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Nouvelles


Lycée militaire de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou: Des places d’honneur décrochées au Bac et au Bepc
Avec le succès de tous ses pensionnaires au Bac et au Bepc 2021 et les taux de mentions excellents, le lycée de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou est en tête de peloton. C’est à nouveau la preuve de l’excellence académique des lycées militaires. Une fois encore, les enfants de troupe ont tenu haut le flambeau. Au terme des examens de fin d’année 2021, ceux du lycée de jeunes filles Général Mathieu Kérékou ont entretenu la flamme de l’excellence en se classant parmi les meilleurs admis aux examens. Pour preuve, les 45 candidates présentées au Baccalauréat ont toutes décroché leur premier diplôme universitaire avec, cerise sur le gâteau, de bonnes mentions. Elles sont 11 à avoir la mention « Très bien ». 22 se sont démarquées avec la mention « bien » et 12 finissent le secondaire avec la mention « assez bien ». Mieux, l’enfant de troupe Gaga Crystal Yassindé Elom de la série C occupe la deuxième place au plan national avec une moyenne de 18, 31. Au Bepc, les candidates pensionnaires du lycée de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou n’ont pas déjoué les pronostics. Elles ont fini la course en tête de peloton, avec de très belles performances : 39 candidates, 39 réussites. Dans l’Atacora, l’école compte 28 de ses pensionnaires parmi les 100 premiers. 9 d’entre elles figurent dans le top 10 avec des moyennes qui varient entre 18,89 et 18,17 sur 20. Ce lycée militaire détient fièrement la plus forte moyenne nationale au Bepc par le biais de Houngbédji Goodness B. Elle totalise une moyenne de 18,89. Cette performance permet ainsi au Lycée de détenir pour la 2e année consécutive le record national au Bepc. Aussi, avec 10 de ses pensionnaires parmi les 100 premiers du Bepc 2021, cette école militaire reste le seul établissement ayant autant de récipiendaires pour les 100 en tête du classement. Du côté du prytanée militaire de Bembèrèkè, les jeunes garçons ont réalisé eux aussi de belles performances aux examens de fin d’année. Rien d’étonnant quand on sait la rigueur et les valeurs qui caractérisent ces centres de formation. C’est le fruit de l’investissement des enfants de troupe, mais aussi du personnel d’encadrement et de l’état-major général des forces armées béninoises sous la férule du contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho. Un suivi après le Bac, avec des bourses de formation pour des études universitaires serait le bienvenu. Ils seront sans doute de « petits génies » et feront de belles carrières au service de la Nation. Le bonus d’encouragement pourrait venir du président de la République. Société 13 août 2021


Le Père Irenée Tigo sur la portée de l’hymne national: « Être un bâtisseur du présent, c’est regarder vers la postérité »
Célébrée le 1er août dernier, la fête nationale ravive au cœur du peuple béninois, son identité de peuple libre engagé dans une aube nouvelle, prêt à construire sans relâche pour la postérité. Et l’hymne national résume dans un langage simple mais puissant, ce qui est attendu de chaque citoyen pour un Bénin à jamais heureux dans l’abondance. C’est ce qu’explique le père Irenée Tigo, dans cette interview. La Nation : Au cœur de la commémoration de la fête nationale, quelle place pour l’hymne national ? Le 1er août est ce que j’appelle la Pâque nationale, dans sa diction étymologique de passage de peuple colonisé au peuple indépendant. L’un des outils fondamentaux de rappel de notre identité est notre hymne national. Notre hymne national est un chef-d’œuvre qui résume dans un langage puissant notre histoire totale, c’est-à-dire ce que nous avons été dans le passé, ce que nous avons à faire dans le présent et ce qui est attendu de nous dans le futur. Le cri sonore qui s’entend dès les premiers feux de l’aurore fut le même hier, est le même aujourd’hui et sera encore le même demain. Le grand mal qui menace le Béninois est la surdité. Entendons-nous encore et toujours ce « cri sonore » chaque matin qui nous rappelle qu’une « aube nouvelle » s’annonce avec de nouvelles opportunités à saisir, de nouveaux défis à relever et de nouveaux combats à mener pour consolider notre identité de peuple indépendant et tendre vers notre objectif oméga qui consiste à faire du Bénin, un pays heureux dans l’abondance? Ce n’est pas un cri qu’on entend une fois pour toutes. Non ! Le cri de liberté est un cri à entendre chaque matin et tous les jours, non seulement pour éviter toute surdité amnésique, mais pour se convaincre et se vaincre par soi-même de la gravité de l’enjeu, de la nécessité à être debout intellectuellement, économiquement, financièrement, politiquement, culturellement, religieusement et spirituellement. C’est sur tous les plans que ce cri de liberté nous appelle à être debout. Chaque Béninois doit finir avec les grasses matinées de paresse, d’indifférence, d’individualisme, de médiocrité, de minimalisme, de gain facile, de raccourcis vers la richesse facile, de corruption, de mendicité, de «l’à-peu-près » professionnel, du paternalisme, du