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Nouvelles

Violences en milieu sanitaire: Le calvaire des femmes
Dans certaines formations sanitaires, des femmes sont exposées à des violences de la part des accoucheuses. Plusieurs gestantes, parturientes ou accouchées vivent ce calvaire, mais très peu d’entre elles arrivent à briser la loi de l’omerta, par peur d’être stigmatisées ou de subir les remontrances de femmes en blouse rose qui se rendent coupables de ce genre de pratiques. Les violences en milieu sanitaire frisent parfois la méchanceté et trahissent le serment prêté par les sages-femmes. Novembre 2018. Un corps sans vie abandonné à même le sol au petit matin du mercredi dans un Centre hospitalier de Cotonou. Gisèle (nom d’emprunt), alors âgée de 18 ans attendait son premier enfant. Elle et son bébé se sont débattus contre la mort de 6 h du matin à 11 h, dans l’espoir d’un secours au sein de l’hôpital. En vain. Trop tard pour les ramener à la vie. Car, elle a été confrontée au refus d’admission à la maternité par la responsable de garde. La scène est insoutenable aux yeux des usagers. Difficile de consoler le mari de Gisèle. Mais l’irréparable est déjà fait. Deuxième semestre de 2018. Marlène (nom d’emprunt), une gestante, la trentaine, est terrifiée par une scène de violence d’une sage-femme sur une parturiente en salle d’accouchement. Déconcertée par l’incident dont elle a été témoin, elle a dû courir vers la surveillante générale de l’hôpital d’alors, pour s’en plaindre, car craignant aussi pour sa vie. Ces faits ne sont pas isolés. Le niveau d’humanisation des soins et de respect des droits des patients laisse encore à désirer dans certains hôpitaux de la place. Mercredi 30 juin 2021. Flore S., en état de grossesse de quatre mois, s’est rendue au centre de santé d’Akassato aux environs de 9 h dans l’intention d’obtenir rapidement soulagement aux maux de ventre qui l’ont torturée toute la nuit. Une fois à l’hôpital, commence pour elle un autre calvaire: elle doit prendre son mal en patience pour supporter les caprices d’une sage-femme qui n’en faisait qu’à sa tête. « J’ai beaucoup insisté, j’ai dû la supplier pour qu’elle m’examine ce jour-là. J’ai été très choquée d’entendre la sage-femme me répondre que les maux de ventre d’une femme enceinte sont récurrents et qu’elle ne pouvait pas m’examiner immédiatement. Pourtant, si je pouvais résister à la maison, je ne me serais pas rendue à l’hôpital », raconte-t-elle, l’air hébété. Même si cette expérience l’a convaincue de changer d’hôpital pour ses soins, elle en garde encore l’amer souvenir. « La sage-femme a semblé banaliser mes douleurs, arguant que mon malaise ne pourra pas me tuer. Pour me faire l’injection intramusculaire et intraveineuse, elle ne m’a même pas fait coucher. Je suis restée assise sur un banc en lui tendant mon bras. Je n’ai même pas eu droit à un lit sur lequel je pouvais m’allonger lors de la mise en observation», s’offusque Flore S. Les témoignages sur les violences en milieu sanitaire sont légion dans les centres de santé publics. Accouchées, gestantes et parturientes sont souvent soumises au diktat des agents à la maternité dans des hôpitaux pourtant dits de référence. Les plus sensibles parmi les patientes cèdent au rançonnement des brebis galeuses tapies dans les rangs des femmes en blouse rose dans l’optique de bénéficier d’une meilleure prise en charge. Le phénomène est souvent décrié, mais peu de femmes l’exposent publiquement, par peur de subir la ‘’foudre’’ de sages-femmes lors des prochaines consultations. Les plus aisées se réfèrent aux cliniques pour être à l’abri du mal. Une profession pourtant noble Selon l’Oms, « l’Afrique subsaharienne enregistre chaque année deux cent mille décès maternels ainsi qu’un million de décès de bébés au cours des quatre premières semaines de la vie ». Ces données confirment