder ouvertement, mais sans prendre le risque de rompre les amarres jusqu’à ce qu’on trouve en cachette un autre concubin, si on n’a pas réussi entre-temps à faire partir une de ses mariées, juste pour augmenter le trouble chez le chef. En somme, une instabilité permanente et généralisée. Ce qui rend les accords si incertains, les décisions si peu fermes au sommet de l’Etat. A ceux-ci, osons dire : l’Etat n’est pas un espace de chantages, de marchandages de bas-étage. Il faut s’attacher dans la vérité et le devoir, ou partir, au lieu d’avoir un pied dedans, un pied dehors.

Enfin, vient la troisième catégorie de groupements politiques en situation de prostitution délibérée avec le régime en place. Qui sont-ils ? Que font-ils, et à quoi les reconnaît-on ? Ils sont des prostitués, ils vendent leurs services à tout le monde, surtout aux plus offrants, et le plus offrant, c’est le régime en place. Si ce dernier ne va pas les chercher, c’est eux qui vont à sa rencontre, en se mettant notamment sur son chemin, en le charmant, en le provoquant. Là-dedans, il n’est ni amour ni estime ni considération ni respect ; il y a seulement déviance, dépravation, perversion politiques, rarement contrainte. Et puisqu’ils sont obligés de faire la criée tous les jours, ils sont éhontés et sans vergogne.  On les accepte pour les sales besognes, par exemple l’insulte grossière à des adversaires auxquels on ne peut s’attaquer soi-même, ou pire une révision opportuniste et personnalisée de la Constitution, quand tous les autres y renoncent. Vous les identifiez, ils ne s’en cachent pas. Vous les dénoncez, ils ne s’en émeuvent guère. Ils sont pervertis, comme perdus pour la République. Ainsi, point de conseil à leur endroit. Seul Dieu peut les changer… un jour.

Ainsi, l’échiquier politique béninois est aujourd’hui constitué grosso modo de ces trois types de regroupements  évoluant ou exerçant leur liberté d’action et concevant l’action politique comme une expérience personnelle, une décision personnelle, une vision personnelle, une ambition personnelle, un accomplissement personnel, c’est-à-dire pour eux et pour leurs proches parents et amis. Or, ainsi que nous l’avons reconnu au départ, excepté la métaphore qui nous transporte – l’étymologie en fait foi –, les affaires de l’Etat ne sont pas des affaires de couple ni des affaires de famille, encore moins des affaires d’amis ou de copains. Elles supposent une communauté de destin, c’est-à-dire de devoirs dans laquelle sont engagés pour la vie tous les citoyens, directement ou indirectement, en vertu de leurs droits prescriptibles et imprescriptibles, pour faire de la collectivité nationale un havre de paix, de stabilité et de bonheur pour chacun et pour tous. Et c’est parce qu’il n’en est pas encore ainsi qu’il urge d’agir.

 

TROISIEME QUESTION : QUELLE ATTENTE POLITIQUE RESPONSABLE FORMULER EN VUE D’UN VRAI RENOUVEAU PARTISAN AU BENIN ?

Devant le spectacle désolant que présente l’échiquier politique national à de rares exceptions près, et face à un univers partisan aussi éclaté et débridé, toute décision responsable doit être consécutive à une démarche re-qualifiante de la situation. On ne décide que lorsqu’on voit clair, quand les perspectives sont connues ou redéfinies. Dans notre cas, celui du Renouveau Démocratique, requalifier l’échiquier politique national et l’univers partisan, c’est redéfinir les perspectives, c’est-à-dire poser de nouvelles balises, de nouveaux repères, de nouvelles bornes. Et, pour rester conforme à la trajectoire de cette analyse, ces balises, ces repères et ces bornes sont d’abord d’ordre idéologique. D’où la question préjudicielle : Dans l’esprit de la Conférence Nationale, quel format idéologique de l’échiquier politique au Bénin aurait pu inspirer la création des partis politiques ?