diviser pour dominer, etc. Chaque Béninois doit s’auto-diagnostiquer et adopter une thérapie préventive ou curative des maux qui causent sa surdité et qui l’empêchent de se mettre debout dès « les premiers feux de l’aurore ». Comment le cri de la liberté a-t-il été entendu dans le passé et comment doit-il être entendu dans le présent pour un Bénin heureux dans l’abondance ? Nos « Aïeux », comme le dit le premier couplet de notre hymne national, « sans relâche» ont fait preuve de « courage », «d’ardeur» et « pleins d’allégresse » dans l’accueil des sacrifices et des défis auxquels les invitait le «cri sonore » de la liberté. Je suis bien tenté de dire que les combats et les défis d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui et qu’ils sont différents. Mais ce n’est pas vrai car les défis et les combats sont les mêmes et seront toujours les mêmes dans le fond. Ce qui change, ce n’est pas le phénomène, mais l’épiphénomène, c’est-à-dire les modes de présentation, de manifestation et d’expression des défis et des combats. Et c’est justement pour cela que les approches changent et doivent changer. Nos « Aïeux» ont eu le mérite d’approcher avec beaucoup de bravoure les défis et les combats du peuple béninois. Ils ont mené un bon combat et le Béninois doit être éternellement fier et reconnaissant vis-à-vis de ses « Aïeux » et de ses Aînés. Tout n’a pas été lumineux dans leur approche du combat, il faut le reconnaître avec lucidité. Et comme tel, l’Age d’or du Bénin n’a pas encore donné tout son éclat dans le passé laissant à l’actuelle génération le soin de porter à son tour l’éclat du Bénin là où elle est en mesure de le porter. Alors, que faisons-nous aujourd’hui pour apporter de l’éclat à l’âge d’or du Bénin ? Comment recevons-nous individuellement et collectivement ce cri à mettre le Bénin debout en nous mettant debout ? Comment répondons-nous individuellement et collectivement à cet appel? N’ayons pas uniquement le regard tourné vers notre président Patrice Talon ou vers son gouvernement, car en tant que Premier Béninois, il fait quelque chose de visible et de palpable qui se voit et s’entend par tous. Le regard que j’aimerais que nous ayons est un regard successivement individuel, familial, régional, communal, départemental et national afin de saisir les responsabilités qui sont les nôtres à chaque niveau. La génération béninoise d’aujourd’hui doit avoir une approche créative et novatrice de ses défis et de ses combats pour premièrement ne pas se tromper de défis et de combats; deuxièmement développer une confiance ou une foi éclairée en son potentiel ; et troisièmement cesser de se demander ce que le Bénin peut pour elle, mais plutôt ce qu’elle peut pour le Bénin. D’énormes efforts louables se font, il faut le reconnaître, même si ce n’est pas par tous encore. Il y a des individualités d’excellence indéniable qui font la fierté du peuple béninois. Mais ce cri de liberté n’est pas pour un groupe ou une classe de Béninois. Ce cri sonore jaillit de l’aurore afin que dans le calme de la nuit, tous les Béninois, tous ceux qui habitent la terre béninoise puissent entendre distinctement ce cri. La question fondamentale à se poser est celle-ci: comment suis-je un bâtisseur du présent? Comment êtes-vous, monsieur le journaliste, un bâtisseur du présent ? Oui comment sommes-nous des bâtisseurs du présent? Être un bâtisseur du présent, c’est constamment « regarder vers la postérité », ne pas penser uniquement à ses propres intérêts, à voir plus loin que le bout de son nombril sans se prendre pour le nombril de la famille, de la communauté, de la région et du pays ; regarder vers la postérité, c’est éviter de faire des choix aujourd’hui qui handicaperaient dans l’avenir, c’est éviter de manger des raisins verts pour que la postérité ait des dents agacées; « regarder vers la postérité », c’est donner le meilleur de soi-même, tout son potentiel, tout ce qu’on a dans ses tripes pour un lendemain meilleur pour tout Béninois et tous les Béninois. Oui regarder vers la postérité, c’est voir au-delà de soi, de son confort et de ses problèmes, et voir aussi les joies et les peines de l’autre Béninois vivant à l’autre bout de l’autre village. Est-ce que les Béninois du Nord s’intéressent aux Béninois du Sud ? Est-ce que les Béninois du Sud se sentent interpelés par les problèmes des Béninois du Nord ? Est-ce que les Béninois au pays pensent aux difficultés des Béninois de la diaspora? Car le poisson dans l’eau peut être en train de transpirer sans que personne le sache. Est-ce que les Béninois de la diaspora s’approprient les problèmes des Béninois au pays afin d’y apporter des approches de solutions ? Oui savons-nous regarder vers la postérité ? De quels moyens disposons-nous pour relever les défis du présent et regarder vers la postérité ? Le seul moyen sans lequel les autres restent inefficaces, est et demeure l’unité. C’est dans l’unité que nous trouverons notre force. C’est en étant unis que les Béninois sont et seront forts. J’espère que je ne heurterai personne, en disant qu’avant les défis économique, politique, social…, il y a le défi de l’unité. C’est le défi des défis qui préside à tous les défis du peuple