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Nouvelles

Religion: Les catholiques célèbrent l’Assomption
Les fidèles de l’Eglise catholique ont commémoré l’Assomption ce dimanche 15 août. Au Bénin, sur l’ensemble du territoire national, les croyants marquent de diverses manières cette solennité. Célébration eucharistique, culte marial, retraite spirituelle consacrée à la Vierge Marie, procession en son honneur. La mère du Christ fut priée et magnifiée, dimanche 15 août, où l’Eglise catholique lui accorde une attention particulière. « Marie est montée au ciel : petite et humble, elle reçoit la première la plus haute gloire. Elle, qui est une créature humaine, l’une de nous, atteint l’éternité dans son âme et dans son corps. Et elle nous y attend, comme une mère attend que ses enfants rentrent à la maison ». Telle est la substance de l’adresse du Pape François à l’ensemble des fidèles. Les membres du Renouveau charismatique de la paroisse Notre dame de la visitation de Cotonou (Rcc/Ndv) ont choisi l’option d’une retraite spirituelle au siège renouveau, situé à Pahou dans la commune d’Abomey-Calavi, autour du thème ‘’Chrétien renouvelé, lève-toi et resplendis’’, pour marquer cette célébration. A la messe anticipée du samedi lors de cette retraite consacrée à l’Assomption, le père Daniel Adjignon, vicaire de la paroisse Sacré-Cœur de Cotonou, a insisté sur la place de la Vierge Marie auprès de son fils Jésus-Christ. A l’en croire, « l’on ne peut rejeter une mère et prétendre aimer son fils. Mais dans sa bonté, Dieu ne nous en tient pas rigueur et la Vierge non plus, car elle continue d’intercéder pour le monde, car nous sommes aussi ses fils comme Jésus l’a dit sur la croix ». Il confie que la vie au séminaire n’est pas facile, mais grâce à l’intercession de la Vierge Marie à travers la méditation du rosaire, il a pu passer le cap. Le pape François dans son message intitulé Angélus, relève que le peuple de Dieu l’invoque comme « porte du ciel » avant d’ajouter : ‘’Nous sommes en chemin, pèlerins vers notre maison d’en-haut. Aujourd’hui, nous regardons Marie et nous voyons le but. Nous voyons qu’une créature a été élevée dans la gloire de Jésus-Christ ressuscité, et cette créature ne pouvait être qu’elle, la Mère du Rédempteur. Nous voyons qu’au paradis, avec le Christ, le nouvel Adam, il y a aussi elle, Marie, la nouvelle Eve et cela nous apporte du réconfort et de l’espérance dans notre pèlerinage ici-bas’’. A en croire le Pape François, la fête de l’Assomption est un rappel pour nous tous, en particulier pour ceux qui sont affligés par des doutes et des tristesses et qui vivent en regardant par terre, qui ne réussissent pas à lever les yeux. « Regardons vers le haut, le ciel est ouvert ; il n’inspire pas la crainte, il n’est plus distant parce que, sur le seuil du ciel, il y a une mère qui nous attend et qui est notre mère. Elle nous aime, elle nous sourit et nous secourt avec sollicitude... Que la Vierge Sainte, Porte du ciel, nous aide à regarder chaque jour avec confiance et joie, où est notre vraie maison, où se trouve celle qui nous attend comme une mère. », a-t-il conclu. Société 16 août 2021


Gilles Gohy à propos des démissions au sein des partis: « C’est un manque de conviction politique et d’idéologie… »
Une crise qui ne laisse personne indifférent. Chaque jour avec son lot de démissions d’un tel ou tel parti politique. Aucun parti n’est épargné par ce mal qui ronge l’arène politique. Gilles Expédit Gohy, sociologue-politologue, ancien directeur adjoint de cabinet de l’ex-ministère de la Communication et de la Poste, donne sa lecture de la situation. La Nation : Quelle lecture faites-vous des démissions tous azimuts observées au sein des formations politiques ? Gilles Expédit Gohy : Ce n’est pas un problème. Les gens oublient facilement quelque chose dans ce pays. D’où on part et où est-ce qu’on va. Si on se souvient des conditions dans lesquelles ces partis politiques ont émergé, il n’y a pas lieu de s’étonner qu’on en soit arrivé à ce stade-là. Un parti politique, c’est quelque chose qui se mûrit, c’est quelque chose qui se prépare, qui grandit, de telle sorte qu’il y a une idéologie à la base. Une idéologie consensuellement partagée, un substratum visé, un canevas de pensées que les adhérents ont internalisé avant de rejoindre ce parti-là. Qu’avons-nous observé? Avant c’était Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) avec tout le pouvoir qu’il avait. Le président Boni Yayi ayant fait 10 ans avec ses partisans, les Fcbe ont fait la pluie et le beau temps. Et comme ça se fait habituellement, quand un dirigeant charismatique fait son temps et s’en va, c’est la