le rôle primordial des sages-femmes dans la vie des gestantes et des nouveau-nés. Les sages-femmes sont en amont et en aval de toute naissance, mais c’est sans compter avec les dérives de certaines d’entre elles qui ternissent l’image de la corporation. « Une couverture de 95 % des soins dispensés par des sages-femmes permettrait d’éviter 67 % des décès maternels, 65 % des fausses couches, 64 % des décès néonatals et sauverait 4,3 millions de vies par an d’ici à 2025», indique l’Oms à l’occasion de la Journée internationale des sages-femmes, édition 2021. C’est dire que la survie des gestantes, des accouchées et des nouveau-nés dépend en grande partie des sages-femmes. La liste des missions de ces professionnelles de la santé n’est pas limitative : diagnostic, déclaration et suivi de la grossesse, préparation à la naissance et à la parentalité, diagnostic et suivi du travail par la mère, accouchement, visite post-natale, échographies obstétricales et gynécologiques, pose et retrait des Diu et implants dans le cadre de la planification familiale, … Certaines personnes n’hésitent pas à les qualifier de ‘’demi-dieu’’, au regard de la noblesse de leur mission. Un privilège dont certaines femmes en blouse rose abusent. Annick Nonohou, sage-femme diplômée d’Etat, présidente du Réseau des soignants amis des patients, a décidé de jouer sa partition en criant haro sur ces pratiques. Depuis quelques années, elle travaille à faire reculer les limites de la violence en milieu sanitaire à travers l’écoute, les sensibilisations, les conseils à ses collègues et consœurs ainsi qu’aux usagers, en vue de la promotion de l’humanisation des soins au Bénin. « Les violences obstétricales sont une réalité au Bénin. Elles ont des conséquences négatives sur la gestante, la parturiente, l’accouchée, le nouveau-né, le couple et la famille », relève-t-elle. L’Etat gagnerait à assurer la veille permanente sur la qualité de la prise en charge des patients en vue d’enrayer ce phénomène. La vulgarisation des droits et devoirs aussi bien des usagers des maternités que des personnels sanitaires, revêt aussi un grand intérêt. Santé 18 août 2021


Open de Cotonou Cadets/Juniors de karaté-Do: Des talents détectés, des lauriers aux meilleurs
Les jeunes pratiquants de Karaté-Do, cadets et juniors de l’Atlantique et du Littoral ont participé, dimanche 15 août dernier à l’Open de Cotonou à la Maison des jeunes d’Agla. Au terme de la compétition, Eric Gbègbo, président de la Ligue Atlantique Littoral de karaté-Do et Rock Quenum, président de la Fédération béninoise de karaté-Do (Fbk-Do) ont récompensé les meilleurs avec des trophées et médailles. Activité statutaire de la Ligue régionale Atlantique-Littoral de karaté-Do, l’Open de Cotonou Cadets/Juniors de karaté-Do s’est déroulé, dimanche 15 août dernier à la Maison des jeunes d’Agla dans la capitale économique du Bénin. Une vingtaine de jeunes pratiquants de cette discipline, des catégories cadettes et juniors, filles et garçons ont participé à cette compétition au cours de laquelle ces jeunes karatékas ont montré leur savoir-faire en kata et en kumité. Chez les cadets, Josias Kpodohoun est monté sur la plus haute marche du podium chez les garçons tandis qu’au niveau des cadettes, Géovanna Aditi et Charmide Kolé se sont adjugés les trophées respectivement en Kata et en kumité. Dans la catégorie des juniors dames, Sandrine Aviansou a ravi la vedette à ses concurrentes, aussi bien en kata qu’en kumité. A ce niveau, Martial Kpadonou a dicté sa loi en kumité chez les hommes. A la fin de la compétition, Eric Gbègbo, président de la Ligue Atlantique Littoral, se félicite de la participation des clubs à cet open dont l’objectif est de jauger le niveau des jeunes athlètes et les mettre en jambes avant le prochain championnat national de karaté-do. Il se réjouit également du niveau des jeunes qui s’améliore