béninois. Cela est ainsi pour la simple raison que c’est en étant unis que le défi économique sera relevé, permettant à chaque Béninois de subvenir à ses besoins fondamentaux. Le Béninois n’a pas besoin de charité, mais de justice. Et qu’est-ce que la justice? La justice consiste à permettre à chacun de jouir de son bien et de travailler à son bien. Au fond, la justice, tout comme le bien commun est une création d’environnement favorable à l’épanouissement du potentiel de tous et de chacun. Monsieur le journaliste, c’est cela, si dans tous les domaines et face à tous nos divers défis, nous commençons par relever le défi de l’unité, du travail en symbiose et en synergie, main dans la main, nous viendrons à bout de nos peines et misères. Le cri sonore de la liberté doit devenir dans les oreilles de nos autorités politiques, administratives, religieuses, sociales, familiales et traditionnelles un cri d’unité, unité d’esprit et de cœur, unité d’objectif et de vision. Ce qui me fait profondément mal, ce qui court-circuite la réflexion, électrocute la mentalité béninoise et paralyse l’élan du renouveau est la culture d’un a priori musclé d’une impossibilité aux Béninois d’être unis. Si nous croyons déjà fermement en pensée qu’il serait impossible d’être unis, comment cela serait-il possible dans les faits et les actes ? Le plus grand bien qu’une autorité béninoise puisse faire est d’aider les Béninois à être unis, à travailler unis, à entreprendre unis, à vivre unis, etc. Pour que le Bénin soit à jamais heureux dans l’abondance, nos « monts ensoleillés », nos « palmiers », nos « verdures » et nos « sols » suffisent-ils ? Ah oui, ce sont là les termes que notre hymne national utilise pour traduire et décrire les richesses dont la nature nous a dotés et entourés. Ces ressources naturelles ne sont pas à négliger. Maintenant, avec ces ressources disponibles depuis toujours, le Bénin est-il déjà heureux dans l’abondance? Ces ressources naturelles ne sont rien sans la ressource première qui est l’intelligence. A quoi sert l’intelligence des Béninois ? En quoi investissons-nous notre intelligence ? Comment déployons-nous notre intelligence ? Sans une épiphanie de son intelligence, un homme peut mourir de faim et de misère dans une mine d’or ! Le Béninois est reconnu partout pour son intelligence. Des témoignages élogieux et éloquents remplissent les pages de notre histoire. Toutefois, sommes-nous déjà parvenus à ce Bénin à jamais heureux dans l’abondance ? Mais pourquoi cela est-il ainsi ? Certainement parce que tout comme l’indépendance, l’abondance est un processus scalaire progressif. Mais je pense que cela est ainsi parce que nous n’avons pas encore poussé notre intelligence jusqu’à son point maximal d’affirmation et de révélation. Le Bénin révélé est au fond le désir de révéler l’intelligence béninoise, de booster et de pousser l’intelligence de chaque Béninois et de tous les Béninois à son seuil maximal pour un Bénin à jamais heureux dans l’abondance. Que Dieu nous guérisse de toute surdité et cécité. Enfant du Bénin, si tu entends ce cri de liberté, ne ferme pas ton cœur. Croyez-vous que le Bénin est réellement indépendant ? Je crois fermement en notre indépendance. Je sais bien que d’aucuns disent que notre indépendance est théorique sans impact de fond. Mais ce faisant, c’est oublier que la liberté et l’indépendance sont un processus, un mouvement scalaire perpétuel, autrement dit, la liberté et l’indépendance sont des réalités dynamiques susceptibles de croître ou de décroître au regard des choix que nous faisons, des pensées que nous développons, les paroles dont nous nous nourrissons et les actions que nous posons. Il est clair qu’il y a du chemin à faire et ce chemin commence par la prise de conscience individuelle et collective de notre indépendance. Les concepts de liberté et d’indépendance ne sont vides que pour ceux qui ne veulent pas payer le prix de responsabilité qu’ils exigent. Liberté et indépendance se nourrissent de responsabilité et d’état d’esprit : responsabilité pour accepter et accueillir les conséquences de notre labeur ou de notre paresse et devenir acteur ou artisan et non spectateur de son avenir ; état d’esprit pour cultiver et entretenir une mentalité collective et individuelle de peuple appelé à se décider à être debout. L’appel à être debout s’adresse à chaque Béninois individuellement et à tous les Béninois collectivement. «Enfants du Bénin, debout » est un impératif, un commandement et non une proposition facultative. Culture 13 août 2021


Soisante ans du Trésor public: Les manifestations commémoratives lancées