débandade ; il faut chercher un autre point d’ancrage. La réforme du système partisan est venue porter un coup fatal à cette façon de faire, parce que désormais il faut aller vers l’assainissement du climat politique chez nous. L’un dans l’autre, les gens en bons opportunistes ont fait leur calcul. Où dois-je me diriger pour avoir une certaine visibilité politique et assurer des dividendes politiques ou autres ? De peur d’être noyés au sein des deux blocs que sont l’Union progressiste et le Bloc républicain plus tôt constitués, les gens pour assurer leur identité, leur visibilité sociopolitique ont créé des partis remplissant les conditions de la réforme du système partisan. Quand leurs partis ont été créés, est-ce que ceux qui se sont précipités pour les rejoindre avaient la même conviction ? Est-ce qu’ils connaissent même l’idéologie à la base de la création de ces partis ? La réponse fatale est «non ». Le seul calcul égoïste et individuel a prédominé, de telle sorte que dans ces conditions le ‘’pourquoi lui’’ et ‘’pas moi’’ dont j’ai toujours parlé, devient omniprésent et omniscient. Chacun cherche à grappiller à gauche et à droite, se servant du parti pour émerger. Sinon, le problème de Moele-Bénin, si on est convaincu par l’idéologie, est-ce que c’est la nomination d’un camarade qui va poser problème ? Un camarade qui est nommé à un haut poste par le président Patrice Talon, ça veut dire que ce camarade a révélé la grande confiance que le président a en ce parti, et tout le monde devrait se réjouir et non se lancer dans des calculs mesquins pour dire, pourquoi c’est lui et pas moi. Le président Patrice Talon est libre de choisir qui il veut, parce que c’est lui qui connait chacun de nous et sait de quoi chacun est capable. Et l’on devrait plutôt applaudir ses choix. De toute façon, ruminer c’est le droit de chacun, mais quand on en est arrivé à manifester bruyament sa jalousie, c’est là où le problème se pose. Donc pour dire court, c’est le manque de conviction politique et d’idéologie avant l’adhésion à un parti politique qui explique ces soubresauts tout à fait normaux, parce qu’un enfant qui naît est nécessairement en situation de phases. Et ces phases peuvent générer des crises. Donc, ce sont des crises de croissance. Moi je n’y vois aucun problème. Ne peut-on pas dire que ces crises révèlent les limites de la réforme du système partisan ? Non ! Je vais toujours vous surprendre en disant que la réforme du système partisan n’est pas du tout en cause. A mon avis elle a été un gros succès du fait de la grande adhésion qu’elle a suscitée. Elle permet un travail de salubrité au sein des partis et de prise de conscience militante, parce que désormais un militant qui adhère à un parti politique doit savoir qu’il ne le fait pas pour son propre intérêt, pour sa petite vision égoïste mais pour l’avènement d’une vision partagée pour la réalisation d’un idéal commun, le développement du pays. Ça doit être son objectif. Donc, la réforme du système partisan n’est en rien responsable de ces soubresauts. C’est de la nature intrinsèque des membres de ces partis dont il est question. Je crois que la réforme du système partisan doit se poursuivre résolument pour le bien de ce pays qui en a grand besoin, parce que la pagaille qu’on observait avant, où tout le monde était chef et en définitive il n’y avait pas de chef, c’est fini. Il faut maintenant permettre aux partis de jouer leur rôle d’animation et de conquête de l’arène politique dans laquelle ils doivent s’exercer résolument. Mais à cette allure, est-ce qu’il n’est pas à craindre pour la survie de ces partis politiques ? Au contraire, je suis très content de ces situations parce que ça permet à ces partis de rassembler leur base, de procéder à leur salubrité interne. De telle sorte que ceux qui font beaucoup de bruits et qui démissionnent, doivent être considérés comme des feuilles mortes d’un arbre qui s’enracine. C’est ça la vie de l’arbre, qui comme le serpent se débarrasse de la surface dont il n’a plus besoin. Les feuilles mortes ont déjà accompli leur travail. Elles tombent et de nouvelles feuilles naissent. C’est de cette naissance que l’on procède au renforcement des bases du parti pour son épanouissement. Je n’y vois aucun problème. Si quelqu’un démissionne, ça veut dire qu’il n’est plus convaincu de ce qu’il est en train de vouloir faire, ça veut dire qu’il ne se reconnait plus dans ce qui se fait et pour quelqu’un qui ne se reconnaît plus dans ce qui se fait ou dans ce qu’il fait, la seule solution qui lui reste c’est de partir. Les responsables du parti ne doivent pas s’émouvoir par rapport à une telle situation. Au contraire, ils doivent