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Nouvelles

« Pim-Pim Tché » de Jean Odoutan: Un succès cinématographique revisité
Le cinéma béninois a fait parler de lui un peu partout courant 2010-2011 grâce à Jean Odoutan. Le réalisateur du film «Pim-Pim Tché » venait ainsi de s’illustrer à travers son coup de génie qui fera date dans l’histoire cinématographique de son pays. Grâce au projet « Wà Cinéma » du centre de Lobozounkpa, il était à l’honneur il y a quelques jours. « Pim-Pim Tché, Toast de vie » est le cinquième long métrage de Jean Odoutan et son deuxième entièrement tourné au Bénin après Barbecue Pejo. Cette chronique est centrée sur Chimène (Aïcha Ouattara), jolie fille bien charpentée de 17 ans surnommée Pim-Pim Tché, « ma sale garce». Autour de cette comédie qui dure un peu moins de quatre-vingt-dix minutes, le réalisateur embarque le cinéphile dans l’aventure de Aïcha, petite perle, prête à toute arnaque sentimentale pour passer en classe de quatrième et bénéficier d’une bourse scolaire. Elle tourne autour de trois hommes et cela fera l’objet d’un film. Film que le projet « Wà Cinéma » porté depuis quelques mois par le centre de Lobozounkpa a proposé aux cinéphiles il y a quelques jours. Le cadre et le contexte choisis pour projeter « Pim-Pim Tché » semblent d’ailleurs bien étudiés. Par ces temps de vacances faits de toutes sortes de caprices, une petite projection pour conscientiser les élèves avant le retour en classe n’est pas mal. Ceux qui ont fait le déplacement pour cette projection en sont repartis satisfaits. De quoi faire la joie des organisateurs qui ont eu le génie de prévoir une petite causerie avec le réalisateur autour de la projection. Et c’est bien cette épice de plus qui a donné une saveur originale à cette soirée cinéma, devenue tradition à Lobozounkpa et environs. Sans être accro de salle noire, Annick Nobimè a fini par s’abonner à ce rendez-vous cinématographique mensuel. Son premier contact avec « Pim-Pim Tché » ne la laisse pas indifférente. « Le comportement de l’héroïne du film m’a permis de comprendre qu’en tant que jeune fille, nous devons bien nous comporter et ne pas compter sur nos atouts physiques pour réussir », fait savoir la jeune élève de 16 ans. Tourné en pellicule au Bénin courant 2008, « Pim-Pim Tché» se déroule à Ouidah, terre d’origine de son géniteur. On y découvre Aïcha Ouattara dans le rôle de Chimène, une petite garce à qui l’arnaque sentimentale marche bien. A dix-sept ans, « Pim-Pim Tché », entendez « ma sale petite garce » porte bien son surnom. Pour bénéficier d’une bourse et passer en classe supérieure, elle est prête à tout. Elle parvient même à voler de ses propres ailes, multipliant les petits boulots et les arnaques pour subvenir aux besoins de ses parents. Ruse et espièglerie soit avec son professeur, soit avec d’autres hommes, s’enchaînent. Au charme de la jeune fille s’allie un personnage adorable, amusant, ambitieux, mais pourtant très sympathique, et on peut logiquement se poser la question de savoir pourquoi elle passe pour une « sale petite garce », si elle ne l’est que dans l’imaginaire des hommes qui lui tournent autour et qui entendent profiter avec parfois beaucoup d'inventivité et à coup d’argent de son corps. L’histoire qu’évoque ce film est intéressante à maints égards et c’est bien là le mérite du projet « Wà Cinéma » qui aura réussi deux grands coups. Le premier, c’est d’avoir ramené à la mémoire collective, un film qui n’a certainement pas été assez vu au Bénin, surtout par des populations d’un milieu défavorisé comme Lobozounkpa. Le second mérite, c’est l’aspect sensibilisateur de ce film qui, on ne sait par quelle magie, a mobilisé une belle brochette de vacanciers qui ont dû tirer leur propre conclusion avec l’histoire de Chimène. Culture 17 août 2021


Communications électroniques et de la poste: La gestion des plaintes des utilisateurs au cœur d'un atelier
L’Association des usagers du réseau de téléphonie mobile au Bénin (Aur-Bénin) a organisé, samedi 14 août à Bohicon, avec l’appui de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), un atelier d'information et sensibilisation des citoyens aux droits et devoirs du consommateur et la gestion des plaintes dans le domaine des communications électroniques et de la poste au Bénin. « Citoyen - consommateur sur ses droits, devoirs et la gestion des plaintes dans le domaine des communications électroniques et de la poste au Bénin ». C’est le thème d’un atelier ayant réuni des leaders et responsables de groupes de consommateurs dont le but, entre autres, est de renforcer l'information des citoyens sur leurs droits et obligations dans le domaine des communications électroniques et de la poste au Bénin. Il s’agit aussi de vulgariser la décision N° 2019-035 portant modalités de saisine et procédure de traitement des plaintes des utilisateurs de services de communications électroniques et de la poste, d’outiller les participants à renforcer, dans leur milieu de vie ou de travail, l'information des populations sur les voies de recours et leurs obligations de