Pendant trois jours, les agents de la trésorerie, en poste ou à la retraite, vont vivre un programme riche en couleurs dans le cadre de la célébration des soixante ans d’existence du Trésor public. Les manifestations commémoratives ont été lancées, hier jeudi 12 août, par Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. Conférences-débats, tribune aux doyens, jeux radiophoniques, compétitions dans diverses disciplines sportive et ludique…, la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique a prévu plusieurs activités pour marquer les soixante ans de l’institution. C’est devant des agents à la retraite et ceux en fonction que les manifestations ont été lancées hier. Pour Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, la célébration de cet événement donne l'occasion de faire un brassage, un dialogue intergénérationnel. Thierry Dossa, président du comité d'organisation et directeur adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, souligne d’ailleurs la participation de trois générations d’agents à cette célébration. Il va sans dire que le partage d’expériences promet d’être enrichissant. A tour de rôle, les secrétaires généraux des deux syndicats de la maison Trésor ont, à l’occasion de la cérémonie de lancement des festivités, félicité le personnel et le directeur général pour l’engagement et les efforts faits au quotidien. « Vous avez le mérite d’avoir fait du Trésor public une administration performante aux standards élevés. Les objectifs fixés par les autorités sont régulièrement comblés malgré les conditions parfois difficiles de travail. J’ai grand espoir que le vent du mandat hautement social soufflera également sur nous au Trésor public », va soutenir François Kotche du Syndicat national des agents de la Trésorerie publique du Bénin (Synatb). Son homologue Kader Yarou, du Syndicat national des agents du Trésor public (Synatrep), a rendu hommage aux aînés qui ont accompli leurs missions dans des conditions précaires. Portant la voix de l’autorité de tutelle, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, a félicité tout le personnel qui a travaillé depuis 1961 pour maintenir allumé le flambeau du Trésor public, la première banque publique. Il précise que les grands pas posés ne doivent pas faire perdre de vue que des défis restent à relever. C’est pourquoi, le porte-parole du ministre d’Etat a souhaité que cette célébration soit le point de départ d’une nouvelle dynamique. En attendant l’apothéose, demain samedi 14 août, la célébration des soixante ans du Trésor public a ainsi démarré, avec l’espoir que les festivités se déroulent bien et qu’à terme, tout le personnel soit davantage mobilisé pour l’atteinte des objectifs de l’institution. Sous le sceau de la dématérialisation « Le Trésor public à l’ère de la dématérialisation », c’est le thème retenu pour célébrer les noces de diamant de l’institution. Pour Oumara Karimou Assouma, ce thème est tout à fait opportun, car l’événement intervient dans un contexte où le Trésor public fait de la digitalisation le socle de ses réformes. Plusieurs innovations ont été introduites et sont positivement appréciées. Il s’agit notamment de la dématérialisation des fiches de paie des agents de l’Etat, la bancarisation des dépenses, la mise en œuvre des paiements électroniques… Les secrétaires généraux des deux syndicats de la maison ont d’ailleurs salué les réformes du gouvernement en cours et qui impactent positivement l’administration du Trésor. Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, est reconnaissant à l’égard du chef de l’État qui a su élaborer un programme favorable à la modernisation du Trésor ; envers le ministre d’État chargé de l’Economie et des Finances pour l’appui constant sans oublier le personnel passé et présent grâce à qui l’institution a joué et continue de jouer son rôle. Il rappelle que l’institution a obtenu, depuis 2019, la certification à la norme Iso 9001 version 2015 et entend s’améliorer au quotidien. Actualités 13 août 2021


Sèmè-Podji: Six cybercriminels arrêtés en pleine opération
Les éléments du commissariat de Police de l’arrondissement d’Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji ont mis la main, mercredi 11 août dernier, sur six individus présumés cybercriminels. Des sources policières renseignent que ceux-ci étaient en pleine commission d’actes de cybercriminalité dans une maison à Agblangandan quand les forces de l’ordre ont surgi pour les interpeller. La perquisition des lieux a permis à la police de retrouver treize ordinateurs; trois routers wifi; dix portables dont huit smartphones, des cartes bancaires et des plaquettes de cartes Sim et autres. L’interpellation des six individus doit être un soulagement pour les populations de cette commune et surtout de l’arrondissement d’Agblangandan qui se plaindraient au niveau de ce commissariat de police de plusieurs cas d’arnaque. Ils sont actuellement en garde à vue et en instance d’être présentés au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) qui décidera de la suite de la procédure judiciaire.   Société 13 août 2021


Procédure judiciaire: Comprendre l’action publique et l’action civile