résolument maintenir le cap et se dire que ceux qui partent n’étaient pas venus pour rester. Et c’est de la dialectique de ces deux pôles dont dépendent la force et la pérennité de cette entité. Dans ces conditions, ceux qui vont rester dans le parti seront désormais la fine crème dont le parti a besoin pour évoluer, pour s’enraciner et s’épanouir. Il n’y a pas péril en la demeure. Au contraire, ces partis politiques sont en train de capitaliser pour le futur, pour maintenir le cap, renforcer leur soutien au président Patrice Talon qui a confiance en eux, et qui est le leader charismatique dont nous avons besoin pour le bien de ce pays. Etant donné que les démissionnaires iront dans d’autres partis politiques, la question de la transhumance ne demeure-t-elle pas malgré toutes les réformes politiques mises en œuvre ? Vous venez de mettre le doigt sur le problème réel, la question de la transhumance. Ce sont les partis politiques qui acceptent de recevoir ces éléments, ces transhumants qui doivent faire attention parce qu’on dit que qui tue par l’épée périt par l’épée. Et, qui a trahi une fois trahira encore une seconde fois. Donc, ce sont ces partis politiques d’accueil des démissionnaires qui doivent craindre pour leur avenir. Je crois à mon niveau qu’un démissionnaire pour diverses raisons doit se voir opposer le refus de son adhésion à un parti qu’il sollicite après tant de remous dans le camp de départ. On n’a pas besoin de ces gens-là pour construire le paysage politique du pays. Notre Assemblée nationale doit pouvoir légiférer en toute responsabilité pour empêcher la transhumance politique. Ça fait des années qu’on en parle, mais comme il n’y a pas de texte fort pour interdire cela, les gens continuent. Sinon, si j'avais un tout petit peu de pouvoir, la possibilité de faire entendre ma voix, je dirai que quiconque démissionne d’un parti politique ne va pas adhérer à un autre parti politique. Et s’il est un élu de rester un indépendant, parce que c’est sa liberté de démissionner. Il restera un indépendant, mais subissant la rigueur des clauses restrictives liées à ce statut. Un indépendant est un électron libre qui n’est pas fiable. Car, un électron libre est un élément déstabilisateur. On ne peut pas toujours faire confiance aux électrons libres, c’est toujours déstabilisant pour l’arène politique en dynamique. Dans ce modèle que vous indiquez, ne craignez-vous pas que cela prenne un élan de dictature ? Rires. Ce n’est pas une question de dictature ; c’est une question de responsabilité. Tu es dans un parti, tu ne te sens pas bien dans celui-ci, libre à toi de partir. Maintenant, quand tu pars et que tu adresses ta demande d’adhésion à un autre parti, il revient à ce parti de fouiller ton passé pour savoir si tu es un bon grain ou de l’ivraie. Je demeure convaincu que quelle que soit la situation, on doit faire en sorte qu’il y ait aussi la fidélité en politique. La fidélité en politique doit nécessairement procéder du choix éclairé de l’adhérent c’est-à-dire du militant ou du membre du parti politique. On ne doit pas aller dans un parti politique parce qu’on court derrière les prébendes. Il faut de l’engagement, de la conviction idéologique. C’est cela seul qui peut nous permettre d’avoir des partis forts. Je crois que tous ceux qui ont démissionné avec fracas doivent être sanctionnés dans leur point de chute, par le refus de leur adhésion. On ne doit pas accorder de l’importance à ces démissionnaires qui ne le méritent pas. Avec toutes ces situations, quel avenir pour la réforme du système partisan après Patrice Talon ? On peut spéculer à loisir. C’est un peu comme si on est en météorologie pour s'interroger sur ce que demain sera, quel temps il fera demain. Laissons le futur au futur. Essayons de bien préparer le futur en gérant convenablement le présent. Qu’est-ce que je veux dire par là. Le président Patrice Talon n’est pas éternel. Il est un humain comme tous. Il nous revient à nous-mêmes, chacun à son niveau, d’envisager et de préparer l’après Talon. L’après Talon doit s’appréhender à l’aune de la conviction idéologique de chacun. On a connu l’Union pour le Bénin du futur (Ubf), l’Union fait la Nation (Un) ainsi que l’Upr. Bref, des tentatives de regroupement consistant en politique. Le président Mathieu Kérékou a fait son temps, il est parti. Le Bénin n’est pas mort pour autant. Avec le grand bruit que les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont fait dans ce pays, le Bénin n’est pas parti avec le président Boni Yayi. Au lieu de focaliser l’avenir politique du Bénin sur le président Patrice Talon, j’estime sincèrement qu’il vaut mieux que chacun se détermine par