de jour en jour. «C’est globalement satisfaisant même s’il reste des choses à parfaire», indique-t-il. Quant à Rock Quenum, président de la Fbk-Do, il se dit heureux des talents détectés lors de cette compétition réservée à la relève. Engagé à développer cette discipline à la base, il envisage de mettre en place un vivier de jeunes karatékas avant les prochaines joutes internationales. Pour lui, ce sont ces jeunes qui vont représenter le Bénin d’ici à 2028 aux prochains Jeux olympiques. « Nous avons vu des jeunes performants et endurants dans le lot et ce sont eux qui vont représenter et révéler le Bénin aux JO de 2028 car c’est déjà plié pour 2024 pour le moment », a-t-il conclu. Sports 18 août 2021


Promotion du kanvô: Le Festival international du pagne tissé lancé
Du 17 au 21 novembre prochain, Cotonou vibrera au rythme du Festival international du pagne tissé (Fipat) localement appelé kanvô. A la faveur de la conférence de presse de lancement de la première édition, ce mardi 17 août à Cotonou, l’Association de développement du textile local (Adtl) a levé un coin de voile sur l’événement. Le pagne local kanvô, pagne tissé, sera à l’honneur au Bénin du 17 au 21 novembre prochain à travers le Festival international du pagne tissé (Fipat), première édition. Organisé par l’Association de développement du textile local (Adtl) et la marque Lolo Andoche, l’événement vise à valoriser ce type de textile. Sur les motivations de l'organisation de cet événement, Charlemagne Amoussou, délégué général du Fipat, a fait savoir qu’il est sous-tendu par le développement du textile local et la visibilité de l’identité du Bénin sur les plans national et international. « Nous visons à promouvoir le pagne local », a-t-il assuré. Le Fipat réunira tous les corps de métiers allant du planteur au couturier en passant par la filature et le tisserand. Il s’agit de travailler sur tous les axes afin que le tissu kanvô soit produit en quantité, en qualité et à un coût abordable, a-t-il révélé. « Plus, il y a de producteurs, plus le coût sera accessible», a-t-il insisté. Soulignant le caractère international de l’activité, Charlemagne Amoussou a mentionné que les participants viendront d’une vingtaine de pays dont le Mali, le Cameroun, le Congo, le Burkina Faso. Rendez-vous d’échanges En tant que rencontre entre acteurs du secteur textile, le Fipat constitue un rendez-vous de partage de connaissances et d’expériences. A cet effet, Bienvenu Badou, directeur exécutif du Fipat a décliné les activités retenues. En dehors de deux défilés de mode des jeunes créateurs et des séniors prévus sur deux différents sites, le Fipat a inscrit à son agenda des visites culturelles sur des sites touristiques, des communications et des ateliers sur les techniques de teinte au profit des participants, tous corps de métiers confondus. Le volet teinture tient à cœur aux organisateurs. A ce titre, Charlemagne Amoussou a précisé que les tisserands locaux attendus au Fipat suivront des formations en teinture pour améliorer la qualité de leurs produits. Selon lui, des experts viendront de l’extérieur pour cet exercice. La raison, a-t-il expliqué, c’est qu’il est rare que le pagne tissé soit identique d’un métrage à l’autre. « Tout le monde ne sait pas comment faire le gramme pour réussir la teinture », a relevé le délégué général du Fipat. De même, ils apprendront aussi comment tisser à base du coton 100 % pour avoir des produits de qualité avec divers motifs. Toutes choses qui, selon lui, contribueront à montrer qu’on peut fabriquer du bon textile « sans avoir de gros diplômes ni d’électricité ». « Cela évitera l’importation de tissus », a-t-il soutenu, souhaitant que les pagnes tissés à la main soient adoptés avec des retombées positives sur l’économie du pays. Pour éviter de retomber dans le problème de rupture de stock en pagnes tissés, l’après-festival sera consacré au regroupement des tisserands afin de les organiser pour produire à grande échelle mais aussi en qualité. Par Alain Allabi Culture 18 août 2021