Bien distinctes, l’action publique et l’action civile peuvent être déclenchées au cours d’un même procès. Quid de leur naissance, de leur conduite, de leur relation, et de leur extinction ? Il n’est pas rare de voir en plein procès pénal, une partie se constituer partie civile et demander réparation d’un préjudice subi, en dehors de la peine encourue par l’auteur de l’infraction. C’est l’action civile qui s’invite ainsi en plein exercice de l’action publique. Engagée et conduite au nom de la société pour réprimer une infraction à la loi pénale, l’action publique vise à restaurer l’ordre public, laver un affront à la société et non réparer une offense personnelle. La loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin dispose en son article 1er : « L’action publique est une prérogative appartenant à la société, déléguée au ministère public afin de faire déclarer la culpabilité et sanctionner une personne physique ou morale, auteur d’une infraction à la loi pénale. Elle est mise en mouvement et exercée par les représentants du ministère public… Cette action peut aussi être mise en mouvement par la partie lésée, ou toute personne morale habilitée à cet effet, dans les conditions déterminées par le présent code ». L’action civile est, quant à elle, une action engagée et conduite en réparation d’un préjudice issu d’une infraction. Elle est recevable pour tous types de dommages évoqués qu’ils soient matériels, corporels ou moraux. « L’action civile en réparation du dommage causé par un crime, un délit ou une contravention appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l’infraction. Toutefois, elle est aussi exercée par toute personne ayant souffert personnellement du préjudice directement causé par l’infraction; toute personne qui, bien que n’ayant pas directement subi un préjudice personnel, présente un intérêt légitime à agir ; les associations régulièrement déclarées, ayant pour objet statutaire explicite, la défense des intérêts collectifs de certaines catégories de victimes. Elles peuvent, si elles ont été agréées à cette fin, exercer les droits reconnus à la partie civile relativement aux faits portant un préjudice direct ou indirect à leur intérêt collectif », renseigne l’article 2 de la loi portant Code de procédure pénale en République du Bénin. Il y a donc possibilité d’évocation d’une action civile lorsque l’infraction non seulement touche à l’ordre public mais également porte atteinte à un intérêt privé. De là, se dégage un aspect de la relation entre l’action publique et l’action civile. Points de convergence et de divergence En dépit de leurs spécificités, elles présentent quelques points de convergence. L’action civile et l’action publique naissent d’une infraction, d’un fait délictueux ; les deux peuvent être déclenchées en même temps, lors d’un même procès et devant la même juridiction répressive ; ces deux actions s’exercent tout au long du procès pénal. Même si elles peuvent être déclenchées lors d’un même procès, l’action publique et l’action civile sont tout de même distinctes. Leurs divergences se perçoivent à travers leurs fondements, leurs buts, les parties au procès, les caractères et leurs modes d’extinction. S’agissant du fondement, l’action publique est fondée sur l’infraction à la loi pénale alors que l’action civile porte sur le dommage causé à autrui. Sur le but, l’action publique vise la répression de l’outrage à l’égard de la société notamment la restauration de l’ordre public troublé en application d’une peine tandis que l’action civile vise la réparation du dommage causé à autrui par l’obtention de dommages-intérêts. Du point de vue des parties au procès, l’action publique est généralement conduite au nom de la société par le ministère public contre les auteurs et les complices d’une infraction tandis que l’action civile est conduite au nom de la victime ou de ses ayants cause, contre le responsable du dommage subi, ses héritiers ou les personnes civilement responsables (parents, tuteurs,…). Selon les conditions prévues par la loi, l’action publique peut aussi être déclenchée par la partie lésée ou toute personne morale habilitée à cet effet. Pour ce qui est du caractère, l’action publique est d’ordre public et ne peut généralement pas faire l’objet de transaction (à moins que cela soit expressément prévu par la loi) alors que l’action civile est d’ordre privé et la partie civile peut se désister ou y renoncer. S’agissant des modes d’extinction, l’action publique s’éteint suite au décès de l’auteur de l’infraction à la loi pénale, au retrait de la plainte lorsque celle-ci est une condition indispensable à la poursuite, à la prescription, à l’abrogation de la loi pénale, à l’amnistie, à la transaction seulement si la loi le prévoit expressément… alors que l’action civile s’éteint suite au désistement ou à la renonciation de la partie lésée ; à la transaction entre la partie civile et le responsable du préjudice en l’occurrence lorsqu’il y a paiement des dommages-intérêts ou lorsque le jugement est passé en force de chose jugée, etc. De la prescription de l’action publique Aux termes de l’article 8 du Code de procédure pénale, l’action publique se prescrit par dix années révolues à compter du jour où le crime a été commis à moins que la loi n’en dispose autrement. La prescription est de trois années révolues en matière de délit et d’une année révolue en matière de contravention. En cas de contravention ou de délit connexe à un crime ou de contravention connexe à un délit, le délai de prescription le plus long s’applique. Les crimes économiques, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Lorsque la victime est mineure et que l’infraction a été commise par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par une personne ayant autorité sur