Si nous sommes d’accord pour dire que la Conférence Nationale de février 1990 est le moyen politique par lequel le Bénin s’est tout entier levé, à travers ses forces vives, pour mettre définitivement fin à l’Etat-PRPB, nous devons aussi reconnaître – et ce n’est qu’une conséquence – que le principe de la reconstitution ou de la recomposition de l’échiquier politique devrait se ramener à l’alternative ci-après : être POUR ou CONTRE le système marxiste-léniniste incarné 17 ans durant par le général Mathieu KEREKOU. D’ailleurs, les travaux en commissions et les débats en plénière ont bien montré une telle alternative, même si nombreux furent les conférenciers "antirévolutionnaires" qui en voulaient d’une Conférence monocolore. Le terme de "consensus" finalement retenu indique bien que le débat idéologique n’a pas eu lieu, ce qui explique que l’alternative se soit muée en clivage. Ce fut le moindre mal pour les tenants du régime révolutionnaire. Or, dans tout processus d’alternance politique, il faut nécessairement une équipe sortante et une équipe entrante. Et Dieu sait qu’il y a un avantage à être l’équipe sortante : c’est en effet l’heure du bilan, le temps de la réflexion et du recul pour mieux sauter. Se soustraire à cette étape importante en politique, c’est faire sciemment le refus du débat idéologique pour se complaire dans la jouissance brute et non-réfléchie du pouvoir. C’est la logique du triste slogan « Après nous c’est nous ! ». Et c’est bien ce qui pose le problème des transitions politiques en Afrique, compromet l’émancipation idéologique de nos pays et du continent et, par ricochet, la tâche du développement. Bref, le principe étant celui que nous venons d’énoncer, il constitue le sens de gravité autour duquel aurait dû se constituer la nouvelle classe politique et le nouvel échiquier partisan. Conformément aux sept grands systèmes idéologiques regroupés en deux grandes formes de positionnements (fp) a et b, le schéma aurait donc pu être le suivant :

- Fp (a) : Elles regroupent les positionnements loin du centre, à savoir les positionnements très loin du Centre (Gauche radicale et Droite radicale), et les positionnements assez loin du centre (Gauche modérée et Droite modérée). Ce qui donne le total des quatre positionnements loin du Centre, c’est-à-dire du marxisme-léninisme incarné par le général KEREKOU ;

- Fp (b) : Elles regroupent les positionnements dans le Centre, à savoir le positionnement Centre-gauche (centre radical), le positionnement Centre-droit (centre modéré) et le Centre proprement dit incarné par l’idéologie objet du divorce, en l’occurrence le marxisme-léninisme style PRPB, principe de la ligne de positionnement sur l’échiquier politique béninois.

Sans doute, il existe plusieurs autres théories sur ce que doit être le maillage intelligent et responsable du paysage politique et partisan, et qui soit conforme à l’esprit de la Conférence Nationale. Or, nous avons attendu vingt-cinq ans sans que personne au sein de la classe politique et partisane n’ait pris vraiment la peine de montrer la voie, à part quelques bonnes volontés ou professions de foi vite rattrapées par la routine.

Il faut agir maintenant.

La Charte des Partis en vigueur est cousue de flous artistiques qui ne règlent guère la question, d’où mon idée du DIALOGUE NATIONAL pour jeter les bases d’une fondation solide pour notre démocratie. L’assainissement de l’échiquier politique au Bénin est à ce prix et les fuites en avant ne font que retarder le débat et agrandir le fossé de la discorde entre les fils et filles du Bénin. Or me voici à la fin de mon questionnement sur ce monde encore incertain – mais promis à un bel avenir – du système partisan au Bénin. J’espère qu’on le prendra pour ce qu’il est : une contribution, ma petite part de réflexion  dans une  réflexion  autrement plus vaste.

Actualités 14 févr. 2018


Préliminaires des compétitions des clubs de la Caf: Des clubs entre espoir et incertitude avant la phase retour

Le tour préliminaire aller de la Coupe de la Confédération africaine de football et de la Ligue des champions se sont déroulés le weekend dernier sur tout le continent avec des fortunes diverses pour les clubs en compétition. Ainsi, à Cotonou, si Energie Fc a fait le service minimum, samedi 10 février dernier, en battant (1-0) Hafia Fc de la Guinée, les Buffles Fc du Borgou ont été contraints au partage des points ; ce qui complique quelque peu leur chance de qualification.