Approvisionnement des cantines scolaires: 8007 T de vivres convoyés dans 3850 écoles bénéficiaires
Une quantité totale de 8 007 tonnes de vivres composés de céréales, de légumineuses, d’huile et de sel de cuisine est en cours de convoyage depuis lundi 16 août dernier, au profit de 656 700 écoliers de 3 850 écoles maternelles et primaires publiques bénéficiaires des cantines scolaires. Ces vivres sont mis en place pour le compte du premier trimestre de l’année scolaire 2021-2022. Le gouvernement et le Programme alimentaire mondial (Pam) assurent une bonne rentrée des classes aux écoles à cantines scolaires. Ils ont anticipé en mettant en place, à plus d’un mois de la rentrée scolaire 2021-2022, les vivres destinés à alimenter les établissements à cantines scolaires du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire. Une quantité totale de 8 007 tonnes de vivres est actuellement en cours de convoyage sur le terrain. L’opération prend en compte 3 850 écoles comprenant au total 656 700 écoliers dont 299 026 filles répartis dans les 77 communes du Bénin. Les écoles concernées sont celles bénéficiaires du programme de cantines appuyé par le Pam ainsi que celles prises en compte par le Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi) financé par le gouvernement et mis en œuvre par le Pam. 42 348 sacs de 50 kg de vivres sont prévus pour être mis en place dans ces établissements bénéficiaires. 81 159 sacs de riz de 50 kg ; 6120 sacs de 50 kg de haricot ; 19 357 sacs de 50 kg de pois jaune ; 25 477 sacs de 50 kg de niébé ; 93 071 bidons de 4,55 kg d’huile et 5355 sacs de 25 kg de sel sont également acheminés.Ces vivres provenant des huit magasins du Pam sont destinés pour la période allant du 20 septembre au 23 décembre prochain ; c’est-à-dire les trois premiers mois de l’année scolaire 2021-2022. Le convoyage a démarré lundi 16 août dernier et s’étend jusqu’au 30 août prochain, selon le calendrier du Pam. Le programme onusien met en jeu son expertise pour accompagner le gouvernement dans le domaine de l’alimentation scolaire. Le Pam conduit l’opération en complicité avec le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) qui veille au grain sur le terrain. Les deux structures ont d’ailleurs rendu public, le 13 août dernier, un communiqué de presse conjoint pour annoncer le démarrage dès lundi 16 août des livraisons de vivres au profit des établissements à cantines scolaires. Le communiqué a invité les directeurs d’école, les présidents et membres des bureaux des Associations des parents d’élèves et les membres des comités de gestion des cantines scolaires des écoles concernées à se rendre disponibles, à préparer les magasins de stockage pour la réception des vivres et en assurer la sécurité. Les directeurs départementaux des Enseignements maternel et primaire, les chefs des régions pédagogiques, pour leur part, ont été également exhortés, chacun en ce qui le concerne, à prendre dans les meilleurs délais les dispositions nécessaires pour un bon déroulement de l’opération. Ainsi, lentement mais sûrement, le gouvernement est en train de gagner le pari de l’approvisionnement à bonne date des cantines scolaires dans les écoles maternelles et primaires publiques bénéficiaires. Education 18 août 2021


37e Championnat d’Afrique des Clubs vainqueurs de Coupe: L’Aspac se retrouve dans le groupe B chez les dames