elle, le délai de prescription ne commence à courir qu’à partir de sa majorité ou de son émancipation. La prescription est interrompue par tout acte de poursuite ou d’instruction. « Lorsqu’en raison de la qualité, de l’emploi ou des fonctions assumées, l’auteur ou le complice d’une infraction n’a pu être poursuivi, le temps passé au poste suspend la prescription. Si des poursuites ayant entraîné condamnation ont révélé la fausseté du jugement ou de l’arrêt qui a déclaré l’action publique éteinte, l’action publique pourra être reprise ; la prescription doit alors être considérée comme suspendue depuis le jour où le jugement ou l’arrêt était devenu définitif jusqu’à celui de la condamnation du coupable de faux et usage de faux. La prescription de l’action publique est également suspendue par tout dysfonctionnement ou toute perturbation des services publics de la justice », stipule l’article 9 du Code de procédure pénale. A noter que la renonciation à l’action civile par la partie lésée ne peut arrêter ni suspendre l’action publique, sauf pour les cas prévus par la loi. Aussi la partie civile ne peut contester l’aspect pénal de la décision rendue par le juge, elle ne peut que contester l’aspect civil. Modalités de constitution en partie civile L’action civile peut être exercée aussi bien devant les juridictions civiles que pénales. Mais elle ne peut plus être engagée devant la juridiction répressive après la prescription de l’action publique. Le plus souvent, l’action civile naît de l’exercice de l’action publique. Les deux actions peuvent alors coexister. Mais il peut également arriver que seule l’action civile existe notamment en cas d’immunité de l’auteur du préjudice ou en cas d’irresponsabilité pénale (l’action civile est alors dirigée contre les héritiers ou les personnes civilement responsables). «L’action civile peut être aussi exercée séparément de l’action publique. Toutefois, il est sursis au jugement de cette action exercée devant la juridiction civile tant qu’il n’a pas été prononcé définitivement sur l’action publique lorsque celle-ci a été mise en mouvement…La partie qui a exercé son action devant la juridiction civile compétente ne peut la porter devant la juridiction répressive. Il n’en est autrement que si celle-ci a été saisie par le ministère public avant qu’un jugement sur le fond ait été rendu par la juridiction civile», renseignent respectivement les articles 5 et 6 du Code de procédure pénale. Par ailleurs, lorsque la responsabilité civile du prévenu ou du civilement responsable est couverte par un contrat d’assurance, l’assureur est appelé dans la cause. L’Etat et les autres personnes morales de droit public, se substituant à leurs agents victimes d’infractions, peuvent aussi se constituer parties civiles, si l’infraction a eu pour conséquence la prise en charge de dépenses de soins ou d’indemnisation conformément au statut réglementaire applicable à l’agent victime. Actualités 13 août 2021


Développement des Collines: Le préfet échange avec le président Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a reçu en audience, ce jeudi 12 août à son cabinet, le préfet des Collines Saliou Odoubou. Les deux personnalités ont passé en revue des questions relatives au développement du département des Collines. Le système éducatif, la situation sécuritaire dans le département des Collines, les réformes majeures induites par la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, le sport, la culture, les projets au profit des communautés à la base…, sont autant de sujets qui ont meublé les échanges entre le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, et le préfet des Collines, Saliou Odoubou. « Nous avons dans un premier temps discuté des questions liées à la situation sécuritaire et à la pacification du département, ainsi qu’aux initiatives que j’ai entreprises et que je suis en train de mettre en œuvre », précise Saliou Odoubou, préfet du département des Collines, au sortir d’audience. En plus, avec son hôte, ils ont abordé d’autres questions touchant au développement du département. Le préfet des Collines est revenu sur la question de l’éducation, notamment les résultats peu satisfaisants aux examens nationaux enregistrés au niveau de sa circonscription administrative. Au cours des échanges, a-t-il poursuivi, il a été aussi question d’une part, des inondations dans certaines localités de son territoire et des dégâts occasionnés par celles-ci, et d’autre part, des activités qui se déroulent dans son département à savoir la fête de l’igname à Savalou et le pèlerinage à la grotte mariale à Dassa le 15 août prochain. Ces activités, a-t-il souligné, se dérouleront dans le strict respect des gestes barrières et de toutes autres dispositions prises pour assurer la sécurité de la population. L’avenir de la jeunesse et le cadre de vie de la population ont été aussi au cœur des préoccupations entre les deux personnalités. A en croire le préfet Saliou Odoubou, le président de la Cour constitutionnelle a montré beaucoup d’intérêt à tous ces sujets, lui a prodigué des conseils avisés et suggéré des approches de solutions à cet effet. « J’ai eu beaucoup de conseils de la part du président puisque en tant qu’homme averti, il s’est préoccupé de la situation du Bénin en général et du département des Collines en particulier. Je suis sorti satisfait», s’est-il réjoui. Par Mathilde ASSOGBA & Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 13 août 2021