Finis les tours préliminaires aller des compétitions des clubs de la Confédération africaine de football. Les regards sont tournés vers les matchs retours prévus pour les 20 et 21 février prochain. Au titre de chaque compétition, les clubs savent désormais à quel saint se vouer avant le match retour. Le sort de certains est pratiquement scellé tandis que d’autres continueront à espérer. A Cotonou, accrochés sur leurs propres installations (1-1) par l’Asec Mimosa, les Buffles Fc effectueront un déplacement difficile en terre ivoirienne. Il est attendu d’eux un sursaut d’orgueil ou une discipline tactique s’ils veulent aller loin dans cette campagne.
Energie Fc, dispose d'une petite avance (1-0) sur Hafia Fc avant de se déplacer sur Conakry pour tenter de conserver son avantage afin d’arracher le billet pour la phase suivante.
Les Maliens de Djoliba et les Tunisiens de l’Us Ben Guerdane sont qualifiés en bénéficiant des forfaits d’Elwa United et d’Al Hilal Juba.
Les Angolais de l’Atletico Petro de Luanda (5–0 contre Masters Security Fc), les Egyptiens d’Al Masry Fc (4–0 face à Green Buffaloes), les Rwandais de l’Apr Fc (4–0 contre Anse Reunion FC) et les Tanzaniens de Simba Sc (4–0 face à la Gendarmerie nationale de Djibouti), les Algériens de l’ES Sétif, qui ont écrasé les Centrafricains de l’Olympique Réal Bangui par le score de 6-0, les Congolais de Vita Club (4-0 contre les Malawites de Be Forward Wanderers Fc), ont tous réalisé une bonne opération ce week-end. Il faut attendre la phase retour pour connaître qui, de la Renaissance de Berkane, vainqueur dans la douleur à domicile face aux Sénégalais de Mbour Petite Cote (2-1), des Ivoiriens de l’Africa Sports, des Mauritaniens du Fc Nouadhibou (1-1) , de Mc Alger de Bernard Casoni, battu 2-0 au Congo sur le terrain d’AS Otôho, passeront le cap de ce tour préliminaire.

Les résultats du tour préliminaire aller de Cd Caf

APR FC (Rwanda) 4–0 Anse Reunion FC (Seychelles)
Akwa United (Nigeria) 1–2 Hawks FC (Gambie) 
Asante Kotoko SC (Ghana) 1–0 CARA Brazzaville (Congo) 
AFC Leopards SC (Kenya) 1–1 FOSA Juniors FC (Madagascar) 
Simba SC (Tanzanie) 4–0 Gendarmerie Nationale Djibouti (Djibouti) 
RS Berkane (Maroc) 2–1 Mbour Petite Côte (Sénégal) 
Africa Sports (Cote d’Ivoire) 1–1 FC Nouadhibou (Mauritanie) 
Zimamoto FC (Zanzibar) 1–1 Wolaitta Dicha FC (Ethiopie)
Atletico Petro de Luanda (Angola) 5–0 Masters Security FC (Malawi)
Young Buffaloes (Swaziland) 0–1 Cape Town City FC (Afrique du Sud) 
CD Costa do Sol (Mozambique) 1–0 JwanengGalaxy FC (Botswana) 
Energie FC (Bénin) 1–0 Hafia FC (Guinée) 
Ngazi Sport (Comores) 1–1 AS Port-Louis 2000 (Maurice) 
Mangasport (Gabon) 0–1 AS Maniema Union (RD Congo) 
Olympic Star (Burundi) 0–0 Etoile Filante Ouagadougou (Burkina Faso)
New Stars FC (Cameroun) 2–1 Deportivo Niefang (Guinée équatoriale) 
AS Tanda (Cote d’Ivoire) 0–0 CS La Mancha (Congo) 
Al Ittihad Club (Libye) 1–0 Sahel SC (Niger) 
US Ben Guerdane (Tunisie) - Al Hilal Juba (Soudan du Sud) - Al Hilal Juba a déclaré forfait 
Al Masry FC (Egypte) 4–0 Green Buffaloes FC (Zambia)
 Djoliba AC (Mali) – ELWA United FC (Liberia) - ELWA United a déclaré forfait 
AS Onze Créateurs de Niaréla (Mali) 1–1 CR Belouizdad (Algérie)
Exemptés : USM Alger (ALG), Zamalek (EGY), Raja Casablanca (MAR), Enyimba (NGA), DC MotemaPembe (RDC), AhlyShandy (SOU), Hilal Obied (SOU), Club Africain (TUN), Nkana FC (ZAM), SuperSport United (AFS).