La cérémonie de tirage au sort du 37e Championnat d’Afrique des Clubs vainqueurs de Coupe s’est déroulée, lundi 16 août dernier à Casablanca au Maroc. Le Bénin sera représenté au niveau des dames par l’Aspac Hbc à ce rendez-vous continental à Meknès au Maroc du 24 août au 2 septembre prochain. Au terme du tirage au sort, l’équipe de l’Aspac a hérité dans la poule B de Dgsp, Fap et Habitat tandis que le groupe A est composé de Pétro, Tkc, Héritage et Rumuri. Chez les hommes Groupe A: Al ahly – Fap – Red star oja – Sokoto Rima Groupe A: Widad Smara – Jsk – Inter club – Asfa Chez les Dames Groupe A: Petro – Tkc – Heritage – Rumuri Groupe B: Dgsp – Fap – Habitat – Aspac. Sports 18 août 2021


Eliminatoires de la Coupe du Monde Féminine U20: Les Ecureuils dames se préparent à recevoir le Mena
Les Ecureuils dames, après leur exploit face à la sélection féminine du Niger écrasée par le score de 1-6, au stade Seyni Kountché de Niamey, lors de la manche aller des éliminatoires du mondial féminin U20, affûtent leurs armes pour la manche retour prévue pour le week-end prochain. Au total, 19 joueuses ont pris part aux deux premières séances d’entrainement hier, mardi 17 août au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo sous l’égide du sélectionneur national Ouzérou Abdoulaye. En prélude au match retour des éliminatoires de la Coupe du monde féminine U20 contre le Mena du Niger, les Ecureuils dames ont effectué deux séances d’entrainement hier, mardi 17 août au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Dix-neuf joueuses venues d’Elite Ac, Léopard, Tigresses, Black stone, Naja et Ainonvi ont pris part à ces séances d’entrainement. Après une semaine de repos, Edwige Kedokpo, Mahoussi Henriette, Marguerite Ahouasou, Eunice Sagbohan et autres ont repris du service sous la houlette de l’encadrement technique dirigé par le sélectionneur national Ouzérou Abdoulaye. Des exercices physiques et techniques sont au menu. Ainsi, des foulées ainsi que des exercices d'étirement, d'assouplissement et de relaxation leur ont permis de réveiller leurs muscles. Ces exercices ont été suivis de jonglages et de touches de balles entre elles sur la pelouse. Des exercices techniques avec déplacement de ballon sur un espace réduit ont également agrémenté cette séance. Réparties en deux groupes, elles ont bénéficié également d’exercices de conduite de balle, de pas chassés à gauche et à droite et de génuflexions. « La séance de la matinée a été consacrée à la mise en condition physique afin de voir la bonne occupation du terrain », a-t-il confié. Ce stage de préparation va se poursuivre jusqu’à vendredi 20 août prochain, veille du match. Selon Ouzérou Abdoulaye, l’effectif n’a pas été renforcé. « Le temps est trop court pour étoffer l’effectif, nous allons faire avec les mêmes joueuses qui ont défendu valablement les couleurs nationales à l’aller », a-t-il poursuivi. Rappelons qu’en déplacement au stade Seyni Kountché de Niamey, lors de la manche aller, samedi 7 août dernier, les Ecureuils dames du Bénin ont pris une sérieuse option pour la qualification au second tour en dominant le Mena du Niger par le score de 6-1. Sports 18 août 2021


Numérique en bref: Monnaie numérique : le Ghana se prépare pour le e-cedi
Le Ghana a sélectionné une entreprise allemande pour l’aider à concrétiser son rêve d’avoir une monnaie numérique, l’e-cedi, informe Radio France internationale. Premier pays ouest-africain à avoir annoncé son désir de se doter d’une devise numérique en juin, à l’instar de la Chine, de l’Europe ou encore de la Russie, il a sollicité les services de Giesecke Devrient (Gd), une entreprise munichoise spécialisée dans les cartes à puces, l’impression de billets de banque et la sécurisation des monnaies. Plusieurs pays africains envisagent aussi d’élaborer leur devise numérique. C’est le cas de l’Afrique du Sud, du Kenya, du Nigeria et du Maroc. Le continent africain n’entend donc pas être à la traîne en la matière. Société 17 août 2021


Marie-Margarète Molnar sur la stigmatisation des personnes vivant avec le Vih sida: « L’Onusida accorde une place importante à l’objectif zéro discrimination »