Championnats nationaux de tennis de table: Chancia Lima et Niyi Sanilou vainqueurs chez les seniors
L’édition 2021 des championnats nationaux de tennis de Table s’est achevée, hier jeudi 12 août, avec le sacre de Niyi Sanilou, chez les hommes et de Chancia Lima chez les dames dans la catégorie des seniors. Au terme des finales, les meilleurs de cette compétition sont repartis avec des trophées, des médailles et des enveloppes financières. Niyi Sanilou chez les hommes et Chancia Lima chez les dames sont les grands vainqueurs de l’édition 2021 des championnats nationaux de tennis de Table qui a connu son épilogue, hier jeudi 12 août à Cotonou. Dans la catégorie des seniors chez les hommes, Niyi Sanilou n’a fait aucun cadeau à Jimoh Alvaro. Il s’est débarrassé de lui par le score de 3-0. En dépit des sueurs froides au premier set, ce dernier ne s’est pas posé des questions avant d’achever son adversaire (11-08 ; 11-04 ; 11-05) au bout des trois sets. Chez les dames, vainqueur de Ziadath Akadiri en demi-finale, Chancia Lima s’est débarrassée en finale de Linthia Agueh. La championne du tournoi, Ping a usé de son expérience pour venir à bout de son adversaire par le score de 3-2 (06-11; 11-96 ; 05-11; 11-05; 11-08). Dans la catégorie des U21, Amir Adou a pu tirer son épingle du jeu chez les garçons en battant Fred Amadji par le score de 3-1 (12-10 ; 11-09 ; 02-11 ; 11-06). Chez les filles, Chancia Lima n’a pas pu réussir le coup double face à Ziadath Akadiri. Elle a perdu par le score de 2-3 (11-08 ; 14-12 ; 09-11 ; 06-11 ; 11-96). Ferdinand Sounou, président de la Fédération béninoise de Tennis de Table, est satisfait du niveau technique de la compétition. «Nous avons assisté à de bons matchs grâce aux entraineurs qui ont fait un bon travail au niveau des clubs avant le démarrage de ces championnats», a-t-il déclaré. Selon lui, les pongistes béninois ont répondu physiquement, techniquement et tactiquement tout au long de cette compétition. «Il n’y a pas eu de surprises, les résultats obtenus sont le fruit du travail abattu », a-t-il poursuivi. Il invite les parents à orienter les enfants vers cette discipline pour élargir la base des pratiquants du tennis de table au Bénin. Vainqueurs dans les différentes catégories, les champions sont repartis avec divers lots. Résultats Finale U-21 filles Lima Chancia # Akadiri Ziadath 2-3 11-08 ; 14-12 ; 09-11 ; 06-11 ; 11-96 Finale U-21 garçons Adou Amir # Amadji Fred 3-1 12-10 ; 11-09 ; 02-11 ; 11-06 Finale Seniors Dames Lima Chancia # Agueh Lynthia 3-2 06-11 ; 11-96 ; 05-11 ; 11-05 ; 11-08 Finale Seniors Hommes Niyi Sanilou # Jimoh Alvaro 3-0 11-08 ; 11-04 ; 11-05 Sports 13 août 2021


Fédération béninoise de boxe: Les compétitions statutaires démarrent ce week-end
En présence de Pascal Kuenbzi-Duval, expert et cadre technique de la Fédération française de boxe (Ffb), et Sébastien Allossè, coordonnateur des relations entre les fédérations béninoise et française, Pierre Hinvi, président du comité exécutif de la Fédération béninoise de Boxe (Fbb), a annoncé, hier jeudi 12 août à Cotonou, le lancement ce week-end des phases départementales des championnats de la discipline à Parakou. Face aux hommes des médias, Pierre Hinvi, président du Comité exécutif de la Fédération béninoise de boxe, a annoncé, hier jeudi 12 août, le lancement ce week-end des compétitions statutaires à Parakou. La particularité de cette édition est que les boxeurs participent à ces compétitions loin de leur base. «Les pugilistes du Zou vont se déplacer vers le Borgou et feront leur championnat comme s’ils sont dans leur région », a-t-il déclaré. L’objectif de ces phases départementales est de permettre aux populations de toutes les régions de vivre le noble art dans leurs localités. A l'en croire, les meilleurs pugilistes issus des phases départementales des ligues Atlantique-Littoral, Ouémé-Plateau et de la ligue Entente vont s’affronter à Athiémé dans le Mono avant la phase finale du championnat national de boxe prévue à Porto-Novo. Ces compétitions seront complétées par les championnats de catégories d’âges afin de commencer par poser les jalons de la sélection nationale pour les jeux africains de 2026 au Sénégal. Pour Xavier Armand Tossa, secrétaire général de la Fédération béninoise de boxe, toutes les dispositions sont prises pour offrir de bons combats au public. Il invite le public sportif de la cité des Kobourou à effectuer le déplacement pour vivre de beaux spectacles entre les meilleurs des départements du Zou et du Borgou mercredi 18 août prochain. Les administrations des ligues Borgou-Alibori et Zou-Collines seront formées par l’expert français. Revenu au Bénin dans le but de jauger le niveau des entraineurs formés en 2019, Pascal Kuenbzi-Duval, expert et cadre technique de la Fédération française, se réjouit du travail qu’abat l’actuel comité exécutif de la Fédération béninoise de boxe. « L'intérêt pour moi, c'est de