Sports 14 févr. 2018


Tournoi Ufoa Dames: La compétition démarre ce jour sans le Bénin

Le tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) Dames démarre, ce mercredi 14 février dans la capitale ivoirienne. Cette compétition regroupe certaines équipes nationales féminines des pays de la zone de l’Afrique de l’Ouest. 

Placées dans le groupe B aux côtés de l’ogre nigérian le Sénégal (pays de la zone A et invité) et le Togo, les Ecureuils Dames ne participeront pas à cette compétition. En effet, après quelques jours de préparation, les joueuses ont arrêté le stage de préparation depuis ce lundi. Avant de quitter le campement, Nadège Atanhlouèto, une joueuse de cette sélection, a exprimé son amertume face à cette situation au micro de Radio France internationale : « C’est décourageant. Ce n’était pas du tout facile pour nous. On faisait trois séances d’entrainement par jour et voilà qu’on nous annonce subitement qu’on ne pourra pas voyager parce que le ministre aurait refusé ». Elle s’insurge contre la décision du ministre qui a pris tout son temps avant d’informer les joueuses du forfait du Bénin.
Le président de la Fédération béninoise de football, Anjorin Moucharafou, comprend la réaction des joueuses mais reconnaît que l’équipe n’est pas encore compétitive. Selon lui, le label du Bénin dans le football dont rêve le président Patrice Talon n’étant pas encore une réalité, il vaut mieux continuer le travail pour prétendre faire plus dans les années à venir : « J’ai parlé aux joueuses. Je leur ai expliqué la situation et elles ont compris ».
Le match d’ouverture de la compétition met aux prises, cet après-midi, la Côte d’Ivoire et le Ghana au stade Félix Houphouët Boigny. Outre le Félicia, deux autres stades sont retenus pour cette compétition, à savoir le stade Robert Champroux et le Parc des Sports.
Dans le groupe A, la Côte d’Ivoire, pays hôte part avec la faveur des pronostics devant le Niger, le Burkina Faso et le Ghana.
Cette compétition prend fin le 24 février prochain.

Programme des rencontres

14 février 2018 (Poule A)
M1: Côte d’Ivoire/Ghana à 15H au stade Félix Houphouët-Boigny
M2: Burkina Faso/Niger à 18H au stade Félix Houphouët-Boigny

15 février 2018 (Poule B)
3: Nigeria/Benin à 15H au stade Robert Champroux
M4: Sénégal/Togo à 18H au stade Robert Champroux

16 février 2018 (Poule A)
M5: Ghana/Niger à 15H au stade Robert Champroux
M6: Côte d’Ivoire/Burkina Faso à 18H au stade Robert Champroux

17 février 2018 (Poule B)
M7: Nigeria/Sénégal à 15H au stade Robert Champroux
M8: Benin/Togo à 18H au stade Robert Champroux
18 février 2018 (Poule A)
M9: Côte d’Ivoire/Niger à 16H au stade Robert Champroux
M10: Ghana/Burkina Faso à 16H au parc des Sports

19 février 2018 (Poule B)
M11: Nigeria/Togo à 16H au stade Robert Champroux
M12: Benin/Sénégal à 16H au Parc des Sports

20, 21 février 2018 
Repos/Départ des équipes éliminées

22 février 2018
Première demi-finale
M13: 1er poule A/2ème poule B à 15H au stade Robert Champroux
Deuxième demi-finale
M14: 1er poule B/2ème poule A à 18H au stade Robert Champroux