La promotion et la protection des droits des personnes vivant avec le Vih sida et des personnes clés pour zéro discrimination d’ici à 2030 au Bénin exigent un effort continu. Dans cette interview, Marie-Margarète Molnar,Directrice pays de l’Onusida, invite tous les Etats-membres ayant adopté en juin 2021 à New York, la dernière déclaration politique sur le Vih sida à œuvrer réellement pour mettre fin aux inégalités observées. La Nation : Quelle est la situation épidémiologique du Vih sida au Bénin ? Marie-Margarète Molnar : La situation est très claire parce que le Bénin fait partie des pays qui mesurent le problème de manière régulière et qui participent au logiciel d’estimation et projection du Vih appelé ‘’Logiciel Spectrum’’. Ce logiciel existe à tous les niveaux centraux et décentralisés. La prévalence au sein de la population générale (Adultes âgés de 15-49 ans) est restée stable entre 2006 et 2017 à 1,2 % avec des disparités au niveau départemental et des taux de progression significative dans certains départements et groupes d’âge. En milieu urbain, la séroprévalence est plus élevée qu’en milieu rural. Dans les départements, le niveau de séroprévalence varie d’un maximum de 2,2 % dans le Couffo à moins d’un pour cent dans l’Alibori, l’Atacora, le Borgou, le Plateau et le Zou. Cette séroprévalence estimée chez les femmes à 1,4 % est plus élevée au niveau du groupe d’âge 30-34 ans (2,1 %) et celle la moins élevée pour le groupe d’âge 15-19 ans (0,3 %). Ce n’est donc pas une grosse épidémie mais il y a des disparités géographiques parce que certains départements sont plus touchés que d’autres, mais aussi dans les populations c’est-à-dire que les populations dites clés ont un niveau de prévalence plus élevé que dans la population générale. Les travailleuses du sexe sont à plus de 8 % de prévalence. Les enquêtes spécifiques notamment les enquêtes de surveillance de deuxième génération réalisées en 2017 font état de taux de prévalence élevés chez les groupes clés et vulnérables, les serveuses de bars et restaurants qui ont un taux de prévalence de 5,2 %, les consommateurs de drogue qui sont à plus de 2 %, les transgenres qui sont à plus de 21,9 %. En plus des populations clés, il existe aussi des populations en contexte de vulnérabilité telles que les personnes privées de liberté dont la prévalence est de 0,58 %, les camionneurs qui sont à 1,2 % ainsi que les populations vulnérables comme les jeunes de 15 à 24 ans avec un taux de prévalence de 0,3 %. Tout ceci mérite une attention particulière pour leur accès aux services et la prévention de nouvelles infections. Pourquoi accorde-t-on une attention à la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le Vih sida ? La discrimination et la stigmatisation sont deux facteurs qui freinent les progrès et sont l’une des raisons qui ont fait que nous n’avons pas atteint les objectifs de 2020 qui sont des objectifs mondiaux auxquels les Etats-membres se sont engagés y compris le Bénin. Pratiquement, personne n’a réussi à atteindre ces objectifs. Dans la vision de l’Onusida, nous accordons une place très importante à zéro discrimination et à l’éradication d’environnement juridique au niveau défavorable parce que la stigmatisation et la discrimination empêchent l’accès au traitement, aux services Vih qui existent. Mettre le monde sur la bonne voie pour éradiquer le Sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 exige un effort continu afin d’éliminer la stigmatisation et la discrimination liées au Vih, parallèlement aux efforts déployés pour lutter contre la marginalisation et l’exclusion en matière de santé. Quelles sont les actions menées par l’Onusida pour freiner le phénomène de discrimination et de stigmatisation ? Les actions qui sont menées concernent plusieurs axes. C’est tout ce qui concerne la promotion des droits humains et la question de la loi sur le Vih qui est très importante parce que c’est