consommateurs. L'approche adoptée par les initiateurs de cet atelier est inclusive et participative. Les travaux de cet atelier ont été essentiellement en plénière. Les modules de formation animés en langue nationale fon pour faciliter l'accès des participants à l'information. Des supports visuels et une riche documentation faite de dépliants, de flyers étaient mis à contribution pour faciliter la compréhension aux participants. Edouard Wallace, président de l’Aur-Bénin, explique que la protection du consommateur par les pouvoirs publics, les fournisseurs de services, les organisations de consommateurs notamment en matière d'information sur la gestion des plaintes des utilisateurs reste confrontée à l'analphabétisme et à la fracture numérique qui limitent l'accès de la plupart des consommateurs à l'information disponible sur les produits et services, les voies de recours, les conditions de recevabilité des plaintes. Il y a lieu de corriger ces situations pour mieux promouvoir les droits du consommateur, favoriser la qualité de services à la clientèle, noter une meilleure utilisation des voies de recours, améliorer les relations entre clients et fournisseurs de services. C’est la mission que s’est assignée l’Aur-Bénin. Ainsi, précise son président Edouard Wallace, l’association « contribue à l'amélioration de ces situations en portant l'information aux utilisateurs dans leur milieu de vie et de travail, en langue nationale, avec des stratégies et outils appropriés qui les motivent au changement de comportement en vue de leur contribution méthodique à la gestion des plaintes dans le domaine des communications électroniques et de la poste au Bénin ». Plusieurs communications ont été présentées aux participants pour les mettre véritablement au fait de la mission de cette association qui est la protection des droits et devoirs des consommateurs. Notons que cette initiative a été rehaussée par la présence du maire de Bohicon, Me Rufino d’Almeida et de plusieurs notables d’Abomey. Economie 17 août 2021


2e Concours de l’innovation Afrique 2021: Un challenge pour les initiatives favorables aux Tic chez les jeunes
Organisée par l’Union africaine des Télécommunications (Uat) en collaboration avec l’Union internationale des Télécommunications (Uit), la deuxième édition du Concours de l’innovation Afrique 2021 met en compétition les organisations promotrices des bonnes pratiques qui encouragent l’innovation des Tic chez les jeunes en Afrique. Les acteurs de l’écosystème du numérique au Bénin ont jusqu’au 31 août prochain pour prendre part à ce concours ouvert à toutes les initiatives axées sur la création d’un environnement propice au développement des innovations en matière des Tic par les jeunes. « Meilleures pratiques pour des écosystèmes favorables à l’innovation des Tic par les jeunes en Afrique ». C’est autour de ce thème que l’Union africaine des Télécommunications (Uat) en collaboration avec l’Union internationale des Télécommunications (Uit) organise la deuxième édition du Concours de l’innovation Afrique 2021. Les organisations promotrices des bonnes pratiques qui encouragent l’innovation des Tic chez les jeunes au Bénin sont invitées à participer à ce concours ouvert à tous les acteurs de l’écosystème du numérique. Convaincues de l’importance de l’innovation numérique et de la nécessité d’un environnement propice pour s’attaquer aux défis que rencontrent les jeunes, l’Union africaine des Télécommunications (Uat) et l’Union internationale des Télécommunications (Uit) pensent que les technologies numériques nécessitent le soutien d’un ensemble de parties prenantes pour offrir d’immenses opportunités pour lutter contre les inégalités surtout en cette période où l’impact de la pandémie de Covid-19 se fait de plus en plus sentir sur les communautés. Car, les jeunes comptent parmi les plus vulnérables, face aux défis tels que l’inclusion socio-économique et du marché du travail. Selon l’Organisation internationale du travail, «l’Afrique abrite près de 363 millions de jeunes et ce chiffre est susceptible de doubler d’ici 2050». Pour cette institution, le plein potentiel des jeunes africains reste inexploité; le chômage, la pauvreté, l’emploi informel et les inégalités entre les sexes constituent autant d’obstacles qui compromettent leurs chances d’accéder à un emploi décent». Entre autres, les objectifs de ce challenge sont de mettre en place un réseau de champions visant à développer un écosystème résilient en faveur des jeunes en Afrique, à travers le partage de leurs meilleures pratiques afin de créer un environnement propice pour promouvoir l’inclusion dans la société de l’information et de tirer parti de l’actuelle stimulation de l’innovation ; et d’apporter des solutions numériques innovantes au développement des communautés. Ce concours vise également à accélérer le développement des télécommunications pour réaliser des économies numériques, en partenariat avec l’Uit. La présélection des 25 meilleures propositions sera effectuée par un jury d’experts de l’Uit, de l’Uat et des organisations de soutien en fonction des critères suivants : originalité, créativité, durabilité, viabilité et impact. Sur la base de la performance globale, le jury procédera ensuite à la sélection des 10 pratiques gagnantes. Société 17 août 2021