24 février 2018
Match de classement 
M15: Vaincu M13/Vaincu M14 à 14H30 au stade Félix Houphouët-Boigny
Finale 
M16: Vainqueur M13/Vainqueur M14 à 16H30 au stade Félix Houphouët-Boigny

Sports 14 févr. 2018


Athiémé: La Jama’at islamique Ahmadiyya tient un camp médical
[caption id="attachment_28042" align="alignnone" width="1024"]Athiémé: La Jama’at islamique Ahmadiyya tient un camp médical[/caption]

Un camp médical a été organisé hier, mardi 13 janvier au Centre de promotion sociale d’Athiémé par la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin. Les opérations sanitaires ont démarré après une cérémonie présidée par le chef missionnaire Ahmad Farooq Rana et le maire de la commune Joseph Anani.

Inscrit dans le cadre d’un vaste programme d’assistance, à l’échelle nationale, aux personnes vulnérables, le camp médical d’hier a permis d’offrir gracieusement des consultations et des médicaments. Les consultations médicales ont porté, notamment, sur les maux d’yeux et quelques autres pathologies. Elles ont été dirigées par le médecin en chef de l’hôpital Ahmadiyya de Porto-Novo, Dr Mahmood
Ahmad Bhunnu, et son équipe qui n’ont pas chômé. Des citoyens d’Athiémé et ceux des communes limitrophes ont effectué massivement le déplacement en vue de bénéficier des soins.
Cette activité humanitaire est une contribution de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin au développement du pays, a expliqué Ahmad Farooq Rana, président de cette communauté des fidèles de l’Islam. Mais au-delà, ajoutera-t-il, c’est la traduction, dans la vie réelle, de la devise qui caractérise la Jama’at islamique Ahmadiyya à savoir, « l’amour pour tous, la haine pour personne ».
Témoin de l’expression renouvelée de cette devise envers ses administrés, le maire,
Joseph Anani,se confond en remerciements.Il n’a pas manqué de souligner la constance des interventions de la Jama’at islamique Ahmadiyya dans sa commune, en rappelant quelques assistances obtenues,pendant la période des inondations.
A sa suite, le directeur départemental de la Santé, Dr Etienne Hounkonnou, salue l’initiative du camp médical et encourage les responsables de la Jama’at islamique Ahmadiyya. « Votre action conforte la thèse que les problèmes de santé, justifiera-t-il, ne dépendent plus des agents de santé seuls mais de tous ».
Les interventions de la Jama’at islamique Ahmadiyya vont bientôt se densifier et s’ouvrir à toutes les populations du Mono, selon le chef missionnaire
Ahmad FarooqRana. « Dans les prochains jours, annonce-t-il, une clinique mobile dotée de bloc opératoire ophtalmologique sera ici dans le département pour aider ceux d’entre vous qui ont des affections aux yeux, et surtout ceux souffrants de la cataracte ».

Société 14 févr. 2018


Réalisation d'une centrale thermique de 120 MW à Maria-Gléta 2: Le choix de la société BWSC célébrée à Copenhague (Communiqué de presse)
[caption id="attachment_28041" align="alignnone" width="1024"]Réalisation d'une centrale thermique de 120 MW à Maria-Gléta 2[/caption]

Le jeudi 08 février 2018, l'ambassade du Bénin à Copenhague et la Société danoise BWSC ont célébré le choix porté sur cette société par le gouvernement béninois à l'issue d'un appel d'offres pour la réalisation d'une Centrale thermique de 120 MW à Maria-Gléta 2.