rapport à ce qu’il va faire. A ce qu’il doit faire pour que l’après Patrice Talon rentre dans le cadre du développement de ce pays, dans la vision de ce chef d’Etat qui se démarque nettement de tout ce que nous avons vu par le passé. Pour dire court, l’après président Patrice Talon sera ce que nous aurions voulu qu’il soit, et moi, je crois que pour qu’il soit bien, c’est déjà de reconnaître nos tares actuelles et de les corriger résolument pour pouvoir avancer vaillamment. Que dire pour conclure cet entretien ? Je dirais que les soubresauts qu’on observe actuellement dans les partis politiques ne sont ni un avatar, ni une innovation. On l’a toujours vu dans l’histoire sociopolitique de ce pays. A la veille des grandes échéances notamment les législatives, il y a toujours ce genre de situation de bouleversement, parce qu’il y a des jeux politiques qui se jouent. Et à tort ou à raison, les gens se disent si je reste ici, je risque de ne rien avoir. Comme je l’ai dit, chacun court après ses intérêts, chacun gratte la partie qui le démange. Quel intérêt ai-je à rester là où je suis ? Quel intérêt ai-je à partir là où je vais si ce n’est dans l’espoir d’être mieux que je ne le suis actuellement ? À partir de cet instant, laissons les gens s’agiter. Laissons-les dire ce qu’ils veulent. Je vais simplement inviter les chefs de partis politiques à maintenir fermement l’atteinte de leurs objectifs, la réalisation de leurs idéaux avec ceux qui sont convaincus et qui sont en train de travailler résolument dans ce sens-là. Les feuilles mortes tombent et évoluent au gré du vent. Il y a des gens en politique qui ont le destin de feuilles mortes et ils n’ont pas besoin de beaucoup d’intérêts. Actualités 16 août 2021


Rapport du Giec sur le dérèglement climatique: Une alerte rouge qui force la prise de conscience
Dans son rapport publié le 9 août 2021, le Groupe d’experts Climat de l’Onu annonce un réchauffement climatique plus fort que ce que l’on craignait. Au Bénin, pour les acteurs de protection de l’environnement, c’est le moment de prendre conscience. Péremptoire. Le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) n’en est pas moins. Il intervient dans un contexte où les inondations, incendies, sècheresses, cyclones, et tant d’autres calamités se succèdent, comme pour dévaster la Terre. Selon ledit rapport dévoilé lundi dernier, la planète pourrait se réchauffer de 1,5 °C d’ici 2030. Président de l’Association internationale de Climatologie, Expédit Vissin n’est pas étonné. Au contraire, l’hydro climatologue craint pour la suite, même pour le Bénin. « Nous allons assister à l’amplification des extrêmes. Nous avons déjà des signes annonciateurs du bouleversement du climat. Je peux vous assurer que le dérèglement est observé au Bénin. Si nous ne prenons pas garde, nous allons assister à un changement global du climat du Bénin », confie-t-il. Code rouge Le document publié expose des prévisions climatiques angoissantes, à quelques pas de la 26e Conférence des parties sur le climat (Cop26). Selon le Giec, la température à la surface du globe a augmenté de 1,09 °C au cours de la décennie 2011-2020 par rapport à la décennie 1850-1900. Les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850. Le niveau de la mer ne cesse d'augmenter. L’Onu parle de « code rouge ». Mais pour Dr Edmond Sossoukpè, responsable de la section Bénin du Lobby climatique citoyen, l’alerte était déjà au rouge, au point de forcer l’accord de Paris. « Mais rapidement, cet élan est tombé du fait de la course des pays pour le classement économique mondial. Cela a conduit certains à mettre en veilleuse leurs engagements et à reprendre avec l’utilisation massive des énergies fossiles. Même si le Giec ne parlait pas d’alerte rouge, le niveau de calamités et de catastrophes tel qu’on le vit depuis quelques semaines pouvait donner à chacun l’idée que quelque chose de grave se réalise », déplore ce responsable du Lobby climatique citoyen. Un rapport qui éveille… L’humanité a le dos au mur. Les menaces sont telles que même les climato-sceptiques doivent se réveiller. Le Lobby climatique citoyen, mouvement associatif indépendant, veut inciter les autorités à réaliser une politique climatique efficace et ambitieuse dans le monde. « Cela doit déclencher de la part des pays, la prise d’engagements fermes allant dans le sens de la limitation considérable et de la réduction sensible du niveau d’émission des gaz à effet de serre », souligne Dr Edmond Sossoukpè. Pour lui, il faut revoir les techniques culturales cesser de recourir à certains gaz des réfrigérants qui contribuent au réchauffement climatique. « Le recours aux énergies renouvelables