Mise en service de la nouvelle gare de Bohicon: Le chargement et le déchargement hors parc réglés
Implantée à l’entrée de la ville de Bohicon, la nouvelle gare, l’une des plus modernes du Bénin, est désormais opérationnelle pour résoudre le problème de chargement et de déchargement hors parc. Elle a été mise en service, hier lundi 16 août, par le maire Rufino d’Almeida. Afin de faire efficacement face au problème de chargement et de déchargement hors parc dans la ville de Bohicon, la mairie a initié la construction d’une nouvelle gare routière. Les travaux terminés, l’infrastructure a été mise en service en attendant son inauguration prochaine. Érigée dans l’arrondissement de Saclo, à l'entrée de la ville de Bohicon en venant de Cotonou, la nouvelle gare routière est mise en service par le maire Rufino d’Almeida entouré des autres conseillers de Bohicon. Cette gare moderne est composée d’un bâtiment principal, d’une banque, d’un parking personnel, d’un parking taxis, d’un parking taxi motos, d’un quai de débarquement, d’un quai d'embarquement, de boutiques, d’un jardin, de toilettes et de stations-service. Elle dispose de toutes les caractéristiques d'une gare moderne. D’une capacité de plus de 150 véhicules, ce joyau aura coûté un milliard de francs Cfa, financé par le gouvernement béninois, la Banque mondiale et le Paurad. C'est la première gare de ce standing au Bénin. Mise en régie pour des raisons d’efficacité et de rentabilité, cette nouvelle gare devra régler le grand problème de chargement et de déchargement hors parc dans la ville carrefour. Un phénomène face auquel le maire s’est vu impuissant malgré tous ses efforts pour y mettre un terme. Avec la mise en service de cette infrastructure, la ville de Bohicon dispose officiellement de trois gares. Toutes les petites gares cesseront d’exister, assure le maire Rufino d’Almeida. Mobilisés au mât, ce lundi matin, pour le cérémonial de la montée des couleurs, les équipes de gestion, les différents acteurs de la chaîne de transport, les conseillers communaux et le maire de la ville ont acté la mise en service. Au cours de ce cérémonial, le maire de Bohicon, après la présentation des différents acteurs impliqués dans la vie de cette gare, a mis un accent particulier sur la propreté et l’assainissement constants qui doivent faire la particularité de ces lieux. La gare moderne, la première du genre au Bénin, doit maintenir le cap, prévient Me Rufino d’Almeida. « Je ne veux pas voir de déchets traîner sur le sol ici, encore moins des conducteurs faisant leurs besoins contre les murs. Jamais de ces mauvaises habitudes par ici ! Il faut qu’on soit digne de ce nouveau cadre de vie qui est désormais le nôtre », a-t-il martelé. L’autorité est aussi préoccupée par la bonne gestion de l’infrastructure qui se doit d’être un exemple et une fierté pour Bohicon. Economie 17 août 2021


Douane béninoise: Des réformes significatives pour l’amélioration du climat des affaires
L’ambition du gouvernement du président Patrice Talon est de faire de l’administration des douanes, l’une des plus modernes de la sous-région à l’horizon 2022, du port de Cotonou le plus grand hub, vu sa position stratégique et de lutter efficacement contre la fraude douanière et la corruption. Ces dernières années, plusieurs actions sont engagées dans ce sens pour améliorer le climat des affaires au Bénin. Lentement mais sûrement, le Bénin poursuit son chemin vers la modernisation de son administration douanière. Depuis 2016, des réformes courageuses ont été opérées en vue de hisser le port de Cotonou parmi les meilleurs de la sous-région. Ces actions concernent entre autres, la mise en œuvre du Programme de vérification des importations piloté par le partenaire technique Benin control avec comme tâches principales : la maîtrise de la valeur en douane des marchandises, le tracking des marchandises en transit, l’inspection pour la certification des poids et des valeurs des marchandises importées en vrac au port de Cotonou et via les frontières terrestres. Y figurent aussi le suivi électronique des véhicules d’occasion en transit, le contrôle des cargaisons à l’aide de scanners à rayon X pour accroître l’efficacité de l’administration des douanes, la dématérialisation des procédures de dédouanement via l’installation d’un portail électronique pour toutes les formalités afférentes aux transactions du commerce extérieur sur toute l’étendue du territoire national (Guichet unique de commerce extérieur Guce) via l’assistance du partenaire technique Webb Fontaine. S'y ajoutent la migration de toutes les unités douanières vers le Sydonia world, sans oublier la gestion de l’agrément des commissionnaires en douane avec comme action phare la gestion automatisée des cautions à travers des notifications, la délivrance d’agréments définitifs aux sociétés. Plus encore En plus de toutes ces