la loi qui dispose d’articles pour lutter contre la stigmatisation et la discrimination et protéger les droits des personnes vulnérables. Nous travaillons très étroitement avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) qui dans la division du travail sur le Vih a la question de promotion des droits humains dans son mandat. Nous avons fait cette enquête qui a permis de lister toutes les problématiques qui se rencontrent au Bénin et nous avons été partie prenante et très active dans le plan quinquennal sur les droits humains liés au Vih qui a été développé par le pays avec un financement du fonds mondial. Nous menons aussi des actions de plaidoyer pour ne laisser personne de côté et faire attention à ces populations. Mais il reste encore beaucoup à faire parce que les résultats qui ont été divulgués ont montré des améliorations mais aussi une détérioration de certains indicateurs par rapport à 2016. Le fait de partager son statut avec son partenaire reste un tabou qui a régressé depuis 2016. Le fait aussi que les professionnels de santé parfois divulguent les statuts sérologiques des personnes vivant avec le Vih sans leur consentement reste aussi un problème à régler. Il urge que les actions soient entreprises pour mettre en œuvre les plans relatifs aux droits humains qui ont été adoptés par le Bénin. Avez-vous un appel à l’endroit de vos partenaires et du gouvernement ? Le plus important est de mettre en œuvre les plans qui existent puisque le document et les financements sont là. Mon appel sera lié à la dernière déclaration politique que tous les Etats-membres ont adoptée récemment en juin 2021 à New York sur le Vih pour une nouvelle période de cinq ans afin de mettre fin aux inégalités et d’agir pour éliminer le Vih. Il faut aussi que les gouvernements et les partenaires s’alignent sur les recommandations de cette déclaration politique, laquelle s’aligne aussi sur la nouvelle stratégie mondiale de l’Onusida. Santé 17 août 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Serge Codo reçoit les conseils du président Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu à son cabinet le 13 août 2021, le nouveau président de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin). Serge Codo a présenté à l’autorité les chantiers à réaliser par son bureau. Du Professeur Joseph Djogbénou, la délégation de l’Oecca-Bénin a reçu de sages conseils. En témoigne la satisfaction éprouvée par le nouveau président de l’Ordre Serge Armand Codo au terme de l’audience. « Il nous a donné les conseils nécessaires et les démarches à suivre pour réaliser les chantiers contenus dans notre programme d’action», a-t-il déclaré à la presse. En effet, il y a deux semaines que Serge Armand Codo a pris les rênes de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Bénin. Il est donc venu avec son bureau prendre conseils auprès du président Djogbénou afin de concrétiser la vision qu’il entend imprimer à l’organisation. Ainsi, un certain nombre d’actions prioritaires ont été présentées au président de la Cour constitutionnelle. Il s’agit entre autres de la relecture des textes fondamentaux. Pour la délégation de l’Oecca-Bénin, les échanges ont été satisfaisants. « Nous avons trouvé le président de la Cour constitutionnelle un peu comme s’il était un expert-comptable. Il connait la profession et est allé sur un certain nombre de thématiques auxquelles nous nous attachons. La mission à nous confiée est de crédibiliser l’information financière. Le président de la Cour constitutionnelle nous a présenté comme les gouverneurs de l’ordre économique », se sent-il rassuré. Serge Armand Codo promet de s’investir avec son équipe pour parfaire leurs actions dans la société. L’Oecca-Bénin est une institution qui veille entre autres au respect des règles de déontologie applicables aux professions d’expert-comptable et comptable agréé. Estelle VODOUNNOU & Mathilde ASSOGBA (Stags.) Actualités 17 août 2021