devient un impératif. Nous ne pourrons plus nous cacher derrière la nécessité de redresser l’économie ou de nous positionner à un niveau donné du classement mondial pour continuer à recourir massivement aux énergies fossiles », ajoute-t-il. C’est le moment de prendre les mesures qu’il faut pour atténuer les effets à défaut du miracle, pour inverser la tendance. « Nous avons tout ce qu’il faut pour faire face à ces dérèglements, si nous changeons d’habitude et de comportements vis-à-vis de l’environnement. L’atmosphère est la même pour tous. Ce qui est fait ailleurs peut influencer le Bénin. Une action individuelle est importante. Mais une synergie d’actions des pays est encore plus importante », insiste le président de l’Association internationale de Climatologie. L’heure n’est plus aux sensibilisations. La nature force l’humanité à se rendre compte de ce qui change. Il ne reste qu’à agir ou périr. Environnement 16 août 2021


Coupe Davis 2021: Le Bénin qualifié à nouveau pour le groupe II
La sélection béninoise ayant pris part à la Coupe Davis de tennis en Egypte, Groupe III a réussi à se qualifier pour le groupe II. Composée du champion en titre Sylvestre Monnou, l’étoile montante Delmas N’tcha, l’expérimenté Alexis Klégou (qui évolue en France) et Arnaud Sewanou (qui est du côté des Etats-Unis), la sélection béninoise a réédité l’exploit de 2012 en atteignant le groupe II Zone Afrique de la Coupe Davis. Le capitaine de l’équipe, Bruno Danhouan et ses poulains se sont qualifiés, samedi 14 août dernier, en battant en demi-finales respectivement le Mozambique (3-0) et le Kenya (2-1). Cette prouesse est la preuve que le Bénin dispose de potentialités pour faire parler de son tennis sur le continent. Vainqueur du Mozambique par le score de 3-0, l’Egypte a arraché le second billet des représentants de la zone Afrique. Victorieuse du Rwanda par le même score, l’Algérie a évité la relégation en zone inférieure. Au total sept pays à savoir l’Egypte, l’Algérie, le Ghana, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda et le Bénin ont participé à ce tournoi qualificatif pour l’une des deux places pour le groupe 2, Afrique-Europe. Ch.H Sports 16 août 2021


Campagne agricole 2020-2021: 3,15 millions de tonnes d’ignames produites
Ces deux dernières décennies, le Bénin a fait des progrès dans la production des racines et tubercules. La campagne 2020-2021 a donné 3 150 248 tonnes d’ignames. Néanmoins, des menaces climatiques et biotiques sont à suivre de près. Sans pour autant bousculer les rangs dans la sous-région, le Bénin marque des points. C’est ce que révèlent les données obtenues à la direction de la Statistique agricole du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). La campagne 2020-2021 a donné 3,15 millions de tonnes d’ignames. Comparée à 20 ans en arrière, c’est-à-dire à la campagne 2000-2001 qui avait enregistré 1,74 millions de tonnes, c’est presque le double. Pour ce qui est du rendement, il est de 13, 76 tonnes à l’hectare contre 11,18 tonnes deux décennies plus tôt. Le Borgou se positionne comme le bassin de cette denrée fêtée chaque année le 15 août à Savalou. La production y est de 1,32 million de tonnes. Le département des Collines en a produit 576 558 tonnes, l’Atacora 527 174 tonnes, la Donga 339 601 tonnes, le Zou 193 114 tonnes et l’Alibori 133 625 tonnes. La production est faible dans les départements du Sud du Bénin et quasiment rare dans l’Atlantique-Littoral. « Le Sud n’est vraiment pas propice à cette culture. Ce n’est pas les mêmes conditions qui prévalent dans les zones agro-écologiques», souligne Dr Alban Etchiha, chercheur au Laboratoire de Biotechnologies, Ressources génétiques et Amélioration des espèces animales et végétales (Biorave). En ce qui concerne la superficie cultivée, elle est de 228 998 ha pour la campagne 2020-2021. Deux décennies plus tôt, l’espace sollicité tournait autour de 160 000 ha. « L’igname est une culture exigeante en fertilité des sols. Le rendement en dépend. Ce qui fait que les producteurs sont souvent à la recherche de sols fertiles en détruisant les forêts », explique Dr Alban Etchiha. Des menaces à prendre en compte Les données de la campagne 2021-2022 ne sont pas encore disponibles. Les récoltes ne font que commencer. Cependant, si la campagne 2020-2021 a donné 3,15 millions de tonnes, les deux précédentes avaient été plus productives, soit 3,36 millions de tonnes pour 2019-2020 et 3,35 millions de tonnes pour 2018-2019. En réalité, plusieurs contraintes entrent en jeu. Selon des études, il s’agit de la baisse de fertilité des sols, des variabilités climatiques, du manque de cultivars performants. « Il faut trouver des