réformes, on peut citer la comptabilité matière dans les entrepôts en cours de finalisation avec comme effets la gestion automatisée de la comptabilité matière dans les Mad mae, les entrepôts de stockage, les entrepôts spéciaux et industriels, l’instauration du comité valeur qui permet une introduction des abattements automatiques dans le Sydonia par type de produit. Rappelons également qu’au niveau de la recette des douanes ‘’Cotonou hydrocarbure et du Guichet unique du commerce extérieur (Guce)’’, les opérations de pré-dédouanement et de dédouanement sont entièrement fonctionnelles depuis novembre 2020. En ce qui concerne le commerce extérieur, plusieurs autres réformes sont engagées dont la création du Guichet unique du commerce extérieur. Ce guichet qui est un portail unique pour toutes les opérations du Commerce extérieur vise entre autres, la dématérialisation totale des opérations par la sécurisation des recettes de l’État grâce au paiement électronique et l’amélioration du Climat des Affaires. La mise en place de toutes ces réformes a connu une réussite grâce à la détermination et au pragmatisme du gouvernement. En 2017, le Bénin avait été classé 1er dans l’espace Uemoa par ‘’l’Observatoire des pratiques anormales’’, comme détenant les corridors les plus fluides en matière de facilitation des échanges. En plus de cela, dans le rapport de la Task force Cedeao publié lors de la 55e session des chefs d’Etat tenue à Abuja en juin 2019, le Bénin est classé premier dans la zone Cedeao en matière de facilitation des échanges et de libre circulation des personnes et des biens. Société 17 août 2021


66e pèlerinage à la grotte mariale de Dassa-Zoumé: Des restrictions et exigences pour cause de Covid-19
Le pèlerinage marial annuel des chrétiens catholiques se tiendra le week-end du 20 au 22 août prochain, dans des conditions particulières. « Tous frères, sous le manteau de Marie, étoile de l’évangélisation ». C’est autour de ce thème que les membres du clergé et les fidèles catholiques se retrouveront du 20 au 22 août 2021 à la grotte mariale Notre-Dame d’Arigbo de Dassa-Zoumè, ville située au Centre du Bénin. A travers messes, séances d’adoration du Saint Sacrement, de chemin de croix, de confessions, la retraite aux flambeaux et différentes communications, ces chrétiens venus de par le monde sacrifieront pour une 66e fois à cette dévotion qui a commencé depuis 1954 avec Mgr Louis Parisot. Pour cette édition en cette 160e année d’évangélisation au Bénin, c’est John Olorunfèmi cardinal Onaiyekan, archevêque émérite d’Abudja, qui présidera la messe pontificale prévue dans la matinée du dimanche. Le prélat âgé de 77 ans partagera avec les fidèles ses réflexions sur le thème de l’année. Seulement, du fait de la pandémie du coronavirus, certaines mesures spécifiques sont prises, selon le Père Fortuné Badou, recteur du sanctuaire marial. D’abord, ce pèlerinage est proscrit à certaines catégories de personnes. « Nous demandons aux personnes souffrant de maladies chroniques de ne pas faire le déplacement pour Dassa-Zoumè cette année. Il en est de même pour les personnes âgées », éclaire le prêtre, premier responsable du lieu du pèlerinage. Toutefois, si les concernés se font vacciner, ils pourront participer aux activités liturgiques comme tout autre fidèle chrétien, dans le strict respect des gestes barrières. « En dehors de cette restriction, nous recommandons aux pèlerins d’avoir sur eux au moins deux cache-nez qu’ils pourront utiliser du vendredi jusqu’au dimanche. Ils pourront aussi avoir des gels hydroalcooliques», conseille le Père Badou. Dans la même logique, sous le contrôle des autorités administratives, la distanciation sera une règle d’or lors de ce grand rassemblement. La distance d’un mètre sera strictement respectée lors de l’installation des sièges et les déplacements seront limités au strict minimum. Toujours en matière de mesures barrières, le père recteur annonce que des dispositifs de lavage des mains seront installés en quantité suffisante sur le site, dans les coins et recoins. Les chrétiens catholiques, en suivant les instructions des autorités, pourront donc vivre ce pèlerinage, contrairement à l’année dernière où il n’a pu tenir à cause de la pandémie n Société 17 août 2021


Convention annuelle virtuelle/Covid 19: Les témoins de Jéhovah inébranlables dans la foi