Voici ci-dessous un article de la presse danoise ayant couvert l'événement:

Le Bénin est ouvert aux affaires

Le Bénin est à l'offensive dans l'espoir d'attirer des investissements danois et scandinaves. L'un des premiers à avoir répondu à l'appel est la société danoise BWSC, qui a démarré effectivement les travaux le 21 décembre 2017, pour renforcer l'approvisionnement en électricité du Bénin, avec une centrale électrique de 120 MW dans la banlieue de la plus grande ville du pays, Cotonou.
Ce démarrage du projet a été marqué à l'ambassade du Bénin à Copenhague par un séminaire suivi d'une réception, le 08 février 2018, qui a donné l'occasion aux représentants de BWSC de présenter les grandes lignes du projet, et à l'ambassade de présenter les réformes du gouvernement béninois visant l'amélioration du climat des affaires au Bénin. Ce forum a connu la participation des ambassadeurs et autres représentants diplomatiques de plusieurs pays africains et des États baltes, des représentants du ministère danois des Affaires étrangères, du Fonds danois d'investissement pour les pays en développement (IFU), de l'Agence danoise de Crédit à l'Exportation (EKF) et de la Confédération des Industries danoises (DI), ainsi que des représentants de la haute direction de BWSC.
«Nous travaillons sans relâche pour susciter l'intérêt des entreprises danoises pour des opportunités d'investissement au Bénin», a déclaré l'Ambassadeur Eusèbe Agbangla. «Nous avons identifié trois secteurs qui pourraient offrir des opportunités en or pour les investissements danois : le secteur de l'énergie est le plus important, c'est le début et la fin de tout développement et nous sommes heureux d'avoir conclu un Accord avec BWSC.»
L'ambassadeur Agbangla a souligné également que les secteurs de l'agriculture et de la pêche sont un domaine d'investissement évident. «Le Danemark a de fières traditions et de vastes connaissances dans ces secteurs - et le Bénin offre de nombreuses opportunités d'affaires intéressantes et rentables dans ces domaines».
«Il en va de même pour le tourisme», poursuit-il. «Nous voulons promouvoir toutes les expériences intéressantes qui attendent les touristes dans notre pays et nous envisageons d'engager un dialogue avec les Tours operators danois afin d'étudier les possibilités d'une coopération plus poussée.»

A bras ouverts

Le Bénin est l'une des démocraties les plus stables d'Afrique et, ces dernières années, le pays a lancé une série d'initiatives pour créer la plate-forme idéale pour le développement et l'investissement étranger.
Le pays a mis en place un système judiciaire solide, axé notamment sur la lutte contre la corruption et la cybercriminalité. Il existe également une base juridique solide pour le partenariat public-privé. Les formalités administratives et financières ont été améliorées grâce à la création de zones économiques spéciales, par exemple, avec des conditions tarifaires favorables.
La législation du travail est flexible à l'instar de celle du Danemark, et depuis deux ans, le gouvernement béninois poursuit la mise en œuvre de 45 projets phares dans 9 secteurs qui soutiendront le développement positif de l'économie du pays dans les années à venir. L'énergie, l'agriculture et la pêche ainsi que le tourisme sont quelques-uns des secteurs clés. La construction d'un nouvel aéroport est en cours dans la localité de Glo-Djigbé à quelques encablures de Cotonou, et le Bénin a l'ambition d'être à la pointe du développement numérique inspiré par l'Estonie.
"Notre plus grand défi en ce moment est que la plupart des entreprises et des investisseurs danois ne connaissent pas le potentiel au Bénin", a déclaré l'ambassadeur Agbangla. "Il est donc de notre devoir de diffuser le message et d'essayer de susciter l'intérêt: il ne fait aucun doute que nous sommes prêts à faire des affaires, nous sommes engagés et les investisseurs danois seront accueillis à bras ouverts".
Et des faits récents soutiennent les promesses de l'Ambassadeur, parce que le contrat avec BWSC s'est concrétisé dans environ la moitié du temps que BWSC prend habituellement pour négocier des projets similaires.
"Nous avons pleinement apprécié l'engagement et le désir que nous avons notés tant auprès des autorités béninoises qu'à l'ambassade du Bénin à Copenhague", a déclaré monsieur Anders Heine Jensen, Pdg de BWSC. "Nous sommes habitués à opérer dans le monde entier et souvent dans des circonstances très difficiles, mais faire des affaires avec nos nouveaux partenaires du Bénin a été une joie. Nous sommes impatients de mener à bien ce projet et, espérons-le, de faire davantage d'affaires au Bénin."

Source MAEC

Société 14 févr. 2018


1792 - 2238