variétés résistantes et adaptées à chaque zone. Pour ce qui concerne les vagues de sécheresse, on préconise que la production des variétés plus sensibles à la chaleur soit déplacée vers les plaines inondables dans de grosses buttes, avec un lit de semis en profondeur pour protéger les semenceaux. Il est aussi préconisé de mettre des pailles pour conserver un peu l’humidité dans les buttes. Par rapport à la fertilité des sols, une association de la culture d’igname avec les plantes légumineuses est souhaitée », recommande le chercheur. ll y a aussi les ravageurs dont les nématodes viennent en rajouter au stress des producteurs. Le Laboko, une variété très prisée à cause de ses qualités organoleptiques y est très sensible. « Certains producteurs pensent que l’attaque des nématodes est liée à un mauvais sort alors que ce sont des vers qui restent dans le sol et provoquent des dégâts. Il y a plusieurs nématodes qui attaquent l’igname. Le plus abondant au Bénin cause la pourriture sèche. Elle se manifeste par des taches jaunes, brunes ou noires qu’on remarque en pelant l’igname. Mais il y a un autre nématode qui cause des boutons un peu partout sur les tubercules, les rendant assez vilains avec une dépréciation de leur valeur marchande », précise Dr Alban Etchiha. Des efforts restent à faire pour bousculer le classement dans la sous-région, surtout avec le Nigeria qui totalise 70% de la production mondiale. Société 16 août 2021


Championnat national amateur de volley-ball: Buffles Vbc (D) et Dynamic (H) enlèvent les trophées
La première édition du Championnat national amateur de volley-ball a été remportée, hier dimanche 15 août à Bohicon, par Buffles Vbc chez les dames et Dynamic chez les hommes. Ces formations ont battu respectivement Energie et Buffles en finale de la compétition. L’édition 2021 du Championnat national amateur de Volley-ball s’est achevée hier, dimanche 15 août à Bohicon, avec le sacre de Buffles Vbc chez les dames et Dynamic chez les hommes. Tombeurs de l’As Canon par 3 - 0 (25 - 22, 25 - 14, 25 - 23) en demi-finale, Dynamic Vbc de Djougou chez les hommes n’a laissé aucune chance à l’équipe des Buffles. Le public sportif qui a effectué le déplacement du Lycée technique de Bohicon et Rufino d’Almeida, maire de la localité, ne se sont pas du tout ennuyés en suivant cette belle partie de volley-ball. Dans une confrontation serrée, la formation de Djougou a fini par prendre le dessus sur celle des Buffles. En dépit de la volonté des joueurs des Buffles, ils n’ont réussi à gagner le moindre set (25-18, 25-19, 25-20). Chez les dames, Buffles Vbc s’est débarrassé d’Energie Vbc par le score de 3-0. (25-21, 25-14, 25-19). A la fin de cette compétition, Rufino d’Almeida s’est réjoui du choix porté sur sa commune pour abriter ce championnat. Sidéré par la prestation de la formation de Djougou, il compte travailler à la mise en place d’un club fort dans la ville carrefour. Cissé Mohamed, vice-président de la Fédération béninoise de Volley-ball, se dit satisfait de la mobilisation autour de cette première édition du championnat amateur. Il se félicite du niveau de la compétition qui a permis de détecter des talents à la base. « Un travail se fait à la base et le niveau est très acceptable », a-t-il conclu. Ch.H Sports 16 août 2021


Culture d’ignames: 500 ha de terre octroyés à Olushegun Obasanjo à Kétou
L’ex-chef d’Etat nigérian, Olushegun Obasanjo, un des plus grands fermiers du continent africain, pose désormais ses valises au Bénin dans le cadre d’un partenariat public-privé pour la production à grande échelle d’ignames. Un domaine agricole de 500 hectares lui a été octroyé à cet effet à Kétou dans le département du Plateau. Il est précisément situé à Igbo Olokoïko, un hameau du village frontalier d’Egbèdjè dans l’arrondissement d’Idigny. Une délégation des autorités béninoises conduite par le ministre d’Etat chargé des Finances et de l’Economie, Romuald Wadagni et son collègue en charge de la Décentralisation, Raphaël Akotègnon a effectué, jeudi 12 août dernier, une visite conjointe sur le site avec le promoteur nigérian. A l’occasion, le domaine de 500 hectares a été identifié et délimité. Ce qui a permis à l’ancien président nigérian d’avoir une idée claire de son champ destiné à la culture d’ignames. Olushegun Obasanjo a rassuré du démarrage imminent des travaux d’exploitation du site. Il annonce le déploiement dans les tout prochains jours de ses équipes sur le terrain pour donner vie à ce projet qui profitera aux deux pays. La délégation béninoise a réaffirmé sa disponibilité à faciliter la concrétisation de l’ambition de l’ancien président nigérian. Toutes choses qui témoignent de l’engagement du gouvernement du président Patrice Talon à accompagner l’ancien chef d’Etat nigérian dans son vaste projet. Lequel va contribuer au réchauffement des relations de bon voisinage entre le Bénin et le Nigeria avec la promotion de milliers d’emplois stables pour la jeunesse. La visite de terrain a connu également la présence du maire de Kétou, Lucie Sessinou et des membres de son conseil communal ainsi que des propriétaires terriens. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Société 16 août 2021