Pour la deuxième année consécutive et compte tenu de la situation sanitaire liée au coronavirus, l'organisation des Témoins de Jéhovah tient virtuellement, depuis juillet dernier et ce, jusqu’au 22 août prochain, sa convention annuelle mondiale dans 240 pays en plus de 500 langues. A l’occasion, les assemblées de fidèles du monde entier invitent le public à se joindre à elles pour rendre l’évènement historique. «Puissants par la foi?!?», c’est autour de ce thème que se tient l’édition 2021 de la convention annuelle mondiale des Témoins de Jéhovah. Cet évènement est présenté en plus de 500 langues dans des foyers du monde entier pendant six week-ends de juillet à août, réunissant quelque 15 à 20 millions de personnes dans 240 pays à l’échelle mondiale. Rompant avec une tradition centenaire au nom de la santé et de la sécurité, la plus grande organisation de congrès au monde a déplacé son événement annuel habituellement en présentiel vers un format virtuel annulant près de 6 000 congrès. Toutefois, ce nouveau format n'a pas freiné l'enthousiasme des Témoins de Jéhovah pour l'événement annuel. Une foi solide malgré la pandémie Pendant 31 années consécutives, les Témoins de Jéhovah ont afflué dans la ville d’Abomey-Calavi, puis par la suite dans d’autres villes-clés du pays, pour tenir leurs conventions. En 2020, la pandémie a interrompu de manière inattendue cette tradition, poussant l'organisation religieuse internationale à annuler les conventions en présentiel dans le monde entier et à lancer un événement virtuel mondial. C'était une première pour les Témoins de Jéhovah, qui organisaient d’habitude des conventions publiques dans des stades, des arènes, des centres de congrès et des théâtres du monde entier depuis 1897. Étant donné que la convention a généralement lieu du vendredi au dimanche, et que chaque journée d’assemblée est divisée en deux sessions (matin et après-midi), le programme est disponible sous forme de fichiers multimédias, séparément en un total de six sessions correspondant aux sessions des matins et des après-midis. Les sessions des vendredi, samedi et dimanche matin sont déjà disponibles en streaming ou en téléchargement depuis le 28 juin 2021. L’ensemble du programme est en Fon, Goun, Ewé, Adja, Yoruba, Bariba, Anglais, Français et langue des signes américaine. Patrice Daavo, porte-parole national des Témoins de Jéhovah, note que la foi est la base de leur service pour Dieu. C’est d’ailleurs cette qualité, selon lui, qui a permis à beaucoup parmi eux de tenir pendant cette pandémie. Il précise que les Témoins de Jéhovah sont heureux de pouvoir être unis grâce à la foi, nonobstant les conditions exceptionnelles et particulièrement difficiles, pour écouter la puissance de la parole de Dieu s’exprimer directement de chez soi, tout en restant à l’abri de la Covid-19. Il appelle le public à assister à l'événement en se rendant sur Jw.Org sur le web ou sur Jw télédiffusion sur l'application gratuite JW Library iOS ou Android, ou alors sur Satellite Strong. Le programme est gratuit et accessible à tous.   Société 17 août 2021


Audiences au Ces: Plusieurs personnalités reçues par Tabé Gbian
Fadèl Kabassi, président de l’Organisation non gouvernementale Cap Equilibre, et les membres de la Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin (Forab) étaient hier lundi 16 août, au cabinet de Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces). Les échanges entre le président du Conseil économique et social (Ces) et les membres de la Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin ont notamment porté sur les objectifs et le fonctionnement de la Forab. « Le président du Ces n’a pas caché sa satisfaction par rapport à ce que nous faisons sur le terrain. Il a voulu que désormais nous soyons ensemble pour une meilleure synergie d’actions. Le fonctionnement de la Forab est beaucoup plus basé sur la paix et la réconciliation », a souligné Arcadius Accochepko, porte-parole de la Forab. La Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin milite chaque jour pour la paix. Selon Arcadius Accochekpo, elle a joué un grand rôle pour le retour à la paix lors de la dernière élection présidentielle. « Il faut qu’on arrive à trouver une solution pour que désormais les choses se passent de la plus belle des manières. Nous sommes venus voir le président du Ces pour lui dire les efforts que nous fournissons pour que le peuple béninois soit désormais uni dans la cohésion et la paix », a conclu le porte-parole de la Forab. Avec Fadèl Kabassi, président de l’Organisation non gouvernementale Cap Equilibre, il était question de faire le point au président du Ces de la deuxième édition du concours « La dictée du président ». « Avant la finale qui a eu lieu le samedi 14 août dernier, nous étions venus présenter le concept au président, recueillir son adhésion pour qu’il puisse recevoir les enfants et leur expliquer en quoi consiste le travail qui se fait au Conseil économique et social. Puisque c’était avant la finale, il est de bon ton qu’après la finale, nous revenions faire un compte rendu au président sur ce qui s’est passé et comment s’est déroulée la grande finale», a expliqué Fadèl Kabassi. A l’en croire, le président du Ces était heureux et a voulu que ce concours ne s’arrête pas à cette deuxième édition. Par Ulrich Akpovo Société 17 août 2021


Religion: Les catholiques célèbrent l’Assomption