« Pim-Pim Tché » de Jean Odoutan: Un succès cinématographique revisité
Le cinéma béninois a fait parler de lui un peu partout courant 2010-2011 grâce à Jean Odoutan. Le réalisateur du film «Pim-Pim Tché » venait ainsi de s’illustrer à travers son coup de génie qui fera date dans l’histoire cinématographique de son pays. Grâce au projet « Wà Cinéma » du centre de Lobozounkpa, il était à l’honneur il y a quelques jours. « Pim-Pim Tché, Toast de vie » est le cinquième long métrage de Jean Odoutan et son deuxième entièrement tourné au Bénin après Barbecue Pejo. Cette chronique est centrée sur Chimène (Aïcha Ouattara), jolie fille bien charpentée de 17 ans surnommée Pim-Pim Tché, « ma sale garce». Autour de cette comédie qui dure un peu moins de quatre-vingt-dix minutes, le réalisateur embarque le cinéphile dans l’aventure de Aïcha, petite perle, prête à toute arnaque sentimentale pour passer en classe de quatrième et bénéficier d’une bourse scolaire. Elle tourne autour de trois hommes et cela fera l’objet d’un film. Film que le projet « Wà Cinéma » porté depuis quelques mois par le centre de Lobozounkpa a proposé aux cinéphiles il y a quelques jours. Le cadre et le contexte choisis pour projeter « Pim-Pim Tché » semblent d’ailleurs bien étudiés. Par ces temps de vacances faits de toutes sortes de caprices, une petite projection pour conscientiser les élèves avant le retour en classe n’est pas mal. Ceux qui ont fait le déplacement pour cette projection en sont repartis satisfaits. De quoi faire la joie des organisateurs qui ont eu le génie de prévoir une petite causerie avec le réalisateur autour de la projection. Et c’est bien cette épice de plus qui a donné une saveur originale à cette soirée cinéma, devenue tradition à Lobozounkpa et environs. Sans être accro de salle noire, Annick Nobimè a fini par s’abonner à ce rendez-vous cinématographique mensuel. Son premier contact avec « Pim-Pim Tché » ne la laisse pas indifférente. « Le comportement de l’héroïne du film m’a permis de comprendre qu’en tant que jeune fille, nous devons bien nous comporter et ne pas compter sur nos atouts physiques pour réussir », fait savoir la jeune élève de 16 ans. Tourné en pellicule au Bénin courant 2008, « Pim-Pim Tché» se déroule à Ouidah, terre d’origine de son géniteur. On y découvre Aïcha Ouattara dans le rôle de Chimène, une petite garce à qui l’arnaque sentimentale marche bien. A dix-sept ans, « Pim-Pim Tché », entendez « ma sale petite garce » porte bien son surnom. Pour bénéficier d’une bourse et passer en classe supérieure, elle est prête à tout. Elle parvient même à voler de ses propres ailes, multipliant les petits boulots et les arnaques pour subvenir aux besoins de ses parents. Ruse et espièglerie soit avec son professeur, soit avec d’autres hommes, s’enchaînent. Au charme de la jeune fille s’allie un personnage adorable, amusant, ambitieux, mais pourtant très sympathique, et on peut logiquement se poser la question de savoir pourquoi elle passe pour une « sale petite garce », si elle ne l’est que dans l’imaginaire des hommes qui lui tournent autour et qui entendent profiter avec parfois beaucoup d'inventivité et à coup d’argent de son corps. L’histoire qu’évoque ce film est intéressante à maints égards et c’est bien là le mérite du projet « Wà Cinéma » qui aura réussi deux grands coups. Le premier, c’est d’avoir ramené à la mémoire collective, un film qui n’a certainement pas été assez vu au Bénin, surtout par des populations d’un milieu défavorisé comme Lobozounkpa. Le second mérite, c’est l’aspect sensibilisateur de ce film qui, on ne sait par quelle magie, a mobilisé une belle brochette de vacanciers qui ont dû tirer leur propre conclusion avec l’histoire de Chimène. Culture 17 août 2021


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