Cour suprême: Le projet de modernisation prend corps
A sa prise de fonction, le 25 mars dernier, à la tête de la Cour suprême, le magistrat Victor Dossa Adossou avait fait la promesse d’engager l’institution dans la modernité. Ce projet a franchi une grande étape, les 12 et 13 août à Grand-Popo, à travers la revue des textes fondamentaux. Trois textes fondamentaux de la Cour suprême ont été revisités, la semaine dernière. Sous la houlette du président de l’institution Victor Dossa Adossou, le collège des magistrats conviés à Grand-Popo, dans le département du Mono, a passé en revue d’abord la loi portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême, ensuite la loi portant règles de procédure applicables devant ses formations juridictionnelles et enfin le projet de loi portant statut des magistrats de l’institution. Durant les deux jours de travaux, ils ont procédé au toilettage des lois à travers leurs titres, chapitres, sections et articles. En somme, ce fut une mission de validation du travail abattu pendant quatre mois par un comité de relecture placé sous l’égide du procureur général près la Cour suprême, Onésime Gérard Madodé. Rappelant que les deux premières lois qui constituent des outils de travail ont été adoptées en 2007, Onésime Gérard Madodé soutient qu’il est apparu nécessaire de faire ce toilettage en tenant compte des dynamiques nouvelles en cours dans leur secteur après une quinzaine d’années de pratique. Ceci urge, selon lui, d’autant plus que « Depuis l’année dernière, dit-il, il y a eu le vote de la loi sur la modernisation de la Justice, qui a prévu un certain nombre d’axes dont la dématérialisation des procédures, l’introduction des technologies de l’information et de la communication, un nouvel univers vers lequel toutes les juridictions sont en train de marcher». « C’est tous ces aspects qui ont été pris en compte par le comité que j’ai eu l’honneur de présider », a-t-il précisé. Relativement au statut des magistrats, il a expliqué que ce projet de loi découle de l’alinéa 2 de l’article 134 de la Constitution qui dispose : « La loi détermine le statut des magistrats de la Cour suprême». Ceci, parce qu’au titre des animateurs de l’institution, poursuit-il, outre les magistrats de l’ordre judiciaire, la Constitution a prévu la nomination des juristes de haut niveau en l’occurrence des professeurs d’université ou des administrateurs civils. En d’autres termes, il s’agit d’un groupe de personnalités venant d’horizons professionnels divers qui doivent être régis par une loi. Cap sur la bataille législative L’objectif poursuivi à travers la revue des textes fondamentaux est de hisser la Cour suprême au diapason des exigences et mutations de toutes natures en cours, soutient le président de la Cour suprême, Victor Dossa Adossou, qui se convainc que la modernisation de l’institution passe par l’actualisation et la pertinence de son cadre normatif. Ce chantier, il l’avait annoncé comme une priorité de sa mandature. Au regard de ce qui a été fait, le président s’est déclaré satisfait des «travaux féconds » qui, selon lui, projettent déjà la Cour suprême dans la modernité. Mieux, au-delà du souci de consolider l’ancrage de l’institution dans un tel contexte, dit-il, « Ce chantier important de relecture des textes régissant les attributions, l’organisation, le fonctionnement et les règles de procédure devant la Cour suprême mettra fin à une situation singulière qui faisait de la haute juridiction, la seule institution constitutionnelle de la République non dotée de textes élevés au rang de lois organiques ». A la suite de Grand-Popo, le président Victor Dossa Adossou fait savoir que le cap sera mis sur Porto-Novo, précisément sur l’Assemblée nationale. « A présent, déclare le magistrat, il faut engager la bataille législative qui va couronner les efforts consentis et graver dans le marbre les légitimes ambitions de notre mandature ». Société 16 août 2021


Pour son appui à la profession comptable au Bénin et en Afrique: Christian Désiré Migan distingué