Les fidèles de l’Eglise catholique ont commémoré l’Assomption ce dimanche 15 août. Au Bénin, sur l’ensemble du territoire national, les croyants marquent de diverses manières cette solennité. Célébration eucharistique, culte marial, retraite spirituelle consacrée à la Vierge Marie, procession en son honneur. La mère du Christ fut priée et magnifiée, dimanche 15 août, où l’Eglise catholique lui accorde une attention particulière. « Marie est montée au ciel : petite et humble, elle reçoit la première la plus haute gloire. Elle, qui est une créature humaine, l’une de nous, atteint l’éternité dans son âme et dans son corps. Et elle nous y attend, comme une mère attend que ses enfants rentrent à la maison ». Telle est la substance de l’adresse du Pape François à l’ensemble des fidèles. Les membres du Renouveau charismatique de la paroisse Notre dame de la visitation de Cotonou (Rcc/Ndv) ont choisi l’option d’une retraite spirituelle au siège renouveau, situé à Pahou dans la commune d’Abomey-Calavi, autour du thème ‘’Chrétien renouvelé, lève-toi et resplendis’’, pour marquer cette célébration. A la messe anticipée du samedi lors de cette retraite consacrée à l’Assomption, le père Daniel Adjignon, vicaire de la paroisse Sacré-Cœur de Cotonou, a insisté sur la place de la Vierge Marie auprès de son fils Jésus-Christ. A l’en croire, « l’on ne peut rejeter une mère et prétendre aimer son fils. Mais dans sa bonté, Dieu ne nous en tient pas rigueur et la Vierge non plus, car elle continue d’intercéder pour le monde, car nous sommes aussi ses fils comme Jésus l’a dit sur la croix ». Il confie que la vie au séminaire n’est pas facile, mais grâce à l’intercession de la Vierge Marie à travers la méditation du rosaire, il a pu passer le cap. Le pape François dans son message intitulé Angélus, relève que le peuple de Dieu l’invoque comme « porte du ciel » avant d’ajouter : ‘’Nous sommes en chemin, pèlerins vers notre maison d’en-haut. Aujourd’hui, nous regardons Marie et nous voyons le but. Nous voyons qu’une créature a été élevée dans la gloire de Jésus-Christ ressuscité, et cette créature ne pouvait être qu’elle, la Mère du Rédempteur. Nous voyons qu’au paradis, avec le Christ, le nouvel Adam, il y a aussi elle, Marie, la nouvelle Eve et cela nous apporte du réconfort et de l’espérance dans notre pèlerinage ici-bas’’. A en croire le Pape François, la fête de l’Assomption est un rappel pour nous tous, en particulier pour ceux qui sont affligés par des doutes et des tristesses et qui vivent en regardant par terre, qui ne réussissent pas à lever les yeux. « Regardons vers le haut, le ciel est ouvert ; il n’inspire pas la crainte, il n’est plus distant parce que, sur le seuil du ciel, il y a une mère qui nous attend et qui est notre mère. Elle nous aime, elle nous sourit et nous secourt avec sollicitude... Que la Vierge Sainte, Porte du ciel, nous aide à regarder chaque jour avec confiance et joie, où est notre vraie maison, où se trouve celle qui nous attend comme une mère. », a-t-il conclu. Société 16 août 2021


Gilles Gohy à propos des démissions au sein des partis: « C’est un manque de conviction politique et d’idéologie… »
Une crise qui ne laisse personne indifférent. Chaque jour avec son lot de démissions d’un tel ou tel parti politique. Aucun parti n’est épargné par ce mal qui ronge l’arène politique. Gilles Expédit Gohy, sociologue-politologue, ancien directeur adjoint de cabinet de l’ex-ministère de la Communication et de la Poste, donne sa lecture de la situation. La Nation : Quelle lecture faites-vous des démissions tous azimuts observées au sein des formations politiques ? Gilles Expédit Gohy : Ce n’est pas un problème. Les gens oublient facilement quelque chose dans ce pays. D’où on part et où est-ce qu’on va. Si on se souvient des conditions dans lesquelles ces partis politiques ont émergé, il n’y a pas lieu de s’étonner qu’on en soit arrivé à ce stade-là. Un parti politique, c’est quelque chose qui se mûrit, c’est quelque chose qui se prépare, qui grandit, de telle sorte qu’il y a une idéologie à la base. Une idéologie consensuellement partagée, un substratum visé, un canevas de pensées que les adhérents ont internalisé avant de rejoindre ce parti-là. Qu’avons-nous observé? Avant c’était Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) avec tout le pouvoir qu’il avait. Le président Boni Yayi ayant fait 10 ans avec ses partisans, les Fcbe ont fait la pluie et le beau temps. Et comme ça se fait habituellement, quand un dirigeant charismatique fait son temps et s’en va, c’est la débandade ; il faut chercher un autre point d’ancrage. La réforme du système partisan est venue porter un coup fatal à cette façon de faire, parce que désormais il faut aller vers l’assainissement du climat politique chez nous. L’un dans l’autre, les gens en bons opportunistes ont fait leur calcul. Où dois-je me diriger pour avoir une certaine visibilité politique et assurer des dividendes politiques ou autres ? De peur d’être noyés au sein des deux blocs que sont l’Union progressiste et le Bloc républicain plus tôt constitués, les gens pour assurer leur identité, leur visibilité sociopolitique ont créé des partis remplissant les conditions de la réforme du système partisan. Quand leurs partis ont été créés, est-ce que ceux qui se sont précipités pour les rejoindre avaient la même conviction ? Est-ce qu’ils connaissent même l’idéologie à la base de la création de ces partis ? La réponse fatale est «non ». Le seul calcul égoïste et individuel