voir le niveau des encadreurs et des boxeurs pour les former pour le haut niveau », a-t-il confié. Selon lui, un programme intéressant est concocté pour permettre au Bénin d’asseoir une équipe solide dans les années à venir. « Je suis là pour donner l'élan qu’il faut et détecter les jeunes boxeurs béninois afin d'aider le Bénin à mettre en place un cadre idéal pour le développement du noble art», a-t-il promis. Sébastien Alossè, coordonnateur des relations entre les fédérations béninoise et française, se dit fier de soutenir son pays depuis trois ans dans le but de contribuer à développer cette discipline. Il souhaite que les Béninois contribuent tous au développement de la boxe qui a fait parler beaucoup du pays par le passé. « Tous ensemble, on pourra développer notre boxe et le travail portera ses fruits dans cinq ans afin que le pays puisse voir ses athlètes participer aux jeux olympiques», a-t-il exhorté. Sports 13 août 2021


Eradication définitive des Mgf et Vbg au Bénin: L’ultime assaut lancé à la cour impériale de Nikki
A la cour impériale de Nikki où ils étaient en colloque les 11 et 12 août, les rois, vice-reines ou Gnonkogui, chefs traditionnels, dignitaires du Borgou et de l’Alibori se sont engagés contre les mutilations génitales et autres violences basées sur le genre. Le clou de leur rencontre a été la remise du mémorandum commun en faveur de la lutte à la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé Yérima. C’est une initiative de Cuso International à travers l’exécution de son projet « Femmes engagées pour la dignité humaine (Fedi-Djirima) » financé par le gouvernement canadien par le biais des Affaires mondiales Canada. L’assaut final contre les mutilations génitales féminines (Mgf) en général et l’excision en particulier ainsi que d’autres formes de violences basées sur le genre (Vbg), a été lancé hier, jeudi 12 août, à la cour impériale de Nikki. C’est à la faveur d’un colloque organisé par Cuso International et qui a réuni les rois, vice-reines ou Gnonkogui, chefs traditionnels, dignitaires de l’aire Baatonu, Boo, Gando et Peule du Borgou et de l’Alibori. Le mémorandum issu de la rencontre et signé par chacun d’eux est la matérialisation de leur engagement dans le cadre de cette lutte. Après avoir procédé à la lecture de son contenu à l’assistance, Sa Majesté le Sinadounwirou, premier ministre de l’Empereur de Nikki, l’a remis à la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé Yérima. « Concernant les mutilations génitales féminines, si hier, elles étaient pratiquées pour assurer la domination masculine, aujourd’hui, qu’est-ce qui peut encore les justifier ? Qu’est-ce que les sociétés y gagnent, en continuant à s’adonner à leur pratique qui expose des vies et hypothèque des avenirs, puis compromet l’épanouissement des filles et retarde leur développement ?», s’est interrogée la vice-présidente de la République. Au Bénin, a-t-elle indiqué, en plus des instruments adoptés au plan international, des lois ont également été votées et promulguées visant la protection des enfants contre de telles pratiques, sans oublier les campagnes de sensibilisation des populations et les plaidoyers. Mais, malgré les actions conjuguées et concertées du gouvernement, des Ong et des Organisations de la Société civile, même s'il a reculé depuis quelques années, le phénomène a survécu et ressurgi au niveau des contrées et villages les plus éloignés et inaccessibles du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga, déplorera-t-elle. Au nom du chef de l’Etat, Patrice Talon, elle a remercié Cuso International pour son initiative d’impliquer de façon accrue les garants de la tradition dans la lutte contre les Mgf et les Vbg au Bénin. Cuso réaffirme sa détermination Comme elle, Baboni Yacoubou Sinimbou, Zalia Bacoudogo Alassane, les représentantes respectives des ministres en charge des Affaires sociales et de la Justice ont également loué l'engagement pris par ces autorités traditionnelles de jouer leur partition, en aidant à éradiquer définitivement sous l’égide de Son Altesse impériale, le Sinamboko Sabi Naïna III, ce mal qui mine l'aire Baatonu, Boo, Gando et Peule. A travers son représentant-Pays, Landry Sabin Faton, appuyé par le premier secrétaire du Bureau pays de l’ambassade du Canada, Charles Sarr, Cuso International a réaffirmé sa détermination à restaurer les droits et la dignité des femmes et des filles. Il a promis qu’après le présent colloque, son organisation se servira du projet Fedi-Djirima pour soutenir dans la mesure de ses capacités au niveau de ses zones d’intervention, les actions de restitution et de sensibilisation portées par les rois et têtes couronnées ayant pris part au colloque. intervenant dans 23 pays dans le monde, Cuso International est une Ong de bienfaisance et de développement présente dans 6 pays africains dont le Bénin. Ses premières actions dans le pays remontent à 2014. Travaillant avec des partenaires locaux, cette Ong impacte plusieurs secteurs dont ceux de la santé, de l’agriculture, du social, de l’environnement, de l’autonomisation et de l’entrepreneuriat des femmes. Société 13 août 2021


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