L’Association béninoise des experts comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs) unie à l’Ordre des experts comptables et comptables agréés (Oecca) du Bénin, a distingué jeudi 12 août dernier, l’illustre aîné de la profession comptable Christian Désiré Migan. C’est en présence de Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances qui n’a pas tari d’éloges à l’égard de celui qu’il appelle son mentor. Un parcours élogieux, une expertise inépuisable, une sollicitude reconnue de tous, un sens de partage et inouï, des aptitudes pédagogiques et didactiques inspirantes…, voilà autant de valeurs que l’on admire chez celui qu’on appelle le doyen des experts-comptables en Afrique de l’Ouest, Christian Désiré Migan. Pendant qu’il est encore temps et à juste titre, l’Association béninoise des experts comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs) a décidé de décerner une décoration à l’illustre expert pour tout ce qu’il fait et continue de faire pour la profession comptable au Bénin et en Afrique. Esaïe Hounkponou, président de l’Abecs, précise qu’il s’agit de la distinction d’un vaillant de la profession. « Votre parcours exceptionnel suscite l’engouement des jeunes générations à embrasser l’expertise comptable », a-t-il déclaré. Il relève d’ailleurs qu’il y a de plus en plus de candidats qui s’inscrivent de sorte qu’à cette allure, le Bénin est en voie de devenir le premier pourvoyeur de professionnels en expertise comptable en Afrique de l’Ouest francophone. Premier président de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés (Oecca) du Bénin, Christian Désiré Migan a accompagné plusieurs jeunes candidats dans l’obtention du Diplôme d’expertise-comptable. Il a œuvré pour la délocalisation des diplômes français pour permettre aux candidats béninois et voisins de passer leurs examens au Bénin. Il a milité pour l’intégration de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin dans la fédération internationale. Il a fait adhérer l’ordre des experts comptables du Togo et du Burkina Faso et accompagne le Burundi et la République démocratique du Congo dans cette démarche. Il continue de former des générations à travers ses cours à l’international et sa fonction de coordonnateur des études à l’Ecole supérieure d’expertise comptable au Bénin. Ses services et facilitations à la profession comptable au Bénin et en Afrique ne se comptent plus. Serge Armand Codo, président de l’Oecca témoigne : « C’est un aîné que je considère comme un baobab de la profession… Quand il vous souffle à l’oreille Vous n’avez pas le droit d’échouer c’est parce qu’il en a la ferme conviction. Nous avons encore beaucoup à apprendre de lui ». Une source d’inspiration Très proche du doyen Christian Désiré Migan, Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances se considère comme son enfant. « Tonton Christian a joué un rôle fondamental dans ma vie professionnelle et familiale… C’est lui qui m’a donné les clés de la comptabilité. Alors que j’étais au collège, il m’emmenait dans son cabinet voir à quoi ressemble l’expertise-comptable… », confie le ministre d’Etat. Il ajoute que le doyen Christian Désiré Migan l’a aidé à s’inscrire pour les études supérieures en France. « Tout son accompagnement m’a aidé à finir major de ma promotion… A chaque fois que je le vois, je repars toujours avec quelque chose de nouveau… », affirme Romuald Wadagni. Les témoignages sur l’homme sont tous élogieux. « Vous avez réussi à me faire couler des larmes. Il y a eu des mots trop forts pour moi», va déclarer Christian Désiré Migan. Pour l’homme au cœur des honneurs, malgré tout ce qui a été fait, il reste encore à faire. Christian Désiré Migan partage son ambition : « Dans les années 90, j’ai rêvé de faire du Bénin, le quartier de la comptabilité en Afrique en formant des comptables de qualité, un ordre de qualité afin d’en faire des professionnels de qualité exportables ». Saisissant l’occasion, il a plaidé pour que l’apprentissage en comptabilité au Bénin soit plus opérationnel et que la fonction soit davantage valorisée. Christian Désiré Migan a également exhorté la médiation du ministre pour les candidats au Diplôme d’expertise comptable session de novembre 2020 qui n’ont pas pu prendre part aux examens faute de visa. Le ministre Romuald Wadagni a promis d’œuvrer dans ce sens. Par ailleurs, lors de la cérémonie de distinction de l’aîné Christian Désiré Migan, l’Abecs a accueilli 29 nouveaux membres qui ont adhéré à l’association. Esaïe Hounkponou, nouvellement élu président de l’Abecs, a annoncé que sa mandature est placée sous le sceau du respect des valeurs éthiques et des principes déontologiques qui sous-tendent la profession. Actualités 16 août 2021



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