a prédominé, de telle sorte que dans ces conditions le ‘’pourquoi lui’’ et ‘’pas moi’’ dont j’ai toujours parlé, devient omniprésent et omniscient. Chacun cherche à grappiller à gauche et à droite, se servant du parti pour émerger. Sinon, le problème de Moele-Bénin, si on est convaincu par l’idéologie, est-ce que c’est la nomination d’un camarade qui va poser problème ? Un camarade qui est nommé à un haut poste par le président Patrice Talon, ça veut dire que ce camarade a révélé la grande confiance que le président a en ce parti, et tout le monde devrait se réjouir et non se lancer dans des calculs mesquins pour dire, pourquoi c’est lui et pas moi. Le président Patrice Talon est libre de choisir qui il veut, parce que c’est lui qui connait chacun de nous et sait de quoi chacun est capable. Et l’on devrait plutôt applaudir ses choix. De toute façon, ruminer c’est le droit de chacun, mais quand on en est arrivé à manifester bruyament sa jalousie, c’est là où le problème se pose. Donc pour dire court, c’est le manque de conviction politique et d’idéologie avant l’adhésion à un parti politique qui explique ces soubresauts tout à fait normaux, parce qu’un enfant qui naît est nécessairement en situation de phases. Et ces phases peuvent générer des crises. Donc, ce sont des crises de croissance. Moi je n’y vois aucun problème. Ne peut-on pas dire que ces crises révèlent les limites de la réforme du système partisan ? Non ! Je vais toujours vous surprendre en disant que la réforme du système partisan n’est pas du tout en cause. A mon avis elle a été un gros succès du fait de la grande adhésion qu’elle a suscitée. Elle permet un travail de salubrité au sein des partis et de prise de conscience militante, parce que désormais un militant qui adhère à un parti politique doit savoir qu’il ne le fait pas pour son propre intérêt, pour sa petite vision égoïste mais pour l’avènement d’une vision partagée pour la réalisation d’un idéal commun, le développement du pays. Ça doit être son objectif. Donc, la réforme du système partisan n’est en rien responsable de ces soubresauts. C’est de la nature intrinsèque des membres de ces partis dont il est question. Je crois que la réforme du système partisan doit se poursuivre résolument pour le bien de ce pays qui en a grand besoin, parce que la pagaille qu’on observait avant, où tout le monde était chef et en définitive il n’y avait pas de chef, c’est fini. Il faut maintenant permettre aux partis de jouer leur rôle d’animation et de conquête de l’arène politique dans laquelle ils doivent s’exercer résolument. Mais à cette allure, est-ce qu’il n’est pas à craindre pour la survie de ces partis politiques ? Au contraire, je suis très content de ces situations parce que ça permet à ces partis de rassembler leur base, de procéder à leur salubrité interne. De telle sorte que ceux qui font beaucoup de bruits et qui démissionnent, doivent être considérés comme des feuilles mortes d’un arbre qui s’enracine. C’est ça la vie de l’arbre, qui comme le serpent se débarrasse de la surface dont il n’a plus besoin. Les feuilles mortes ont déjà accompli leur travail. Elles tombent et de nouvelles feuilles naissent. C’est de cette naissance que l’on procède au renforcement des bases du parti pour son épanouissement. Je n’y vois aucun problème. Si quelqu’un démissionne, ça veut dire qu’il n’est plus convaincu de ce qu’il est en train de vouloir faire, ça veut dire qu’il ne se reconnait plus dans ce qui se fait et pour quelqu’un qui ne se reconnaît plus dans ce qui se fait ou dans ce qu’il fait, la seule solution qui lui reste c’est de partir. Les responsables du parti ne doivent pas s’émouvoir par rapport à une telle situation. Au contraire, ils doivent résolument maintenir le cap et se dire que ceux qui partent n’étaient pas venus pour rester. Et c’est de la dialectique de ces deux pôles dont dépendent la force et la pérennité de cette entité. Dans ces conditions, ceux qui vont rester dans le parti seront désormais la fine crème dont le parti a besoin pour évoluer, pour s’enraciner et s’épanouir. Il n’y a pas péril en la demeure. Au contraire, ces partis politiques sont en train de capitaliser pour le futur, pour maintenir le cap, renforcer leur soutien au président Patrice Talon qui a confiance en eux, et qui est le leader charismatique dont nous avons besoin pour le bien de ce pays. Etant donné que les démissionnaires iront dans d’autres partis politiques, la question de la transhumance ne demeure-t-elle pas malgré toutes les réformes politiques mises en œuvre ? Vous venez de mettre le doigt sur le problème réel, la question de la transhumance. Ce sont les partis politiques qui acceptent de recevoir ces éléments, ces transhumants qui doivent faire attention parce qu’on dit que qui tue par l’épée périt par l’épée. Et, qui a trahi une fois trahira encore une seconde fois. Donc, ce sont ces partis politiques d’accueil des démissionnaires qui doivent craindre pour leur avenir. Je crois à mon niveau qu’un démissionnaire pour diverses raisons doit se voir opposer le refus de son adhésion à un parti qu’il sollicite après tant de remous dans le camp de départ. On n’a pas besoin de ces gens-là pour construire le paysage politique du pays. Notre Assemblée nationale doit pouvoir légiférer en toute responsabilité pour empêcher la transhumance politique. Ça fait des années qu’on en parle, mais comme il n’y a pas de texte fort pour interdire cela, les gens continuent. Sinon, si j'avais un tout petit peu de pouvoir, la possibilité de faire entendre ma voix, je dirai que quiconque démissionne d’un parti politique ne va pas adhérer à un autre parti politique. Et s’il est un élu de rester un indépendant, parce que c’est sa liberté de démissionner. Il restera un indépendant, mais subissant la rigueur des clauses restrictives liées à ce statut. Un indépendant est un électron libre qui n’est pas fiable. Car, un électron libre est un élément déstabilisateur. On ne peut pas toujours faire confiance aux électrons libres, c’est toujours déstabilisant pour l’arène politique en dynamique. Dans ce modèle que vous indiquez, ne craignez-vous pas que cela prenne un élan de dictature ? Rires. Ce n’est pas une question de dictature ; c’est une question de responsabilité. Tu es dans un parti, tu ne te sens pas bien dans celui-ci, libre à toi de partir. Maintenant, quand tu pars et que tu adresses ta demande d’adhésion à un autre parti, il revient à ce parti de fouiller ton passé pour savoir si tu es un bon grain ou de l’ivraie. Je demeure convaincu que quelle que soit la situation, on doit faire en sorte qu’il y ait aussi la fidélité en politique. La fidélité en politique doit nécessairement procéder du choix éclairé de l’adhérent c’est-à-dire du militant ou du membre du parti politique. On ne doit pas aller dans un parti politique parce qu’on court derrière les prébendes. Il faut de l’engagement, de la conviction idéologique. C’est cela seul qui peut nous permettre d’avoir des partis forts. Je crois que tous ceux qui ont démissionné avec fracas doivent être sanctionnés dans leur point de chute, par le refus de leur adhésion. On ne doit pas accorder de l’importance à ces démissionnaires qui ne le méritent pas. Avec toutes ces situations, quel avenir pour la réforme du système partisan après Patrice Talon ? On peut spéculer à loisir. C’est un peu comme si on est en météorologie pour s'interroger sur ce que demain sera, quel temps il fera demain. Laissons le futur au futur. Essayons de bien préparer le futur en gérant convenablement le présent. Qu’est-ce que je veux dire par là. Le président Patrice Talon n’est pas éternel. Il est un humain comme tous. Il nous revient à nous-mêmes, chacun à son niveau, d’envisager et de préparer l’après Talon. L’après Talon doit s’appréhender à l’aune de la conviction idéologique de chacun. On a connu l’Union pour le Bénin du futur (Ubf), l’Union fait la Nation (Un) ainsi que l’Upr. Bref, des tentatives de regroupement consistant en politique. Le président Mathieu Kérékou a fait son temps, il est parti. Le Bénin n’est pas mort pour autant. Avec le grand bruit que les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont fait dans ce pays, le Bénin n’est pas parti avec le président Boni Yayi. Au lieu de focaliser l’avenir politique du Bénin sur le président Patrice Talon, j’estime sincèrement qu’il vaut mieux que chacun se détermine par rapport à ce qu’il va faire. A ce qu’il doit faire pour que l’après Patrice Talon rentre dans le cadre du développement de ce pays, dans la vision de ce chef d’Etat qui se démarque nettement de tout ce que nous avons vu par le passé. Pour dire court, l’après président Patrice Talon sera ce que nous aurions voulu qu’il soit, et moi, je crois que pour qu’il soit bien, c’est déjà de reconnaître nos tares actuelles et de les corriger résolument pour pouvoir avancer vaillamment. Que dire pour conclure cet entretien ? Je dirais que les soubresauts qu’on observe actuellement dans les partis politiques ne sont ni un avatar, ni une innovation. On l’a toujours vu dans l’histoire sociopolitique de ce pays. A la veille des grandes échéances notamment les législatives, il y a toujours ce genre de situation de bouleversement, parce qu’il y a des jeux politiques qui se jouent. Et à tort ou à raison, les gens se disent si je reste ici, je risque de ne rien avoir. Comme je l’ai dit, chacun court après ses intérêts, chacun gratte la partie qui le démange. Quel intérêt ai-je à rester là où je suis ? Quel intérêt ai-je à partir là où je vais si ce n’est dans l’espoir d’être mieux que je ne le suis actuellement ? À partir de cet instant, laissons les gens s’agiter. Laissons-les dire ce qu’ils veulent. Je vais simplement inviter les chefs de partis politiques à maintenir fermement l’atteinte de leurs objectifs, la réalisation de leurs idéaux avec ceux qui sont convaincus et qui sont en train de travailler résolument dans ce sens-là. Les feuilles mortes tombent et évoluent au gré du vent. Il y a des gens en politique qui ont le destin de feuilles mortes et ils n’ont pas besoin de beaucoup d’intérêts. Actualités 16 août 2021


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